Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde


Un monde sans insecte, ça vous tente ? Cela serait une catastrophe et il semble que les insectes vont tout droit a une extinction comme les dinosaures. Si cela arrive, l’écosystème sera en péril.
Il faut interdire au plus vite les pesticides, restaurer les lieux humides, etc…
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Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde

 

ALE-KS VIA GETTY IMAGES

L’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire: à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction « et chaque année environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland.

Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10%) huit fois plus, » soulignent-ils.

Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires »: « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement des écosystèmes naturels qui serait catastrophique », insistent les scientifiques, dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Exemple de service vital rendu par les insectes, et sans doute le plus connu, la pollinisation des cultures.

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition sur toute la chaîne alimentaire: le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018.

« Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait alors un des auteurs de l’étude française, Vincent Bretagnolle: car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

Papillons, coccinelles, fourmis

Selon une étude parue fin 2017 et basée sur des captures réalisées en Allemagne, l’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Oiseaux, mais aussi hérissons, lézards, amphibiens, poissons… tous dépendent de cette nourriture.

A l’origine de cette chute des insectes, les chercheurs australiens désignent la perte de leur habitat (urbanisation, déforestation, conversion agricole) et le recours aux pesticides et engrais de synthèse, au coeur de l’intensification des pratiques agricoles ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur les cas de l’Europe et des États-Unis, où l’on dispose des suivis les plus réguliers.

« Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ».

A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes (virus, parasites), les espèces invasives et enfin le changement climatique mais surtout à ce stade dans les régions tropicales.

Le recul des insectes, qui forment les deux tiers des espèces terrestres, remonte au début du XXe siècle, mais s’est accéléré dans les années 1950-60 pour atteindre « des proportions alarmantes » ces 20 dernières.

Parmi les plus affectés, les lépidoptères (les papillons), les hyménoptères (abeilles, guèpes, fourmis, frelons… présents sur tous les continents sauf en Antarctique) et les coléoptères (scarabées, coccinelles).

Quelque 60% des espèces de bousiers sont ainsi sur le déclin dans le bassin méditerranéen. Et une espèce d’abeilles sur six a disparu au niveau régional, dans le monde.

Les insectes aquatiques ne sont pas épargnés, qu’il s’agisse des libellules ou des éphémères.

« Restaurer les habitats, repenser les pratiques agricoles, avec en particulier un frein sérieux à l’usage de pesticides et leur substitution par des pratiques plus durables, s’imposent urgemment », soulignent les auteurs du rapport, qui appellent aussi à assainir les eaux polluées, en ville comme en milieu rural.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les coccinelles ont-elles des points sur le dos?


On aime bien les coccinelles, elles sont aussi très utiles dans un jardin. Les prédateurs par contre qui osent essayer de goûter à ces petites bêtes ne les apprécient vraiment pas
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Pourquoi les coccinelles ont-elles des points sur le dos?

 

Pourquoi les coccinelles ont-elles des points sur le dos?

Photo Fotolia

Compter les points d’une coccinelle est un jeu particulièrement apprécié des enfants. Dans l’imaginaire commun, le nombre de taches renvoie à celui de ses années. Toutefois, il n’existe en réalité aucun lien entre l’apparence et l’âge de l’insecte.

Ces motifs aux couleurs vives sont tout simplement une manière de se protéger. Ils agissent comme un message alertant les éventuels prédateurs qu’ils ont affaire à une petite bête toxique dont ils feraient mieux de se garder de dévorer.

UN MAUVAIS GOÛT ASSOCIÉ À UNE APPARENCE CRIARDE

La nocivité des coccinelles est pour une grande partie d’entre elles bien réelle. Ces spécimens disposent en effet d’alcaloïdes de sept types différents. Ces substances sont non seulement toxiques mais également infectes au goût.

Mieux vaut donc éviter de les ingérer sous peine de passer un mauvais quart d’heure. Le redoutable cocktail est d’ailleurs assez fort pour laisser un souvenir impérissable dans la mémoire du prédateur.

Si l’un d’entre eux a le malheur d’en faire l’expérience, on peut être sûr qu’on ne l’y prendra plus. Pour toute son existence, celui-ci associera les insectes à points à  quelque chose de particulièrement désagréable et voilà que tout un groupe de victimes potentielles est sauvé.

D’AUTRES STRATÉGIES DE SURVIE

Mais le groupe des coccinelles est vaste et les 5000 espèces qu’il rassemble à ce jour ne partagent pas forcément la même stratégie de survie. Certains spécimens, dépourvus d’alcaloïdes préfèrent miser sur la discrétion.

Au fil de l’évolution ces dernières ont adopté des tailles plus petites et des teintes plus ternes que leurs cousines pour leur permettre de se fondre dans le paysage lorsqu’un danger se fait sentir. C’est là toute la beauté de la nature: son incroyable diversité. 

http://fr.canoe.ca/

Chez les insectes, les zombies existent


Les zombies existent-ils ? Et bien oui, mais chez les insectes. Ils deviennent des esclaves vivants pour d’autres insectes dans le but de se reproduire. Les victimes iront jusqu’à se suicider pour leur bourreau. Tous ? Non, la coccinelle pourra se libérer de ses chaînes, espérons qu’elle ne sera pas infectée une autre fois …
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Chez les insectes, les zombies existent

 

Ce champ de maïs est le théâtre d'une prise d'otage

Ce champ de maïs est le théâtre d’une prise d’otage Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Un texte de Tobie Lebel

Les zombies n’appartiennent pas seulement à l’imaginaire de l’Halloween : dans l’univers des insectes, il n’est pas rare qu’un parasite prenne le contrôle de son hôte pour en faire son esclave.

Pour les insectes, les champs de maïs du sud du Québec sont une véritable jungle. La coccinelle y règne en maître, prédateur féroce qui signale à tous sa présence avec sa carapace rouge vif. Mais c’est aussi ce qui en fait une victime toute désignée pour une guêpe parasite, spécialisée dans la prise d’otage.

Se reproduire aux dépens de l’hôte

Le biologiste Jacques Brodeur s’intéresse depuis des années à ces guêpes qui utilisent les coccinelles comme mères porteuses. D’un coup de dard, elles pondent leur œuf dans le corps de la coccinelle, puis s’enfuient.

Pour la coccinelle, c’est le début d’un long cauchemar éveillé. La larve de guêpe va grandir en elle, bien à l’abri, et se nourrir à même les tissus de la coccinelle, toujours vivante.

Une coccinelle protège un cocon qui n'est pas le sien

Une coccinelle protège un cocon qui n’est pas le sien Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Le plus surprenant se produit quelques semaines plus tard, au moment où la larve de guêpe s’extirpe de la coccinelle et tisse son cocon sous elle. Plutôt que de s’enfuir, la coccinelle s’immobilise et se transforme en garde du corps. Pendant des jours, elle protège le cocon contre les prédateurs jusqu’à ce qu’une nouvelle guêpe en émerge.

Un ennemi qui vous veut du bien

Pour que cette stratégie fonctionne, il faut qu’elle soit parfaitement calibrée : la guêpe doit exploiter au maximum les ressources de la coccinelle, mais sans la tuer.

« La guêpe a tout à fait intérêt à maintenir la coccinelle en vie et en bonne condition parce que la coccinelle lui sert de garde du corps. Donc avoir un garde du corps qui est robuste, qui arrive à se défendre contre les prédateurs, c’est un plus pour le parasite. » Jacques Brodeur, biologiste à l’Université de Montréal

Jacques Brodeur, biologiste à l'Université de Montréal

Jacques Brodeur, biologiste à l’Université de Montréal Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Les chercheurs de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal ont eu la surprise de constater que jusqu’à 60 % des coccinelles survivent au parasitisme et reprennent leur routine. Il peut même arriver qu’une coccinelle soit de nouveau parasitée au cours de sa vie.

Un hôte téléguidé vers sa mort

Certains parasites ont beaucoup moins d’égard pour leur hôte, en particulier ceux qui l’utilisent comme véhicule pour atteindre le lieu où ils se reproduisent. C’est le cas d’un grillon, infecté par un long ver qui se développe en lui. Une fois le parasite adulte, il ordonne au grillon de sauter à l’eau. Or, le grillon ne sait pas nager, mais son suicide permet au ver d’aller se reproduire dans l’eau.

C'est à l'autopsie qu'on a découvert le vrai coupable

C’est à l’autopsie qu’on a découvert le vrai coupable Photo :  Radio-Canada/Jérôme Voyer-Poirier

Autre exemple : un escargot est victime d’un petit ver parasite, qui s’installe dans ses antennes et court-circuite son système visuel. Plutôt que de rester à l’ombre, pour se protéger du soleil, l’escargot grimpe vers la lumière. Et c’est exactement ce que souhaite le ver : arrivé à destination, il se met à gesticuler pour imiter la proie favorite d’un oiseau. L’escargot finira dans l’estomac de l’oiseau, car c’est là que le ver se reproduit. Et quand l’oiseau expulse les larves du ver, elles retombent au sol, où elles attendent le prochain escargot.

Certains parasites passent par plusieurs espèces différentes pour se reproduire.

« Il y a des parasites qui ont des cycles de vie extrêmement complexes. Ça peut aller jusqu’à six hôtes intermédiaires différents avant de compléter son cycle de vie. » —  Jacques Brodeur

Un virus comme arme biologique

Les biologistes répertorient depuis des décennies ces prises de contrôle parasitaires, mais les mécanismes restent méconnus.

Toutefois, dans le cas de la guêpe, on a découvert récemment qu’elle a en fait un complice : en injectant son œuf dans la coccinelle, elle lui transmet aussi un virus, qui vit en permanence dans son système reproducteur.

Ce virus a une préférence pour les tissus nerveux de la coccinelle. Et au moment précis où la larve de guêpe sort de la coccinelle, le virus se multiplie à toute vitesse, ce qui endommage le cerveau de la coccinelle et la paralyse pendant des jours.

Nolwenn Dheilly, biologiste à l'Université Stony Brook

Nolwenn Dheilly, biologiste à l’Université Stony Brook Photo :  Université Stony Brook

Le système immunitaire reprendra le dessus par la suite et éliminera le virus, ce qui permet à la coccinelle de sortir de sa torpeur et de retrouver sa liberté.

« C’est une propriété bien particulière des insectes, qui sont capables de régénérer leurs tissus nerveux. Cette régénération explique le retour de la motricité et du comportement normal de la coccinelle. » Nolwenn Dheilly, biologiste à l’Université Stony Brook

Les travaux du biologiste Jacques Brodeur ont fait la Une du magazine National Geographic en 2014.

Les travaux du biologiste Jacques Brodeur ont fait la une du magazine National Geographic en 2014. Photo :  Radio-Canada/Olivier Lalande

C’est donc le virus qui transforme la coccinelle en garde du corps. La guêpe en profitera pour compléter son cycle de vie, et propager du même coup le virus, une symbiose qui profite donc aux deux complices.

C’est la première fois qu’on découvre un tel cas de figure, qui ouvre de nouvelles perspectives aux chercheurs. D’autres parasites ont-ils recours à un virus comme arme biologique pour prendre le contrôle de leur hôte? Et jusqu’où l’humain subit-il lui aussi l’influence de ces minuscules preneurs d’otage? Les réponses jetteront un nouvel éclairage sur certaines maladies infectieuses, comme la rage, la grippe ou la malaria.

Mais une chose est sûre : pour ce qui est d’une épidémie qui créerait des hordes de zombies, c’est un scénario qui relève beaucoup moins de la science… que de la fiction.

http://ici.radio-canada.ca/

Le virus d’une guêpe transforme en zombie une coccinelle


Enfin du compte les zombies existent, j’en suis persuadé. Bon, pas chez les être humains, si on se fit de la définition que l’on voit dans les films d’horreur, mais chez les insectes oui ! Normalement, un insecte qui devient zombi ne connaîtra pas un retour à la vie, sauf si une coccinelle est parasitée par la larve d’une guêpe, elle pourra après plusieurs semaines retrouver plus ou moins sa vie d’avant
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Le virus d’une guêpe transforme en zombie une coccinelle

 

coccinelle

Par Marine Le Breton

Pas besoin de se faire mordre par un zombie pour en devenir un. La coccinelle maculée peut en témoigner. Une simple piqûre de guêpe et elle n’est plus que l’ombre d’elle-même pendant plusieurs jours. Le responsable? Un virus injecté par la guêpe qui va totalement prendre contrôle de la coccinelle.

Des chercheurs avaient déjà montré que la guêpe en question pouvait faire d’une coccinelle le « garde du corps » de son œuf. Mais on ne savait pas encore comment cela était possible. Une nouvelle étude réalisée par une équipe de chercheurs français et canadiens, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B, permet de mieux comprendre cet incroyable phénomène.

Larve de guêpe dans l’abdomen de la coccinelle

La guêpe parasitoïde a une vie tout fait normale… jusqu’à ce qu’elle doive pondre ses œufs. Là, sa méthode est un peu radicale. Elle choisit sa cible, une coccinelle maculée, et la pique dans le dos, lui injectant par là-même ses œufs dans l’abdomen. Pendant 20 jours, la larve se développe à l’intérieur de la coccinelle, en se nourrissant de ses réserves. A aucun moment, la coccinelle n’essaye de lutter contre cette intrusion.

A ce stade, on se dit que ça ne pourrait pas être bien pire, mais on a tort.

« Après 20 jours, la larve s’extrait de la coccinelle en passant entre deux segments de son dos. La cicatrisation se fait très rapidement », nous explique Nolwenn Dheilly, post-doctorante au laboratoire Interactions hôtes-pathogènes-environnements, co-auteur de l’étude. La larve tisse ensuite un cocon entre les pattes de la coccinelle.

Enfin libérée, au lieu de s’enfuir, la coccinelle adopte alors un comportement étrange. Elle va jouer, pendant environ 15 jours, un rôle de « garde du corps » du cocon, le protégeant des éventuels prédateurs.

« Elle est paralysée, mais tressaute et s’agite suffisamment pour dissuader les prédateurs de l’approcher », poursuit la chercheuse.

Pourquoi? Comment se fait-il que pendant deux semaines, la coccinelle reste immobile sur ce cocon, comme si sa propre vie en dépendait? C’est à cette interrogation, entre autres, que l’étude a souhaité répondre.

Le virus qui rend zombie

Les chercheurs ont découvert que cette manipulation ne pouvait se faire sans un troisième acteur, un virus à ARN qu’ils ont nommé Dinocampus coccinellae Paralysis Virus (DcPV).

L’acide ribonucléique (ARN) est une molécule biologique présente dans la plupart des êtres vivants mais aussi dans certains virus, comme c’est le cas ici. Quelques virus, en effet, ne sont pas constitués d’ADN mais seulement d’ARN. C’est le cas, par exemple des virus de la grippe, du sida, d’Ebola… Grâce à de nouvelles techniques, on peut aujourd’hui « séquencer » l’ARN, c’est-à-dire l’analyser en détails.

C’est ainsi que les chercheurs ont pu découvrir le virus.

« Nous l’avons repéré, qualitativement et quantitativement, dans la paroi de l’oviducte (conduit entre les ovocytes de l’ovaire et l’utérus, NDLR) de la guêpe, dans ses larves, et dans la coccinelle au cours du développement de la larve », détaille Nolwenn Dheilly. Avant l’intrusion du parasite, ce virus n’était pas présent dans la coccinelle.

C’est donc bien lui, en quelque sorte, le coupable de la zombification provisoire de la coccinelle. Celui-ci, pendant le développement de la larve de la guêpe, entraîne une neurodégénérescence chez la coccinelle. C’est ce qui expliquerait sa paralysie et ses tremblements.

Pour l’instant, les chercheurs ne sont pas certains de la façon dont ce mécanisme se produit, et ils se penchent déjà sur la suite.

« C’est comme si le virus avait supprimé les défenses immunitaires de la coccinelle, et que celles-ci se réactivaient, éliminant alors le virus à la fin du processus », souligne Nolwenn Dheilly.

Car une fois le cocon est devenu adulte, bon nombre de coccinelles retrouvent un comportement normal, « entre 30 et 70% », selon elle.

Un phénomène extrêmement rare: les cas de parasitismes finissent en effet normalement par la mort de l’animal possédé. Alors qu’ici, le zombie peut revenir à la vie.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des coccinelles esclaves accouchent de guêpes


Les coccinelles sont des petites bêtes très appréciées en agriculture, car elles sont les prédateurs des pucerons tout en étant des pollinisatrices. Malheureusement, elles sont victimes d’esclavages de minuscules petites guêpes
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Des coccinelles esclaves accouchent de guêpes

 

 

C’est dans un champ de maïs en plein mois d’août, que le biologiste Jacques Brodeur a observé l’organisation quasi mafieuse que les guêpes imposent aux coccinelles sans défense.

 

Des coccinelles sont réduites en esclavage par de minuscules guêpes parasites qui les forcent à porter leurs œufs et à protéger leurs larves, en manipulant leur cerveau à l’aide d’un virus ultraspécialisé.

C’est ce qu’a découvert le biologiste Jacques Brodeur, de l’Université de Montréal, dont les travaux font le tour du monde à la une du prestigieux magazine National Geographic.

Le scientifique montréalais est le premier à avoir observé l’organisation quasi mafieuse qu’une petite guêpe parasite native du Québec impose à la coccinelle maculée. Il s’est immédiatement inquiété de l’impact de ce phénomène sur la survie et la reproduction des précieuses bêtes à bon Dieu.

Ses recherches montrent que les guêpes parasites représentent un risque pour les populations de coccinelles maculées et nuisent, de ce fait, à la lutte biologique puisque les petits coléoptères tachetés sont les meilleurs alliés des agriculteurs contre les pucerons.

Malheureusement, «on ne peut pas contrôler le parasite», dit le Pr Brodeur.

Il n’y a en effet aucun moyen d’empêcher la mise en esclavage des coccinelles par les guêpes parasites, qui sont elles aussi utiles aux cultures par la pollinisation.

http://www.journaldequebec.com

Ce qu’il faut savoir sur la coccinelle asiatique


Même si la coccinelle est une espèce protégée, ils sont à l’automne très envahissantes, elles essaient en grand nombre de rentrer dans nos demeures pour trouver un coin douillet avant les grands froids. Il faut éviter les pesticides qui de toute façon sont nuisibles pour l’humain, mieux vaut la prévention pour les empêcher de rentrer, mais au moins, elles ne se reproduisent pas en hiver
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Ce qu’il faut savoir sur la coccinelle asiatique

 

    Photo : Shutterstock
Claudia Guerra, Coupdepouce.com ,

 

La coccinelle asiatique est considérée comme une véritable nuisance en automne. On fait le point sur un coléoptère plutôt envahissant!

Apparue au Québec il y a 20 ans, elle a été importée d’Asie par des agriculteurs américains qui voulaient lutter contre des insectes ravageurs sans utiliser de pesticides. Gourmande et utile dans les jardins et potagers, la coccinelle asiatique se nourrit d’insectes et d’acariens, mais son plat préféré reste les pucerons.

«Elle peut en manger 500 par jour», dit Marjolaine Giroux, entomologiste à l’Insectarium de Montréal.

Généralement grosse, elle mesure entre 4 et 7 mm. «Elle a 122 patrons, mais au Québec, sa couleur varie du jaune à l’orangé, d’où son surnom de Halloween Beetle», ajoute-t-elle.

De plus, l’une de ses caractéristiques principales est sa marque en forme de M ou de W située derrière sa tête.

Comme elle n’a ni prédateur ni parasite, elle a su bien s’installer et s’adapter au climat d’ici, si bien qu’on la voit dans plusieurs régions, notamment à Montréal. Le hic? La coccinelle asiatique aime bien se mettre au chaud pour hiverner, en particulier dans le confort des habitations, garages et bâtiments exposés au soleil. Elle s’infiltre dans nos maisons à l’automne par les ouvertures: avant-toits, fentes, systèmes d’aération…

«Elle n’ira pas dans les pièces chauffées, mais cherche abri entre les murs et les endroits tempérés, entre 15°C et 18°C. Elle ne mange pas les matériaux et ne se reproduit pas», informe la spécialiste.

Comment s’en débarrasser?

Mieux vaut éviter l’utilisation de pesticides, car de toute façon, aucun produit n’a été homologué pour l’éliminer. En fait, la coccinelle asiatique est une espèce protégée!

Pour limiter sa présence, on mise plutôt sur la prévention.

  • On calfeutre les fenêtres et les portes et on vérifie que les moustiquaires sont en bon état.
  • On installe des coupe-froids, on scelle les fissures des revêtements extérieurs.
  • On les balaie, on s’en défait avec l’aspirateur et on les jette dans un sac bien fermé.

Il est bon de savoir qu’elle n’est pas dangereuse. «Elle peut mordre si on la manipule, mais c’est un pincement qui n’est pas douloureux», dit l’entomologiste Marjolaine Giroux. Enfin, elle ne transmet pas de maladies et elle n’infeste pas.

Sources: MAPAQ, Canadien en Santé, Espace pour la vie, UQAM

http://www.coupdepouce.com/

Des ancêtres des guêpes vieux de 300 millions d’années


Dans un monde ou tout est énorme, un monde de monstres, d’animaux préhistoriques, difficiles d’imaginer un ancêtre de notre petite coccinelle, ou même des punaises qu’on tente de se débarrasser puisse avoir évoluer dans un monde austère
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Des ancêtres des guêpes vieux de 300 millions d’années

 

L'étude des animaux actuels laissait penser que les... (Photothèque Le Soleil)

 

L’étude des animaux actuels laissait penser que les holométaboles, et en particulier la famille des guêpes, les hyménoptères, auraient dû apparaître il y a quelque 350 millions d’années.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

Agence France-Presse

De petits insectes, ancêtres des guêpes, des coccinelles ou des punaises, vivaient déjà il y a plus de 300 millions d’années, au Carbonifère supérieur, comme le montrent des fossiles découverts par une équipe française, témoignant d’une diversité jusqu’ici inconnue pour l’époque.

«Toutes ces petites bêtes sont des insectes qui actuellement dominent la biodiversité», souligne le paléoentomologiste André Nel, du Muséum national d’histoire naturelle, auteur principal de l’étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Grâce aux travaux d’un bénévole, Patrick Roques, cinq fossiles de petits insectes du Carbonifère supérieur (entre 300 et 330 millions d’années) ont été découverts en Europe, quatre en France, dans le Pas-de-Calais, à Avion, et un en Allemagne.

L’amateur éclairé a trouvé «de toutes petites ailes» de quelques millimètres de long, qui contrastent avec les fossiles d’insectes de la même époque répertoriés jusqu’ici, des animaux relativement grands, jusqu’aux insectes géants, comme le Meganeura, sorte de libellule dont l’envergure pouvait atteindre 70 cm.

«Il s’agit des premiers représentants des lignées modernes des insectes les plus évolués, c’est-à-dire les insectes à métamorphose complète, qu’on appelle les holométaboles», explique André Nel à l’AFP.

À l’exemple du papillon, l’insecte holométabole présente quatre états de développement successifs : oeuf, larve, chrysalide, stade adulte.

L’étude des animaux actuels laissait penser que les holométaboles, et en particulier la famille des guêpes, les hyménoptères, auraient dû apparaître il y a quelque 350 millions d’années. Mais on n’avait pas de fossiles pour le confirmer.

Parmi les fossiles découverts par Patrick Roques, on trouve un hyménoptère qui n’est pas encore une guêpe, mais s’inscrit dans la lignée des guêpes primitives (Avioxyela gallica). Ou encore un animal de la lignée des coléoptères (Stephanastus polinae), un ordre dont font partie scarabées et coccinelles.

«On a trouvé aussi d’autres bêtes, qui sont des paranéoptères, le groupe qui contient les cigales et les punaises», ajoute André Nel.

«Aujourd’hui, l’écrasante majorité des insectes sont des holométaboles (84% des insectes) ou des paranéoptères», souligne le paléoentomologiste.

«Ce sont les deux groupes qui se sont le plus diversifiés après le Permien (il y a 250 millions d’années)», poursuit-il.

Avant, les écosystèmes étaient dominés par d’autres insectes, sauterelles, blattes, libellules, et autres groupes aujourd’hui éteints.

La fin du Permien a été marquée par la plus importante crise de biodiversité qu’ait connue la Terre. Selon les chercheurs, les holométaboles ont alors probablement tiré parti de leurs quatre stades de développement : la larve n’est pas en concurrence avec l’adulte pour se nourrir, et le stade de chrysalide permet de passer sans encombre une saison défavorable pendant laquelle il n’y a rien à manger.

«On montre dans notre étude que les holométaboles et les paranéoptères existaient déjà au Carbonifère, même s’ils n’étaient pas dominants», indique André Nel.

Les roches du Carbonifère supérieur sont très sombres, noires, d’où les difficultés pour y repérer des fossiles d’insectes. Pendant longtemps, les paléontologistes sont donc passés à côté de cette très petite faune.

http://www.lapresse.ca