Le Saviez-Vous ► 13 phrases et mots qui peuvent signaler une dépression


Lors d’une dépression, il y a des mots, des phrases qui peuvent donner des indices sur l’état psychologique d’une personne. Bien sûr, cela dépend du contexte et tout ce qui entoure le climat de cette personne. Ce n’est pas tout le monde qui est outillée pour aider une personne dépressive d’où l’importance de demander de l’aide

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13 phrases et mots qui peuvent signaler une dépression

La dépression peut amener à se concentrer sur soi.MANGOSTAR/SHUTTERSTOCK

Tina Donvito

Nous utilisons tous de temps à autre les expressions et les mots suivants. Si vous remarquez que vous commencez à les utiliser souvent ou qu’une personne de votre entourage le fait, vous souffrez peut-être de dépression. Il pourrait être temps de demander de l’aide.

«Moi», «moi-même» et «je»

La dépression peut amener à se concentrer sur soi. Les gens qui ont des symptômes dépressifs utilisent plus de pronoms à la première personne (more first-person pronouns): cela révèle une augmentation de l’attention sur soi, selon une étude publiée dans la revue Clinical Psychological Science qui a analysé des forums en ligne.

«Quand on souffre de dépression, on ressent les choses intensément. Les dépressifs parlent donc davantage à la première personne: ‘je’, ‘moi’, ‘moi-même’», explique la psychologue Deborah Serani, auteure d’un livre sur le sujet (Living with Depression). «Les enfants et les adultes déprimés ont tendance à être introspectifs, parce que la maladie s’empare à la fois de leur esprit et de leur corps, de sorte que la conscience de soi augmente chez eux. Mais au lieu d’être positive, cette conscience de soi est négative et corrosive».

«Toujours» et «jamais»

L’étude montre aussi que les gens qui ont des symptômes dépressifs ont tendance à parler de manière absolue. La dépression mène fréquemment à des distorsions des modèles de pensées (appelées distorsions cognitives) qui affectent le ressenti. Tout devient blanc ou noir, par exemple. Si un de vos amis répète des phrases comme «Ça arrive toujours» ou encore «Je ne serai jamais capable de faire ça», soyez attentif.

Nous utilisons tous ce genre de phrases de temps en temps. Mais les dépressifs les utilisent systématiquement.

«Les lobes frontaux du cerveau sont affectés par la dépression, ce qui entraîne des perturbations du jugement, du mode de pensée et du raisonnement: tout est noir ou blanc ou c’est tout ou rien, explique Deborah Serani. Une fois que les symptômes de la dépression diminuent et que la personne va mieux, elle démontre un éventail plus grand de solutions, un bon jugement et une pensée moins rigide.»

Le dégoût de soi et une image négative de soi sont fréquents dans la dépression.WAYHOME STUDIO/SHUTTERSTOCK

«Je devrais…»

Cette expression fait partie de l’arsenal de pensée qui consiste à voir tout en blanc ou noir chez les dépressifs quand ils réfléchissent à leur vie et à eux-mêmes.

«Le dégoût de soi et une image négative de soi sont fréquents dans la dépression, aussi ‘je devrais’ est un symptôme d’un mode de pensée étroit et rigide», explique Deborah Serani.

Les gens déprimés s’enlisent dans des pensées négatives et ont de la difficulté à penser de façon positive, selon une recherche publiée aux États-Unis par l’Association for Psychological Science. C’est un cercle vicieux: la pensée que vous «devriez» faire ou ressentir les choses différemment vous rend encore plus déprimé..

Mots qui expriment une émotion négative

Les personnes déprimées sont souvent incapables de nommer leur maladie par son nom. Dans une étude sur des adolescents, on montre qu’ils utilisent rarement le mot «déprimé» pour exprimer leurs sentiments, et se rabattent plutôt sur des mots d’émotion négative, comme se sentir «mal», «stressé» ou «fâché».

Ce peut être un signe de dépression, mais il ne faut pas sauter aux conclusions, car nous utilisons tous ces mots à l’occasion. Il faut donc reconnaître un schème de pensée, une tendance.

«J’entends de nombreux mots dans la bouche d’enfants et d’adultes déprimés, comme: mal, triste, impuissant, sans espoir, douloureux, perdu, inutile, vain, stupide, bloqué, sans amarres, à la dérive, souffrance, seul, peur, hésitant, fragile, désespoir, raconte Deborah Serani. Ces mots sont souvent utilisés par les patients pour se décrire et expliquer comment ils se sentent.»

«Je ne peux pas»

Cette expression est complexe, car souvent les personnes déprimées, au sens littéral, ne peuvent pas sortir du lit ni même s’habiller, et pire ne peuvent pas sortir de leur dépression. L’impossibilité d’accomplir les tâches quotidiennes est un des symptômes classiques de dépression, selon l’institut américain de Santé mentale (NIMH).

Ce «je ne peux pas» indique souvent une action qu’on ne peut pas faire, mais c’est aussi une utilisation négative du langage pour exprimer qu’on se sent déprimé.

Deborah Serani explique que les gens dépressifs diront: «je ne peux pas faire ça»,«je ne peux pas faire ces démarches»,«je ne peux pas faire mon travail»,«je ne peux pas sortir du lit»,«je ne peux pas faire avancer les choses». «La maladie de la dépression verrouille leurs possibilités.»

«C’est de ma faute»

La dépression apporte culpabilité et blâme de soi. Cela entre dans la tendance du tout ou rien chez les déprimés.

«La dépression crée des cycles de pensées négatives parce qu’elle affecte le fonctionnement du lobe frontal, qui est le siège du raisonnement et du jugement. C’est pourquoi beaucoup de déprimés se sentent coupables de ce qu’ils ressentent», dit Deborah Serani.

Dans une étude publiée dans les Archives of General Psychiatry, on a utilisé l’IRM pour montrer comment les sentiments de culpabilité chez les dépressifs se traduisent différemment dans le cerveau que chez les personnes qui ne sont pas déprimées. La culpabilité est dangereuse lorsque les personnes pensent «qu’elles sont un fardeau pour leur famille et leurs proches. Elles peuvent alors avoir des pensées suicidaires telles que: ‘Si je disparais, je ne serais plus un poids pour personne’. Il est vital de reconnaître un mode de pensée

Vous croyez que vous réagissez correctement, mais ce pourrait être le signe d’une dysthymie, c’est-à-dire une dépression chronique.HALFBOTTLE/SHUTTERSTOCK

«Je vais bien»

Vous croyez que vous réagissez correctement, mais ce pourrait être le signe d’une dysthymie, c’est-à-dire une dépression chronique qui vous permet néanmoins de fonctionner (high-functioning depression).

La recherche montre que, aux États-Unis, la stigmatisation (widespread stigma) de la maladie mentale empêche de nombreuses personnes de se faire soigner.

«La capacité de jugement étant altérée par la dépression, il devient difficile d’en parler ou de demander de l’aide, dit Deborah Serani. La maladie mentale stigmatise la personne atteinte, et son sentiment de honte l’empêche de parler de sa douleur. Elle fait comme si tout allait bien.»

D’autres personnes se sentent trop faibles ou trop vulnérables pour se faire aider.

«Je suis fatigué»

La dépression peut s’accompagner de symptômes émotifs et physiques.

Deborah Serani l’explique ainsi: «La fatigue et les douleurs sont reliées à l’inflammation qui accompagne la dépression et touche des connexions nerveuses et des substances neurochimiques.»

«Je me souviens que, lors de mon premier épisode dépressif grave à 19 ans, j’étais épuisée, raconte Deborah Serani. Ça me demandait tellement d’effort pour me retourner dans mon lit, sortir du lit, prendre une douche, manger et faire les petites choses quotidiennes.» La fatigue est physique et émotionnelle chez les déprimés. Ils diront: «mon état m’épuise tellement».

«Je veux être seule»

Les personnes déprimées peuvent s’isoler et leurs pensées négatives ont des répercussions sur leur cerveau.

«La neurobiologie de la dépression diminue beaucoup l’activité cérébrale, de sorte qu’une personne déprimée fuira les expériences stimulantes, préférant les pièces sombres, les lieux tranquilles et l’éloignement des autres, explique Deborah Serani. Or, il leur faut au contraire être en communication avec les autres, être dans la lumière au sens propre et figuré, et être stimulées par la présence des autres.»

Or les médias sociaux n’ont pas le même effet que les rencontres en personne: une forte utilisation des médias sociaux peut accompagner en fait la dépression chez les jeunes, selon une étude publiée dans Computers in Human Behavior.

L’isolation sociale ressentie par la personne qui souffre de dépression peut mener celle-ci à penser que les autres ne l’apprécient.WAYHOME STUDIO/SHUTTERSTOCK

«Tout le monde s’en fout»

Ce n’est pas seulement l’isolement qui est nocif, c’est aussi le sentiment de solitude, selon les études. L’isolation sociale ressentie par la personne déprimée peut mener celle-ci à penser que les autres ne l’apprécient pas et n’attachent pas d’importance à sa présence. Ceci renforce son sentiment d’inutilité et l’entraîne un peu plus profondément sur le chemin de la dépression.

Quand on se sent seul, on pense que personne n’est là pour vous aider.

«Le sentiment d’impuissance est un autre symptôme de la dépression, poursuit Deborah Serani. Les enfants et les adultes déprimés ont une vision en tunnel (étroite): ils n’arrivent pas à avoir d’espoir dans l’avenir. Encore une fois, leurs lobes frontaux affectés diminuent la résolution des problèmes et la pose d’un jugement raisonnable.

«Je n’en ai pas envie»

La perte d’intérêt dans les choses qui vous donnaient du plaisir est un autre aspect du repli sur soi. Les déprimés diront «ce n’est plus amusant», ou ils n’auront plus le goût de faire une activité qu’ils aimaient.

«Les aspects psycho-émotifs de la dépression diminuent les sensations de joie et de bonheur. Le refus de faire des choses et la perte d’intérêt dans des activités importantes sont des signes significatifs de dépression, commente Deborah Serani.La dépression est une maladie d’épuisement. Ses symptômes siphonnent tout ce qui est bon, bien, heureux et possible.»

Selon des recherches, cette sensation d’engourdissement est due au dysfonctionnement du «système de récompense» du cerveau, qui empêche la libération de substances chimiques de bien-être. C’est pourquoi il faut éviter de dire à une personne dépressive «ressaisis-toi». 

«À quoi ça sert?»

La dépression est implacable, elle accable la personne et peut lui donner envie d’abandonner. Cette maladie compte parmi les principaux facteurs de risque de suicide, selon les CDC. Deborah Serani conclut:

«Si vous pensez que vous ne pourrez aller mieux, que rien ne peut changer, vous voulez que ça arrête. Et vous envisagez la mort comme le moyen d’améliorer les choses.»

Les gens qui parlent de l’absurdité de la vie, qui «en ont assez», qui se sentent «pris», qui ne peuvent «continuer» ou qui sont obsédés par la mort ont peut-être des pensées suicidaires. Si une personne que vous aimez ou vous-même parlez de cette façon, appelez le Centre de prévention du suicide au 1-866-APPELLE, pour demander de l’aide

«Les individus déprimés qui se sont fait soigner et ont retrouvé une pleine santé ne peuvent croire qu’ils ont voulu un jour s’ôter la vie.»

Quand une personne dépressive se sent mieux, ça ne veut pas dire que cette personne va mieux.RANTA IMAGES/SHUTTERSTOCK

«Je me sens mieux»

C’est une des idées fausses les plus dangereuses sur la dépression. Ironiquement, lorsqu’une personne qui traverse une dépression a pris la décision de mettre fin à sa vie, elle affirme parfois aller mieux, être plus calme ou en paix.

«Les études nous ont appris que le “retour à la santé” d’une personne qui affirme se sentir mieux peut nous distraire de son suicide imminent», explique Deborah Serani.

Vous croyez que la personne que vous aimez va mieux? Ils vaudrait peut-être mieux de demander à un médecin d’évaluer son état.

«Toute personne déprimée doit être traitée par un professionnel de la santé qui évaluera chaque étape de sa guérison dans le contexte d’une trajectoire positive.»

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Désinformation : 3 pistes pour éviter les pièges du cerveau


Il est parfois difficile de faire la part des choses et distinguer à coup sûr si une information est vraie ou fausse, surtout sur le web. Certains mensonges reviennent souvent et il y a toujours quelqu’un pour le partager sans faire de vérification. Il devient de plus en plus important de débusquer les fausses nouvelles, car certains ont quand même des conséquences plus ou moins grandes.
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Désinformation : 3 pistes pour éviter les pièges du cerveau

La recherche scientifique sur les stratégies à adopter pour éviter les biais cognitifs reste très embryonnaire.

Vous êtes déjà tombés dans le piège de la désinformation? Consolez-vous, vous n’êtes pas les seuls!

En fait, 90 % des Canadiens avouent s’être fait prendre par une fausse nouvelle selon un sondage Ipsos publié en février dernier(Nouvelle fenêtre).

Le problème se situe dans nos cerveaux. Comme l’expliquait ma collègue Bouchra Ouatik dans un article publié en juin dernier, depuis la nuit des temps des biais cognitifs guident en partie l’humain dans ses actions et ses prises de décisions.

Au cours des dernières décennies, les chercheurs ont identifié des dizaines de biais de ce genre. En bref, il s’agit de réflexes solidement ancrés dans nos cerveaux. Ces mécanismes inconscients ont été utiles à nos ancêtres de la préhistoire. Ils permettaient des prises de décisions rapides dans un milieu souvent hostile.

Mais ces raccourcis mentaux nous jouent des tours dans la complexité du monde moderne et à l’ère des réseaux sociaux.

Alors, qu’est-ce qu’on fait?

Sachez d’entrée de jeu que, pour l’instant, les pistes de solution sont limitées.

Si l’identification des biais est plutôt acquise, la recherche scientifique sur les stratégies à adopter pour éviter les biais cognitifs chez les humains est très embryonnaire.

Voici tout de même quelques conseils prodigués par Janie Brisson, chercheuse au laboratoire des processus de raisonnement au Département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

1) Acceptez-le

La première étape n’est simple qu’en apparence : accepter que nous soyons biaisés.

Ça peut être même assez souffrant d’accepter que malgré notre bonne volonté, et malgré qu’on soit conscient de ces biais-là, on puisse quand même avoir un comportement qui est biaisé. Janie Brisson, chercheuse, UQAM

Tout cela requiert donc, selon Mme Brisson, « un effort conscient, un effort d’acceptation pour reconnaître que ça fait partie de la condition humaine. »

2) Gare aux émotions

Sur le web et plus particulièrement sur les réseaux sociaux, un autre conseil incontournable s’impose : être plus vigilant face aux contenus qui suscitent des émotions.

Tout contexte sensible, émotif, qui vient chercher nos opinions et nos valeurs, ça devrait être une alerte […] quand une nouvelle vient chercher quelque chose de très émotif en nous, il faut être encore plus vigilant au niveau de la vérification des sources. Janie Brisson, chercheuse, UQAM

Méfions-nous donc de nos réactions à ce type de contenus très présents sur les réseaux sociaux, de véritables « pouponnières à biais », selon la chercheuse.

3) « J’aime » : pensez-y deux fois!

Parmi les biais les plus robustes se trouve le biais de vérité illusoire. Il fait en sorte qu’une personne exposée à une information de manière répétée aura tendance à croire cette information même en sachant qu’elle est fausse.

D’où l’importance, quand vous fréquentez les réseaux sociaux, de bien faire vos devoirs avant de cliquer « J’aime » et de partager certaines informations.

Il faut faire très attention de ne pas partager ou cliquer sur « J’aime » sur une information dont on n’a pas vérifié la source parce qu’en le partageant, on fait en sorte que notre entourage est encore plus vulnérable. Il faut protéger notre entourage. Janie Brisson, chercheuse, UQAM

Et les médias dans tout ça? Mme Brisson est d’avis que les médias peuvent parfois nuire à nos efforts pour contourner nos biais cognitifs. Dans la course aux téléspectateurs, aux auditeurs, aux lecteurs ou aux clics se glissent trop souvent des contenus sensationnalistes qui peuvent affecter la capacité de discernement des internautes et ainsi rendre le travail de vérification des faits « un peu plus difficile ».

C’est donc un effort collectif qui s’impose, au-delà de la vigilance de chacun, ajoute-t-elle. Pendant ce temps, une foule de chercheurs à travers le monde travaillent dur pour mieux cerner les moyens qui vous permettront d’éviter les trop nombreux cas de désinformation.

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Le Saviez-Vous ► La narcolepsie, une pathologie à dormir debout


La narcolepsie ou connu aussi sous le nom de la maladie de Gélineau doit être vraiment invalidante. Cette maladie est le fait de s’endormir à n’importe quel moment de la journée, que ce soit en travaillant, parlant ou même en mangeant.
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La narcolepsie, une pathologie à dormir debout


topten22photo/Shutterstock.com

Somnoler et s’endormir à n’importe quel moment de la journée ! Vous avez bien sûr déjà entendu parler de la narcolepsie. Mais d’où vient cette maladie ? Et comment la traiter ?

Pour ceux qui ont vu le film « Narco » avec Guillaume Canet, la narcolepsie peut prêter à sourire. Pourtant, cette pathologie n’a rien de drôle et demeure très invalidante pour ceux qui en souffrent.

La maladie de Gélineau – c’est l’autre nom de la narcolepsie – touche environ 1 personne sur 3 000 à 5 000. Le plus souvent, elle survient entre l’âge de 10 et 30 ans.

Des endormissements irrépressibles qui interviennent à tout moment de la journée, même en pleine activité. Voilà à quoi ressemble la narcolepsie dans l’imagerie populaire. Mais ce trouble va bien au-delà. Il est en fait caractérisé par un sommeil nocturne de durée normale mais de qualité médiocre, une somnolence diurne excessive, et donc des torpeurs incontrôlables en travaillant, en parlant à quelqu’un, en bricolant, en mangeant…

Sans oublier que dans sa forme la plus commune, la maladie se manifeste par des chutes brutales du tonus musculaire (on parle de cataplexie) déclenchées par les émotions : un fou rire, une surprise, une colère, excitation… Enfin, des hallucinations peuvent survenir lorsque la vigilance baisse !

Bien évidemment, tous ces événements sont associés à un risque d’accident, de chute et de blessure.

Des origines obscures

Les causes de la narcolepsie ne sont pas encore complètement identifiées. En fait, il semble qu’il existe une composante génétique. La quasi-totalité des narcoleptiques présente l’absence d’une certaine protéine, l’hypocrétine (ou orexine), dans le liquide céphalo-rachidien. Cette protéine aux propriétés éveillantes est normalement secrétée par une minuscule zone du cerveau qui chez le patient, serait détruite par son propre système immunitaire.

Alors comme cela se traite ? Le premier traitement consiste à apprendre à contrôler ses émotions. Mais aussi à s’organiser pour pouvoir faire une à plusieurs siestes à des moments stratégiques de la journée. Pas toujours facile dans le cadre professionnel !

La prise en charge de la somnolence diurne et des accès d’endormissement repose aussi sur la prise d’un psychostimulant : le modafinil. La qualité du sommeil nocturne peut quant à elle être améliorée par la prise de somnifères. Enfin d’autres médicaments peuvent être prescrits, notamment contre la cataplexie.

  • Source : Réseau Morphée – Inserm, consultés le 27 septembre 2019

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Les émotions


Qui n’a pas jamais ressenti après une forte émotion, une barre dans le ventre. Un mal-être dans son for intérieur ? Ce que nous n’exprimons pas, ces émotions se diffusent dans différentes parties du corps
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Les émotions


Il existe bien une relation entre les émotions et les maladies. Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime !


Inconnu

La patience


La patience qui n’en a pas besoin ? C’est un art la patience à cultiver. Cependant, il faut travailler sur nous au bon endroit, sinon, on risque de perdre patience dans des moments difficiles.
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La patience




La patience, ce n’est pas de résister jusqu’à exploser d’un seul coup. La patience, c’est l’art de se libérer des charmes émotionnelles  ‘’innécessaire’’  pour rester en paix.


Inconnu

La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde


Sans que les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi il semble que la méditation ne soit pas pour tout le monde. Il semble que pour certains, cela peut augmenter le stress, par la peur et des émotions négatives. Les hommes serait légèrement plus enclins que les femmes à ressentir un impact désagréable et étrangement l’écart est plus grand chez les athées que les croyants.
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La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde

Les scientifiques ne savent pas pour l'instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Les scientifiques ne savent pas pour l’instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré sur Cosmos Magazine

Cette pratique peut faire ressortir peur et anxiété.

Régulièrement vantée pour ses bienfaits sur l’humeur et la qualité de vie, la méditation apporterait aussi son lot de désagréments. Selon une étude publiée dans le journal PLOS ONE, plusieurs adeptes réguliers de cette pratique mentale l’ont vécue comme «désagréable» et ont éprouvé des sentiments de peur, d’anxiété ou encore des émotions déformées.

Dirigés par une équipe de recherche de l’University College de Londres au Royaume-Uni, ces travaux scientifiques s’appuient sur un sondage en ligne auquel 1.232 personnes ont répondu. Parmi les questions posées, l’appréciation de l’expérience de méditation et si elle était vécue comme «désagréable», à travers des sentiments d’anxiété, de peur, des émotions déformées, une altération du sens que les personnes avaient d’elles-mêmes ou du monde.

Un sentiment négatif chez 25% des adeptes

Au moins un quart des participant·es de l’enquête qui méditent régulièrement ont déclaré avoir connu une expérience psychologique «particulièrement désagréable»liée à la méditation, y compris des sentiments de peur et des émotions déformées. Les hommes distancent un peu plus les femmes: ils ont été 28,5% contre 23% d’entre elles à avoir exprimé un avis négatif sur leur expérience personnelle de la pratique.

L’écart se creuse encore un peu plus avec les personnes athées: 30,6% d’entre elles ont mal vécu la pratique, contre 22% pour les croyant·es.

«Ces résultats soulignent l’importance d’élargir la compréhension publique et scientifique de la méditation au-delà d’une technique de promotion de la santé», indique Marco Schlosser, psychiatre et chercheur à l’University College de Londres.

Les scientifiques indiquent toutefois que les données n’apportent aucune indication sur le type exact d’expériences, ni sur leur gravité ou leur impact.

«Nous savons très peu de choses sur pourquoi, quand et comment de telles difficultés liées à la méditation peuvent survenir: des recherches supplémentaires sont maintenant nécessaires pour comprendre la nature de ces expériences», prévient l’auteur principal de l’étude.

http://www.slate.fr/

Les chiens sentent littéralement notre peur… et la partagent


Je crois que la majorité des gens le savait que les chiens savent reconnaître nos émotions. Avec les des tests scientifiques, il n’y a plus aucun doute que les chiens grâce à leur odorat savent quand leur maitre ont peur .. Et je crois personnellement que même les chats en sont capables
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Les chiens sentent littéralement notre peur… et la partagent

 

Photo: iStock / Capuski

Alain Labelle

Les chiens (Canis lupus familiaris) sont capables de percevoir les émotions humaines comme la peur et d’y réagir en interprétant les signaux chimiques que nous dégageons, affirment des scientifiques italiens.

L’étude du biologiste Biagio D’Aniello et de ses collègues de l’Université de Naples laisse donc à penser que des informations émotionnelles peuvent être transmises entre deux espèces par des signaux chimiques, dans ce cas de l’humain au chien.

Le saviez-vous?

Des scientifiques estiment que la domestication du chien date d’au moins 33 000 ans. Elle coïnciderait avec les débuts de l’agriculture et l’apparition de déchets riches en amidon.

Des variations de deux gènes expliquent la capacité des chiens à communiquer et à interagir avec les humains et les différencient ainsi de leurs cousins sauvages, les loups.

Explications

Dans les présents travaux, les chercheurs voulaient au départ établir si les odeurs corporelles humaines produites dans des conditions émotionnelles particulières, comme le bonheur et la peur, véhiculaient des informations détectables par les chiens de compagnie (des labradors et des golden retrievers).

Pour le montrer, l’équipe italienne a demandé à un groupe de participants de regarder des vidéos conçues pour stimuler leurs émotions – peur, bonheur ou neutralité.

Elle a ensuite prélevé des échantillons d’odeurs à leurs aisselles, mais aussi à celles de volontaires qui n’avaient pas visionné les séquences.

L’équipe de recherche a ensuite placé les animaux avec leur propriétaire et avec un étranger dans une pièce dans laquelle avait été installé un diffuseur d’odeurs et où les chiens pouvaient se déplacer librement. Les odeurs ont ensuite été diffusées dans l’espace.

Le comportement et la fréquence cardiaque des bêtes ont été analysés.

Les résultats indiquent que les chiens ont manifesté moins de comportements dirigés vers leur propriétaire et plus vers l’étranger lorsqu’ils étaient en « bonne condition olfactive » associée au bonheur par rapport à l’odeur associée à la peur et à une odeur neutre.

En outre, pour l’odeur associée à la peur, les chiens affichaient plus de comportements liés au stress. Leur fréquence cardiaque comparée à celle relevée pour l’odeur neutre ou l’odeur associée au bonheur était moins rapide que dans les conditions de peur.

De plus, les chiens qui interagissaient pendant la diffusion de l’odeur liée à la peur cherchaient à se faire rassurer par leurs maîtres et avaient moins de contacts sociaux avec l’étranger.

On savait déjà qu’un chien peut ressentir les émotions humaines. En 2014 et 2016, des études européennes et brésiliennes l’avaient montré.

Mais aucune étude n’avait été réalisée spécifiquement sur le recours à l’odorat par les chiens pour y arriver.

Les auteurs de la recherche publiée dans la revue Animal Cognition(Nouvelle fenêtre) (en anglais) expliquent que les chiens ont un système olfactif plus développé que les humains. Il est donc logique, selon eux, qu’ils utilisent cette capacité pour recueillir des informations sur le monde qui les entoure

https://ici.radio-canada.ca/