La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde


Sans que les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi il semble que la méditation ne soit pas pour tout le monde. Il semble que pour certains, cela peut augmenter le stress, par la peur et des émotions négatives. Les hommes serait légèrement plus enclins que les femmes à ressentir un impact désagréable et étrangement l’écart est plus grand chez les athées que les croyants.
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La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde

Les scientifiques ne savent pas pour l'instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Les scientifiques ne savent pas pour l’instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré sur Cosmos Magazine

Cette pratique peut faire ressortir peur et anxiété.

Régulièrement vantée pour ses bienfaits sur l’humeur et la qualité de vie, la méditation apporterait aussi son lot de désagréments. Selon une étude publiée dans le journal PLOS ONE, plusieurs adeptes réguliers de cette pratique mentale l’ont vécue comme «désagréable» et ont éprouvé des sentiments de peur, d’anxiété ou encore des émotions déformées.

Dirigés par une équipe de recherche de l’University College de Londres au Royaume-Uni, ces travaux scientifiques s’appuient sur un sondage en ligne auquel 1.232 personnes ont répondu. Parmi les questions posées, l’appréciation de l’expérience de méditation et si elle était vécue comme «désagréable», à travers des sentiments d’anxiété, de peur, des émotions déformées, une altération du sens que les personnes avaient d’elles-mêmes ou du monde.

Un sentiment négatif chez 25% des adeptes

Au moins un quart des participant·es de l’enquête qui méditent régulièrement ont déclaré avoir connu une expérience psychologique «particulièrement désagréable»liée à la méditation, y compris des sentiments de peur et des émotions déformées. Les hommes distancent un peu plus les femmes: ils ont été 28,5% contre 23% d’entre elles à avoir exprimé un avis négatif sur leur expérience personnelle de la pratique.

L’écart se creuse encore un peu plus avec les personnes athées: 30,6% d’entre elles ont mal vécu la pratique, contre 22% pour les croyant·es.

«Ces résultats soulignent l’importance d’élargir la compréhension publique et scientifique de la méditation au-delà d’une technique de promotion de la santé», indique Marco Schlosser, psychiatre et chercheur à l’University College de Londres.

Les scientifiques indiquent toutefois que les données n’apportent aucune indication sur le type exact d’expériences, ni sur leur gravité ou leur impact.

«Nous savons très peu de choses sur pourquoi, quand et comment de telles difficultés liées à la méditation peuvent survenir: des recherches supplémentaires sont maintenant nécessaires pour comprendre la nature de ces expériences», prévient l’auteur principal de l’étude.

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Les chiens sentent littéralement notre peur… et la partagent


Je crois que la majorité des gens le savait que les chiens savent reconnaître nos émotions. Avec les des tests scientifiques, il n’y a plus aucun doute que les chiens grâce à leur odorat savent quand leur maitre ont peur .. Et je crois personnellement que même les chats en sont capables
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Les chiens sentent littéralement notre peur… et la partagent

 

Photo: iStock / Capuski

Alain Labelle

Les chiens (Canis lupus familiaris) sont capables de percevoir les émotions humaines comme la peur et d’y réagir en interprétant les signaux chimiques que nous dégageons, affirment des scientifiques italiens.

L’étude du biologiste Biagio D’Aniello et de ses collègues de l’Université de Naples laisse donc à penser que des informations émotionnelles peuvent être transmises entre deux espèces par des signaux chimiques, dans ce cas de l’humain au chien.

Le saviez-vous?

Des scientifiques estiment que la domestication du chien date d’au moins 33 000 ans. Elle coïnciderait avec les débuts de l’agriculture et l’apparition de déchets riches en amidon.

Des variations de deux gènes expliquent la capacité des chiens à communiquer et à interagir avec les humains et les différencient ainsi de leurs cousins sauvages, les loups.

Explications

Dans les présents travaux, les chercheurs voulaient au départ établir si les odeurs corporelles humaines produites dans des conditions émotionnelles particulières, comme le bonheur et la peur, véhiculaient des informations détectables par les chiens de compagnie (des labradors et des golden retrievers).

Pour le montrer, l’équipe italienne a demandé à un groupe de participants de regarder des vidéos conçues pour stimuler leurs émotions – peur, bonheur ou neutralité.

Elle a ensuite prélevé des échantillons d’odeurs à leurs aisselles, mais aussi à celles de volontaires qui n’avaient pas visionné les séquences.

L’équipe de recherche a ensuite placé les animaux avec leur propriétaire et avec un étranger dans une pièce dans laquelle avait été installé un diffuseur d’odeurs et où les chiens pouvaient se déplacer librement. Les odeurs ont ensuite été diffusées dans l’espace.

Le comportement et la fréquence cardiaque des bêtes ont été analysés.

Les résultats indiquent que les chiens ont manifesté moins de comportements dirigés vers leur propriétaire et plus vers l’étranger lorsqu’ils étaient en « bonne condition olfactive » associée au bonheur par rapport à l’odeur associée à la peur et à une odeur neutre.

En outre, pour l’odeur associée à la peur, les chiens affichaient plus de comportements liés au stress. Leur fréquence cardiaque comparée à celle relevée pour l’odeur neutre ou l’odeur associée au bonheur était moins rapide que dans les conditions de peur.

De plus, les chiens qui interagissaient pendant la diffusion de l’odeur liée à la peur cherchaient à se faire rassurer par leurs maîtres et avaient moins de contacts sociaux avec l’étranger.

On savait déjà qu’un chien peut ressentir les émotions humaines. En 2014 et 2016, des études européennes et brésiliennes l’avaient montré.

Mais aucune étude n’avait été réalisée spécifiquement sur le recours à l’odorat par les chiens pour y arriver.

Les auteurs de la recherche publiée dans la revue Animal Cognition(Nouvelle fenêtre) (en anglais) expliquent que les chiens ont un système olfactif plus développé que les humains. Il est donc logique, selon eux, qu’ils utilisent cette capacité pour recueillir des informations sur le monde qui les entoure

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La fin d’un mythe: le personnage du "Cri" de Munch… ne crie pas


Le British Museum donne une interprétation d’une célèbre oeuvre d’art de Munch. Pour se faire, ils se baser sur une inscription du peintre lors d’un évènement qui l’a marqué à Oslo en 1892 . « J’ai senti le grand cri de la nature ». Je trouve leur interprétation très convaincante. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, la nature cri sûrement encore plus fort et nous devrions être comme le personnage de cette oeuvre : être rempli d’effroi
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La fin d’un mythe: le personnage du « Cri » de Munch… ne crie pas

 

© photo news.

Le British Museum propose une nouvelle interprétation du célèbre tableau.

« Le Cri », du peintre norvégien Edvard Munch, est l’un des tableaux les plus connus au monde. Mais si vous pensiez avoir tout compris de la signification de cette œuvre, vous pourriez vous tromper… D’après le British Museum, et contrairement à la croyance populaire, le personnage central ne crie pas, mais serait plutôt effrayé par un hurlement poussé au loin. Une version qui explique notamment pourquoi il se couvre les oreilles et a l’air si effrayé.

Le musée exposera prochainement une copie en noir et blanc du tableau qui appuie cette interprétation.

« Cette version rare du « Cri » que nous exposerons montre clairement que l’œuvre la plus célèbre de Munch représente une personne entendant un cri et non pas, comme beaucoup de gens continuent à le supposer et à en débattre, une personne hurlant », a déclaré Giulia Bartrum, la commissaire de l’exposition.

Cri réel ou imaginaire?

La lithographie, contrairement à l’œuvre colorée, comporte en effet une inscription de Munch qui dit:

« J’ai senti le grand cri de la nature ».

 Cette phrase fait référence à l’événement qui lui a inspiré cette peinture. L’artiste se baladait près d’un fjord surplombant Oslo en 1892 lorsque le ciel est soudainement devenu rouge sang ; un événement qui l’a profondément marqué.

« Il a essayé de capturer une émotion ou un moment dans le temps. Grâce à cette inscription, nous savons ce qu’il a ressenti », a ajouté Giulia Bartrum. « Les gens pensent que c’est une personne qui crie, mais ce n’est pas ce qui se passe. C’est un homme qui entend un cri, qu’il soit dans sa tête ou non. Il sent la nature hurler tout autour de lui ».

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Le potentiel émotionnel de la couleur de vos fringues


Moi, j’aime bien porter des couleurs sombres surtout le noir au grand, malgré certaines contestations familials. Ce n’est pas par déprime, mais je me sens plus à l’aise comme cela. En fait, on croit peut-être que la couleur que l’on choisit en matière de vêtements reflète nos émotions, mais en fait, ce sont les autres ont une perception de nos humeurs.
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Le potentiel émotionnel de la couleur de vos fringues

J'ai rien à me mettre | MikesPhotos via Pixabay

J’ai rien à me mettre | MikesPhotos via Pixabay

Daphnée Leportois

Les coloris de nos habits peuvent avoir un effet sur nos émotions. Une réaction cérébrale.

Il fait gris. Le ciel est couvert. Les rayons du soleil ne filtrent que très peu derrière la masse nuageuse. Et, de toute façon, la luminosité n’est jamais de longue durée: le soleil se couche en fin d’après-midi. C’est l’hiver. Ça vous déprime. Alors, parfois, pour contrer cette morosité ambiante, vous décidez d’enfiler une écharpe vert prairie, un manteau jaune d’or, un pull rouge cerise ou un T-shirt bleu électrique. Comme si la coloration de votre garde-robe avait le pouvoir de vous remonter le moral –c’est en tout cas l’objectif. Une stratégie vestimentaire qui peut s’avérer opérationnelle. Sauf que ce ne sont pas vraiment les couleurs qui vont jouer sur votre psychisme en berne, et ce, même si votre cerveau est aux commandes.

Comme l’explique John Maule, chercheur post-doctorant qui travaille sur la perception et le discernement des couleurs, «il n’y a pas vraiment de preuve scientifique appuyant l’hypothèse que la couleur a un effet direct sur l’humeur».

Lui qui est pourtant membre du Sussex Colour Group n’a pas même connaissance de confrère ni de consœur travaillant sur cette question (ce qui est, remarque-t-il, étonnant au vu de cette conviction partagée que porter des couleurs vives a quelque chose de dynamisant et influerait positivement notre psyché).

«Bien sûr, les gens peuvent associer certains vêtements avec un sentiment de mieux-être. Mais ça ne veut pas dire que c’est la couleur en tant que telle qui en est à l’origine ni qu’un habit d’une autre couleur ne pourrait pas être associé aussi fortement avec ce sentiment», précise-t-il.

C’est bien pour cela qu’«il n’existe pas de prescription médicale d’une couleur de vêtement pour aller mieux», comme le constatait le psychiatre Michel Lejoyeux dans un article de Madame Figaro publié en octobre 2018.

Pas de réaction physiologique automatique: de la même façon que l’on ne s’arrête pas par réflexe face au rouge ni n’avance au vert, on ne se déride pas en endossant une couleur dite gaie. C’est culturel!

Personnage en costume

La psychologue et psychanalyste Ludivine Beillard-Robert, qui a mené une thèse sur la psychopathologie du corps féminin habillé, convoque l’exemple d’une patiente qui avait revêtu une jupe jaune vif au travail.

«Tout le monde lui avait fait la remarque qu’elle était lumineuse, qu’elle amenait un rayon de soleil. Elle était assez étonnée que ce vêtement ait égayé la journée de ses collègues. Pour elle, sa jupe était jaune, point.»

C’est en fait cette association symbolique, laquelle varie suivant les cultures, qui peut amener à s’attifer avec des couleurs chaudes ou éclatantes pour booster son moral.

C’est à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice

Ce n’est pas tant que l’on croit profondément que le tissu va rendre notre journée ou notre vie plus éclatante, c’est davantage que l’on endosse un costume, celui d’un personnage chatoyant. Parce que les couleurs sont symboliques, comme le rappelait l’historien spécialiste des couleurs et des symboles Michel Pastoureau, notamment dans ses ouvrages Une couleur ne vient jamais seule (éd. du Seuil, 2017) et Les couleurs de nos souvenirs(Seuil, 2010). Les siècles passés les ont chargées de sens et nous n’en percevons pas seulement les longueurs d’ondes. Elles sont devenues des indices sociaux, des signes d’appartenance.

La couleur des vêtements, par l’imaginaire qu’elle convoque, peut aider à catégoriser les gens –le noir aux gothiques par exemple

Le mécanisme est le suivant, détaille Ludivine Beillard-Robert: «On ne s’habille pas que pour soi mais aussi pour l’autre social. On s’imagine que tel groupe de personne est représenté par tel habit et on veut le porter pour s’y inclure. C’est un peu comme si c’était le dossard d’une équipe.»

C’est donc à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice.

«L’habit est destiné à porter un message à soi et aux autres», pointait la psychiatre Catherine Joubert, co-autrice de l’ouvrage Déshabillez-moi – Psychanalyse des comportements vestimentaires (Fayard, 2011), dans une interview à Psychologies de 2015. «On a tendance à voir le vêtement comme porteur, en soi, d’une histoire. [Le mettre] devient une façon de s’approprier une autre image», ajoutait sa co-autrice et consœur Sarah Stern.

«Cintre à humeurs»

Une image marquée qui tient aussi à nos comportements.

«Lorsque l’on est maussade, on va avoir tendance à se cacher et, plutôt que de s’habiller en jaune pétant, se vêtir le plus communément possible afin de se fondre dans la masse», détaille Ludivine Beillard-Robert.

On associe donc les tons grisâtres à la petite déprime et les teintes pétillantes à un état d’esprit joyeux ou un caractère expansif. Pour bien montrer aux autres (et s’en convaincre par la même occasion) que l’on est gai, on se fringuera de manière colorée. Un peu comme si l’on se faisait remarquer par un grand éclat de rire.

Car la couleur a aussi ceci de notable qu’elle permet de sortir du lot.

«Pendant très longtemps, il convenait de s’habiller en noir quand on était en public, d’où l’expression “noir de monde”», complète la psychanalyste.

Certes, ce n’est plus le cas mais, à tous enfiler des jeans, les frusques aux couleurs pétulantes ne sont pas nombreuses.

«On met de la couleur pour orienter et provoquer le regard, en espérant que cela va produire un effet. Et, de fait, cela produit un effet par contraste», qui plus est par un hiver sans soleil, expose le philosophe du corps Bernard Andrieu, entre autres auteur de l’article «Sentir sa couleur de la santé par les teintes ? Quel détournement du modèle oriental» (Communications, 2010) et de l’ouvrage Rester beau (éd. Le Murmure, 2017). «On parle bien de couleurs pétantes, comme si c’était quelque chose qui allait exploser à l’œil et au regard», souligne Ludivine Beillard-Robert.

Derrière ce message codifié, il y a aussi l’idée que d’«une perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur», indiquait Catherine Joubert à Psychologies. «On se sert de la couleur comme d’un cintre à humeurs, pour exprimer et manifester la sienne dans un cadre codé», abonde Bernard Andrieu.

De la même manière que l’on cherche à créer une harmonie entre la couleur de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux et ses vêtements et à présenter une «cohérence chromatique», indique le philosophe, on croit confusément que l’«on exprime ses sentiments internes en les projetant sur ses vêtements» et que ces bouts de tissu servent à relier «corps intérieur et extérieur, surface et profondeur».

Un moyen d’exprimer son identité et d’en revêtir une nouvelle au fil de son humeur. Pas étonnant que l’idée que les couleurs vives contribuent au bien-être ne dépérisse pas.

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Les animaux peuvent-ils être en deuil?


Sujet controversé entre scientifiques ! Cependant, du comportement animal, semble montré que certains animaux auraient conscience de la mort et vivent leur deuil à leur façon. Si les animaux ont des liens sociaux, sans vouloir humaniser les bêtes, je crois qu’il est probable qu’ils vivent des émotions de tristesse.
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Les animaux peuvent-ils être en deuil?

 

Une orque qui transporte la carcasse de son petit sur son nezUne femelle orque de la côte ouest a transporté son petit, mort, pendant des jours à l’été 2018. Photo: Ken Balcomb/Centre for Whale Research

Gaëlle Lussiaà-Berdou

Des animaux comme les orques peuvent-ils connaître des émotions comme la tristesse, le déni ou le découragement à la perte d’un proche? La question intéresse de plus en plus de chercheurs et a même donné naissance à une discipline appelée thanatologie comparée.

L’été dernier, les images d’une orque de la côte ouest transportant son bébé mort-né ont fait le tour de la planète. La femelle J35, surnommée Tahlequah par les observateurs, a mis bas fin juillet après 17 mois de gestation. Le bébé est mort à la naissance. Malgré cela, la mère a continué à garder son petit à la surface de l’eau pendant 17 jours, plongeant pour le récupérer quand il s’enfonçait dans les flots. Un exercice si épuisant que les scientifiques qui observent cette population d’épaulards ont craint pour sa vie.

« Elle était en deuil », croit Deborah Giles, directrice scientifique de l’organisme voué à la conservation des épaulards Wild Orca.

La chercheuse s’est précipitée sur place dès qu’elle a appris que la femelle avait mis bas.

« L’idée qu’elle ait pu donner naissance à un petit parfaitement formé qui a pu prendre une ou deux respirations avant de mourir… Ça a dû être horrible », dit la biologiste qui siège aussi sur le Killer Whale Recovery Task Force, un comité chargé d’établir un plan de rétablissement pour cette population menacée d’extinction établie au sud de l’île de Vancouver.

Les comportements des primates

Différentes études se penchent sur les éléphants, les oiseaux ou encore les insectes pour comprendre comment ces animaux réagissent à la mort. Sans surprise, ce sont nos plus proches parents, les singes, qui suscitent le plus d’intérêt.

En Zambie, par exemple, une trentaine de chimpanzés d’un sanctuaire ont été observés se rassemblant calmement autour d’un congénère mort d’une pneumonie. Sur des images filmées par des chercheurs américains et néerlandais, on les voit le toucher, le flairer et sa mère adoptive va même jusqu’à lui nettoyer les dents avec un brin d’herbe, du jamais-vu.

On voit la femelle chimpanzé manipuler le corps de son bébé, au sol.

Agrandir l’imageEn haut, à gauche, la femelle chimpanzé Noel s’approche du corps de Thomas, dont elle était la mère adoptive. Elle se tourne ensuite pour prendre un brin d’herbe. Elle ouvre après la bouche de Thomas pour finalement lui nettoyer les dents à l’aide du brin d’herbe. Photo : Edwin J. C. van Leeuwen, Katherine A. Cronin & Daniel B. M. Haun/Scientific Reports

Les mêmes chercheurs ont observé une femelle à la mort de son bébé de 16 mois. Après l’avoir transporté pendant toute une journée, elle l’allonge dans une clairière puis s’en approche régulièrement pour le toucher. Des gestes très inhabituels qui témoignent, selon les scientifiques, de la façon dont ces animaux apprivoisent la mort.

Sans nécessairement y voir un deuil au sens où on l’entend, des chercheurs concluent que ces primates peuvent, à la perte d’un proche, vivre un stress qui se traduit par des fluctuations hormonales et des pertes de sommeil. Des caractéristiques aussi associées au deuil chez l’humain.

La mort chez les cétacés

 

On voit le dos et la nageoire dorsale de deux orques qui filent à la surface de l'eau.

Plus tard à l’été 2018, la femelle orque J35 a été aperçue sans son bébé mort, qu’elle avait finalement abandonné. Elle chassait en compagnie de ses congénères. Photo : Ken Balcomb/Centre for Whale Research

Les mammifères marins intéressent aussi les scientifiques. Une étude publiée l’an dernier analyse 78 cas où des cétacés ont modifié leur comportement après la mort d’un congénère. Le geste le plus couramment observé est celui d’une femelle qui maintient son bébé mort à la surface, comme dans le cas de Tahlequah.

La plupart des cas recensés par les auteurs concernent des dauphins, sans doute parce qu’ils sont les plus étudiés. Les autres baleines à dents, comme les bélugas et les orques, sont aussi plus susceptibles de réagir à la perte d’un proche. Ces espèces ont des cerveaux plus développés et des liens sociaux plus solides que les autres cétacés.

En 2010, le biologiste Robin Baird a assisté à un comportement semblable de la part d’une autre femelle de la population d’orques résidentes du sud, dont le petit était mort-né. Il croit que si l’idée que ces animaux puissent vivre un deuil est de moins en moins controversée, c’est qu’on les connaît mieux qu’auparavant.

« Pensez à la vie qu’ils mènent : les femelles atteignent leur maturité sexuelle vers 16 ans, mettent bas en moyenne tous les cinq ans, vivent 60, 70 ou 80 ans, passent toute leur existence en petits groupes sociaux tissés serrés », explique-t-il. « Il n’y a aucune raison pour qu’ils ne vivent pas le même type d’émotions à la perte d’un bébé qu’un humain ou un autre mammifère. »

D’autres chercheurs sont plus sceptiques et croient que ces comportements relèvent de l’instinct, comme celui qui pousse une mère épaulard à garder son petit à la surface pour qu’il respire.

C’est le cas du biologiste Robert Pitman, qui a cosigné l’étude sur les réactions des cétacés à la mort.

« Certains individus ne se rendent peut-être même pas compte que leur petit est mort, ne comprennent pas ce qu’est la mort, mais leur instinct les pousse à faire la bonne chose, c’est-à-dire que tant que le petit est là, il faut le garder à la surface parce qu’il va peut-être s’en remettre. Je crois que certains individus savent quand laisser tomber et d’autres moins », croit ce chercheur du service des pêches de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère qui passe la moitié de sa vie à observer les animaux marins, dont les cétacés.

« Je ne dis pas que le deuil n’existe pas [chez ces animaux], mais je ne crois pas qu’on ait fait la démonstration qu’il existe. Simplement parce que ça ressemble à un deuil, ça ne veut pas dire que c’en est un », estime-t-il. « Le jury ne s’est pas encore prononcé », conclut le chercheur.

Le reportage de Gaëlle Lussiaà-Berdou

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Ne pas être toujours positif


Être positif, ne veut pas dire qu’on ne voit pas le mauvais de ce qui se passe dans le monde, ni que nous journées sont toujours parfaites. Faut dire qu’aujourd’hui, cette citation est tombé a pique pour moi !!
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Ne pas être toujours

positif

 

 

Vous n’avez pas besoin d’être positif tout le temps. C’est tout à fait normal d’être triste, en colère, agacé, frustré, effrayé ou anxieux. Avoir des émotions ne fait pas de vous une personne négative. Ça fait de vous un être humain.

Lori Deschene

Ce que le corps ressent quand on a le cœur brisé


Après un chagrin d’amour, des symptômes physiques apparaissent et qui peut sembler à une crise cardiaque. Pour ce gendre de problème, il n’y a pas de pilule pour guérir. Seulement une promenade sur le bord de l’eau serait bénéfique.
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Ce que le corps ressent quand on a le cœur brisé

 

Partez un week-end à la mer © thinkstock.

Jeanne Poma.

Un chagrin d’amour est un grand coup de pied dans nos émotions et nos habitudes. Les manifestations sont aussi physiques.

Quand votre cœur se brise, vous avez le sentiment de perdre pied. Vous êtes abattu par les sanglots, avant de sombrer dans la mélancolie.

Les insomnies

Le premier signe sur le corps est le manque de sommeil. Vous êtes stressé, vos habitudes changent. Vous ne parvenez pas à vous calmer car le soir, vous préférez rester à l’écart mais vous réfléchissez aux évènements. Le rythme cardiaque augmente. Tout cela perturbe la routine qui vous aide à vous endormir.

Le cœur s’accélère

1 à 2 % des personnes qui ont le cœur brisé sont dans un état de stress tel qu’ils peuvent souffrir d’une crise cardiaque. Ces cas extrêmes sont traités de la même manière que les malades qui ont une insuffisance cardiaque.

Des activités positives

Malheureusement, il faut du temps pour soigner un cœur brisé et aucune pilule n’a encore été mise au point pour le guérir. Il est toutefois recommandé de s’adonner à des activités qui vous rendent heureux et qui vous détendent. Appelez un ami ou faites du yoga. Boire de l’alcool ou se goinfrer ne sont pas des solutions.

Regarder l’eau

Une étude prouve qu’une marche le long de la mer ou d’un lac aide ceux dont le cœur a été brisé. Regardez l’eau permet de réaliser inconsciemment que tout change et que demain est un autre jour. Le chagrin que vous ressentez aujourd’hui passera lui aussi.

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