Les selfies tuent cinq fois plus de gens que les attaques de requins


Les égoportraits peuvent être de vraies plaies. Ce sont les femmes qui utilisent le plus de selfies, mais ce sont surtout les hommes qui prennent des risques inutiles et stupides. En plus des morts pour ne pas avoir pris en considération les dangers, il y a ceux qui n’ont aucun respect. Le fait de prendre un égoportrait devant une tragédie humaine. Il y a un manque de jugeotte de certaines personnes.

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Les selfies tuent cinq fois plus de gens que les attaques de requins

Les selfies tuent cinq fois plus de gens que les attaques de

ABADONIAN VIA GETTY IMAGES

Oui, nous vivons à une époque formidable.


Le selfie, qui a déferlé sur la planète en une décennie, tue cinq fois plus de personnes que les attaques de requins. Et de plus en plus chaque année, avec les perches et la sophistication croissante des smartphones.

D’octobre 2011 à novembre 2017, au moins 259 personnes sont mortes en prenant des selfies dans le monde, selon la publication indienne Journal of Family Medecine and Primary Care, contre à peine 50 tuées par des requins.

Si les femmes prennent le plus de selfies, les trois quarts de ces drames photographiques touchent des hommes, jeunes, avec des conduites à risque: noyades, accidents de transport, chutes, feu ou armes.

L’Inde, avec ses 800 millions de téléphones portables, détient le record mondial en cumulant plus de la moitié des décès (159), devant la Russie, les Etats-Unis et le Pakistan. Un résultat apparemment imputable au goût national pour le selfie de groupe et à la jeunesse de la population.

Groupe de jeunes happés par un train ou noyés quand leur bateau chavire à l’instant du selfie, l’Inde vient d’instaurer des “zones sans selfies” ― 16 dans la seule ville de Bombay.

En Russie, 16 accidents mortels ont été enregistrés sur la même période. En quête du selfie “parfait”, des Russes sont morts en chutant de ponts ou de tours ultramodernes, en déclenchant un pistolet ou même en maniant une mine-antipersonnel.

En 2015, la police russe a publié un guide de “selfies sans danger” avertissant: “un selfie cool peut vous coûter la vie”.

Mais c’est aux Etats-Unis (14 décès sur la période), que la plupart des selfies mortels par arme à feu ont été enregistrés. Le parc national du Grand Canyon a aussi vu des touristes chuter et se tuer pour un selfie.

Dans les montagnes de Croatie, les secouristes ont enjoint sur Twitter aux touristes d’“arrêter de prendre des selfies stupides et dangereux”, après une chute de 75 mètres près des lacs de Plitvice à laquelle un Canadien a miraculeusement survécu.

En janvier, la mort de la “randonneuse en bikini” taïwanaise Gigi Wu, a choqué la foule de ses “followers”. Elle s’est écrasée au fond d’un ravin, après avoir gravi plus de 100 sommets pour y faire des selfies en deux-pièces.

“La question de la dignité”

Sans être mortel, le selfie peut être morbide: voir le hashtag #funeral et ses déclinaisons sur Instagram.

Une Brésilienne avait indigné les internautes en 2014 après avoir pris un selfie lors des obsèques d’Eduardo Campos, souriant près du cercueil du candidat à la présidentielle mort tragiquement.

L’“influenceuse” Sueli Toledo a, elle aussi, fait un mauvais buzz en postant en 2017 sur Instagram un selfie légendé: “Mon look du jour pour les obsèques d’une super amie”.

Le selfie peut poser la question de la dignité.

En Pologne, le musée d’Auschwitz, qui accueille 2,1 millions de touristes chaque année, autorise selfies et photos au nom de la transmission de la mémoire. Mais le memorial n’hésite pas à contacter les visiteurs qui publient des photos “inappropriées” sur les réseaux sociaux.

Il n’est pas rare non plus de voir des selfies pris par des témoins d’accidents de la route, du Brésil, au Vietnam en passant par l’Allemagne.

De plus en plus, le selfie rime avec nuisance. Voire avec enfer, comme pour les habitants de la très flashy rue Crémieux à Paris, qui faute de pouvoir endiguer le défilé des touristes ou “influenceurs” sous leurs fenêtres, ont ouvert le compte Instagram clubcremieux où ils publient, avec des commentaires vengeurs, les selfies les plus ridicules. Et il y a matière.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que la nomophobie ?


Avec les smartphone, une nouvelle phobie a fait son apparition et à été nommé en 2018 nomophobie. Cette peur de se retrouver sans téléphone à une époque ultra-connecté. On ne veut rien manqué, on partage tout sur l’Internet. Partout, on voit des gens rivés sur leur téléphone portable que ce soit en autobus, en marchant, en famille, au restaurant, c’est tellement partout qu’on doit interdire le téléphone au volant ou à vélo.
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Qu’est-ce que la nomophobie ?

Symptôme d’une époque ultra-connectée, la nomophobie serait le reflet de nos multiples dépendances numériques. Entre peurs fantasmées et réalités hétéroclites, décryptage d’un phénomène de société difficilement appréhendé.

“Votre temps d’écran était inférieur de 25% la semaine dernière, pour une moyenne de 4h et 12 minutes par jour.”

Comme chaque dimanche, avec une assiduité qui frise la provocation, mon téléphone estime utile de réduire à néant toute mon estime de moi en me rappelant à mon piètre statut de junkie numérique, chiffres et statistiques à l’appui. Le pire, c’est que je ne lui ai rien demandé.

D’autres modèles de smartphones proposent aussi de bloquer l’usage de certaines applis au bout d’un certain temps écoulé ou de passer en mode noir et blanc pour nous inciter à lâcher notre précieux téléphone. L’origine de ces innovations technologiques aux allures de garde-fous électroniques ? La nomophobie ou la peur irraisonnée de se retrouver sans son téléphone portable.

Le “mal du siècle” 

Couronné “mot de l’année” en 2018 par le Cambridge Dictionnary, ce terme résulte de l’ingénieuse contraction de “no mobile phone phobia”, une expression anglo-saxonne découlant du phénomène d’hyper-connectivité ambiant dicté par l’omniprésence d’Internet et des réseaux sociaux. Et pour cause, la nomophobie renvoie à l’ensemble des angoisses plus ou moins envahissantes qui peuvent nous envahir à l’idée d’être privée de notre smartphone adoré, dont 73% des français sont aujourd’hui équipés (source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC). Un week-end en rase campagne sans réseau, une soirée avec une batterie à 3% ou pire, une journée entière au bureau avec le portable tombé dans le creux du canapé : autant de situations qui plonge le nomophobe, novice ou avéré, dans un désarroi auréolé de crainte et d’ anxiété.

“Je déteste quand j’oublie mon téléphone chez moi. Je me sens vraiment toute nue quand je ne l’ai pas ! Avec toujours cette sensation désagréable que je vais rater le coup de fil du siècle. Du coup, quand je m’en rend compte dans le métro, dès que j’arrive au bureau, je mets un statut sur Facebook pour prévenir mes contacts. C’est ridicule, je sais, mais je peux pas m’en empêcher”, avoue Sandra, 30 ans.

On reconnaît également le nomophobe à sa capacité à consulter compulsivement son téléphone toutes les 2 minutes ou à scroller inlassablement son écran quand il a le malheur de l’avoir à portée de main.

“Je crois que je suis arrivé à un stade où je ne me rends même plus compte que je suis en train de “checker” mon téléphone. C’est devenu un tic : je regarde l’heure, je vérifie que je n’ai pas de notifications ou j’ouvre compulsivement Instagram, sans même vraiment savoir pourquoi”, confie Tomas, 28 ans.

En 2016, le très en-vue créateur Simon Porte Jacquemus, alors âgé de 26 ans, confiait même dans les colonnes de Stylist avoir frôlé la tendinite du pouce tant il passait du temps sur son smartphone.

Génération nomophobe

Au-delà de l’anecdote, cette confession un brin honteuse du presque trentenaire est symptomatique de ce terrible mal qui ronge sa génération et la suivante, tous sexes et genres confondus. En 2018, une étude OpinonWay/Smerep révélait ainsi que 20% des étudiants passaient plus de 6h par jour sur leur téléphone.

“Bien sûr, les plus vulnérables sont les adolescents et les jeunes adultes chez lesquels se retrouver sans portable signifie risquer de vivre un isolement insupportable.” explique le Dr Anne Marie Lazartigues*, psychiatre et psychothérapeute basée à Paris.

« Quand mon portable a dû partir en réparation, ce qui m’a réellement manqué a été de ne pas pouvoir communiquer avec le monde extérieur. Je voulais prévenir de mon retard ? Pas de téléphone ! Je voulais raconter une anecdote de ma journée ? Pas de téléphone ! Un joli coucher de soleil que j’aurai aimé immortaliser ? Pas de téléphone !” se souvient Katia, 31 ans. “On dit souvent que l’on se coupe du monde lorsque l’on est accro à son téléphone mais, étrangement, je ne m’étais jamais sentie si seule qu’en étant sans. »

Une angoisse de performance qui pousse à vouloir sans cesse être joignable

La nomophobie, un “mal du siècle” qui répondrait à des problématiques sociales, relationnelles mais également professionnelles, 60% des Français consultant leurs mails via leurs smartphones.

“Ayant une angoisse de performance qui les pousse à vouloir sans cesse être joignables, les trentenaires ne peuvent pas non plus se passer d’avoir leur portable en permanence à portée de main”, ajoute la spécialiste.

“J’aimerai bien passer moins de temps sur mon téléphone mais en réalité, je n’ai pas vraiment le choix avec mon travail, je dois vraiment être toujours connecté”, confirme ce responsable en communication politique qui a préféré rester anonyme.

Problème ?

“Cette utilisation compulsive du portable finit par avoir des conséquences néfastes sur la vie sociale, professionnelle ou familiale, ne serait-ce que du fait de son caractère chronophage”, prévient le Dr Lazartigues.

En effet, qui n’a jamais remarqué ses couples qui, en plein dîner en tête-à-tête, bloquent sur leur portable respectif pendant de longues minutes ? Ces réunions d’équipe improductives où tous les participants ont les yeux rivés sur leur écran ? Ces apéros entre amis qui virent aux concours de like et de selfies ?

“Malgré sa dénomination, la nomophobie nous semble entrer davantage dans la catégorie des addictions que dans celle des phobies. D’ailleurs, elle n’est pas reconnue dans les nomenclatures psychiatriques.” précise l’experte.

D’autres spécialistes incitent par ailleurs à la prudence face à ses termes un brin galvaudés qui témoignent des habituelles craintes générées par l’arrivée de nouvelles technologies. Certains soulignent également comment la nomophobie est devenu le parfait alibi d’une foire marketing aux digital detox des plus lucratives.

Dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

Etre attentif aux difficultés, aux manquements ou encore aux erreurs qui résultent directement de notre usage excessif de téléphone : telle semble être la première façon de désamorcer toute potentielle dérive.

“Il a fallu que je frôle l’accident de voiture parce que je conduisais tout en consultant mon téléphone pour que je commence à me poser des questions. C’est vraiment idiot”, poursuit Tomas.

 Prêtez également attention à votre comportement : dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

On peut ensuite se fixer progressivement des limites et s’autodiscipliner en se forçant à laisser son doudou numérique dans une autre pièce que celle où l’on dort, à couper les notifications ou à le ranger dans son sac-à-main pendant une réunion de famille.

“C’est bête mais, désormais, j’essaie de faire en sorte que la dernière chose que je regarde avant de m’endormir soit le visage de mon copain à côté de moi et pas une énième story sur Instagram”, rajoute Sandra.

Autre piste de réflexion conseillée par les spécialistes : celle du modèle que l’on souhaite donner à nos charmantes têtes blondes sur les bienfaits d’un usage modéré des nouvelles technologies. Difficile en effet de réprimander votre pré-ado sur son addiction smartphonesque quand vous avez vous-même le nez toujours collé dessus !

À moins que vous ne comptiez sur ce fameux rapport hebdomadaire généré par son téléphone dernier cri qui le rappellera à l’ordre avant même que vous n’ayez eu le temps de le faire. 

*Le Dr Anne Marie Lazartigues, psychiatre, psychotherapeute et sexologue, spécialisée dans les thérapies, reçoit dans son cabinet du 4e arrondissement de Paris.
** Source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC

https://www.marieclaire.fr/,

Chine : une “sonnerie de la honte” sur les portables des citoyens endettés


La Chine prend toutes sortes de moyens pour dénigrer ses habitants qui ne respectent pas leurs normes, que ce soit au travail, pour des divergents politiques, et même les mauvais payeurs. Pour un mauvais crédit, ils ont instauré la sonnerie de la honte, bien que cela est vraiment humiliant, il semble que cela aide aux mauvais payeurs de personnes ou entreprises payer leurs dettes. Pourtant, je continue à penser que cette méthode est grotesque.
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Chine : une “sonnerie de la honte” sur les portables des citoyens endettés


Le dispositif intègre le système de notation des citoyens de l’empire du Milieu. [© N.ASFOURI / AFP]

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Depuis peu en Chine, les citoyens qui ne payent pas leurs dettes se voient attribuer une sonnerie d’attente un peu particulière sur leur smartphone. Le principe est simple : indiquer à celles et ceux en train d’essayer de les joindre que ces personnes enfreignent la loi.

Depuis 2014, le gouvernement chinois teste un système de “crédit social”. L’idée – controversée – consiste à évaluer les comportements de ses propres citoyens. On attribue des points pour récompenser les “bons” élèves, et des sanctions sont infligées aux “moins bons”. Vous pouvez être “puni” pour des opinions politiques dissidentes, par exemple, pour non-paiements d’amendes, ou parce que vous avez consommé des drogues.

Les sanctions de leur côté, sont aussi diverses et variées. Les inscrits sur la liste noire ne peuvent plus bénéficier de prêts bancaires. Les entreprises chinoises installées dans le pays sont également concernées, avec des sanctions différentes (interdiction d’enchérir sur des projets ou d’émettre des obligations d’entreprise, par exemple).

Plus récemment, une nouvelle mesure a été mise en œuvre pour reconnaître les citoyens endettés… Grâce à leurs smartphones.

La sonnerie de “la honte”

Imaginez que quelqu’un vous appelle, et qu’en guise de “bip” d’attente, le message suivant soit conté :

« La personne que vous essayez de joindre a été placée sur une liste noire par le tribunal du comté. Veuillez s’il vous plaît exhorter cette personne à remplir ses obligations légales. Les employés du tribunal apprécient votre soutien. Merci !».

Pas cool, n’est-ce pas ?

En Chine, on appelle ça la “sonnerie de la honte”. Les “mauvais payeurs” se voient ainsi attribuer ce type de sonnerie d’attente particulière, sur décision des tribunaux locaux et en accord avec les opérateurs de téléphonie.

Il y a quelques semaines, une autre mesure a été mise en place par le gouvernement : celle d’empêcher les “mauvais” citoyens de voyager. Selon un rapport du Centre national d’information sur le crédit, la Chine aurait en effet empêché 17,5 millions de citoyens mal notés d’acheter des billets d’avion en 2018. Plus de 5 millions de personnes auraient également été interdites d’acheter des billets de train.

Si ces mesures paraissent controversées aux yeux des défenseurs des Droits de l’Homme, force est de constater que… Ça semble fonctionner. On apprend en effet qu’environ 3,5 millions de personnes ou entreprises auraient d’ores et déjà réglé leurs impayés depuis la mise en place du dispositif.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Nord magnétique fonce du Canada vers la Sibérie


Le Nord géographique reste toujours au nord, mais le nord magnétique change grâce au fer liquide du noyau terrestre. Du Canada, il va vers la Sibérie, pour nous cela ne changera pas grand chose, sauf  pour les smartphone, mais pour la navigation aérienne et marine, c’est important
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Le Nord magnétique fonce du Canada vers la Sibérie

 

Le Nord géographique n'est pas le Nord magnétique. Ce dernier se déplace en ce... (Photo iStockphoto, Getty Images)

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PHOTO ISTOCKPHOTO, GETTY IMAGES

 

Agence France-Presse
Washington

Le Nord géographique n’est pas le Nord magnétique. Ce dernier se déplace en ce moment à une vitesse de 55 kilomètres par an, ce qui a forcé les scientifiques à publier cette semaine un nouveau modèle magnétique, indispensable à de nombreux systèmes de navigation.

Le Modèle magnétique mondial (World Magnetic Model) est utilisé pour la navigation aérienne et maritime des armées, mais aussi par les boussoles de nos smartphones. Il est mis à jour tous les cinq ans, mais le dernier modèle, datant de 2015, s’est avéré en décalage important par rapport aux observations réalisées à la fin de l’année 2018.

Le champ magnétique terrestre est généré principalement par le mouvement du fer liquide qui compose la majorité du noyau terrestre, à 3000 km sous la surface. C’est ce qui fait dériver les pôles magnétiques. 

Le modèle permet de corriger la direction indiquée par la boussole afin de retrouver le nord géographique, qui est fixe.

La découverte du Nord magnétique, dans le nord du Canada, date de 1831.

Les scientifiques des agences atmosphériques américaine et britannique (NOAA et BGS) ont publié lundi une mise à jour urgente du modèle, avant une prochaine actualisation normale fin 2019.

Concrètement, si on comparait la direction indiquée par l’aiguille d’une boussole depuis la France entre aujourd’hui et il y a deux siècles, il y aurait une différence d’une vingtaine de degrés, explique à l’AFP Arnaud Chulliat, géophysicien à l’Université du Colorado à Boulder et à la NOAA.

« C’est un mouvement très lent mais qui est bien réel. Sur plusieurs décennies, cela peut atteindre plusieurs degrés », dit-il.

Ce décalage n’a pas beaucoup d’importance dans les latitudes les plus peuplées, mais « près du pôle magnétique, le changement est plus rapide ». 

Le Nord magnétique, au fil des siècles, s’est déplacé de façon plus ou moins imprévisible dans les archipels du Grand nord canadien. Depuis la fin du XIXe siècle, il file en direction de la Sibérie. Depuis les années 1990, le mouvement s’est accéléré, à travers l’océan Arctique, la vitesse passant d’environ 15 km/an à 55 km/an aujourd’hui.

Comment mesure-t-on ce champ magnétique ? Les chercheurs se rendaient autrefois sur la banquise pour réaliser des mesures et localiser le Nord magnétique, l’endroit où l’aiguille d’une boussole pointerait exactement à la verticale. Arnaud Chulliat et des collègues ont fait une telle expédition en 2007. Des observatoires mesurent aussi le champ magnétique.

Mais les données les plus utilisées aujourd’hui viennent des trois satellites Swarm, lancés par l’Agence spatiale européenne en 2013.

https://www.lapresse.ca/

L’étrange phénomène provoqué par notre usage excessif du smartphone


Certains jeunes sont touchés par un trouble du sommeil relié au smartphone. C’est le fait d’envoyer des textos incompréhensibles sans s’en souvenir le lendemain. Ce genre phénomène devrait alerter l’utilisateur d’éloigner leur téléphone hors accès.
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L’étrange phénomène provoqué par notre usage excessif du smartphone

© getty.

D’après une récente étude, près de 25% des étudiants auraient déjà envoyé des SMS dans leur sommeil. Parmi ceux-ci, ils sont près de 72% à ne pas s’en souvenir du tout. Ce phénomène aurait fait son apparition à cause de notre usage démesuré du smartphone et toucherait plus particulièrement les jeunes.

Vous est-il déjà arrivé de découvrir que vous aviez envoyé un SMS alors que vous êtiez en train de dormir? Si oui, sachez que vous n’êtes pas seul. D’après une récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Villanova, en Pennsylvanie, le fait d’envoyer des textos pendant son sommeil serait en hausse, en particulier chez les jeunes. Après avoir étudié les habitudes de 372 étudiants avec leur téléphone portable, ils ont en effet découvert que 25% d’entre eux avaient déjà envoyé des messages en dormant. Et parmi ceux-ci, 72% ont déclaré ne pas s’en souvenir. Mais rassurez-vous, contrairement aux messages envoyés lorsqu’on a bu un verre de trop, et qu’on fini généralement par regretter le lendemain matin, les SMS nocturnes consistent généralement en un charabia incompréhensible.

Un trouble du sommeil

Selon Angela, experte en sommeil chez Nectar Sleep, ce phénomène est une forme de « parasomnie », qui englobe un certain nombre de troubles du sommeil, comme le somnambulisme ou encore l’hyperphagie nocturne [manger dans son sommeil, NDLR] et qui survient pendant la phase de sommeil paradoxal », a-t-elle expliqué au site britannique Metro.

Son apparition serait principalement due à notre utilisation démesurée du smartphone. D’après une étude menée par la Mutualité libérale, près d’un adolescent sur deux se dit « accro » à son téléphone et aux réseaux sociaux

Conséquences néfastes

Le fait d’envoyer des messages noctures peut également avoir des conséquences sur la qualité de notre sommeil.

« La sonnerie ou la vibration du téléphone portable indiquant qu’un appel est arrivé réveille le dormeur qui répond instinctivement au message. Cette action peut se produire une ou plusieurs fois au cours du cycle du sommeil, affectant ainsi la qualité et la durée du sommeil de l’individu », peut-on lire ainsi dans le Journal of American College Health.

Comment l’éviter?

La seule solution pour éviter d’utiliser votre smartphone dans votre sommeil – et risquer d’envoyer n’importe quoi à votre boss – consiste évidemment à ne pas garder votre téléphone dans votre chambre. Si vraiment vous ne pouvez pas vous en passer, veillez alors à le déposer dans un endroit difficilement accessible depuis votre lit et à le mettre en silencieux ou en mode avion. De cette façon, vous ne risquerez pas d’être réveillé par une éventuelle sonnerie et de vous en emparer pour y répondre dans la foulée en mode pilotage automatique

.https://www.7sur7.be

Le Saviez-Vous ►Peut-on utiliser son téléphone portable dans une station essence ?


Cela me fait penser quand il était interdit d’utiliser les téléphones portables dans les hôpitaux. Même s’il arrive de temps à autre qu’une station d’essence explose, il n’est pas à ce jour prouvé que les cellulaires en soit la cause.
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Peut-on utiliser son téléphone portable dans une station essence ?

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Dans toutes les stations essence, on nous demande de ne pas utiliser notre téléphone portable. La recommandation tient plus du principe de précaution que du risque avéré.

Faire le plein d’essence revient à transvaser un liquide inflammable d’un réservoir à un autre. Et cela dégage des vapeurs explosives. Une simple étincelle, doublée d’un certain manque de chance, peuvent suffire à faire exploser la station essence toute entière. Ce type d’accident arrive plus souvent qu’on ne croit (une vingtaine de feux déclarés dans le monde chaque année). Cependant, pour l’heure, aucun téléphone portable n’a pu être incriminé.

La batterie du téléphone

Pourtant, dans la théorie, un simple téléphone portable peut enflammer la vapeur d’essence qui s’échappe du pistolet lorsqu’un automobiliste fait le plein. Une batterie entièrement chargée porte en effet en elle plusieurs millions de fois l’énergie nécessaire à la production d’une étincelle… susceptible de mettre le feu aux poudres. Dans la pratique, un téléphone portable n’est cependant pas censé émettre d’étincelles.

Le champ électromagnétique du téléphone

Peut-être alors que le champ électromagnétique émis par le téléphone pourrait déclencher un incendie ? Compte tenu du nombre d’antennes relais installées au sommet des plus grands indicateurs de prix des stations-services, notamment au Royaume-Uni, on peut en douter. Mieux vaut en tout cas rester prudent.

https://www.futura-sciences.com/

Notre smartphone est devenu notre troisième cerveau


Sommes-nous des homo smartphonicus ? Personnellement, je trouve le téléphone très pratique sans pour autant devenir une obsession. Comparer le cellulaire comme un troisième cerveau n’est pas exagéré à voir l’ampleur, le comportement des gens, pour une technologie qui n’est quand même pas si vieille.
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Notre smartphone est devenu notre troisième cerveau

 

© thinkstock.

Le smartphone prend une telle place dans nos vies aujourd’hui qu’il devient un « troisième cerveau », estime le chercheur français Pierre-Marc de Biasi.

Nous sommes tous devenus des « homo smartphonicus ». L’expression est de Pierre-Marc de Biasi, auteur du livre consacré: « Le troisième cerveau. Petite phénoménologie du smartphone« .

Influence réciproque

Comme le sous-titre l’indique, ce chercheur du CNRS écarte toute interprétation abstraite du phénomène et se limite à sa description et à son analyse stricte. Il s’attarde également à observer l’influence réciproque entre l’innovation technique/technologique et la culture, le comportement des individus, l’impact sur la société dans son ensemble.

Conscience, ventre et smartphone

Désormais, nous avons trois cerveaux, explique-t-il, relayé par L’Express. Le premier dans notre tête, le deuxième dans notre système digestif, siège du désir corporel, et le troisième dans notre téléphone: la conscience, le ventre et le smartphone. Il pointe les dangers de l’hyperconnexion et le pouvoir incroyablement addictif de l’outil:

« Le smartphone n’est pas seulement un médiateur confortable du réel, il devient notre point de vue, notre cadrage, la focale qui construit notre vision des choses », analyse-t-il. 

L’iPhone n’existe que depuis 10 ans

Il y a dix ans, seulement, Steve Jobs présentait le premier iPhone, une « révolution« .

« Depuis, le smartphone a su se rendre aussi indispensable que l’air que l’on respire », dénonce l’expert. « On ne l’éteint que forcé et contraint, on ne s’en sépare jamais, au point que certains parlent de pathologie addictive, d’amnésie, d’hyperconnexion et de confusion mentale », commente-t-il.

« Sujétion aveugle »

Selon Pierre-Marc de Biasi, le smartphone nous a appris à désapprendre mais la 5G fera carrément de nous « des assistés », des manipulés et « les sujets d’un véritable empire de la surveillance ». Mais « Le troisième cerveau » se veut surtout une réflexion sur un « comportement à risque »: la soumission aveugle et totale à cet objet fétiche.

https://www.7sur7.be/7s7/fr