CES 2020 : Découvrez Jennie, l’adorable robot-chien de compagnie plus vrai que nature


Pour apaiser, sortir de sa solitude, un animal est une bonne idée. Cependant, il faut être en mesure de s’en occuper aussi. Alors un chien-robot ? Certains trouvent que c’est une bonne idée, moi, je vois cela comme une façon de se donner de bonnes excuses pour ne pas être plus présent envers les personnes âgées.
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CES 2020 : Découvrez Jennie, l’adorable robot-chien de compagnie plus vrai que nature


Voici Jennie, le premier chien-robot de compagnie

Sa mission ? Apaiser les personnes qui souffrent de solitude ou d’anxiété.

Cette semaine a eu lieu à Las Vegas le Consumer Electronics Show 2020 (CES), l’une des plus grandes foires technologiques au monde. Comme chaque année, y sont dévoilées les toutes dernières innovations technologiques. Parmi elles, on a pu découvrir Jenny, un chiot Labrador de compagnie dont la particularité est… d’être un robot. Son but : apaiser les personnes qui souffrent de solitude ou d’anxiété.

C’est d’ailleurs en voyant sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer que Tom Stevens, fondateur et PDG de la startup de robotique Tombot a eu l’idée de créer Jenny.

Jenny alors plus vraie que nature

« L’histoire de ma mère n’est pas unique », explique-t-il lors de la conférence CES ajoutant que les personnes âgées ou/et atteintes de démence tirent beaucoup de réconfort de leurs animaux de compagnie. Problème, plus la maladie progresse, moins ils sont en mesure de prendre soin d’eux. C’est la où Jenny a tout bon puisqu’elle a beau aboyer, remuer la queue, le cou et les oreilles comme un vrai toutou, et même répondre aux commandes vocales et au toucher, ce chiot animatronique n’a, en revanche, nul besoin d’être sorti matin et soir et ne réclame jamais de croquettes. 

Jenny est une excellente alternative pour tenir compagnie aux personnes âgées

Tom Stevens a décidé de confier la création de son chien-robot à la compagnie Jim Henson Creature Shop, qui a déjà à son actif d’autres célèbres créatures animatroniques passées sur nos écrans comme Babe, le cochon, Docteur Dolittle et Les Muppets.

Jenny vous a fait fondre ? Sâchez qu’elle est disponible en pré-commande pour 449 $ (405 euros).

https://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► Cette pièce de théâtre qui imaginait 2020 il y a 100 ans était vraiment visionnaire


À la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, il y a un manuscrit écrit en 1920, intitulé en 2020. Un siècle nous sépare avec cette pièce de théâtre. L’auteur a imaginé un homme de 1920 qui est transporter à notre époque. Sa créativité est surprenante, car il parle de tasers, de robot aspirateur, l’émancipation de la femme, de téléphone avec une caméra… Par contre, il s’est trompé sur certains point comme la disparition des dentistes ..
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Cette pièce de théâtre qui imaginait 2020 il y a 100 ans était vraiment visionnaire


En 55 pages, Henry De Gorsse imagine un Paris futuriste mais pas si éloigné de notre quotidien actuel.

Les robots aspirateurs, les tasers des forces de l’ordre ou encore Skype: tout cela, Henry De Gorsse l’avait imaginé il y a un siècle!

Par Clément Vaillant

Vous vous êtes peut-être déjà demandé comment on imaginait le futur -et en l’occurrence le monde d’aujourd’hui- il y a un siècle?

«En l’an 2020 ou la merveilleuse aventure de Benjamin Pirouette nous donne de précieuses indications à ce sujet. Cette pièce en trois actes imaginée par Henry De Gorsse a été jouée pour la première fois au Théâtre du Châtelet à Paris le 10 décembre 1920.

Le HuffPost s’est replongé dans le manuscrit de ce texte inédit et nous avons eu quelques surprises. Avant de dévoiler ces étonnantes prophéties, il convient de revenir brièvement sur le synopsis de cette pièce de théâtre.

Une recette miracle pour ralentir le vieillissement

En 1920, le Docteur Fox trouve le moyen de liquéfier l’air et ainsi conserver vivants pendant un nombre indéfini d’années tous les êtres que l’on plonge dans cette préparation extraordinaire. Après avoir mené des tests sur des animaux de tout poil, il cherche un cobaye humain, mais ses annonces dans la presse demeurent sans réponse… jusqu’au jour où un certain Benjamin Pirouette tombe dessus. Cet employé de ministère veut en finir car il ne supporte plus sa femme qui lui mène la vie dure. Il décide de répondre à l’annonce du journal et se fait injecter le sérum «X.B.T. 43», dont la propriété est de ralentir le fonctionnement du cœur.

En plus d’empocher un joli pactole de 100 000 francs, Pirouette gagne une sieste d’un siècle et se réveille donc en 2020 au Muséum d’histoire de Paris. La suite est tout aussi passionnante qu’intrigante.

Les tasers de la police prophétisés 52 ans avant leur création

À peine sorti de la cuve dans laquelle il était conservé, Benjamin Pirouette fait face à des policiers d’un nouveau genre. Ces derniers repoussent la foule venue observer le spectacle à l’aide de ce qui ressemble beaucoup aux pistolets à impulsion électrique de type Taser.

«Les agents font usage de leurs bâtons d’étincelles électriques qui fait hurler et danser ceux qui s’avancent trop», peut-on lire dans le manuscrit d’Henry de Gorsse.

L’auteur, qui est également un ami d’Edmond Rostand, avait vu juste. Il avait pressenti l’arrivée de cette arme 52 ans avant son invention par l’Américain Jack Cover en 1972.

L’émancipation de la femme

Dès ses premiers pas dans le Paris de 2020, le personnage principal fait la rencontre de Mme Leverdier qui – permettez-nous de divulgâcher – deviendra sa nouvelle compagne. D’ailleurs, en 2020, ce ne sont plus les hommes qui demandent la main de leur épouse… mais l’inverse!

Henry De Gorsse pressentait l’émancipation de la femme et multiplie les références à ce sujet dans son œuvre. Ainsi, Madame Leverdier n’est absolument pas femme au foyer: elle est à la fois banquière, avocate, ingénieure, médecin et députée, tout en même temps!

«Messieurs, il était bien juste qu’après vingt siècles d’asservissement et d’inutilité, la femme eût, au XXIe siècle la place qui lui est due!», lâche-t-elle dans une réplique.

L’ancêtre de Skype et la conquête de Mars

Lorsque Mme Leverdier cherche à séduire Benjamin Pirouette, elle le fait par téléphone équipé d’une caméra. Qui aurait imaginé que l’on prophétise Skype… en 1920? Une situation qui désempare Benjamin Pirouette dans la pièce de théâtre. Et il n’est pas au bout de ses peines.

En 2020, les trottoirs de la capitale sont métamorphosés. Terminé le bitume, l’heure est désormais aux «chemins roulants», des sortes de tapis mécaniques qui permettent aux piétons de se déplacer rapidement. Et si Henry De Gorsse avait été un peu trop optimiste quant à leur développement dans tout Paris, ces «escaliers roulants plats» existent bien dans les aéroports.

Pour rester dans le domaine des technologies, l’auteur de la pièce voyait juste concernant la conquête spatiale et notamment le projet d’envoyer un homme sur Mars. Dans «En l’an 2020», le lancement d’une «fusée obus» vire au fiasco et l’homme doit se résoudre à vivre sur Terre dans l’attente d’un projet plus abouti.

Des vegans et des robots aspirateurs

Si vous avez la flemme de faire le ménage/pas le temps/*insérez ici une excuse* vous avez sans doute déjà envisagé la possibilité d’acheter un robot aspirateur. Un appareil que possède justement Madame Leverdier dans notre fameuse pièce de théâtre.

«Qu’est-ce que c’est ça? Un tank?», se demande Benjamin Pirouette, dont la naïveté prête à sourire.

En 2020, la consommation de viande a disparu car la nourriture a été entièrement remplacée par des pilules.

«Des pilules d’ozone… d’hydrate de carbone… de phosphore: six d’entre elles suffisent à la nourriture quotidienne d’un adulte», explique-t-on à Benjamin Pirouette qui ne cache pas sa déception: «Plus d’entrecôtes… Plus de frites… Plus rien quoi!» Il finira par vider une boite de pilules dans sa bouche, «l’équivalent d’un bœuf entier».

Un excès de gourmandise qui lui vaudra une belle frayeur et… un lavage d’estomac.

Les mariages «déshumanisés» et la disparition des dentistes

Si Henry De Gorsse a multiplié les prophéties justes, il s’est en revanche trompé sur certains points. L’auteur imaginait que l’acte de mariage deviendrait totalement déshumanisé au point de voir disparaître le maire (ou son adjoint) au profit d’un phonographe qui enregistrerait la voix des mariés et stockerait leurs engagements sur un CD. Heureusement, nous n’en sommes (pas encore) là!

Tout comme les maires, les dentistes eux aussi n’ont pas disparu (et c’est tant mieux). Dans «En l’an 2020», ces derniers sont remplacés par des robots appelés des «odontoclastes». À l’aide de deux bras mécaniques, ils ceinturent le patient, tout en lui arrachant la dent préalablement sélectionnée sur un écran.

Un aller-retour au Brésil en trois heures

Comme de nombreux auteurs, Henry de Gorsse prophétisait lui aussi l’arrivée de la voiture volante pour le XXIe siècle… à tort. Dans sa pièce de théâtre, les aéronefs volent dans les airs et permettent même de faire un aller-retour au Brésil en trois heures (le rêve).

Interpellé par Benjamin Pirouette sur ces étonnantes évolutions, un chauffeur de taxi tient cette phrase qui a une résonance particulière à l’heure de la difficile cohabitation entre vélos, voitures, trottinettes et piétons: «

toute la locomotion de Paris se fait à travers l’espace! Sans ça il y a beau temps que tous les piétons seraient écrabouillés.»

Enfin, Henry De Gorsse semblait persuadé qu’en l’an 2020, la peine de mort serait encore en vigueur en France. Son personnage principal risque la peine capitale, alors qu’il est accusé de bigamie après un malheureux concours de circonstances (sa femme de 1920 débarque elle aussi en 2020). Heureusement depuis, Robert Badinter est passé par là…

En 1920, cette pièce de théâtre séduit la critique qui y voit une belle allégorie du progrès.

«Allez voir au Châtelet les maisons à vingt étages, les trottoirs roulants, les aéronefs et la machinerie compliquée qui a remplacé la main-d’œuvre humaine», écrit en décembre 1920 le journal «Excelsior».

«Comme il serait aisé d’y faire tenir, avec la critique du temps présent et de tous les temps passés, une forte synthèse des plus hautes conceptions humaines», commente de son côté «Comœdia», tout en nous offrant une illustration (ci-dessous) de ce à quoi pourrait ressembler 2020.

Pour «Comœdia», la pièce d'Henry de Gorsse offre «une vue de Paris de 2020, avec ses trottoirs roulants à l'infini transportant les voyageurs dans toutes les directions.»

RETRONEWS

Pour «Comœdia», la pièce d’Henry de Gorsse offre «une vue de Paris de 2020, avec ses trottoirs roulants à l’infini transportant les voyageurs dans toutes les directions.»

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir davantage sur ce texte, inutile de le chercher en ligne ou de le demander à votre libraire. Le précieux manuscrit n’est disponible qu’en consultation à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP). Vous aurez l’opportunité le temps de quelques heures de parcourir un livre unique.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/


Voici ce qu’a appris une équipe de robots à travers 500 millions de parties de cache-cache


5 millions de parties pour jouer à cache-cache entre deux équipes de robots (des avatars) dotés d’intelligence artificielle : les bleus et les rouges. 75 millions de parties de plus, ils ont appris a utilisé leurs environnements pour se cacher ou trouver selon l’équipe. Ces robots virtuels ont pu donc créer des stratégies pour gagner..
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Voici ce qu’a appris une équipe de robots à travers 500 millions de parties de cache-cache

Les robots virtuels d'OpenAI jouent à cache-cache.

Les robots étaient propulsés par OpenAI Five, un système informatique composé de cinq réseaux de neurones artificiels indépendants qui prennent des décisions de façon autonome et apprennent de leurs erreurs afin de développer des nouveaux comportements.

Radio-Canada

On peut apprendre beaucoup sur le processus décisionnel de robots propulsés par l’intelligence artificielle en les observant lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes. C’est ce qu’a fait l’équipe de recherche du laboratoire d’intelligence artificielle OpenAI avec sa dernière expérience, qui consistait à simuler des centaines de millions de parties de cache-cache entre deux équipes de robots.

Les règles du jeu étaient simples. Une équipe d’agents virtuels devait se cacher tandis que l’autre devait les trouver. Le nombre de membres de chaque équipe variait aléatoirement entre un et trois.

Les avatars étaient placés dans une arène fermée où se trouvaient des boîtes et des rampes manipulables. Ils avaient aussi la capacité de bloquer l’accès à ces objets à l’autre équipe afin qu’elle ne puisse pas les déplacer.

Les robots étaient propulsés par OpenAI Five, un système informatique composé de cinq réseaux de neurones artificiels indépendants qui prennent des décisions de façon autonome et apprennent de leurs erreurs afin de développer de nouveaux comportements.

OpenAI Five fonctionne avec l’apprentissage par renforcement, qui récompense l’algorithme lorsqu’il adopte les comportements recherchés. C’est d’ailleurs une technique qui sert à entraîner des animaux.

Pour les 25 millions de premières parties, les avatars qui devaient se cacher (l’équipe bleue) se sont simplement déplacés dans l’espace tandis que les avatars qui devaient les trouver (l’équipe rouge) les pourchassaient.

L’équipe bleue a ensuite compris qu’elle pouvait se servir des objets dans son environnement pour créer des forts impénétrables grâce aux objets qu’elle avait à sa disposition.

Les robots virtuels d'OpenAI construisent un fort.

Les robots construisent un fort.

PHOTO : OPENAI

75 millions de parties plus tard, l’équipe rouge a développé une contre-stratégie. Elle s’est mise à utiliser des rampes pour sauter par-dessus les obstacles.

L'équipe rouge de robots virtuels d'OpenAI se sert d'une rampe pour franchir une barrière.

L’équipe rouge se sert d’une rampe.

PHOTO : OPENAI

L’équipe bleue a riposté en cachant les rampes dans son fort avant de bloquer l’entrée avec les blocs. 

L'équipe de robots bleus d'OpenAI cache des rampes.

L’équipe bleue cache des rampes.

PHOTO : OPENAI

Quand une équipe apprend une nouvelle stratégie, elle crée une pression chez ses adversaires, qui doivent s’adapter. On peut faire une intéressante analogie avec l’évolution des êtres humains sur la terre, lors de laquelle il y avait une constante compétition entre les organismes, a expliqué l’un des membres de l’équipe de recherche d’OpenAI, Bowen Baker, en entrevue avec New Scientist. 

Se servir de bogues pour gagner

Bowen Baker a été surpris de voir à quel point l’intelligence artificielle pouvait s’adapter, peu importe les embûches.

Quand l’environnement de la simulation s’est élargi pour inclure davantage d’obstacles, l’équipe bleue avait de nouvelles boîtes plus allongées à sa disposition. Les robots pouvaient alors fabriquer des forts plus complexes et plus difficiles à pénétrer.

Ils ont aussi fini par comprendre qu’ils pouvaient bloquer l’accès aux rampes à l’autre équipe. OpenAI était alors certain que cela marquait la fin de l’expérience, mais l’équipe rouge a découvert un bogue qui lui permettait de franchir des barrières sans rampe.

Démonstration du « surf de boîte » des robots d'OpenAI.

Démonstration du « surf de boîte ».

PHOTO : OPENAI

Cette stratégie, baptisée surf de boîte par l’équipe de recherche, consiste à se déplacer sur une boîte après avoir grimpé dessus à l’aide d’une rampe qui ne pouvait être manipulée.

Selon OpenAI, cette séquence d’événements indique que l’intelligence artificielle pourrait avoir la capacité de proposer des pistes de solutions inédites à des problèmes dans le monde réel.

On veut que les gens imaginent ce qui se passerait si on organisait une compétition de la sorte dans un environnement bien plus complexe. Les comportements appris pourraient résoudre des problèmes pour lesquels nous n’avons pas encore de solution, a expliqué Bowen Baker au MIT Technology Review. 

L’équipe bleue a fini par trouver une stratégie infaillible pour gagner toutes les parties : bloquer l’accès à tous les objets, y compris les boîtes, avant de construire son fort.

https://ici.radio-canada.ca/

Ces mini-cerveaux humains ont été connec­tés à des robots et envoyés dans l’es­pace


C’est glauque !! Point vue éthique, je ne suis pas certaine, s’ils devraient continuer ce genre d’expérience. Des mimi-cerveau fait en laboratoire, mit dans des robots puis partir dans l’espace émet des ondes cérébrales comme des bébés prématurées.
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Ces mini-cerveaux humains ont été connec­tés à des robots et envoyés dans l’es­pace

par  Mathilda Caron 

D’après une étude publiée dans la revue scien­ti­fique Cell, des cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Cali­for­nie, à San Diego, ont créé des « mini-cerveaux » humains pour les placer dans des robots. Ils les ont ensuite envoyés dans l’es­pace, ajou­tait le New York Times le 29 août 2019.

Ces orga­noïdes ont été déve­lop­pés à partir de cellules souches dans le labo­ra­toire du biolo­giste Alys­son Muotri. Connec­tés à des robots en forme d’arai­gnées, ils se déve­loppent désor­mais d’une manière inat­ten­due dans la Station spatiale inter­na­tio­nale (ISS). L’équipe de cher­cheurs a décou­vert qu’ils trans­met­taient des ondes céré­brales simi­laires à celles d’un bébé préma­tu­ré…

« Mes collègues me disaient que ces choses ne seraient jamais conscientes », raconte Muotri. « Main­te­nant, je n’en suis pas si sûr », confie-t-il. Cette étrange décou­verte amène­rait les scien­ti­fiques à revoir les limites de leurs recherches sur ces « mini-cerveaux » et les problèmes éthiques qu’ils posent.

Source : Cell

https://www.ulyces.co/

20 000 images d’abus pédosexuels détectées par jour grâce au robot Arachnid


Le Canada a créé un robot des plus utile et il est utilisé dans plusieurs pays. Arachnid détecte plus de 100 000 images par mois de pornographie juvénile qui est ensuite des analystes humains doivent confirmer ou non s’ils s’agit bien de vidéos, images pédosexuels. Ensuite, une demande aux hébergeurs de retirer ces images. Malheureusement, certains hébergeurs sont lents à agir et d’autres ne font absolument rien. Depuis 2 ans et demi, ce robot à détecter 9 millions d’images potentiellement de la pornographie juvénile et il y a eu 4 millions de demandes de retrait.
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20 000 images d’abus pédosexuels détectées par jour grâce au robot Arachnid


20 000 images d’abus pédosexuels détectées par jour grâce au robot

SERDJOPHOTO VIA GETTY IMAGES

Lorsqu’une telle image est repérée, le robot envoie un avis à l’hébergeur lui demandant de la retirer immédiatement.

La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Toutes les 12 heures, le robot Arachnid, créé au Canada, détecte 10 824 nouvelles images d’abus pédosexuels sur Internet. Devant la prolifération de ce fléau sur le web, le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE), l’organisation à l’origine d’Arachnid, exhorte les entreprises de technologie à en faire davantage pour réduire l’accessibilité aux images d’abus pédosexuels.

Le terme Arachnid désigne une classe d’arthropode, dont fait partie l’araignée. Et comme celle-ci, le robot Arachnid tisse sa toile dans le monde virtuel pour détecter, à partir d’empreintes numériques, des images et des vidéos de pornographie juvénile.

Lorsqu’une telle image est détectée, le robot envoie un avis à l’hébergeur lui demandant de la retirer immédiatement.

Toutefois, ce ne sont pas tous les hébergeurs qui s’y conforment, comme l’a déploré René Morin, porte-parole du CCPE, en entrevue avec La Presse canadienne.

«Dans la majorité des cas, les hébergeurs vont obtempérer dans un délai de deux à trois jours, et les images vont être retirées. Car de se faire dire par une entité qui est proche des services policiers, que vous possèdez des images illégales sur votre serveur, ça ne vous donne pas envie de le laisser là. Il y a néanmoins un certain nombre d’hébergeurs qui vont agir moins rapidement, ou pas du tout.»

Le Centre canadien de protection de l’enfance demande aux entreprises du web de faire cause commune et à utiliser gratuitement l’application «Shield par Projet Arachnid».

«Si vous êtes un grand hébergeur comme Vidéotron ou Telus, et que certains de vos clients utilisent vos serveurs pour mettre des images de pornographie juvénile, vous ne le saurez pas nécessairement. Alors, on met une application de la technologie Arachnid à leur disposition pour qu’il puisse scanner leur serveur à la recherche de ce type d’images» a expliqué René Morin.

Selon le porte-parole du CCPE, les hébergeurs qui sont réticents contribuent à faire en sorte que des milliers de photos et de vidéos d’abus pédosexuels restent en ligne, «ce qui entraîne la revictimisation d’enfants ayant subi des abus sexuels.»

Au Canada, la loi oblige les fournisseurs d’accès internet et d’hébergement de contenu à rapporter tout incident de pornographie juvénile aux autorités policières.

La technologie développée par le Centre canadien de protection de l’enfance a attiré l’attention de plusieurs organisations dans le monde.

Des centrales de signalement d’exploitation sexuelle d’enfants aux États-Unis, en Finlande, en Suède, en Colombie, au Royaume-Uni et en Croatie, utilisent maintenant Arachnid.

Validé par des humains

Arachnid n’agit pas seul. Des analystes du Centre canadien de protection de l’enfance doivent valider chacune des images détectées par le robot. Ces employés voient défiler des milliers d’images de pornographie juvénile devant leurs yeux.

«Ce n’est pas léger comme travail, on est conscient de la charge émotionnelle associée à ce travail. Mais on tient à s’assurer de la qualité des données versées dans la base de données d’Arachnid, donc ça doit être vérifié par des humains»,  a indiqué M. Morin.

Arachnid détecte plus de 100 000 images différentes par mois. Selon M. Morin, si le robot repère toujours plus d’images, c’est par ce qu’il ne cesse d’évoluer et de s’adapter pour améliorer ses capacités, mais aussi parce qu’il y a malheureusement de plus en plus de sites web contenant de la pornographie juvénile.

Depuis son lancement il y a deux ans et demi, Arachnid a détecté plus de neuf millions d’images potentiellement associées à des abus pédosexuels et a formulé près de quatre millions de demandes de retrait à des hébergeurs dans le monde entier.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»


Être influenceur sur les réseaux sociaux peut s’avérer payant. Cependant, il y a beaucoup de tricherie. Des personnes vont acheter des abonnés et utilisés des robots pour des mentions, j’aime. Est-ce normal qu’une blogueuse sur Instagram passe de 294 à plus de 15 000 abonnés en 40 minutes ? Si on peut les reconnaître, il serait bien des éviter de ces tricheurs
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Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans le cadre d’une enquête de La Presse, s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ».

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE


ÉMILIE BILODEAU
La Presse

« Acheter des abonnés, c’est une pratique qui nuit aux gens qui travaillent vraiment fort pour avoir de vraies interactions sur Instagram », a réagi l’influenceuse Catherine Francoeur à la suite de la publication, hier, d’une enquête de cinq mois de La Presse pendant laquelle nos journalistes ont créé de toutes pièces un personnage sur Instagram.

The Pretty Runner s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ». Malgré ses méthodes controversées, elle a été approchée par des entreprises et par la Ville de Montréal, qui lui ont offert 3500 $ en argent et en cadeaux.

Catherine Francoeur est présente sur les plateformes YouTube et Instagram depuis huit ans, « avant même que le mot « influenceur » n’existe », dit-elle. Celle qui gagne sa vie grâce aux réseaux sociaux constate que son métier a changé au cours des dernières années.

« Sans dénigrer personne, au début, tout le monde se lançait sur YouTube et sur Instagram par passion parce que personne ne pouvait en vivre. Aujourd’hui, c’est sûr qu’il y a des gens qui trouvent attrayante l’idée de recevoir des trucs gratuits et des voyages. » – Catherine Francoeur, influenceuse

Mme Francoeur confirme que l’achat d’abonnés est « très présent » sur Instagram. « Sans les nommer, il y a des noms qui circulent dans le domaine », raconte-t-elle, refusant toutefois de dévoiler l’identité de ces personnes.

PL Cloutier, qui a été nommé l’influenceur préféré des 18-34 ans selon un sondage Léger l’année dernière, a aussi commenté le reportage publié dans La Presse.

« OMG ! ! Hahaha wow ! Moi-même je serais tombé dans le panneau je pense ! Les photos sont vraiment belles et y’a tellement d’effort dans ce compte que de vrais abonnés auraient fini par arriver avec le temps ! Presque déçu que ça arrête ! », a-t-il écrit sur le compte de The Pretty Runner, une fois sa véritable identité révélée, hier.

Il n’a pas été possible de le joindre au téléphone.

La blogueuse Mayssam Samaha a répliqué à son commentaire sur Instagram. « C’est pas vrai PL que les abonnés finissent par arriver parce que tu fais du beau contenu. Je considère mon contenu pas pire, j’y travaille fort et je n’ai jamais utilisé aucun service externe mais les abonnés n’arrivent malheureusement pas. »

Mayssam Samaha est l’auteure du blogue Will Travel for Food. Elle est inscrite à Instagram depuis huit ans et elle publie régulièrement des photos de cuisine et de voyage. Malgré tout, elle ne compte que 5127 abonnés.

« C’est un peu frustrant comme ancienne sur Instagram de voir des comptes qui débutent et qui me dépassent en nombre d’abonnés. Je sais à quel point c’est difficile d’en gagner de nouveaux. » Mayssam Samaha, blogueuse, en entrevue avec La Presse

La blogueuse est tout de même satisfaite du travail d’Instagram qui élimine beaucoup de faux abonnés sur sa plateforme, dit-elle. Toutefois, elle trouve que le réseau social pourrait être plus sévère envers ceux qui utilisent des outils pour gonfler leurs abonnés, leurs mentions « J’aime » ou leurs commentaires.

« Je trouve que ceux qui achètent des abonnés ne sont pas pénalisés du tout. Peut-être qu’Instagram pourrait suspendre leur compte pendant quelques jours ou quelques semaines. Les gens qui dépendent de leur compte, ça les affecterait davantage. »

The Pretty Runner a acheté 15 000 abonnés pour 75 $ lors de l’enquête qui a débuté en décembre dernier. Lorsque son compte est passé de 294 à 15 500 abonnés en 40 minutes, il n’a en effet jamais été bloqué.

ET LES AGENCES ?

Hier, l’agence de communication Tact Intelligence-conseil a fait circuler le reportage de La Presse parmi tous ses employés.

« C’était presque un devoir que tout le monde lise ça. En même temps, personne n’est tombé en bas de sa chaise », explique Daniel Matte, associé fondateur de l’agence.

M. Matte confirme qu’il n’existe aucun outil fiable à 100 % pour vérifier la crédibilité d’une personne sur Instagram. Pour cette raison, l’agence travaille souvent avec le même petit bassin d’influenceurs avec lesquels s’est développée une relation de confiance.

Le reportage, qui a montré la facilité avec laquelle on peut s’acheter des abonnés et des « J’aime », va assurément remettre en question la collaboration avec de nouveaux influenceurs, dit M. Matte.

« Mais je dois dire qu’on faisait déjà preuve de prudence. Tout le monde peut s’improviser influenceur. Il y a des gens qui sont partis de zéro, ils sont de réels influenceurs et leur contenu est intéressant. Mais vous avez fait la démonstration qu’il peut aussi y avoir beaucoup de faux là-dedans. »

L’agence Kabane a également diffusé l’enquête de La Presse sur sa messagerie interne et les employés ont pu la commenter. Là encore, les pratiques litigieuses divulguées dans le reportage étaient connues des employés.

« Ce reportage va ouvrir les yeux du grand public sur ce qui se passe avec les comptes Instagram qui paraissent si beaux, mais qui sont vides en fait, a dit Thomas Picos, président de l’agence. Si on éduque le grand public, ça veut dire qu’on éduque les clients d’agence. De ce fait, les agences vont aussi devoir adopter de meilleures pratiques et s’améliorer. »

https://www.lapresse.ca/

Vaccins: des robots en ligne alimentent la désinformation


La rougeole augmente même au Canada. Il est triste de voir que la désinformation semble gagner du terrain. Il semble qu’en plus des robots se mettent de la partie.
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Vaccins: des robots en ligne alimentent la désinformation

 

L'administratrice en chef de la santé publique a... (PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

L’administratrice en chef de la santé publique a souligné que les acteurs malveillants en ligne peuvent être très efficaces pour alimenter la méfiance des parents.

PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La Presse Canadienne
Ottawa

 

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada a déclaré que l’émergence de robots en ligne conçus pour semer la méfiance complique encore davantage la lutte contre la désinformation liée aux vaccins.

La docteure Theresa Tam a affirmé que des robots répandaient des fausses déclarations sur la vaccination. Elle a ajouté que la désinformation sur les médias sociaux était au moins en partie responsable de la progression de 300 % des cas de rougeole observée cette année.

L’administratrice en chef de la santé publique a souligné que les acteurs malveillants en ligne peuvent être très efficaces pour alimenter la méfiance des parents, semer des doutes et persuader les gens à tort qu’un débat sur la vaccination est en cours entre experts fiables de la santé publique.

S’adressant aux journalistes après un événement vendredi à Ottawa, Mme Tam a expliqué que le niveau de vaccination au Canada pourrait baisser par rapport à son niveau actuel – qu’elle a décrit comme n’étant pas assez élevé, bien que pas épouvantable.

Elle affirme que toute personne peut être victime d’informations erronées en ligne, car même une courte exposition à ces informations peut changer l’idée de quelqu’un. L’administratrice en chef de la santé publique est particulièrement préoccupée par le fait que de 20 à 30 % des parents se posent des questions sur les vaccins.

Mme Tam a dit que la clé était de s’assurer que les parents qui ont des questions obtiennent des réponses fiables fondées sur des données scientifiques de la part de prestataires de santé.

https://www.lapresse.ca/