Fausses nouvelles, conséquences réelles, déplore un journaliste ukrainien


Une vraie épidémie la propagation de fausses nouvelles  surtout avec Internet. En politique, il peut y avoir des conséquences graves. On ne devrait pas propager des nouvelles, en politique ou autre, surtout s’ils viennent de sites douteux ou du moins vérifier l’information s’il est elle valable pour le simple fait d’avoir des commentaires inutiles.
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Fausses nouvelles, conséquences réelles, déplore un journaliste ukrainien

 

Evgeniy MaloletkaEvgeniy Maloletka / The Associated Press

Par Vicky Fragasso-Marquis, La Presse canadienne

WASHINGTONLes fausses nouvelles qui circulent abondamment sur le web peuvent avoir des effets bien réels.

La propagande russe, qui s’est propagée comme une traînée de poudre en Ukraine dans les dernières années, a mené à un «conflit sanglant», déplore un journaliste ukrainien, qui invite les autres pays à sévir contre les fausses nouvelles et les trolls à la remorque du gouvernement russe.

Ruslan Deynychenko a fait cette mise en garde jeudi, à Washington, en marge du congrès annuel de l’Online News Association (ONA), un événement qui accueille chaque année quelques milliers de journalistes de partout dans le monde pour discuter du journalisme sur les plateformes numériques.

M. Deynychenko est le cofondateur de «Stop Fake.org», un site internet ukrainien qui tente de démentir certaines fausses nouvelles circulant dans les médias d’information et les émissions de style «talk-show» en Russie.

Il encourage les pays à passer à l’action, contrairement à l’Ukraine, qui a fait une «énorme erreur» en accueillant cette ingérence dans la plus grande indifférence, a-t-il soutenu.

Ce conseil vise directement les États-Unis, où plusieurs enquêtes sont ouvertes sur la possible ingérence russe lors de la dernière élection présidentielle.

Le Canada semble pour l’instant avoir été à l’abri de ce phénomène, mais M. Deynychenko encourage le gouvernement à la plus grande prudence.

«Il n’y a pas de recette unique pour tous les pays. Mais tous les pays doivent être vigilants sur ce problème et doivent être au courant que cela peut arriver», a-t-il dit en entrevue, peu après la conférence à laquelle il participait.

«La recommandation numéro un est de ne pas ignorer, d’essayer de découvrir qui essaie d’influencer, quels sont les messages qu’ils veulent envoyer, quels sont les partis politiques qu’ils veulent appuyer dans votre pays.»

En Ukraine, le gouvernement a carrément choisi d’interdire la télévision et les médias sociaux russes sur son territoire, ce qui est la bonne approche selon M. Deynychenko.

«Quand on va dans un restaurant qui sert de la mauvaise nourriture, après quelques fois, on le ferme. Là, ces organisations empoisonnent notre cerveau», a-t-il illustré lors de la table ronde.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, s’était montrée sensible à cet enjeu récemment.

«Ce n’est pas un secret, et les officiels américains l’ont dit publiquement, et même (la chancelière allemande) Angela Merkel l’a dit publiquement, qu’il y a eu des efforts du côté de la Russie, de déstabiliser la démocratie dans l’Ouest. Et je pense que ça ne doit pas être une surprise si les mêmes efforts (sont déployés) contre le Canada», avait-elle déclaré en mars dernier.

La ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, avait toutefois dit le lendemain qu’il n’y avait aucun cas de «tentatives directes d’influencer la démocratie».

Facebook et Google blâmés

Parmi les autres panélistes, la journaliste finnoise Jessikka Aro, reporter du réseau public d’information en Finlande, a longtemps enquêté sur les trolls des médias sociaux liés aux intérêts russes et elle en a subi de durs contrecoups.

Selon elle, les géants du web devraient cesser d’être «complices» de ces organisations.

«Facebook aide et favorise ce genre d’activités», a-t-elle déclaré.

Pendant la campagne électorale de 2016, plus de 100 000 $ US de publicités ont été payés par des comptes Facebook liés à environ 470 faux comptes, avait révélé l’entreprise en septembre dernier.

«Notre analyse suggère que ces comptes et ces pages étaient liés ensemble et qu’ils venaient probablement de la Russie», avait écrit Alex Stamos, responsable de la sécurité chez Facebook.

Facebook dit avoir depuis amélioré ses pratiques, notamment pour freiner l’influence des pages qui partagent de fausses nouvelles ou des manchettes qui «dissimulent ou exagèrent l’information». Jeudi, l’entreprise a d’ailleurs indiqué qu’elle testait une nouvelle fonction qui permettrait aux utilisateurs de mieux identifier la provenance de certaines nouvelles.

L’organisation a annoncé cette semaine qu’elle enverrait un représentant témoigner devant les comités du Congrès américain qui enquêtent sur la possible ingérence russe dans la campagne de 2016.

http://journalmetro.com

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Le Saviez-Vous ► L’homme qui se cache derrière les emojis


Tout le monde connaît les emojis. Dans les débuts, ce fût très modeste et l’inventeur a changé la façon de communiquer dans les messages sur Internet. Ce que trouve dommage c’est le créateur ne retire rien de ses petites images, au moins le Museum of Modern Art show, à New York a quand même reconnu sa valeur
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L’homme qui se cache derrière les emojis

 

Sarah Winkel

© thinkstock.

Les emojis sont partout: ils servent à illustrer nos messages, exprimer nos émotions, et sont même les vedettes d’un film d’animation. Mais qui est l’inventeur qui se cache derrière ces petits symboles?

© ap.

Les emojis doivent leur existence au japonais Shigetaka Kurita. En 1998, alors âgé de 25 ans il crée la première série de 176 symboles pour la compagnie japonaise NTT DoCoMo.

« C’est moi qui en ait eu l’idée. Si je ne les avait pas inventé, quelqu’un aurait fini par le faire », explique-t-il.

A l’époque, NTT DoCoMo lançait « i-mode », son premier système de messagerie internet, qui limitait les utilisateurs à n’utiliser que 250 caractères dans leurs messages. Les emojis se sont alors imposés comme la solution permettant de communiquer plus facilement en utilisant moins de mots.

« C’était le commencement des messageries numériques, et j’ai réfléchis à ce qui était nécessaire », explique encore Kurita.

Succès phénoménal

Dès le lancement de « i-mode », les emojis connaissent un véritable succès au Japon. Leur nom combine d’ailleurs les mots japonais pour « image » et « lettres ».

Le premier set d’emojis créés par Shigetaka Kurita comprenait notamment des symboles météorologiques, des panneaux de signalisation, ainsi que cinq visages avec cinq émotions différentes : la joie, la colère, la tristesse, la surprise et l’incompréhension.

Des sociétés occidentales, comme Apple et Google se sont ensuite emparés des emojis, et les ont fait découvrir au monde entier, mais leur créateur sait que c’est un peu grâce à lui que tout a commencé.

« Les japonais sont toujours en avance sur notre temps », estime-t-il.

« Le pouvoir de changer le monde »

En 20 ans, les petits symboles ont pourtant bien évolué, et Shigetaka Kurita ne se sent plus vraiment concerné par son invention. Il ne touche pas d’argent grâce au succès des emojis, et n’est pas vraiment connu au Japon en dehors de la communauté technologique. Mais l’année dernière, son nom a été cité dans une exposition du Museum of Modern Art show, à New York.

« J’ai été impliqué là-dedans, même si je ne suis ni un artiste, ni un designer. Le musée a vu de la valeur dans ce design qui a le pouvoir de changer le mode de vie des gens ».

http://www.7sur7.be

Pourquoi une filiale de Google lâche-t-elle dans la nature plus de 20.000 moustiques ?


Une filaire de Google va laisser s’envoler 20.000 moustiques mâles atteint par une bactérie qui se retrouve dans la nature. Ces mâles stériles iront « féconder » les femelles dont les oeufs ne seront pas viables. Ceci est pour venir à bout des virus que les femelles peuvent transmettre à l’être humain
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Pourquoi une filiale de Google lâche-t-elle dans la nature plus de 20.000 moustiques ?

 

Moustiques de l'espèce Aedes aegypti

L’espèce de moustiques Aedes aegypti est vectrice de nombreuses maladies dont le virus Zika, la dengue et le chikungunya.

©FELIPE DANA/AP/SIPA

Verify Life Science a annoncé le 14 juillet 2017 avoir commencé à lâcher en Californie plus de 20.000 moustiques afin de lutter contre le virus Zika, la dengue et le chikungunya.

Comment lutter à grande échelle et sans pesticide contre le moustique tigre, l’espèce vectrice entre autres joyeusetés du Zika, de la dengue et du chikungunya ? La filiale de Google Verify Life Science pense avoir trouvé la solution et a annoncé le 14 juillet avoir commencé à lâcher dans le comté de Fresno (Californie) plusieurs milliers de moustiques mâles (Aedes aegypti) préalablement stérilisés.Baptisé « Debug Fresno » le projet repose sur un postulat simple : diffuser dans la nature une quantité importante de moustiques censés féconder les femelles. Les œufs pondus étant non viables, l’expérience doit consécutivement entraîner une réduction du nombre d’individus et ainsi contribuer à lutter contre les maladies véhiculées. Les lâchés sont prévus pour durer tous les jours avant l’aube et ce pendant 5 mois, à raison de plusieurs milliers de moustiques par semaine.

Une expérience ne présentant pas de danger pour l’Homme

Pour stériliser les moustiques mâles, le projet Debug Fresno a utilisé la bactérie Wolbachia, laquelle est présente dans environ 60% des insectes dans la nature. La technique a déjà été mise en oeuvre au Brésil et en Colombie au début de l’année 2017.

Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), recourir à cette méthode « n’implique aucune modification génétique des moustiques » et les bactéries Wolbachia « n’infectent ni l’être humain ni les autres mammifères ».

Pour l’heure il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir si vous vous rendez en Californie pendant la période estivale. Quant aux piqûres elles ne sont le fait que des femelles moustiques et non des mâles. 

https://www.sciencesetavenir.fr/n

467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


Grâce aux satellites Google, les scientifiques ont découvert une multitude de forêts qui laisse à penser que les zones arides ont un grand potentiel ainsi que la restauration des forêts
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467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


 

Voilà une nouvelle à laquelle personne ne s’attendait : la Terre abriterait 467 millions d’hectares de forêts dont on ignorait totalement l’existence. Une découverte spectaculaire qui pourrait bousculer les perspectives écologiques à venir, et dans le bon sens !

Explications.

Source : Shutterstock

Missionnés par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (la FAO), les scientifiques à l’origine de cette enquête ont notamment eu accès aux données satellites de Google. Ce qu’ils ont découvert a dépassé toutes leurs espérances.

L’objectif initial était d’établir un nouveau recensement des forêts, plus précis, dans les zones arides de notre planète. Conclusion : ces territoires accueilleraient 1 079 millions d’hectares de forêt, soit 467 de plus que ce qu’affirmaient les précédentes estimations !

Source : Shutterstock

À l’échelle du globe, ce chiffre correspond toute de même « à une augmentation de la superficie mondiale des forêts d’au moins 9%… »

Les scientifiques s’attendaient à toutes les conclusions, mais certainement pas à celle-là. Jean-François Bastin, chercheur belge au sein de la FAO et collaborateur scientifique de l’Université libre de Belgique :

« J’étais le premier étonné de ces estimations. C’est en effet surprenant de mettre encore en évidence aujourd’hui des superficies de forêt non rapportées précédemment pour une surface équivalente à la forêt amazonienne »

Source : Shutterstock

Comme le souligne un communiqué diffusé le 12 mai 2017 par l’Université libre de Belgique, certaines régions du monde ont été particulièrement riches en surprises :

« Les différences sont particulièrement importantes en Afrique où les chiffres sont doublés. »

Mais, au delà de son aspect éminemment spectaculaire, cette découverte est surtout synonyme de nouvelles perspectives pour la recherche et l’écologie, comme le souligne Jean-François Bastin :

« En révélant le réel potentiel des zones arides en termes de couverture forestière, nos résultats et notre méthode apportent de nouvelles informations pour mieux comprendre les incertitudes actuelles dans le bilan carbone de la planète, et permettent le développement d’actions nouvelles pour la conservation et la restauration des forêts, et par conséquent, pour la lutte contre la désertification et le . »

Source : Shutterstock

Autrement dit, ces forêts immenses devraient amener les scientifiques à reconsidérer deux points essentiels : d’une part, la capacité des terres arides à accueillir de nouvelles forêts et, d’autre part, la quantité de gaz à effet de serre que la Terre, grâce à ses arbres, est capable de capter…

http://positivr.fr/

Une ferme à clics et ses 10000 portables


Une ferme de clics à quoi cela sert, si c’est pour donner des mauvaises informations sur des applications, des faux téléchargements et des faux « j’aime ». J’aurais aimé comprendre pourquoi, ils font ce genre de chose !
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Une ferme à clics et ses 10000 portables

 

Une ferme à clics et ses 10000 portables

En vidéo, dans les coulisses d’une « ferme à clics » chinoise spécialisée dans les faux avis d’applications.

Voici à quoi ressemble l’arrière-boutique d’une ferme à clics : des dizaines de smartphones montés en batterie, connectés à des ordinateurs de contrôle qui pilotent les clics, « like » et autres téléchargements de ces téléphones fantômes. A chaque action d’un « bot », une petite sonnerie retentit, et dans cette vidéo, il y a beaucoup de sonneries !

Selon le site ZeroHedge qui a publié la vidéo, cette ferme à clics est basée en Chine. Elle piloterait plus de 10 000 smartphones et serait capable de placer n’importe quelle nouvelle application dans le top 10 des plateformes de téléchargement.

 

Pour Google et Apple, ces « click farms » sont un fléau contre lequel il est difficile de lutter efficacement. Les propriétaires de fermes à clics industrielles sont maîtres dans l’art de passer sous les radars. Presque indétectables, leurs faux clics, faux avis et faux téléchargements sont générés dans la majorité des cas depuis l’Inde, le Pakistan ou la Chine.

Leurs effets sont ravageurs dans les classements des applis sur le Play Store ou l’App Store. Puisqu’une partie importante de l’écosystème mobile repose sur les clics et les avis des utilisateurs, c’est la crédibilité des plateformes de Google et Apple qui pourrait être remise en cause à terme. Sur les réseaux sociaux, le même genre de phénomène est plus ancien et plus généralisé. En mars, une étude d’universitaires américaines estimait que 9 et 15 % des 350 millions membres de Twitter n’étaient en fait que des robots. Sur Facebook, Instagram ou SnapChat, les pourcentages pourraient être similaires.

La chasse aux faux-comptes est désormais lancée, même sur mobile…

http://www.commentcamarche.net

Des experts se questionnent sur les droits et limites de l’utilisation des robots


On se croirait dans le film Robot, quelles sont les lois que l’on doit accorder au robot. Peuvent-ils prendre des décisions d’ordre moral ? Doit-on laisser l’intelligence artificielle agir où s’en remettre seulement à l’être humain ?
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Des experts se questionnent sur les droits et limites de l’utilisation des robots

 

L'humain est de plus en plus transformé par les technologies.

L’humain est de plus en plus transformé par les technologies. Photo : iStock

Quels droits les robots doivent-ils avoir? Qui est responsable des actions d’une machine autonome : son fabricant ou son propriétaire? Des experts se penchent sur ces questions, rendues pressantes par les récents développements technologiques.

Un texte de David Savoie aux Années lumière

Des participants du monde entier, dont des roboticiens, des philosophes et des ingénieurs, étaient réunis à l’Université Laval à Québec, cette semaine, pour discuter des robots et de tout ce que représente leur présence dans notre société.

Ici, pas question de robots tueurs, ceux qui pourraient soumettre l’humanité à l’esclavage ou l’annihiler, comme dans le cas des films hollywoodiens. Mais plutôt de considérations assez terre à terre : voitures autonomes, intelligence artificielle et robots utilisés dans des maisons de retraite comme compagnons pour aînés.

Les intervenants ne manquent pas d’exemples pour démontrer l’urgence de se doter de règles pour encadrer les robots, leur conception et leur statut.

Par exemple, le cas de véhicules autonomes, développés en ce moment par des compagnies comme Google et Uber. Que doivent faire les véhicules devant la possibilité d’un accident? Comment la machine peut-elle trancher lorsque des vies doivent être préservées? Cette décision devrait-elle reposer sur des humains plutôt que sur un automate?

Des machines au statut moral?

« Il y a une pression à trouver une solution face à ces problèmes », soutient Tomislav Bracanovic, professeur de philosophie des sciences et de l’éthique de l’Université de Zagreb, en Croatie.

Il n’y a pas d’encadrement comme c’est le cas dans d’autres disciplines académiques ou scientifiques, comme la médecine. Pourtant, la robotique pourrait avoir des impacts sérieux sur les êtres humains.

Tomislav Bracanovic, professeur de philosophie des sciences et de l’éthique à l’Université de Zagreb

Pour le philosophe, la robotique, particulièrement la biorobotique, est si avancée qu’elle porte la promesse de créer des êtres qui seront similaires à l’humain à plusieurs égards, ou même supérieurs à l’homme.

« C’est important : comment allons-nous traiter ces êtres et doivent-ils avoir un statut moral ou des droits pour éviter les abus? »

D’autres aspects ont aussi été évoqués durant les discussions, entre autres la question juridique. Charles-Étienne Daniel, doctorant en droit à l’Université de Sherbrooke, s’intéresse à la question de la robotique, un domaine où les lois canadiennes paraissent peu adaptées.

« Sur le plan du droit réglementaire, est-ce qu’on doit élaborer des catégories spécifiques à la robotique? Est-ce qu’on doit prévoir les différents risques qui peuvent se poser, comment ces cadres-là vont se mettre en place? » se demande-t-il.

Ces échanges entre des roboticiens, des ingénieurs et des philosophes constituent les débuts d’un dialogue entre les disciplines, selon Alexandre Pitti, qui est roboticien et maître de conférence à l’Université Cergy-Pontoise, en France.

Une voiture autonome est testée à Pittsburgh.

Une voiture autonome est testée à Pittsburgh. Photo : La Presse canadienne/Jared Wickerham

Une première mondiale

Un robot doit-il être soumis aux trois lois de la robotique, ces règles inventées par l’auteur de science-fiction Isaac Asimov, dans les années 40?

« Ce sont de vraies questions, parce que les robots, on est en train de les programmer, donc sur un plan pratique, il est important de penser les normes d’actions sociales et les régulations sociales », estime Marie-Hélène Parizeau, professeure de philosophie à l’Université Laval et organisatrice du colloque.

Elle est également la présidente de la Commission mondiale de l’éthique des connaissances scientifiques et des technologies (COMEST) de l’UNESCO. À l’issue de ces discussions, le comité va déposer un rapport en septembre au sujet de l’éthique des robots, qui sera remis aux États membres de l’UNESCO.

Une éthique pour les machines?

C’est une des questions qui est revenue régulièrement dans les discussions : comment établir la responsabilité juridique des machines, et comment un robot peut prendre une décision aux conséquences morales?

Plutôt que de s’attaquer de front à cette épineuse question, la professeure en ingénierie électrique de l’Université de Tel-Aviv Hagit Messer-Yaron propose de contourner le problème avec une charte qui vise à restreindre les décisions que pourraient prendre des machines. Une solution imparfaite, concède-t-elle, mais une approche pragmatique qui pourrait être mise en place rapidement.

La charte qu’elle propose couvrirait l’ensemble des situations : certains moments où la machine suit les algorithmes déterministes qui font partie de son programme, alors que dans d’autres circonstances – par exemple lorsqu’il est question de vie ou de mort – la machine ne prendrait pas de décisions, un être humain serait en charge de le faire. Et enfin, le robot décidera d’éléments avec peu ou moins d’impacts sur l’homme, comme le chemin le plus court à prendre, par exemple.

Selon elle, cela éviterait de devoir tenter de programmer les machines en fonction de critères moraux.

« Les décisions reposeraient sur des codes moraux qui existent déjà pour les hommes. Cette solution pourrait servir de cadre aux débats actuels à ce sujet », fait-elle valoir. « Je suis une ingénieure, je cherche une solution pratique », dit-elle en riant.

http://ici.radio-canada.ca/

Les «extropiens», ces chasseurs de mort


À la recherche de l’immortalité grâce à la technologie. Personnellement, j’aimerais vivre longtemps, pour voir mes petits enfants grandir, mais de là que la technologie remplace les morceaux défaillants ou ajouter des logiciels pour être plus performante, ça jamais ! Qui veut voir des dictateurs vivre 100 et plus … ? En plus, on parle de surpopulation, il y aurait plus encore plus de personnes âgées, sans compter le manque de ressources de la terre pour nourrir tout ce beau monde. Sans compter que ce serait les plus riches qui en profiteraient, là, un fossé de plus en plus grand entre riche et les moins nantis.
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Les «extropiens», ces chasseurs de mort

 

Pixabay  Domaine public

Pixabay Domaine public

Repéré par Xavier Ridel

Repéré sur New Republic

L’extropianisme, un courant du cherche à rendre les êtres humains immortels grâce aux technologies.

En ce moment même, des hommes cherchent à tuer la mort. Ceux qui se font appeler les «extropiens» placent ainsi tous leurs espoirs dans la science et les avancées technologiques qui, selon eux, permettront de devenir immortels et de réaliser l’impossible. Le site américain New Republic s’est longuement penché sur leur cas, en s’appuyant sur le livre To Be A Machine du journaliste Mark O’Connell.

Voilà comment Max More, philosophe et co-fondateur de l’extropianisme, décrit ce mouvement de pensée:

«Nous voyons l’humanité comme une phase de transition dans le développement évolutionnaire de l’intelligence. Nous défendons l’usage de la science pour accélérer notre passage d’une condition humaine à une condition transhumaine, ou posthumaine.»

Le courant philosophique en question n’est pas neuf. Ses principes de base, écrits par More, ont été publiés en 1993; et dès 1994, le magazine Wired publiait une très longue enquêtesur ces hommes en quête d’immortalité, cherchant à «devenir plus que des humains». Une quête qui, en dehors de toute idée métaphysique, est également motivée par les avancées technologiques, et la crainte d’être un jour dépassé par les machines.

Un business en pleine expansion

Il semble facile de voir dans l’extropianisme un ensemble d’idées absurdes et loufoques. Pourtant, les géants du numérique ont déjà investi des sommes colossales dans les recherches contre la mort. Dmitry Itskov, le milliardaire russe, est un grand partisan de ce courant de pensée. Il a notamment lancé le projet 2045 et déclarait à ce propos en 2015 dans L’Obs:

«Tout le monde aura le droit de vivre éternellement. Au pied du mur vous le ferez, car personne n’a envie de mourir. Ni vous ni moi.»

Il n’est pas le seul à s’être positionné sur le sujet et à rêver d’immortalité, puisque ces dernières années, Google s’est aussi lancé dans la course. En effet, Larry Page, le co-fondateur de l’entreprise, a investi 750 millions de dollars dans Calico, un laboratoire de recherche sur les technologies anti-âge. Et Ray Kurzweil, internationalement connu pour être en faveur du transhumanisme, a été nommé ingénieur en chef de la société.

Quitter le corps?

Les extropiens se subdivisent en deux camps. Ceux qui, d’un côté, souhaitent se libérer de leur enveloppe de chair (et, pourquoi pas, finir par faire migrer leur conscience dans un hologramme), et ceux qui veulent conserver leur corps en bonne santé le plus longtemps possible. Max More fait partie de cette seconde catégorie. Il a ainsi créé Alcor Life Extension Foundation, qui propose de cryogéniser des corps humains, mais aussi des animaux de compagnie. Pour l’instant, l’homme abrite 149 «patients», même si la science n’a pas encore trouvé le moyen de réanimer un corps.

Il paraît néanmoins essentiel de noter que l’extropianisme pose de nombreux problèmes, autant d’un point de vue philosophique que social. Si on se projette dans un futur où l’Homme verrait son espérance de vie atteindre les 100 ans, tout serait chamboulé. Le concept même d’enfance finirait par évoluer, la planète serait probablement surpeuplée, et le paysage politique serait totalement modifié. En outre, comme le notait le philosophe Bernard Stiegler pour Sciences et Avenir, au vu des prix exorbitants de ces technologies, on peut supposer que seuls les riches auront accès à l’immortalité, et qu’un fossé finira forcément par se creuser entre les différentes classes sociales. Sans compter que ce rejet de la mort et des imperfections ressemble fort à une dictature du bien-être, telle que l’esquissent ces quelques mots d’Itskov, parus dans l’Obs:

«Rendez-vous compte : il n’y aura plus de vieillards, plus de malades, et tout le monde sera beau.»

http://www.slate.fr