Les psychologues googlent-ils leurs patients?


Avec Internet, on peut apprendre beaucoup d’information sur une personne. D’ailleurs, nombre de futurs employeurs peuvent y jeter un coup d’oeil avant d’engager un candidat. Même pour des psychologues, psychiatres, certains vont aller sur Google pour vérifier l’identité ou pour avoir un aperçu sur leurs nouveaux patients. Cependant cela n’est pas recommandé. Ils peuvent avoir des préjugés et faussé leur analyse.
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Les psychologues googlent-ils leurs patients?

 

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Ce serait déconseillé, mais…

 

 

  • Par Fiona Tapp

Google peut se révéler très utile, mais aussi dévastateur.

Les employeurs l’utilisent pour se renseigner sur leurs futurs employés et s’assurer que leur profil correspond bien à la culture de leur entreprise. De même, une petite recherche rapide peut vous faire gagner du temps et vous rassurer avant un premier rendez-vous galant avec un parfait inconnu. Et quand vous cherchez un médecin, vous avez sans doute tendance à vérifier les notes et commentaires attribués au praticien chez lequel vous souhaitez vous rendre.

Et s’il vous googlait lui aussi?

Le HuffPost américain a demandé à plusieurs professionnels de la santé mentale de nous en dire plus sur leurs habitudes en la matière. Voici un petit aperçu ce qu’ils ont bien voulu nous confier.

Parfois… mais seulement en cas de nécessité absolue

La plupart des psychologues s’accordent à dire qu’il est déconseillé de googler un patient avant un rendez-vous, car cela peut constituer une violation de l’éthique professionnelle. Mais, pour des raisons de sécurité, il est parfois nécessaire de prendre certaines précautions.

« Je reçois souvent mes patients chez moi. Il est donc primordial pour moi de vérifier leur identité et de m’assurer que ce que j’ai entendu lors du premier entretien téléphonique correspond bien à la personne qui se présente », déclare Michele Moore, conseillère professionnelle, coach agréée et experte en relations, installée au Nouveau-Mexique. « Ce n’est pas pour autant que je vais les faire suivre par un détective privé. Une recherche rapide à partir de leurs noms, sur Google ou Facebook, suffit en général. Cela m’évite de trop m’immiscer dans leur vie privée et aussi de me faire des idées préconçues. »

Il y a toujours un risque, certes peu probable, que vous sachiez quelque chose avant que le patient ne l’apprenne ou même qu’il vous en parle. Comment gérerez-vous ce genre de situation? Robin Hornstein, psychologue

Sheri Heller, travailleuse sociale en clinique, estime aussi que ces recherches préliminaires peuvent être bénéfiques. Ainsi, elle soupçonnait un patient de ne pas lui avoir dit toute la vérité sur son casier judiciaire et ses troubles du comportement, au risque de représenter un danger pour lui-même et pour autrui. C’est typiquement le genre d’informations qui peuvent être utiles aux professionnels. Après une rapide recherche, les craintes de la praticienne se sont révélées fondées.

Dans les autres cas, les thérapeutes adoptent une approche neutre

Les professionnels de la santé mentale préfèrent généralement fonder les décisions prises en consultation à partir des informations directement glanées auprès du patient. S’ils privilégient cette méthode, c’est notamment parce qu’ils arrivent ainsi en consultation dépourvus de tout préjugé et peuvent offrir un avis et des conseils impartiaux.

« Je veux rester imperméable aux influences extérieures, et je veux voir la personne en face de moi de façon aussi objective que possible », déclare Patrick Schultz, un psychothérapeute travaillant dans le Wisconsin. « Fureter sur Internet ne m’aide pas à mieux faire mon travail. »

Les recherches sur Google peuvent perturber le bon déroulement de la thérapie

Si les professionnels de santé évitent de céder à la tentation des recherches sur Internet, c’est aussi parce qu’elles peuvent nuire au processus thérapeutique, explique Erin K. Tierno, travailleuse sociale en clinique et psychothérapeute dans le Colorado.

« D’après moi, c’est le patient qui fournit la part la plus importante du travail effectué en thérapie, en se dévoilant au fur et à mesure que se développe une relation de confiance avec moi », explique-t-elle. « S’ouvrir à une autre personne et explorer des aspects inconnus de son être comportent des risques, et mon travail consiste à maintenir une relation et un cadre sûrs, afin que le risque soit perçu comme une occasion de se dépasser plutôt que comme un saut dans le vide. »

Il se peut même que les informations récoltées soient inexactes

Pour Robin Hornstein, psychologue basée à Philadelphie, c’est la possibilité de tomber sur des informations inexactes qui l’a en partie convaincue de ne pas effectuer de recherches sur ses patients. Elle évoque un autre point important: le risque de prendre le patient au dépourvu en lui révélant des informations dont il n’est pas encore au courant.

« Il y a toujours un risque, certes peu probable, que vous sachiez quelque chose avant que le patient ne l’apprenne ou même qu’il vous en parle. Comment gérerez-vous ce genre de situation? » demande-t-elle.

Pas de traitement de faveur pour les stars

Il arrive que les psychologues reçoivent des patients dont la vie privée n’est un secret pour personne. Mais Erin K. Tierno rappelle que les stars sont exactement comme tout le monde, et précise qu’il est important que les professionnels de la santé mentale se rendent compte qu’ils en savent peut-être moins qu’ils ne le pensent sur la personne qui vient les voir en consultation.

« Il apparaît vite que la personne privée est très différente du personnage public », dit-elle. « Je ne m’intéresse pas à ce que le monde extérieur ressent ou projette sur une personne qui est engagée dans un processus d’introspection approfondi. »

Pour Kerrie Thompson Mohr, travailleuse sociale en clinique et psychothérapeute à la tête d’un cabinet new-yorkais, googler un patient sans lui demander son accord préalable revient à violer l’éthique professionnelle. Cependant, elle s’est aperçue que les stars avaient des besoins différents des patients ordinaires.

« Nous avons travaillé avec des personnes célèbres et des personnages publics dans notre cabinet, et nous nous tenons au courant de l’influence néfaste des médias sur leur vie et leur santé à partir des informations qu’ils nous donnent. Nous ne les googlons pas et nous n’allons pas regarder leur profil sur les réseaux sociaux », dit-elle.

Dans le pire des cas, googler un patient peut briser la confiance

Mener des recherches sur un patient peut aussi conduire les psys sur un terrain glissant et les prédisposer à révéler par inadvertance une information qu’ils ont trouvée sur Internet. Ce genre d’incident peut nuire considérablement à la relation qu’ils ont construite avec leur patient.

« En tant que psychologue, je suis censée être neutre, à l’écoute et dénuée de jugement », explique Tammer Malaty, conseillère professionnelle au Malaty Therapy à Houston. « Si je cherche des informations sur mes patients, je renonce à un principe essentiel à la construction d’une relation de confiance avec eux. »

Cet article, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit pour le HuffPost France par Élisabeth Mol pour Fast For Word.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

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Données personnelles: ce que Facebook et Google savent vraiment sur vous


Le Big Brother serait-ce Facebook et Google. Il est surprenant qu’ils ont a eux seuls des informations sur nous qui pourrait remplir plusieurs documents Words. Ils savent nos goûts, les endroits que nous fréquentons, ce que nous achetons, ils gardent nos conversations même privées, photos et vidéos. Ce qui est embêtant, si cela tombe dans de mauvaises mains
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Données personnelles: ce que Facebook et Google savent vraiment sur vous

 

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Un fond d’écran très Matrix | Markus Spiske via Unsplash License by

 

Repéré par Aurélie Rodrigues

Vos données personnelles représentent l’équivalent de plusieurs millions de documents Words

 

Repéré sur The Guardian

Depuis les révélations de l’affaire Cambridge Analytica, nos données personnelles sont devenues une réelle préoccupation. Facebook vient tout juste de sortir un nouvel outil qui permet à ses utilisateurs de supprimer plus facilement le contenu qu’ils ont partagé via le réseau social. Mais le mal est fait: votre localisation, l’historique de vos recherches, vos mails, vos téléchargements en torrent… ces informations peuvent se révéler préjudiciables si elles sont exploitées contre vous. Eh oui, c’est bien pire que ce que vous pensiez.

Dylan Curran, expert data, s’est plongé au plus profond des données qu’il a partagées avec Facebook et Google. Voici quelques unes de ses conclusions:

Vos données Google peuvent remplir plusieurs millions de documents Word

– Google vous suit partout. Si la géolocalisation est activée sur votre smartphone, Google sait où vous allez. Il est possible de visualiser une carte de vos déplacements en suivant ce lien: google.com/maps/timeline?… La date et l’heure sont bien sûr indiquées sur chaque entrée GPS…

– Google adapte ses publicités à votre profil. Les renseignements que vous avez partagés sur Google comme votre localisation, votre sexe, votre âge, vos hobbies, votre situation amoureuse ou même votre poids servent à créer votre profil publicitaire. La publicité «Des rencontres près de chez toi», ça vous dit quelque chose?

Pour voir votre profil publicitaire: google.com/settings/ads/

– Google Takout: toutes vos données dans un même fichier. Il est possible de demander à Google de vous envoyer les données qu’il a conservées à propos de vous. Dylan Curran a reçu un fichier de 5,5Go soit l’équivalent de trois millions de documents Word. Ce dossier contenait ses favoris, tous ses mails, ses contacts, ses documents Google Drive, son historique de recherche Google et Youtube, ses déplacements, les téléphones qu’il a possédés, les sites qu’il a créés… la liste n’en finit pas.

En feuilletant son historique de recheches, Dylan Curran a notamment découvert que ses téléchargements en torrent étaient visibles… Des téléchargements illégaux…

Pour télécharger votre contenu Google: google.com/takeout

Facebook conserve une quantité gigantesque d’informations sur vous

Le réseau social, quant à lui, conserve vos historiques de conversations Messenger, les documents et les messages audios que vous avez reçus ou envoyés et les contacts sur votre téléphone. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les photos et vidéos que vous avez envoyées et reçues.

Mais Facebook va encore plus loin, il fait du profilage: selon vos mentions «J’aime» et vos sujets de conversations sur Messenger, il détermine ce que vous aimez. Par exemple, Dylan Curran affectionne le sujet «fille». Encore plus inquiétant: il a découvert que Facebook conservait ses historiques de connexion: l’heure, l’endroit et les appareils utilisés pour se connecter.

Comme pour Google, il est aussi possible de télécharger ses données Facebook. Dans un précédent article, nous vous indiquions la marche à suivre.

Ce qu’il faut retenir

Comme le souligne Dylan Curran, si ces informations venaient à tomber entre de mauvaises mains, elle pourraient être utilisées à mauvais escient. Il suffit d’avoir les identifiants du compte Google ou Facebook de la personne en question et vous avez accès à son journal intime détaillé, très détaillé.

Magré tout, tous les jours, nous acceptons de rendre ces informations disponibles aux géants du web. La phrase «Big Brother is watching you» résonne bien plus fort que jamais.

http://www.slate.fr

Comment contrer les «Fake News»? L’enjeu de la crédibilité des sources sur le web


Oui, il y a trop de fausses nouvelles, ce n’est pas toujours évident de démêler le vrai et le faux. Cependant, il existe des outils pour qu’un internaute puisse vérifier ses sources, sauf que ce sont des outils sur des sites anglais 😦 Quoiqu’il en soit, il y a quand même des points comme la provenance à savoir si le site est fiable, la référence du journaliste etc …
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Comment contrer les «Fake News»? L’enjeu de la crédibilité des sources sur le web

 

ILDO FRAZAO VIA GETTY IMAGES

Il existe des outils simples et accessibles à tous pour s’assurer de la crédibilité d’une source.

 

  • Augustin Vazquez-Levi

  • Président fondateur d’AOD Marketing

Fake News

    À l’ère des réseaux sociaux prédominants, de l’usage systématique d’Internet et des nombreux scandales liés aux fausses nouvelles (Fake News), pas toujours facile de savoir si le contenu que vous êtes en train de lire est fiable.

    « 27 millions1, c’est le nombre de contenus publiés chaque jour sur le web ! »

    On entend et on peut lire tout et son contraire sur le web. Internet est effet une mine d’or de contenus autant qu’un champ libre pour la désinformation. Conséquence : les fausses nouvelles envahissent la Toile et constituent aujourd’hui un réel enjeu sociétal. Et il suffit de constater le nombre record de fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux à l’occasion des dernières élections américaines pour s’en rendre compte. 23% des Américains2 avouent même avoir déjà partagé des fausses nouvelles, c’est dire !

    L’engouement autour du phénomène est tel que les études sur le sujet se multiplient, les analyses et prises de position aussi. Dernier fait en date ? Le dictionnaire anglais Collins a récemment consacré le mot Fake News comme expression de l’année 2017 ! De leur côté, Facebook et Google n’ont eu d’autre choix que d’agir et ils se sont ainsi dotés d’outils de fact-checking afin d’accroître la qualité des contenus relayés sur leurs plateformes. Synonyme d’une vraie prise de conscience du rôle qu’ils ont à jouer ou simple réponse à la pression médiatique, je vous laisse vous faire votre propre opinion.

    Mais saviez-vous qu’il existe également des outils simples et accessibles à tous pour s’assurer de la crédibilité d’une source ? Petit tour d’horizon des bonnes pratiques :

    7 moyens simples pour vérifier la fiabilité d’une information

  • La source : L’article est-il sourcé ?

  • L’auteur : Le nom de l’auteur apparaît-il ? Vérifiez la section À propos si vous avez un doute sur l’auteur la source.

  • Le nom de domaine : À qui appartient le nom de domaine du site ? Whois vous permet de le savoir. Les noms étranges du type « Anon ymous » doivent vous alerter.

  • L’image : D’où vient l’image qui accompagne l’article ? Vous pouvez le vérifier à l’aide d’un outil comme TinEye. Le principe ? Vous entrez l’url de l’image ou téléversez le fichier directement. Quelques secondes plus tard, on vous indique quelle est la source originelle de l’image.

  • La date : Un article qui n’est pas daté ou qui est incohérent sur les dates doit aussi vous mettre en alerte.

  • Snopes : pour ce qui est des fausses nouvelles partagées en masse sur les réseaux sociaux, vous pouvez également vérifier si cette information n’a pas été signalée et reprise sur Snopes.

  • Le leurre du nombre de partages : rappelez-vous que le nombre de vues ou de partages d’un article ne constitue absolument un indicateur de fiabilité.

Zoom sur les outils de fact-checking de Google et Facebook

Depuis quelques mois, Google permet de repérer directement, depuis le moteur de recherche, le degré de fiabilité d’une information et si elle est vérifiée ou non. Quant à Facebook, un « mini-guide » pour repérer les fausses informations est disponible depuis début avril 2017. Facebook a également récemment lancé une série de tests aux États-Unis et au Royaume-Uni concernant son outil « fact-checking » intégré. Annoncé pour bientôt au Canada, ce dernier permettra de signaler une information qui semble fausse. Comment ? L’information signalée sera soumise à lecture et approbation par des partenaires « fact-checking » (médias reconnus, journalistes, etc.). Résultat : si l’information est jugée fausse par deux d’entre eux au minimum, un message « cette information est contestée par des tiers » apparaîtra.

Entendons-nous bien, la fausse information ne sera pas retirée du fil d’actualité mais simplement signalée. En effet, Facebook se défend de faire le jeu de la censure. Il s’agit ici davantage d’assumer sa responsabilité en tant que diffuseur et relayeur.

On ne va pas se mentir, ces outils étaient devenus nécessaires face aux nombreuses contestations. Quand on sait que Facebook est fréquenté par près de deux milliards d’utilisateurs3 et que 51% des internautes utilisent les réseaux sociaux pour accéder à l’information4, il était temps de réagir. On ne peut pas être le réseau social n°1 et se défiler de ses responsabilités. De là à dire que ce sera suffisant, il ne faut pas exagérer non plus. Mais il faut reconnaître et encourager ce genre d’initiatives qui vont permettre, dans une certaine mesure, d’avoir un contenu plus qualifié.

Mais pourquoi y a t-il tant de fausses nouvelles ? Quels sont les intérêts et objectifs en arrière plan ?

On me pose souvent cette question et deux éléments de réponse sont à considérer selon moi. Dans un premier temps, il est vrai d’affirmer que les sites de fausses nouvelles sont créés afin de générer des revenus publicitaires. C’est d’ailleurs en ce sens que Facebook a annoncé que les sites avérés et reconnus de fausses nouvelles ne pouvaient plus accéder à son interface publicitaire.

Dans un second temps, au-delà des revenus publicitaires évidents, l’enjeu des sites de fausses nouvelles concerne aussi la collecte des données sur les utilisateurs. Combien d’entre vous ont cliqué sur un lien avec un titre sensationnaliste ? Laissé des informations comme votre courriel, votre nom d’utilisateur Facebook ? Ceci afin d’accéder au reste de l’article, d’avoir la réponse au quiz, etc. Eh bien, grâce à ces informations obtenues, le propriétaire du site est en mesure de suivre le parcours des utilisateurs sur le web et ainsi analyser leurs comportements. La vraie question serait donc de savoir ce que ces sites de fausses nouvelles vont faire des informations collectées. Ciblage pour des élections ? Ciblage publicitaire ? Vente des données collectées ? Les possibilités sont nombreuses et infinies… tout comme Internet !

1 Source : AOL & Nielsen

2 Source : Niemanlab.org, 2016

3 1,94 milliards en mars 2017

4 Source : étude Reuters, août 2016

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une machine qui produit des hallucinations


Une machine qui fait des hallucinations, de la manière que les champignons hallucinogènes à l’aide de casque virtuelle sans pour autant avoir des impacts négatifs
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Une machine qui produit des hallucinations

 

 

Nathalie Mayer
Journaliste

 

Vous pensiez les hallucinations réservées aux personnes présentant des troubles psychiatriques ? ou à celles qui consomment des champignons magiques ? Détrompez-vous : avec leur « Hallucination Machine », des chercheurs britanniques assurent pouvoir vous faire vivre l’expérience.

Des passants à têtes de chiens, des oiseaux aux corps de cochons, des flots de diamants tourbillonnants : ce ne sont là que quelques exemples des hallucinations qu’ont pu vivre les douze volontaires ayant testé la « Hallucination Machine », mise au point par des chercheurs de l’université du Sussex (Royaume-Uni). Ces hallucinations ressemblent à s’y méprendre à celles expérimentées par les consommateurs de champignons hallucinogènes.

Cette « Hallucination Machine » exploite Deep Dream, un algorithme mis au point par des ingénieurs de Google il y a un peu plus de deux ans maintenant. Les images aux allures fantasmagoriques qu’elle produit sont diffusées dans un casque de réalité virtuelle pour assurer une expérience immersive.

La « Hallucination Machine » transforme des images de la vie courante en scènes fantasmagoriques, imitant les effets de la psilocybine, le principe actif contenu dans certains champignons hallucinogènes. © Keisuke Suzuki, université du Sussex

La « Hallucination Machine » transforme des images de la vie courante en scènes fantasmagoriques, imitant les effets de la psilocybine, le principe actif contenu dans certains champignons hallucinogènes. © Keisuke Suzuki, université du Sussex

Un outil pour étudier les états modifiés de la conscience

Cela n’altère pas directement la neuropsychologie de la personne. Un atout non négligeable pour les chercheurs qui étudient les états modifiés de la conscience (EMC). Car les propriétés phénoménologiques de tels états sont bien difficiles à isoler des effets physiologiques et cognitifs induits par des troubles psychopathologiques ou des substances psychoactives.

Première observation importante rapportée par les chercheurs britanniques : les utilisateurs de la « Hallucination Machine » ne percevront aucune distorsion du temps, comme c’est pourtant classiquement le cas des consommateurs de champignons. De quoi conclure que de telles distorsions ne sont pas liées aux EMC, mais simplement à la prise de produits hallucinogènes.

http://www.futura-sciences.com

Android sait où vous êtes, partout, tout le temps, même si vous avez désactivé l’option de localisation


Cela, je m’en doutais que les cellulaires peuvent nous retracer n’importe où et sais presque tout sur nos habitudes d’achats même si on n’autorise pas toutes les fonctions des applications. Bref, le seul moyen pour ne pas être pisté est de ne pas en avoir un. Ce qui aujourd’hui est quasi impossible pour bien des gens
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Android sait où vous êtes, partout, tout le temps, même si vous avez désactivé l’option de localisation

 

«Vous êtes ici» | Sophie & cie via Flickr CC License by

«Vous êtes ici» | Sophie & cie via Flickr CC License by

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Quartz, Slate.com

Et pour corser l’affaire, il le transmet à Google.

Vous pourrez désactiver toutes les fonctions possibles, cesser d’utiliser vos applications, enlever votre carte SIM… si vous trimballez votre téléphone Android dans votre poche, Android le saura.

Depuis janvier, Google s’est mis à utiliser les identifiants des téléphones Android comme «un signal supplémentaire pour augmenter davantage la vitesse et la performance du système de messagerie», a déclaré un porte-parole du géant du web à Quartz.

Or cette collecte passe par les antennes-relais de téléphonie mobile les plus proches et renvoie les coordonnées à Google, qui gère la structure Alphabet, elle-même derrière Android.

Une localisation forcée qui n’est pas sans risque

De cette façon, Google a accès aux données concernant la position et les mouvements des utilisateurs d’Android, le tout dans un rayon approximatif de 400m, qui se réduit considérablement dans les zones urbaines où les tours sont plus nombreuses et permettent une localisation triangulaire plus précise.

Selon le porte-parole, les données sont cryptées et n’ont jamais été conservées, et Google aurait prévu d’arrêter la retransmission des identifiants cellulaires d’ici la fin du mois.

Quartz souligne les risques accrus qu’impliquent cette localisation contrainte pour les forces de police ou les personnes victimes de violences domestiques, dont les coordonnées pourraient être aisément récupérées pour peu que leur téléphone ait été piraté ou affecté par un logiciel espion.

Ces révélations interviennent alors que d’autres compagnies ont été critiquées pour la négligence avec laquelle elles traitent la vie privée de leurs clients. En avril, Uber avait trouvé le moyen d’identifier les utilisateurs d’iOS (Apple) même après suppression de l’application, et traçait jusqu’à fin août la localisation des passagers une fois leur course terminée. Une étude de 2015 révélait déjà que des applications comme Angry Birds, Pandora ou Candy Crush passaient outre les autorisations de localisation. L’option n’apparaît plus que comme une vignette sans garantie.

Un business à plusieurs milliards

«Cela semble assez intrusif de la part de Google de collecter de telles informations, qui ne sont utiles pour les réseaux d’opérateurs téléphoniques que lorsqu’il n’y a pas de carte SIM ou de services activés», commente Matthew Hickey, co-fondateur de la Hacker House, une entreprise de sécurité basée à Londres.

De fait, ces informations constituent un véritable business pour des applications ou des sociétés (comme Facebook ou Alphabet, dont les valeurs cumulées sont estimées à 12.000 milliards de dollars), qui peuvent les revendre ou les acheter pour mieux cibler leurs clients. Le service SafeGraphavait ainsi collecté pour le seul mois de novembre 2016, aux États-Unis, l’équivalent de 17 milliers de milliards de données ponctuelles de smartphones.

Attendre un minimum d’intimité sur nos smartphones devient «à la limite du délirant», ironise Slate.com. Et de conclure:

«Si vous voulez être sûr d’être véritablement protégé contre le pistage indésirable de vos données personnelles, la seule option garantie est d’éteindre votre téléphone, d’enlever la batterie, et de le laisser à la maison.»

Restera votre adresse.

http://www.slate.fr

Fausses nouvelles, conséquences réelles, déplore un journaliste ukrainien


Une vraie épidémie la propagation de fausses nouvelles  surtout avec Internet. En politique, il peut y avoir des conséquences graves. On ne devrait pas propager des nouvelles, en politique ou autre, surtout s’ils viennent de sites douteux ou du moins vérifier l’information s’il est elle valable pour le simple fait d’avoir des commentaires inutiles.
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Fausses nouvelles, conséquences réelles, déplore un journaliste ukrainien

 

Evgeniy MaloletkaEvgeniy Maloletka / The Associated Press

Par Vicky Fragasso-Marquis, La Presse canadienne

WASHINGTONLes fausses nouvelles qui circulent abondamment sur le web peuvent avoir des effets bien réels.

La propagande russe, qui s’est propagée comme une traînée de poudre en Ukraine dans les dernières années, a mené à un «conflit sanglant», déplore un journaliste ukrainien, qui invite les autres pays à sévir contre les fausses nouvelles et les trolls à la remorque du gouvernement russe.

Ruslan Deynychenko a fait cette mise en garde jeudi, à Washington, en marge du congrès annuel de l’Online News Association (ONA), un événement qui accueille chaque année quelques milliers de journalistes de partout dans le monde pour discuter du journalisme sur les plateformes numériques.

M. Deynychenko est le cofondateur de «Stop Fake.org», un site internet ukrainien qui tente de démentir certaines fausses nouvelles circulant dans les médias d’information et les émissions de style «talk-show» en Russie.

Il encourage les pays à passer à l’action, contrairement à l’Ukraine, qui a fait une «énorme erreur» en accueillant cette ingérence dans la plus grande indifférence, a-t-il soutenu.

Ce conseil vise directement les États-Unis, où plusieurs enquêtes sont ouvertes sur la possible ingérence russe lors de la dernière élection présidentielle.

Le Canada semble pour l’instant avoir été à l’abri de ce phénomène, mais M. Deynychenko encourage le gouvernement à la plus grande prudence.

«Il n’y a pas de recette unique pour tous les pays. Mais tous les pays doivent être vigilants sur ce problème et doivent être au courant que cela peut arriver», a-t-il dit en entrevue, peu après la conférence à laquelle il participait.

«La recommandation numéro un est de ne pas ignorer, d’essayer de découvrir qui essaie d’influencer, quels sont les messages qu’ils veulent envoyer, quels sont les partis politiques qu’ils veulent appuyer dans votre pays.»

En Ukraine, le gouvernement a carrément choisi d’interdire la télévision et les médias sociaux russes sur son territoire, ce qui est la bonne approche selon M. Deynychenko.

«Quand on va dans un restaurant qui sert de la mauvaise nourriture, après quelques fois, on le ferme. Là, ces organisations empoisonnent notre cerveau», a-t-il illustré lors de la table ronde.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, s’était montrée sensible à cet enjeu récemment.

«Ce n’est pas un secret, et les officiels américains l’ont dit publiquement, et même (la chancelière allemande) Angela Merkel l’a dit publiquement, qu’il y a eu des efforts du côté de la Russie, de déstabiliser la démocratie dans l’Ouest. Et je pense que ça ne doit pas être une surprise si les mêmes efforts (sont déployés) contre le Canada», avait-elle déclaré en mars dernier.

La ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, avait toutefois dit le lendemain qu’il n’y avait aucun cas de «tentatives directes d’influencer la démocratie».

Facebook et Google blâmés

Parmi les autres panélistes, la journaliste finnoise Jessikka Aro, reporter du réseau public d’information en Finlande, a longtemps enquêté sur les trolls des médias sociaux liés aux intérêts russes et elle en a subi de durs contrecoups.

Selon elle, les géants du web devraient cesser d’être «complices» de ces organisations.

«Facebook aide et favorise ce genre d’activités», a-t-elle déclaré.

Pendant la campagne électorale de 2016, plus de 100 000 $ US de publicités ont été payés par des comptes Facebook liés à environ 470 faux comptes, avait révélé l’entreprise en septembre dernier.

«Notre analyse suggère que ces comptes et ces pages étaient liés ensemble et qu’ils venaient probablement de la Russie», avait écrit Alex Stamos, responsable de la sécurité chez Facebook.

Facebook dit avoir depuis amélioré ses pratiques, notamment pour freiner l’influence des pages qui partagent de fausses nouvelles ou des manchettes qui «dissimulent ou exagèrent l’information». Jeudi, l’entreprise a d’ailleurs indiqué qu’elle testait une nouvelle fonction qui permettrait aux utilisateurs de mieux identifier la provenance de certaines nouvelles.

L’organisation a annoncé cette semaine qu’elle enverrait un représentant témoigner devant les comités du Congrès américain qui enquêtent sur la possible ingérence russe dans la campagne de 2016.

http://journalmetro.com

Le Saviez-Vous ► L’homme qui se cache derrière les emojis


Tout le monde connaît les emojis. Dans les débuts, ce fût très modeste et l’inventeur a changé la façon de communiquer dans les messages sur Internet. Ce que trouve dommage c’est le créateur ne retire rien de ses petites images, au moins le Museum of Modern Art show, à New York a quand même reconnu sa valeur
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L’homme qui se cache derrière les emojis

 

Sarah Winkel

© thinkstock.

Les emojis sont partout: ils servent à illustrer nos messages, exprimer nos émotions, et sont même les vedettes d’un film d’animation. Mais qui est l’inventeur qui se cache derrière ces petits symboles?

© ap.

Les emojis doivent leur existence au japonais Shigetaka Kurita. En 1998, alors âgé de 25 ans il crée la première série de 176 symboles pour la compagnie japonaise NTT DoCoMo.

« C’est moi qui en ait eu l’idée. Si je ne les avait pas inventé, quelqu’un aurait fini par le faire », explique-t-il.

A l’époque, NTT DoCoMo lançait « i-mode », son premier système de messagerie internet, qui limitait les utilisateurs à n’utiliser que 250 caractères dans leurs messages. Les emojis se sont alors imposés comme la solution permettant de communiquer plus facilement en utilisant moins de mots.

« C’était le commencement des messageries numériques, et j’ai réfléchis à ce qui était nécessaire », explique encore Kurita.

Succès phénoménal

Dès le lancement de « i-mode », les emojis connaissent un véritable succès au Japon. Leur nom combine d’ailleurs les mots japonais pour « image » et « lettres ».

Le premier set d’emojis créés par Shigetaka Kurita comprenait notamment des symboles météorologiques, des panneaux de signalisation, ainsi que cinq visages avec cinq émotions différentes : la joie, la colère, la tristesse, la surprise et l’incompréhension.

Des sociétés occidentales, comme Apple et Google se sont ensuite emparés des emojis, et les ont fait découvrir au monde entier, mais leur créateur sait que c’est un peu grâce à lui que tout a commencé.

« Les japonais sont toujours en avance sur notre temps », estime-t-il.

« Le pouvoir de changer le monde »

En 20 ans, les petits symboles ont pourtant bien évolué, et Shigetaka Kurita ne se sent plus vraiment concerné par son invention. Il ne touche pas d’argent grâce au succès des emojis, et n’est pas vraiment connu au Japon en dehors de la communauté technologique. Mais l’année dernière, son nom a été cité dans une exposition du Museum of Modern Art show, à New York.

« J’ai été impliqué là-dedans, même si je ne suis ni un artiste, ni un designer. Le musée a vu de la valeur dans ce design qui a le pouvoir de changer le mode de vie des gens ».

http://www.7sur7.be