Non, cette photo ne montre pas les résultats de la tempête du 1er novembre à Blainville


Je l’ai vue cette photo qui a été partager sur Facebook. Il est vrai qu’il y a eu pas mal de dégâts dans quelques coins du Québec lors de la dernière tempête automnale,  mais il y a toujours quelqu’un qui aime glisser des fausses informations. Cette photo est vraie, mais elle a été prise en décembre 2012 aux États-Unis.
Nuage


Non, cette photo ne montre pas les résultats de la tempête du 1er novembre à Blainville


On voit une pelouse complètement arrachée par le vent.

L’image n’a pas été prise à Blainville, mais à 3400 km de là, dans l’État de Washington.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

On y voit plutôt des dégâts causés par le vent dans l’État de Washington, aux États-Unis, en 2012.

Jeff Yates


Une photo semble montrer d’importants dégâts causés par les vents forts qui ont déferlé sur le Québec le 1er novembre. Or, elle a été prise dans l’État de Washington, aux États-Unis, en 2012.

Malade!!, a écrit un internaute en publiant la photo en question sur Facebook. Il a ajouté que l’image avait été prise à Blainville, dans les Basses-Laurentides.

Nous voyons une pelouse arrachée par le vent.

La publication a été supprimée en début d’après-midi lundi.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

L’image, partagée près de 3000 fois, montre de la pelouse arrachée par le vent devant une maison. Le Québec a été frappé par des vents violents vendredi dernier, ce qui a causé des pannes d’électricité dans près d’un million de foyers dans la province. La publication a été supprimée en début d’après-midi, lundi, après la publication de cet article.

Or, la photo en question circule sur le web depuis bien plus longtemps. Par exemple, ce blogue français l’a publiée en 2015(Nouvelle fenêtre) Elle figure aussi dans plusieurs palmarès de photos insolites un peu partout sur Internet. Impossible, donc, qu’elle montre les résultats de la tempête de vendredi dernier.

En fait, le cliché a été publié pour la première fois sur le site Reddit le 18 décembre 2012 (Nouvelle fenêtre). Des vents forts dans l’État de Washington, affirme l’internaute, avant d’ajouter dans les commentaires :Ce n’est pas ma maison, c’est juste une maison que j’ai vue dans le coin ici et je voulais vous la montrer. Un autre utilisateur confirme que la demeure est située dans la ville de West Richland.

Il y avait en effet eu une importante tempête à Washington le 17 décembre 2012. Des vents allant jusqu’à 160 km/h avaient déferlé sur l’État. Une maison avait d’ailleurs été ensevelie sous des débris végétaux(Nouvelle fenêtre).

https://ici.radio-canada.ca/

Facebook et Twitter refusent de supprimer les publicités mensongères de Trump


Il me semble que Facebook et Twitter avait annoncé qu’ils combattaient la désinformation, En tout cas c’est ce qu’ils prétendent .. Sauf pour les politiciens eux, ils ont droit tant qu’il n’y a pas d’insultes. Si il y a bien des surveillance a faire, ce sont bien les politiciens et surtout Donald Trump et son équipe
Nuage


Facebook et Twitter refusent de supprimer les publicités mensongères de Trump

Gros plan du visage de Donald Trump.

L’équipe de Donald Trump fait diffuser des publicités en sa faveur sur les réseaux sociaux.

PHOTO : GETTY IMAGES / ALEX WONG

Facebook et Twitter ont refusé de retirer des publicités de Donald Trump qualifiées de mensongères par l’équipe de campagne de Joe Biden.

Facebook avait accepté de supprimer une publicité de Donald Trump insultante pour Joe Biden puisque sa politique publicitaire interdit les insultes.

L’ancien vice-président américain, qui pourrait devenir le rival de Trump dans la course à la Maison-Blanche s’il remporte l’investiture du Parti démocrate, fait l’objet d’attaques par Trump.

L’équipe de campagne de l’actuel président américain a modifié la publicité, retirant l’insulte, mais ajoutant une fausse allégation au sujet de Joe Biden.

Les arguments de Facebook

Le camp de Biden a demandé le retrait de cette publicité. PolitiFact et FactCheck.org, qui font partie des partenaires de Facebook pour la vérification des faits, ont démenti ce qu’affirme la publicité en question.

Toutefois, Facebook a adressé une fin de non-recevoir au camp Biden, faisant valoir que sa politique de vérification des faits portant sur les publicités diffusées sur le réseau social ne s’applique pas aux hommes et aux femmes politiques.

Notre approche est fondée sur la croyance fondamentale de Facebook en la liberté d’expression […] et sur l’idée que, dans les démocraties où la presse est libre, le discours politique est déjà sans doute le discours le plus scruté qu’il soit, a écrit, dans une lettre, Katie Harbath, directrice des politiques publiques de Facebook.

Par conséquent, quand un politicien ou une politicienne parle et fait une publicité, nous ne faisons pas examiner les faits par des vérificateurs indépendants, a-t-elle ajouté.

Twitter dit aussi non

Le camp Biden a également demandé le retrait d’une publicité de Trump dans une lettre envoyée à Twitter.

C’est une chose d’autoriser l’équipe du président Trump à répandre des faussetés à partir de son propre compte [Twitter], c’en est une autre de faire du profit avec des publicités payantes qui répètent les mêmes mensonges, précisait la lettre.

Cependant, le réseau social a estimé que cette publicité ne contrevenait pas à ses règles.

La publicité dont vous parlez ne constitue pas une violation de nos politiques pour le moment, a déclaré, jeudi soir, une personne qui représente Twitter.

https://ici.radio-canada.ca/

Ne vous faites pas prendre par ces fausses nouvelles sur Greta Thunberg


Sont-ils jaloux ? Il n’y a pas, à ma connaissance, un adulte qui a réussit a ralliée autant de personnes partout dans le monde, le même jour, pour la même cause. Sur les réseaux sociaux, beaucoup ont appuyé Greta Thunberg et la grève pour la planète, mais d’autres ont critiqué parfois avec vulgarité la militante en plus ils inventent des fausses informations pour se donner de quoi pour déblatérer sur son compte. . On dit qu’elle ne propose rien ? Elle nous met en place face à notre inaction et elle devrait en plus trouver des solutions, alors comme elle a dit qu’elle devrait être à l’école pour préparer son avenir ? Quel sera son avenir, si on ne fait rien de plus ? Quel sera l’avenir de nos enfants et petits enfants .. ? C’est ce que nous adulte nous voulons laisser pour ceux qui nous suivent ? En temps qu’individu, on peut faire notre part, au lieu de critiquer les jeunes qui ont marcher pour la planète, en espérant que les gouvernements réagiront avec force contre l’urgence climatique.
Nuage


Ne vous faites pas prendre par ces fausses nouvelles sur Greta Thunberg


Ne vous faites pas prendre par ces fausses nouvelles sur Greta

ASSOCIATED PRESS

La jeune militante est la cible de nombreuses fausses informations partout dans le monde.

  • Agence France-Presse

    La jeune Suédoise Greta Thunberg, égérie de la lutte contre le réchauffement climatique et autrice d’un récent discours rageur à l’ONU, est la cible dans le monde de nombreuses fausses informations. En voici quelques unes repérées par l’AFP :

    Greta Thunberg et George Soros

    La photo a circulé en France, en Pologne, en Géorgie, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie… Greta Thunberg posant avec George Soros, milliardaire américain juif d’origine hongroise. Du pain bénit pour les détracteurs de la militante, car M. Soros est la cible de prédilection des nationalistes et des partisans de théories du complot, en Europe et aux États-Unis.

    La photo vient pourtant… d’un site satirique français, secretnews.fr : à l’origine, Greta Thunberg posait avec l’ancien vice-président américain Al Gore, dans une photo publiée en décembre 2018.

    – Greta Thunberg et les déchets

    Des centaines de sacs et de bouteilles en plastique et des dizaines de détritus jonchant une pelouse après une manifestation écologiste organisée à l’occasion de la venue de Greta Thunberg à New York ?

    C’est ce que prétendent montrer des publications partagées plusieurs milliers de fois sur Facebook. Mais la photo a en réalité été prise en avril 2019, après un rassemblement à Londres en faveur de la légalisation du cannabis.

    – Greta Thunberg et les enfants affamés

    Au Brésil, une photo a circulé, prétendant montrer Greta Thunberg mangeant avidement dans un train alors qu’à l’extérieur de celui-ci, des enfants noirs affamés et en guenilles la regardent.

    Il s’agit d’un photomontage. L’activiste a publié la photo originale début janvier sur son compte Twitter avec la légende “déjeuner au Danemark”. A l’extérieur, des rangées d’arbres défilent.

    – Greta Thunberg et l’enfance volée

    Le discours tranché de Greta Thunberg à l’ONU a suscité des flots de réactions, dont celles de commentateurs ou d’internautes qualifiant d’indécente ou déplacée pour une jeune occidentale élevée dans un pays riche sa phrase choc “Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses”.

    La militante du climat a bien prononcé cette phrase, mais en relevant immédiatement qu’elle faisait “partie des chanceux”

    •  “Des gens souffrent, des gens meurent. Des éco-systèmes entiers disparaissent, nous sommes encore au tout début d’une extinction de masse, et tout ce dont vous parvenez à parler, c’est d’argent et de contes de fées de croissance économique éternelle”, a-t-elle poursuivi.
  • https://quebec.huffingtonpost.ca/

250$ : le prix de désinformation sur les réseaux sociaux


L’internet est un outil exceptionnel, mais il est aussi un monstre qui peut changer le court d’une histoire dans un pays, à cause de désinformation venant de l’autre bout du monde. Avec de l’argent, on peut lancer des fausses nouvelles pour déstabiliser une personne, une élection, une industrie.
Nuage


250$ : le prix de désinformation sur les réseaux sociaux


Hervé Didier

Une filiale de Google a tenté l’expérience : engager une usine à trolls russe pour lancer une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. Voilà ce que l’on peut obtenir pour 250 dollars.

(CCM) — La filiale de Google Jigsaw a voulu apporter la preuve qu’il est très simple de déstabiliser une personnalité, un site ou une marque avec des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux. 250 dollars lui ont suffi pour demander à des prestataires russes de lancer leurs trolls sur la cible choisie.

Les élections américaines de 2016 et la campagne du référendum sur le Brexit ont mis en lumière les capacités qu’ont les hackers en tous genres à influencer les opinions publiques. En Russie particulièrement, des entreprises parapubliques comme l’Internet Research Agency de Saint-Pétersbourg ont apporté la preuve de leur savoir-faire inégalé dans la manipulation des algorithmes de diffusion des réseaux sociaux.

Aujourd’hui, il semble à la portée de tout le monde de lancer des campagnes de désinformation sur Facebook, Twitter ou WhatsApp. Comme le rapporte le magazine en ligne Wired (lien en anglais), c’est cette étonnante facilité qu’a voulu démontrer Jigsaw, une filiale du géant américain Alphabet, qui développe des projets de protection contre les cyberattaques et de lutte contre l’influence des groupes radicaux sur Internet.

En mars 2018, Jigsaw a monté une expérience et fait appel à SEOTweet, un prestataire de service recruté sur le darkweb russe pour déstabiliser un site politique « Down With Stalin ». Il faut préciser que ce site anti-Staline avait été créé de toutes pièces par Jigsaw pour servir de cible pendant l’occasion. Pour 500 dollars, ce hacker promettait de faire désindexer totalement le site en question, en le dénonçant massivement pour « contenus abusifs ». Mais les équipes de Jigsaw se sont contentés de la formule à 250 dollars, une campagne de trolls lancés sur les réseaux sociaux pendant deux semaines.

Résultat, 730 tweets ont été postés à partir de 25 comptes Twitter différents, et une centaine de posts a été mise en ligne sur des forums ou dans les sections commentaires de sites d’informations. A chaque fois, les messages avaient été rédigés par des humains, et non par de simples robots. Bien sûr, ces chiffres bruts ne sont pas impressionnants en soi. Mais le but était surtout de montrer que pour une somme dérisoire, des acteurs existent pour mener à bien des campagnes de désinformation sur Internet, et que pour passer à une échelle industrielle, ce n’est qu’une question de budget.

Photo : © rzoze19 – Shutterstock.com

https://www.commentcamarche.net/

Voici la véritable histoire de la fausse nouvelle la plus populaire du Québec


Depuis 4 ans, circule une fausse nouvelle que le maire de Dorval au Québec d’avoir refusé de retirer le porc des cantines à demande aux musulmans, ce qui est FAUX. Ce qui est vrai est qu’on a fait cette demande non pas au Québec, mais en France et le maire de l’endroit n’a pas fait mention quelle religion avait fait cette demande, car certaines branches chrétiennes, les Juifs et les musulmans ne mangent pas de porc. Cette nouvelle a été plusieurs fois partagée dans d’autres pays en changeant les noms et l’endroit et accusant spécifiquement les musulmans. Les fausses nouvelles peuvent faire beaucoup de ravage dans les réseaux sociaux. Ce qui est d’autant plus grave, certaines personnes savent que l’histoire a été inventée ou copier en apportant des changements et ils la partagent quand même, soi-disant pour la morale, pour confirmer leurs opinions et renforcer leurs préjugés. Nous ne sommes pas à l’abri malheureusement, mais avec un peu de recherches, dénoncer les fausses nouvelles, cela permettrait, j’espère à diminuer l’impact des fausses nouvelles.
Nuage


Voici la véritable histoire de la fausse nouvelle la plus populaire du Québec


Lieux-dits 2.0Les fausses nouvelles, comme la chasse-galerie, sont en quelque sorte du folklore moderne.

Les fausses nouvelles, comme la chasse-galerie, sont en quelque sorte du folklore moderne. Photo: Radio-Canada / Philippe Tardif

Jeff Yates

Le maire de Dorval n’a pas tenu tête aux parents d’élèves musulmans qui lui demandaient de retirer le porc des cantines scolaires. Pourtant, des centaines de milliers de gens y croient encore. C’est une fausse nouvelle qui est passée au rang du folklore québécois, selon des chercheurs. Autopsie d’un monstre.

« Bonne initiative d’un Québécois… »

Ainsi débute la publication de quelque 350 mots qui cause depuis quelques années des maux de tête à Dorval. Celle-ci félicite le maire, puis présente des propos que son secrétaire aurait tenus aux parents musulmans qui lui avaient supposément demandé de bannir le porc :

« Les musulmans doivent comprendre qu’ils doivent s’adapter au Canada et au Québec, à leurs coutumes, à leurs traditions, leur style de vie, parce que c’est là où ils ont choisi d’immigrer », peut-on lire dans la publication.

Peu importe si cette histoire n’a jamais eu lieu et même si les maires québécois n’ont aucun contrôle sur les menus des écoles, elle circule et continue de circuler, bon an, mal an, depuis 2015. J’avais moi-même démenti cette fausse nouvelle à l’époque, tout comme plusieurs autres médias. Après enquête, nous avons appris d’où elle provenait et comment elle s’est mise à circuler.

L’histoire de cette fausse nouvelle débute le 9 janvier 2013 à Antibes Juan-les-Pins, une ville de près de 75 000 personnes près de Cannes, dans le sud de la France. Ce n’est pas le maire Jean Leonetti, mais son adjointe, Françoise Thomel, qui envoie une lettre aux parents des élèves inscrits au service de restauration scolaire en réaction aux demandes de certains parents de réduire, voire d’éliminer le porc des cantines. D’autres avaient, au contraire, demandé une augmentation des plats à base de porc.

Il s'agit d'une carte du Canada, ainsi que d'un texte attribué au maire de Dorval.Capture d’écran de la fausse nouvelle à propos du maire de Dorval. Cet exemplaire a été publié en septembre 2015 et a été partagé 124 000 fois. Photo : Capture d’écran – Facebook

Ces demandes sont refusées.

« Cette demande […] est fondée sur des convictions religieuses ou personnelles, ce qui est contraire au principe de la laïcité », explique Mme Thomel dans sa lettre(Nouvelle fenêtre).

Elle ne dévoile pas de quelle religion ou de quelle idéologie se réclament les demandeurs.

La lettre apparaît rapidement sur les réseaux sociaux en France, puis dans les médias locaux (Nouvelle fenêtre). Peu de temps après, des blogues d’extrême droite reprennent l’histoire. Un d’entre eux compose une lettre ouverte au maire d’Antibes (Nouvelle fenêtre), le remerciant d’avoir tenu tête aux « musulmans ».

Si vous avez lu la fausse nouvelle à propos du maire de Dorval, vous avez déjà lu cette lettre ouverte au maire d’Antibes. Elles sont identiques. L’auteur de la fausse nouvelle a tout simplement modifié le texte pour que les références françaises concernent plutôt Dorval, le Québec ou le Canada.

Deux versions de cette fausse nouvelle, une publiée en septembre 2015, l’autre, en décembre 2017, soit bien après que l’histoire a été démentie, ont été partagées 124 000 et 178 000 fois respectivement sur Facebook. Comme beaucoup d’internautes font simplement un copier-coller du texte sur leur propre compte Facebook, il existe d’autres copies. La portée de cette fausse nouvelle est donc encore plus importante et impossible à mesurer.

À titre d’exemple, l’article le plus populaire de tous les grands médias québécois au cours des 12 derniers mois sur les réseaux sociaux, selon l’outil d’analyse BuzzSumo, a été partagé un peu plus de 61 000 fois sur Facebook.

« Cette info a été déformée, amplifiée et exploitée par des camps différents aux intérêts opposés », affirme Olivier Darcq, directeur de la communication à la Ville d’Antibes Juan-les-Pins.

Il explique que la nouvelle a été récupérée autant pour dépeindre le maire comme un héros de la laïcité que pour avertir les musulmans de ne pas visiter la ville.

Ironiquement, l’histoire qui soulève les passions un peu partout dans le monde ne semble pas trop préoccuper les habitants de sa ville d’origine. Selon M. Darcq, cette nouvelle n’anime plus les discussions à Antibes depuis longtemps.

« J’ai le sentiment que ce débat n’est absolument plus d’actualité dans notre commune. Donc, s’il y a plus beaucoup de partages, il est clair que l’information, qui est devenue une fake news, a été orientée par ceux qui ont intérêt à créer des tensions sur ces thématiques, alors que des principes de bon sens ont permis dans notre ville d’apaiser toutes problématiques à ce sujet », juge-t-il.

C’est en 2015 que la fausse version de cette histoire, mettant en vedette le maire de Dorval, commence à circuler. L’équipe du maire Edgar Rouleau a rapidement réalisé que quelque chose clochait sur les réseaux sociaux quand de nombreux internautes et des journalistes lui ont signalé la fausse nouvelle.

À l’époque, la ville de 19 000 âmes voulait réagir, mais elle ne détenait aucun compte sur les réseaux sociaux. Aucune arme, donc, pour se défendre contre ce tsunami de « j’aime » et de partages qui propulsait un mensonge à l’endroit du maire. La Ville a donc publié un communiqué sur son site web pour dénoncer la fausse nouvelle.

 C’était « le seul moyen qu’on avait », se rappelle le chargé de communications de la Ville de Dorval Sébastien Gauthier

Rien n’y faisait.

« C’est sûr que le maire, au début, s’est demandé, “est-ce qu’on peut faire arrêter ça?” Avec nos recherches et selon des experts qu’on a consultés, on s’est dit qu’essayer de mettre fin à ça et au commérage sur les réseaux sociaux… bonne chance, c’est mission impossible. On a lâché prise », admet M. Gauthier.

Près de quatre ans plus tard, cette fausse nouvelle a fait le tour du monde, a été traduite en plusieurs langues et continue toujours de circuler au Canada, tout comme ailleurs.

La « morale » de l’histoire avant les faits

Le maire de Dorval n’a pas banni le porc des cantines scolaires, malgré ce qui circule sur Facebook depuis quatre ans.Le maire de Dorval n’a pas banni le porc des cantines scolaires, malgré ce qui circule sur Facebook depuis quatre ans. Photo : Radio-Canada / Philippe Tardif

Il est impossible de précisément mesurer la portée de cette fausse nouvelle, mais elle a assurément rejoint des centaines de milliers, voire des millions de Québécois. La popularité de cette fausse nouvelle n’est pas anecdotique; quelque chose pousse des Québécois à la partager.

Afin de comprendre pourquoi, nous avons contacté plus d’une centaine de Québécois qui l’ont publiée sur leur compte Facebook. La plupart n’ont pas répondu, mais quelques-uns se sont prêtés au jeu.

Leurs réponses sont presque unanimes : les faits étalés dans l’histoire sont peu ou pas importants, selon eux. Ce qui leur importe, ce sont les valeurs exprimées, la « morale » de l’histoire. Même s’ils reconnaissent aujourd’hui que les événements décrits dans la publication Facebook ne se sont jamais produits, pour eux, l’histoire du maire de Dorval qui refuse de bannir le porc des cantines scolaires n’en demeure pas moins valide.

« Peut-être que l’information est fausse, mais les idéaux, eux, sont ce que la plupart des Québécois pensent, explique Sylvain. Pour être honnête, je n’ai pas beaucoup fait attention à [savoir si c’était vrai]! C’était plus les idées sur le point de vue que j’ai retenu et, pour moi, c’est là que cela prenait tout son sens. »

« Je ne savais pas que cette nouvelle était fausse… dommage. Je trouvais que celle-ci valait la peine d’être partagée, écrit, quant à elle, Marie-Claude. Je suis déçue, je croyais qu’il y avait quelqu’un qui avait des couilles! Mais c’est vrai, je suis d’accord avec les valeurs exprimées dans cette nouvelle. »

J’ai demandé à Jacques s’il se sentait mal d’avoir partagé une histoire inventée.

« Non, car même si ce n’est qu’une invention, ce n’est pas tout le monde qui prend le temps de vérifier si c’est vrai ou non. Le plus important sur les réseaux sociaux, c’est le message véhiculé. »

Lynda, elle, savait très bien que l’histoire était fausse — elle a même inclus un avertissement à cet effet à la fin de sa publication, partagée plus de 400 fois.

« Une histoire comme celle-là n’est qu’un prétexte pour ouvrir la discussion sur la laïcité de l’État et de faire entendre à tous nos opinions sur le sujet, explique-t-elle. Quand j’ai su que cela était faux, ça n’avait plus une grande importance pour moi, car ce texte, même faux, représentait ce que je crois qui devrait être fait dans une circonstance comme celle présentée, ou une quelconque circonstance hypothétique de ce genre. »

Presque tous en ont profité pour m’expliquer, sans que je le leur demande, leur vision de l’immigration et de la laïcité. Je sentais qu’ils cherchaient à se faire entendre, à partager leur message : l’immigration c’est bien, mais seulement quand les nouveaux arrivants s’intègrent. Partager cette publication leur permet d’exprimer leurs craintes que les musulmans, eux, ne s’intègrent pas, que ces derniers demandent que la société québécoise s’adapte à eux. Le maire de Dorval fictif dans l’histoire est, pour les personnes que j’ai interrogées, un exemple à suivre, un idéal.

Nous sommes donc devant une histoire fausse, relayée dans le but de véhiculer des craintes et de proposer une vision héroïque de ce que nous devons faire pour les combattre. Tout comme dans une épopée ou dans un mythe légendaire.

Sylvain, lui, me l’a dit sans broncher

. « Aujourd’hui, je le vois plus comme les contes que l’on raconte aux enfants. Je veux dire, l’histoire est peut-être inventée, mais les valeurs et la morale n’en restent que plus vraies. »

Ça, la communauté de chercheurs qui s’intéresse au folklore le sait depuis un bon moment.

Une sorte de folklore moderne

Des légendes urbaines émergent chaque fois qu’il y a des changements majeurs. Dans les nouvelles technologies, par exemple : « les micro-ondes détruisent les vitamines dans les aliments! »Une légende urbaine dans les nouvelles technologies : « les micro-ondes détruisent les vitamines dans les aliments! » Photo : Radio-Canada / Philippe Tardif

« Lorsqu’on a créé lnternet, certains croyaient que ça serait la fin des légendes urbaines parce que les gens pourraient immédiatement effectuer des recherches et déterminer qu’elles étaient fausses, ce qui stopperait le phénomène. Malheureusement, c’est loin d’être le cas », lance en riant Ian Brodie, professeur associé en folklore à l’Université du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

Parce que, oui, il considère que les fausses nouvelles sont tout simplement des légendes urbaines, la manifestation moderne d’un phénomène qui existe depuis la nuit des temps.

C’est du folklore moderne.

« Les folkloristes parlent des légendes urbaines depuis beaucoup plus longtemps que nous parlons des fake news. Il y a beaucoup de points en commun entre ces phénomènes », renchérit Russel Frank, de l’Université de Pennsylvanie.

Ce dernier est bien placé pour parler : il détient un doctorat en folklore, mais enseigne le journalisme.

Certes, les réseaux sociaux ont changé la donne. Mais un bon nombre des fausses nouvelles que nous voyons aujourd’hui auraient jadis circulé dans ces conversations de salon, à l’arrêt d’autobus, autour de la table au souper. Elles le font depuis que les humains existent.

« C’est la même chose qui se traduit sur les réseaux sociaux. L’important, ce n’est pas tant la source ou la fiabilité de l’information, mais plutôt l’identité de la personne qui me la relaie, que je connais, avec qui j’entretiens une relation », illustre M. Brodie. C’est le royaume du « as-tu entendu que…? »

J’ai résumé aux chercheurs les conclusions de ma petite enquête auprès des gens qui ont partagé l’histoire du maire de Dorval. Rien de cela ne les a surpris. Le but des légendes urbaines n’est pas d’informer, mais de communiquer des craintes, d’avertir, pensent-ils.

Aussi peu fiables que ces histoires puissent être en ce qui concerne les faits, elles sont une mesure extrêmement fiable des anxiétés qui traversent une société. Russel Frank, professeur, Université du Cap-Breton

Selon M. Brodie, c’est pourquoi des légendes urbaines émergent lorsqu’il y a des changements sociaux majeurs : les nouvelles technologies (« les micro-ondes détruisent les vitamines dans les aliments! »), l’évolution des moeurs (« les homosexuels sont satanistes! »), les changements dans l’ordre social (« sans mères au foyer, les enfants deviendront dingues! »), et, oui, les vagues d’immigration.

M. Frank m’envoie un article publié par la chercheuse Florence E. Baer dans le journal universitaire American Folklore. L’auteure tente de déterminer la source de rumeurs qui circulent à l’endroit d’un groupe de réfugiés dans une petite ville en Californie.

Il s’en trouve plusieurs pour alimenter toutes sortes de rumeurs sur ces nouveaux arrivants : ils ont des pratiques alimentaires bizarres, ils ne réussiront jamais à s’intégrer. Un garçon affirme les avoir vus tuer et manger le chien d’une dame; même si l’enquête policière conclut que ces événements ne se sont pas produits, les esprits s’enflamment, l’histoire explose. Ou encore, de bouche à oreille, on se scandalise que l’ami de l’oncle d’untel a entendu du frère d’untel que ces réfugiés reçoivent plus d’argent du gouvernement que son père, qui est retraité.

Tout cela m’est extrêmement familier. Des histoires du genre, j’en ai vu des tonnes, relayées des dizaines de milliers de fois sur Facebook. J’ai même dû démentir deux fois l’idée que le gouvernement traite mieux les réfugiés que les aînés. C’est du déjà-vu.

Par contre, dans le cas de l’étude de Florence Baer, on ne parle pas de réfugiés syriens, mais de réfugiés vietnamiens. Parce que, voyez-vous, même si ces histoires ont l’air de provenir de statuts Facebook viraux, l’article de Mme Baer a été publié en 1982 (Nouvelle fenêtre). Ce sont les mêmes vieilles histoires qui ressurgissent. La désinformation au XXIe siècle n’a rien de très original.

Des histoires pour mettre en garde envers l’Autre

Au début des années 1900 aux États-Unis, illustre-t-il, on mettait en garde les jeunes femmes contre des établissements dangereux, qui représentaient la déchéance sexuelle. On parlait, bien sûr, des crèmeries.Au début des années 1900 aux États-Unis, illustre-t-il, on mettait en garde les jeunes femmes contre des établissements dangereux, qui représentaient la déchéance sexuelle. On parlait, bien sûr, des crèmeries. Photo : Radio-Canada / Philippe Tardif

Ian Brodie affirme que l’immigration alimente en bonne partie les légendes urbaines, et ce, depuis toujours. Au début des années 1900 aux États-Unis, illustre-t-il, on mettait en garde les jeunes femmes contre des établissements dangereux, qui représentaient la déchéance sexuelle. Fréquenter ces lieux en tant que femme, c’était s’exposer au risque d’être violée, voire kidnappée, puis envoyée à l’autre bout du monde comme esclave sexuelle.

On parlait, bien sûr, des crèmeries. Pourquoi? Parce que les premiers commerces à vendre de la crème glacée dans ce pays étaient gérés par ces étrangers mystérieux et que certains croyaient dangereux, les Italiens.

« Les crèmeries étaient des endroits terrifiants parce que cette nouvelle population immigrante vendait une nouvelle sorte de nourriture qu’on ne connaissait pas. Ça faisait peur!

On disait : “jeunes femmes, si vous voulez protéger votre vertu, parents, si vous voulez protéger vos filles, évitez les crèmeries! » », raconte-t-il en ricanant.

Si on veut remonter encore plus loin, les Romains disaient que les chrétiens kidnappaient les enfants et buvaient leur sang, ajoute-t-il.

« Les légendes urbaines qui traduisent une anxiété envers l’Autre forment une immense partie du folklore. Il y a cette peur de la différence, de vivre dans un monde qui est changé par l’Autre », avance M. Frank.

C’est pourquoi les mêmes histoires reviennent, encore et encore.

Que faire pour freiner la propagation de légendes du genre si les faits ne font que rebondir sur leur carapace?

« Tout ce qu’on peut faire, c’est prendre un peu de recul et dire “l’histoire que tu me racontes, elle n’a rien de nouveau. Elle existe depuis des siècles. Je suis certain que tu y croies et qu’elle confirme tes opinions, et je ne pourrai probablement pas changer tes préjugés, mais, écoute… c’est la même histoire” », laisse tomber M. Brodie.

Heureusement, ces rumeurs tendent à disparaître au fil du temps, ajoute-t-il. Peu de gens inventent aujourd’hui des fausses nouvelles à propos de l’immigration vietnamienne ou italienne, par exemple.

La fausse nouvelle du maire de Dorval s’inscrit dans une longue tradition. On exprime nos craintes à l’aide d’histoires plus souvent fausses que vraies, dont les sources sont nébuleuses. Il y a toujours un héros, qui tient tête contre vents et marées contre un ennemi insidieux. L’important, ce n’est pas si c’est arrivé pour vrai, si les faits rapportés sont exacts. L’histoire elle-même sert à communiquer un avertissement, un point de vue, une piste de solution.

C’est probablement pourquoi cette fausse nouvelle ne séduit pas uniquement les Québécois. Il existe d’autres versions dans plusieurs pays, dont la Belgique ou l’Australie, qui visent des maires locaux. Par contre, celle mettant en vedette le maire de Dorval semble de loin la plus populaire. D’ailleurs, seulement pendant la rédaction de cet article, un site web israélien l’a relayée. Ensuite, une autre version de la fausse nouvelle a rebondi dans sa terre d’origine, la France (Nouvelle fenêtre)cette fois-ci mettant en vedette un autre maire français.

Le maire de Dorval reçoit quelques appels ou courriels chaque mois pour le féliciter d’avoir tenu tête aux parents musulmans, souligne Sébastien Gauthier. La plupart des messages sont en anglais et proviennent du reste du Canada ou des États-Unis.

Le billet du maire expliquant que l’histoire est fausse trône souvent au sommet des sections les plus populaires sur le site web de la Ville. Selon M. Gauthier, c’était la deuxième section la plus consultée en 2018.

La Ville, du haut de sa page Facebook lancée en 2016 et qui comporte moins de 2000 abonnés, voit mal ce qu’elle pourrait faire, mis à part signaler quelques publications ici et là.

« Oui, ça nous dérange, mais la bibitte des réseaux sociaux est tellement énorme qu’on se dit, “comment peut-on se battre contre ça?” Surtout quand on voit que ça fait maintenant quatre ans que la “nouvelle” a été démentie… Qu’est-ce qu’on fait? », lance-t-il.

Aussi bien tenter de se battre contre la chasse-galerie.

https://ici.radio-canada.ca

L’aigle du mont Royal, toujours maître du canular


Tu t’en souviens, Jack ?? Alors qu’on prenait un peu plus conscience des fausses nouvelles (fakes news). Une vidéo crée par 4 étudiants de l’école NAD à Montréal avait monté de toute pièce un canular qui est devenu viral dans les réseaux sociaux. Un aigle royal qui avait saisi un enfant dans le parc du Mont-Royal. Aucune autre vidéo n’a fait autant sensation depuis. Cependant, ces 4 jeunes ont maintenant de très belles carrières.
Nuage
 


L’aigle du mont Royal, toujours maître du canular


MARIE TISON
La Presse

En cette ère de fausses nouvelles, aucun canular originaire du Québec n’a réussi à répéter l’exploit réalisé par quatre étudiants de l’École NAD en décembre 2012.

Leur vidéo, qui montrait un aigle royal saisissant un enfant au parc du Mont-Royal, a été vue plus de 45,8 millions de fois sur YouTube.

Les étudiants ont produit la vidéo dans le cadre d’un cours intitulé « Simulation de production », donné par le professeur Robin Tremblay. Il s’agissait de réaliser un film avec des images réelles et d’y incorporer des effets 3D. Le professeur encourageait les étudiants à produire des clips à potentiel viral.

« Je fais encore le cours, mais je l’ai un peu modifié parce que l’aspect viral est maintenant difficile à atteindre, indique M. Tremblay en entrevue. Les gens sont plus sceptiques : ils savent qu’il y a des firmes qui peuvent détecter les canulars, qui peuvent valider si c’est de la 3D. Les gens sont plus sensibles aussi, il faut faire attention. »

Avant la fameuse vidéo de l’aigle, des étudiants de l’École NAD avaient réalisé une vidéo qui avait eu un bon succès : il s’agissait d’un manchot qui s’enfuyait du Biodôme. La vidéo de l’aigle royal a toutefois dépassé toutes les attentes.

Souvent, les vidéos qui deviennent rapidement virales dépeignent des animaux. Ou des bébés.

« Là, on a frappé dans le mille, lance M. Tremblay. Si l’aigle était parti complètement avec le bébé, ç’aurait été trop grave. On a pensé à mille hypothèses, mais finalement, on est restés tranquilles, l’aigle a simplement levé le bébé du sol. »

La vidéo a toutefois suscité la critique des ornithologues, qui craignaient qu’elle n’incite des gens à maltraiter ou à éliminer des aigles.

« On n’avait pas pensé à ça, la protection des oiseaux, se rappelle Robin Tremblay. On a donc arrêté ça, on a fait savoir que ce n’était pas vrai. »

« Une bonne carte de visite »

Le professeur a évidemment accordé une belle note aux étudiants, Normand Archambault, Félix Marquis-Poulin, Loïc Mireault et Antoine Seigle, qui ont poursuivi dans le domaine à la fin de leurs études.

« C’était une bonne carte de visite, sans plus », précise Félix Marquis-Poulin.

« Ça ne m’a pas fait sauter d’étapes. N’importe quel bon étudiant qui aurait fait une bonne vidéo, qui n’aurait pas été virale mais qui aurait été du même niveau, serait passé par le même chemin. »

À sa sortie de l’école, Félix Marquis-Poulin s’est joint à la firme d’animation et d’effets visuels Framestore, qui venait tout juste de s’installer à Montréal, avec deux autres membres de l’équipe de la vidéo, Loïc Mireault et Antoine Seigle.

« Ce fut une sorte de deuxième école où j’ai eu la chance de côtoyer beaucoup de talents venant de partout dans le monde, précise Félix Marquis-Poulin. J’ai eu l’occasion de travailler entre autres sur La Belle et la Bête, Christopher Robin, Ghost in the Shell, Mowgli, Paddington et bien d’autres films. »

Depuis l’année dernière, il enseigne une fois par semaine en tant que chargé de cours à l’École NAD et a commencé à prendre des contrats en tant que pigiste, notamment dans le domaine des jeux vidéo, de l’impression 3D pour les jeux de table et du cinéma d’animation.

Il vient d’ailleurs de démissionner de Framestore pour se consacrer à la pige et à des projets personnels, comme la réalisation d’un court métrage d’animation avec un ami.

Animateur chez Framestore, Loïc Mireault a travaillé sur divers films, comme Fantastic Beasts, Mowgli et Paddington.

Normand Archambault a également accumulé les projets au cours des années, travaillant notamment sur Solo : A Star Wars Story, Lost in Space et The Greatest Showman.

Pour sa part, Antoine Seigle a poursuivi sa route jusqu’en Australie, où il travaille dans un studio d’animation et d’effets visuels.

Faire rayonner les étudiants

Le succès de la vidéo de l’aigle et de l’enfant a été tel que les étudiants des années suivantes n’ont pas cherché à l’imiter.

« C’est comme une montagne, note Robin Tremblay. Les gens arrivent devant et se disent que jamais ils n’arriveront à faire quelque chose après ça. »

De plus, les médias avaient l’École NAD à l’oeil.

« Quand tu es surveillé, ça cesse d’être le fun. »

Le professeur croit toutefois qu’il sera possible un jour de se réessayer.

« Mais ça va prendre de bonnes idées. »

En attendant, il propose à ses étudiants de participer à un concours canadien, le Défi du film d’horreur de 15 secondes. « On a gagné plein de prix », s’enthousiasme Robin Tremblay.

Il explique que comme prof d’université (NAD est une antenne montréalaise de l’Université du Québec à Chicoutimi), il a pour responsabilité d’apporter aux étudiants une expertise dans les effets visuels et de les faire rayonner, les faire sortir des frontières de l’école.

« Quelque chose de viral, c’est parfait, mais c’est plus difficile à atteindre. Le défi d’horreur, c’est plus facile et les étudiants s’amusent clairement plus. »

https://www.lapresse.ca/

Trump utilise Twitter pour contourner des médias "corrompus"


Donald Trump utilise les réseaux sociaux de Facebook, Instagram et Twitter pour soi-disant éviter les fausses nouvelles (fake news), car les médias, d’après lui raconte pour la plupart des mensonges. Faut-il en rire ou en pleurer ? Est-ce qu’il finit par croire ses propres mensonges ? Enfin, ce n’est sûrement pas dans les réseaux sociaux qu’il y a plus d’honnêteté qu’ailleurs
Nuage

 

 

Trump utilise Twitter pour contourner des médias « corrompus »

 

© afp.

Le président américain Donald Trump a défendu mercredi son usage intensif de Twitter, affirmant que c’était le meilleur moyen pour lui de contourner des médias qualifiés de « corrompus » et « malhonnêtes ».

« Twitter est le moyen pour moi de faire passer mon message quand les médias sont corrompus, et ils sont corrompus », a lancé le président américain depuis les jardins de la Maison Blanche avant de s’envoler pour l’Ohio.

Médias « si malhonnêtes »

« Nos médias sont si malhonnêtes, la plupart d’entre eux », a poursuivi le 45e président des Etats-Unis lors d’un échange avec les journalistes. « Ils ne relatent pas les faits », a ajouté le locataire de la Maison Blanche, coutumier des attaques extrêmement virulentes contre les journalistes.

Médias « fake news »

Evoquant son recours à « Facebook, Instagram, Twitter », il a ajouté:

« C’est une façon pour moi de faire passer un message honnête car il y a énormément de malhonnêteté parmi les médias Fake News ».

Le compte Twitter @realDonaldTrump compte près de 60 millions d’abonnés.

https://www.7sur7.be/7s7