Une technique dangereuse pour repulper les lèvres


Cette manie de vouloir changer quelque chose à notre apparence physique. Des publicités promettent mers et mondes et pourtant, cela peut être très dangereux. L’une d’entre-elles promet des lèvres pulpeuses sans aiguilles et sans douleurs. Il semble que ce soit très douloureux et peut provoquer des conséquences irréversibles.
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Une technique dangereuse pour repulper les lèvres

Annick Laplante, victime

Annick Laplante a eu recours à l’hyaluropen car elle trouvait ses  trop minces.

Esther Normand

L’hyaluropen est un nouveau dispositif offert par certaines esthéticiennes pour augmenter le volume des lèvres. Il n’est toutefois pas autorisé par Santé Canada et il fait l’objet d’une enquête de la part du Collège des médecins du Québec.

Il y a quelques mois, Annick Laplante tombe sur une annonce en ligne. La publicité est alléchante : elle promet de belles lèvres pulpeuses à l’aide d’un traitement sans aiguilles et sans douleur.

Ayant toujours trouvé ses lèvres trop minces, Mme Laplante est très intéressée. Voilà une occasion en or d’avoir les lèvres de ses rêves pour 125 $, alors que cela coûte habituellement 500 $.

L’Académie Permakolor cherche des modèles pour enseigner cette nouvelle technique qui permet d’augmenter le volume des lèvres grâce à l’hyaluropen.

Il s’agit d’un genre de stylo qui propulse de l’acide hyaluronique à très haute vitesse pour le faire pénétrer dans la peau sans aiguilles. Une technique qu’on dit sans douleur.

Ils disent sans douleur, je m’excuse, mais ça fait très mal, s’exclame Annick Laplante.

C’est la propriétaire de l’Académie Permakolor, Annie Lamontagne, qui lui prodigue le soin.

Dès le début de l’intervention, les choses tournent mal.

Tout d’abord, Annick Laplante ressent une forte douleur, puis ses lèvres se mettent à enfler démesurément.

Hématome au-dessus de la lèvre supérieure.

L’hématome apparu au-dessus de la lèvre supérieure d’Annick Laplante après l’injection au moyen de l’hyaluropen.

PHOTO : COURTOISIE ANNICK LAPLANTE

Elle m’a donné le miroir et j’ai vu que j’avais la lèvre déjà tout enflée. Ça enflait à vue d’oeil, c’était vraiment intense. Annick Laplante

Ses lèvres deviennent si grosses qu’Annick Laplante quittera la clinique d’esthétique en ambulance. Elle passera la nuit à l’hôpital.

Pour la Dre Michèle Ohayon, une dermatologue spécialisée en esthétisme, Mme Laplante a eu de la chance.

L’injection semble avoir transpercé une veine. Mais si elle avait été faite dans l’artère, les conséquences auraient été beaucoup plus dramatiques.

Si le produit atterrit dans une artère, on peut avoir une occlusion de cette artère-là, avec une nécrose et une mort des tissus, soutient la Dre Ohayon.

La propriétaire de Permakolor précise qu’elle a élaboré sa formation avec une infirmière pour qu’elle soit sécuritaire.

De plus, elle croyait la technique sûre car son assureur l’approuvait. Elle a remboursé à Annick Laplante le soin prodigué et le transfert en ambulance.

Aujourd’hui, elle n’utilise plus l’hyaluropen.

Le Collège des médecins interpellé

Plusieurs esthéticiens et esthéticiennes s’inquiètent des nouveautés qui inondent leur univers ces jours-ci.

Lisanne Daoust et Maxime Ouimet sont de ceux-là.

Ce dernier a lancé une page Facebook, SOS Esthétique Québec (Nouvelle fenêtre), et a reçu un grand nombre de messages de personnes qui se disent victimes de l’hyaluropen.

M. Ouimet a transféré ces messages au Collège des médecins du Québec, qui a mené une enquête.

Après avoir donné des avertissements, le Collège s’apprête à poursuivre les esthéticiennes qui ont causé un préjudice à leur clientèle en utilisant l’hyaluropen.

L’organisme confirme qu’il y a deux dossiers où l’enquête est terminée et que la procédure d’accusation est entamée

. Le Collège invoque la pratique illégale de la médecine.

Pour nous, ce n’est pas légal parce que ce n’est pas conforme, c’est une intervention invasive et donc qui correspond à un acte médical réservé.le Dr Yves Robert, secrétaire du Collège des médecins du Québec

Le Collège des médecins dit avoir reçu une cinquantaine de signalements dénonçant les traitements utilisant l’hyaluropen.

50 signalements pour un nouveau produit dans un domaine particulier, c’est beaucoup dans une année, confirme le Dr Robert.

Le 13 septembre dernier, Santé Canada a rappelé qu’il n’a autorisé la vente d’aucun dispositif de comblement dermique sans aiguilles et confirme que ces dispositifs peuvent poser des risques pour la santé.

Santé Canada souligne avoir vu une augmentation du nombre de déclarations relatives à l’hyaluropen cette année. Trente-neuf plaintes ont été reçues depuis mars 2019.

Mi-septembre, l’Association des professionnels en électrolyse et en soins esthétiques du Québec, l’APESEQ, a envoyé à ses membres un communiqué pour les mettre en garde contre l’hyaluropen.

Mais cette association ne représente que 620 des 16 000 travailleurs en esthétique du Québec.

Lisanne Daoust, nommée esthéticienne de l’année au Canada par ses pairs, réclame un ordre professionnel pour mieux protéger la population.

Ça ferait un bon ménage. Ça encadrerait justement la profession tout en protégeant la population. Lisanne Daoust, esthéticienne

Maxime Ouimet, spécialisé en micropigmentation capillaire, abonde dans le même sens.

Sans ordre, sans personne qui vient donner de vraies règles, des normes que tout le monde respecte […], ça va rester le free for all comme ça.

Annick Laplante regrette d’avoir eu recours à l’hyaluropen et invite les gens à être vigilants face à ces nouvelles techniques.

Le reportage d’Esther Normand et de Stéphanie Allaire

https://ici.radio-canada.ca/

Une publicité Nike créée par une intelligence artificielle


Ce n’est pas une publicité officielle, mais une création sans que Nike en fasse la demande. Un Français a réuni plusieurs publicités de Nike et l’IA en a fait une nouvelle publicité. Pour ma part, je suis un peu déçue, sauf peut-être (et encore) si elle jouer a la radio par exemple, car en vidéo, il n’a rien d’accrochant.
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Une publicité Nike créée par une intelligence artificielle


Fabrice Auclert
Journaliste

Après avoir investi la peinture, la musique et bien sûr le jeu vidéo et la santé, l’intelligence artificielle va-t-elle créer des campagnes de publicité ? Un créatif français a nourri un réseau neuronal de publicités Nike très connues, et voici le résultat…

Ce spot a été produit à titre expérimental et il n’est donc pas officiel mais c’est la première publicité créée par une intelligence artificielle. C’est le concepteur-rédacteur Jean-Baptiste Le Divelec qui en est à l’origine car il a toujours été « fasciné par les réseaux neuronaux et le deep learning ». Avec des amis, il explique qu’il a alimenté un réseau neuronal avec plus d’une « dizaine d’années de publicités Nike » pour voir si l’intelligence artificielle était capable de créer une publicité originale.

Il précise bien que Nike n’est pas à l’initiative du projet, mais il s’est appuyé sur des publicités populaires et connues de tous. Il avait besoin de s’appuyer sur une marque emblématique, mondiale, et dont le corpus de publicités était facilement accessible. On en dénombre 20, et l’intelligence artificielle a fonctionné comme un générateur de textes automatiques. Notamment GPT-2, mis au point par Open-IA, et dont l’utilisation reste universitaire, tant la création de faux textes pourrait poser de problèmes à l’ère du « deep fake » et des « fake news ».

On n’est pas loin de l’écriture automatique lorsque l’IA conçoit une publicité. © Jean-Baptiste Le Divelec

Le prochain slogan va-t-il naître d’une IA ?

Là, il s’agit simplement d’une expérience de création. Jean-Baptiste Le Divelec explique à The Next Web qu’il avait été marqué par les performances de l’IA en musique ou en peinture, persuadé donc que « la machine » pouvait aussi être créatrice. À l’arrivée, le spot de 50 secondes a tout d’une publicité Nike, avec la musique, les codes couleurs, le rythme et l’importance de la sémantique.

Le publicitaire l’a appelé « AI et Kennedy » et même s’il reconnaît qu’on est « à la limite de l’inintelligible » et de « l’absurde », il y observe « une touche de génie ». Pour lui, le prochain slogan fort d’une marque ou le prochain spot de publicité, comme « Just Do It » pourrait donc naître du cerveau d’une intelligence artificielle. Il y a un siècle, on appelait ça le surréalisme, et c’est peut-être l’avenir de la publicité.

https://www.futura-sciences.com/

Michael Bloomberg met 100 millions dans des publicités anti-Trump


100 millions de dollars pour des publicités anti-Trump, si seulement cela pourrait assurer la défaite de Donald Trump aux prochaines élections … Dommage qu’il faut autant d’argent qui pourrait servir à des choses beaucoup plus utiles pour les Américains …
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Michael Bloomberg met 100 millions dans des publicités anti-Trump

PHOTO REUTERS

Michael Bloomberg

(New York) L’ex-maire de New York Michael Bloomberg n’a pas encore décidé s’il serait candidat à la présidentielle, mais il a lancé une campagne de publicité en ligne anti-Trump, moyennant 100 millions de dollars.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le milliardaire, dont la fortune atteint 53 milliards de dollars selon Forbes, a confirmé dans un tweet vendredi le lancement de cette campagne, annoncée au New York Times par son conseiller Howard Wolfson.

«C’est un de ces moments où il faut tout le monde sur le pont. Nous allons lutter contre Trump directement», écrit-il.

Ces publicités en ligne, qui ne présentent pas Michael Bloomberg mais se concentrent sur la critique de Donald Trump, ciblent les États de l’Arizona, du Michigan, de Pennsylvanie et du Wisconsin – quatre États-clés – qui pourraient voter aussi bien démocrate que républicain en 2020, et donc indispensables pour remporter la présidentielle.

Sur l’une de ces publicités, on voit une image du compte Twitter du président américain barré du message «Un tweet ne devrait pas menacer la sécurité du pays».

L’ex-maire de 77 ans a fait plusieurs pas ces derniers jours vers une candidature à l’investiture démocrate, en s’enregistrant notamment comme candidat à la présidentielle dans les États de l’Alabama et de l’Arkansas.

Il a assuré mardi être «proche» de prendre une décision définitive. Ses conseillers ont indiqué qu’en cas de candidature, il ne ferait probablement pas campagne dans les quatre États à voter pour les primaires dès février, mais commencerait vraiment avec les 15 États-dont la Californie et le Texas, les plus peuplés-qui voteront le 3 mars pour le Super Tuesday.

Celui qui fut maire de New York de 2002 à 2013, fort d’une fortune personnelle évaluée à plus de 50 milliards de dollars, avait déjà dépensé 100 millions pour soutenir des candidats démocrates aux élections américaines de mi-mandat de novembre 2018.

Sa possible candidature, qui viendrait bousculer la course pour l’investiture démocrate qui compte déjà 18 candidats, a suscité des réactions très contrastées.

Certains estiment que sa fortune, ses qualités d’homme d’affaires «self-made man» et de porte-drapeau de la lutte contre le réchauffement climatique en font le meilleur challenger de Donald Trump. Et le seul capable de rivaliser avec les quelque 156 millions de dollars engrangés à fin septembre par la campagne du président sortant. 

Mais d’autres, surtout du côté des démocrates les plus à gauche comme Elizabeth Warren ou Bernie Sanders, le voient comme un milliardaire cherchant à protéger les intérêts des plus riches, qu’ils veulent taxer lourdement pour réduire les inégalités.

Un sondage Ipsos pour l’agence Reuters publié vendredi, incluant pour la première fois M. Bloomberg parmi les candidats, le créditait de 3% des intentions de vote, loin derrière l’ex-vice président Joe Biden et Bernie Sanders (19% chacun), Elizabeth Warren (13%) et le jeune maire de l’Indiana Pete Buttigieg (6%).

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► 19 Produits Qui Ont Des Noms Distincts Selon les Pays


On utilise divers produits qui se vendent un peu partout au monde. Certains d’entre eux ne portent pas le même nom, ne se vendent pas le même format… Comme M. Net, il se vend un peu partout sous différents noms comme M. Net au Québec, M. Propre en France, Mr Clean au Canada anglais et États-Unis etc …
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19 Produits Qui Ont Des Noms Distincts Selon les Pays


Avant d’introduire un nouveau produit dans une région donnée, les spécialistes du marketing effectuent des recherches et étudient en profondeur les attentes des consommateurs. Les fabricants tentent d’adapter les conceptions d’emballage et les noms des produits aux particularités nationales du marché. Donc si tu penses savoir exactement à quoi ressemble ta barre chocolatée préférée, essaie de la reconnaître dans un autre pays.


Par exemple, imagine que tu arrives au Québec et décides d’aller satisfaire ton envie de KFC. Sauf que… là-bas ça ne s’appelle pas KFC mais PFK ! Ou bien savais-tu que tu ne pourras pas aller chez Burger King en Australie ? Là-bas, cette chaîne de fast-food porte le nom de « Hungry Jack’s ». Voici une liste amusante de produits qui ont un nom ou une apparence différents selon les pays où ils sont vendus.

– Les Européens sont perdus lorsqu’ils essaient de trouver du Coca-Cola Light dans les supermarchés américains ou britanniques. Ce qu’ils ne savent peut-être pas, c’est que dans ces pays, le Coca-Cola allégé est appelé Diet Coke !


– Quand les Européens, les Japonais et les Russes lavent leurs vêtements, ils utilisent souvent un assouplissant populaire appelé Lenor. Mais si tu cherches ce produit aux États-Unis, tout ce que tu verras dans les rayons, ce sont des bouteilles bleues étiquetées Downy.


– Autre produit fabriqué par Procter&Gamble, le détergent Tide se vend sous trois noms différents ! En Europe centrale, il est connu sous le nom de « Vizir », tandis qu’en Turquie les gens achètent « Alo ».


– La vaseline, un remède populaire pour la peau sèche, a un nom différent en espagnol et en portugais. Si tu as besoin de ce produit, mettons au Brésil ou au Mexique, demande du Vasenol.


– Dove est une marque de chocolat populaire que l’on peut trouver presque partout dans le monde. Mais si tu vas en Égypte, en Inde ou au Royaume-Uni, cherche plutôt les chocolats appelés Galaxy.


– Les Européens sont habitués à la barre chocolatée Milky Way, emballée dans un papier bleu avec des petites étoiles blanches. Mais si tu souhaites grignoter la même barre aux États-Unis, il te faudra chercher celle qui porte le nom « 3 Musketeers ».


– Peu de gens savent que les chips Lay’s sont apparues pour la première fois au Royaume-Uni sous le nom de Walkers il y a plus de 70 ans ! Mais tu sais quoi ? Au Royaume-Uni, ils mangent encore des Walkers !


– La marque Rexona, qui produit des déodorants et des anti-transpirants de renommée mondiale, est appelée « Shield » en Afrique du Sud, « Sure » au Royaume-Uni et en Irlande, et « Rexena » au Japon et en Corée du Sud.


– Connais-tu la margarine allégée appelée «Becel» ? Non ? Et celle qui porte le nom de « Flora » ?


– Un distributeur américain célèbre, T.J. Maxx, s’est transformé miraculeusement en T.K. Maxx une fois qu’il a ouvert en Europe.


– En Chine, tu ne trouveras pas de bouteille de Sprite, même si tu cherches vraiment longtemps ! Mais tu peux te rabattre sur la boisson appelée « Xuebi » – c’est le même soda dont tant de gens raffolent.


TIMESTAMPS:

Coca-Cola Light 0:36

Lenor 1:22 Olay 1:50

Choco Krispies 2:42

Tide 3:21

Mr. Propre 3:58

Burger King 4:43

Vaseline 5:22

KFC 5:38

Axe 6:07

Dove 6:51

Danone 7:20

Milky Way 7:58

Lay’s 8:27

Rexona 9:12

Knorr 9:46

Becel 10:12

T.J.Maxx 10:38

Sprite 11:03

Musique par Epidemic Sound https://www.epidemicsound.com/

Facebook et Twitter refusent de supprimer les publicités mensongères de Trump


Il me semble que Facebook et Twitter avait annoncé qu’ils combattaient la désinformation, En tout cas c’est ce qu’ils prétendent .. Sauf pour les politiciens eux, ils ont droit tant qu’il n’y a pas d’insultes. Si il y a bien des surveillance a faire, ce sont bien les politiciens et surtout Donald Trump et son équipe
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Facebook et Twitter refusent de supprimer les publicités mensongères de Trump

Gros plan du visage de Donald Trump.

L’équipe de Donald Trump fait diffuser des publicités en sa faveur sur les réseaux sociaux.

PHOTO : GETTY IMAGES / ALEX WONG

Facebook et Twitter ont refusé de retirer des publicités de Donald Trump qualifiées de mensongères par l’équipe de campagne de Joe Biden.

Facebook avait accepté de supprimer une publicité de Donald Trump insultante pour Joe Biden puisque sa politique publicitaire interdit les insultes.

L’ancien vice-président américain, qui pourrait devenir le rival de Trump dans la course à la Maison-Blanche s’il remporte l’investiture du Parti démocrate, fait l’objet d’attaques par Trump.

L’équipe de campagne de l’actuel président américain a modifié la publicité, retirant l’insulte, mais ajoutant une fausse allégation au sujet de Joe Biden.

Les arguments de Facebook

Le camp de Biden a demandé le retrait de cette publicité. PolitiFact et FactCheck.org, qui font partie des partenaires de Facebook pour la vérification des faits, ont démenti ce qu’affirme la publicité en question.

Toutefois, Facebook a adressé une fin de non-recevoir au camp Biden, faisant valoir que sa politique de vérification des faits portant sur les publicités diffusées sur le réseau social ne s’applique pas aux hommes et aux femmes politiques.

Notre approche est fondée sur la croyance fondamentale de Facebook en la liberté d’expression […] et sur l’idée que, dans les démocraties où la presse est libre, le discours politique est déjà sans doute le discours le plus scruté qu’il soit, a écrit, dans une lettre, Katie Harbath, directrice des politiques publiques de Facebook.

Par conséquent, quand un politicien ou une politicienne parle et fait une publicité, nous ne faisons pas examiner les faits par des vérificateurs indépendants, a-t-elle ajouté.

Twitter dit aussi non

Le camp Biden a également demandé le retrait d’une publicité de Trump dans une lettre envoyée à Twitter.

C’est une chose d’autoriser l’équipe du président Trump à répandre des faussetés à partir de son propre compte [Twitter], c’en est une autre de faire du profit avec des publicités payantes qui répètent les mêmes mensonges, précisait la lettre.

Cependant, le réseau social a estimé que cette publicité ne contrevenait pas à ses règles.

La publicité dont vous parlez ne constitue pas une violation de nos politiques pour le moment, a déclaré, jeudi soir, une personne qui représente Twitter.

https://ici.radio-canada.ca/

Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Nous sommes en 2019 et il y a encore des publicités douteuses envers les femmes. Cette pub de hamburger sous le thème de BD de pop art américain autour des années 1950 montrant un homme qui frappe une femme pour lui avoir donné un autre hamburger que celui demandé est pitoyable alors qu’on sait qu’il y a trop de violence conjugale dans le monde. La violence faites aux femmes comme publicité n’est pas une option envisageable pour vendre un produit.
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Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicité


Une femme battue pour un hamburger: tollé en Belgique autour d’une publicitéPhoto: Getty images

Une femme frappée par un homme car elle ne lui apporte pas le hamburger demandé: une publicité a suscité un tollé en Belgique, consommateurs et politiques la jugeant «nauséabonde» et «irresponsable», sur fond de mobilisation contre les violences conjugales.

Quelque 300 plaintes ont été recensées depuis mardi par le Conseil de la publicité, l’organe disciplinaire du secteur en Belgique, a indiqué sa directrice Sandrine Sepul mercredi matin à l’AFP.

Posté sur Facebook, le visuel incriminé, qui emprunte à la BD et au pop art américain des années 1950, montre un homme en costume-cravate décochant un coup de poing au visage à une femme blonde, qui vacille sous la violence du geste.

«Sérieux, un faux Bicky?», proclame l’homme pour justifier le geste.

Et l’annonceur d’expliquer, au-dessus de l’image, que seule la bonne couleur de boîte permet de s’assurer qu’il s’agit du «véritable Bicky», un steak cuit dans la friture prisé des Belges amateurs de junk-food.

La marque avait également aimé un commentaire publié sous la publicité. Celui-ci moquait les «féministes [se mettant] en colère» à cause de cette publication.

Mercredi, tous les médias belges se faisaient l’écho du tollé provoqué par la publicité, rapidement retirée de Facebook mais qui restait visible dans les commentaires de nombreux internautes.

«Bicky, hamburger à vomir», a écrit le journal Le Soir dans un billet d’humeur, se demandant comment, en 2019, des créatifs de la publicité pouvaient juger une telle campagne «drôle, sympa, prometteuse».

«Tous les dix jours, un homme tue sa femme, ou son ex. Et tous les jours, certaines se font humilier, violer, tabasser», ajoutait le quotidien, faisant part de sa «rage».

Nawal Ben Hamou et Christie Morreale, ministres de l’Égalité des chances respectivement à la région Bruxelles-Capitale et en Wallonie, ont annoncé avoir saisi l’organe disciplinaire de la publicité.

La première a fustigé sur sa page Facebook une campagne «nauséabonde et totalement irresponsable».

«Environ une femme sur quatre subira des violences pendant sa vie, certaines d’entre elles en mourront. Utiliser la violence à l’égard des femmes dans la publicité est irresponsable», a renchéri sur Twitter Mme Morreale.

Selon Mme Sepul, le jury d’éthique publicitaire de Belgique a transmis les plaintes reçues à l’organe équivalent des Pays-Bas, la Reclame Code Commissie. L’annonceur identifié, Izico, est établi aux Pays-Bas, a-t-elle expliqué.

Ce dernier va désormais être amené à s’expliquer et une sanction pourrait être décidée d’ici «quelques semaines».

«Même s’il y a eu retrait (de la publicité), c’est important d’un point de vue moral et symbolique de statuer pour baliser les choses», a fait valoir Mme Sepul.

https://journalmetro.com/

Votre téléphone mobile vous écoute-t-il?


Téléphone, ordinateur, télévision avec toutes ces technologies nous sommes des sources inestimables pour les publicités ciblées. On nous écoute, nous lis et aux USA, les télévisions intelligentes peuvent voir si une publicité vous intéresse.
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Votre téléphone mobile vous écoute-t-il?

Illustration d'une oreille sur un téléphone cellulaire.

Nos téléphones nous écoutent, «mais ça ne fonctionne pas comme plusieurs le pensent», dit l’expert en cybersécurité Luc Lefebvre.

PHOTO : RADIO-CANADA / ÉMILIE ROBERT

Voir une publicité « trop » bien ciblée en faisant défiler son fil d’actualité Facebook a de quoi faire sursauter. Il arrive qu’elle soit si étrangement liée à une conversation qu’on a eue plus tôt qu’on se demande si notre téléphone nous écoute dans le but de nous vendre des biens et des services parfaitement adaptés à nos goûts. Et si c’était bel et bien le cas?

L’expert en cybersécurité Luc Lefebvre, chef analyste de la sécurité de l’information à Radio-Canada et un des auteurs du livre On vous voit : comment déjouer les malveillants sur Internet, démystifie ce sujet pour vous. Voici ses réponses à nos questions.

Ce texte fait partie d’une série d’entrevues avec des experts en cybersécurité sur des sujets qui vous préoccupent.

Cliquez ici pour lire notre dernière session de questions-réponses : Combien valent vos données personnelles sur le dark web?

Radio-Canada Techno : Les téléphones qui écoutent nos discussions dans le but de nous proposer de la publicité et du contenu ciblés, est-ce un mythe ou pas? 

Luc Lefebvre : C’est définitivement vrai, mais ça ne fonctionne pas comme plusieurs le pensent.

D’abord, il faut comprendre que tous les Google, Facebook et Amazon de ce monde ont des liens commerciaux et s’échangent des informations afin de créer un profil de consommateur. Ce profil de consommateur sert ensuite à nous présenter des publicités et du contenu selon nos préférences. Notre historique de navigation et [notre historique] de recherche servent bien sûr à créer ce profil.

Pour ce qui est de notre microphone, on accorde à plusieurs de nos applications la permission d’y accéder, et plusieurs des entreprises derrière ces applications ont souvent des partenariats avec les géants du web. Elles enregistrent des bribes de ce qu’on leur dit et envoient le tout à ces entreprises pour alimenter les profils de consommateurs. En gros, tout le monde se parle.

[Les géants du web] ont plus d’informations sur nous qu’on peut le croire. Par exemple, si ton ordinateur portable, ton téléphone et ceux de ta blonde sont connectés à ton réseau local, Google sera capable de traquer tout le trafic venant de cette même adresse IP et faire du croisement de données pour comprendre qui sont les personnes qui se servent du réseau et s’en serviront pour leur présenter de la publicité [ciblée].

Voici un exemple d’une expérience que j’ai réalisée avec ma copine : on parlait tous les deux de Magalie Lépine-Blondeau et, comme de fait, des nouvelles de Magalie Lépine-Blondeau sont apparues dans mon fil juste après.

On s’est rendu compte que ce n’était pas mon cellulaire qui m’écoutait, mais bien celui de ma blonde, sur lequel elle avait donné la permission à l’application Messenger d’avoir accès à son microphone.

Messenger est lié à Facebook, qui sait qu’on est en couple. L’application entend donc une voix d’homme à 22 h, se dit que c’est celle du copain de la propriétaire du téléphone, et décide ensuite de me présenter des nouvelles sur Magalie Lépine-Blondeau.

Le système d’exploitation de notre téléphone peut-il aussi enregistrer ce qu’on dit pour alimenter notre profil de consommateur?

Il y a quelques années, certaines versions du système d’exploitation Android enregistraient de manière ponctuelle des bribes d’information à partir de notre microphone dans le but d’analyser des mots-clés de ce qu’on disait pour créer un profil.

Ça pouvait être désactivé à partir des paramètres du téléphone, mais c’était activé par défaut. Il y a eu des plaintes des utilisateurs et utilisatrices, et Google a décidé de désactiver la fonctionnalité par défaut, mais elle existe encore. Bien sûr, ce que font aujourd’hui les applications est très semblable à ça.

Peut-on empêcher les applications de nous enregistrer en désactivant les permissions?

La vaste majorité du temps, oui.

On sait par contre que certaines applications seront capables de trouver des manières de contourner ça. Facebook en avait parlé dans des courriels saisis par le gouvernement anglais il y a quelque temps.

C’est sûr que, selon qui vous êtes, il y a toujours la possibilité d’activer à distance votre cellulaire. C’est quelque chose qui est reconnu : si on est par exemple quelqu’un dans une position importante, ciblé par un acteur étatique, ça peut se faire, mais on parle vraiment ici d’un cas extrême. Pour la personne moyenne, simplement limiter les permissions sera suffisant.

Il faut aussi s’assurer que les gens autour de vous, qui vivent avec vous, ont limité les permissions. Comme je l’expliquais dans l’exemple précédent, ma copine n’avait pas désactivé les permissions de Messenger et Facebook a pu obtenir mes informations même si j’ai fait tout ce qu’il fallait faire de mon bord.

Des applications peuvent-elles aussi accéder aux caméras?

Ce qui les intéresse, c’est surtout l’audio.

En fin de compte, c’est sûr que la vidéo peut devenir un enjeu parce que les entreprises voudraient que les gens regardent plus longuement les publicités. Il faudrait qu’elles aient accès à la caméra pour savoir combien de temps je regarde une publicité, si la publicité m’intéresse, si je souris et tout ça.

Il y a déjà des télévisions intelligentes qui font ça aux États-Unis, mais on n’est pas encore rendus là pour le cellulaire.

Peut-on désactiver complètement son microphone et sa caméra quand on ne s’en sert pas?

La seule manière serait d’aller dessouder complètement le micro et la caméra à l’intérieur du téléphone.

À la base, ces dispositifs sont connectés en tout temps au système d’exploitation et sont prêts à être activés quand on le lui demande. Il n’y a pas possibilité de désactiver ça, d’aucune manière que ce soit. C’est techniquement le cas pour le GPS aussi.

La seule manière de s’assurer qu’on n’est pas écoutés serait de traîner en tout temps un sac de Faraday, qui bloque les ondes.

Quelles sont les bonnes pratiques à suivre si on veut donner moins de nos informations aux entreprises à travers les applications qu’on installe?

Pour monsieur et madame Tout-le-Monde, il faut toujours se demander quels accès veut avoir une application lorsqu’on l’installe, si on veut qu’elle ait ces accès, et à quoi ils servent. Il n’y a aucune raison, par exemple, de permettre à une application de suivi de cycle menstruel d’avoir accès à mon microphone.

Ensuite, si on habite avec quelqu’un, on doit s’assurer que la personne est au courant elle aussi de ces pratiques-là parce que son cellulaire peut aussi nous écouter.

C’est pas mal ça, malheureusement. On n’a pas vraiment encore la capacité de savoir tout ce que captent nos appareils à notre insu.

Les citations ont été éditées à des fins de clarté et de précision

https://ici.radio-canada.ca/