La banalisation du mensonge


On sait qu’en politique le mensonge est commun. Depuis l’élection de Donald Trump, on prend plus conscience de l’étendue de la désinformation. Les réseaux sociaux n’aident pas non plus, même, ils empirent le problème des mensonges de toutes sortes qui peut amener des violence envers un groupe ou a une personne innocente à cause des mensonges.
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La banalisation du mensonge

Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé... (PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS)

Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé pendant la campagne présidentielle en 2016 pourraient avoir joué un rôle dans l’élection de Donald Trump (photographié mercredi dernier à Washington).

PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS

VALÉRIE SIMARD
La Presse

La foule présente lors de la cérémonie d’investiture de Donald Trump était la plus grande de l’histoire. Et le soleil s’est pointé lorsque le président a commencé son discours. Les vaccins causent l’autisme. Il y a un minicheval à la crinière rose dans l’île Sainte-Hélène ! Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons exposés à de fausses informations. En cette ère dite de « post-vérité », le mensonge est-il plus présent qu’avant ?

Le cas du président américain est extrême. Selon le Washington Post Fact Checker, une équipe mise sur pied par le quotidien américain réputé pour « établir la vérité derrière la rhétorique », Donald Trump avait, en date du 29 avril dernier, prononcé plus de 10 000 déclarations fausses ou trompeuses pendant ses 827 jours au pouvoir

« Ce que Trump a fait – et ce qu’il continue de faire – est de dévaluer l’idée de vérité dans notre culture », a écrit le commentateur politique Chris Cillizza, dans une analyse publiée en avril dernier sur le site de CNN.

« Il faut faire attention à quel point on extrapole à partir du cas américain, qui est un cas très singulier à plusieurs égards, affirme Jocelyn Maclure, professeur titulaire de philosophie à l’Université Laval et président de la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST). Mais en même temps, on a connu le Brexit. Le camp du Non avait sous-estimé comment l’autre camp pourrait s’en sortir en prenant autant de libertés avec la rigueur et l’exactitude. »

C’est justement dans le contexte de l’élection de Donald Trump et du référendum sur le Brexit au Royaume-Uni que le dictionnaire britannique Oxford a déclaré « post-truth » (post-vérité) mot de l’année 2016, en référence à une période où les faits comptent moins que l’émotion.

Or, le mensonge en politique ne date pas d’hier, rappelle Jocelyn Maclure en nous ramenant à Machiavel.

« Je ne m’en prends pas au concept même de post-vérité, précise-t-il. Certains disent qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Il y a une radicalisation des problèmes qu’on a toujours connus. Il y a tout un marché pour des politiciens ou des formations politiques qui veulent instrumentaliser à la fois nos vulnérabilités et les nouvelles technologies de l’information, l’internet et les plateformes numériques, pour faire des gains politiques. »

Le fait que le mensonge a toujours existé ne le rend pas pour autant acceptable sur le plan des valeurs, ajoute-t-il.

 « La plupart des philosophes politiques et des philosophes en éthique ont jugé que le mensonge était mal, y compris en politique. Si on pense que c’est important que les prises de décision et l’adoption des lois soient fondées sur la rationalité et des faits avérés, il faut condamner de toutes nos forces le mensonge en politique et, surtout, il faut se donner des moyens institutionnels de le combattre. »

Le rôle des réseaux sociaux

Si le mensonge en politique n’est pas nouveau, les réseaux sociaux permettent d’en amplifier la diffusion. Il en va de même pour les fausses nouvelles, que le chroniqueur Jeff Yates, aujourd’hui à Radio-Canada, traque depuis maintenant quatre ans. Il n’est pas en mesure d’affirmer qu’elles ont proliféré, mais il constate que le ton qui y est employé est devenu plus agressif.

Selon sa définition, une fausse nouvelle est « une information soit carrément fausse, soit détournée, exagérée ou dénaturée à un point tel qu’elle n’est plus véridique, présentée comme une vraie nouvelle dans le but de tromper les gens ». 

« Anciennement, c’était difficile d’atteindre 100 000 personnes. Tu ne pouvais pas faire ça tout seul dans ton sous-sol. Maintenant, si tu sais comment les réseaux sociaux fonctionnent, tu peux rejoindre beaucoup de monde. »

Et faire des dommages. Au Sri Lanka, une fausse information diffusée sur Facebook a mené à une flambée de violence à l’endroit des musulmans. En Inde, au moins 25 hommes ont été lynchés à cause de fausses rumeurs d’enlèvements d’enfants sur WhatsApp. Aux États-Unis, les nombreuses fausses nouvelles qui ont circulé pendant la campagne présidentielle en 2016 pourraient avoir joué un rôle dans l’élection de Donald Trump. À moindre échelle, au Québec, peu après la mort de la fillette à Granby, alors qu’il était interdit de dévoiler le nom de la victime et des accusés, des internautes ont fait circuler la photo d’une femme qui porte le même prénom que la belle-mère de la fillette en affirmant qu’il s’agissait de l’accusée.

« La dame a reçu des messages haineux et des menaces sur son Facebook, raconte Jeff Yates. Ce n’est pas quelque chose qui a eu un large impact sur la société, mais pour cette personne, ça a des conséquences. »

Selon Jeff Yates, beaucoup de la désinformation présente sur Facebook passe dorénavant par des groupes, souvent privés, depuis que la plateforme a modifié son algorithme pour leur donner priorité aux dépens des pages.

« Si on a un groupe conspirationniste, tous les gens dans le groupe ont tendance à être conspirationnistes. Ceux qui ne le sont pas vont avoir tendance à ne plus y aller parce que chaque fois qu’ils publient un commentaire, ils se font insulter. »

La science mise à mal

Ainsi, ces groupes sont un terreau fertile pour les théories conspirationnistes et les discours remettant en question les faits avancés par la science. Le neuroscientifique Daniel Levitin, professeur au département de psychologie de l’Université McGill et auteur du livre A Field Guide to Lies – Critical Thinking in the Information Age, déplore qu’une partie de la population ait perdu confiance en la science.

« C’est en partie la faute des scientifiques qui ne font pas vraiment un bon travail pour expliquer ce qu’ils font et comment ils le font et celle du système d’éducation, croit M. Levitin. Je ne pense pas que la personne moyenne possède les outils pour s’engager dans le genre de pensée critique qui est nécessaire. »

Il admet que la plupart des gens n’ont pas non plus le temps nécessaire à la vérification des faits. Il croit cependant qu’ils devraient être en mesure de reconnaître que tous n’ont pas la même crédibilité pour s’exprimer sur un sujet.

« Les gens entendent quelqu’un comme Robert F. Kennedy Jr dire que les vaccins sont dangereux. Ils ne savent peut-être pas grand-chose à son sujet, mais ils connaissent le nom de Kennedy. Ou, plus insidieusement, ils voient une publication sur Facebook et se disent : « Si j’y pense, il y a beaucoup d’enfants qui sont malades après la vaccination. Je ne fais pas confiance aux sociétés pharmaceutiques ni aux experts, alors peut-être que c’est vrai. » Mais il y a un fossé entre peut-être que c’est vrai et c’est vrai. »

Des remèdes contre la désinformation

• #30 secondes avant d’y croire

#30 secondes avant d’y croire est un projet mené par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et de l’Agence Science-Presse, auquel participent le journaliste Jeff Yates et plusieurs autres journalistes bénévoles. La formation a pour but de sensibiliser les adolescents aux fausses nouvelles et aux canulars qui circulent sur le web.

https://30secondes.org/

• PolitiFact

Ayant reçu un prix Pulitzer, PolitiFact est un site à but non lucratif tenu par le Poynter Institute, aux États-Unis. Les journalistes examinent, avec leur Truth-O-Meter, l’exactitude des déclarations faites par les élus américains.

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Web : que sont les cookies ? Quels types de données récupèrent-ils ?


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    Web : que sont les cookies ? Quels types de données récupèrent-ils ?

    par Leila

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    Crédits : Unsplash/ Markus Spiske

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        les cookies sur le web

        Crédits : Unsplash

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        Sources : CNIL, Culture Informatique

        https://sciencepost.fr/

      Vaccins: des robots en ligne alimentent la désinformation


      La rougeole augmente même au Canada. Il est triste de voir que la désinformation semble gagner du terrain. Il semble qu’en plus des robots se mettent de la partie.
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      Vaccins: des robots en ligne alimentent la désinformation

       

      L'administratrice en chef de la santé publique a... (PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

      L’administratrice en chef de la santé publique a souligné que les acteurs malveillants en ligne peuvent être très efficaces pour alimenter la méfiance des parents.

      PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

      La Presse Canadienne
      Ottawa

       

      L’administratrice en chef de la santé publique du Canada a déclaré que l’émergence de robots en ligne conçus pour semer la méfiance complique encore davantage la lutte contre la désinformation liée aux vaccins.

      La docteure Theresa Tam a affirmé que des robots répandaient des fausses déclarations sur la vaccination. Elle a ajouté que la désinformation sur les médias sociaux était au moins en partie responsable de la progression de 300 % des cas de rougeole observée cette année.

      L’administratrice en chef de la santé publique a souligné que les acteurs malveillants en ligne peuvent être très efficaces pour alimenter la méfiance des parents, semer des doutes et persuader les gens à tort qu’un débat sur la vaccination est en cours entre experts fiables de la santé publique.

      S’adressant aux journalistes après un événement vendredi à Ottawa, Mme Tam a expliqué que le niveau de vaccination au Canada pourrait baisser par rapport à son niveau actuel – qu’elle a décrit comme n’étant pas assez élevé, bien que pas épouvantable.

      Elle affirme que toute personne peut être victime d’informations erronées en ligne, car même une courte exposition à ces informations peut changer l’idée de quelqu’un. L’administratrice en chef de la santé publique est particulièrement préoccupée par le fait que de 20 à 30 % des parents se posent des questions sur les vaccins.

      Mme Tam a dit que la clé était de s’assurer que les parents qui ont des questions obtiennent des réponses fiables fondées sur des données scientifiques de la part de prestataires de santé.

      https://www.lapresse.ca/

      Désinformation sur les vaccins : la médecin en chef du Canada sonne l’alarme


      La rougeole avait été éradiquée en 1998 au Canada, alors qu’avant le vaccin dans les années 1960, de 300 milles à 400 milles enfants étaient atteint de la rougeole. Malheureusement, à cause de la désinformation, qu’une étude truquée en 1998 affirmait que l’autisme avait un rapport avec le vaccin ROR. Truquer, parce qu’ils se sont basés sur 12 enfants. Ce qui n’est vraiment pas représentatif, dans l’ensemble, des enfants vaccinés. De toute façon, dans un autre billet, il semblerait qu’il y ait plus de risque d’avoir un enfant autisme s’il n’était pas vacciné.
      Nuage

       

      Désinformation sur les vaccins : la médecin en chef du Canada sonne l’alarme

       

      Gros plan sur le bras d'un bébé vacciné par un pédiatre.

      Au cours des prochaines semaines, Theresa Tam entend lutter contre la désinformation à propos de la vaccination. Photo: Getty Images / Sean Gallup

      Radio-Canada

      La réticence de certains parents à faire vacciner leurs enfants préoccupe au plus haut point l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, qui veut sensibiliser la population à la résurgence de maladies contagieuses.

      Dans un communiqué publié mardi, la Dre Tam se dit « très inquiète de la réapparition au Canada et ailleurs dans le monde de certaines maladies évitables par la vaccination, en particulier de maladies aussi graves et contagieuses que la rougeole ».

      « Le décès d’un enfant dû à la rougeole, ne serait-ce qu’un seul, est quelque chose d’inacceptable », déplore la médecin, spécialiste des maladies infectieuses pédiatriques.

      Se gardant de critiquer les parents, qui veulent « tous […] protéger leurs enfants », elle déplore la désinformation ciblant les parents, véhiculée notamment sur les médias sociaux.

      À une époque où, grâce à la vaccination, nous ne sommes plus touchés par ces maladies dangereuses, voilà que certains parents ont plus d’inquiétude sur la prévention que sur la maladie. Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

      Elle appelle les professionnels de la santé à « prendre le temps nécessaire pour répondre aux questions des parents inquiets » et les aider « à distinguer le vrai du faux ».

      La Dre Tam encourage du même souffle les parents « à poser des questions et à chercher des sources d’information fiables et crédibles ».

      L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a inscrit l’hésitation à se faire vacciner sur sa liste des 10 menaces à la santé mondiale en 2019.

      Selon l’OMS, la vaccination prévient de 2 à 3 millions de morts par année. L’Organisation estime qu’elle pourrait sauver la vie de 1,5 million de personnes supplémentaires si elle était davantage répandue.

      Retour de la rougeole au Canada

      Selon l’Agence de la santé publique du Canada, entre 300 000 et 400 000 Canadiens contractaient la rougeole chaque année avant l’apparition de la vaccination contre cette maladie infectieuse, dans les années 1960.

      La rougeole avait été éradiquée au Canada en 1998.

      Le dernier rapport hebdomadaire de l’Agence de la santé publique du Canada, au 23 février dernier, faisait cependant état de 19 cas apparus depuis le début de l’année, majoritairement en Colombie-Britannique.

      La vaccination n’est pas obligatoire au pays, mais deux provinces – l’Ontario et le Nouveau-Brunswick – exigent une preuve de vaccination pour les jeunes qui fréquentent l’école, indique la coalition Immunisation Canada.

      En janvier dernier, plus de 500 élèves d’Ottawa ont été suspendus parce que leur carnet de vaccination n’était pas à jour.

      La méfiance à l’égard des vaccins découle d’une étude établissant un lien entre le vaccin et l’autisme, publiée par la revue The Lancet en 1998 et décriée par la communauté scientifique.

      La revue scientifique a fait son mea culpa des années plus tard, reconnaissant qu’elle n’aurait jamais dû publier cette étude à la méthodologie douteuse menée sur à peine 12 enfants. En 2011, le British Medical Journal avait dénoncé un « trucage élaboré ».

      De multiples études, dont une menée par des chercheurs de l’Université McGill et publiée en 2004, puis une autre, réalisée plus récemment par des chercheurs danois, ont montré au fil des ans qu’il n’y avait aucun lien entre le vaccin ROR et l’autisme.

      https://ici.radio-canada.ca/

      Ne plus croire tout ce qu’on voit


      Il sera peut-être de plus en plus difficile de savoir ce qui est vraie ou faux. Bien sûr, certains signes pourraient nous mettre la puce à l’oreille, mais il faudrait d’autres options.
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      Ne plus croire tout ce qu’on voit

       

      On peut désormais trafiquer des vidéos pour mettre le visage de n'importe qui... (Photomontage La Presse)

      PHOTOMONTAGE LA PRESSE

      ALEXANDRE VIGNEAULT
      La Presse

      On peut désormais trafiquer des vidéos pour mettre le visage de n’importe qui sur le corps de n’importe quelle autre personne. Ces fausses images servent à faire des plaisanteries et des canulars, mais peuvent aussi être des outils d’humiliation ou de chantage et devenir un puissant moyen de désinformation.

      «Nous entrons dans une ère où nos ennemis pourront faire croire que n’importe qui dit n’importe quoi n’importe quand», prévient Barack Obama, en fixant le téléspectateur.

      Le décor, le ton, le regard et le phrasé syncopé caractéristique de l’ex-président donnent l’impression d’une allocution officielle. Ce qui détonne, c’est qu’il utilise un terme très vulgaire pour traiter Donald Trump d’idiot.

      Obama n’a jamais prononcé ce court discours qu’on trouve facilement sur YouTube et qui a été vu au moins 5 millions de fois. Il s’agit d’une création du site Buzzfeed et de l’humoriste américain Jordan Peele. Ce n’est toutefois pas un canular. Disons plutôt un avertissement, une manière percutante de rappeler aux gens qu’on ne peut pas se permettre de croire tout ce qu’on voit sur l’internet.

      «La technologie a évolué, et même la vidéo, on ne peut plus s’y fier», résume Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

      Depuis environ un an, l’ancien journaliste aiguise le sens critique de ses étudiants en leur montrant des «deepfake», c’est-à-dire des vidéos d’un réalisme parfois confondant où le visage d’une personne est manipulé en temps réel ou carrément posé sur le corps d’une autre personne.

      L’ère du faux

      Ce n’est pas d’hier que des professionnels comme les gens de cinéma peuvent trafiquer des images. Ce qui a changé, c’est la facilité avec laquelle il est possible de le faire grâce à des logiciels apparemment simples d’utilisation comme FakeApp, qui a notamment été utilisé pour fabriquer de fausses vidéos pornos mettant en vedette des célébrités comme Katy Perry, Scarlett Johansson et Daisy Ridley. Ce sont d’ailleurs de telles séquences, publiées l’an dernier sur Reddit, qui ont attiré l’attention sur le phénomène des «deepfake».

      Le mot «deepfake» est né de la fusion de «fake» (faux) et de «deep learning», une forme d’intelligence artificielle.

      Ce qui suscite l’inquiétude depuis un an, c’est le risque de voir ces «deepfakes» devenir un puissant vecteur d’infox, c’est-à-dire de fausses nouvelles.

      «Nous sommes très inquiets que la technologie deepfake puisse être déployée bientôt par des acteurs malveillants», ont dit en septembre des membres du Congrès américain au directeur du renseignement national dans une lettre où ils évoquaient notamment la désinformation et le chantage visant des individus (politiques ou non).

      «Comment allons-nous croire ce qu’on voit désormais? Il s’agit selon moi d’une véritable menace pour la démocratie», tranche aussi un spécialiste de l’informatique interviewé par le Wall Street Journal. Éric Paquette, professeur au département de génie logiciel et des TI à l’École de technologie supérieure (ETS), est d’accord: «Quand on est capable de faire tenir un discours à quelqu’un et que les lèvres ont l’air de dire la bonne chose et que le non-verbal suit – un petit sourire, par exemple -, il y a des enjeux éthiques, c’est assez clair.»

      Inquiet lui aussi, Jean-Hugues Roy se montre toutefois moins alarmiste.

      «Si on créait une vidéo de François Legault affirmant vouloir enfermer tous les musulmans, mettons, François Legault lui-même dirait rapidement que c’est faux. Même si la technologie est là, quelque chose me dit que les victimes de ces falsifications seront toujours là pour identifier ces faussetés», dit-il.

      Le professeur de journalisme rappelle en outre qu’on a appris à vivre avec Photoshop, qui permet pourtant de faire des retouches indétectables.

      «On finit toujours par savoir qu’il y a eu manipulation», fait-il valoir, tout en convenant que le risque de confusion pourrait être plus élevé là où les régimes manipulent l’information et où la littératie numérique est faible.

      Un détecteur de vidéo mensonge?

      Même si Éric Paquette affirme que les technologies vraiment efficaces ne sont pas à la portée de tous («les prototypes relativement convaincants sont encore en développement dans les laboratoires de recherche», dit-il), ce n’est qu’une question de temps avant qu’on puisse faire une vidéo confondante avec pas grand-chose.

      «Avec un simple téléphone cellulaire, loin d’être aussi puissant qu’un ordinateur doté d’une carte graphique comme celles utilisées en intelligence artificielle, on peut déjà rajouter des cheveux ou des moustaches de lapin sur une vidéo en temps réel», observe-t-il. Il ne doute pas qu’une application de «fake visage» facile d’utilisation émergera sous peu. «On ne parle pas de décennies, prévient-il, mais d’années avant que ça fonctionne sur un téléphone cellulaire.»

      Pourra-t-on les détecter? C’est la grande question. L’intelligence artificielle, qui contribue à créer ces fausses vidéos, pourrait aussi aider à les débusquer.

      «La machine pourrait soulever des doutes sur l’authenticité de certains passages», croit Éric Paquette.

      Jean-Hugues Roy juge que, plutôt que de s’en remettre à une technologie de détection des vidéos mensongères, on pourrait miser sur une infrastructure inspirée des chaînes de blocs (blockchains permettant d’authentifier et de certifier l’identité du producteur d’un contenu et de son diffuseur.

      «Ce serait une façon de s’assurer de la provenance de l’information», explique-t-il.

      «On aura plus que jamais besoin de vérificateurs de faits!», lance par ailleurs le professeur de journalisme.

      Malgré tout, il est optimiste et croit que si on doute davantage des vidéos, des photos et des enregistrements audio, «peut-être qu’on va de plus en plus déplacer notre confiance vers les humains qui nous transmettent des informations».

      Bref, là où d’autres voient un péril, il voit une occasion pour le journalisme de qualité.

      «Il y a une éducation à l’information, pas seulement aux médias, à faire, ajoute cependant Jean-Hugues Roy. Ça repose en partie sur les citoyens qui doivent se tourner les pouces sept fois avant de partager de l’information. Puisque les citoyens sont devenus des vecteurs de propagation de l’information, ils ont aussi une responsabilité dans la diffusion des faussetés.»

      https://www.lapresse.ca/

      Le Saviez-Vous ► Mangeons-nous vraiment des araignées durant notre sommeil ?


      J’avais déjà entendu ce genre de chose, mais je n’ai jamais vraiment porté attention n’ayant pas peur des araignées. Ce qui un cocasse, c’est que cette info viens d’une chroniqueuse, en voulait démontrer le ridicule des fausses nouvelles
      Nuage

       

      Mangeons-nous vraiment des araignées durant notre sommeil ?

       

      araignée

      Crédits : Wikimedia Commons

      par Clara Z.

        On a tous déjà entendu qu’il était prouvé que chacun d’entre nous avalait (accidentellement) 7 à 8 araignées par an, en moyenne, durant son sommeil. Mais ne serait-ce pas plutôt une légende urbaine ? On espère bien que si ! Imaginer déjà une araignée s’introduire dans notre bouche lorsqu’on dort est particulièrement angoissant…

        Non, vous n’avalez pas d’araignées en dormant

        En réalité, c’est totalement faux. Vous pouvez dormir tranquille ! En effet, pour espérer déjà avaler une araignée par an, il faudrait que plusieurs conditions soient réunies :

      • Dormir la bouche ouverte.

      • Recevoir la visite d’une araignée qui ait l’idée d’aller s’aventurer jusqu’à votre visage.

      • Ne pas écraser l’éventuelle araignée en vous retournant dans votre sommeil ou simplement en bougeant la tête.

      • Rester endormi, ce qui paraît hautement improbable. La plupart des personnes, même celles au sommeil lourd, se réveilleraient si elles sentaient quelque chose leur chatouiller le visage.

      • Ne pas respirer, car les araignées détestent la chaleur. Or, lorsque vous respirez, vous exhalez un souffle chaud. Essayez de souffler sur une araignée et observez le résultat…

      • Ne pas ronfler, car les araignées sont très sensibles aux vibrations. Au moindre ronflement, elles auraient vite fait de détaler le plus loin possible.

      • Avaler l’araignée, ce qui semble vraiment très peu probable étant donné qu’il faudrait que vous déglutissiez exactement au moment où l’araignée se trouve dans votre bouche. Or, le processus de déglutition ne se déclenche pas automatiquement lorsque quelque chose se trouve dans votre bouche.

      Vous l’aurez compris, il est presque impossible que vous mangiez des araignées sans le vouloir lorsque vous dormez. Sauf si vous dormez dans un nid d’araignées, évidemment. Et encore…

      araignée maison

      Crédits : iStock

      Les araignées sont inoffensives

      La plupart des araignées sont si petites qu’elles ne considèrent absolument pas les êtres humains comme des proies. Au contraire, elles s’en méfient, voire y sont même complètement indifférentes. Or, elles n’attaquent que pour se nourrir ou si elles se sentent menacées. Et de toute façon, même si elles le voulaient, elles ne pourraient pas vous faire grand mal puisque leurs crochets sont trop petits pour vous mordre.

      En réalité, l’idée que l’on mange plusieurs araignées par an durant notre sommeil a été diffusée sur Internet par une chroniqueuse américaine, Lisa Holst, en 1993. Le comble, c’est que la jeune femme voulait alors montrer le ridicule des “fake news” et de la capacité qu’ont les gens de croire éperdument à des informations complètement improbables. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a réussi à démontrer l’ampleur que peut prendre la désinformation puisque cette croyance ridicule sur les araignées est aujourd’hui bien ancrée dans nos sociétés !

      https://animalaxy.fr/

      Chirurgie plastique : Youtube, source de… désinformation ?


      À moins d’accidents ou une nécessité médicale, je ne suis pas très favorable à la chirurgie esthétique en générale. Enfin, ceux qui veulent y recourir, ce serait une mauvaise idée d’aller voir sur YouTube, car d’après les spécialistes beaucoup de vidéos sont truffés d’erreur et fait par des gens non qualifiés alors que les plus sérieuses fait par des professionnels sont tout autant une question de marketing
      Nuage

       

      Chirurgie plastique : Youtube, source de… désinformation ?

       

       

      hugo_34/shutterstock.com

      Certaines vidéos publiées sur Youtube sur la chirurgie esthétique faciale seraient truffées d’erreurs. A l’origine ? Un contenu créé par des professionnels du marketing plus que du médical.

      Selon des chercheurs du New Jersey (Etats Unis), beaucoup de vidéos mises en ligne sur Youtube à propos de la chirurgie esthétique faciale seraient un puits de désinformation. Pour le prouver, l’équipe du Pr Boris Paskhover, spécialisé dans la chirurgie plastique réparatrice de la face, a passé en revue les 240 vidéos les plus vues sur le sujet. Au total, ces publications ont fait 160 millions de vues sur la plateforme internet.

      L’accès à ces supports est on ne peut plus simple, si l’on souhaite s’informer sur cette chirurgie. Les mots-clés à taper pour tomber sur ces vidéos ne sont autres que « augmentation des lèvres », « rhinoplastie », « chirurgie de l’oreille », « lifting »…

      Pour évaluer la fiabilité de ces supports, les scientifiques ont utilisé l’échelle DISCERN, spécifique au contenu médical publié sur Youtube ou par d’autres médias.

      94 vidéos non médicales

      Résultats, « la plupart sont intégrées à des campagnes de marketing menées par des professionnels non qualifiés sur le plan médical », détaillent les scientifiques. Dans le détail, « 94 vidéos ont été élaborées hors secteur médical. Sources d’informations solides, 72 autres vidéos réalisées par des médecins certifiés obtiennent un score relativement élevé sur l’échelle DISCERN ».

      « Cependant, même des vidéos mises en lignes par du personnel médical compétent peuvent faire l’objet d’une campagne marketing », rappelle le Pr Paskhover. « Les patients et médecins utilisant Youtube pour sa visée pédagogique doivent se servir de ce média avec précaution, et rester conscients du risque potentiel de désinformation. La majorité des personnes qui postent sur Youtube ont quelque chose à vendre, il ne faut pas l’oublier. »

      • Source : JAMA Facial Plastic Surgery, le 16 août 2018
      • Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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