Il y a 25 ans avait lieu la tragédie de l’Ordre du temple solaire


Cela fait 25 ans déjà ! Plusieurs vont sans doute s’en souvenir les meurtres et suicides de la secte de l’Ordre du temple solaire. Cela a bouleversé le monde, surtout que ces morts se sont répété 2 fois au Québec, une fois en Suisse et en France.
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Il y a 25 ans avait lieu la tragédie de l’Ordre du temple solaire

Plusieurs corps sont au sol et recouverts de draps blancs.

Des victimes de l’Ordre du Temple solaire reposent devant le repère de la secte à Fribourg, en Suisse, le 5 octobre 1994.

PHOTO : GETTY IMAGES / AFP / DAMIEN MEYER

25 ans se sont écoulés depuis les premiers meurtres et suicides au sein de la secte de l’Ordre du temple solaire au Québec, en Suisse et en France. De l’automne 1994 jusqu’au printemps 1997, 74 personnes liées à la secte sont mortes dans des circonstances troublantes.

Fin septembre 1994, cinq cadavres sont découverts dans un chalet à Morin-Heights, au Québec, à la suite d’un incendie criminel. Quelques jours plus tard, ce sont 48 personnes qui sont retrouvées mortes dans deux résidences en Suisse.

Les victimes ont toutes un point en commun : elles sont liées à la secte de l’Ordre du temple solaire (OTS) qui regroupe en tout 600 adeptes.

Un peu plus d’un an plus tard, le 16 décembre 1995, les cadavres disposés en cercles et calcinés de 13 adultes et trois enfants toujours liés à la secte sont découverts dans une clairière isolée dans le Vercors, en France.

Puis en 1997, encore une fois au Québec, cinq membres de l’OTS sont retrouvés morts dans une maison de Saint-Casimir-de-Portneuf.

On réalise que c’était une grande erreur de ne pas avoir détecté à temps toutes ces choses-là. Paul-André Auclair, ex-membre de l’OTS

L’homme a évidemment été profondément marqué par les événements et tient à mettre en garde la population contre les marchands de rêves semblables à ceux qui l’ont convaincu d’adhérer au mouvement.

Ceux qui ont créé le mouvement avaient pensé à leur affaire pour en profiter. Ça a été beaucoup plus une affaire commerciale pour eux que d’amener tout ce qu’ils nous mettaient comme principe de vie. Paul-André Auclair

Pour le sociologue des religions et coordonnateur du Centre de ressources et d’observation de l’innovation religieuse Alain Bouchard, la tragédie de l’OTS a modifié la perception générale de la religion au Québec.

Alors là, tout à coup, pour les gens, il y a des gens qui pouvaient mourir pour leurs convictions religieuses. Et ça, je pense, c’est ce qui a changé en termes de perception.  Alain Bouchard

Mais rien n’empêcherait, 25 ans plus tard, la répétition d’un drame et l’émergence de groupes semblables

Souvent le phénomène religieux, il est comme l’amour: lorsque quelqu’un a un coup de foudre, il n’y a plus rien d’autre qui compte et les gens perdent un peu leur sens critique, ajoute le sociologue des religions.

L’ex-adepte Paul-André Auclair espère que le drame de l’OTS restera ancré dans la mémoire collective pour éviter qu’il ne se répète un jour.

Aujourd’hui pour beaucoup de gens, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est l’argent. Le reste, les humains […] ne valent plus grand-chose […] j’espère que ça n’arrivera plus… Paul-André Auclair

Éric Plouffe

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Un suicide toutes les 40 secondes dans le monde


Dans le monde, il y a un suicide aux 40 secondes. C’est beaucoup trop. C’est semble-t-il surtout les hommes que les femmes qui choisissent le suicide comme solution surtout dans les pays à revenu élevé. Il est donc important que ces personnes en détresses puissent trouver de l’aide.

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Au Québec, il y a une ligne sans frais 24h/24.
1-866-277-3553
(1-866-APPELLE)
Liste des ressources régionales en prévention du suicide
https://www.aqps.info/besoin-aide-urgente/#liste-cpsregionaux


Un suicide toutes les 40 secondes dans le monde

Piotr Marcinski/shutterstock

Chaque année dans le monde, plus de 800 000 personnes mettent fin à leurs jours et le nombre des tentatives est encore beaucoup plus élevé. 

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, si « les mesures de prévention sont en progrès dans certains pays, il faudrait faire beaucoup plus. »

En 5 ans, le nombre de pays disposant de stratégies de prévention du suicide a progressé, passant à 38. Toutefois, ces résultats restent encore trop faibles.

« On compte toujours un décès par suicide toutes les 40 secondes », rappelle le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Chacun de ces décès est une tragédie pour la famille, les amis et les collègues. Or, on peut éviter les suicides. Nous appelons tous les pays à intégrer, de manière durable, les stratégies de prévention du suicide qui ont fait leurs preuves dans leurs programmes nationaux de santé et d’éducation. »

En quoi consistent ces stratégies ?

« L’intervention qui a dans l’immédiat le plus fort potentiel de réduction du nombre de suicides est la limitation de l’accès aux pesticides qui sont utilisés délibérément pour s’empoisonner », souligne l’OMS.

Des pays ont déjà montré l’exemple, comme le Sri Lanka, « où une série d’interdictions a entraîné une baisse de 70% du nombre de suicides et, d’après les estimations, a permis de sauver 93 000 personnes entre 1995 et 2015 ».

Les autres méthodes de suicide – comme la pendaison et les armes à feu notamment – doivent également faire l’objet de stratégies de prévention0

« Parmi les interventions clés, on trouve la limitation de l’accès aux moyens de suicide (armes à feu…), la mise en œuvre de programmes destinés aux jeunes pour leur permettre d’acquérir les capacités d’affronter les difficultés de la vie », poursuit l’organisation.

Des efforts d’autant plus nécessaires que « le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, après les traumatismes dus aux accidents de la route ».

Et en France ?

Près de 9 000 décès par suicide sont enregistrés chaque année en France métropolitaine, soit près de 24 décès par jour ou un toutes les heures. Ce fléau touche davantage les hommes que les femmes. Cette surmortalité des hommes par suicide touche tous les pays mais, dans une proportion plus forte, les pays à revenu élevé, dont la France.

A noter : Dans l’Hexagone, les modes de suicide les plus fréquents sont les pendaisons (57%), l’utilisation d’armes à feu (12%), les prises de médicaments et autres substances (11%) et les sauts d’un lieu élevé (7%).

  • Source : OMS, 9 septembre 2019 – Observatoire national du Suicide, France, février 2018

  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Vincent Roche

https://destinationsante.com/

L’idée du «suicide rationnel» pour les personnes âgées émerge aux États-Unis


Je suis contre l’euthanasie assistée,alors que penser des personnes aux États-Unis qui veulent avoir l’opportunité d’un suicide rationnel. C’est-à-dire, choisir de mourir avant une dégradation physique et mentale d’une personne qui avance en âge. Jusqu’où cela peut être acceptable. Qui dit que ces personnes ne sentent pas obligé de faire ce choix de peur d’être un fardeau pour la famille, ou même la société.
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L’idée du «suicide rationnel» pour les personnes âgées émerge aux États-Unis

Un suicide qualifié de «rationnel» parce qu'il ne résulte pas d'une souffrance mentale motivant un acte impulsif guidé par les affects. | Justin Natividad / Unsplash

Un suicide qualifié de «rationnel» parce qu’il ne résulte pas d’une souffrance mentale motivant un acte impulsif guidé par les affects. | Justin Natividad / Unsplash


Repéré par Ines Clivio

Repéré sur Washington Post


Elles y pensent de plus en plus.

Doit-on légaliser la mort voulue par un être humain? Le débat avance plus vite aux États-Unis qu’en France, puisque depuis le 13 juin dernier, le Maine est le huitième État à avoir fait entrer le suicide médicalement assisté dans sa législation. Les seniors américain·es vont encore plus loin. Ces générations avancent l’idée que la mort pourrait être encadrée médicalement avant même qu’un individu se trouve en phase terminale, comme l’exige la loi pour le moment. Il s’agirait alors d’un «suicide rationnel».

Dena Devis, professeure de bioéthique à l’université Lehigh de Pennsylvanie, défend ce terme dans une interview accordée au Washington Post. Opposée à l’idée communément admise sur le sujet, Davis évoque un suicide «rationnel» parce qu’il ne résulte pas d’une souffrance mentale motivant un acte impulsif guidé par les affects. À l‘image de la conception des stoïciens, il est ici considéré comme une décision relevant du libre arbitre, qui manifeste et sauvegarde à la fois la dignité humaine. La question est évoquée avec le plus grand sérieux par des personnes qui évoluent dans le milieu médical.

Maître de sa vie comme de sa mort

Dena Devis a rencontré un groupe de dix personnes retraitées de Philadelphie, qui ont décidé de se réunir secrètement hors de l’établissement dans lequel elles séjournent pour discuter de leur souhait de mettre fin à leur jour. Toutes préfèrent choisir de mourir plutôt que de subir une dégradation de leur état physique et/ou mental. Ces personnes ne mettent pas en avant l’argument du confort, de la quantité des soins ou de l’adaptation des infrastructures. Même une belle maison de retraite ne pourra pas les empêcher de perdre le contrôle sur leur santé.

«Nous disons “merci c’est gentil”, mais ce n’est pas ce que nous désirons», explique Lois, une des résidentes.

En avril, un sondage de la fondation américaine KHN a montré que quelque 364 suicides en 2017 étaient liés à une présence de longue durée en établissement spécialisé. De nombreuses personnes souffraient de dépression ou d’une autre maladie mentale. Reste à déterminer combien de passages à l’acte résultent d’une décision rationnelle. D’après Dena Davis, il serait temps d’ouvrir le débat.

Un tabou à briser

Les personnes interrogées ont conscience de la portée subversive d’un tel sujet. Il va à l’encontre de nombreuses normes sociétales, de convictions religieuses et morales et des efforts des intervenant·es en prévention du suicide qui prétendent que chaque vie vaut la peine d’être sauvée.

«En tant que membres de la société, nous avons la responsabilité de prendre soin des gens à mesure qu’ils vieillissent, explique Yeates Conwell, psychiatre à l’université de Rochester. La promotion du “suicide rationnel” risque de créer un sentiment d’obligation de recourir à cette méthode plutôt que de préconiser de meilleurs soins qui répondent à leurs préoccupations.»

Il serait pourtant vital de lancer le débat dans la mesure où, à partir d’un certain âge, «le souhait de mourir ou de vivre évolue fréquemment», ajoute Yeates Conwell.

http://www.slate.fr/

Une ado se suicide après avoir publié un sondage sur Instagram


C’est pitoyable, même inquiétant de voir comment les réseaux sociaux peuvent influencer des jeunes enfants et adolescents. Cette adolescente a fait un sondage si elle devait mourir ou vivre. Vous imaginez 69 % on voter pour la mort. J’espère qu’ils se sentent coupables d’avoir participé à son suicide.
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Une ado se suicide après avoir publié un sondage sur Instagram


Un écran de téléphone affichant le logo d'Instagram.

Le logo d’Instagram Photo: iStock / alexsl


  • Agence France-Presse

Une adolescente malaisienne, qui avait publié un sondage sur son compte Instagram demandant si elle devait vivre ou mettre fin à ses jours, s’est donné la mort après avoir vu que la majorité de ses abonnés avaient voté pour qu’elle meure.

La jeune fille, âgée de 16 ans et habitant à Kuching dans l’État malaisien de Sarawak, est subitement morte après avoir publié ce sondage sur le réseau social lundi, a déclaré la police aux médias locaux.

Très important, aidez-moi à choisir entre D/L, a-t-elle écrit sur son compte, selon ce que rapporte le site Internet d’informations Astro Awani. Les lettres D et L feraient apparemment référence à la mort [death en anglais] et à la vie [life en anglais].

La police a indiqué que 69 % des internautes ont voté pour sa mort et que 31 % souhaitaient qu’elle continue à vivre.

La réaction d’Instagram

Ce suicide a déclenché de multiples réactions en Malaisie.

Le député Ramkarpal Singh a appelé à l’ouverture d’une enquête pour éviter d’autres abus sur les réseaux sociaux dans de semblables circonstances à l’avenir.

Ching Yee Wong, la responsable des communications d’Instagram pour l’Asie-Pacifique, a transmis ses condoléances à la famille.

Elle a reconnu que le réseau social détenu par le groupe Facebook avait l’importante responsabilité de s’assurer que les gens qui utilisent Instagram se sentent en sécurité et soutenus.

Elle a appelé ceux qui y recourent à utiliser les outils de signalement et à contacter les services d’urgence s’ils voient que la sécurité de quelqu’un est menacée.

Instagram impliqué dans un autre cas de suicide

Cette affaire rappelle la polémique suscitée par la mort de Molly Russell, une adolescente britannique qui s’était suicidée en 2017 à l’âge de 14 ans après avoir regardé des contenus liés à l’automutilation et au suicide sur Instagram.

Cette tragédie avait mené à un vaste débat sur l’utilisation des réseaux sociaux par les enfants et sur la régulation des contenus.

En février, Instagram, qui interdisait déjà toute publication encourageant ou promouvant suicide ou automutilation, a décidé de bannir les photos montrant des blessures infligées à soi-même.

Besoin d’aide pour vous ou un proche?

Ligne québécoise de prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553).

Ce service est accessible partout au Québec, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

Ailleurs au Canada : 1 833 456-4566

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É.-U.: les suicides des mineurs en hausse après la série 13 Reasons Why


Certains professionnels croient que la série 13 Reasons Why aurait un impact néfaste chez les jeunes aux États-Unis. Il semble en effet qu’il y ait une hausse de suicide (entre 10 et 17 ans) dès la diffusion de cette série et surtout chez les garçons Quoiqu’ils n’ont pas prouvé un lien direct entre cette augmentation et la série
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É.-U.: les suicides des mineurs en hausse après la série 13 Reasons Why

 

 

Lorsque la série 13 Reasons Why, qui retrace l’histoire d’une adolescente mettant fin à ses jours, a été diffusée en 2017, beaucoup se sont inquiétés de l’impact sur les spectateurs : une étude vient de montrer une hausse « significative » des suicides chez les mineurs aux États-Unis dans les mois qui ont suivi.

Jeffrey Bridge et son équipe du Nationwide Children’s Hospital de l’Ohio ont analysé les statistiques officielles des suicides entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2017 (180 655 morts au total).

Selon leurs calculs, un pic de suicides a été enregistré chez les Américains âgés de 10 à 17 ans dès la diffusion de la série par Netflix en mars 2017. 

Le mois d’avril 2017 a même connu le plus fort taux de suicides dans cette catégorie de la population sur les cinq années prises en compte par l’étude, publiée dans le Journal de l’Académie américaine de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.

Au total, les auteurs de l’étude estiment à « 195 le nombre de morts supplémentaires par suicide chez les jeunes âgés de 10 à 17 ans entre le 1er avril et le 31 décembre 2017, dans la foulée de la diffusion de la série », soit une hausse de près de 29 %.

Contrairement à leur hypothèse de départ, cette surmortalité a essentiellement touché les garçons.

Les chercheurs ne sont toutefois pas en mesure d’établir un lien de causalité entre le visionnage de la série télévisée et cette recrudescence de suicides, qu’ils n’ont d’ailleurs pas constatée dans les autres segments de la population (18-64 ans).

Et d’autres facteurs ont pu jouer un rôle dans cette augmentation, reconnaissent-ils.

Mais pour le Dr Bridge, « le suicide dépeint dans 13 Reasons Why est raconté de manière irréaliste et sensationnaliste » et la méthode employée par la victime, Hannah, est montrée de manière explicite avec des détails macabres, a-t-il déploré lors d’un entretien avec l’AFP.

« Cela peut être traumatisant pour ceux dont un proche s’est suicidé ou qui ont commis une tentative de suicide, et cela peut aussi dans certains cas fournir un exemple », a ajouté le chercheur, qui enseigne la pédiatrie et la psychiatrie à l’Université d’État de l’Ohio.

Une autre étude avait déjà mis en évidence un accroissement de 19 % des recherches sur l’internet concernant le suicide et les moyens de se suicider dans les 19 jours qui avaient suivi la diffusion de la série controversée. 

De nombreux professionnels de santé ou de l’éducation s’étaient émus de la diffusion de 13 Reasons Why, la jugeant potentiellement néfaste pour des populations vulnérables, comme les adolescents. 

Netflix, qui a reconduit la série pour une troisième saison, a indiqué à l’AFP être « en train d’analyser l’étude » du Nationwide Children’s Hospital pour être sûr de traiter le sujet « de manière responsable ».

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Ligne de prévention du suicide, partout au Québec : 1 866 APPELLE (277-3553)

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Comme Dick Rivers, mourir le jour de son anniversaire est un phénomène fréquent qui intrigue


Un rocker français, mort de cancer. Il semble que cela ne soit pas si rare que cela, de mourir le jour de son anniversaire peut importe de la cause du décès.
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Comme Dick Rivers, mourir le jour de son anniversaire est un phénomène fréquent qui intrigue

 

Comme Dick Rivers, mourir le jour de son anniversaire est un phénomène fréquent qui

ARNAL VIA GETTY IMAGES

Depuis des décennies, les chercheurs tentent de comprendre si l’on meurt plus souvent le jour de son anniversaire et pourquoi.

  • Par Grégory Rozières, HuffPost France

Triste jour pour le rock français. Ce mercredi 24 avril, le chanteur Dick Rivers est mort des suites d’un cancer. Hasard du calendrier, Hervé Forneri (de son vrai nom) aurait fêté ses 74 ans ce 24 avril.

Un hasard qui n’en est pas totalement un. En effet, nous avons plus souvent tendance à mourir le jour de notre anniversaire. Il y a même des exemples célèbres: Raphaël, Ingrid Bergman, William Shakespeare… Une statistique si étrange qu’elle perturbe les scientifiques depuis des décennies.

Certaines hypothèses affirment que c’est parce que l’on aurait parfois tendance à retarder la mort en attendant de célébrer ce jour particulier. D’autres estiment qu’on aurait un « blues de l’anniversaire », qui pourrait nous déprimer et nous pousser au suicide. Certains pensent aussi que c’est la célébration en elle-même qui tue. Et d’autres théories plaident pour une simple erreur statistique.

Pendant des années, plusieurs études ont montré des résultats contradictoires. Il faut dire qu’elles étaient parfois réalisées sur un nombre trop restreint de personnes, ou avec des biais importants. Mais depuis quelques années, la littérature a évolué. Voilà ce que l’on sait sur ce mystérieux phénomène.

Une hausse bien réelle et isolée

En 2012, une étude, l’une des premières à analyser une population de manière globale sur cette question, montrait que le risque de mourir le jour de son anniversaire était 14% plus élevé que pour chacun des 364 autres jours de l’année.

Pour arriver à ce résultat, les auteurs avaient analysé la mort de plus de 2 millions de Suisses, entre 1969 et 2008. Des résultats similaires que l’on prenne en compte les hommes ou les femmes. En dehors de ce pic, aucune hausse ou baisse n’est visible les autres jours de l’année.

Mais ces résultats avaient été accueillis avec un peu de scepticisme par certains, comme le statisticien David Spiegelhalter. Interrogé à l’époque par la BBC, il estimait que ces chiffres pouvaient être simplement liés aux données utilisées. Après tout, cette hausse ne représente que 900 morts environ, cela pourrait donc être dû à une erreur dans les registres nationaux. Soit car la date de naissance est inconnue (comme pour Shakespeare, d’ailleurs), soit par pure maladresse.

Sauf que depuis, d’autres études ont trouvé des résultats similaires. L’une d’elles, publiée en 2014, a notamment analyséun échantillon bien plus élevé: 25 millions de décès aux États-Unis, de 1998 à 2011. Résultat: les gens meurent 6,7% plus que prévu le jour de leur anniversaire.

Cette étude américaine est intéressante du fait de la taille de l’échantillon, mais aussi de vérifications faites sur la date de l’anniversaire. Ainsi, il y a plus de risques de mourir le jour de son anniversaire si celui-ci a lieu un week-end (car les risques de mourir un week-end sont plus importants). Le risque diminue également avec l’âge (25% pour les 20-29 ans contre moins de 5% pour les plus de 80 ans).

La principale limite de cette étude, c’est qu’elle n’étudie pas les causes de décès, à l’inverse des travaux suisses. Dans l’étude de 2012, les chercheurs notaient que les morts de suites de maladies cardiovasculaires augmentaient de 18,2%. Chez les femmes, les problèmes cérébrovasculaires étaient également en hausse de 21,5%. Chez les hommes, ce sont les morts par suicide (35%) et par accident (28,5%) qui avaient plus de chances d’arriver le jour de l’anniversaire.

Il y avait également une hausse des morts pour cause de cancer (comme c’est le cas pour Dick Rivers). Mais une étudede 2014, qui a analysé plus de 3 millions de décès liés au cancer en Allemagne n’a trouvé aucun lien significatif.

Des causes très différentes

Une autre étude, publiée en 2016, a elle analysé cette question des causes de mortalité le jour de l’anniversaire. Les chercheurs ont ici étudié les décès au Japon de 1974 à 2014. Cela représente deux millions de morts. Ils ont notamment analysé six causes de décès extérieures les plus répandues.

Une hausse a été identifiée à chaque fois. Le suicide augmente de 50% le jour de l’anniversaire. Mais il y a également une hausse pour les accidents de la route ainsi que ceux de la vie quotidienne (chute, étouffement, noyade). Encore une fois, la hausse est uniquement présente le jour de l’anniversaire. Ni avant, ni après.

Pour les auteurs, cela montre que les différentes théories, présentées au début d’article, ne sont peut-être pas contradictoires. Ainsi, selon eux, la hausse de suicides peut s’expliquer par un « blues de l’anniversaire ».

Une intuition renforcée par le fait que les personnes célibataires « ont 55% plus de probabilité de choisir de mourir le jour de leur anniversaire, alors que les individus mariés ont 45% de chance de mourir ce jour, comparé aux autres dates », explique l’étude.

Mais ce blues ne peut pas expliquer la hausse importante des décès par accident de la route les jours d’anniversaires chez les vingtenaires et trentenaires. Ou encore la hausse des accidents de la vie courante chez les personnes âgées. Deux augmentations qui seraient liées aux célébrations le jour de l’anniversaire: association alcool et conduite chez les jeunes, activités et sorties peu habituelles pour les plus âgés.

Les chercheurs espèrent que ces travaux permettront de mieux prévenir ces risques de décès supplémentaires.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

 

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Tentatives de suicide en hausse chez les enfants


 

Qu’est-ce qui se passe dans la tête des enfants pour perdre espoir à ce point et avoir envie de finir leur courte vie. Aux États-Unis, les statistiques sont vraiment inquiétantes. Un urgentologue croit malgré le manque de données que le Canada serait dans une situation similaire. Il serait urgent de savoir l’heure juste et être mieux adapté pour aider ces enfants.
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Tentatives de suicide en hausse chez les enfants

 

À l'Hôpital de Montréal pour enfants, les visites... (PHOTO FRANCOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

 

À l’Hôpital de Montréal pour enfants, les visites à l’urgence pour des tentatives de suicide ou des pensées suicidaires ont augmenté de 55 % depuis 2015.

PHOTO FRANCOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

MORGAN LOWRIE
La Presse Canadienne
Montréal

Le nombre d’enfants transportés à l’hôpital pour des tentatives de suicide ou des pensées suicidaires est en hausse, selon un chercheur canadien, qui réclame plus de données et de ressources pour s’attaquer au problème.

Selon l’étude coécrite par le docteur Brett Burstein, le nombre d’enfants hospitalisés aux États-Unis pour avoir pensé ou avoir tenté de s’enlever la vie a doublé de 2007 à 2015, passant de 580 000 à 1,12 million.

L’urgentologue montréalais ne dispose pas de données pour le Canada, mais affirme qu’une tendance similaire s’y dessinerait.

À l’Hôpital de Montréal pour enfants, les visites à l’urgence pour des tentatives de suicide ou des pensées suicidaires ont augmenté de 55 % depuis 2015 – elles représentent environ 2 % de toutes les visites.

Le docteur Burstein croit que l’une des conclusions les plus dérangeantes de l’étude américaine est que 43 % des enfants transportés aux urgences étaient âgés de moins de 12 ans.

Selon lui, l’étude publiée dans le Journal of the American Medical Association démontre la nécessité d’accroître les ressources pour la santé mentale et d’améliorer la préparation aux urgences. Le Canada devrait également collecter des données pour mieux faire face au problème, a-t-il ajouté.

https://www.lapresse.ca