La ville de New York paye des sans-abri pour les faire aller vivre ailleurs


Je me souviens d’avoir mis un billet sur la ville de New York qui se débarrassait des sans-abris. Un an après, on veut porter plainte contre la New York et avec raison. Payer pendant un an un logement pour des SDF, sans suivi, laisse place à des propriétaires qui profitent de la situation en laissant des loyers sans entretien, ni d’électricité. Après un an, ils retournent à la rue.
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La ville de New York paye des sans-abri pour les faire aller vivre ailleurs

Une personne SDF à New York en décembre 2017. | Spencer Platt / AFP 

Une personne SDF à New York en décembre 2017. | Spencer Platt / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur NJ.com

Newark, une ville voisine qui reçoit des milliers de SDF de la Grosse Pomme, intente un procès à son maire.

Depuis 2017, la mairie de New York a payé plus de 3.000 familles sans domicile fixe afin qu’elles quittent la ville. Le programme assure à certaines familles sans logement un an de loyer prépayé dans des villes moins chères que New York.

Nombre de SDF se sont ainsi installé·es dans des villes du New Jersey, l’État voisin, mais plusieurs mairies ont dénoncé cet arrangement. Newark, une ville qui a déjà reçu plus de 1.000 familles sans domicile depuis le lancement du programme, vient de porter plainte contre le maire de New York, Bill de Blasio.

Un an, et après?

La plainte accuse la mairie de New York de forcer des familles à louer des appartements insalubres. En effet, puisque le loyer de ces familles est payé pour un an en avance par la ville, les locataires ne peuvent pas se plaindre ou menacer de ne plus payer si certains travaux ne sont pas faits. Beaucoup de propriétaires profitent de cette situation pour ne pas entretenir leurs logements. Des articles de la presse locale évoquent des appartements sans chauffage ni eau chaude ou avec des infestations de souris et des plafonds sur le point de s’écrouler.

Plusieurs personnes interviewées par la chaîne CBS New York disent avoir été forcées de quitter leur refuge à New York pour s’installer à Newark dans des logements qui n’avaient pas d’électricité.

«Si vous êtes dans un refuge, ils vous forcent à accepter le premier programme disponible. Vous n’avez pas vraiment le choix», explique une mère de famille.

En février, le directeur de l’agence municipale chargée des sans-abri de New York s’était excusé après qu’il s’est avéré que plusieurs personnes s’étaient retrouvées à vivre dans des conditions dangereuses.

En novembre, le conseil municipal de Newark a adopté une loi qui renforce les obligations en matière d’inspection des logements et interdit aux propriétaires d’accepter plus d’un mois de loyer en avance.

Les associations d’aide aux sans-abri dénoncent aussi le manque de suivi du programme. La ville de New York paye pour que ces familles partent mais après un an de loyer, certaines se retrouvent de nouveau à la rue et deviennent alors un problème que les villes voisines doivent gérer.

http://www.slate.fr/

En Austra­lie, ce parking est trans­formé la nuit en dortoir sécu­risé pour les sans-abri


C’est des projets comme cela qui peut faire changer les choses. En Australie, on a décidé de faire des dortoirs la nuit sur des zones de stationnement non occupées pour les SDF. En plus, d’autres services comme se laver, se vêtir ou de voir un médecin.
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En Austra­lie, ce parking est trans­formé la nuit en dortoir sécu­risé pour les sans-abri

Crédits : Beddown

par  Malaurie Chokoualé Datou

Pour éviter que des personnes sans-abri ne dorment dans la rue dans des condi­tions inhu­maines, l’as­so­cia­tion Beddown a décidé d’agir. Elle a eu l’idée géniale d’éta­blir des abris sécu­ri­sés dans des lieux inoc­cu­pés durant la nuit, comme les parkings, rapporte le média austra­lien 9 News. Entre quelques cônes orange, des lits moel­leux n’at­tendent plus qu’à être défaits.

C’est le fonda­teur de Beddown, Norman McGilli­vray, qui a eu cette idée en traver­sant un parking vide la nuit. Après des semaines de cogi­ta­tion, les membres de l’as­so­cia­tion ont décidé de la concré­ti­ser. Inté­ressé par l’ini­tia­tive, l’un des plus grands exploi­tants de parcs de station­ne­ment, Secure Parking, a accepté de lancer un essai de deux semaines à Bris­bane.

Crédits : Beddown

Des volon­taires de Beddown ont mis la main à la pâte pour créer un envi­ron­ne­ment propre et sûr pour les personnes sans-abri, afin qu’elles se reposent dans les meilleures condi­tions possibles. Beddown leur propose égale­ment diffé­rents services, comme de pouvoir consul­ter un·e méde­cin, un·e dentiste ou d’avoir la possi­bi­lité de se laver ou de rece­voir de nouveaux vête­ments.

En Austra­lie comme ailleurs, les chiffres liés au mal-loge­ment sont préoc­cu­pants. Au moins 8 000 personnes dorment dans la rue, chaque nuit, dans le pays. Mais certains autres, comme la Finlande, ont mis en place des solu­tions pour tenter de dimi­nuer dras­tique­ment le nombre de personnes sans-abri.

Crédits : Beddown

En atten­dant que tous les pays se retroussent les manches avec plus de vigueur, des asso­cia­tions, comme Beddown, ont pris le relais et proposent des idées inno­vantes. Lors de leur projet pilote, 41 personnes ont été héber­gées, dont 77 % d’hommes et 23 % de femmes. La plus jeune avait 15 ans.

Source : 9 News

https://www.ulyces.co

Une 30e Nuit des sans-abri… toujours nécessaire!


C’est cette nuit qu’à Montréal et plusieurs autres villes du Québec, la Nuit des sans-abris. Des personnes vont passer la nuit dehors comme des sans-abris, dans le but de sensibiliser la population à la dure réalité de vivre dans la rue. Cette nuit, il fera froid, et l’hiver, on prévoit beaucoup de neige et a certains moments de grands froids. Les choses s’améliorent avec les années, mais ce n’est pas suffisant, il y a de plus en plus de sans-abris, les besoins sont criant
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Une 30e Nuit des sans-abri… toujours nécessaire!


Une 30e Nuit des sans-abri... toujours

SRDJANNS74 VIA GETTY IMAGES

Alors que la Nuit se tiendra à seulement quelques heures de la tenue des élections fédérales, force est de constater que cet enjeu de société majeur est largement passé sous l’écran radar lors de cette campagne électorale.

  • Par Pierre Gaudreau

Ce vendredi 18 octobre se tiendra la 30e Nuit des sans-abri à Montréal. Ce rendez-vous annuel de solidarité se déroulera simultanément dans plus de 30 villes au Québec. Organismes et citoyen.ne.s concernés se mobiliseront pour attirer l’attention sur le phénomène de l’itinérance et interpeller les autorités afin que des réponses accrues soient apportées pour le contrer.

Même si des progrès ont été faits depuis 30 ans, cet événement conserve toujours sa pertinence, surtout considérant que l’itinérance demeure en croissance. Alors que la Nuit se tiendra à seulement quelques heures de la tenue des élections fédérales, force est de constater que cet enjeu de société majeur est largement passé sous l’écran radar lors de cette campagne électorale.

Il y a 30 ans, c’est autour d’un modeste brasero installé devant les studios de MusiquePlus que s’est tenue la première Nuit des jeunes sans-abri de Montréal. Le réseau des Auberges du Cœur et une poignée d’alliés voulaient alors souligner l’importance de l’itinérance jeunesse.

Des personnes de plus en plus âgées cognent dorénavant à la porte des ressources déjà à pleine capacité.

Comme en témoigne entre autres le thème choisi cette année, «Différents visages, différentes histoires», la Nuit des sans-abri s’est depuis longtemps élargie à toutes les populations touchées par le phénomène. L’itinérance jeunesse demeure importante, mais des personnes de plus en plus âgées
cognent dorénavant à la porte des ressources déjà à pleine capacité.

Des avancées importantes

Il demeure que de nombreuses réponses aux besoins se sont développées au fil des ans, fruits de l’action des organismes 365 jours par année et du soutien important, mais insuffisant, des gouvernements et de la Ville de Montréal. Les actions se développent en cohérence avec une approche globale, aujourd’hui amplement reconnue comme la clé pour prévenir et réduire l’itinérance.

À Montréal uniquement, plus de 3000 logements sociaux ont été construits pour offrir un toit aux personnes à la rue ou à risque de l’être. Ces logements ont permis de stabiliser des milliers de personnes, mais le soutien communautaire
qui y est offert, une intervention essentielle pour assurer cette stabilité, demeure largement sous-financé.

Avec 644$, réussir à payer un loyer ou en trouver un est un défi de plus en plus insurmontable.

De plus, il n’est plus nécessaire d’avoir une adresse de résidence pour obtenir un chèque d’aide sociale. À lui seul, l’organisme Le Sac à dos permet à 1200 personnes d’obtenir cette aide, bien qu’elle demeure insuffisante. Avec 644$,
réussir à payer un loyer ou en trouver un est un défi de plus en plus insurmontable.

Aussi, à Montréal et plus récemment à Québec, on n’emprisonne plus les sans-abri pour non-paiement d’amendes inutiles. Il demeure que ceux-ci continuent de recevoir un nombre injustifié de tickets qui leur sont remis en raison de leur condition sociale.

Enfin, après plus de 15 ans de travail, des organismes ont enfin pu mettre sur pied quatre services d’injection supervisée (SIS) à Montréal. Ceux-ci réduisent les risques de surdoses, mais il est nécessaire de poursuivre le développement d’actions pour les contrer, notamment en ouvrant ce type de services ailleurs au Québec.

Des défis majeurs persistent

En prévention, la lutte à l’itinérance souffre d’un manque de moyens. La perte d’un logement, la sortie des établissements carcéraux, des centres jeunesse et du réseau de la santé demeurent des voies qui mènent trop de personnes à la
rue.

Depuis des années, La Rue des femmes, l’Auberge Madeleine et d’autres ressources d’hébergement pour femmes doivent effectuer des refus faute de places. Les refuges pour hommes font aussi face à un débordement. L’ancien hôpital Royal-Victoria qui a fait office d’unité de débordement l’hiver dernier sera encore nécessaire cet hiver.

Rappelons qu’une Politique nationale de lutte à l’itinérance a été adoptée en 2014 pour faire face à ces situations. Demandée par le milieu communautaire et au cœur de nombre de Nuits des sans-abri, cette politique intitulée Ensemble,pour éviter la rue et en sortir interpelle une dizaine de ministères au Québec.

Un rôle majeur pour le fédéral

L’approche globale de la lutte à l’itinérance prônée dans cette Politique québécoise en itinérance interpelle aussi le gouvernement fédéral. Au premier rang des demandes qui y sont véhiculées, Ottawa doit accroître les fonds destinés au développement du logement social.

L’aide apportée aux personnes âgées à faible revenu doit aussi être augmentée et le gouvernement doit s’assurer que toutes les personnes admissibles reçoivent le Supplément de revenu garanti.

Finalement, si le gouvernement a accru, avec son programme Vers un chez soi, les fonds destinés à la lutte à l’itinérance, ceux-ci demeurent insuffisants. Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec demande un investissement de 50 millions $ par an pour le Québec, avec l’assurance que ces fonds puissent soutenir la diversité d’actions pour venir en aide aux différents visages de l’itinérance et leurs différentes histoires.

Venez faire un tour!

Que ce soit pour quelques instants ou quelques heures, venez exprimer votre solidarité en participant à la 30e Nuit des sans-abri.

À Montréal, celle-ci se tiendra pour une première fois dans Hochelaga.
17h00: Marche de solidarité, départ de la station Joliette, au coin de la rue De Chambly.
De 18h00 à 1h00 : Vigile, avec activités, à la Place Gennevilliers-Laliberté, qui jouxte le Marché Maisonneuve

Ailleurs au Québec : www.nuitdessansabri.ca

https://quebec.huffingtonpost.ca/

La relation houleuse entre les cônes orange et les sans-abri


Ceux qui se risquent d’aller à Montréal sans trop connaitre la ville, devraient s’armer de plus que de la patience, car même pour les habitués ce n’est pas toujours facile, entre autres, à cause, des chantiers de constructions un peu partout dans la ville. Montréal change de plus en devenant une ville comme Toronto et Vancouver. Alors, imaginé pour les sans-abris, c’est l’enfer de trouver un endroit où ils ne seront pas rejetés à cause de la construction
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La relation houleuse entre les cônes orange et les sans-abri


Un homme est couché sur un trottoir. Des passants marchent près de lui.

À Montréal, le nombre d’itinérants a grimpé de 8 % entre 2015 et 2018.

PHOTO : RADIO-CANADA

À cause de la multiplication des chantiers de construction, de la pénurie de logements et de la flambée des prix de l’immobilier sur l’île de Montréal, les personnes en situation d’itinérance se retrouvent piégées.

Immeubles à condos, tours de bureaux, nouveaux complexes commerciaux, en plus des importants projets de construction de la Ville, les chantiers privés pullulent sur le territoire.

Et si de nombreux Montréalais ont de plus en plus de difficultés à accéder à la propriété, ou même à payer leur loyer devenu trop élevé, ceux qui sont dans la rue se retrouvent chassés de leurs abris de fortune en raison de l’embourgeoisement progressif de la métropole.

Toujours plus nombreux, ces sans-abri se déplacent vers des quartiers plus éloignés, qui leur offrent moins de services, et s’isolent ainsi un peu plus.

Pour tenter d’enrayer ce phénomène de marginalisation, la Ville veut « rester optimiste » et travailler en étroite collaboration avec les organismes communautaires.

En 2018, on dénombrait près de 3150 itinérants « visibles » à Montréal et une augmentation de cette population de 12 %, en trois ans, dans la province.

Une situation qui n’est pas sans rappeler celles d’autres villes canadiennes comme Toronto et Vancouver, dont la population itinérante a explosé.

« Rejetés de toute part »

Trois hommes sont debout devant une boutique qui propose notamment à la vente des casquettes de baseball.

Les hommes, représentent près des trois quarts des itinérants de Montréal.

PHOTO : RADIO-CANADA

Sylvia Rivès est aux premières loges de ces transformations. Le mandat de la directrice des programmes de médiation de la Société de développement social : intervenir au quotidien sur les différents chantiers de construction afin de sécuriser les lieux, mais aussi de nouer le contact avec les personnes itinérantes délogées.

Sécuriser les zones de travaux veut aussi dire chasser les itinérants parfois bien installés. Avec la multitude de chantiers, ça devient très difficile de les reloger.

Sylvia Rivès, directrice des programmes de médiation de la Société de développement social

Les espaces où s’installer s’amenuisent et les refuges sont bondés, selon l’intervenante.

« On s’assure de les sensibiliser », ajoute-t-elle, assurant qu’il s’agit de veiller à ce que ces personnes s’installent dans des endroits sûrs.

« S’ils ont besoin de services, on va les accompagner, dit-elle. C’est un travail en concertation avec les intervenants en milieu communautaire, les policiers, la Ville de Montréal ; tout le monde travaille ensemble pour trouver des solutions pour ne pas laisser ces gens-là démunis. […] Mais on en perd aussi beaucoup de vue avec tous ces déplacements », concède-t-elle.

Jacques, 60 ans, est l’un de ces itinérants « déplacés » à maintes reprises. Pour la première fois depuis plusieurs années, il s’est trouvé « une place fixe » où poser sa tente, sur le terrain du Canadien de Montréal. Il s’estime chanceux et partage son « petit coin de paradis », comme il l’appelle, avec une vingtaine d’autres itinérants.

« Je suis tellement habitué de me faire déloger de mes places. On se fait rejeter tout le temps. Ici, je fais rien de mal, je fais attention à l’environnement, je suis propre. Je suis bien aimé dans le coin. Mais s’ils bâtissent, je vais être obligé de m’en aller », commente-t-il.

David [prénom fictif] n’a pas eu cette « chance ». Évincé de son logement en 2014, il n’a plus d’endroit à lui.

La construction en ville à fait déménager tous mes amis, déplore-t-il. Puis quand t’es installé quelque part et que t’arrives le lendemain, tout est parti. Y a pas de considération pour les effets personnels des sans-abri. On est sans-abri, mais on est des êtres humains pareil.

David, sans-abri

Face à l’instabilité résidentielle

En plus des chantiers de construction, les prix élevés des loyers sont inaccessibles pour cette clientèle et cela contribue à changer le visage de cette pauvreté.

« Quand on pense qu’une chambre peut coûter 500 $ par mois, sur un chèque de 600 $ d’aide sociale… il ne reste plus beaucoup pour assurer les besoins de vie courante », illustre Vincent Ozrout, agent d’intervention auprès des personnes en situation d’itinérance à la Mission Old Brewery.

Il dit s’inquiéter de « ce problème majeur de gentrification de la ville », qui pousse de plus en plus de personnes en situation de précarité financière dans la rue.

L’itinérance est un symptôme, ce n’est pas juste de la pauvreté, c’est un sous-produit de notre façon de vivre. Il faut se montrer innovateur et s’en inquiéter. On est tous à un événement près de l’itinérance. Ça peut concerner tout le monde.

Vincent Ozrout, agent d’intervention à la mission Old Brewery

Un mal pour un bien ?

Pour le commissaire aux personnes en situation d’itinérance à la Ville de Montréal, Serge Lareault, cette situation est extrêmement préoccupante, mais elle serait aussi l’occasion de rejoindre les laissés pour compte plus facilement.

Avant, des personnes pouvaient passer des années sous un viaduc sans que personne ne leur parle. Le côté positif, c’est qu’on reprend contact avec ces personnes-là. Alors oui, on déplace des gens, et c’est très difficile pour eux, mais on est peut-être capable les aider davantage. L’idée est de ne pas de les laisser seuls sous un viaduc.

Serge Lareault

Et selon l’entrepreneur social, « travailler à créer un lien de confiance » passe par une réinsertion de ces individus dans la société en collaborant avec les organismes communautaires.

« Un retour est possible », estime-t-il. « Il n’y a plus de déplacements sauvages de ces populations. Notre choix, ce n’est pas qu’ils soient dans la rue », assure-t-il en indiquant que Montréal fait mieux que Toronto ou Vancouver.

Il rappelle également que Montréal souhaite la création de 12 000 logements sociaux, comme l’a promis la mairesse Valérie Plante en 2017. Elle devrait théoriquement être effective à l’automne 2021. La concrétisation de cette stratégie reste toutefois attendue. Aucun bilan réel n’a encore été présenté. À peine 11 % des logements sont actuellement des logements sociaux ou abordables sur l’île de Montréal.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

https://ici.radio-canada.ca

Google aurait ciblé des sans-abri pour améliorer sa technologie de reconnaissance faciale


Si au moins, ils auraient payé une semaine de repas aux sans-abri, cela aurait été un peu moins pire, mais profiter pour améliorer des produits et faire des millions sans rien au retour et en plus sans dire exactement ce qu’ils attendent de ces personnes est pitoyable
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Google aurait ciblé des sans-abri pour améliorer sa technologie de reconnaissance faciale

Le visage d'un homme est analysé par un ordinateur.

Google est dans l’embarras après avoir utilisé des tactiques douteuses pour améliorer sa technologie de reconnaissance faciale.

PHOTO : GETTY IMAGES

Moins de deux semaines avant le lancement du Pixel 4, son nouveau téléphone intelligent, Google a décidé de suspendre un programme controversé, qui avait pour but d’améliorer sa technologie de reconnaissance faciale, à la suite de révélations déconcertantes sur les tactiques utilisées.

Dans le contexte de ce programme, on offrait des chèques-cadeaux de 5 $ à des volontaires dans plusieurs villes américaines, en échange d’un balayage numérique de leur visage. Or, le New York Daily News a publié un reportage qui démontre que les gens engagés par Google auraient été encouragés à viser des personnes noires et des sans-abri, souvent sans annoncer qu’ils travaillaient pour Google et sans spécifier que leur visage serait enregistré.

Un ex-employé a affirmé au New York Daily News qu’un gestionnaire de Google lui aurait donné comme instruction de viser les sans-abri, parce qu’ils et elles sont moins à risque de dire quoi que ce soit aux médias.

Google aurait également trompé des étudiants et étudiantes en cachant ses intentions réelles et en leur disant qu’on testait une nouvelle application, une espèce de jeu d’égoportraits semblable à Snapchat.

Programme suspendu et enquête lancée

Initialement, Google a prétendu que l’idée était de s’assurer que la fonction de déverrouillage du Pixel 4, activée par la reconnaissance faciale, prenne en compte un large éventail de visages, afin d’éviter les biais notamment envers les personnes de couleur.

L’entreprise a finalement affirmé au New York Times et au magazine The Verge qu’elle suspendait le programme sur-le-champ et qu’on ouvrait une enquête à la suite des révélations du New York Daily News. Sans commenter chacune des allégations, Google a affirmé qu’elle avait bel et bien engagé du personnel de Randstad pour ses recherches, et que les détails rapportés par les médias étaient très troublants.

Google se défend de manquer de transparence

Google a assuré à The Verge qu’elle avait pris les mesures nécessaires pour que celles et ceux qui conduisaient l’étude soient transparents dans leurs démarches. L’entreprise pourrait ainsi éluder certaines des accusations lancées contre elle et rejeter le blâme sur le sous-traitant si les allégations devaient s’avérer.

Nous prenons ces allégations au sérieux et nous avons lancé une enquête afin d’en savoir plus. Les allégations concernant la transparence et le consentement sont contraires à nos exigences et à la formation que nous avons fournie, a déclaré Google dans à The Verge.

Google ne suspend toutefois pas définitivement le programme. L’entreprise affirme qu’il est simplement suspendu le temps que la lumière soit faite sur la situation, et qu’elle continuera à payer entre-temps les personnes engagées.

Le géant du web a dû faire face à ses responsabilités après que Nina Hickson, une avocate d’Atlanta, lui a envoyé un courriel incisif à propos de ses tactiques douteuses.

La possibilité qu’on exploite des membres les plus vulnérables de la population pour avancer les intérêts commerciaux de votre compagnie est profondément alarmante, pour de multiples raisons, a-t-elle écrit, selon ce que rapporte le New York Times.

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À San Francisco, des rochers pour déloger les SDF


Mettre des rochers sur les trottoirs n’aide pas à diminuer les sans-abris dans un quartier. Je peux comprendre que les résidents veulent diminuer la violence et le trafic de drogue, mais ils ne font que déplacer le problème ailleurs et les SDF sont souvent les victimes et rien ne garantis que la drogue et la violence diminuera.
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À San Francisco, des rochers pour déloger les SDF


Une personne sans-abri à San Francisco en juin 2016. | Josh Edelson / AFP

Une personne sans-abri à San Francisco en juin 2016. | Josh Edelson / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Washington Post

Des résident·es ont payé des milliers de dollars pour en installer une vingtaine, afin d’empêcher les sans-abri de camper dans leur rue.

Depuis plusieurs semaines, à San Francisco, une bataille fait rage entre des riverain·es qui ont installé vingt-quatre rochers dans leur rue pour empêcher les sans-abri de s’y installer et des activistes qui dénoncent l’inhumanité du geste. Une trentaine de militant·es à bicyclette ont poussé les rochers sur la route, avant que des personnes employées par la mairie ne les remettent à leur place sur les trottoirs. Les opposant·es les ont ensuite ôtés de nouveau.


Les habitants de San Francisco ont collé des pierres sur leur trottoir pour dissuader les campeurs sans abri de trafiquer des drogues. (Danielle Baskin)

Les résident·es de la ruelle de Clinton Park veulent se débarasser d’un campement de SDF qui est devenu une zone de trafic de drogue et de violence. Leurs doléances vont de hurlements la nuit, de seringues par terre et de l’inaction de la police malgré leurs multiples appels. Leur solution a donc été d’acheter des rocs assez gros pour que les SDF n’aient plus la place d’installer leurs tentes sur le trottoir.

Hausse des prix de l’immobilier

La mobilisation des riverain·es, qui ont payé des milliers de dollars pour cette opération, est symptomatique de la situation extrême dans laquelle se trouve San Francisco. La population de sans-abri y a augmenté de 17% depuis 2017 et les prix de l’immobilier continuent de grimper. Dans le quartier de la dispute des rochers, Mission Dolores, le prix médian des logements est d’un million de dollars. L’un des problèmes majeurs est le manque de construction de nouveaux immeubles, notamment de logements sociaux.

Si l’idée des rochers n’est pas venue de la mairie, plusieurs responsables politiques locaux ont soutenu cette intiative, expliquant que cela avait permis de faire fuir les trafiquants. Plusieurs fois, la municipalité a replacé les rochers que les opposant·es avaient ôtés. Finalement, ce sont les activistes qui dénonçaient les aménagements anti-SDF qui l’ont emporté.

Fatigué·es de la controverse, les résident·es qui avaient dépensé environ 4.000 dollars pour les rochers ont demandé à la municipalité de les enlever. Des e-mails de menace aurait eu raison de leur motivation. Ces personnes ajoutent ne plus supporter d’être au cœur d’une telle controverse médiatique.

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Espagne : condamné pour avoir humilié un sans-abri sur YouTube


C’est vraiment pitoyable. Ce jeune fait des vidéos pour gagner de l’argent et son truc, c’est de s’en prendre à des gens vulnérables. En 2017, il a donné des biscuits commercial à un sans-abri, sauf qu’il avait enlevé la crème pour mettre à la place du dentifrice, tout cela parce qu’un taré lui a lancé le défi Il devrait être emprisonné quelques mois, mais en plus ses chaines sont fermés pour 5 ans et il devra donné une joli somme a sa victime. Pourtant, il ne semble pas comprendre le tort qu’il fait aux autres. Il veut juste épater ces abonnés.
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Espagne : condamné pour avoir humilié un sans-abri sur YouTube


Agence France-Presse
Madrid

Un youtuber influent en Espagne a été condamné pour avoir humilié dans une de ses vidéos un sans-abri de Barcelone en lui offrant des biscuits fourrés avec du dentifrice, a annoncé vendredi la justice.

Kan-Hua Ren, alias ReSet sur le site de partage de vidéos YouTube, 19 ans à l’époque des faits, a été condamné en première instance par un tribunal de Barcelone à quinze mois de prison, la fermeture pour cinq ans de ses chaînes et 20 000 euros d’indemnisation à sa victime.

Les peines de prison de moins de deux ans sont généralement assorties d’un sursis en Espagne, en l’absence d’antécédents judiciaires.

Selon le tribunal, il s’est rendu coupable d’atteinte à l’intégrité morale dans sa vidéo publiée en janvier 2017 sur sa chaîne et retirée depuis.

« Défié » par l’un de ses abonnés, il se filmait en train de retirer la crème à l’intérieur de biscuits industriels pour la remplacer par un dentifrice, puis aller « l’offrir », accompagné d’un billet de 20 euros, à un mendiant roumain.

« Je suis peut-être allé un peu loin, mais voyez le côté positif, ça l’aidera à se laver les dents, je ne crois pas qu’il se soit beaucoup lavé les dents depuis qu’il est devenu pauvre », lance-t-il ensuite à ses abonnés.

Sa victime a été prise de vomissements, note la juge dans sa décision, datée du 29 mai.

Devant le scandale provoqué par sa vidéo, bien au-delà de sa chaîne, il en a publié une nouvelle, dans laquelle il retournait voir le sans-abri et lui redonnait 20 euros.

« Si je l’avais fait avec une personne normale, personne ne dirait rien, mais comme c’est un clochard les gens se plaignent », tentait-il de se justifier dans un message accompagnant sa vidéo.

Celui qui faisait à l’époque partie des 200 vidéastes les plus influents du monde hispanophone sur YouTube, comme l’a relevé la police, a ensuite tenté d’empêcher sa victime de porter plainte en échange de 300 euros et d’une nouvelle vidéo où il passerait la nuit avec lui.

Les policiers ont en outre relevé qu’il s’en prenait à d’autres personnes vulnérables sur d’autres vidéos de sa chaîne, qui lui rapportait de l’argent via la publicité.

« Je fais des choses pour faire le show, les gens aiment ce qui est morbide », s’est-il défendu devant le tribunal.

Vendredi, les deux chaînes du vidéaste, dépassant respectivement les 1,2 million et 250 000 abonnés, étaient toujours en ligne, a constaté l’AFP.

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