La diffusion en continu explose, son empreinte écologique aussi


On veut qu’avec la technologie d’Internet de la vitesse et de la qualité. Les fournisseurs veulent rester dans la compétition et c’est qui séduira un nouvel abonné. Sans compter qu’en ligne sur les réseaux sociaux, on peut voir aussi des vidéo sur demande en offrant des images de plus en plus réelles. Le hic, c’est que tout cela émane beaucoup de CO2. Je doute que nous voulions un retour en arrière, enfin pour la plupart. Il faut donc en temps qu’individu faire des meilleurs choix et les fournisseurs et les grands comme Google, Netflix et compagnie trouvent des solutions plus écologiques.
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La diffusion en continu explose, son empreinte écologique aussi

Une personne, télécommande à la main, s'apprête à utiliser la chaîne de diffusion en continu Netflix, dont on voit le logo sur un grand écran.

Regarder Netflix n’est pas sans conséquence sur l’écologie.

PHOTO : ISTOCK

Radio-Canada

Publié hier à 11 h 38

Regarder une série à la maison sur son ordinateur ou dans les transports sur son téléphone intelligent est-il moins polluant que de regarder un DVD fabriqué à l’autre bout du monde et livré par coursier comme le faisait Netflix à ses débuts? La réponse n’est pas si simple, selon des spécialistes face à l’explosion de la diffusion en continu.

La diffusion vidéo en continu occupe aujourd’hui 60,6 % du trafic global sur Internet, selon le rapport publié le mois dernier par l’entreprise canadienne Sandvine, spécialiste des équipements de réseaux. Google, à qui appartient YouTube, représente 12 % du trafic, et Netflix, 11,4 %.

Si la diffusion numérique est dématérialisée, elle n’est pas immatérielle. Terminaux, réseaux de stockage et de diffusion… Tous consomment de l’énergie.

102 millions de tonnes de CO2

Selon les calculs du Shift Project, un groupe de recherche français qui a publié, en juillet, un rapport sur l’insoutenable usage de la vidéo en ligne, la diffusion en continu représente 1 % des émissions mondiales de CO2, soit la quantité annuelle de CO2 émis par un pays comme l’Espagne.

C’est la vidéo à la demande – avec ses géants Netflix ou Amazon, et bientôt Apple ou Disney – qui domine, représentant 34 % du total, d’après les chiffres du Shift Project. Cela représente 102 millions de tonnes de CO2, soit à peu près les émissions annuelles du Chili, pays qui accueille, en décembre, la grande conférence COP 25 sur le climat.

Viennent ensuite les vidéos pornographiques (27 %) et les autres usages (18 %), qui incluent notamment le secteur en pleine croissance des vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux.

Des fichiers de plus en plus lourds

La vidéo numérique, c’est des fichiers très lourds qui grossissent avec chaque génération de plus haute définition, relève Gary Cook, qui suit le secteur pour l’organisation Greenpeace aux États-Unis.

Ultra HD, 4K, 8K annoncée… Les constructeurs rivalisent.

Mais plus de données signifie plus d’énergie nécessaire pour maintenir le système prêt à diffuser cette vidéo sur votre appareil dans la seconde.

Car la diffusion en continu constitue un ensemble de ressources numériques mobilisées pour une personne regardant une vidéo, contrairement à la télé classique, où un émetteur arrose tous les spectateurs et spectatrices, souligne Laurent Lefevre, de l’Institut national de recherche en sciences du numérique (Inria), situé en France.

Cela met une grosse pression sur trois axes : l’équipement terminal, les réseaux et les centres de données.

D’autant plus que la clientèle veut un service rapide et sans anicroche. Résultat, tout le monde est en train de surdimensionner les équipements, avec pour conséquence un gaspillage de ressources à tous les niveaux, poursuit le chercheur, également directeur adjoint du groupe EcoInfo du CNRS.

Des solutions moins gourmandes en énergie

Les entreprises du secteur travaillent beaucoup à chercher des améliorations techniques à apporter, par exemple le refroidissement des centres de données ou l’encodage pour rendre les vidéos moins lourdes.

Toutefois, les spécialistes nous mettent en garde contre le fameux effet rebond, qui veut que les améliorations des techniques d’utilisation d’une ressource fassent en fait augmenter sa consommation globale.

L’amélioration technologique crée de nouveaux usages, et ces usages influencent eux-mêmes les produits, comme la vidéo sur les réseaux sociaux, désormais utilisée à des fins marketing, comme le souligne Maxime Efoui-Hess, auteur de l’étude du Shift Project.

Sans compter que la culture technophile de l’illimité, les algorithmes de recommandation ou les modes de lecture automatique encouragent le visionnage en rafale.

L’empreinte écologique de la diffusion en continu devrait donc croître exponentiellement, d’autant plus que l’usage d’Internet se répand toujours plus à travers le monde.

Agir collectivement et individuellement

Un retour en arrière technologique étant exclu, les spécialistes recommandent notamment de sensibiliser les différents maillons de la chaîne, y compris les consommateurs et consommatrices.

Pour Gary Cook, de Greenpeace, sur le plan collectif, exiger des géants de l’Internet qu’ils convertissent rapidement leurs centres de données aux énergies renouvelables a été le principal vecteur de changement jusqu’à présent.

Laurent Lefevre suggère aussi que, sur plan individuel, l’on adopte des comportements à l’empreinte environnementale plus réduite.

Le pire est de regarder [une vidéo] sur un téléphone mobile en 3G. Il vaut mieux [la] regarder chez soi avec une connexion en fibre optique. Laurent Lefevre

Le Shift Project, qui plaide pour un débat sur la sobriété numérique, a de son côté mis en ligne son « carbonalyser », une extension de navigateur Internet qui convertit en équivalent CO2 vos activités sur la toile.

Il faut se mettre dans la position de questionner des usages qui, pour l’instant, n’ont pas été abordés à titre collectif, estime Maxime Efoui-Hess.

Avec les informations de Agence France-Presse

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Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»


Être influenceur sur les réseaux sociaux peut s’avérer payant. Cependant, il y a beaucoup de tricherie. Des personnes vont acheter des abonnés et utilisés des robots pour des mentions, j’aime. Est-ce normal qu’une blogueuse sur Instagram passe de 294 à plus de 15 000 abonnés en 40 minutes ? Si on peut les reconnaître, il serait bien des éviter de ces tricheurs
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Achat d’abonnés sur Instagram: une pratique «frustrante» mais «très présente»

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

The Pretty Runner, personnage sur Instagram créé dans le cadre d’une enquête de La Presse, s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ».

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE


ÉMILIE BILODEAU
La Presse

« Acheter des abonnés, c’est une pratique qui nuit aux gens qui travaillent vraiment fort pour avoir de vraies interactions sur Instagram », a réagi l’influenceuse Catherine Francoeur à la suite de la publication, hier, d’une enquête de cinq mois de La Presse pendant laquelle nos journalistes ont créé de toutes pièces un personnage sur Instagram.

The Pretty Runner s’est acheté des abonnés, a échangé des commentaires et a utilisé des robots pour obtenir des mentions « J’aime ». Malgré ses méthodes controversées, elle a été approchée par des entreprises et par la Ville de Montréal, qui lui ont offert 3500 $ en argent et en cadeaux.

Catherine Francoeur est présente sur les plateformes YouTube et Instagram depuis huit ans, « avant même que le mot « influenceur » n’existe », dit-elle. Celle qui gagne sa vie grâce aux réseaux sociaux constate que son métier a changé au cours des dernières années.

« Sans dénigrer personne, au début, tout le monde se lançait sur YouTube et sur Instagram par passion parce que personne ne pouvait en vivre. Aujourd’hui, c’est sûr qu’il y a des gens qui trouvent attrayante l’idée de recevoir des trucs gratuits et des voyages. » – Catherine Francoeur, influenceuse

Mme Francoeur confirme que l’achat d’abonnés est « très présent » sur Instagram. « Sans les nommer, il y a des noms qui circulent dans le domaine », raconte-t-elle, refusant toutefois de dévoiler l’identité de ces personnes.

PL Cloutier, qui a été nommé l’influenceur préféré des 18-34 ans selon un sondage Léger l’année dernière, a aussi commenté le reportage publié dans La Presse.

« OMG ! ! Hahaha wow ! Moi-même je serais tombé dans le panneau je pense ! Les photos sont vraiment belles et y’a tellement d’effort dans ce compte que de vrais abonnés auraient fini par arriver avec le temps ! Presque déçu que ça arrête ! », a-t-il écrit sur le compte de The Pretty Runner, une fois sa véritable identité révélée, hier.

Il n’a pas été possible de le joindre au téléphone.

La blogueuse Mayssam Samaha a répliqué à son commentaire sur Instagram. « C’est pas vrai PL que les abonnés finissent par arriver parce que tu fais du beau contenu. Je considère mon contenu pas pire, j’y travaille fort et je n’ai jamais utilisé aucun service externe mais les abonnés n’arrivent malheureusement pas. »

Mayssam Samaha est l’auteure du blogue Will Travel for Food. Elle est inscrite à Instagram depuis huit ans et elle publie régulièrement des photos de cuisine et de voyage. Malgré tout, elle ne compte que 5127 abonnés.

« C’est un peu frustrant comme ancienne sur Instagram de voir des comptes qui débutent et qui me dépassent en nombre d’abonnés. Je sais à quel point c’est difficile d’en gagner de nouveaux. » Mayssam Samaha, blogueuse, en entrevue avec La Presse

La blogueuse est tout de même satisfaite du travail d’Instagram qui élimine beaucoup de faux abonnés sur sa plateforme, dit-elle. Toutefois, elle trouve que le réseau social pourrait être plus sévère envers ceux qui utilisent des outils pour gonfler leurs abonnés, leurs mentions « J’aime » ou leurs commentaires.

« Je trouve que ceux qui achètent des abonnés ne sont pas pénalisés du tout. Peut-être qu’Instagram pourrait suspendre leur compte pendant quelques jours ou quelques semaines. Les gens qui dépendent de leur compte, ça les affecterait davantage. »

The Pretty Runner a acheté 15 000 abonnés pour 75 $ lors de l’enquête qui a débuté en décembre dernier. Lorsque son compte est passé de 294 à 15 500 abonnés en 40 minutes, il n’a en effet jamais été bloqué.

ET LES AGENCES ?

Hier, l’agence de communication Tact Intelligence-conseil a fait circuler le reportage de La Presse parmi tous ses employés.

« C’était presque un devoir que tout le monde lise ça. En même temps, personne n’est tombé en bas de sa chaise », explique Daniel Matte, associé fondateur de l’agence.

M. Matte confirme qu’il n’existe aucun outil fiable à 100 % pour vérifier la crédibilité d’une personne sur Instagram. Pour cette raison, l’agence travaille souvent avec le même petit bassin d’influenceurs avec lesquels s’est développée une relation de confiance.

Le reportage, qui a montré la facilité avec laquelle on peut s’acheter des abonnés et des « J’aime », va assurément remettre en question la collaboration avec de nouveaux influenceurs, dit M. Matte.

« Mais je dois dire qu’on faisait déjà preuve de prudence. Tout le monde peut s’improviser influenceur. Il y a des gens qui sont partis de zéro, ils sont de réels influenceurs et leur contenu est intéressant. Mais vous avez fait la démonstration qu’il peut aussi y avoir beaucoup de faux là-dedans. »

L’agence Kabane a également diffusé l’enquête de La Presse sur sa messagerie interne et les employés ont pu la commenter. Là encore, les pratiques litigieuses divulguées dans le reportage étaient connues des employés.

« Ce reportage va ouvrir les yeux du grand public sur ce qui se passe avec les comptes Instagram qui paraissent si beaux, mais qui sont vides en fait, a dit Thomas Picos, président de l’agence. Si on éduque le grand public, ça veut dire qu’on éduque les clients d’agence. De ce fait, les agences vont aussi devoir adopter de meilleures pratiques et s’améliorer. »

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#cheesechallenge: un défi douteux


C’est moi qui n’a pas le sens de l’humour, ou ce sont eux qui font des choses des plus stupides tout cela pour faire une vidéo pour un défi lancé ? Il y a des défis qui sont peut-être inoffensifs comme celui-là, mais il y a toujours un taré qui veut un défi toujours plus marquant.
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#cheesechallenge: un défi douteux

 

ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

Un nouveau défi est devenu « viral » ces derniers jours sur les réseaux sociaux, notamment sur YouTube. Il consiste à lancer une tranche de fromage de style Kraft au visage d’un enfant, préférablement un bébé, et de rire de sa réaction.

Soulignons que YouTube est le théâtre de plusieurs défis douteux. L’an dernier, le « défi invisibilité », qui consistait à faire croire à un enfant qu’il avait disparu après un tour de magie, a suscité de nombreux commentaires étant donné que la petite victime se retrouvait souvent paniquée et en pleurs.

La plateforme vidéo a mis à jour en janvier ses politiques concernant les défis et les farces, précisant qu’elle ne permettait pas ceux qui causaient une détresse émotionnelle ou un risque grave pour la santé comme le Tide Pod Challenge, qui consiste à croquer une capsule de savon.

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Le Momo challenge est de retour sur WhatsApp, mais aussi sur YouTube


Il y en a qui ont du temps à perdre pour avoir créé ce défi. Cela fait longtemps qu’on n’avait pas entendu parler .. Malheureusement, des personnes mal intentionné l’ont remit en ligne sur WhatsApp et YouTube et YoutubeKids
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Le Momo challenge est de retour sur WhatsApp, mais aussi sur YouTube

 

Une photo montrant une sculpture d'une femme aux traits déformés. Ses yeux sont grands et exorbités et sa bouche forme un sourire exagérément large, qui monte presque jusqu'à ses oreilles. Ses cheveux noirs, longs, sont décoiffés et ont l'air gras.

La photo de cette sculpture d’une artiste japonaise circule sur les réseaux sociaux. Photo: DNA / Twitter

Le défi Momo (Momo challenge en anglais), devenu viral l’été dernier, refait surface. Des parents britanniques ont signalé la résurgence de ce défi sur la messagerie WhatsApp, mais également sur des plateformes vidéo comme YouTube. Il se glisserait dans des vidéos de dessins animés sur les réseaux sociaux.

Le défi Momo se présente sous la forme d’un message contenant une photo d’une femme à l’apparence terrifiante. La personne qui reçoit ce message se voit ensuite menacée de mort ou poussée à communiquer des informations personnelles.

En cas de refus, elle continue de recevoir des messages morbides et effrayants l’incitant à commettre des actes violents sur des personnes ou sur elle-même. Le défi Momo serait lié au suicide d’une fille de 12 ans en Argentine.

Ce « défi », qui semblait avoir disparu, a été à nouveau repéré en Grande-Bretagne, poussant la police d’Irlande du Nord à appeler les parents à la prudence.

« Comme toujours, nous conseillons de superviser les jeux auxquels vos enfants jouent et de faire extrêmement attention aux vidéos qu’ils regardent sur YouTube », a-t-elle écrit sur Facebook.

« Le plus important est que votre enfant sache qu’il ne faut donner d’informations personnelles à aucun inconnu, et que personne n’a le droit de leur dire de faire quelque chose qu’ils ne veulent pas faire », a-t-elle souligné dans une autre publication Facebook.

« Nous savons que de vilains défis (le défi Momo) s’infiltrent dans les programmes pour enfants. Ces défis apparaissent au milieu de programmes sur YouTube Kids, et dans des vidéos de Fortnite et de Peppa Pig pour éviter d’être détectés par des adultes », a expliqué, sur Twitter, la Northcott Community Special School, située en Angleterre.

« WhatsApp se soucie grandement de la sécurité de ses utilisateurs », a déclaré un porte-parole de WhatsApp à CBS News mardi. « Il est facile de bloquer n’importe quel numéro de téléphone, et nous encourageons les utilisateurs à nous rapporter tout message problématique afin que nous puissions intervenir », a ajouté WhatsApp.

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Des vidéos montrant aux enfants comment se suicider sur YouTube


YouTube kids est destinée aux enfants, et bien sûr, on croit qu’on évite ainsi des vidéos indésirables. Il semble que non. Des vidéos circulent malheureusement, qui montre comment se suicider et cela va encore plus loin, des vidéos sur YouTube Kid circulent sur les violences des armes à feu, trafic humain, abus sexuel, etc .. Il est important de les signalés, mais malheureusement cela prend quelques jours pour YouTube de les supprimer
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Des vidéos montrant aux enfants comment se suicider sur YouTube

 

Article 13 YouTube

La plateforme YouTube Kids a été créée pour offrir un contenu adapté à un jeune public. Pourtant, une mère a découvert avec horreur qu’elle renfermait des vidéos troublantes, dont une montrant comment s’enlever la vie.

Free Hess a consulté un tel contenu en juillet dernier, quand une autre mère l’a alertée de la situation. Elle et son fils regardaient une vidéo sur YouTube Kids quand, inséré au milieu de la production, un homme en verres fumés est apparu pour montrer à son fils comment s’ouvrir les veines.

Hess, elle-même une pédiatre, a immédiatement signalé le contenu à YouTube, en plus de publier des articles sur des groupes parentaux. Selon son témoignage, la compagnie a mis une semaine avant de retirer le contenu.

Si elle croyait le problème éradiqué, ce dernier est réapparu dernièrement, cette fois sur la principale plateforme de YouTube. Encore une fois, la publication a été signalée par de nombreux utilisateurs et YouTube l’a retirée quelques jours plus tard.

«Cela me met en colère, m’attriste et me frustre, a déclaré Hess au réseau CNN. Je suis une pédiatre et je vois de plus en plus d’enfants arriver avec des blessures qu’ils se sont eux-mêmes infligées lors de tentatives de suicide. Je n’ai aucun doute que les réseaux sociaux y sont pour quelque chose.»

Lorsque Mme Hess s’est rendue sur YouTube Kids pour naviguer à travers la plateforme plus en profondeur, elle affirme avoir découvert encore plus de contenus horrifiants. Selon son témoignage, elle y a trouvé des vidéos faisant l’apologie du suicide, de l’exploitation sexuelle, du trafic humain, de la violence par arme à feu et de la violence conjugale. Une vidéo, inspirée du jeu vidéo «Minecraft», montre même une tuerie dans une école.

La dame implore Google (la compagnie mère de YouTube) d’accorder davantage de ressources pour contrer ce genre de contenus, particulièrement sur la plateforme jeunesse.

En réponse aux demandes de Mme Hess, YouTube a indiqué dans une déclaration qu’elle travaillait à rendre les vidéos sur YouTube Kids les plus adaptées possible aux familles et que la compagnie prenait les commentaires de ses utilisateurs au sérieux.

«Les vidéos signalées sont revues manuellement 24 heures 24 et 7 jours 7. Toute vidéo qui n’a pas sa place sur notre application est retirée», a-t-elle rappelé.

En attendant, Free Hess estime qu’il est également de la responsabilité du parent de vérifier les contenus consultés par son enfant sur YouTube Kids ou toute autre plateforme de divertissement en ligne.

«Il y a une fracture entre les connaissances technologiques de l’enfant et celles de son parent parce que ceux-ci n’ont pas grandi dans cet environnement», affirme-t-elle.

Elle encourage également les parents à continuer de travailler ensemble pour combattre le problème.

https://www.tvanouvelles.ca/

YouTube interdit les défis dangereux


Je crois que c’est la chose la plus intelligente que YouTube peut faire en changeant ses règles sur les défis dangereux, les blagues qui peuvent faire croire un danger. Je crois que le défi des yeux bandés suite à un film a fait débordé la goutte pour qu’enfin, on prenne les choses en main, vue que des youtubeurs ne sont pas assez intelligents pour le faire eux-mêmes. Espérant quand même, que les autres supports pour vidéo feront la même chose
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YouTube interdit les défis dangereux

 

YouTube interdit les défis dangereux

Benjamin Walewski

Photo : © Youtube.

Avec ses nouvelles règles, Youtube veut éviter les vidéos de farces et défis potentiellement dangereux.

(CCM) — Si vous êtes un consommateur avide de vidéos Youtube, et fan de certains Youtubeurs, vous savez sans doute que la communauté Youtube se passionne souvent pour des défis et des blagues. Qui peuvent être parfois drôles, parfois stupides et parfois parfaitement dangereux. C’est pour éviter les contenus mettant en avant ce dernier genre de défis que Youtube a revu ses règles pour les interdire.

Depuis peu, on a vu fleurir sur Youtube de nombreuses vidéos Bird Box Challenge, inspiré par le récent film à succès de Netflix. Comme dans le film, les protagonistes des vidéos effectuent diverses actions les yeux bandés comme marcher dans la rue, jouer au basket…ou encore conduire un véhicule. De quoi affoler Netflix qui a même publié un tweet incitant à ne pas suivre ce challenge(en anglais). Et ce n’est pas la première fois que ce genre de jeu dangereux affole Youtube : l’an dernier, un défi incitant à croquer des dosettes de lessiveinitialement parti d’une blague – avait envoyé plus d’une centaine d’ados dans des centres antipoisons.

Youtube a donc décidé de limiter les dégâts en modifiants ses conditions d’utilisation et l’entreprise a été claire (lien en anglais) :

« Nous avons mis à jour nos directives externes pour indiquer clairement que nous interdisons les défis comportant un risque de danger grave ou de mort, ainsi que des farces qui font croire aux victimes qu’elles courent un grave danger physique ou qui provoquent une détresse émotionnelle grave chez les enfants ».

Youtube va également se montrer plus sévère sur les contenus des images d’aperçus des vidéos et sur les liens sortants.

Les créateurs de contenus sont donc désormais prévenus que les vidéos encourageant des comportements dangereux ne seront plus tolérés, et Youtube a donné deux mois aux contrevenants pour supprimer leurs vidéos. Il va falloir que les Youtubeurs trouvent des façons moins dangereuses de faire des vues !

https://www.commentcamarche.

Ne plus croire tout ce qu’on voit


Il sera peut-être de plus en plus difficile de savoir ce qui est vraie ou faux. Bien sûr, certains signes pourraient nous mettre la puce à l’oreille, mais il faudrait d’autres options.
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Ne plus croire tout ce qu’on voit

 

On peut désormais trafiquer des vidéos pour mettre le visage de n'importe qui... (Photomontage La Presse)

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ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

On peut désormais trafiquer des vidéos pour mettre le visage de n’importe qui sur le corps de n’importe quelle autre personne. Ces fausses images servent à faire des plaisanteries et des canulars, mais peuvent aussi être des outils d’humiliation ou de chantage et devenir un puissant moyen de désinformation.

«Nous entrons dans une ère où nos ennemis pourront faire croire que n’importe qui dit n’importe quoi n’importe quand», prévient Barack Obama, en fixant le téléspectateur.

Le décor, le ton, le regard et le phrasé syncopé caractéristique de l’ex-président donnent l’impression d’une allocution officielle. Ce qui détonne, c’est qu’il utilise un terme très vulgaire pour traiter Donald Trump d’idiot.

Obama n’a jamais prononcé ce court discours qu’on trouve facilement sur YouTube et qui a été vu au moins 5 millions de fois. Il s’agit d’une création du site Buzzfeed et de l’humoriste américain Jordan Peele. Ce n’est toutefois pas un canular. Disons plutôt un avertissement, une manière percutante de rappeler aux gens qu’on ne peut pas se permettre de croire tout ce qu’on voit sur l’internet.

«La technologie a évolué, et même la vidéo, on ne peut plus s’y fier», résume Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Depuis environ un an, l’ancien journaliste aiguise le sens critique de ses étudiants en leur montrant des «deepfake», c’est-à-dire des vidéos d’un réalisme parfois confondant où le visage d’une personne est manipulé en temps réel ou carrément posé sur le corps d’une autre personne.

L’ère du faux

Ce n’est pas d’hier que des professionnels comme les gens de cinéma peuvent trafiquer des images. Ce qui a changé, c’est la facilité avec laquelle il est possible de le faire grâce à des logiciels apparemment simples d’utilisation comme FakeApp, qui a notamment été utilisé pour fabriquer de fausses vidéos pornos mettant en vedette des célébrités comme Katy Perry, Scarlett Johansson et Daisy Ridley. Ce sont d’ailleurs de telles séquences, publiées l’an dernier sur Reddit, qui ont attiré l’attention sur le phénomène des «deepfake».

Le mot «deepfake» est né de la fusion de «fake» (faux) et de «deep learning», une forme d’intelligence artificielle.

Ce qui suscite l’inquiétude depuis un an, c’est le risque de voir ces «deepfakes» devenir un puissant vecteur d’infox, c’est-à-dire de fausses nouvelles.

«Nous sommes très inquiets que la technologie deepfake puisse être déployée bientôt par des acteurs malveillants», ont dit en septembre des membres du Congrès américain au directeur du renseignement national dans une lettre où ils évoquaient notamment la désinformation et le chantage visant des individus (politiques ou non).

«Comment allons-nous croire ce qu’on voit désormais? Il s’agit selon moi d’une véritable menace pour la démocratie», tranche aussi un spécialiste de l’informatique interviewé par le Wall Street Journal. Éric Paquette, professeur au département de génie logiciel et des TI à l’École de technologie supérieure (ETS), est d’accord: «Quand on est capable de faire tenir un discours à quelqu’un et que les lèvres ont l’air de dire la bonne chose et que le non-verbal suit – un petit sourire, par exemple -, il y a des enjeux éthiques, c’est assez clair.»

Inquiet lui aussi, Jean-Hugues Roy se montre toutefois moins alarmiste.

«Si on créait une vidéo de François Legault affirmant vouloir enfermer tous les musulmans, mettons, François Legault lui-même dirait rapidement que c’est faux. Même si la technologie est là, quelque chose me dit que les victimes de ces falsifications seront toujours là pour identifier ces faussetés», dit-il.

Le professeur de journalisme rappelle en outre qu’on a appris à vivre avec Photoshop, qui permet pourtant de faire des retouches indétectables.

«On finit toujours par savoir qu’il y a eu manipulation», fait-il valoir, tout en convenant que le risque de confusion pourrait être plus élevé là où les régimes manipulent l’information et où la littératie numérique est faible.

Un détecteur de vidéo mensonge?

Même si Éric Paquette affirme que les technologies vraiment efficaces ne sont pas à la portée de tous («les prototypes relativement convaincants sont encore en développement dans les laboratoires de recherche», dit-il), ce n’est qu’une question de temps avant qu’on puisse faire une vidéo confondante avec pas grand-chose.

«Avec un simple téléphone cellulaire, loin d’être aussi puissant qu’un ordinateur doté d’une carte graphique comme celles utilisées en intelligence artificielle, on peut déjà rajouter des cheveux ou des moustaches de lapin sur une vidéo en temps réel», observe-t-il. Il ne doute pas qu’une application de «fake visage» facile d’utilisation émergera sous peu. «On ne parle pas de décennies, prévient-il, mais d’années avant que ça fonctionne sur un téléphone cellulaire.»

Pourra-t-on les détecter? C’est la grande question. L’intelligence artificielle, qui contribue à créer ces fausses vidéos, pourrait aussi aider à les débusquer.

«La machine pourrait soulever des doutes sur l’authenticité de certains passages», croit Éric Paquette.

Jean-Hugues Roy juge que, plutôt que de s’en remettre à une technologie de détection des vidéos mensongères, on pourrait miser sur une infrastructure inspirée des chaînes de blocs (blockchains permettant d’authentifier et de certifier l’identité du producteur d’un contenu et de son diffuseur.

«Ce serait une façon de s’assurer de la provenance de l’information», explique-t-il.

«On aura plus que jamais besoin de vérificateurs de faits!», lance par ailleurs le professeur de journalisme.

Malgré tout, il est optimiste et croit que si on doute davantage des vidéos, des photos et des enregistrements audio, «peut-être qu’on va de plus en plus déplacer notre confiance vers les humains qui nous transmettent des informations».

Bref, là où d’autres voient un péril, il voit une occasion pour le journalisme de qualité.

«Il y a une éducation à l’information, pas seulement aux médias, à faire, ajoute cependant Jean-Hugues Roy. Ça repose en partie sur les citoyens qui doivent se tourner les pouces sept fois avant de partager de l’information. Puisque les citoyens sont devenus des vecteurs de propagation de l’information, ils ont aussi une responsabilité dans la diffusion des faussetés.»

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