Épilepsie: attention aux GIFs animés qui circulent en ligne


Les gifs stroboscopiques ne devraient être envoyé à n’importe qui. Un journaliste l’a appris à ses dépens en recevant de Donald Trump un gif stroboscopique avec une phrase pitoyable sur Twitter, cela aurait provoquer une crise d’épilepsie assez grave. Celui qui avait créer ce gif savait que le journaliste était épileptique. De plus, des gens tous aussi stupides on fait la même chose à des connaissances épileptiques.
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Épilepsie: attention aux GIFs animés qui circulent en ligne

Épilepsie: attention aux GIFs animés qui circulent en

CHAINARONG PRASERTTHAI VIA GETTY IMAGES

Selon ce que rapporte le Washington Post, le journaliste Kurt Eichenwald — qui discute ouvertement de son épilepsie en ligne — a reçu ce GIF en 2016, après s’en être pris à Donald Trump sur Twitter.

  • Jean-Benoit Legault
  • La Presse Canadienne

Un journaliste américain a été victime d’une crise d’épilepsie qui a failli lui coûter la vie après avoir reçu un GIF stroboscopique sur Twitter.

Selon ce que rapporte le Washington Post, le journaliste Kurt Eichenwald — qui discute ouvertement de son épilepsie en ligne — a reçu ce GIF en 2016, après s’en être pris au président Donald Trump sur Twitter.

Le GIF en question a fait apparaître sur son écran d’ordinateur des formes géométriques rouges, jaunes et bleues qui clignotaient agressivement derrière la phrase: «VOUS MÉRITEZ UNE CRISE (D’ÉPILEPSIE) POUR VOS COMMENTAIRES». Il aurait été immédiatement terrassé par une crise qui, selon lui, aurait pu le tuer si sa femme n’avait pas été à la maison à ce moment.

Le troll qui aurait perpétré cette attaque, John Rayne Rivello, sera de retour devant la justice américaine en janvier, et il devrait à ce moment plaider coupable à des accusations de voies de fait graves.

«C’est un phénomène qui est bien connu, (mais) qui n’est pas fréquent parmi les personnes qui souffrent d’épilepsie, a expliqué Jean Gotman, un neuroscientifique du Neuro (l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal). Une petite portion des personnes qui souffrent d’épilepsie sont sensibles à une lumière de type stroboscopique qui active la partie visuelle du cerveau et qui est particulièrement sensible chez ces malades-là. On ne sait pas vraiment quel mécanisme transforme ces lumières clignotantes, pourquoi ça déclenche des crises d’épilepsie, mais c’est bien reconnu que ça arrive chez certains malades.»

La plupart des crises d’épilepsie ne sont pas provoquées par un déclencheur aussi net que dans ce cas-ci, a ajouté M. Gotman.

M. Eichenwald dit avoir gardé des séquelles de cette attaque, selon le Post: la moitié gauche de son corps serait partiellement paralysée et la médication qui lui permettait de mener une vie presque normale en contrôlant sa maladie ne serait plus efficace. 

«C’est assez surprenant, a commenté M. Gotman. Dans des cas rares de crises répétées, (…) ces situations-là peuvent laisser des séquelles. Une crise isolée, même si elle assez violente, comme ce qui semble avoir été le cas, c’est très rare que ça laisse des séquelles marquées, qu’un médicament qui a pu fonctionner avant ne fonctionne plus après. C’est étonnant, mais les cas sont tellement divers (…) que c’est difficile à dire. (…) Il a parlé d’une très grosse crise, peut-être que c’était plusieurs crises, je ne sais pas.»

M. Rivello est un ancien combattant de l’armée américaine qui est notamment appuyé par des organisations néonazies et suprémacistes blanches. Des documents présentés au tribunal affirment qu’il savait que M. Eichenwald était épileptique et qu’il s’agissait d’une attaque antisémite.

La Fondation américaine de l’épilepsie a déposé de multiples accusations criminelles contre des gens qui auraient imité M. Rivello en envoyant des GIFs stroboscopiques à des épileptiques. Une trentaine d’incidents du genre auraient été décelés seulement sur Twitter; l’avocat de M. Eichenwald les compare à l’envoi de poison par la poste ou à l’utilisation d’un laser pour éblouir un pilote.

En 2008, des pirates informatiques avaient infiltré un site internet de la Fondation américaine de l’épilepsie et mis en ligne des centaines de GIFs stroboscopiques, apparemment pour s’en prendre aux utilisateurs du site — dont plusieurs souffrent d’épilepsie. La police fédérale américaine avait alors fait enquête.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

250$ : le prix de désinformation sur les réseaux sociaux


L’internet est un outil exceptionnel, mais il est aussi un monstre qui peut changer le court d’une histoire dans un pays, à cause de désinformation venant de l’autre bout du monde. Avec de l’argent, on peut lancer des fausses nouvelles pour déstabiliser une personne, une élection, une industrie.
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250$ : le prix de désinformation sur les réseaux sociaux


Hervé Didier

Une filiale de Google a tenté l’expérience : engager une usine à trolls russe pour lancer une campagne de désinformation sur les réseaux sociaux. Voilà ce que l’on peut obtenir pour 250 dollars.

(CCM) — La filiale de Google Jigsaw a voulu apporter la preuve qu’il est très simple de déstabiliser une personnalité, un site ou une marque avec des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux. 250 dollars lui ont suffi pour demander à des prestataires russes de lancer leurs trolls sur la cible choisie.

Les élections américaines de 2016 et la campagne du référendum sur le Brexit ont mis en lumière les capacités qu’ont les hackers en tous genres à influencer les opinions publiques. En Russie particulièrement, des entreprises parapubliques comme l’Internet Research Agency de Saint-Pétersbourg ont apporté la preuve de leur savoir-faire inégalé dans la manipulation des algorithmes de diffusion des réseaux sociaux.

Aujourd’hui, il semble à la portée de tout le monde de lancer des campagnes de désinformation sur Facebook, Twitter ou WhatsApp. Comme le rapporte le magazine en ligne Wired (lien en anglais), c’est cette étonnante facilité qu’a voulu démontrer Jigsaw, une filiale du géant américain Alphabet, qui développe des projets de protection contre les cyberattaques et de lutte contre l’influence des groupes radicaux sur Internet.

En mars 2018, Jigsaw a monté une expérience et fait appel à SEOTweet, un prestataire de service recruté sur le darkweb russe pour déstabiliser un site politique « Down With Stalin ». Il faut préciser que ce site anti-Staline avait été créé de toutes pièces par Jigsaw pour servir de cible pendant l’occasion. Pour 500 dollars, ce hacker promettait de faire désindexer totalement le site en question, en le dénonçant massivement pour « contenus abusifs ». Mais les équipes de Jigsaw se sont contentés de la formule à 250 dollars, une campagne de trolls lancés sur les réseaux sociaux pendant deux semaines.

Résultat, 730 tweets ont été postés à partir de 25 comptes Twitter différents, et une centaine de posts a été mise en ligne sur des forums ou dans les sections commentaires de sites d’informations. A chaque fois, les messages avaient été rédigés par des humains, et non par de simples robots. Bien sûr, ces chiffres bruts ne sont pas impressionnants en soi. Mais le but était surtout de montrer que pour une somme dérisoire, des acteurs existent pour mener à bien des campagnes de désinformation sur Internet, et que pour passer à une échelle industrielle, ce n’est qu’une question de budget.

Photo : © rzoze19 – Shutterstock.com

https://www.commentcamarche.net/

Le visage d’une fille de 9 ans utilisé pour promouvoir l’avortement


C’est odieux de promouvoir l’avortement avec l’image d’un enfant ayant des handicaps sévères. Les parents de cette petite fille qui souffre du syndrome de Rett semblent heureux malgré les contraintes. Cette maman a voulu sensibilisé cette maladie et on l’a insulté, menacée et utilisé la photo désignant de sa fille pour l’avortement et naturellement ces trolls sont anonyme, mais la mère a réussit a fermer leurs comptes et effacer tous les commentaires désobligeants
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Le visage d’une fille de 9 ans utilisé pour promouvoir l’avortement

 

Vous ne savez jamais quand quelque chose d’horrible va surgir sur Internet. Malheureusement, cela semble se produire tous les jours.

Il arrive que les gens se servent des réseaux sociaux avec des intentions très peu louables – il existe une multitude de comptes en ligne qui sert uniquement à tyranniser quiconque a une apparence, des actions ou des pensées différentes.

C’est une cruelle vérité et même les enfants ne sont pas à l’abri de cette forme d’abus en ligne. L’intimidation se produit sur les médias sociaux indépendamment de l’âge, du sexe ou du statut social – tant que les gens peuvent se cacher derrière l’anonymat du web et en profiter pour rabaisser les autres afin de se sentir mieux, ils le feront.

Sophia n’est âgée que de 9 ans et pourtant elle a été la cible de gens sans scrupules. Des personnes se sont même abaissées à utiliser son image pour promouvoir l’avortement.

La mère de Sophia, Natalie Weaver, a réagi comme n’importe quelle mère – elle a commencé une croisade contre ces gens remplis de haine dans le but de protéger sa fille.

Au final, elle a remporté une victoire importante…

Twitter / Natalie Weaver

La petite Sophia est née avec une malformation du visage, des mains et des pieds.

Dès le début, elle a été diagnostiquée avec le syndrome de Retts, une maladie cardiaque qui affecte de façon permanente le langage et la motricité des enfants.

Twitter / Natalie Weaver

En raison de son état, la famille de Sophia doit prendre soin d’elle 24 heures par jour, car leur fille a continuellement besoin d’attention.

Bien sûr, la vie n’a guère été facile pour Sophia et ses proches – mais ils ont puisé la force nécessaire et l’espoir pour continuer en s’appuyant les uns sur les autres.

Twitter / Natalie Weaver

Heureusement, Sophia reçoit beaucoup d’amour et de soutien de ses deux frères et soeurs. Tous les deux l’aiment beaucoup !

Twitter / Natalie Weaver

« Elle a eu 22 opérations, » a déclaré Natalie à CNN. « Elle a un tube d’alimentation. Un sac de colostomie. Elle a des convulsions et des crises d’étouffement à cause des malformations et du syndrome de Rett. »

Twitter/ Natalie Weaver

Il n’y a pas longtemps, les choses ont commencé à changer.

Il y a deux ans, il y a eu une modification de la politique relative au système de santé local.

Étant concernée, Nathalie a commencé à parler publiquement de l’état de sa fille et des épreuves auxquelles la famille est confrontée. Cela n’a pas pris longtemps avant que les trolls d’Internet ne répondent.

Twitter/ Natalie Weaver

« Les gens, ils vous traquent afin de vous faire du mal, » dit Natalie. « Il y a des gens qui se plient en quatre pour s’assurer que vous ressentiez leur cruauté. Il y a des gens qui me disent de tuer mon enfant, de la sortir de sa misère. »

Malgré les meilleurs efforts de Natalie, la haine était sans relâche. Les trolls voulaient que leur message soit entendu ; ils voulaient que Natalie se sente visée.

Non seulement une personne a-t-elle utilisé une photo de Sophia dans un post destiné à promouvoir l’avortement d’enfants extrêmement handicapés, mais elle a également menacé directement la famille de Natalie.

«Je l’ai bloqué. J’espérais juste que cela parte, » a-t-elle dit. « Mais il n’a jamais été bloqué. Le compte est resté. »

Twitter / Natalie Weaver

Natalie a signalé le compte à Twitter. Mais le temps a passé et aucune mesure n’a été prise, bien qu’elle faisait de son mieux pour s’assurer que la voix du troll soit réduite au silence.

Natalie a demandé à ses partisans de rapporter les messages haineux et a parlé franchement à une chaîne de nouvelles locale dans le but d’attirer l’attention sur les violations. Elle espérait que cela mettrait la pression nécessaire sur Twitter pour agir.

Elle a carrément refusé de laisser les trolls gagner.

Twitter / Natalie Weaver

Finalement, après une longue bataille, Natalie a reçu un message de Twitter. Les géants des médias sociaux se sont excusés, ont supprimé tous les commentaires et ont fermé les comptes concernés.

Satisfaite des résultats, mais désireuse de continuer à faire plus, Natalie a demandé à Twitter de changer la manière dont elle examine les contenus haineux destinés aux personnes handicapées.

Twitter / Natalie Weaver

« Twitter a besoin d’ajouter les personnes handicapées dans la catégorie de leurs rapports de violation, » dit Natalie.

« Sinon, les gens ne pourraient dissocier la catégorie appropriée à choisir pour la haine envers les personnes handicapées. »

Twitter / Natalie Weaver

Un porte-parole de Twitter a dirigé CNN vers la politique de la plateforme concernant ce genre de comportement.

Twitter / Natalie Weaver

Naturellement, c’était un processus extrêmement éprouvant pour Natalie et sa famille, mais en osant rendre public et en révélant la haine odieuse dont sa fille et elle ont fait l’objet, elle a remporté une bataille importante.

Twitter / Natalie Weaver

L’amour de votre enfant sera toujours plus important que l’ADN, la couleur de la peau ou les handicaps. Souvenez-vous-en toujours.

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Des trolls pas toujours drôles


Vous connaissez les trolls sur les réseaux sociaux ? Il y a des personnes que c’est pour faire des blagues, taquiner, alors d’autres sont malveillant voir même dangereux. C’est les trolls malveillants et les trolls professionnels qu’ils faut se méfier. D’abord, cela peut amener à discréditer une personne, une organisation, a faussé l’information ou encore de harcèlement. Pour se protéger, il ne faut surtout pas embarquer des conversations sans fins sur les réseaux sociaux, mais je crois que quand il y a menace, il faut alerter les autorités ou du moins les modérateurs.
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Des trolls pas toujours drôles

 

Ils sévissent sur YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, dans des blogues ou... (Illustration La Presse)

ILLUSTRATION LA PRESSE

JEAN SIAG
La Presse

Ils sévissent sur YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, dans des blogues ou des forums, enfin, là où ils peuvent publier leurs commentaires ou faire déraper des conversations. Blagues, bravades, sacres, insultes, attaques ou menaces, les trolls ont plusieurs visages. Ils agissent seuls, en groupe ou pour des groupes militants. Portrait robot de trois types de trolls.

Les amuseurs

Ils ne sont pas mal intentionnés ou malveillants. Ils veulent d’abord et avant tout s’amuser, en taquinant les autres. Les trolls amuseurs sont assez nombreux – vous en êtes peut-être un! Et en général, ils sont inoffensifs.

«Moi, je les appelle des « trollilol », nous dit Nellie Brière, spécialiste des stratégies de communication numérique et des réseaux sociaux. Ils interviennent surtout pour faire rigoler. Personnellement, j’ai des amis qui me « trollent » de façon sympathique. Par exemple, en « likant » une vieille publication (comme un déménagement) sur Facebook pour la remettre d’actualité et mélanger tout le monde. Ou alors pour relever une erreur de langage ou une maladresse. Ce sont des taquineries.»

Évidemment, un troll amuseur pour une personne peut être un troll malveillant pour une autre…

«Ça dépend de ce qu’on est prêt à tolérer, nous dit Nellie Brière, mais aussi de la personne qui nous taquine. On est tous le troll de quelqu’un! Une personne proche de moi ou qui fait partie de mon cercle pourra évidemment aller plus loin que quelqu’un que je ne connais pas. Je n’accepterai pas certaines choses de la part d’un inconnu. Après, il y a la susceptibilité de chacun…»

Certains trolls amuseurs seront un peu plus provocateurs, mais jamais ils ne seront menaçants.

«Ils aiment intervenir, par exemple, lorsque les conversations sont trop consensuelles, précise la spécialiste. Ça peut être une façon pour eux de rehausser le débat, quitte à faire déraper la discussion.»

C’est le cas de Christian Aubry, communicateur web de son état, qui accepte le titre de «troll blanc» (en référence aux hackeurs blancs, par opposition aux hackeurs noirs, malveillants), dans le sens où, oui, sur Facebook, il aime bien faire des blagues ou donner son opinion. En particulier lorsqu’elle n’est pas sollicitée.

«Je n’ai pas d’intention malicieuse, mais oui, je peux faire déraper la discussion le temps d’un commentaire ou d’un jeu de mots.»

Christian Aubry va aussi donner son opinion envers et contre tous, surtout lorsque tout le monde penche du même côté.

«Pour moi, c’est de la conversation polémique. Est-ce que ça fait de moi un troll ? Je ne crois pas, parce qu’une fois mon opinion donnée, je lâche le morceau. Mais je constate que le fait de défendre une opinion contradictoire, c’est dérangeant.»

Quels sont ses sujets de prédilection?

«Je le fais par exemple dans des discussions où l’on présente Apple ou le système iOS comme la plus grande merveille du monde informatique. J’ai aussi eu des conversations qui ont dégénéré avec un ami qui s’oppose tout le temps aux militantes féministes. Lui, c’est un troll! Ou alors avec un blogueur d’Outremont qui a pris pour cible les juifs hassidiques. Un sujet qui peut certainement être débattu, mais pas de cette façon que je trouve dangereuse.»

«La vérité est que les trolls amuseurs font partie de la culture du web, nous dit le spécialiste en sécurité dans les technologies d’information Benoît Gagnon. Moi-même, ça m’arrive de « troller » certaines personnes, dans la mesure où on pique les gens ou on commente un sujet un peu en dehors des sentiers battus. Il n’y a rien d’inquiétant, même si on peut ne pas apprécier l’humour ou l’opinion de ces personnes.»

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Les malveillants

On ne mettra pas de gants blancs, les trolls malveillants sont là pour vous nuire. Leur méchanceté est variable, selon leur humeur, leur degré de frustration ou les commentaires négatifs déjà publiés. Ils agissent parfois seuls, parfois en groupe. Parfois, c’est intentionnel, parfois, ce sont tout simplement des personnes impulsives ou colériques.

«En général, on parle de quelqu’un qui a l’intention de vous blesser ou de vous faire mal paraître, estime Nellie Brière. Il y a des militants politiques qui vont volontairement nuire aux personnalités publiques qui défendent certaines idées. Ce sont de vraies personnes, incarnées, qui sont mobilisées par des partis ou des groupes de pression.»

Nellie Brière donne l’exemple des lobbys de climatosceptiques aux États-Unis, très actifs sur les réseaux sociaux ou les forums de discussion.

«Leur but est de nuire et de discréditer le discours environnemental. Ils sont bienveillants par rapport à leur objectif, mais malveillants par rapport aux groupes écologistes ou à ceux qui parlent de réchauffement climatique.»

Ce «lobbyisme», inévitable, peut être bien fait, croit Nellie Brière.

«C’est ce que je prône. Je travaille justement avec des organisations politiques pour les aider à canaliser les actions de leurs militants pour que cette prise de parole soit faite de manière éthique et positive. À ce moment-là, on parle de gens qui ont une volonté de changer les choses. C’est de la participation citoyenne, et c’est très bien.»

Ne pas les nourrir

Autre cas de figure, le troll qui utilise les réseaux sociaux pour régler ses comptes ou ruiner la réputation d’une personnalité publique. On pense notamment au cas de l’animatrice Pénélope McQuade, qui s’est fait «troller» pendant des mois par des antiféministes (ou des masculinistes). Un harcèlement qu’elle a dénoncé lorsqu’elle a commencé à recevoir des vidéos d’un homme qui se masturbait.

Dans son livre The Internet of Garbage, la journaliste américaine Sarah Jeong écrit que pour mettre le couvercle sur un troll malveillant, il faut l’ignorer. «Ne pas le nourrir» en engageant la discussion.

Benoît Gagnon, spécialiste de la sécurité sur les plateformes numériques, est d’accord avec cette affirmation. «C’est souvent la meilleure chose à faire, parce que le troll va se nourrir de votre réaction.»

Chroniqueurs et blogueurs constatent même qu’en bloquant l’accès aux trolls, ces derniers ont tendance à redoubler d’ardeur.

«Si les propos tenus sont très dérangeants pour la personne qui les reçoit, il vaut mieux les bloquer, croit Benoît Gagnon. Sinon, on vit avec en les ignorant. Tout dépend de sa tolérance psychologique…»

Quelle est la motivation du troll malveillant?

«Plusieurs études ont conclu qu’il y avait une forme de sadisme dans cet exercice de harcèlement ou d’intimidation. Une forme de plaisir à humilier.»

«Plus on est populaire, plus on est vulnérable et plus on court le risque d’être pris en grippe par des individus ou des groupes», souligne M. Gagnon.

«À un moment donné, le troll malveillant n’est plus un troll, estime toutefois Nellie Brière. Quelqu’un qui fait du harcèlement ou qui fait des menaces de mort n’est plus un troll. C’est quelqu’un qui a un problème de comportement qui est grave, dangereux et illégal. On ne devrait pas assimiler ces agissements-là aux trolls.»

 

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Les professionnels

Il s’agit de personnes dont le travail consiste à manipuler l’information ou à s’acharner sur quelqu’un ou sur un groupe de gens – habituellement un personnage public ou une organisation reconnue – dans le but de la dénigrer ou de la discréditer.

On pense spontanément au scandale de Cambridge Analytica – qui aurait utilisé les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs Facebook à des fins électorales – ou encore aux 13 Russes accusés récemment de s’être ingérés dans la campagne présidentielle américaine de 2016.

Dans une entrevue publiée par l’Associated Press, deux ex-employés de la bien nommée Internet Research Agency de Saint-Pétersbourg, mise en cause par la justice américaine, ont admis qu’il s’agissait d’une entreprise de «trollage» (troll factory).

«Ce phénomène-là est très inquiétant», estime Nellie Brière, parce qu’elle menace nos démocraties.

«Cette culture de non-transparence, qui vise à changer la perception que les gens ont d’un sondage d’opinion ou d’un article, est dangereuse, parce qu’il y a manipulation d’informations.»

«On parle entre autres de l’astroturfing, stratégie qui consiste à faire semblant qu’il y a une mobilisation de la population autour d’une idée, alors qu’il s’agit d’une mise en scène», explique Mme Brière.

Les journalistes sont particulièrement vulnérables, nous dit encore Nellie Brière, «parce qu’ils sont seuls face à une multitude anonyme qui cherche à détourner leurs propos. Les journalistes qui diffusent leurs articles sur les réseaux sociaux se livrent en pâture à tous ceux qui veulent les insulter. Et un commentaire négatif en entraîne toujours un autre. Ils n’ont pas d’aide pour modérer les commentaires, ils ne sont pas soutenus sur les réseaux sociaux. Ça contribue à les détruire et à les faire taire».

Selon Benoît Gagnon, la volonté d’influencer l’opinion publique n’est pas chose nouvelle, mais le web et les réseaux sociaux facilitent indéniablement sa mise en oeuvre.

«On le voit notamment auprès d’individus proches de groupes terroristes, illustre-t-il. Ils vont tenter de légitimer des discours qui mènent à des actions violentes avec des commentaires très incisifs. Des discours qui pourraient justifier des gestes violents ou leur donner un sens.»

Que faire?

Alors, faut-il répondre ou non à ces trolls?

«Le terrorisme gagne à faire parler de lui. C’est une guerre de communication, mais parfois, il est impossible de dialoguer avec certaines personnes. Margaret Thatcher disait: « Si vous voulez mettre fin au terrorisme, arrêtez d’en parler. » Il ne faut peut-être pas aller jusque-là, mais parfois ça ne sert à rien. Par contre, dans certains cas, la prise de parole est nécessaire et souhaitable.»

On a l’impression que ces trolls agissent impunément. Qu’ils sévissent sans craindre les conséquences.

«Je n’irais pas jusque-là, nous dit Benoît Gagnon. On l’a vu avec le cas de Jeff Sabres [connu pour avoir harcelé Véronique Cloutier et Guy A. Lepage], qui s’est finalement retrouvé devant les tribunaux. Quelqu’un qui tient des propos diffamatoires va finir par en payer le prix.»

Tout cela étant dit, qu’est-ce qu’on fait? Benoît Gagnon croit qu’il y a plusieurs acteurs qui ont une responsabilité dans la publication de commentaires.

«Tout le monde doit être plus conscient et plus vigilant, croit-il, que ce soit les gestionnaires de pages, les responsables des grands réseaux sociaux comme Facebook, les fournisseurs de services web, etc. Il y a à l’évidence un besoin de modération, parce que les mots ne sont pas gratuits.»

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De plus en plus de gouvernements manipulent les réseaux sociaux


Je pense que la plupart ne seront pas surpris surtout cette année que la désinformation est assez forte sur les réseaux sociaux à des fins politiques
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De plus en plus de gouvernements manipulent les réseaux sociaux

Selon une étude sur la liberté de l'internet... (ARCHIVES AFP)

Selon une étude sur la liberté de l’internet menée par cette ONG de défense des droits dans 65 pays, 30 gouvernements ont manipulé internet en 2017 pour déformer l’information en ligne, contre 23 l’année précédente.

ARCHIVES AFP

Agence France-Presse

De plus en plus de pays suivent l’exemple de la Russie et de la Chine en manipulant les réseaux sociaux et en traquant les opposants sur internet, une grave menace pour la démocratie, s’est inquiétée mardi l’organisation Freedom House.

Selon une étude sur la liberté de l’internet menée par cette ONG de défense des droits dans 65 pays, 30 gouvernements ont manipulé internet en 2017 pour déformer l’information en ligne, contre 23 l’année précédente.

Ces manipulations incluent l’usage de commentateurs payés, de trolls, de «bots» – des comptes automatisés – ou de faux sites d’information selon ce rapport intitulé «Freedom on the Net» (Liberté sur internet).

Le rapport indique que ces tactiques de manipulation et de désinformation en ligne ont joué un rôle important dans les élections d’au moins 18 pays au cours de l’année écoulée, y compris aux États-Unis.

«L’usage de commentateurs rémunérés et de «bots» politiques pour diffuser la propagande gouvernementale a d’abord été développé par la Chine et la Russie, mais c’est maintenant un phénomène mondial», a expliqué Michael Abramowitz, le président de Freedom House.

Pour Sanja Kelly, directrice du projet «Freedom on the Net», ces manipulations sont souvent difficiles à détecter, «et plus difficiles à combattre que d’autres types de censure, comme le fait de bloquer certains sites web».

L’année 2017 marque selon l’organisation la septième année consécutive de déclin de la liberté sur internet.

Pour la troisième année, la Chine est classée en tête des pays qui manipulent internet, en raison d’un renforcement de la censure et de la lutte contre l’anonymat en ligne et de l’emprisonnement de dissidents s’exprimant sur le web.

Le rapport mentionne aux Philippines une «armée de claviers» dans laquelle les gens sont payés 10 dollars par jour pour donner l’impression d’un soutien généralisé à la politique de répression brutale du trafic de drogue; et l’utilisation par la Turquie de quelque 6000 personnes pour contrer les opposants au gouvernement sur les réseaux sociaux.

Accusée d’avoir cherché à influencer les élections aux États-Unis et en Europe, la Russie a quant à elle renforcé ses contrôles de l’internet dans le pays.

Les blogueurs qui attirent plus de 3000 visiteurs par jour doivent désormais s’enregistrer auprès du gouvernement russe et se conformer à la loi sur les médias de masse. Les moteurs de recherche ont interdiction de prendre en compte les pages internet provenant de sites non enregistrés.

Freedom House exprime également son inquiétude face aux restrictions croissantes sur les VPN – des réseaux privés virtuels qui permettent de contourner la censure – désormais en place dans 14 pays.

Les États-Unis ne sont pas épargnés, selon le rapport.

«Si l’environnement en ligne aux États-Unis est resté dynamique et diversifié, la prévalence de la désinformation et des contenus partisans a eu un impact significatif», indique le rapport, ajoutant que «les journalistes qui contestent les positions de Donald Trump ont été confrontés à un harcèlement en ligne de façon flagrante».

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Fausses nouvelles, conséquences réelles, déplore un journaliste ukrainien


Une vraie épidémie la propagation de fausses nouvelles  surtout avec Internet. En politique, il peut y avoir des conséquences graves. On ne devrait pas propager des nouvelles, en politique ou autre, surtout s’ils viennent de sites douteux ou du moins vérifier l’information s’il est elle valable pour le simple fait d’avoir des commentaires inutiles.
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Fausses nouvelles, conséquences réelles, déplore un journaliste ukrainien

 

Evgeniy MaloletkaEvgeniy Maloletka / The Associated Press

Par Vicky Fragasso-Marquis, La Presse canadienne

WASHINGTONLes fausses nouvelles qui circulent abondamment sur le web peuvent avoir des effets bien réels.

La propagande russe, qui s’est propagée comme une traînée de poudre en Ukraine dans les dernières années, a mené à un «conflit sanglant», déplore un journaliste ukrainien, qui invite les autres pays à sévir contre les fausses nouvelles et les trolls à la remorque du gouvernement russe.

Ruslan Deynychenko a fait cette mise en garde jeudi, à Washington, en marge du congrès annuel de l’Online News Association (ONA), un événement qui accueille chaque année quelques milliers de journalistes de partout dans le monde pour discuter du journalisme sur les plateformes numériques.

M. Deynychenko est le cofondateur de «Stop Fake.org», un site internet ukrainien qui tente de démentir certaines fausses nouvelles circulant dans les médias d’information et les émissions de style «talk-show» en Russie.

Il encourage les pays à passer à l’action, contrairement à l’Ukraine, qui a fait une «énorme erreur» en accueillant cette ingérence dans la plus grande indifférence, a-t-il soutenu.

Ce conseil vise directement les États-Unis, où plusieurs enquêtes sont ouvertes sur la possible ingérence russe lors de la dernière élection présidentielle.

Le Canada semble pour l’instant avoir été à l’abri de ce phénomène, mais M. Deynychenko encourage le gouvernement à la plus grande prudence.

«Il n’y a pas de recette unique pour tous les pays. Mais tous les pays doivent être vigilants sur ce problème et doivent être au courant que cela peut arriver», a-t-il dit en entrevue, peu après la conférence à laquelle il participait.

«La recommandation numéro un est de ne pas ignorer, d’essayer de découvrir qui essaie d’influencer, quels sont les messages qu’ils veulent envoyer, quels sont les partis politiques qu’ils veulent appuyer dans votre pays.»

En Ukraine, le gouvernement a carrément choisi d’interdire la télévision et les médias sociaux russes sur son territoire, ce qui est la bonne approche selon M. Deynychenko.

«Quand on va dans un restaurant qui sert de la mauvaise nourriture, après quelques fois, on le ferme. Là, ces organisations empoisonnent notre cerveau», a-t-il illustré lors de la table ronde.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, s’était montrée sensible à cet enjeu récemment.

«Ce n’est pas un secret, et les officiels américains l’ont dit publiquement, et même (la chancelière allemande) Angela Merkel l’a dit publiquement, qu’il y a eu des efforts du côté de la Russie, de déstabiliser la démocratie dans l’Ouest. Et je pense que ça ne doit pas être une surprise si les mêmes efforts (sont déployés) contre le Canada», avait-elle déclaré en mars dernier.

La ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, avait toutefois dit le lendemain qu’il n’y avait aucun cas de «tentatives directes d’influencer la démocratie».

Facebook et Google blâmés

Parmi les autres panélistes, la journaliste finnoise Jessikka Aro, reporter du réseau public d’information en Finlande, a longtemps enquêté sur les trolls des médias sociaux liés aux intérêts russes et elle en a subi de durs contrecoups.

Selon elle, les géants du web devraient cesser d’être «complices» de ces organisations.

«Facebook aide et favorise ce genre d’activités», a-t-elle déclaré.

Pendant la campagne électorale de 2016, plus de 100 000 $ US de publicités ont été payés par des comptes Facebook liés à environ 470 faux comptes, avait révélé l’entreprise en septembre dernier.

«Notre analyse suggère que ces comptes et ces pages étaient liés ensemble et qu’ils venaient probablement de la Russie», avait écrit Alex Stamos, responsable de la sécurité chez Facebook.

Facebook dit avoir depuis amélioré ses pratiques, notamment pour freiner l’influence des pages qui partagent de fausses nouvelles ou des manchettes qui «dissimulent ou exagèrent l’information». Jeudi, l’entreprise a d’ailleurs indiqué qu’elle testait une nouvelle fonction qui permettrait aux utilisateurs de mieux identifier la provenance de certaines nouvelles.

L’organisation a annoncé cette semaine qu’elle enverrait un représentant témoigner devant les comités du Congrès américain qui enquêtent sur la possible ingérence russe dans la campagne de 2016.

http://journalmetro.com

Une firme canadienne met au point une technologie contre les «trolls»


Écrire un commentaire sur les médias sociaux, n’est pas toujours aisé, car on peut se faire intimider, recevoir des propos raciste ou carrément des menaces et cela est très dérangeant. Une entreprise canadienne semble avoir trouvé le moyen pour changer les choses et d’éviter que de tels propos viennent sur le web
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Une firme canadienne met au point une technologie contre les «trolls»

 

Établie à Kelowna, Community Sift a conçu une... (Photo David Boily, archives La Presse)

Établie à Kelowna, Community Sift a conçu une armure électronique pour les médias sociaux et les entreprises de jeux vidéo souhaitant protéger leurs mondes virtuels.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

TAMSYN BURGMANN
La Presse Canadienne
VANCOUVER

Alors que les communautés en ligne sont de plus en plus la cible des cyberintimidateurs, des discours racistes et des pourriels, une entreprise de la Colombie-Britannique a mis au point une technologie permettant de tenir les «trolls» à distance.

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Les dirigeants de Community Sift.

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Établie à Kelowna, Community Sift a conçu une armure électronique pour les médias sociaux et les entreprises de jeux vidéo souhaitant protéger leurs mondes virtuels. Le filtre pour le clavardage et les outils de modération examinent en temps réel les commentaires faits sur les sites web, les conversations dans les salons de clavardage et les plaisanteries échangées par les joueurs.

Selon le chef de la direction de Community Sift, Chris Priebe, l’objectif n’est pas de repérer les gros mots, mais bien de bannir complètement l’intimidation du web.

Cette nouvelle technologie s’inscrit dans le cadre d’une campagne mondiale contre les abus sur Internet qui a été en partie lancée à cause du suicide d’Amanda Todd, une adolescente de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, qui a mis fin à ses jours en 2012 après avoir été victime de chantage et d’intimidation concernant des photos d’elle dénudée publiées en ligne.

Karen Olsson, directrice de l’exploitation de Community Sift, a pour sa part déclaré que l’entreprise voulait éviter d’autres cas comme celui d’Amanda et contribuer à trouver une solution à la cyberintimidation.

D’après les analyses de la firme, qui passe en revue quatre milliards de messages par jour, moins d’un pour cent des usagers se comportent mal, mais ce sont eux qui provoquent le gros des dommages. Le matériel offensant est classé selon différentes catégories comme intimidation, sextage, racisme et menaces à la bombe.

L’entreprise a dressé une liste comptant plus d’un million de phrases fréquemment utilisées par les «trolls», comme «tu es tellement laid», a indiqué M. Priebe, qui est aussi programmeur et spécialiste de la sécurité.

La technologie tient compte du contexte lorsqu’elle identifie un comportement répréhensible. Elle combine apprentissage machine et vérification humaine en ayant recours à la fois à l’intelligence artificielle et au savoir-faire de 30 experts du langage. Chris Priebe soutient que cela permet de protéger les usagers des cyberintimidateurs aussi efficacement que les ordinateurs sont protégés des virus informatiques par les logiciels antivirus.

Community Sift a déjà une trentaine de clients à travers le monde. Flexible, la technologie peut s’adapter aux besoins de chacun, offrant notamment la possibilité de modifier le filtre pour le contenu en fonction de l’âge des utilisateurs.

M. Priebe, qui a lui-même été intimidé lorsqu’il était adolescent, croit que les gens ont souvent l’impression d’être impuissants par rapport aux «trolls».

«Lorsqu’ils réalisent qu’il y a une solution au problème, ils n’acceptent plus d’être traités de la sorte», a-t-il conclu.

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