La face cachée d’Alexa, de Siri et autres assistants virtuels


Les assistants virtuels sont de plus en plus présent et nous ne sommes pas vraiment protéger contre l’amassement des données personnelles qu’ils peuvent ingérer. Si nous tenons à ces assistants, il est essentiel d’agir avec éthique socialement. Ce n’est pas tout le monde qui veut qu’les appareils intelligents puissent avoir accès à notre vie privée.
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La face cachée d’Alexa, de Siri et autres assistants virtuels



Ces appareils peuvent avoir des défaillances, des problèmes de nature technique ou dans le traitement des données. Ils sont également susceptibles d’être piratés à distance.

  • Par Rozita Dara, Tribune libre

  • Il y a de cela à peine quelques années, les appareils numériques d’assistance vocale tels qu’Alexa de Amazon, Siri de Apple, et l’Assistant de Google semblaient relever de la science-fiction. Mais demain, c’est aujourd’hui, et cet avenir est désormais intégré, amplifié, et omniprésent.

    Les assistants virtuels se retrouvent partout: au bureau, à la maison, dans l’auto, à l’hôtel, et dans bien d’autres endroits. Leur évolution récente est spectaculaire. Leurs systèmes opératoires sont propulsés par l’intelligence artificielle (IA). Ils font la cueillette de données en temps réel, et ils sont capables de rassembler des informations de sources diverses – telles que les appareils intelligents et services infonuagiques – de les contextualiser et les interpréter grâce à l’IA. Si une bonne partie du chemin a été parcouru pour développer ces technologies, il reste encore bien du travail à faire dans ce domaine.

    Grand nombre des données récoltées et utilisées par ces assistants numériques contiennent des renseignements personnels, parfois identifiables, et parfois de nature délicate. Alexa et les autres assistants virtuels violent-ils le caractère privé et la sécurité de nos données? Oui. Ces assistants personnels ont une face cachée.

    Je suis spécialiste en protection et en gouvernance des données ainsi qu’en intelligence artificielle. Je travaillais auparavant au bureau du Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario.

    Un service d’accueil

    Envisageons le scénario suivant.

    Vous recevez des amis. Votre première invitée arrive, et la caméra de sécurité de votre porche la filme en train de s’approcher de votre maison. Une voix polie lui souhaite la bienvenue et débarre la porte. Une fois entrée, votre assistant personnel lui explique que vous êtes en route et arriverez bientôt. Votre système de son met en marche une sélection des morceaux préférés de votre invitée (à partir de sa liste Spotify qu’elle a mise en partage sur son réseau d’amis). Puis, il lui demande si elle préfère toujours le café à saveur de citrouille épicée, ou si elle en voudrait plutôt un à la vanille française ou bien encore un colombien. Peu après, votre invitée prend son café sur la machine à café numérique. Son service d’accueil terminé, votre assistant vocal se tait, alors qu’en vous attendant, votre invitée passe quelques coups de téléphone.

    C’est fascinant de s’apercevoir qu’un assistant virtuel peut avec exactitude identifier votre invitée, choisir ses chansons préférées, se souvenir de son café de prédilection tout en gérant les appareils intelligents de votre domicile.

    Nos assistants virtuels à l’accueil

    Mais en quoi le comportement de votre assistant numérique vous concerne-t-il?

    Les assistants numériques sont capables d’enregistrer nos conversations, nos images, et bien d’autres éléments de notre vie privée, y compris notre localisation, par l’intermédiaire de nos téléphones intelligents. Ils se servent de nos données pour améliorer leur apprentissage automatique au fil du temps. Ils sont programmés et entretenus par des entreprises qui sont constamment à l’affût de nouvelles façons de capturer et d’utiliser nos données.

    Comme c’est le cas pour d’autres programmes informatiques, l’enjeu fondamental est que ces appareils peuvent avoir des défaillances, des problèmes de nature technique ou dans le traitement des données. Ils sont également susceptibles d’être piratés à distance, ce qui représente une atteinte à la vie privée de l’usager.

    Par exemple, en Oregon, un couple a dû débrancher leur Alexa, car ses conversations privées étaient enregistrées et envoyées à un ami figurant sur sa liste de contacts.

    Dans un incident séparé, un Allemand a reçu par erreur 1700 fichiers d’Alexa appartenant à un parfait inconnu. Ces fichiers contenaient son nom, ses habitudes, ses emplois et autres renseignements confidentiels.

    La conscience du privilège

    La popularité croissante et la disponibilité des assistants virtuels a eu pour effet d’élargir ce qu’on appelle le fossé numérique. On y découvre un paradoxe intéressant, où les usagers qui sont au courant et attentifs au respect de leur vie privée ont tendance à limiter l’utilisation d’outils numériques, alors que ceux qui protègent le moins leur vie privée intègrent de façon beaucoup plus régulière ces assistants personnels dans leur monde numérique.

    Les assistants personnels enregistrent les données des usagers soit en continu, soit en attendant une commande de réveil pour se mettre en fonction. Il n’existe pas de limite à la cueillette de données qu’ils peuvent faire. Ils sont capables de recueillir et de traiter des données non autorisées par l’usager, comme sa voix, par exemple.

    Dans notre société où sévit ce «fossé numérique», une personne avertie n’intégrerait pas un tel équipement dans son quotidien, alors que d’autres auraient tendance à accepter ou rationaliser ce type de comportement.

    Le respect de la vie privée d’autrui

    Dans notre époque aux objets omniprésents et à l’accès illimité à l’Internet, comment devrions-nous gérer ce paradoxe et respecter les choix d’autrui?

    Retournons à notre assistant virtuel du début. Il a dû traiter plusieurs sources de données sur l’invitée afin de pouvoir agir comme un «hôte intelligent».

    A-t-il agi pour nourrir ses algorithmes, ou bien pour empiéter sur la vie privée de l’invitée? Cela dépend à qui l’on pose la question.

    Notre éducation, basée sur les bonnes manières, nous pousse au respect des valeurs d’autrui en matière de technologies numériques. Cependant, les implications et la croissance de ces technologies ont été si radicales et si rapides que nous ne sommes pas encore arrivés à revoir nos paramètres sociaux ni nos exigences.

  • En tant qu’hôtes, par exemple, sommes-nous tenus d’informer nos invités de la présence de nos objets branchés? Serait-il poli pour un invité de nous demander d’éteindre ces appareils? Devrions-nous nous renseigner sur la présence d’intelligence artificielle avant de nous rendre chez un ami, dans un hôtel, ou dans un Airbnb?

    La réponse à toutes ces questions, c’est oui, selon l’expert en étiquette Daniel Post Senning. Ce dernier croit qu’une auto-évaluation aide à mieux comprendre l’étiquette. Aimerions-nous savoir que nous sommes enregistrés lors d’une réunion d’affaires ou une rencontre privée? Ou qu’on nous demande d’éteindre nos appareils intelligents lorsque nous recevons? Les règles de l’étiquette sont universelles: il nous faut être respectueux et honnêtes.

    Informez vos collègues que vos assistants virtuels peuvent enregistrer leurs voix, leur image et d’autres données personnelles. Demandez à votre hôte de fermer ses appareils si leur présence vous cause de l’inconfort. Mais faites-le avec respect. Il ne faudrait pas lui demander de le faire en présence d’une personne qui serait dépendante de tels outils, en raison de son âge ou d’un handicap, par exemple.

    Tous ensemble pour préserver notre vie privée

    La vie privée est une norme sociale que nous devons tous ensemble protéger. Tout d’abord, nous devons nous éduquer en matière de cybersécurité et des risques associés aux technologies numériques. Nous devrions également nous tenir au courant des dernières avancées technologiques et y réagir le cas échéant.

    Le gouvernement se doit de jouer un rôle essentiel face à ce paradigme complexe. Il nous faut des lois plus fortes en matière de protection de la vie privée en lien avec les assistants virtuels. Pour l’instant, les règles du jeu sont écrites par Amazon, Google et Apple.

    D’autres juridictions ont instauré des réglementations, comme celle du Règlement général sur la protection des données en Europe qui, notamment, supervise la cueillette de données sur un éventail d’appareils intelligents. Le Canada devrait suivre leur exemple.

    La version originale de cet article a été publiée en anglais sur le site de La Conversation.

  • https://quebec.huffingtonpost.ca/

Faire des appels à l’aide d’un assistant vocal peut vous exposer à des arnaques


Les assistants vocaux, comme celui de Google, Siri ou Alexa peuvent être bien utile, enfin en espérant que les écoutes des assistants ont cessé. Les arnaqueurs y voient aussi un moyen pour leurs escroqueries. Si on cherche un numéro de téléphone d’une entreprise, mieux vaut ne pas passer par les assistants, car rien ne garantis que ce soit le bon numéro, mieux vaut aller directement sur les sites officiels.
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Faire des appels à l’aide d’un assistant vocal peut vous exposer à des arnaques

Un iPhone 4S avec l'assistant personnel Siri.

L’algorithme peut accidentellement sélectionner un faux numéro quand on fait une recherche vocale.

PHOTO : REUTERS / SUZANNE PLUNKETT

Radio-Canada

Des assistants vocaux comme Siri, Alexa et l’Assistant Google peuvent aider à trouver rapidement des informations ou faire jouer votre chanson préférée, mais l’organisme de protection des consommateurs Better Business Bureau (BBB) recommande de ne pas s’en servir pour faire des appels à des entreprises, puisqu’il est possible de se faire arnaquer.

Plusieurs personnes ont raconté à l’organisme s’être fait diriger vers des arnaqueurs lorsqu’elles tentaient de joindre des entreprises au téléphone par l’entremise de leur assistant vocal.

Des escrocs créent de faux numéros de service à la clientèle et tentent de les propulser au sommet des résultats des moteurs de recherche, souvent en achetant des publicités. Quand Siri, Alexa, ou un autre appareil fait une recherche vocale, l’algorithme peut accidentellement sélectionner un faux numéro, fait savoir le BBB dans une publication sur son site web(Nouvelle fenêtre).

Une femme a récemment rapporté à l’organisme qu’un escroc lui avait demandé d’envoyer 400 $ sous forme de carte de crédit prépayée alors qu’elle voulait changer de siège auprès d’une compagnie aérienne. L’opérateur à l’autre bout du fil lui avait alors indiqué qu’une promotion spéciale était en cours.

Une autre personne a raconté être tombée sur un arnaqueur pendant qu’elle tentait, à l’aide de Siri, d’appeler le soutien technique au sujet de son imprimante.

Le BBB conseille au public de se rendre sur le site web officiel d’une entreprise qu’il désirerait appeler afin de trouver son vrai numéro de téléphone. Les informations exactes se trouvent également sur vos factures ou sur les courriels de confirmation que vous recevez des entreprises.

L’organisme indique également qu’il est préférable de faire ses transactions en ligne à l’aide d’une carte de crédit, puisqu’il est possible de contester les paiements s’il y a fraude. Les transactions faites par virement ou par carte de crédit prépayée sont presque impossibles à retracer.

https://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Les meilleures inventions de Star Trek


Le 8 septembre dernier, ce fut le 50 ème de Star Trek. Personnellement, j’aime tout de Star Trek, autant la série que les films. Il 50 ans, les auteurs étaient vraiment des avant-gardistes quand l’on pense à tout ce qui a été inventé aujourd’hui alors qu’hier, c’était de la pure fiction avec Star Trek
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Les meilleures inventions de Star Trek

 

Leonard Nimoy, William Shatner et DeForest Kelley dans <i>Star Trek</i>

Leonard Nimoy, William Shatner et DeForest Kelley dans Star Trek PHOTO : TREKNEWS.NET

Le 8 septembre 1966, l’émission Star Trek était diffusée pour la première fois à la télévision.

UN TEXTE DE CATHERINE MATHYS

Nous fêtons aujourd’hui ce qui est devenu, 50 ans plus tard, un véritable phénomène avec 726 épisodes, 13 films, des romans, des jeux vidéo, des bandes dessinées, des fanzines et j’en passe. Un peu comme Mario a dépassé l’univers du jeu vidéo pour devenir un phénomène de culture populaire,Star Trek a largement dépassé le petit écran qui l’a vu naître.

L’univers de science-fiction que nous propose Star Trek dépeint un avenir où la science et la technologie sont essentielles au bon fonctionnement de la vie à bord du USS Enterprise. D’ailleurs, on peut dire de la série qu’elle a suscité l’engouement de plusieurs générations pour la science, les technologies et l’aérospatiale. Certaines technologies inventées pour la série nous faisaient rêver, mais voilà que certaines sont en bonne voie de devenir une réalité ou sont devenues concrètes dans les 50 dernières années.

1. Les communicateurs

Ici, pas besoin de faire un dessin. Le communicateur de Star Trek est devenu le téléphone cellulaire. D’ailleurs, Martin Cooper, l’inventeur du premier téléphone mobile, reconnaît l’influence de Star Trek dans l’idée qui a finalement vu le jour en 1973.

2. Le PADD (acronyme de Personal Access Display Device)

Le PADD était un type d’ordinateur de petite taille utilisé par de nombreuses civilisations. On ne peut que constater qu’il était le précurseur de la tablette. Notons au passage que l’idée était d’autant plus révolutionnaire que l’ordinateur personnel n’était pas encore aussi répandu qu’aujourd’hui.

3. Les communications intra-auriculaires

Nyota Uhura est un personnage phare de la série. En plus d’être une femme noire avec de hautes responsabilités (la ségrégation venait tout juste de prendre fin aux États-Unis), elle pouvait avoir des conversations à l’aide d’un appareil intra-auriculaire. Vous aurez bien sûr reconnu l’ancêtre du Bluetooth.

4. L’interface vocale

Dans pratiquement tous les épisodes, on pouvait voir l’ordinateur du vaisseau activé par la voix. On lui demandait ce qu’on voulait, que ce soit de l’information factuelle ou pratique. On parle évidemment d’une technologie qui a pavé la voie à Siri.

5. Les réplicateurs

Avouez que vous en avez rêvé de celui-ci. Il s’agissait d’une technologie qui matérialisait ce qu’on lui demandait. C’était une sorte de précurseur à l’impression 3D qui permet maintenant d’imprimer tout ce qu’on veut, d’une pizza jusqu’à une prothèse.

6. Le holodeck

Dans Star Trek, il était possible d’entrer dans une espèce de pièce qui devenait l’univers ou l’environnement souhaité. Au lieu d’appeler ça des hologrammes comme dans la série, on parle plutôt de réalité virtuelle pour une immersion totale.

Quant à moi, j’attends encore les transporteurs (« Beam me up, Scotty »), cette technologie qui permet de se dématérialiser pour apparaître ailleurs instantanément. Ce serait pratique, non?

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