Le Saviez-Vous ► L’histoire du papier d’emballage


    Vous ne seriez sans doute pas surpris de savoir que 85 % du papier d’emballage est vendu en décembre, raison de plus pour raconter son origine. Cependant, il faut savoir aussi que juste au Canada, si chaque personne utilisait du papier ou sacs cadeaux recyclés, nous pourrions couvrir 45 000 patinoires, avec le papier économisé d’après Zero Waste Canada. Si vous optez pour du papier d’emballage vendu dans les magasins, évitez les papiers métalliques ou translucides, ils ne sont pas recyclables.
    Nuage


    La brève histoire de l’emballage cadeau

    Photo d'un cadeau de Noël enveloppé de papier brun et entouré de ruban et d'une boucle rouges.

    Le papier d’emballage existe depuis des centaines d’années.

    PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / CORINNA VANGERWEN

    Les Canadiens dépensent chaque année des dizaines de millions de dollars pour acheter des cartes, des paquets-cadeaux et du papier d’emballage. La pratique de l’emballage cadeau existe depuis des siècles, mais la tradition aurait débuté en Asie avant d’arriver en Occident. Voici une brève histoire de l’emballage cadeau.

    En Chine, les premières traces de l’emballage cadeau remontent à la dynastie des Song du Sud au 11e siècle. Il s’agit d’enveloppes appelées chih pao. Il s’agit d’un genre de papier d’emballage fait de chanvre, de fibres de bambou et de paille de riz.

    En Corée, la technique du bogaji daterait de la période des Trois Royaumes, sans doute dès le premier siècle.

    Au Japon, dans les années 1600, la technique du furoshiki est utilisée, à partir d’un tissu.

    Une courte animation d'une personne emballant un cadeau avec du tissu.

    Emballer ses cadeaux grâce à la technique japonaise Furoshiki pour réduire la quantité de déchets.

    PHOTO : YOUTUBE

    En Occident, il faut en revanche attendre quelques siècles de plus pour voir apparaître la mode de l’emballage cadeau. Ce sont les bourgeois de l’époque victorienne en Angleterre qui furent les premiers à l’utiliser, vers le début du 19e siècle.

    Ils emballent alors leurs cadeaux avec du papier de tissu décoratif, des rubans et de la dentelle.

    Ce n’est toutefois qu’en 1917 que le papier décoratif se démocratise réellement. Deux frères à la tête du magasin d’articles de papeterie Hallmark, à Kansas City dans le Missouri, connaissent une très bonne saison de vente durant le temps des Fêtes.

    Leur papier de tissu qui sert à emballer est rapidement épuisé. Ils décident alors de le remplacer par du papier français qu’ils commencent à vendre pour 10 cents la feuille. L’idée remporte un franc succès auprès de leurs clients.

    Ils récidivent l’expérience les deux années suivantes, toujours durant le temps des Fêtes, jusqu’à ce que cela devienne une véritable industrie lucrative.

    Les présentateurs de télévision Valerie Singleton et Christoper Trace (1933-1992) de l'émission Blue Peter pour enfants de la BBC, avec dea sacs remplis de jouets pour enfants donnés pour des cadeaux de Noël lors de l'appel annuel du programme Blue Peter à Londres le 30 novembre 1963.(Photo by Bob Haswell/Daily Express/Hulton Archive/Getty Images)

    Les présentateurs du programme télévisé pour enfants Blue Peter de la BBC, Valérie Singleton et Christopher Trace, en 1963.

    PHOTO : GETTY IMAGES / BOB HASWELL

    Le papier emballage se pare de rubans dès les années 1930 et de divers motifs de plus en plus sophistiqués.

    L’avènement de la société de consommation et des grands magasins dans les années 1950-1960, après les années de vaches maigres de la 2e guerre mondiale, participe aussi à ce succès grandissant du papier emballage pour les cadeaux.

    Selon les dernières données de Statistique Canada, les ventes d’articles de papeterie bondissent de 85 % en décembre par rapport à la moyenne mensuelle le reste de l’année.

    Il semble toutefois y avoir une nouvelle volonté de réduire son empreinte écologique à l’approche des Fêtes. Dans un sondage mené auprès de 1530 Canadiens par la firme Léger pour le compte de l’émission Les éclaireurs de Radio-Canada, 46 % des répondants disent avoir modifié leur comportement en ce qui a trait à la consommation.

    Camille Feireisen

    https://ici.radio-canada.ca/

      Greta Thunberg refuse un prix pour l’environnement


      Greta Thunberg ne semble pas vouloir de gloire, mais préfère nettement des gestes concrets pour diminuer l’empreinte écologique. Elle a refusé le prix pour l’environnement avec un joli montant d’argent, c’est tout à son honneur.
      Nuage


      Greta Thunberg refuse un prix pour l’environnement

      PHOTO PC

      Greta Thunberg a participé à un rallye vendredi dernier à Vancouver.

      (Stockholm) La jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a refusé mardi un prix pour l’environnement, affirmant que le mouvement pour le climat n’avait pas besoin de prix, mais que les responsables au pouvoir commencent à «écouter» la «science».

      AGENCE FRANCE-PRESSE

      La jeune fille, qui a rallié des millions de personnes à son mouvement Fridays for Future, a été honorée lors d’une cérémonie organisée à Stockholm par le Conseil nordique, une instance régionale de coopération interparlementaire. 

      Thunberg avait été nominée pour son action à la fois par la Suède et la Norvège et avait remporté le prix annuel de l’environnement de l’organisation.

      Mais après l’annonce, un de ses représentants a déclaré au public qu’elle n’accepterait pas le prix ou la somme afférente de 350 000 couronnes danoises (environ 68 000 $ CAN), a rapporté l’agence de presse TT.

      «Le mouvement pour le climat n’a pas besoin d’autres prix», a-t-elle posté sur Instagram depuis les États-Unis. «Ce dont nous avons besoin, c’est que nos politiciens et les gens au pouvoir commencent à écouter les meilleures données scientifiques existantes».

      Tout en remerciant le Conseil nordique pour ce «grand honneur», elle a également reproché aux pays nordiques de ne pas être à la hauteur de leur «grande réputation» sur les questions climatiques. 

      «On ne manque pas de s’en vanter. Les belles paroles ne manquent pas. Mais lorsqu’il s’agit de nos émissions réelles et de notre empreinte écologique par habitant […] c’est tout autre chose», a dit l’égérie de la lutte contre l’inaction politique face au réchauffement climatique.

      Bien qu’âgée de seulement 16 ans, Greta Thunberg est devenue célèbre lorsqu’elle a commencé à passer ses vendredis devant le Parlement suédois en août 2018, brandissant une pancarte «Grève scolaire pour le climat».

      https://www.lapresse.ca

      La diffusion en continu explose, son empreinte écologique aussi


      On veut qu’avec la technologie d’Internet de la vitesse et de la qualité. Les fournisseurs veulent rester dans la compétition et c’est qui séduira un nouvel abonné. Sans compter qu’en ligne sur les réseaux sociaux, on peut voir aussi des vidéo sur demande en offrant des images de plus en plus réelles. Le hic, c’est que tout cela émane beaucoup de CO2. Je doute que nous voulions un retour en arrière, enfin pour la plupart. Il faut donc en temps qu’individu faire des meilleurs choix et les fournisseurs et les grands comme Google, Netflix et compagnie trouvent des solutions plus écologiques.
      Nuage


      La diffusion en continu explose, son empreinte écologique aussi

      Une personne, télécommande à la main, s'apprête à utiliser la chaîne de diffusion en continu Netflix, dont on voit le logo sur un grand écran.

      Regarder Netflix n’est pas sans conséquence sur l’écologie.

      PHOTO : ISTOCK

      Radio-Canada

      Publié hier à 11 h 38

      Regarder une série à la maison sur son ordinateur ou dans les transports sur son téléphone intelligent est-il moins polluant que de regarder un DVD fabriqué à l’autre bout du monde et livré par coursier comme le faisait Netflix à ses débuts? La réponse n’est pas si simple, selon des spécialistes face à l’explosion de la diffusion en continu.

      La diffusion vidéo en continu occupe aujourd’hui 60,6 % du trafic global sur Internet, selon le rapport publié le mois dernier par l’entreprise canadienne Sandvine, spécialiste des équipements de réseaux. Google, à qui appartient YouTube, représente 12 % du trafic, et Netflix, 11,4 %.

      Si la diffusion numérique est dématérialisée, elle n’est pas immatérielle. Terminaux, réseaux de stockage et de diffusion… Tous consomment de l’énergie.

      102 millions de tonnes de CO2

      Selon les calculs du Shift Project, un groupe de recherche français qui a publié, en juillet, un rapport sur l’insoutenable usage de la vidéo en ligne, la diffusion en continu représente 1 % des émissions mondiales de CO2, soit la quantité annuelle de CO2 émis par un pays comme l’Espagne.

      C’est la vidéo à la demande – avec ses géants Netflix ou Amazon, et bientôt Apple ou Disney – qui domine, représentant 34 % du total, d’après les chiffres du Shift Project. Cela représente 102 millions de tonnes de CO2, soit à peu près les émissions annuelles du Chili, pays qui accueille, en décembre, la grande conférence COP 25 sur le climat.

      Viennent ensuite les vidéos pornographiques (27 %) et les autres usages (18 %), qui incluent notamment le secteur en pleine croissance des vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux.

      Des fichiers de plus en plus lourds

      La vidéo numérique, c’est des fichiers très lourds qui grossissent avec chaque génération de plus haute définition, relève Gary Cook, qui suit le secteur pour l’organisation Greenpeace aux États-Unis.

      Ultra HD, 4K, 8K annoncée… Les constructeurs rivalisent.

      Mais plus de données signifie plus d’énergie nécessaire pour maintenir le système prêt à diffuser cette vidéo sur votre appareil dans la seconde.

      Car la diffusion en continu constitue un ensemble de ressources numériques mobilisées pour une personne regardant une vidéo, contrairement à la télé classique, où un émetteur arrose tous les spectateurs et spectatrices, souligne Laurent Lefevre, de l’Institut national de recherche en sciences du numérique (Inria), situé en France.

      Cela met une grosse pression sur trois axes : l’équipement terminal, les réseaux et les centres de données.

      D’autant plus que la clientèle veut un service rapide et sans anicroche. Résultat, tout le monde est en train de surdimensionner les équipements, avec pour conséquence un gaspillage de ressources à tous les niveaux, poursuit le chercheur, également directeur adjoint du groupe EcoInfo du CNRS.

      Des solutions moins gourmandes en énergie

      Les entreprises du secteur travaillent beaucoup à chercher des améliorations techniques à apporter, par exemple le refroidissement des centres de données ou l’encodage pour rendre les vidéos moins lourdes.

      Toutefois, les spécialistes nous mettent en garde contre le fameux effet rebond, qui veut que les améliorations des techniques d’utilisation d’une ressource fassent en fait augmenter sa consommation globale.

      L’amélioration technologique crée de nouveaux usages, et ces usages influencent eux-mêmes les produits, comme la vidéo sur les réseaux sociaux, désormais utilisée à des fins marketing, comme le souligne Maxime Efoui-Hess, auteur de l’étude du Shift Project.

      Sans compter que la culture technophile de l’illimité, les algorithmes de recommandation ou les modes de lecture automatique encouragent le visionnage en rafale.

      L’empreinte écologique de la diffusion en continu devrait donc croître exponentiellement, d’autant plus que l’usage d’Internet se répand toujours plus à travers le monde.

      Agir collectivement et individuellement

      Un retour en arrière technologique étant exclu, les spécialistes recommandent notamment de sensibiliser les différents maillons de la chaîne, y compris les consommateurs et consommatrices.

      Pour Gary Cook, de Greenpeace, sur le plan collectif, exiger des géants de l’Internet qu’ils convertissent rapidement leurs centres de données aux énergies renouvelables a été le principal vecteur de changement jusqu’à présent.

      Laurent Lefevre suggère aussi que, sur plan individuel, l’on adopte des comportements à l’empreinte environnementale plus réduite.

      Le pire est de regarder [une vidéo] sur un téléphone mobile en 3G. Il vaut mieux [la] regarder chez soi avec une connexion en fibre optique. Laurent Lefevre

      Le Shift Project, qui plaide pour un débat sur la sobriété numérique, a de son côté mis en ligne son « carbonalyser », une extension de navigateur Internet qui convertit en équivalent CO2 vos activités sur la toile.

      Il faut se mettre dans la position de questionner des usages qui, pour l’instant, n’ont pas été abordés à titre collectif, estime Maxime Efoui-Hess.

      Avec les informations de Agence France-Presse

      https://ici.radio-canada.ca/

      L’écologie a-t-elle un genre ?


      Je n’ai pas vraiment remarqué sauf peut-être que je vois plus d’homme avec un sac à dos s’ils vont à l’épicerie a pied ou a vélo. Mais je serais curieuse si au Québec, le fait de prendre des sacs réutilisables si la perception est la même, c’est-à-dire que ce sont les femmes qui prennent ce genre de sacs.
      Nuage


      L’écologie a-t-elle un genre ?


      Ce qu'on fait ou pas pour limiter son... (PHOTO GETTY IMAGES)

      Ce qu’on fait ou pas pour limiter son empreinte écologique semble perçu à travers la lorgnette des stéréotypes de genre, selon une étude réalisée à l’Université de la Pennsylvanie.

      PHOTO GETTY IMAGES

      ALEXANDRE VIGNEAULT
      La Presse

      Faire des gestes pour préserver l’environnement, comme utiliser des sacs réutilisables ou calfeutrer les fenêtres, envoie des signaux très différents, selon une récente étude américaine.

      Comme c’est encore souvent le cas avec les tâches ménagères, ce qu’on fait ou pas pour limiter son empreinte écologique semble perçu à travers la lorgnette des stéréotypes de genre, selon une étude réalisée à l’Université de la Pennsylvanie. 

      Utiliser un sac réutilisable serait plus « féminin », par exemple, ce qui inciterait les gens à croire que les hommes qui le font sont moins « masculins » que d’autres… 

      Comprendre la perception des différences de genre est important, selon l’auteure, si l’on ne veut pas que les gens cessent de faire des gestes favorables à l’environnement.

      https://www.lapresse.ca/

      Comment utiliser Internet de façon plus écologique ?


      La pollution causée par Internet est équivalente à l’aviation. Faut dire que nous des milliards à utiliser des ordinateurs, téléphone mobile, etc … Comme Internet ne fonctionne pas avec de l’énergie renouvelable, il est possible d’appliquer quelques gestes qui peuvent faire la différence.
      Nuage


      Comment utiliser Internet de façon plus écologique ?


      par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

      Depuis la démocratisation de l’utilisation d’Internet dans les années 2000, nous oublions souvent que cette activité est mauvaise pour l’environnement.

      Quels sont les bons gestes à adopter pour une utilisation moins polluante ?

      L’empreinte écologique d’Internet

      En 2017, Greenpeace publiait un dossier sur l’impact environnemental du numérique. Selon l’ONG, le secteur informatique représente environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité. Par ailleurs, la pollution générée par l’industrie d’Internet et son impact sur le climat seraient équivalents à ceux du secteur de l’aviation.

      Alors que le nombre d’utilisateurs devrait atteindre les 4 milliards d’ici 2020, la question de la transition énergétique se pose. Évidemment, la chose à faire serait d’atteindre les 100 % d’énergies renouvelables pour alimenter les centres de données et autres infrastructures numériques. En revanche, nous sommes très,très loin de cet idéal.

      La pollution engendrée par l’industrie d’Internet serait équivalente à celle de l’aviation !
      Crédits : Pixabay

      Supprimer les emails et newsletters inutiles

      En attendant que les décideurs politiques et les géants du numérique se décident à passer à l’action, chaque citoyen connecté pourrait adopter les bons réflexes. Par exemple, prendre le temps de supprimer ses vieux emails est un de ces gestes. Lorsque l’on sait que la plupart des internautes ne le font pas et que les boîtes mail peuvent stocker des courriers anciens de plusieurs années, cela laisse songeur !

      Du côté “suppression”, il y a également la question des newsletters auxquelles les internautes sont abonnés. Dans le cas des newsletters devenues inutiles, pourquoi ne pas les supprimer ? Habituellement, celles-ci contiennent un lien en bas de page permettant une suppression en toute facilité. Il faut savoir qu’il existe également des services dédiés tels que Cleanfox.

      Choisir un moteur de recherche responsable

      Les autres gestes à adopter concernent les moteurs de recherche. En effet, il existe aujourd’hui plusieurs alternatives écologiques aux moteurs de recherche traditionnels. Citons par exemple Ecosia, reversant 80% de ses bénéfices à un programme de reforestation actif dans plus d’une douzaine de pays. Le moteur de recherche Lilo représente également une alternative, finançant des projets que les internautes peuvent choisir eux-mêmes.

      Par ailleurs, rappelons qu’effectuer une recherche sur un moteur consomme de l’énergie, et que s’en passer le plus possible s’avère également intéressant. Ainsi, coller directement l’URL dans la barre de recherche et enregistrer ses meilleures pages web dans les favoris font partie des bonnes habitudes.

      Sources : BrutPresse Citron

      https://sciencepost.fr/

      L’Everest, poubelle en haute altitude


      En 2017, des alpiniste, côté du Népal du mont Everest ont descendu 25 TONNES de déchets solides et 15 TONNES de déchets humain et encore, il en restait. Il me semble quand on paie pour gravir le mont Everest, et qu’on atteint le sommet, c’est pour prendre conscience de notre petitesse devant cette montagne et nous devrions la respecter en étant attentif à notre empreinte écologique. Ramener tout ce qui n’appartient pas a l’Everest.
      Nuage

       

      L’Everest, poubelle en haute altitude

       

      Les alpinistes, qui ont cassé leur tirelire pour... (PHOTO Doma SHERPAM, AFP)

      Les alpinistes, qui ont cassé leur tirelire pour s’offrir cette course emblématique, sont parfois peu regardants sur leur empreinte écologique.

      PHOTO DOMA SHERPAM, AFP

       

      PAAVAN MATHEMA, ANNABEL SYMINGTON
      Agence France-Presse
      KATMANDOU

      Jusque sur le toit de la Terre, l’Homme laisse sa trace. Tentes fluorescentes, équipement d’escalade jeté, bouteilles d’oxygène vides et même excréments: l’alpiniste de l’Everest qui pensait monter dans une neige immaculée en est pour ses frais.

      «C’est dégoûtant, un spectacle répugnant», décrit à l’AFP Pemba Dorje Sherpa, un guide népalais qui a conquis 18 fois l’Everest. «La montagne a des tonnes de déchets.»

      Depuis l’émergence des expéditions commerciales dans les années 1990, la fréquentation du sommet de 8848 mètres d’altitude a explosé. Rien que pour la haute saison de printemps cette année, au moins 600 personnes s’y sont hissées.

      Mais cette popularité a un coût. Les alpinistes, qui ont cassé leur tirelire pour s’offrir cette course emblématique, sont parfois peu regardants sur leur empreinte écologique. Et petit à petit, cordée après cordée, les détritus viennent consteller l’Everest.

      Des efforts ont pourtant été faits. Depuis cinq ans, le Népal requiert une caution de 4000 dollars par expédition, qui est remboursée si chaque alpiniste redescend au moins huit kilos de déchets.

      Côté tibétain – l’Everest étant à cheval sur la frontière Chine-Népal -, moins fréquenté, les autorités requièrent la même quantité et infligent une amende de 100 dollars par kilogramme manquant.

      En 2017, les alpinistes sur le versant népalais ont ainsi rapporté près de 25 tonnes de déchets solides et 15 tonnes de déchets humains, selon le Sagarmatha Pollution Control Committee (SPCC).

      Cette saison, des quantités encore plus grandes ont été redescendues, mais ne représentent toujours qu’une fraction de la pollution produite.

      Seule la moitié des alpinistes redescend les montants requis, d’après le SPCC. La perte de la caution ne représente en effet qu’une goutte d’eau dans l’océan des dizaines de milliers de dollars déboursés par chacun d’entre eux pour une expédition sur l’Everest.

      Pour Pemba Dorje Sherpa, le principal problème est l’insouciance de visiteurs. D’autant plus que des responsables officiels peuvent fermer les yeux contre un petit pot-de-vin, affirme-t-il.

      «Il n’y a juste pas assez de surveillance dans les camps hauts (bivouacs situés à divers niveaux de la montagne au-dessus du camp de base, NDLR) pour s’assurer que la montagne reste propre», déplore-t-il.

      Descendre les poubelles

      La guerre des prix entre les différents opérateurs fait que l’Everest devient abordable pour de plus en plus d’alpinistes inexpérimentés. Les expéditions les moins chères proposent des forfaits à partir de «seulement» 20 000 dollars, quand les plus réputées peuvent facturer autour de 70 000 dollars.

      Or cet afflux de personnes moins rompues à la haute montagne aggrave le problème de l’empreinte écologique, estime Damian Benegas, un vétéran de l’Everest.

      Si les grimpeurs portaient autrefois eux-mêmes le gros de leur équipement, nombre de néophytes ne sont désormais pas en mesure de le faire. Une tâche qui retombe du coup sur les porteurs de haute altitude.

      Les sherpas «doivent porter l’équipement du client, donc ils ne sont pas en mesure de descendre des poubelles», indique Damian Benegas, qui appelle les agences à embaucher davantage de travailleurs de haute montagne.

      Les défenseurs de l’environnement craignent aussi que la pollution de l’Everest n’affecte les cours d’eau de la vallée en contrebas.

      Actuellement, les excréments des alpinistes du camp de base sont transportés au village le plus proche à une heure de marche, où ils sont déversés dans des fossés.

      «C’est ensuite emporté en aval durant la mousson et jusqu’à la rivière», explique Garry Porter, un ingénieur américain.

      Lui et son équipe envisagent la construction d’une structure de compost à proximité du camp de base, pour convertir ces excréments en engrais.

      Selon Ang Tsering Sherpa, ancien président de l’Association d’alpinisme du Népal, une solution serait de monter des équipes dédiées à la collecte de détritus.

      Son opérateur Asian Trekking, qui met en avant le côté écologique de ses expéditions, a ainsi ramené 18 tonnes de déchets au cours de la dernière décennie, en plus des 8 kilos par marcheur.

      «Ce n’est pas un travail facile. Le gouvernement doit motiver des groupes à nettoyer et appliquer les règles plus strictement», dit-il.

      http://www.lapresse.ca/

      Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes


      Des jeunes entrepreneurs ont décidé de prendre en main le gaspillage alimentaire des produits de la terre, autant les fruits et légumes bio que non-bio. C’est une belle initiative qui permet d’éviter de trop nourrir les poubelles
      Nuage

       

      Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes

       

      ANNE STEPHNESON / EYEEM

      Ou comment donner une seconde chance aux fruits et légumes

      Heureusement, il existe maintenant plusieurs façons de réduire le gaspillage alimentaire. En plus du compost et de la commercialisation des fruits et légumes moches dans les supermarchés, voilà qu’il est maintenant possible de commander notre panier de fruits et légumes à peine moins beaux que ceux vendus à plein prix en épicerie.

      L’entreprise Seconde Vie permet une fois de plus de réduire le gaspillage alimentaire. Fondée par les jeunes entrepreneurs, Thibaut Martelain et Quentin Dumoulin, l’idée leur est venue à la suite d’une visite à la ferme, où ils ont constaté le gaspillage immense au cours de la production maraîchère. Au lieu de voir les fruits et légumes légèrement défraîchis se retrouver à la poubelle, ils ont décidé de leur donner une deuxième chance.

      Le concept est simple

      Il suffit de commander notre panier en ligne en précisant la fréquence à laquelle nous aimerions les recevoir, chaque semaine ou aux deux semaines. Il faut ensuite choisir le point de cueillette qui nous convient le mieux. Il en existe actuellement une quarantaine principalement sur l’île de Montréal, en plus de trois endroits sur la Rive-Sud.

      « Le contenu des paniers varie chaque semaine et nous essayons de nous adapter au maximum aux produits de saison. La composition des paniers est diffusée chaque samedi sur notre site internet » ajoute, Laetitia Penn, responsable marketing chez Seconde Vie.

      À titre d’exemple, un panier bio (en surplus, mais pas vraiment difformes ou sur le point de moisir) pour une personne comprenant des fruits et des légumes coûte 22$. Alors que le panier pour une personne de produits locaux (non bio), difformes ou en surplus coûte 9,25$. Dans tous les cas, la quantité est souvent suffisante pour une semaine, à moins d’avoir des envies ou besoins précis de certains produits. Qui plus est, il n’y a aucune obligation d’achat, puisque la facturation se fait à chaque commande. Si on souhaite annuler notre commande ou changer la fréquence de livraison, on a qu’à leur faire savoir.

      D’autres façons d’agir

      En plus de cette nouvelle initiative pour éviter le plus possible le gaspillage alimentaire, il y a plusieurs autres gestes concrets que nous pouvons poser pour réduire les pertes d’aliments comestibles et ainsi minimiser notre empreinte écologique au passage.

      En voici quelques-uns :

      Conservez vos retailles de légumes (vert de poireau, pelure de pomme de terre, bout de carotte et de céleri) au congélateur et ajoutez-les à vos bouillons maison.

      Planifiez vos achats en faisant un inventaire de ce que vous avez déjà dans votre garde-manger, réfrigérateur et congélateur.

      Évitez d’acheter de grandes quantités d’aliments frais si vous n’avez pas prévu de les cuisiner.

      Indiquez la date d’entreposage sur les aliments pour garder le fil de leur durée de conservation au congélateur et placez ceux ayant la date la plus éloignée à l’avant du congélateur.

      Même chose dans le frigo, mettez les aliments à consommer rapidement à la portée de la main

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      http://quebec.huffingtonpost.ca