L’écologie a-t-elle un genre ?


Je n’ai pas vraiment remarqué sauf peut-être que je vois plus d’homme avec un sac à dos s’ils vont à l’épicerie a pied ou a vélo. Mais je serais curieuse si au Québec, le fait de prendre des sacs réutilisables si la perception est la même, c’est-à-dire que ce sont les femmes qui prennent ce genre de sacs.
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L’écologie a-t-elle un genre ?


Ce qu'on fait ou pas pour limiter son... (PHOTO GETTY IMAGES)

Ce qu’on fait ou pas pour limiter son empreinte écologique semble perçu à travers la lorgnette des stéréotypes de genre, selon une étude réalisée à l’Université de la Pennsylvanie.

PHOTO GETTY IMAGES

ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

Faire des gestes pour préserver l’environnement, comme utiliser des sacs réutilisables ou calfeutrer les fenêtres, envoie des signaux très différents, selon une récente étude américaine.

Comme c’est encore souvent le cas avec les tâches ménagères, ce qu’on fait ou pas pour limiter son empreinte écologique semble perçu à travers la lorgnette des stéréotypes de genre, selon une étude réalisée à l’Université de la Pennsylvanie. 

Utiliser un sac réutilisable serait plus « féminin », par exemple, ce qui inciterait les gens à croire que les hommes qui le font sont moins « masculins » que d’autres… 

Comprendre la perception des différences de genre est important, selon l’auteure, si l’on ne veut pas que les gens cessent de faire des gestes favorables à l’environnement.

https://www.lapresse.ca/

Comment utiliser Internet de façon plus écologique ?


La pollution causée par Internet est équivalente à l’aviation. Faut dire que nous des milliards à utiliser des ordinateurs, téléphone mobile, etc … Comme Internet ne fonctionne pas avec de l’énergie renouvelable, il est possible d’appliquer quelques gestes qui peuvent faire la différence.
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Comment utiliser Internet de façon plus écologique ?


par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Depuis la démocratisation de l’utilisation d’Internet dans les années 2000, nous oublions souvent que cette activité est mauvaise pour l’environnement.

Quels sont les bons gestes à adopter pour une utilisation moins polluante ?

L’empreinte écologique d’Internet

En 2017, Greenpeace publiait un dossier sur l’impact environnemental du numérique. Selon l’ONG, le secteur informatique représente environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité. Par ailleurs, la pollution générée par l’industrie d’Internet et son impact sur le climat seraient équivalents à ceux du secteur de l’aviation.

Alors que le nombre d’utilisateurs devrait atteindre les 4 milliards d’ici 2020, la question de la transition énergétique se pose. Évidemment, la chose à faire serait d’atteindre les 100 % d’énergies renouvelables pour alimenter les centres de données et autres infrastructures numériques. En revanche, nous sommes très,très loin de cet idéal.

La pollution engendrée par l’industrie d’Internet serait équivalente à celle de l’aviation !
Crédits : Pixabay

Supprimer les emails et newsletters inutiles

En attendant que les décideurs politiques et les géants du numérique se décident à passer à l’action, chaque citoyen connecté pourrait adopter les bons réflexes. Par exemple, prendre le temps de supprimer ses vieux emails est un de ces gestes. Lorsque l’on sait que la plupart des internautes ne le font pas et que les boîtes mail peuvent stocker des courriers anciens de plusieurs années, cela laisse songeur !

Du côté “suppression”, il y a également la question des newsletters auxquelles les internautes sont abonnés. Dans le cas des newsletters devenues inutiles, pourquoi ne pas les supprimer ? Habituellement, celles-ci contiennent un lien en bas de page permettant une suppression en toute facilité. Il faut savoir qu’il existe également des services dédiés tels que Cleanfox.

Choisir un moteur de recherche responsable

Les autres gestes à adopter concernent les moteurs de recherche. En effet, il existe aujourd’hui plusieurs alternatives écologiques aux moteurs de recherche traditionnels. Citons par exemple Ecosia, reversant 80% de ses bénéfices à un programme de reforestation actif dans plus d’une douzaine de pays. Le moteur de recherche Lilo représente également une alternative, finançant des projets que les internautes peuvent choisir eux-mêmes.

Par ailleurs, rappelons qu’effectuer une recherche sur un moteur consomme de l’énergie, et que s’en passer le plus possible s’avère également intéressant. Ainsi, coller directement l’URL dans la barre de recherche et enregistrer ses meilleures pages web dans les favoris font partie des bonnes habitudes.

Sources : BrutPresse Citron

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L’Everest, poubelle en haute altitude


En 2017, des alpiniste, côté du Népal du mont Everest ont descendu 25 TONNES de déchets solides et 15 TONNES de déchets humain et encore, il en restait. Il me semble quand on paie pour gravir le mont Everest, et qu’on atteint le sommet, c’est pour prendre conscience de notre petitesse devant cette montagne et nous devrions la respecter en étant attentif à notre empreinte écologique. Ramener tout ce qui n’appartient pas a l’Everest.
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L’Everest, poubelle en haute altitude

 

Les alpinistes, qui ont cassé leur tirelire pour... (PHOTO Doma SHERPAM, AFP)

Les alpinistes, qui ont cassé leur tirelire pour s’offrir cette course emblématique, sont parfois peu regardants sur leur empreinte écologique.

PHOTO DOMA SHERPAM, AFP

 

PAAVAN MATHEMA, ANNABEL SYMINGTON
Agence France-Presse
KATMANDOU

Jusque sur le toit de la Terre, l’Homme laisse sa trace. Tentes fluorescentes, équipement d’escalade jeté, bouteilles d’oxygène vides et même excréments: l’alpiniste de l’Everest qui pensait monter dans une neige immaculée en est pour ses frais.

«C’est dégoûtant, un spectacle répugnant», décrit à l’AFP Pemba Dorje Sherpa, un guide népalais qui a conquis 18 fois l’Everest. «La montagne a des tonnes de déchets.»

Depuis l’émergence des expéditions commerciales dans les années 1990, la fréquentation du sommet de 8848 mètres d’altitude a explosé. Rien que pour la haute saison de printemps cette année, au moins 600 personnes s’y sont hissées.

Mais cette popularité a un coût. Les alpinistes, qui ont cassé leur tirelire pour s’offrir cette course emblématique, sont parfois peu regardants sur leur empreinte écologique. Et petit à petit, cordée après cordée, les détritus viennent consteller l’Everest.

Des efforts ont pourtant été faits. Depuis cinq ans, le Népal requiert une caution de 4000 dollars par expédition, qui est remboursée si chaque alpiniste redescend au moins huit kilos de déchets.

Côté tibétain – l’Everest étant à cheval sur la frontière Chine-Népal -, moins fréquenté, les autorités requièrent la même quantité et infligent une amende de 100 dollars par kilogramme manquant.

En 2017, les alpinistes sur le versant népalais ont ainsi rapporté près de 25 tonnes de déchets solides et 15 tonnes de déchets humains, selon le Sagarmatha Pollution Control Committee (SPCC).

Cette saison, des quantités encore plus grandes ont été redescendues, mais ne représentent toujours qu’une fraction de la pollution produite.

Seule la moitié des alpinistes redescend les montants requis, d’après le SPCC. La perte de la caution ne représente en effet qu’une goutte d’eau dans l’océan des dizaines de milliers de dollars déboursés par chacun d’entre eux pour une expédition sur l’Everest.

Pour Pemba Dorje Sherpa, le principal problème est l’insouciance de visiteurs. D’autant plus que des responsables officiels peuvent fermer les yeux contre un petit pot-de-vin, affirme-t-il.

«Il n’y a juste pas assez de surveillance dans les camps hauts (bivouacs situés à divers niveaux de la montagne au-dessus du camp de base, NDLR) pour s’assurer que la montagne reste propre», déplore-t-il.

Descendre les poubelles

La guerre des prix entre les différents opérateurs fait que l’Everest devient abordable pour de plus en plus d’alpinistes inexpérimentés. Les expéditions les moins chères proposent des forfaits à partir de «seulement» 20 000 dollars, quand les plus réputées peuvent facturer autour de 70 000 dollars.

Or cet afflux de personnes moins rompues à la haute montagne aggrave le problème de l’empreinte écologique, estime Damian Benegas, un vétéran de l’Everest.

Si les grimpeurs portaient autrefois eux-mêmes le gros de leur équipement, nombre de néophytes ne sont désormais pas en mesure de le faire. Une tâche qui retombe du coup sur les porteurs de haute altitude.

Les sherpas «doivent porter l’équipement du client, donc ils ne sont pas en mesure de descendre des poubelles», indique Damian Benegas, qui appelle les agences à embaucher davantage de travailleurs de haute montagne.

Les défenseurs de l’environnement craignent aussi que la pollution de l’Everest n’affecte les cours d’eau de la vallée en contrebas.

Actuellement, les excréments des alpinistes du camp de base sont transportés au village le plus proche à une heure de marche, où ils sont déversés dans des fossés.

«C’est ensuite emporté en aval durant la mousson et jusqu’à la rivière», explique Garry Porter, un ingénieur américain.

Lui et son équipe envisagent la construction d’une structure de compost à proximité du camp de base, pour convertir ces excréments en engrais.

Selon Ang Tsering Sherpa, ancien président de l’Association d’alpinisme du Népal, une solution serait de monter des équipes dédiées à la collecte de détritus.

Son opérateur Asian Trekking, qui met en avant le côté écologique de ses expéditions, a ainsi ramené 18 tonnes de déchets au cours de la dernière décennie, en plus des 8 kilos par marcheur.

«Ce n’est pas un travail facile. Le gouvernement doit motiver des groupes à nettoyer et appliquer les règles plus strictement», dit-il.

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Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes


Des jeunes entrepreneurs ont décidé de prendre en main le gaspillage alimentaire des produits de la terre, autant les fruits et légumes bio que non-bio. C’est une belle initiative qui permet d’éviter de trop nourrir les poubelles
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Seconde vie: une initiative d’ici pour lutter contre le gaspillage des fruits et légumes

 

ANNE STEPHNESON / EYEEM

Ou comment donner une seconde chance aux fruits et légumes

Heureusement, il existe maintenant plusieurs façons de réduire le gaspillage alimentaire. En plus du compost et de la commercialisation des fruits et légumes moches dans les supermarchés, voilà qu’il est maintenant possible de commander notre panier de fruits et légumes à peine moins beaux que ceux vendus à plein prix en épicerie.

L’entreprise Seconde Vie permet une fois de plus de réduire le gaspillage alimentaire. Fondée par les jeunes entrepreneurs, Thibaut Martelain et Quentin Dumoulin, l’idée leur est venue à la suite d’une visite à la ferme, où ils ont constaté le gaspillage immense au cours de la production maraîchère. Au lieu de voir les fruits et légumes légèrement défraîchis se retrouver à la poubelle, ils ont décidé de leur donner une deuxième chance.

Le concept est simple

Il suffit de commander notre panier en ligne en précisant la fréquence à laquelle nous aimerions les recevoir, chaque semaine ou aux deux semaines. Il faut ensuite choisir le point de cueillette qui nous convient le mieux. Il en existe actuellement une quarantaine principalement sur l’île de Montréal, en plus de trois endroits sur la Rive-Sud.

« Le contenu des paniers varie chaque semaine et nous essayons de nous adapter au maximum aux produits de saison. La composition des paniers est diffusée chaque samedi sur notre site internet » ajoute, Laetitia Penn, responsable marketing chez Seconde Vie.

À titre d’exemple, un panier bio (en surplus, mais pas vraiment difformes ou sur le point de moisir) pour une personne comprenant des fruits et des légumes coûte 22$. Alors que le panier pour une personne de produits locaux (non bio), difformes ou en surplus coûte 9,25$. Dans tous les cas, la quantité est souvent suffisante pour une semaine, à moins d’avoir des envies ou besoins précis de certains produits. Qui plus est, il n’y a aucune obligation d’achat, puisque la facturation se fait à chaque commande. Si on souhaite annuler notre commande ou changer la fréquence de livraison, on a qu’à leur faire savoir.

D’autres façons d’agir

En plus de cette nouvelle initiative pour éviter le plus possible le gaspillage alimentaire, il y a plusieurs autres gestes concrets que nous pouvons poser pour réduire les pertes d’aliments comestibles et ainsi minimiser notre empreinte écologique au passage.

En voici quelques-uns :

Conservez vos retailles de légumes (vert de poireau, pelure de pomme de terre, bout de carotte et de céleri) au congélateur et ajoutez-les à vos bouillons maison.

Planifiez vos achats en faisant un inventaire de ce que vous avez déjà dans votre garde-manger, réfrigérateur et congélateur.

Évitez d’acheter de grandes quantités d’aliments frais si vous n’avez pas prévu de les cuisiner.

Indiquez la date d’entreposage sur les aliments pour garder le fil de leur durée de conservation au congélateur et placez ceux ayant la date la plus éloignée à l’avant du congélateur.

Même chose dans le frigo, mettez les aliments à consommer rapidement à la portée de la main

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Des chercheurs canadiens tentent de réduire les pets des vaches grâce à la génétique


Je trouve que c’est un peu exagéré de changer la nature des vaches en plus de vouloir limiter leurs flatulences, à cause des émissions de gaz. Ils veulent aussi faire des super vaches pour donner plus de lait Je crois qu’on est mieux de s’attaquer a ce que nous causons comme pollution qui ferait un net avantage que les pets de vaches
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Des chercheurs canadiens tentent de réduire les pets des vaches grâce à la génétique

 

COWS

  • HuffPost Québec  |  Par Sarah Daoust-Braun

Faire moins péter les vaches. C’est le défi en apparence bien insolite que s’est lancé une équipe de chercheurs canadiens.

Les scientifiques Filippo Miglior de l’Université de Guelph en Ontario et Paul Stothard de l’Université de l’Alberta souhaitent diminuer les flatulences de ces gros mammifères pour une raison bien noble: réduire l’empreinte écologique de l’industrie laitière.

Mine de rien, l’élevage boivin est responsable d’environ 9,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. Les pets des vaches sont chargés de méthane qui est un puissant gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Le projet recherche, lancé en 2015 grâce à Génome Canada et qui devrait s’étaler sur 10 ans, tente de déterminer les vaches qui émettent le moins de méthane et les gènes qui sont derrières cette particularité.

Une fois les gènes identifiés, on souhaite séquencer de nouvelles bêtes «plus vertes» qui possèdent ces caractéristiques génétiques. Sur les 10 000 vaches participantes, les chercheurs ont réussi à identifier 80 gènes responsables de la faible production de méthane de l’animal, mais aussi ceux liés à sa santé et à ses besoins en nourriture, ont-ils précisé à The Wired.

«L’empreinte environnementale de l’industrie laitière diminuera aussi, en raison entre autres de la diminution des émissions de méthane, mais également parce que des animaux qui absorbent mieux les aliments produisent moins de fumier», explique-t-on dans la description du projet.

Bien entendu, l’objectif derrière tout cela est aussi économique. Les données recueillies favoriseront la sélection de «super vaches» qui permettront également aux producteurs d’augmenter leur production laitière.

Les scientifiques peuvent compter sur la collaboration de laboratoires aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Danemark, en Australie et en Suisse pour mener à bien leur projet.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Mourir écolo


Si une chose que l’on peut faire quand nous l’on meurt, c’est bien que nos funérailles soient le plus écolo possible. Pour ma part, j’aimerais mieux être enterré dans un trou avec un linceul biodégradable ou au pire un cercueil biodégradable sans embaumement
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Mourir écolo

 

Un mouvement plus vivant que jamais dans l'industrie... (Photo Noémie Letu, fournie par Alfred Dallaire MEMORIA)

Un mouvement plus vivant que jamais dans l’industrie tend à prouver que les rites mortuaires et le développement durable ne sont pas incompatibles.

PHOTO NOÉMIE LETU, FOURNIE PAR ALFRED DALLAIRE MEMORIA

 

Jadis à la traîne du Vieux Continent et de ses voisins américains, l’industrie funéraire du Québec a pris, au cours des dernières années, ses impacts environnementaux à bras-le-corps. Virée verte dans les coulisses de la mort, où la conscience écologique est plus vivante que jamais.

Plus de 60 000 Québécois passent l’arme à gauche tous les ans et au fur et à mesure que la Faucheuse aiguise sa lame, la planète accumule les corps, les cendres… et leurs contenants.

Trêve d’euphémismes: la mort, aussi froid semble le constat, se fait un peu chaque fois au péril de la vie sur Terre. Au-delà du deuil, les rituels funéraires touchent notamment les nappes phréatiques, l’écosystème et la couche d’ozone.

Or, un mouvement plus vivant que jamais dans l’industrie tend à prouver que les rites mortuaires et le développement durable ne sont pas incompatibles. Tant s’en faut. D’abord à la remorque de l’Europe, le Québec prend le pas. Et la Fédération des coopératives funéraires entend ouvrir la marche de cette révolution verte.

«Notre but n’est pas de faire l’économie des rites funéraires, parce qu’ultimement, les funérailles les plus écologiques sont celles où personne ne va», indique France Denis, responsable des communications de la Fédération des coopératives funéraires.

«L’idée est de pallier l’émission de gaz à effet de serre et, autant que possible, de la réduire à la source», ajoute Mme Denis.

Parmi les initiatives: la plantation de milliers d’arbres par l’entremise du projet Héritage.

«Actuellement, nous sommes la seule coopérative funéraire à compenser entièrement nos émissions de gaz à effet de serre, dit Garry Lavoie, directeur de la Coopérative des Deux Rives, plus important regroupement funéraire en Amérique du Nord. Le déplacement des corbillards pendant les funérailles, le voyagement des membres et des administrateurs lors des assemblées générales, la crémation ou l’inhumation… tout est calculé.»

En 2015 seulement, l’association de la région de Québec a déboursé 30 000 $ pour que 8000 nouveaux arbres prennent racine au Pérou et au Québec. Une dizaine de coopératives funéraires du Québec participent, à différentes échelles, à l’initiative de reboisement et de collaboration Nord-Sud. Depuis 2009, un total de quelque 70 000 végétaux se sont ainsi ajoutés à la flore mondiale par l’entremise de coopératives forestières du Québec et de l’Amérique latine.

La Coopérative des Deux Rives, qui a mis noir sur blanc sa politique verte en 2009, a poussé son engagement jusqu’à optimiser l’efficacité énergétique de ses 11 bâtiments dans le nanodétail: géothermie, toilettes à faible débit, café équitable, papier certifié SFC, etc.

«Nous avons aussi fait pression sur nos fournisseurs pour offrir des produits écologiques, se réjouit M. Lavoie, dont le travail a été récompensé par moult distinctions. C’est à la suite de nos démarches que Cercueils Magog a mis sur le marché des modèles de cercueils biodégradables, certifiés par le Green Burial Council [OSBL qui atteste des pratiques durables dans le milieu funéraire].»

Les entreprises s’évertuent

Au-delà des coopératives, un nombre croissant d’entreprises funéraires québécoises se montrent conscientes de leur empreinte… et conscientisées dans leur emprise. La maison Alfred Dallaire Memoria est l’une de celles qui permettent aux défunts ou à leurs proches de tisser leur fibre écologique jusqu’à l’éternel repos, que ce soit par l’entremise d’urnes biodégradables, d’inhumations sans embaumement ou de funérailles carboneutres.

«De plus en plus de clients souhaitent agir localement, et nous posent des questions pour organiser des funérailles le plus écologiques possible. Notre travail est de leur présenter les options et de leur montrer qu’elles ne sont pas si coûteuses», précise Julia Duchastel, vice-présidente de Memoria.

Après la mort inopinée de son frère Jean, Robert Langevin est l’un de ces clients qui ont choisi de rester fidèles aux valeurs vertes du défunt.

«Dans son testament, mon frère a inscrit qu’il voulait que l’on dispose de son corps de manière écologique, sans autres détails, dit-il. Et moi-même, je suis très écolo, alors ce n’était même pas une question.»

La famille a choisi la crémation, et la réception s’est organisée à l’avenant: vaisselle réutilisable, vin bio, récupération, etc. Lors d’un deuil, bien peser les options peut toutefois devenir ardu, constate M. Langevin après coup.

«Honnêtement, tout ça va très vite, surtout lorsque la mort est inattendue. Nous n’avons pas eu le temps de lire les études ni d’avoir de longues discussions pour comparer les méthodes d’inhumation ou de crémation.»

Aqua… quoi? Aquamation

Pourtant, les clients québécois sont les premiers à pouvoir voter vert lorsqu’il est question de disposer d’un corps. Si la crémation s’avère plus polluante, les études s’entendent pour dire que l’inhumation dégrade plus directement l’écosystème et la santé humaine.

Une solution point toutefois à l’horizon, puisque de plus en plus de familles endeuillées se tournent vers l’aquamation. Contrairement à la crémation habituelle, c’est de l’eau bouillante en mouvement, mélangée à une solution alcaline, qui dissout la dépouille.

«Le résultat final est exactement le même qu’avec la crémation par le feu, soit de la poussière d’os, mais on ne brûle pas de gaz et on ne produit pas de CO2», explique Éric LeSieur, du complexe du même nom à Granby, qui a importé la technique des États-Unis en 2015.

Les eaux usées sont ensuite dirigées vers les égouts municipaux.

«Mes clients choisissent ce procédé à 98 %. Nous venons tout juste de faire notre 300e [aquamation], et selon le fournisseur, je serai le salon le plus actif dans le monde d’ici la fin de l’année [2016].»

Deux facteurs rebutent en outre certaines maisons funéraires à emboîter le pas. Primo, le prix. La machine se détaille autour de 150 000 $ US.

«Elle coûtait 700 000 $ il y a sept ans», nuance M. LeSieur.

Secundo, la durée du processus.

«L’aquamation peut prendre jusqu’à huit heures, remarque Julia Duchastel, de Memoria. Nous n’avons pas jugé que c’était un rendement intéressant et nous avons préféré nous concentrer sur l’efficacité énergétique de nos fours crématoires. Avec de nouveaux appareils européens, nous avons réussi à réduire les émissions de 50 %.»

Quoi qu’il en soit, peu importe le moyen ou le motif, l’industrie funéraire et ses clients croient plus que jamais qu’il y a une vie après la mort. Du moins sur Terre…

Les cimetières naturels placent l’environnement au coeur de leur mission. Sur la photo, le jardin des mémoires de la maison Alfred Dallaire Memoria.

PHOTO CLAUDIA BÉRUBÉ, FOURNIE PAR ALFRED DALLAIRE MEMORIA

Partir sans laisser de traces

Six pistes pour réduire son empreinte écologique après le dernier souffle

Cimetières, format nature

D’abord populaires aux États-Unis et en Europe, les cimetières naturels placent l’environnement au coeur de leur mission: flore abondante, utilisation minimale de produits toxiques, mobilier fait de matériaux recyclés, etc. Les Sentiers commémoratifs de la Rivière, dans les Laurentides, et le Cimetière naturel de la Coopérative funéraire de l’Estrie ont été les premiers à importer le concept au Québec, respectivement en 2009 et en 2012. Ces deux sites naturels, l’un à Prévost, l’autre à Sherbrooke, permettent de minimiser l’empreinte écologique des défunts et de symboliser plus sensément leur «retour à la terre». Seules les urnes cinéraires y sont acceptées. La maison Alfred Dallaire Memoria a d’ailleurs inauguré ce mois-ci à Montréal le jardin des mémoires, un endroit verdoyant où les familles éplorées peuvent disperser les cendres de l’être cher.

«Il y a une réelle tendance à se tourner vers la nature, que ce soit l’eau ou la forêt, remarque Julia Duchastel. Dans les hôpitaux, par exemple, c’est prouvé que les patients guérissent plus vite s’ils voient, par la fenêtre de leur chambre, des arbres plutôt que du béton. Dans le deuil, il y a ce même effet d’apaisement.»

Aux urnes, voter vert

Les urnes botaniques, 100 % biodégradables, poussent l’idée du retour à la terre à son paroxysme, puisque les cendres du défunt, mixées aux ingrédients nécessaires à la germination, engendrent un arbre: cerisier, bouleau rouge, érable, sapin baumier, etc. En 2004, feu Flocon de Neige, unique gorille albinos avéré depuis la nuit des temps, a été l’un des premiers «cobayes» de l’urne Bios, inventée à Barcelone par les designers espagnols Martin Ruiz de Azua et Gerard Moliné. L’un des dépositaires québécois, Arbre de vie, vante ainsi le produit:

«Les cendres, y compris ceux des restes incinérés, sont une bonne source de phosphore pour les plantes. Donc l’acte final de l’esprit écologique pourrait être de fertiliser un arbre.»

Il existe également des urnes de glace, dans lesquelles les cendres vont rejoindre les eaux du Saint-Laurent.

Effacer son empreinte

De nombreux salons funéraires ont choisi au cours des dernières années de financer la plantation d’arbres pour honorer la mémoire des défunts et offrir des funérailles «carboneutres». Une dizaine de membres de la Fédération des coopératives funéraires du Québec participent au projet Héritage, qui a permis de reboiser, par l’entremise de coopératives forestières, des terrains du Guatemala, du Pérou et du Québec.

Inhumation ou crémation?

En 2011, des étudiants à la maîtrise de l’École de technologie supérieure et de l’École Polytechnique, à la demande de la Fédération des coopératives funéraires du Québec, ont réalisé la première étude comparative au Canada sur les conséquences environnementales des processus de disposition des corps.

«Alors que l’inhumation a des impacts plus importants sur la santé humaine et la qualité des écosystèmes [mercure contenu dans les appareils dentaires, composants métalliques des cercueils, etc.], la crémation utilise des ressources et accentue les changements climatiques et la pollution de l’air», notent les chercheurs.

Les étapes autour de la combustion du corps et du gaz naturel libèrent 762 kg de CO2 (environ un vol aller-retour Montréal-Paris), tandis que l’inhumation génère en moyenne 126,8 kg de gaz à effet de serre, selon l’étude. Les technologies énergétiques se sont toutefois améliorées depuis. L’aquamation, ou hydrolyse alcaline, reste de loin la solution la plus écologique. Selon ses partisans, ce procédé offert à Granby et à Rouyn-Noranda serait responsable de l’émission d’un maigre kilogramme de dioxyde de carbone.

Cercueils écologiques

Les impacts de l’inhumation peuvent être considérablement réduits grâce aux cercueils écologiques – sans matériaux métalliques – généralement des contenants en carton recyclé ou en bois provenant de forêts gérées de manière responsable. Mieux encore: pourquoi ne pas enterrer le corps en chair et en os, sans artifice? Pour des raisons sanitaires, une loi québécoise stipule que les corps doivent obligatoirement être mis en terre dans une caisse ou un linceul, à une profondeur d’au moins un mètre. De quoi compliquer nombre de funérailles ethniques, notamment celles des juifs et des musulmans, dont les moeurs commandent un retour minimaliste à la terre…

Dire non à l’embaumement

L’embaumement est souvent cité parmi les pratiques funéraires les plus toxiques pour l’environnement. Le responsable? Le formaldéhyde injecté dans les vaisseaux sanguins, qui a la triste de réputation d’être polluant et… cancérigène. Des succédanés écologiques existent, mais à prix fort, et «la note est ultimement refilée aux clients», explique Denis Desrochers, président de la Corporation des thanatologues du Québec et propriétaire du Centre funéraire Grégoire Desrochers, à Victoriaville. Les intervenants du monde funéraire constatent en outre que de plus en plus de clients refusent l’embaumement. L’exposition du corps se fait alors promptement ou est tout simplement abandonnée.

En chiffres

100 000: Nombre de morts prévues au Québec pour l’année 2043, alors que quelque 60 000 morts ont été recensées annuellement depuis 2010.

80 %: Proportion des Québécois qui sont en faveur de la dispersion des cendres dans le cadre d’un rituel écologique. Ce choix reçoit l’adhésion de 90 % des jeunes de 25 à 34 ans, mais seulement 62 % des répondants de 65 ans et plus y sont favorables.

79 %: Proportion des Québécois qui prévoient opter pour la crémation au moment d’indiquer leurs dernières volontés. L’Église catholique la tolère depuis 1963, mais condamne toujours la dispersion des cendres dans la nature ou leur conservation à domicile.

40 %: Réduction potentielle des impacts environnementaux de l’inhumation grâce à l’utilisation d’un cercueil écologique et à l’abandon de la pierre tombale.

De 150 à 530 grammes: Quantité de formaldéhyde, un contaminant cancérigène, qui est utilisée lors de l’embaumement d’une dépouille.

95 %: Proportion de l’impact environnemental de la décomposition du corps liée au mercure solide, un contaminant qui est souvent présent dans les alliages dentaires.

Sources: Sondage Léger 2015 pour le compte d’Alfred Dallaire Memoria, Guide de la coopérative funéraire écoresponsable, Institut de la statistique du Québec, Agence France-Presse.

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Truc Express ► Quoi faire avec vos feuilles mortes?


C’est dommage de gaspiller l’engrais naturel pour les pelouses à l’automne avec toutes ses feuilles qui tombent. Chez-moi, ceux qui ramassent leurs feuilles peuvent les mettre dans des sacs en papier destinés aux feuilles, plantes, etc … ou une poubelle avec V écrit dessus et la ville le ramasse pour amener à l’écocentre
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Quoi faire avec vos feuilles mortes?

 

AUTOMNE. L’été a fait place à l’automne dans les derniers jours, les journées rafraichissent et bientôt, les feuilles vont tapisser le sol de la région. Plutôt que d’envoyer des sacs de feuilles au dépotoir, Eurêko propose deux solutions.

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Connaissez-vous le feuillicyclage? Cette procédure permet d’optimiser notre empreinte écologique en diminuant la quantité de matières destinées à l’enfouissement.

Julie Bolduc, chargée de projet pour Eurêko, a expliqué qu’il s’agit en fait de passer la tondeuse, lorsque possible, dans les feuilles et de laisser là les rognures produites.

« C’est d’ailleurs le meilleur engrais naturel que l’on peut avoir sur notre gazon, puisqu’en laissant les feuilles au sol, toutes les propriétés de celles-ci vont retourner dans le sol », a précisé Mme Bolduc.

Elle a d’ailleurs souligné qu’aujourd’hui, les gens ont énormément d’obligations et le feuillicyclage permet de sauver des étapes, soit de racler notre terrain et de mettre les feuilles dans des sacs.

Néanmoins, la chargée de projet a mentionné qu’on ne devrait pas laisser plus de cinq centimètres de feuilles sur notre terrain. On doit toujours pouvoir voir les herbes qui dépassent.

« Si on a trop de feuilles, on peut également déposer les rognures dans les plates-bandes ou dans notre jardin, elles agiront également comme engrais naturel », a ajouté Mme Bolduc.

Écocentre

Cette dernière a souligné qu’il reste quand même quelques personnes qui veulent absolument ramasser les feuilles pour avoir un terrain bien propre.

« C’est une vieille mentalité, mais pour ceux qui voudraient le faire, je conseille d’aller porter les feuilles à l’écocentre. Si tout le monde remplit quatre ou cinq sacs de feuilles et les met à la poubelle, on va remplir le dépotoir », a lancé Mme Bolduc.

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