La diffusion en continu explose, son empreinte écologique aussi


On veut qu’avec la technologie d’Internet de la vitesse et de la qualité. Les fournisseurs veulent rester dans la compétition et c’est qui séduira un nouvel abonné. Sans compter qu’en ligne sur les réseaux sociaux, on peut voir aussi des vidéo sur demande en offrant des images de plus en plus réelles. Le hic, c’est que tout cela émane beaucoup de CO2. Je doute que nous voulions un retour en arrière, enfin pour la plupart. Il faut donc en temps qu’individu faire des meilleurs choix et les fournisseurs et les grands comme Google, Netflix et compagnie trouvent des solutions plus écologiques.
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La diffusion en continu explose, son empreinte écologique aussi

Une personne, télécommande à la main, s'apprête à utiliser la chaîne de diffusion en continu Netflix, dont on voit le logo sur un grand écran.

Regarder Netflix n’est pas sans conséquence sur l’écologie.

PHOTO : ISTOCK

Radio-Canada

Publié hier à 11 h 38

Regarder une série à la maison sur son ordinateur ou dans les transports sur son téléphone intelligent est-il moins polluant que de regarder un DVD fabriqué à l’autre bout du monde et livré par coursier comme le faisait Netflix à ses débuts? La réponse n’est pas si simple, selon des spécialistes face à l’explosion de la diffusion en continu.

La diffusion vidéo en continu occupe aujourd’hui 60,6 % du trafic global sur Internet, selon le rapport publié le mois dernier par l’entreprise canadienne Sandvine, spécialiste des équipements de réseaux. Google, à qui appartient YouTube, représente 12 % du trafic, et Netflix, 11,4 %.

Si la diffusion numérique est dématérialisée, elle n’est pas immatérielle. Terminaux, réseaux de stockage et de diffusion… Tous consomment de l’énergie.

102 millions de tonnes de CO2

Selon les calculs du Shift Project, un groupe de recherche français qui a publié, en juillet, un rapport sur l’insoutenable usage de la vidéo en ligne, la diffusion en continu représente 1 % des émissions mondiales de CO2, soit la quantité annuelle de CO2 émis par un pays comme l’Espagne.

C’est la vidéo à la demande – avec ses géants Netflix ou Amazon, et bientôt Apple ou Disney – qui domine, représentant 34 % du total, d’après les chiffres du Shift Project. Cela représente 102 millions de tonnes de CO2, soit à peu près les émissions annuelles du Chili, pays qui accueille, en décembre, la grande conférence COP 25 sur le climat.

Viennent ensuite les vidéos pornographiques (27 %) et les autres usages (18 %), qui incluent notamment le secteur en pleine croissance des vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux.

Des fichiers de plus en plus lourds

La vidéo numérique, c’est des fichiers très lourds qui grossissent avec chaque génération de plus haute définition, relève Gary Cook, qui suit le secteur pour l’organisation Greenpeace aux États-Unis.

Ultra HD, 4K, 8K annoncée… Les constructeurs rivalisent.

Mais plus de données signifie plus d’énergie nécessaire pour maintenir le système prêt à diffuser cette vidéo sur votre appareil dans la seconde.

Car la diffusion en continu constitue un ensemble de ressources numériques mobilisées pour une personne regardant une vidéo, contrairement à la télé classique, où un émetteur arrose tous les spectateurs et spectatrices, souligne Laurent Lefevre, de l’Institut national de recherche en sciences du numérique (Inria), situé en France.

Cela met une grosse pression sur trois axes : l’équipement terminal, les réseaux et les centres de données.

D’autant plus que la clientèle veut un service rapide et sans anicroche. Résultat, tout le monde est en train de surdimensionner les équipements, avec pour conséquence un gaspillage de ressources à tous les niveaux, poursuit le chercheur, également directeur adjoint du groupe EcoInfo du CNRS.

Des solutions moins gourmandes en énergie

Les entreprises du secteur travaillent beaucoup à chercher des améliorations techniques à apporter, par exemple le refroidissement des centres de données ou l’encodage pour rendre les vidéos moins lourdes.

Toutefois, les spécialistes nous mettent en garde contre le fameux effet rebond, qui veut que les améliorations des techniques d’utilisation d’une ressource fassent en fait augmenter sa consommation globale.

L’amélioration technologique crée de nouveaux usages, et ces usages influencent eux-mêmes les produits, comme la vidéo sur les réseaux sociaux, désormais utilisée à des fins marketing, comme le souligne Maxime Efoui-Hess, auteur de l’étude du Shift Project.

Sans compter que la culture technophile de l’illimité, les algorithmes de recommandation ou les modes de lecture automatique encouragent le visionnage en rafale.

L’empreinte écologique de la diffusion en continu devrait donc croître exponentiellement, d’autant plus que l’usage d’Internet se répand toujours plus à travers le monde.

Agir collectivement et individuellement

Un retour en arrière technologique étant exclu, les spécialistes recommandent notamment de sensibiliser les différents maillons de la chaîne, y compris les consommateurs et consommatrices.

Pour Gary Cook, de Greenpeace, sur le plan collectif, exiger des géants de l’Internet qu’ils convertissent rapidement leurs centres de données aux énergies renouvelables a été le principal vecteur de changement jusqu’à présent.

Laurent Lefevre suggère aussi que, sur plan individuel, l’on adopte des comportements à l’empreinte environnementale plus réduite.

Le pire est de regarder [une vidéo] sur un téléphone mobile en 3G. Il vaut mieux [la] regarder chez soi avec une connexion en fibre optique. Laurent Lefevre

Le Shift Project, qui plaide pour un débat sur la sobriété numérique, a de son côté mis en ligne son « carbonalyser », une extension de navigateur Internet qui convertit en équivalent CO2 vos activités sur la toile.

Il faut se mettre dans la position de questionner des usages qui, pour l’instant, n’ont pas été abordés à titre collectif, estime Maxime Efoui-Hess.

Avec les informations de Agence France-Presse

https://ici.radio-canada.ca/

Comment mesurer l’impact environnemental des vidéos que nous regardons sur Internet ?


L’internet a un impact sur l’environnement, juste les vidéos sont les plus énergivores. Juste l’an dernier, les vidéos en streaming ont produit 300 millions de tonnes de CO2. Avec des forfaits en 4K et 8K pour la haute résolution, cela n’aide pas du tout pour l’environnement.
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Comment mesurer l’impact environnemental des vidéos que nous regardons sur Internet ?

Comment mesurer l'impact environnemental des vidéos que nous regardons sur Internet ?© Pixabay

Par Juliette de Guyenro –

La consommation numérique a dépassé l’aviation civile en terme d’impact environnemental. Selon une étude publiée par The Shift Project, elle représenterait 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Mais des outils existent pour nous aider à évaluer notre impact personnel.

D’après une étude publiée en juillet 2019 par The Shift Project, un think thank français, 4% du gaz a effet de serre mondial est produit par notre consommation numérique. C’est plus que l’aviation civile. Cette consommation énergétique, qui s’accroît de 9% en moyenne tous les ans, est invisible pour le consommateur. Pourtant, elle pourrait devenir une menace particulièrement importante pour l’environnement.

Les vidéos en ligne : le fléau digital

Dans son étude, The Shift Project met l’accent sur les vidéos en streaming qui constituent le secteur le plus énergivore de nos activités numériques. En 2018, elles représentent 80% du trafic internet et ont produit 300 millions de tonnes de CO2. C’est l’équivalent des émissions carbone totale de l’Espagne sur la même période.

Les principales plateformes incriminées sont YouTube (21% des gaz à effet de serre produits par le numérique), les sites de VoD comme Netflix ou Amazon Prime (34%), ou encore les sites pornographiques (27%).

Réduire sa consommation à l’aide de trois outils

Pour pouvoir continuer à exploiter toutes ces offres digitales, réduire notre consommation numérique n’est plus une option selon The Shift Project. Le groupe de réflexion suggère aux internautes de faire un choix entre ces différents types de vidéo, et notamment de limiter le streaming vidéo à une heure par jour.

Trois outils sont proposés afin d’aider la population à réguler sa consommation. Une vidéo explicative a été mise en ligne par le Think Thank et explique l’impact environnemental de l’achat d’un téléphone et son utilisation. A la fin de la vidéo, la quantité d’énergie utilisée pour la visionner est spécifiée : 8,7g de CO2. Un guide en ligne est également disponible pour apprendre à réduire de 60 à 90% le poids des vidéos en quelques minutes et sans en altérer la qualité.

Enfin, The Shift Project a développé une extension FireFox, Carbonalyser. Une fois installée sur son moteur de recherche, elle calcule la quantité d’énergie consommée sur internet dans la journée. Pour donner une meilleur idée au consommateur, un équivalent en nombre de smartphones rechargés et un en nombre de kilomètres roulés sont proposés.

En quelques minutes, naviguer sur internet peut consommer autant d’énergie que la recharge de 31 smartphones. – Capture d’écran Carbonalyser

En 2025, la consommation numérique plus polluante que les voitures

Plus de la moitié de l’impact digital sur l’environnement est due au « data traffic ». Autrement dit, 55% de la production de gaz à effet de serre vient de la consommation numérique et non de sa production. Cela concerne la connexion internet ou les envois et réceptions des données sur un centre de stockage. Une consommation qui s’ajoute à la production matérielle qui correspond à l’extraction des matières premières et la fabrication du téléphone, de la télévision ou de l’ordinateur.

Ce « data traffic » augmente de 25% chaque année. D’autant plus que les vidéos en ligne sont davantage disponibles en HD donc plus lourdes et consommatrices en énergie. Avec des formats tels que le 4K ou le 8K, c’est à dire des vidéo en haute résolution, les besoins en infrastructures sont plus importants et coûteux que pour des vidéos aux images en basse résolution. La question se pose : a-t-on réellement besoin de visionner des images en haute définition sur notre écran d’ordinateur ou smartphone ?

D’ici à 2025, les activités numériques pourraient rejeter 8% du gaz à effet de serre mondial. C’est plus que l’impact environnemental des voitures de nos jours.

https://www.geo.fr

Vous voulez booster votre productivité ? Regardez des vidéos de chats au travail


Il semble que les chats aient des dons pour nous nous rendre plus heureux, plus optimiste même sur vidéo. L’effet des vidéos peut nous rendre plus paresseux ou fini par nous rendre le coup pouce pour s’attaquer au travail.
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Vous voulez booster votre productivité ? Regardez des vidéos de chats au travail

 

chat mignon

Vous aussi, ça vous arrive de regarder des vidéos de chats mignons au bureau alors que vous devriez travailler ? Nous avons une bonne nouvelle : vous pouvez arrêter de culpabiliser ! Une nouvelle étude indique que ces vidéos mettent de bonne humeur et boostent la productivité.

7000 personnes ont répondu au sondage de Jessica Gall Myrick, une professeure de la Media School de la Indiana University. Ces individus regardaient des vidéos de chats deux à trois fois par semaine en moyenne déjà avant de participer au sondage.

Les résultats de l’enquête ont montré que les personnes ayant regardé des vidéos de chats mignons ou drôles se sentaient de meilleure humeur, plus optimistes, plus inspirés et moins stressés et en colère.

Il ne faut pas oublier qu’il s’agit tout de même d’un exercice en procrastination, et que cela peut rendre paresseux. Mais a priori, lorsqu’on est de bonne humeur, on serait plus apte à attaquer des tâches importantes après avoir regardé une vidéo (ou deux) ! En tout cas, c’est la conclusion qu’a tiré Jessica Gall Myrick de son enquête. Ce n’est peut-être pas si étonnant au final, surtout lorsqu’on se souvient des bienfaits thérapeutiques avérés des ronronnements des chats sur les humains.

En voilà une pour vous mettre de bonne humeur :

 

https://wamiz.com/chat

Les vidéos truquées, bientôt des armes de désinformation massive?


Une technologie qui nécessite quelques ajustements, malheureusement, il y a des risques que la désinformation sera de plus en plus efficace. N’importe quoi pourrait prendre une personne connue et lui faire dire n’importe quoi ou montrer des images qui n’ont pas eu lieu tout cela sur vidéo
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Les vidéos truquées, bientôt des armes de désinformation massive?

 

 

PHOTO AP

Cette image prise d’une fausse vidéo du président Barack Obama montre des éléments de cartographie faciale utilisée par de la nouvelle technologie qui permet à n’importe qui de créer des vidéos avec de vraies personnes semblant dire des choses qu’ils n’ont jamais dites.

Ce sénateur a-t-il vraiment fait cette déclaration? Est-ce réellement le président Donald Trump dans cette vidéo, ou est-ce que je me fais berner?

Avec de nouveaux outils technologiques, il est maintenant possible de produire une vidéo où quelqu’un semble dire des choses qui ne sont pourtant jamais sorties de sa bouche.

Au Congrès des États-Unis, républicains comme démocrates craignent que cette technologie se convertisse en arme dans le cadre de guerres de désinformation contre les démocraties occidentales.

Il n’est pas question de vidéos où l’on synchronise approximativement le mouvement des lèvres d’une personne à une trame sonore. Cette technologie a plutôt recours à la reconnaissance faciale et à l’intelligence artificielle pour produire des images qui semblent si réalistes qu’il est difficile de distinguer le vrai du faux.

Les législateurs et les autorités en matière de renseignement appréhendent le moment où ces vidéos truquées — nommées «deepfakes» — seront employées pour menacer la sécurité nationale ou pour s’ingérer dans des élections.

«Je m’attends à ce qu’on commence à voir ce genre de contenu ici aux États-Unis dans les élections de mi-mandat à venir et pendant les élections nationales dans deux ans», estime Hany Farid, un expert en informatique judiciaire de l’Université de Dartmouth, au New Hampshire.

Lorsqu’un internaute ordinaire sera en mesure de créer une vidéo où il pourra faire dire ce qu’il veut au président américain par exemple, «nous serons entrés dans un monde où il sera difficile de savoir si on peut en croire ses yeux», prévient-il.

Le contraire sème aussi l’inquiétude. Les gens pourraient confondre des images authentiques avec des canulars.

Détecter les vidéos falsifiées

Le département de la Défense des États-Unis est au fait de ces risques. Une de ses agences mène depuis deux ans déjà un programme visant à mettre au point des technologies capables de détecter des images et des vidéos falsifiées. Identifier des photos truquées requiert présentement une analyse exhaustive.

Les «deepfakes» tirent leur nom du «deep learning» — l’apprentissage profond nécessaire à leur création. Leur réalisation nécessite un algorithme, une série de consignes et beaucoup d’images et d’enregistrements de la personne ciblée. Le programme informatique apprend ainsi à imiter ses expressions faciales, ses manières, sa voix et ses intonations.

Jusqu’à présent, les «deepfakes» ont surtout été utilisés contre des célébrités, mais il est facile de concevoir qu’ils puissent être employés par une agence de renseignement étrangère, s’inquiète le sénateur floridien Marco Rubio.

Il cite en exemple la possibilité de montrer un militaire massacrant des civils à l’étranger, un politicien reconnaissant la véracité d’une théorie du complot ou encore un dirigeant mettant la population en garde contre une catastrophe imminente.

«C’est une arme qui pourrait être utilisée — au bon moment et au bon endroit — de la même manière que les fausses nouvelles sont utilisées, mais sous forme de vidéo, ce qui pourrait vraiment semer le chaos et l’instabilité à la veille d’une élection ou d’une décision majeure de quelque nature qu’elle soit», s’inquiète le sénateur.

La technologie des «deepfakes» n’est cependant pas tout à fait au point. Les clignements de paupières des personnes figurant dans ces vidéos peuvent par exemple paraître artificiels. Mais ces pépins sont en voie d’être corrigés.

«D’ici un an ou deux, il sera vraiment difficile de distinguer une vraie vidéo d’une fausse», avance Andrew Grotto, du Centre pour la sécurité internationale et le contrôle des armements à l’Université Stanford en Californie.

«Je crois que cette technologie sera irrésistible pour les pays qui font des campagnes de désinformation pour manipuler l’opinion publique, duper des populations et miner la confiance en nos institutions», s’alarme-t-il.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Un virus informatique détecté sur Facebook Messenger


D’habitude, j’avertis quand un message est un hoax, car ils sont douteux. Ici, plusieurs médias sérieux en ont parlé depuis quelques jours. Vous remarquerez qu’il n’est pas dit copier-coller ou autres. Donc, ce virus est a prendre au sérieux
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Un virus informatique détecté sur Facebook Messenger

 

PHIL NOBLE / REUTERS

Un logiciel malveillant se propage sur Facebook Messenger. (Image d’illustration)

Une fausse vidéo circule afin de récupérer les données personnelles des utilisateurs.

 

  • Alexandra Milhat

 

RÉSEAUX SOCIAUX Les applications de messageries instantanées sont souvent la cible de virus informatiques. Facebook Messenger n’a pas échappé à cette règle: selon Le Monde Informatique, un logiciel malveillant (« malware », ndlr) se propage actuellement sur le réseau social.

C’est le chercheur David Jacoby, de la société informatique spécialisée dans la sécurité des systèmes d’information, qui a pu détecter ce virus. Le principe est classique: un de vos contacts envoie une vidéo nommée « David Video ». David Jacoby précise au Monde Informatique:

« Lorsque la victime clique sur la fausse vidéo, le malware redirige vers un éventail de sites énumérant leur navigateur, système d’exploitation et d’autres informations vitales. Selon leur OS, ils sont redirigés vers d’autres sites web ».

Ce virus, qui ne menace pas l’appareil en lui-même, peut installer des logiciels malveillants à l’insu de l’utilisateur. En outre, il peut également récupérer les données personnelles.
Le géant américain Facebook a très vite réagi:

« Si nous soupçonnons la présence d’un logiciel malveillant dans votre ordinateur, nous vous proposerons par le biais de nos partenaires de confiance une analyse anti-virus gratuite », a indiqué un porte-parole auprès de ZDNet.

http://www.huffingtonpost.fr/

Pour en savoir plus

https://www.francoischarron.com/un-virus-cache-dans-un-plugin-pour-voir-une-video-facebook/-/XEnooPba6d/

Photos et vidéos d’accident: les citoyens invités à la prudence


Avec l’ère des téléphones portables, on filme ou on prend des photos et les envoie aussi vite dans les réseaux sociaux. Qu’importe le sujet, un accident, une personne en difficulté, on ne se pose pas de questions sur les conséquences alors que les proches ne sont même pas informés. C’est quasi du voyeurisme morbide
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Photos et vidéos d’accident: les citoyens invités à la prudence

Photos et vidéos d'accident: les citoyens invités à la prudence

La Police provinciale de l’Ontario (PPO) invite la population et les automobilistes à la plus grande prudence lorsqu’ils publient sur les réseaux sociaux des photos ou des vidéos de scènes d’accident.

Le corps policier prévient que dans les cas d’accidents de la route, publier des images rapidement pourrait avoir des conséquences.

Selon la police, certains automobilistes diffusent même parfois en direct les images de scène d’accident.

Par exemple, les proches de victimes risquent d’apprendre leur décès sur les réseaux sociaux, et ce, avant même que les autorités n’aient eu le temps de prendre toutes les précautions nécessaires dans ce genre de situations.

«Ne soyez pas trop curieux en cas d’accident sur la route. Résister à l’envie de regarder lors d’une collision. Non seulement vous ralentissez le trafic, mais vous pourriez aussi provoquer une autre collision», peut-on lire dans un communiqué de la PPO.

Par ailleurs, les policiers rappellent qu’au volant, l’utilisation du téléphone cellulaire et l’envoi ou la lecture de textos sont des pratiques interdites par les lois et passibles d’amende.

http://fr.canoe.ca

Certains YouTubeurs abusent de leurs fans, mais ils sont très rarement inquiétés


Des vedettes de You Tube profitent des adolescentes en les manipulant. C’est quand même terrible ce qu’une fan peut faire pour satisfaire son idole
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Certains YouTubeurs abusent de leurs fans, mais ils sont très rarement inquiétés

 

Capture écran d'une vidéo d'Austin Jones, via YouTube

Capture écran d’une vidéo d’Austin Jones, via YouTube

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Newstatesman, Buzzfeed

Face à leur vidéaste préféré, certaines jeunes fans ont parfois du mal à refuser d’envoyer des vidéos ou des images d’elles nues.

Fin juin, le chanteur et YouTubeur Austin Jones, 24 ans, qui comptait 500.000 abonnés environ, était arrêté par la police pour avoir demandé des images et vidéos pornographiques à plusieurs fans adolescentes.

Par exemple, notait à l’époque Buzzfeed, «Jones a dit à une fille qu’elle était “chanceuse” de lui parler et qu’elle devrait lui envoyer des images d’elle nue pour lui “prouver” qu’elle est sa plus grande fan.»

Il attend désormais son procès.

Le site Newstatesman raconte aujourd’hui qu’Austin Jones n’est malheureusement pas un cas isolé, loin de là. Il y a deux ans, une internaute a accusé le YouTubeur Tom Milsom de l’avoir forcé à avoir des relations sexuelles avec lui. Elle avait 15 ans et lui 21. Tom Milsom n’a jamais répondu à ces accusations. Un autre vidéaste du nom de Durte Dom a récemment été accusé d’avoir filmé durant une soirée une jeune fille de 15 ans de dos en train de danser, sans son accord. Sur Twitter, il s’est défendu en répondu simplement:

«La soirée était faite pour les gens de plus de 18 ans, la fille s’est incrustée. Ne faites pas l’erreur.»

Il a également promis de faire signer un accord aux personnes qu’il souhaite filmer.

La journaliste Amelia Tait rappelle que les YouTubeurs entretiennent grâce à internet une vraie proximité avec leurs fans, encore plus que les stars du rock ou du cinéma, et dévoilent souvent une part de leur intimité. Ces derniers se sentent facilement proches de leur idole, avec parfois une certaines naïveté due à leur âge.

«Je pense que je l’ai mis sur un piédestal, explique Neesy, jeune abonnée de Jones qui affirme avoir subi des abus émotionnels, ce qui le met dans une position favorable pour me manipuler et obtenir ce qu’il veut. J’étais juste si excitée de pouvoir parler à quelqu’un que je suis depuis longtemps.»

Lorsqu’elle refusait de se filmer pour lui, Jones devenait froid, entrant ainsi dans un jeu sournois de manipulation perverse.

Réduites au silence

La liste de ce type d’affaire est très longue, et dans l’immense majorité des cas, les vidéastes n’ont pas été inquiétés par la justice. Mike Lombardo est le seul à avoir été condamné –il a écopé de cinq ans de prison pour avoir demandé des images explicites à des fans mineures.

«Il y a une multitude de raisons à cela, écrit Amelia Tait. Certaines victimes ont trop peur de porter plainte, craignent des représailles de la part des fans du YouTubeur. De nombreuses victimes ne voient pas la gravité des faits avant un certain âge. D’autres sont manipulées pour être réduites au silence. Les parents ne comprennent pas le milieu des fans sur YouTube, ni ce qui se passe dans la vie de leurs enfants. Certaines victimes ne savent simplement pas vers quelle autorité se tourner.»

D’ailleurs, la plupart des victimes se tournent d’abord vers les réseaux sociaux plutôt que la police, s’exposant ainsi à la vindicte des fans les plus indéfectibles.

Et si certains YouTubeurs américains comme Hank Green ou Jack and Dean ont fait des vidéos pour expliquer le consentement et faire de la pédagogie à propos de ce type de situation, beaucoup de médias ont encore du mal à prendre le sujet au sérieux. Quand le Mail Online a parlé de l’arrestation de Lombardo, il l’a décrit comme une «star»…. avec des guillemets.

L’article de Newstatesman est à retrouver dans son intégralité ici.

http://www.slate.fr/