Détectez les séismes avec votre smartphone


Une application  gratuite pour détecter les séismes, plus cette application est télécharger plus, il est possible que les smartphones détectent les tremblements de terre a plus de 4.5.
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Détectez les séismes avec votre smartphone

Fabrice Auclert

Journaliste


MyShake. C’est le nom de cette application pour Android et iOS qui utilise l’accéléromètre présent dans les smartphones pour détecter les mouvements de la terre. 

Les catastrophes naturelles entraînent non seulement des dégâts conséquents, mais ils se traduisent encore aujourd’hui par les pertes de nombreuses vies humaines. Bien souvent le nombre de victimes est largement réduit si la population est avertie à temps. C’est le cas avec les tremblements de terre, et certains pays, comme la Corée du Sud, le Mexique, le Japon et Taïwan, ont déjà mis en place des réseaux de sismographes et un système d’alerte qui prévient la population avant le début du séisme. Cependant, les systèmes actuels sont limités et chers à mettre en place.

Un groupe de chercheurs de l’université de Californie à Berkeley a eu une idée pour créer un système à moindres frais. Plutôt que de déployer un matériel coûteux, ils ont décidé de tirer profit d’une technologie qui couvre déjà tout le territoire : les smartphones.

Gratuite, l’application fonctionne en arrière-plan et enregistre jour et nuit les secousses de la terre. © UC Berkeley

Bientôt intégrée directement dans iOS ou Android ?

Les chercheurs ont publié une application appelée MyShake, qui fonctionne sur iOS et Android, et qui utilise l’accéléromètre des appareils mobiles pour détecter les séismes. Grâce à une étude sur 100 volontaires, ils ont appris à différencier les mouvements dus à une utilisation normale des secousses d’un tremblement de terre. L’application peut détecter un séisme de magnitude 4,5 ou plus, auquel cas il envoie une alerte.

Bien entendu, une alerte d’un seul appareil ne permet pas de conclure à un séisme. Cependant, en 2016 un tremblement de terre de magnitude 5,2 a été détecté par plus de 200 smartphones. À ce jour, plus de 320.000 personnes ont installé l’application à travers le monde. Les chercheurs imaginent intégrer la technologie dans une application populaire ou directement au sein du système d’exploitation mobile pour créer rapidement un réseau mondial capable de détecter les séismes et envoyer une alerte partout où les humains sont présents.

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L’état de catastrophe naturelle décrété pour Venise


Venise est décrétée catastrophe naturelle avec les inondations causées par les marées hautes. Le record est en 1966 avec 1,94 m d’eau, cette année est en 2e avec 1.13 m, mais il semble qu’on annonce des vents forts et des averses …
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L’état de catastrophe naturelle décrété pour Venise


L’état de catastrophe naturelle décrété pour VenisePhoto: Filippo Monteforte/AFPUn commerce de la place Saint-Marc inondé à Venise

Le gouvernement italien a décrété jeudi l’état d’urgence pour catastrophe naturelle à Venise, dévastée deux jours plus tôt par la pire marée haute en 53 ans, l’eau ayant envahi les églises, commerces, musées et hôtels de ce joyau classé au patrimoine mondial.

Chaises, bottes, parapluies et objets souvenirs exposés en plein soleil: les 50 000 habitants du centre historique ont profité d’une embellie pour tenter de faire sécher leurs logements ou le contenu de leurs échoppes.

La marée haute du matin a été plutôt modérée, atteignant 1,13 m (à 10h30), loin des 1,87 cm de mardi soir, le deuxième record historique derrière celui du 4 novembre 1966 (1,94 m).

Grâce à ce répit, l’humeur était plutôt joyeuse, les touristes s’amusant à sillonner l’immense place Saint-Marc chaussés de bottes en plastique, orange, bleues ou jaunes, ou à siroter un café les pieds dans l’eau dans les quelques bars ou restaurants ouverts.

La Sérénissime, le surnom de cette cité lacustre, reçoit 36 millions de touristes par an dont 90% d’étrangers.

Pour Manon Gaudre, voir Venise sous les eaux est «une expérience unique» mais cette touriste française de 22 ans s’inquiète des «dégâts aux monuments et aux personnes».

La Basilique Saint-Marc ou le théâtre de la Fenice ont en effet été la proie d’une eau boueuse et salée venue de la lagune.

Des dégâts énormes à Venise

Cornelia Litschauer, une Autrichienne de 28 ans, son chihuahua blanc Pablo dans les bras, juge aussi la situation «étrange: les touristes prennent des photos mais la ville souffre».

Des hôtels dont la Locanda Al Leon commencent à déplorer des annulations pour les fêtes de fin d’année.

Dans la séquence de marées actuelle, le dernier pic périlleux, d’1,45 m, est attendu pour vendredi vers 11h20, selon le Centre de surveillance de la mairie. De fortes averses et du vent sont en outre annoncés sur toute la région.

Après une réunion de crise à la préfecture, le premier ministre Giuseppe Conte a parcouru les canaux qui ont rendu Venise célèbre dans le monde entier, pour réconforter les commerçants, nombreux à garder portes closes, comme les musées et les écoles.

«Le cabinet a approuvé l’état d’urgence à Venise», a-t-il écrit en début de soirée M. Conte dans un tweet, ajoutant que 20 millions d’euros allaient être débloqués «pour les interventions les plus urgentes».

Cette procédure, souvent utilisée dans une Italie régulièrement frappée par des désastres (séismes, éruptions volcaniques et glissements de terrain), dote le gouvernement de «pouvoirs et moyens exceptionnels».

Les dégâts, d’ores et déjà chiffrés à «des centaines de millions d’euros», devront donner lieu à des évaluations précises, mais, en attendant, le décret permettra «immédiatement» de verser «5000 euros pour les particuliers et 20 000 euros pour les commerces», selon M. Conte.

«Une aventure»

Un comité spécial sur Venise se réunira aussi le 26 novembre pour «discuter de la gestion générale des problèmes», dont un plan de contournement du centre historique pour les paquebots de croisière et le méga-projet Moïse de digues censées protéger la lagune.

Les responsables politiques affluent au chevet de la Sérénissime: l’ancien premier ministre Silvio Berlusconi y est allé jeudi, l’ex-ministre de l’Intérieur de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini devrait s’y déplacer vendredi.

Indifférents à ce ballet, les Vénitiens se réorganisent.

«Je vis de ça, que puis-je faire d’autre ?», explique à l’AFP Stefano Gabbanotto, 54 ans, en ouvrant près du Palais Ducal son kiosque à journaux.

Pour Jay Wong, 34 ans, et sa fiancée Sabrina Lee, leur voyage à Venise s’est transformé en «une aventure» et «une bonne expérience».

Multipliant photos et vidéos de sa promise en robe de mariée, Jay souligne que «le séjour était planifié depuis longtemps, nous n’aurions pas pu le changer».

Comme la plupart des visiteurs, ils sont peu au fait du risque d’engloutissement que court la Cité des Doges, bâtie sur 118 îles et îlots en majorité artificiels et sur pilotis. La ville s’est enfoncée de 30 cm dans la mer Adriatique en un siècle.

Moïse pour sauver Venise?

Pour le ministre de l’Environnement Sergio Costa, la fragilité de Venise s’est accrue en raison de la «tropicalisation» de la météo, avec d’intenses précipitations et de fortes rafales de vent, liée au réchauffement climatique.

Les écologistes montrent aussi du doigt l’expansion du grand port industriel de Marghera, situé en face sur la terre ferme, et le défilé des bateaux de croisière géants.

L’«acqua alta» record de mardi a submergé 80% de la cité lacustre, provoqué la mort d’un septuagénaire, renversé des gondoles et des vaporetti (autobus fluviaux) et entraîné plus de 400 interventions des pompiers.

De nombreux responsables dont le maire de Venise Luigi Brugnaro ont appelé à mettre en service «au plus vite» le projet de digues MOSE (Moïse en italien, acronyme de Module expérimental électromécanique).

«Cet ouvrage d’ingénierie va finir par coûter six milliards d’euros, il faut le faire fonctionner», a estimé la ministre des Infrastructures Paola de Micheli.

Lancé en 2003 et retardé par des malfaçons et des enquêtes pour corruption, Moïse s’appuie sur 78 digues flottantes qui se relèvent et barrent l’accès à la lagune en cas de montée de l’Adriatique jusqu’à trois mètres de hauteur.

 De récents tests ont permis d’identifier des vibrations et de la rouille mais, selon M. Conte, il est «prêt à 93%» et sera « achevé au printemps 2021 ».

https://journalmetro.com/

Les enfants plus vulnérables aux changements climatiques


Depuis des années, nous entendons parler des changements climatiques, et maintenant, à tous les jours les changements climatiques, la pollution, la hausse des températures sont énoncés. Nous sommes en plein dans ces changements, le pire, ce sont nos enfants et petits enfants qui en souffriront le plus par notre inaction. Et pour atténuer les conséquences, nous n’avançons pas plus vite, pire il y a trop de monde qui s’en foute carrément.
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Les enfants plus vulnérables aux changements climatiques

PHOTO TED ALJIBE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Les risques des changements climatiques pour la santé des enfants incluent les maladies causées par la chaleur, particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants ; la diminution de la qualité de l’air causée notamment par la pollution, les incendies de forêt, le pollen ; les sources d’eau contaminées ; et les infections par les insectes, les tiques et les rongeurs.

(Ottawa) Les cliniciens qui s’occupent d’enfants doivent connaître les infections émergentes et les problèmes de santé liés aux changements climatiques, de même que les effets des catastrophes naturelles sur la santé mentale, prévient un nouveau document d’orientation de la Société canadienne de pédiatrie (SCP).

L’auteure principale du document, la pédiatre albertaine Irena Buka, a expliqué par voie de communiqué que les enfants sont plus vulnérables que les adultes aux effets des changements climatiques, à cause de leur corps en croissance et en développement.

Elle ajoute que « les changements climatiques représentent la plus grave menace mondiale du siècle pour la santé, et les enfants y sont particulièrement vulnérables ».

Le Canada est déjà frappé par des événements associés aux changements climatiques, comme les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les inondations, et on prévoit qu’ils gagneront en fréquence au cours des prochaines années, rappelle la SCP.

Le document d’orientation prévient que « les pédiatres et autres dispensateurs de soins doivent s’attendre à des infections émergentes, à des problèmes de santé causés par l’accroissement de la pollution atmosphérique et à des troubles de santé mentale liés aux catastrophes naturelles. Les changements climatiques auront une incidence à la fois sur l’état de santé individuel et sur celui de l’ensemble de la population ».

Les risques des changements climatiques pour la santé des enfants incluent les maladies causées par la chaleur, particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants ; la diminution de la qualité de l’air causée notamment par la pollution, les incendies de forêt, le pollen ; les sources d’eau contaminées ; et les infections par les insectes, les tiques et les rongeurs.

On évoque aussi les effets immédiats des catastrophes naturelles et des phénomènes météorologiques extrêmes, de même que leurs effets indirects tels que les personnes déplacées, les troubles de santé mentale attribuables au stress, la perte de proches, de possessions ou d’habitudes quotidiennes et la suspension des soins ou de l’école.

Le document ajoute qu’un « nombre disproportionné d’enfants peut être touché par ces changements liés au climat, et par d’autres encore, parce qu’ils métabolisent plus d’eau, d’air et d’aliments par kilogramme de masse corporelle que les adultes. Leur croissance rapide, le caractère évolutif de leur développement et de leur physiologie et leur exposition aux risques pendant un parcours de vie plus long se conjuguent pour accroître leurs vulnérabilités aux dangers environnementaux. Les enfants défavorisés sur le plan socioéconomique, les enfants autochtones et ceux qui sont atteints d’une maladie chronique sont particulièrement à risque ».

Les cliniciens sont invités à donner des conseils préventifs sur la hausse des températures, les événements climatiques et la prévention des infections et à s’assurer de comprendre et de surveiller les prévisions en matière de concentrations de pollen, de qualité de l’air et d’indice UV.

https://www.lapresse.ca/

L’intelligence artificielle pour mieux se préparer aux inondations


Avec les inondations que nous avons encore cette année, l’intelligence artificielle pourrait devenir un outil pour mieux gérer les situations et donner des informations importantes pour ne plus construire ou c’est inondable.
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L’intelligence artificielle pour mieux se préparer aux inondations

 

Un homme marche dans l'eau

Un homme marche dans une rue inondée à Rigaud, au Québec. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Pour aider à mieux gérer des catastrophes comme les inondations, des chercheurs se tournent vers l’intelligence artificielle, car cet outil excelle dans la gestion des situations impliquant une grande quantité de variables, ce qui est le cas des catastrophes naturelles.

L’intelligence artificielle est appelée à prendre une plus grande place dans la gestion des épisodes d’inondation, les algorithmes étant capables de faire émerger des tendances à partir de données fournies par des satellites ou encore des cartes, a expliqué le journaliste scientifique Manuguerra-Gagné à RDI Matin lundi.

À terme, ils seront en mesure de prévoir avec précision le niveau d’eau qui sera atteint selon les quartiers, par exemple. Ils pourront contribuer à mieux identifier les zones constructibles afin d’éviter de construire des maisons sur des terrains à risque.

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Réchauffement climatique: des signaux toujours plus criants


Ceux qui ne croient pas au changement climatique qu’ils sortent de leur trou et observent un temps soit peu pour constater que l’environnement change à tous les points de vue
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Réchauffement climatique: des signaux toujours plus criants

 

Les concentrations des trois principaux gaz à effet... (Photo Martin Meissner, archives Associated Press)

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2017 et poursuivent sur leur lancée cette année.

PHOTO MARTIN MEISSNER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

CATHERINE HOURS
Agence France-Presse
Paris

Concentration record en CO2, chaleurs extrêmes, recul des glaces : les derniers indicateurs du réchauffement montrent l’accélération d’un phénomène planétaire et disent l’urgence à agir, alors que s’ouvre dimanche la 24e conférence de l’ONU sur les changements climatiques.

Records de chaleur

2018 devrait être la 4e année la plus chaude recensée depuis le début des relevés, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Le XXIe siècle compte ainsi 17 des 18 années records depuis le lancement des mesures en 1880, et ces 4 dernières années forment le top-4.

Cet été l’Europe, l’ouest américain et l’Asie ont été frappés par des vagues de chaleur,  accompagnées de températures records au Portugal, en Scandinavie, en Corée du sud, au Japon ou en Algérie, et parfois de gigantesques incendies.

En Arctique, l’étendue de la banquise est restée largement en-dessous de sa moyenne historique tout au long de l’année, et a connu un minimum record en janvier-février.

Les glaciers de la planète ont aussi rétréci pour la 38e année consécutive. En Suède, le sommet sud du Kebnekaise a perdu son statut de point culminant du pays, en raison de températures exceptionnelles cet été.

Trop-plein de CO2

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2017 et poursuivent sur leur lancée cette année.

La teneur en CO2, gaz qui persiste pendant des siècles, était de 405,5 parties par million (ppm) en 2017. La dernière fois que la Terre a connu une telle concentration, c’était il y a 3 à 5 millions d’années, note l’OMM : la température était de 2 à 3 °C plus élevée et le niveau de la mer supérieur de 10 à 20 m au niveau actuel.

Le méthane, lié notamment aux énergies fossiles et activités agricoles, voit ses émissions augmenter fortement depuis 10 ans. Sa concentration a franchi en 2017 un niveau équivalent à 257 % de celui relevé avant la Révolution industrielle.

+3,3 mm par an

La hausse du niveau des océans, variable selon les régions, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle. Aujourd’hui il monte d’environ 3,3 mm par an, et le phénomène semble s’accélérer : le niveau des mers a crû 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à 1993-2004.

La fonte de la calotte du Groenland explique en partie cette augmentation. Mais l’Antarctique pourrait en devenir le principal moteur : avant 2012, le continent blanc perdait 76 milliards de tonnes de glace par an ; depuis, ce chiffre a bondi à 219 milliards.

Par la suite, si le réchauffement restait à +1,5 °C par rapport à l’ère pré-industrielle, le niveau des mers gagnerait 26 à 77 cm d’ici à 2100, selon les projections des experts du GIEC. A +2 °C, ce sera 10 cm de plus, soit jusqu’à 10 millions de personnes supplémentaires affectées.

Surtout, à long terme, la calotte Antarctique et/ou celle du Groenland pourraient se trouver déstabilisées vers +1,5/2 °C, faisant grimper les mers de plusieurs mètres sur les siècles ou millénaires à venir.

Catastrophes naturelles

Le réchauffement favorise déjà des phénomènes extrêmes, en particulier des sécheresses, des canicules.

Au 20 novembre, l’OMM recensait 70 cyclones tropicaux pour 2018 (pour une moyenne annuelle historique de 53).

Selon certaines études, le nombre de sécheresses, incendies, inondations et ouragans liés au dérèglement a doublé depuis 1990.

Selon le GIEC, +2 °C signifierait des vagues de chaleur dans la plupart des régions, et les précipitations liées aux cyclones gagneront en intensité.

Déjà, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté, a calculé la Banque mondiale.

Espèces affectées

Sur les 8688 espèces menacées ou quasi-menacées, environ 20 % sont déjà affectées par le réchauffement, du fait des températures et phénomènes extrêmes.

Les récifs coralliens ont subi ces dernières années un blanchissement massif et une mortalité record. Les scientifiques relèvent aussi une multiplication des épisodes de canicule océanique, menaçant les écosystèmes marins.

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Sixième extinction : la nature aura besoin de 5 millions d’années pour s’en remettre


Quand c’est la nature qui se charge d’éteindre des races elles permet a d’autres d’évoluer, mais malheureusement la prochaine extinction sera des animaux sauvage qui compte que 2 % de tous les mammifères dans le monde et si on préserve dès maintenant, la nature aura besoin de 3 à 5 millions d’années pour se relever et plus si l’on tard a préserver les animaux en danger
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Sixième extinction : la nature aura besoin de 5 millions d’années pour s’en remettre

mammifères extinction nature

Le Smilodon, une espèce de mammifère carnivore éteinte il y a environ 10 000 ans. Crédits : Wikipedia

par Brice Louvet

Les mammifères sauvages déclinent si rapidement que l’évolution ne peut suivre le rythme pour compenser. Si l’on continue à ce même rythme, quelques-unes des espèces de mammifères les plus emblématiques vont disparaître au cours des cinq prochaines décennies. La nature, elle, aura besoin de 3 à 5 millions d’années pour s’en remettre.

Cinq extinctions de masse ont été enregistrées au cours des dernières 450 millions d’années, toutes majoritairement entraînées par des catastrophes naturelles et des bouleversements climatiques. La nature – du moins jusqu’à présent – s’en remet toujours. Si la vie semble coriace, elle a en revanche besoin de temps pour évoluer. Mais alors que la sixième extinction des espèces est en train de s’installer, à mettre au crédit de l’Homme, la nature pourrait avoir besoin d’encore plus de temps que par le passé. Selon une équipe de chercheurs de l’Université d’Aarhus (Danemark) et de l’Université de Göteborg (Suède), et si les moyens sont mis en œuvre pour, il faudra aux mammifères 5 à 7 millions d’années pour se rétablir à des nivaux similaires à ceux observés avant l’émergence de l’Homme moderne. Les détails de l’étude sont rapportés dans la revue PNAS.

Les chercheurs ont ici combiné les données disponibles sur les mammifères actuels avec celles concernant les espèces éteintes après la propagation d’Homo Sapiens dans le monde. Il en ressort que du point de vue de l’évolution, toutes les espèces n’ont pas la même importance. En disparaissant, certaines espèces ont emporté avec elles des millions d’années d’histoire évolutive.

« Les grands mammifères – la mégafaune – tels que les paresseux géants et les tigres à dents de sabre, qui se sont éteints il y a environ 10 000 ans, étaient extrêmement évolutifs. Comme ils avaient peu de parents proches, leurs extinctions ont entraîné la coupe de branches entières de l’arbre évolutif de la Terre, explique le paléontologue Matt Davis, de l’Université d’Aarhus et principal auteur de l’étude. Il existe des centaines d’espèces de musaraignes, ce qui leur permet de résister à quelques extinctions. Il n’y avait en revanche que quatre espèces de tigres à dents de sabre, et elles ont toutes disparu ».

Mais si régénérer des millions d’années d’histoire évolutive prend du temps, le déséquilibre s’installe d’autant plus lorsque les disparitions s’enchaînent à un rythme toujours plus effréné. La nature se rétablit à un rythme croissant. Les extinctions, si elles sont provoquées, peuvent être accélérées. Ainsi, si vous dépensez plus que ce que vous gagnez, vous vous retrouvez très vite à manquer d’argent. Ici, nous manquons de mammifères, et ceux-ci auront du mal à s’en remettre. En s’appuyant sur des simulations évolutives, et en prenant en compte un scénario positif dans lequel les humains ont cessé de détruire les espèces animales, il faudra 3 à 5 millions d’années aux mammifères pour se diversifier suffisamment afin de régénérer les branches de l’arbre évolutif qu’ils devraient perdre au cours des 50 prochaines années. Et il faudra plus de 5 millions d’années à la nature pour régénérer ce qui a été perdu au cours de ces 10 000 dernières années.

« Même si nous vivions autrefois dans un monde de géants, nous vivons maintenant dans un monde de plus en plus pauvre en mammifères sauvages. Les quelques géants restants, tels que les rhinocéros et les éléphants, sont menacés d’être éliminés très rapidement », poursuit Jens-Christian Svenning, de l’Université d’Aarhus et co-auteur de l’étude.

Rappelons que les mammifères sauvages ne représentent aujourd’hui que 2 % de tous les mammifères dans le monde. Les 98 % restants sont élevés pour nourrir les Hommes.

En hiérarchisant les espèces les “plus importantes” sur le plan évolutif, cette étude pourrait néanmoins permettre de prioriser les efforts de conservation. Sauver des espèces sur le point de s’éteindre, c’est du temps de gagné pour la nature.

Source

https://sciencepost.fr/

Le réchauffement a multiplié par quatre les catastrophes depuis les années 70


Les changements climatiques vont amener beaucoup de gens a quitter leur territoire, pour fuir la famine. Cela risque d’amener plus de conflits. Fermeture de frontières, …
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Le réchauffement a multiplié par quatre les catastrophes depuis les années 70

 

Agence France-Presse
Genève

Le réchauffement de la planète a multiplié par quatre le nombre des catastrophes liées au climat depuis les années 70, ont relevé vendredi des humanitaires, mettant en garde contre les risques de famine et d’exode.

« Dans les années 70, nous faisions face à 80 à 100 chocs et dangers graves liés au climat » chaque année, alors que leur nombre a été d’environ 400 l’an dernier, « quatre fois plus », a déclaré Elhadj As Sy, le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR),  dans un entretien avec l’AFP.

S’exprimant en marge d’une conférence à Genève sur l’impact humanitaire du réchauffement, d’autres humanitaires ont également mis en garde contre les déplacements de population et les risques de famine si l’on ne parvient pas à limiter la hausse des températures.

Selon Gernot Laganda, chargé des risques de catastrophes liées au climat au Programme alimentaire mondial (PAM), si la planète se réchauffe de 2 °C, il y aura 189 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. « Et si c’est 4 °C, on dépassera le milliard », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que les chocs climatiques provoquaient déjà le déplacement de quelque 22,5 millions de personnes chaque année et avaient un impact important sur les pays en conflit, comme la Syrie, le Yémen et la République démocratique du Congo, en créant un phénomène de « cocotte-minute ».

Dans un rapport publié lundi, les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont appelé à des transformations « rapides » et « sans précédent » si l’on veut limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C.

M. Sy a toutefois estimé qu’il n’y avait « pas de fatalité à ce que ces chocs climatiques deviennent des catastrophes », appelant à une meilleure préparation grâce à « des alertes précoces ».

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