Aux États-Unis, l’hypnose est encore utilisée pour condamner les criminels


L’hypnose n’est peut-être pas la meilleure façon pour régler les enquêtes criminelles, mais elle semble être beaucoup utilisées aux États-Unis, notamment dans les états ou la peine de mort est toujours en place. L’hypnose, ne serait si fiable qu’on le prétend, par la vulnérabilité d’implanter de faux souvenirs ou omettre plus de détails. Enfin bref, cette méthode serait susceptible d’envoyer des innocent en prison ou pire à la mort.
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Aux États-Unis, l’hypnose est encore utilisée pour condamner les criminels

Sur les dix-sept États américains admettant les témoignages induits par hypnose, dix autorisent encore la peine de mort. | Matthew Ansley via Unsplash

Sur les dix-sept États américains admettant les témoignages induits par hypnose, dix autorisent encore la peine de mort. | Matthew Ansley via Unsplash

Repéré par Mathilda Hautbois

Repéré sur The Guardian

Malgré de sérieux doutes sur sa validité scientifique, la méthode sert toujours à envoyer des gens dans le couloir de la mort.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, les forces de l’ordre américaines et les services de renseignement ont recours à l’hypnose dans le cadre d’enquêtes criminelles.

En juillet 1976, un article faisait la une du New York Times, annonçant qu’un conducteur d’autobus enterré vivant s’était souvenu sous hypnose du numéro de plaque d’immatriculation de ses ravisseurs en Californie. Cette affaire a popularisé la méthode et a mené les services de police à l’utiliser à travers tout le pays.

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, la police effectuait en moyenne plus de cent séances d’hypnose par an à Los Angeles. Le chef du programme d’hypnose des forces de l’ordre de la ville a affirmé que les trois quarts d’entre elles ont fourni des informations utiles à la résolution des affaires.

Selon les partisan·es de l’hypnose, elle permet aux victimes et aux témoins de se rappeler d’événements traumatisants avec plus de clarté, en les détachant des émotions qui troublent le souvenir.

Aux États-Unis, treize États autorisent encore les témoignages induits par hypnose si celle-ci est réalisée conformément à certaines directives et quatre autres États les admettent sans condition. Sur ces dix-sept États, dix ont également des lois sur la peine capitale, ce qui signifie qu’ils peuvent potentiellement infliger la mort à des personnes innocentes.

Fiabilité contestée

Au cours des dernières décennies, la validité scientifique de l’hypnose a en effet été remise en question par des expert·es étudiant le fonctionnement de la mémoire, en particulier dans les interrogatoires policiers et les salles d’audience.

«L’ampleur de l’erreur scientifique en matière de criminalistique est époustouflante», a assuré l’avocat Ben Wolff au Guardian.

À mesure que l’hypnose s’est répandue dans le domaine judiciaire, ses faiblesses sont devenues plus évidentes et c’est ainsi qu’est apparu «un changement d’attitude» à son égard chez les juristes et les psychologues, note le Dr. Steven Lynn, expert en hypnose.

Une étude menée en 1983 à l’université Concordia de Montréal a révélé que les sujets hypnotisés ont tendance à être particulièrement vulnérables à l’implantation de faux souvenirs.

En 2006, un autre travail de recherche a exploré les souvenirs d’individus après la mort de la princesse Diana et a constaté que les personnes sous hypnose omettaient plus de détails et se souvenaient moins bien que celles qui ne l’étaient pas.

Au cours des deux dernières décennies, des États américains ont bloqué ou restreint l’utilisation de l’hypnose, mais l’interdiction de cette méthode soulève la nécessité d’un réexamen plus large de la manière dont la police et les procureurs peuvent influencer la mémoire des témoins et des suspect·es.

http://www.slate.fr

Un enquêteur pas comme les autres


Déjà que Mira est reconnue pour entraîner des chiens tels que pour les non-voyants, les entraineurs aussi des chiens qui peuvent interagir avec des victimes d’agression que ce soit physique, psychologique ou sexuelle. C’est un atout pour la police afin de mieux mener leurs enquêtes
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Un enquêteur pas comme les autres

 

Plein écran(Photo : Jacques L Frenette)

La zoothérapie joue maintenant un rôle dans les enquêtes sur les agressions physiques, psychologiques et sexuelles.

À Sherbrooke, les policiers qui enquêtent sur les agressions physiques, psychologiques et sexuelles peuvent compter sur un collègue unique en son genre : un beau gros labrador noir de deux ans et demi. Kanak est ce qu’on appelle un chien « de soutien émotionnel ». En se laissant dorloter et caresser par les victimes d’actes criminels, il aide celles-ci à s’ouvrir et favorise les confidences, ce qui facilite les enquêtes.

La formation de ces chiens policiers nouveau genre, choisis en fonction de leur tempérament calme, est assurée par la Fondation Mira. Leur entraînement et leur socialisation en famille d’accueil durent quatre mois. En comparaison, la formation des chiens-guides pour aveugles dure six mois.

 « Ce sont des chiens qu’on détourne de leur utilisation classique, auprès de personnes atteintes de déficience visuelle ou handicapées intellectuelles », dit Noël Champagne, psychologue et directeur de la recherche et du développement pour Mira.

Ce « toutou réconfortant » — comme le décrit sa maîtresse, Mélanie Bédard, sergente-détective et maître-chien au Service de police de Sherbrooke — a valu au corps policier le prix Coup de cœur du jury au gala d’excellence de l’Union des municipalités du Québec, en mai dernier.

En un an et demi, Kanak a participé à près d’une centaine d’enquêtes. Et depuis quelques mois, il n’est plus le seul dans la province. La Sûreté du Québec a intégré deux chiens de soutien à ses postes de Mascouche et de Québec.

http://lactualite.com

Les salissures laissées sur votre téléphone racontent votre vie


Votre téléphone portable est un vrai mouchard, et ce, sans nécessairement fouiller dans les données, les appels, messages … Bientôt, cela pourrait être utile aux enquêtes criminelles, mais aussi, pour la sécurité des aéroports et aux études de pollution de l’environnement
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Les salissures laissées sur votre téléphone racontent votre vie

 

© thinkstock.

Ce que vous avez mangé, les médicaments que vous avez pris ou les produits de beauté que vous avez utilisés sont autant d’informations que l’on peut récolter sur vous grâce à une méthode scientifique permettant d’établir des profils notamment dans le cadre d’enquêtes criminelles, révèle une étude lundi.

Ces chercheurs ont pu reconstituer le mode de vie des 39 participants en échantillonnant les molécules sur leurs téléphones portables.

« On peut imaginer un scénario dans lequel des enquêteurs arrivent sur les lieux d’un crime et trouvent des objets personnels comme un téléphone portable, un stylo ou une clé sans empreinte digitale ou ADN se trouvant dans une banque de données de la police… les laissant sans aucune piste », explique Pieter Dorrestein, professeur à la faculté de pharmacie de l’Université de Californie à San Diego, principal auteur de cette étude publiée dans les Comptes rendus de l’académie nationale des sciences (PNAS).

« En analysant les molécules laissées sur leur téléphone portable, on a pu ainsi dire s’il s’agissait d’une femme, qui utilise des produits cosmétiques chers, teint ses cheveux, boit du café, préfère la bière au vin, aime des aliments épicés, est soignée pour une dépression, porte des lunettes de soleil et recourt aux insecticides et passe probablement de ce fait beaucoup de temps à l’extérieur… », précise Amina Bouslimani, scientifique à l’Université de Californie à San Diego et co-auteur de ces travaux.

Les chercheurs ont fait des prélèvements sur quatre endroits des téléphones portables et huit points sur la main droite des participants, prélevant au total près de 500 échantillons.

Spectrométrie

Ils ont ensuite utilisé une technique dite de spectrométrie de masse pour détecter des molécules à partir de ces échantillons. Ils ont identifié autant de molécules que possible en les comparant à une vaste banque de donnée de référence. Cette approche n’est pas encore suffisamment précise pour identifier une personne sans l’ombre d’un doute comme le permettent les empreintes digitales, relève le professeur Dorrestein.

Pour affiner la technique, il faut davantage de molécules de référence dans la banque de données comme celles se trouvant dans les aliments les plus communément consommés, les textiles des vêtements, des tapis, des murs peints et tout ce qui est en contact avec les gens, indique-t-il. selon les auteurs.

Le pouvoir de l’ADN


L’ADN est un outil très utilisé en enquête criminelle, cependant, même si la génétique est un très fiable, il peut y arriver des erreurs d’interprétation, de manipulations ou autre, qui peuvent condamner à tort des personnes qui n’ont aucun rapport avec le crime. Les séries policières règlent des crimes en 60 minutes, mais en réalité, cela peut prendre beaucoup plus de temps, et l’ADN ne devrait pas être le seul moyen pour une accusation
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Le pouvoir de l’ADN

 

 

Érigée en preuve irréfutable dans les enquêtes, la molécule n’est peut-être pas aussi infaillible qu’on pourrait le penser

L’ADN, simple molécule enfouie dans le noyau de nos cellules, est devenu un outil puissant qui permet aujourd’hui de démasquer rapidement les criminels et d’innocenter des suspects, voire des condamnés à mort. Érigée en preuve irréfutable, l’ADN n’est toutefois pas aussi infaillible que plusieurs le croient. Il nous faut garder un oeil critique, croit la généticienne française Catherine Bourgain.

Depuis 1992, l’association Innocent Project aux États-Unis a réussi à faire innocenter 266 condamnés, dont 17 attendaient dans les couloirs de la mort, en leur permettant de bénéficier de tests ADN.

« L’ADN est un artisan de lutte contre la peine de mort », souligne Catherine Bourgain dans ADN superstar ou superflic ? publié aux éditions du Seuil.

« Lorsqu’il arrive trop tard pour innocenter, l’ADN peut encore servir à dénoncer les erreurs judiciaires », ajoute-t-elle avant de relater le cas de Claude Jones, condamné à mort pour le meurtre d’Allen Hilzendager par la justice du Texas, laquelle fondait son jugement sur une analyse de la structure microscopique d’un cheveu retrouvé près de la victime.

George Bush, alors gouverneur de l’État, refusa d’accorder à Jones, qui clamait son innocence, le délai de 30 jours nécessaire aux analyses d’ADN complémentaires, et ce dernier fut exécuté le 7 décembre 2000. Ce n’est qu’en 2010 qu’Innocent Projet obtint l’autorisation d’analyser l’ADN du cheveu, qui s’avère ne pas appartenir à Jones…

Plus près de chez nous, l’ADN a permis de retrouver l’auteur du meurtre de la comédienne Denise Morel, qui incarnait Dame Plume dans La ribouldingue, 23 ans après qu’elle eut été battue à mort et violée en 1984, à Montréal. Lors de son arrestation en 2007, Gaétan Bissonnette a dû fournir un échantillon de son ADN, qui s’est avéré identique à celui contenu dans des poils pubiens retrouvés sur la victime…

À Paris, une bijoutière s’est fait cambrioler par deux hommes qui l’ont torturée pour avoir le code secret de son coffre-fort. Avant de partir, un des deux cambrioleurs lui a fait un bisou, a raconté Mme Bourgain en entrevue lors de son passage à Montréal à l’invitation du Coeur des sciences de l’UQAM. Quand les policiers sont arrivés sur les lieux du méfait, ils ont prélevé des cellules à l’endroit où le bisou avait été donné. Quelques mois plus tard, le type s’est fait arrêter dans un autre cambriolage à Marseille. Quand on a versé son ADN dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), on a pu faire le lien avec le même ADN déposé lors du baiser.

Une preuve irréfutable ?

« On laisse partout de notre ADN, que ce soit sous forme de poils, de cheveux, de peaux mortes sur un mégot ou un chandail, ou encore de sperme. Du coup, on peut retrouver sur une scène de crime de l’ADN qui n’a absolument rien à voir avec l’affaire. Les gens qui ont une certaine habitude le savent et font extrêmement attention de ne pas laisser leurs traces, mais c’est quand même très difficile de prendre la bonne distance quand on a retrouvé de l’ADN sur une scène de crime, sachant que l’ADN jouit d’une image de preuve irréfutable », fait remarquer la chercheuse en génétique humaine et statistiques à l’INSERM, en France, avant de rappeler l’affaire du« Fantôme de Heilbronn

L’analyse de l’ADN retrouvé sur la scène du meurtre d’une policière en 2007, dans cette ville du sud-ouest de l’Allemagne, avait conduit la police à associer cet ADN avec celui prélevé dans les enquêtes d’une trentaine de crimes et délits différents, et à imputer ces derniers à une mystérieuse tueuse en série. En 2009, on découvrit que les empreintes génétiques de cette supposée criminelle correspondaient en fait à celles d’une employée de l’entreprise qui fournissait le matériel pour les prélèvements.

Selon Catherine Bourgain, la preuve ADN n’est pas infaillible compte tenu des possibilités de contamination au moment du recueil des échantillons biologiques, de leur transport vers le laboratoire et de leur traitement pour en isoler l’ADN.

« Il y a aussi toujours la possibilité d’erreurs de manipulation, d’étiquetage, de saisie des données. »

La généticienne souligne également le fait que l’empreinte génétique obtenue dépend aussi du « choix des outils statistiques utilisés » et du choix que l’on s’accorde dans leur interprétation. « On est toujours dans des probabilités parce que l’ADN ne parle pas. C’est toujours nous qui le faisons parler », dit-elle.

Catherine Bourgain s’interroge aussi sur la réelle utilité des grands fichiers d’empreintes génétiques dont se sont dotés une cinquantaine de pays dans le monde.

« Comme pour toute technologie, la question est de savoir quel est l’intérêt par rapport aux risques. Quels sont les risques associés à ces grandes bases de données par rapport au nombre de cas qui sont effectivement retrouvés grâce au fichier ? Ne suffit-il pas de comparer l’ADN des suspects potentiels avec l’ADN prélevé sur la scène du crime, sans passer par une base de données ? »

Ces questions ont été soulevées en Angleterre et un rapport d’enquête a conclu que ces grands fichiers risquent de« modifier la présomption d’innocence pour les individus qui sont dans le fichier

« L’ADN jouit d’un statut hors norme dans la pratique, de sorte que, si l’ADN retrouvé sur une scène de crime concorde avec celui d’une personne inscrite dans le fichier, c’est assez difficile d’aller contre », fait remarquer Mme Bourgain, tout en présentant un exemple récent d’assassinat avec cambriolage survenu aux États-Unis qui démontre les dangers d’une telle assomption.

« On a retrouvé de l’ADN sur la scène du crime et, quand on a consulté le fichier national, on est tombé sur une personne dont l’ADN concordait avec celui qui avait été prélevé. Cette personne a été arrêtée et mise en prison. Bien heureusement, on a poursuivi l’enquête et on s’est alors rendu compte qu’au moment des faits, cette personne était internée à l’hôpital pour une crise de démence : elle ne pouvait donc pas être sur les lieux du crime au moment de l’assassinat. On a alors mis en cause le brancardier qui avait été appelé pour prendre en charge la crise de démence, et qui avait contraint physiquement la personne en crise et l’avait conduite à l’hôpital. Ensuite, le brancardier était allé commettre son méfait. Mais comme il était porteur de l’ADN de la personne démente, il l’avait déposé de façon involontaire sur les lieux du crime », raconte la chercheuse.

Série télé et sens critique

Mme Bourgain s’inquiète de l’importance prise par l’analyse des empreintes génétiques dans les enquêtes policières.

« Les policiers qui sont formés à travailler avec de l’ADN ont plus tendance à investiguer les enquêtes où il y a de l’ADN par rapport à celles où il n’y en a pas. Les enquêtes criminelles dans lesquelles aucun ADN n’est identifié seraient plus facilement mises de côté dans un souci d’efficacité », indique-t-elle.

De plus, « les jurés qui sont habitués à voir des séries policières dans lesquelles tout est résolu facilement par l’ADN ont du coup tendance à considérer la preuve ADN avec un regard critique trop faible. […]

Cette image de science florissante et ultratechnologique a souvent des effets dévastateurs sur le sens critique, ajoute-t-elle.Il faut toujours rester prudent et vigilant. Il n’est pas question de bannir l’utilisation de l’ADN, mais simplement il faut connaître toutes ces histoires et garder notre sens critique. »

La Banque nationale de données génétiques du Canada

C’est en 2000 que le Canada s’est doté d’une banque de données génétiques dans le but d’aider les services de police à travers le pays à identifier les auteurs de crimes non résolus. La Banque nationale de don- nées génétiques (BNDG) est sous le contrôle du commissaire de la Gendarmerie royale du Canada. Elle est constituée de deux répertoires : un fichier de criminalistique, qui, le 30 avril dernier, comptait 106 532 profils génétiques et un fichier des condamnés, qui en comprenait 303 456, pour un total de 415 988 profils génétiques. La BNDG détient donc le profil génétique d’environ 1,2 % de la population canadienne.

Le fichier de criminalistique contient tous les profils génétiques associés aux substances corporelles qui ont été trouvées sur le lieu d’une infraction ou d’un crime.

Ce fichier est alimenté par trois laboratoires. Le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal y dépose les informations génétiques provenant des scènes de crimes survenus au Québec. Le Centre of Forensic Sciences de Toronto fait de même en Ontario, et les Services de laboratoire judiciaire de la GRC couvrent les crimes perpétrés dans le reste du Canada. Une fois intégré à la BNDG à Ottawa, un profil génétique retrouvé sur une scène de crime dans une province est comparé aux profils génétiques associés aux autres dossiers présents dans le fichier de criminalistique afin de retrouver de possibles correspondances.

Le fichier des condamnés comprend quant à lui le profil génétique des personnes reconnues coupables d’infractions primaires (crimes graves contre la personne, parmi lesquels figurent les agressions sexuelles, la pornographie juvénile, les agressions armées, les homicides et les tentatives de meurtre ainsi que les vols qualifiés) et secondaires (harcèlement criminel, proférer des menaces, voies de fait). Les échantillons de tissus corporels (de sang, de salive ou de cheveux) prélevés sur les contrevenants sont envoyés à la BNDG à Ottawa, où on procède à une analyse génétique. Le profil génétique ainsi obtenu est ensuite déposé dans le fichier. Il est alors comparé avec les profils génétiques enregistrés dans le fichier de criminalistique. S’il s’avère identique à l’un d’entre eux, l’information est communiquée au laboratoire ayant fourni l’échantillon d’ADN prélevé sur la scène du crime, qui, après des vérifications d’usage, le transmet à son tour au service de police responsable du dossier.

Les enquêteurs peuvent aussi fournir un échantillon d’ADN d’un suspect relié à un dossier d’agression sexuelle non résolu, dont des éléments biologiques ont déjà été versés dans le fichier de criminalistique. Si l’ADN du suspect s’avère identique à celui présent dans le fichier, il y aura procès et l’individu verra son profil génétique intégré au fichier des condamnés.

Les échantillons de tissus corporels et les résultats de l’analyse génétique doivent être détruits lorsque la personne visée n’est plus un suspect ou a été acquittée lors d’un procès en appel.

Au moment de la création de la BNDG, un Comité consultatif de la BNDG a été mis sur pied. Cet organisme indépendant est chargé de surveiller tous les aspects du processus de mise en oeuvre et les opérations de la Banque et d’en rendre compte chaque année au Commissaire de la GRC.

États-Unis, Royaume-Uni et France

Les États-Unis possèdent la plus grosse banque de données génétiques avec près de sept millions de profils, soit environ 2 % de la population américaine. Le fichier national du Royaume-Uni (le NDNAD) compte pour sa part cinq millions de profils, ce qui représente 8 % des habitants du pays. La banque existe depuis 1995. En France, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) renferme pour sa part le profil génétique de plus de 2,5 millions de personnes, soit plus de 3 % de la population française.

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Le Saviez-Vous ► Quand les insectes aident à résoudre des crimes


Les insectes sont souvent des indices importants quand il y a une mort suspecte. On le voit dans les téléséries policières, mais pourtant cette observation d’insecte à déjà été fait il y a plusieurs siècles
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Quand les insectes aident à résoudre des crimes

Un crime est commis. L’enquête débute. Souvent, on a recours au maître-chien pour tenter de localiser le ou les suspects ou, à tout le moins, pour connaître la direction prise par le(s) malfaiteur(s). Mais saviez-vous que les insectes peuvent jouer un rôle déterminant dans la solution de crimes?

Eh oui! Et ce moyen n’est pas nouveau, loin de là. C’est en Chine que, pour la première fois, les insectes ont été utilisés pour résoudre un crime commis en 1247. Un travailleur des champs avait alors été retrouvé mort, visiblement tué à coups de faux. Les autorités ont demandé que les travailleurs déposent leur outil tranchant en plein soleil. Elles ont alors remarqué que les mouches étaient très attirées par l’une d’entre elles. Et son propriétaire a avoué le meurtre.

Quelque 600 ans plus tard, la découverte du cadavre momifié d’un bébé, dans les murs d’une maison, a remis les insectes au travail. C’était en 1855. En examinant le type d’insecte présent dans le corps, le pathologiste a conclu que la mort remontait à 1848, innocentant ainsi les nouveaux propriétaires de la maison et désignant les coupables, soit ceux qui avaient vendu la résidence.

Au Canada, le meurtre de Lynn Harper, en 1958, a été élucidé grâce aux parasites présents dans son estomac. Un ado de 14 ans, Steven Truscott, a été condamné pour le viol et l’assassinat de la jeune fille alors âgée de 12 ans.

Outre les insectes qui peuvent se retrouver sur ou dans le corps de la victime, la présence de cadavres d’insectes dans un environnement précis peut également résoudre un crime.

Ce fut le cas des frères Vincent soupçonnés d’avoir tué 5 personnes en Californie en 2004. Or, ces derniers affirmaient être en Ohio au moment des meurtres. Mais la présence de cadavres d’insectes sur la calandre du véhicule de location a prouvé, hors de tout doute, que les frères étaient bien dans l’Ouest américain : le type de mouche retrouvé sur le véhicule n’ayant jamais été observé dans l’Ohio.

Fascinant…

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Recréer des visages avec un échantillon d’ADN


L’ADN est une vraie source d’information, qu’avec la science, le crime parfait sera de plus en plus difficile, car il sera plus facile de mettre un visage sur un simple échantillon.
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Recréer des visages avec un échantillon d’ADN

Recréer un visage en trois dimensions à partir d’un échantillon d’ADN, voilà une méthode qui pourrait aider les autorités à retrouver des criminels plus facilement. Un programme informatique, mis au point par une équipe de chercheurs, permettrait en effet de recréer un visage à partir d’un simple cheveu laissé sur une scène de crime; une véritable avancée pour la science médico-légale. 

Si le génome pouvait révéler la couleur des yeux ou des cheveux d’un individu, il peut maintenant dévoiler la structure complète du visage d’un individu. À l’aide de données recueillies par les chercheurs, ceux-ci sont parvenus à élaborer un modèle statistique permettant de prédire la forme du visage basé sur le génome. Compilant une liste de mutations génétiques connues, les chercheurs ont pu mettre en évidence certaines variations génétiques. Par exemple, ils ont pu voir comment le gène responsable de la grosseur des lèvres est différent chez quelqu’un avec des lèvres pulpeuses, versus chez une personne avec des lèvres minces.

Si le programme doit être perfectionné, il devrait connaître un succès retentissant dans le milieu de la justice et pourrait trouver d’autres applications, notamment dans l’étude de nos ancêtres et d’espèces disparues.

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Un algorithme permet de remonter à la source de tout type d’information sur le web


Si cela permet de trouver l’origine des messages douteux, dangereux, comme des attentats, de la pornographie et menaces sur le web, cela serait une bonne avancé pour mieux ciblés les recherches.
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Un algorithme permet de remonter à la source de tout type d’information sur le web

 

Réseau - Un algorithme permet de remonter à la source de tout type d'information sur le web

Photo Paulus Nugroho R – Fotolia.com

GENEVE (Suisse) – Un chercheur portugais de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a mis au point un système mathématique permettant d’identifier l’origine d’une information circulant sur un réseau, d’une épidémie, voire d’un attentat, a annoncé vendredi l’EPFL.

Le chercheur Petro Pinto, qui travaille pour le Laboratoire de communications audiovisuelles de l’EPFL, a mis au point un système «qui pourrait s’avérer un précieux allié» pour ceux qui doivent mener des enquêtes criminelles ou qui recherchent l’origine d’une information sur la toile.

«Grâce à notre méthode, nous parvenons à remonter à la source de tous types d’informations circulant dans un réseau et ce en n’écoutant qu’un nombre restreint de membres», a expliqué Pedro Pinto.

À titre d’exemple, il indique être en mesure de retrouver l’auteur d’une rumeur circulant entre 500 membres d’un même réseau, en observant les messages de 15 à 20 contacts seulement.

«Notre algorithme est capable de refaire à l’envers le chemin parcouru par l’information, et de remonter à la source», a-t-il dit.

Le chercheur a aussi testé son système pour retrouver l’origine d’une maladie infectieuse en Afrique du Sud.

«En modélisant les réseaux de circulation d’eau, rivières ou transports humains, nous avons pu retrouver l’endroit où se sont déclarés les premiers cas», a-t-il expliqué.

Le chercheur a aussi testé son système sur les communications téléphoniques liées aux préparatifs des attentats du 11 septembre 2001.

«En reconstruisant le réseau de ces terroristes uniquement sur la base des informations parues dans la presse, notre système nous a livré trois suspects potentiels, dont l’un était l’initiateur avéré de ces attaques, selon l’enquête officielle».

Les détails de cet algorithme sont publiés ce vendredi dans la revue Physical Review Letters.

Pedro Pinto a travaillé sous l’autorité de deux professeurs suisses de l’EPFL, MM. Patrick Thyran et Martin Vetterli.

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