Royaume-Uni: le niveau d’alerte terroriste élevé de « grave » à « critique »


Ça prend un désaxé pour aller pour faire un attentat suicide et en plus visé des enfants et adolescents à un concert. Ce n’est pas une question de religion, mais des fous manipulateurs qui sont capables de laver des cerveaux pour faire des gestes abominables.
Je suis tout coeur avec Manchester ! Il faut que cela cesse ce terrorisme basé sur des prétextes lamentables
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Royaume-Uni: le niveau d’alerte terroriste élevé de « grave » à « critique »

 

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi soir le renforcement du niveau d’alerte terroriste de « grave » à « critique » après l’attentat-suicide de  commis par un étudiant d’origine libyenne, qui a fait 22 morts lundi soir.

« Nous ne pouvons ignorer la possibilité qu’un groupe d’individus plus large soit lié à l’attentat de Manchester », a souligné Theresa May, qui a également annoncé le déploiement de l’armée pour épauler la police.

Le niveau « critique » signifie qu’une attaque est considérée comme imminente.

La police a progressé dans son enquête:

« L’homme soupçonné d’avoir commis l’atrocité de la nuit dernière a été identifié sous le nom de Salman Abedi, 22 ans », a déclaré le commissaire de police Ian Hopkins.

Selon plusieurs médias britanniques, Abedi est un Britannique né à Manchester de parents libyens ayant fui le régime de Kadhafi. Ils ont trouvé refuge d’abord à Londres, puis dans le quartier résidentiel de Fallowfield, au sud de Manchester, où le suspect résidait.

La priorité de l’enquête « reste d’établir s’il a agi seul ou au sein d’un réseau », a ajouté le commissaire de police.

Un homme de 23 ans avait été arrêté quelques heures plus tôt dans une autre banlieue résidentielle au sud de Manchester, en lien avec l’attentat, selon la police qui n’a pas précisé la nature de ce lien.

Des perquisitions ont été menées, notamment au domicile du suspect dans un quartier pavillonnaire de maisons modestes en briques rouges. Peu y connaissaient cet étudiant « discret » et « réservé ».

 « Je ne suis même pas sûre de savoir à quoi il ressemble, je devais pourtant le croiser tous les jours », confiait à l’AFP Rachel Harding, 37 ans, qui vit à quelques maison de là.

‘petites filles en pleurs’

Saffie Rose Roussos, huit ans, assistait au concert de la star américaine Ariana Grande avec sa mère et sa soeur : elle a été tuée par la puissante explosion qui a frappé vers 22H30 (21H30 GMT) l’une des sorties du Manchester Arena à la fin du spectacle.

L’assaillant a choisi « délibérément l’endroit et l’heure pour causer un maximum de victimes, dont de nombreux jeunes », a déploré la Première ministre Theresa May avant de rencontrer des enfants hospitalisés dans la troisième ville britannique.

Le bilan pourrait s’aggraver, certains des 59 blessés hospitalisés — parmi lesquels 12 ont moins de 16 ans selon une source médicale — se trouvant dans un état grave.

Un sans domicile fixe qui se trouvait à proximité de la salle de concert a captivé les réseaux sociaux en racontant à la télévision ITV avoir secouru des enfants hébétés, sortis en sang après l’explosion, en retirant « des clous » des bras et même du visage d’une petite fille.

Un centre d’accueil a été installé au stade de football de Manchester City pour les victimes et leurs proches. Et le quotidien de la ville, le Manchester Evening News, a lancé un appel aux dons qui avait déjà réuni près de 700.000 euros pour leur venir en aide.

L’explosion avait provoqué une panique lundi soir.

« Les gens tombaient les uns sur les autres dans l’escalier », a raconté à l’AFP Kennedy Hill, petite fille accompagné de sa maman. « Des papas portaient dans leurs bras des petites filles en pleurs », raconte Sebastian Diaz, 19 ans.

« C’est une fois de plus la jeunesse, nos modes de vie, notre culture qui ont été attaqués », a déclaré le ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, un an et demi après l’attaque contre la salle de concert du Bataclan qui avait fait 90 morts à Paris, également revendiqué par le groupe État islamique.

L’EI sous pression en Irak

Les attentats se sont multipliés ces derniers mois en Europe– 86 morts en juillet à Nice, douze à Berlin en décembre, cinq à Londres en mars, cinq en avril à Stockholm — alors que l’EI subit de lourdes pertes militairement en Irak et en Syrie.

L’attentat de Manchester, qui intervient deux mois pile après celui qui avait fait cinq morts près du Parlement à Londres, est le plus meurtrier au Royaume-Uni depuis juillet 2005, quand quatre kamikazes avaient tué 52 personnes et fait plus de 700 blessés dans les transports londoniens.

La campagne en vue des élections législatives du 8 juin a été suspendue en hommage aux victimes.

À Manchester, les gestes de solidarité se sont multipliés, comme les dons de sang, les cafés offerts ou les taxis gratuits. Une veillée s’est tenue en fin de journée, de nombreux habitants accrochant des messages aux réverbères et déposant fleurs et bougies.

« Je pense aux parents », a dit sobrement Elizabeth Littlewood, 44 ans, mère de deux adolescentes. « Manchester a été atteinte, déchirée, mais on va surmonter ça ensemble », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Les réactions affligées se sont multipliées dans le monde. La tour Eiffel, à Paris, devait s’éteindre à minuit pour rendre hommage aux victimes.

http://quebec.huffingtonpost.ca

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Le syndrome de la tête qui explose, un trouble méconnu


Un syndrome peu connu est que les médecins ne comprennent pas vraiment les causes. Le syndrome de la tête qui explose est une expérience surprenante, car la personne est réveillée en sursaut par bruit soudain et fort.
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Le syndrome de la tête qui explose, un trouble méconnu

 

Ce syndrome au nom effrayant est peu connu et pourtant courant : il consiste à se réveiller en sursaut dans la nuit en ayant entendu un bruit fort, comme un objet tombant brutalement par terre, ou parfois en ayant vu un éclair de lumière.

Connaissez-vous le syndrome de la tête qui explose ? Rassurez-vous, même s’il peut donner lieu à une belle peur, il n’a rien à voir avec une scène de film d’horreur. Ce trouble du sommeil se manifeste lorsqu’une personne s’endort ou se réveille et qu’elle entend un bruit fort. Dans une étude parue dans Cephalalgia, Brian Sharpless, de l’université Argosy en Virginie, a voulu en savoir plus à ce sujet. Comme le rapporte Live Science, il avait déjà trouvé dans des travaux précédents que 13,5 % des gens en faisaient l’expérience au moins une fois dans leur vie.

Dans cette étude, 49 étudiants touchés par ce syndrome ont raconté leurs symptômes. Les expériences des patients étaient diverses, certains n’avaient connu qu’un épisode tandis qu’une personne en aurait connu 150. Mais il y avait des points communs. Par exemple, le bruit le plus souvent entendu était celui d’un objet qu’on laisserait tomber de haut. Ce pouvait être aussi une détonation, un bruit d’explosion ou de porte qui claque.

Peur, tachycardie et éclairs de lumière

Les patients ressentaient aussi souvent des symptômes comme de la peur, une tachycardie et des secousses musculaires. Un quart d’entre eux voyait un éclair de lumière. Seulement 10 % en auraient parlé à un médecin. Les épisodes avaient plutôt lieu lors d’une transition veille-sommeil et en dormant sur le dos.

Les scientifiques ne savent pas quelle est la cause de ce phénomène. L’une des hypothèses les plus couramment envisagées est qu’il est lié à une partie du cerveau appelée formation réticulée, qui aide l’individu à s’endormir. La formation réticulée jouerait aussi un rôle dans un autre phénomène curieux, la paralysie du sommeil, au cours de laquelle l’individu se réveille en étant incapable de bouger.

Pour Brian Sharpless, « s’endormir, c’est comme arrêter un ordinateur ».

Le cerveau passe par plusieurs étapes dont l’une nécessite d’éteindre les neurones qui servent à entendre. Un patient souffrant du syndrome de la tête qui explose, au lieu d’éteindre ces cellules, les mettrait en marche ce qui fait qu’il entendrait un bruit puissant.

http://www.futura-sciences.com/

Peut-on survivre à un hiver nucléaire?


Depuis la bombe nucléaire, à différents moments, la peur d’un hiver nucléaire se fait ressentir. Est-ce que cette peur serait justifiée avec Donald Trump ? Je me souviens quand étant enfant cette crainte existait, on disait en autre que si un fou à la charge de peser sur le bouton rouge, cela serait désastreux.
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Peut-on survivre à un hiver nucléaire?

 

Test d'une bombe atomique en avril 1954 REUTERS

Test d’une bombe atomique en avril 1954 REUTERS

L’hiver nucléaire est le cauchemar de tous ceux qui se sont penchés sur les conséquences d’un conflit nucléaire. La guerre froide appartient au passé mais avec Poutine d’un côté et Trump de l’autre, le monde est peut-être sur le point de redevenir un endroit très dangereux. L’hiver nucléaire serait la conséquence des millions de tonnes de fumées, de poussières et de débris propulsés dans l’atmosphère par l’explosion des bombes atomiques et se répandant tout autour de notre planète. En masquant le rayonnement solaire, en détruisant la couche d’ozone, ils condamneraient à mort des populations se trouvant à des milliers de kilomètres des explosions.

Mais est-il possible tout de même et dans certaines conditions de survivre à un hiver nucléaire ce que décrivent d’ailleurs tant de livres et de films de science-fiction décrivant un univers post-apocalyptique? C’est la question que se posent sérieusement Life Nogginet Gizmodo. La réponse la plus simple est probablement non. Mais en fait tout dépend des pays qui mènent la guerre nucléaire et plus encore du nombre de bombes qui sont lancées et où elles sont lancées.

Famine et radiations

 

Comme le montre cette simulation animée, une guerre nucléaire «limitée» avec l’utilisation de 100 bombes de la puissance de celle d’Hiroshima, par exemple entre le Pakistan et l’Inde, se traduirait par des quantités importantes de l’ordre de 3 à 4 millions de tonnes de carbone propulsés au-dessus des nuages dans la stratosphère dont ils ne pourraient pas être «nettoyés» par les pluies. Les fumées couvriraient l’ensemble du globe en moins de deux semaines et il faudrait une décennie pour qu’elles disparaissent totalement. Elles absorberaient une partie du rayonnement solaire et verraient leur température approcher les 100 degrés celsius ce qui détruirait une partie de la couche d’ozone. Cela se traduirait par presque un doublement de la quantité d’UV qui frapperaient certaines régions. En Amérique du nord et en Europe, il faudrait seulement quelques minutes en juin pour attraper un coup de soleil.

Par ailleurs, la température baisserait sur tout le globe de plusieurs degrés ce qui aurait un impact désastreux sur les cultures. Jusqu’à 2 milliards de personnes pourraient périr de la famine.

Glaciation

 

Au bout de cinq ans, la température sur terre resterait en moyenne inférieure de 1 degré celsius à ce qu’elle était avant la guerre atomique et la couche d’ozone resterait fortement endommagée. Et il ne s’agit que de l’hypothèse de l’utilisation de 100 bombes. Il y en a 15.000 dans les arsenaux…

«Avec 100 bombes et moins, il est possible que vous puissiez survivre aux conséquences de la famine et de l’exposition aux radiations d’UV» explique Pat Graziosi qui a réalisé la vidéo de Life Noggin. «Mais avec une guerre nucléaire de grande ampleur, l’hiver nucléaire serait encore plus terrible».

Si des centaines ou des milliers de bombes étaient lancées par les Russes, les Américains, les Chinois… elles pourraient envoyer dans l’atmosphère jusqu’à 180 millions de tonnes de poussières.

Elles resteraient dans la stratosphère entre 10 et 20 ans et le rayonnement solaire serait tellement réduit «qu’à midi la clarté serait celle d’une nuit de pleine lune».

Les grandes zones agricoles de l’hémisphère nord se trouveraient rapidement gelées et la baisse des températures serait supérieure à celles de la dernière ère glaciaire il y a 18.000 ans. L’homme avait alors failli disparaître. A nouveau, la survie de l’espèce humaine serait en jeu.

http://www.slate.fr/

Sa cigarette électronique lui explose au visage et lui inflige de sérieuses brûlures


Déjà que la cigarette électronique ne semble pas aidée vraiment pour arrêter de fumer, il s’avère qu’il peut être aussi dangereux physiquement de l’utiliser
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Sa cigarette électronique lui explose au visage et lui inflige de sérieuses brûlures

 

cigarette electonique

On se demande encore quel effet a vraiment la cigarette électronique sur la santé de ceux qui la fument. Il semble qu’un autre danger potentiel guette les vapoteurs, celui-là plus direct et brutal.

L’explosion d’un tel appareil dans les mains de Ty Greer, un Albertain, comme le rapporte Global News, montre que des problèmes techniques ou un mauvais usage peuvent être très dangereux.

Le jeune homme de 16 ans fumait sa cigarette électronique avec un ami lorsque la batterie a explosé, selon son père.

«L’explosion a créé une grosse boule de feu qui a même brûlé son sac de sport», a indiqué Peter Greer, selon le Journal de Montréal.

TVA Nouvelles rapporte que Ty est un jeune joueur prometteur de hockey, si on en croit les dires de son père.

Et il ne s’agit pas du seul exemple de dommages physiques causés par l’explosion d’une vapoteuse. Une recherche rapide nous a permis d’apprendre qu’au moins six cas ont été rapportés par des médias canadiens, américains et britanniques dans la dernière sermaine.

Pour ceux qui sont certains que la cigarette électronique est sans risque, c’est un pensez-y bien.

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Attentats de Paris: Scènes d’apocalypse dans la capitale


La France vit encore des moments de terreurs. C’est à Paris qu’a lieu le drame, des témoins parlent de mort, d’explosions, des tirs en rafales. On ne sait pas encore le qui et le pourquoi mais au Québec nous sommes tout coeur avec la France
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Attentats de Paris: Scènes d’apocalypse dans la capitale

Des sirènes hurlantes dans tout Paris, des rues bouclées par la police, des proches de victimes en sanglots qui tentent de passer : scènes d’apocalypse vendredi soir à Paris, théâtre d’attaques meurtrières simultanées qui ont fait au moins 39 morts.

Le périmètre est bouclé autour de l’hôpital Saint-Louis, dans le nord de la capitale. Un homme en larmes raconte que sa soeur a été tuée. A ses côtés sa mère explose en sanglots et se jette dans ses bras.

« Ils ne veulent pas nous laisser passer », explique-t-il en montrant le carrefour, 50 mètres plus loin.

« On a entendu des bruits de fusillade, 30 secondes de rafales, c’était interminable, on pensait que c’était un feu d’artifice », raconte Pierre Montfort, qui vit tout près de la rue Bichat, où a eu lieu l’une des fusillades.

Un autre témoin décrit la scène: « sur le moment on ne voit que les flammes qui sortent de l’arme, on a eu peur, qui nous disait qu’il n’allait pas tirer sur les fenêtres? »

Florence dit être arrivée « en scooter peut-être une minute après ».

« C’était surréaliste, tout le monde était à terre. Personne ne bougeait dans le restaurant Petit Cambodge et tous les gens étaient par terre au bar Carillon. C’était très calme, les gens ne comprenaient pas ce qu’il se passait. Une fille était portée par un jeune homme dans ses bras. Elle avait l’air morte », explique-t-elle.

Mêmes scènes de guerre rue Charonne, un peu plus à l’Est. Des camions de pompiers repartent toutes sirènes hurlantes.

«C’est plus grave que Charlie Hebdo»

Un homme dit avoir entendu des tirs pendant « deux, trois minutes », « des rafales ». « J’ai vu plusieurs corps à terre ensanglantés. Je ne sais pas s’ils étaient morts », lâche-t-il.

« Il y avait du sang partout », confirme un autre témoin, parlant de tirs très forts en plusieurs temps.

Toujours dans l’Est parisien, mêmes gyrophares de la police et des pompiers, autre quartier bouclé, celui de la salle de concerts le Bataclan, tout près de la rédaction de Charlie Hebdo cible d’un attentat meurtrier en janvier. Une prise d’otages est en cours.

Les gens sont pendus au téléphone

. « Ma femme était au Bataclan, c’est une catastrophe », dit un homme qui a accouru sur place mais est bloqué par le cordon de sécurité.

« Il y a eu une fusillade à l’intérieur du Bataclan. Tout ce que je peux vous dire c’est que c’est plus grave que Charlie Hebdo », glisse un membre des forces de l’ordre.

Le Stade de France, enfin, en banlieue nord de Paris. Des explosions ont retenti autour, des grenades selon certains stadiers. La police afflue, le public a pu entendre deux explosions mais le match amical France-Allemagne s’est poursuivi. Tout le monde est d’abord confiné à l’intérieur du stade, survolé par un hélicoptère.

« On a entendu les explosions 25 minutes après le début du match. Il a continué normalement. Je pensais que c’était une blague », explique Ludovic Klein, 37 ans, venu de Limoges avec son fils de dix ans. « L’évacuation s’est faite dans le calme à part un petit mouvement de foule. »

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Il piège sa copine en faisant exploser son enfant de 3 ans !


Je ne sais pas si vous trouvez cela drôle, moi, je continue à croire que tout n’est pas à rire. C’est vraiment de très mauvais goût
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Il piège sa copine en faisant exploser son enfant de 3 ans !

 

 

L’acteur et humoriste américain Roman Atwood piège sa copine avec la complicité de son enfant de 3 ans et un quad téléguidé.

Profitant d’un court absence de sa copine, Roman Atwood remplace rapidement son enfant par un mannequin qu’il installe au guidon du quad.

Le véhicule se met alors à rouler dangereusement en direction d’un tremplin, sous les yeux paniqués de la maman qui est de retour. Une caméra cachée explosive !

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«Journal d’Hiroshima»: le terrifiant carnet d’après la Bombe


Aujourd’hui, on a beaucoup parlé d’Hiroshima, de la bombe atomique, de l’ingéniosité de l’homme à inventé mais encore plus de son imbécilité dans ses actions. Il y a eu probablement beaucoup d’écrits sur cette journée d’enfer, mais ce médecin a été plus qu’un témoin, il a été directement comme tant d’autres une victime, et par ses écrits de son journal d’après Hiroshima, nous pouvons espérer que plus jamais un tel affront à l’humanité se reproduira
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«Journal d’Hiroshima»: le terrifiant carnet d’après la Bombe

 

Des travailleurs japonais des raids aériens transportent une victime après l'explosion d'Hiroshima, le 6 août 1945. Archives via Reuters.

Des travailleurs japonais des raids aériens transportent une victime après l’explosion d’Hiroshima, le 6 août 1945. Archives via Reuters.

Par Philippe Boggio

Dans ce livre publié en 1955 qui fit grand bruit, réédité en 2011 en France, un médecin japonais, Michihiko Hachiya raconte les différentes étapes de l’après Hiroshima: les douleurs après l’explosion, l’incompréhension, la sidération, et l’entrée dans l’ère atomique.

L’explosion atomique d’Hiroshima, dont on commémore, ce 6 août, le 70ème anniversaire, est souvent racontée par le gigantisme effrayant de ses chiffres. Ou par le génie scientifique démentiel dont a fait montre l’homme, en 1945, en chargeant l’équivalent de 15.000 tonnes de TNT dans une bombe d’uranium de 4,5 tonnes, baptisée du petit nom charmant de Little Boy par l’état-major américain. Ce talent des physiciens, l’historien Didier Le Fur en résume ainsi les premiers effets dans son implacable préface au livre célèbre du médecin Michihiko Hachiya, Journal d’Hiroshima, réédité chez Tallandier et qui vient de sortir en poche:

«La bombe explosa à 580 mètres d’altitude. Une immense bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en une fraction de seconde émettant un puissant rayonnement; dessous, les températures augmentèrent en quelques instants de 4.000 degrés. Sur terre, le feu se déclenchait déjà. Le passage de l’onde de choc pulvérisa tout, provoquant des vents de plus de 800 km/h. Puis un champignon, fait de poussières et de débris de toutes sortes, entama une ascension de plusieurs kilomètres dans le ciel».

Il y a aussi l’autre manière, celle du receveur, si l’on ose dire: un habitant d’Hiroshima, parmi les quelques 250.000 de cette ville côtière, aux premières heures d’une journée d’été qui promettait d’être ensoleillée. C’est le même récit mais par l’autre bout, une autre entrée, au ras du sol, à hauteur de gisant, dans la même nuit, de plein jour, de l’esprit humain; en gros plan, comme dans un film tourné «caméra à l’épaule», sur ce qu’il resta soudain de vie et de décor «sur terre», à 8h15 du matin.

22 jours

Ce Journal d’Hiroshima –fort bien servi dans sa nouvelle version française par la traduction de Simon Duran– Michihiko Hachiya, le directeur de l’hôpital du Bureau des Communications, entreprit de le tenir, jour après jour, à partir du 8, et jusqu’au 30 septembre.

En caleçon et maillot de corps, le médecin se reposait d’une nuit de garde, à même le sol du séjour de sa maison, non loin de l’hôpital, quand «un puissant éclair de lumière», avant un second, l’avait fait tressaillir. Sa mémoire allait vaciller, toutes les heures suivantes, mais il conserva le parfait souvenir «d’une lampe en pierre qui se mit à scintiller dans le jardin». Puis plus rien. Il y avait une ville… Une maison… Au dessus de lui, le toit tanguait. «Instinctivement, écrit Hachiya, je tentait de fuir, mais des gravats et des poutres tombées au sol me barraient le passage».

Avant (en haut) et après (en bas) l’explostion de la bombe atomique sur Hiroshima / prises en avril et août 1945 Photos: U.S. Strategic Bombing Survey, via Reuters

Il parvint à gagner le jardin, s’arrêta, pris d’un état de faiblesse physique qu’il diagnostiqua comme anormale:

«A ma grande stupeur, je découvris alors que j’étais complétement nu. Chose étrange! Où étaient passés mon caleçon et mon maillot de corps?»

Il se palpe, il est blessé, à peu près partout. Sa lèvre inférieure pend.

«Un gros morceau de verre était fiché dans mon cou; sans y penser, je l’en délogeai et, avec le détachement d’un homme sidéré et en état de choc, je l’étudiais ainsi que ma main ensanglantée». La pensée de sa femme le réveille. Une explication possible aussi. «C’est une bombe de cinq cent tonnes! Yaecko-san, où es-tu? Une bombe de cinq cents tonnes est tombée». 

«Pétrifiés par la mort en pleine fuite»

Sa femme apparaît, «pâle et apeurée», couverte de sang, mais moins blessée que lui. Filer. L’hôpital! Ils se mettent à courir en passant par la maison des voisins qui s’affaisse aussi, et s’étalent en arrivant dans la rue:

«En me relevant, je m’aperçus que j’avais trébuché sur la tête d’un homme. « Excusez-moi! Excusez-moi, s’il vous plaît! », criai-je frénétiquement.

Aucune réponse. Il était mort. Cette tête avait appartenu à un jeune officier dont le corps gisait écrabouillé sous une énorme porte».

Le premier de milliers de cadavres, «pétrifiés par la mort en pleine fuite» ou comme diminués, écrasés par une force invisible, que le médecin-directeur va voir, d’abord dans cette rue du salut vers l’hôpital, puis tout autour du bâtiment en béton armé, resté debout, des Communications, et enfin dans toute la ville. Sa femme lui a passé son tablier autour du corps. Elle continue d’avancer sans lui, sur son insistance, car lui s’effondre à nouveau, ses forces enfuies. Plus rien n’éclaire la rue, c’est comme s’il faisait nuit.

Effacement du temps

«On aurait tout aussi bien pu être le lendemain, notera Hachiya par la suite. Le temps n’avait plus de sens». Il revient à lui, reprend sa marche titubante, croise une femme nue, puis d’«autres ombres humaines». 

«Certains paraissaient se mouvoir sous l’emprise de la douleur, les bras détachés de leurs corps, avant-bras et bras ballant comme des épouvantails. Cette vision me captiva jusqu’à ce que j’eusse soudainement conscience que ces gens avaient été brûlés et qu’ils ne déployaient ainsi leurs bras que pour mieux empêcher le frottement douloureux de leurs surfaces écorchées».

La ville est par terre, plus rien n’entrave la vue jusqu’aux montagnes autour d’Hiroshima, qui paraissent soudain plus proches. Un vent violent attise partout des incendies. De toutes les douleurs qu’il éprouve domine la soif, un besoin jamais ressenti de manière aussi impérieuse. L’hôpital enfin! Entre deux évanouissements, il reconnaît sa femme et des membres de ses équipes, qui le prennent en charge sur un brancard, et c’est dans cette position du blessé, puis de l’opéré, enfin du convalescent –son corps gardera la trace de cent cinquante cicatrices–, qu’il coordonnera l’organisation d’un immense centre de soins improvisé à ciel ouvert. Car l’hôpital brûle à son tour, et c’est même lui, de sa couche, en voyant des flammes surgir par une fenêtre, qui donne l’alerte:

«Les courants d’air chaud ascendants devinrent si violents que des plaques de zinc arrachées des toits se mirent à tournoyer et à siffler capricieusement dans le ciel». 

L’hôpital est évacué, ainsi que les locaux du Bureau des Communications, qui avait déjà été réquisitionné. D’autres dizaines de morts. Résistance humaine submergée. Pour le docteur, de nouvelles blessures, à même son brancard.

Le silence et la soif

Peu après l’explosion, le 6 août 1945 via Wikipedia License CC

Puis le nuage reparti, avec le vent, les incendies ayant face place nette du décor urbain, un silence d’une pesanteur inconnue. L’hébétude de la plus haute des solitudes. Il y avait une ville, il n’y a plus rien… Les premières questions aussi, sans réponse. Qu’est-ce qu’il s’était passé? Pourquoi tant des brûlés? Ceux qui portaient un manteau avaient plutôt mieux résisté au feu, au souffle ou au rayonnement de l’explosion, mais on porte assez peu de manteaux en été, à Hiroshima. Les cadavres de militaires, dans toute la ville, avaient encore des cheveux à l’endroit du crâne du calot réglementaire, au dessus de faces à vif, méconnaissables. Pourquoi tout le monde avait-t-il eu si soif? Cruelle ironie, Hiroshima est une ville de delta, veinée de rivières, et on retrouvait des milliers de morts, dont le dernier geste de vie avait consisté à ramper en vain vers les innombrables points d’eau de la ville. Les piscines, les bassins d’alimentation, la rivière Ota regorgeaient de cadavres.

Dans son journal, Michihiko Hachiya commence à noter sa perplexité. Quelle bombe était-ce là? A peu près tous, ici, possèdent une culture des bombardements. Beaucoup d’hommes ont servi. Ils ont suivi, à la radio, à la fin de l’hiver, les assauts nocturnes des avions américains sur Tokyo. La ville se prépare depuis des mois aux attaques alliées, et l’armée, dont Hiroshima est un centre de regroupement et de liaison, a fait tracer, par destruction des vieux quartiers, des allées de secours rectilignes, justement en prévision des chapelets de bombes incendiaires qui pourraient être déversés sur ses toits. Normalement, pour ce que pouvaient observer les médecins du Bureau des communications, laissés des jours durant dans l’ignorance de toute information, faute, autre ironie, de moyens de communications en état de marche, il aurait fallu des dizaines d’avions, voire des centaines, pour rivaliser avec un tel désastre au sol.

Sidération

 

Les inquiètent aussi ce soupçon d’épidémie de diarrhées et de vomissements qui frappent les blessés, alors que les effets de l’incendie auraient dû purifier l’atmosphère de ses bactéries. Dysenterie bacillaire? Il est passionnant, et désespérant, au fil des pages de mesurer avec quelle lenteur un médecin-directeur de bonne culture scientifique entre, avec tous les siens, en août 1945, dans l’ère de la mort atomique. Après quelle réticence, scientifique et morale, Hiroshima, coupée du monde, commence à réaliser qu’elle vient d’être victime d’une arme d’une toute autre puissance meurtrière que celle contenue jusqu’ici dans la chronique moderne de la guerre.

Avant de pointer peu à peu, comme cause des affaiblissements biologiques, une«irradiation» possible, puis «la maladie des rayons», Le Journal d’Hiroshima relève un autre effet sur les survivants: une sidération persistante. Instinctivement, les rescapés restent en groupe, des jours durant, ou bien ils avancent en nombre, et quand on les interroge, quand on leur demande d’où ils viennent, ils se retournent pour indiquer simplement: «de là». Et où ils vont: «là-bas». Mort des mots aussi. Ou mots à venir encore manquant.

Après la capitulation japonaise, Michihiko Hachiya laissera de côté son Journal, cinq ans durant, puis il acceptera la publication de certains extraits dans la revue de son hôpital, entre 1950 et 1952. Un médecin américain, Warner Wells, en mission pour étudier… les effets secondaires sur les rescapés des explosions atomiques d’Hiroshima, puis le 9 août, de Nagasaki, entreprendra de le traduire et de le faire publier aux Etats-Unis. Le gouvernement américain tentera d’en retarder la diffusion,et le manuscrit passera encore de longs mois dans un tiroir, en Caroline du Nord. Sa parution, en 1955, rencontrera un énorme succès en Amérique, et sera traduit un peu partout à travers le monde. Albin Michel diffusera la version française, la même année. Albert Camus, qui avait été l’un des rares intellectuels, en 1945, à s’insurger contre la bombe d’Hiroshima, et Boris Vian, premier des pourfendeurs d’atomes, dans les années 50, feront une large publicité à ce journal d’un médecin-directeur qui ne fût pas pour rien dans la montée, en Occident, d’un sentiment antinucléaire –que pour sa part, Michihiko Hachiya eut la chance de pouvoir observer jusqu’à sa mort, tardive pour un rescapé d’Hiroshima, en 1980.

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