Et si 2030, c’était maintenant?


Des scientifiques ont tenté de prédire les avancées technologiques dans le domaine de l’espace, transport, informatique et médecine. Rien d’extravagant…
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Et si 2030, c’était maintenant?

Des scientifiques s’aventurent prudemment sur le terrain des prédictions dans leur domaine d’étude, à l’aube de la nouvelle décennie.

UN TEXTE DE JEAN-PHILIPPE GUILBAULT

Y a-t-il de la vie ailleurs dans l’Univers?

Ce serait une grosse découverte! Y a-t-il de la vie ailleurs? Sommes-nous seuls dans l’Univers? C’est LA grande question ou, du moins, l’une des grandes questions scientifiques. René Doyon, professeur titulaire au Département de physique de l’Université de Montréal

« La découverte d’activité biologique pourrait se faire vers la fin de la prochaine décennie », lance, catégorique, le directeur de l’Institut de recherche sur les exoplanètes, René Doyon.

Pour arriver à cet ambitieux objectif, les scientifiques pourront bientôt compter sur les services de deux télescopes géants : le Télescope de Trente Mètres, dont la construction est prévue à Hawaï, et le Télescope géant européen de 39 mètres, dont la construction doit être terminée en 2025 dans le nord du Chili.

Un autre outil révolutionnaire pour l’étude des exoplanètes sera le télescope spatial James-Webb, dont le lancement est prévu pour 2021.

« C’est le plus grand télescope spatial qui aura été construit », explique René Doyon, qui travaille d’ailleurs à la conception d’un des instruments qui le composent.

« Je ne pense pas que c’est exagéré de dire que c’est la machine la plus complexe en cours de construction par l’humanité. »

Des travailleurs en combinaison près d'un télescope spatial.

En préparation depuis 20 ans, le télescope James-Webb doit être mis en orbite en 2021.PHOTO : REUTERS / KEVIN LAMARQUE

James-Webb servira à observer et à analyser avec une précision beaucoup plus grande que celle des télescopes existants la composition de l’atmosphère des exoplanètes pour y découvrir de l’eau ou de l’ozone.

Et les astrophysiciens ont l’embarras du choix pour se lancer à la recherche de la vie ailleurs que sur la Terre, puisque le nombre de planètes découvertes orbitant autour d’une étoile autre que notre Soleil ne cesse d’augmenter depuis le début des années 2000.

« Ça a été une explosion de détections d’exoplanètes, surtout par les missions spatiales », explique René Doyon. « On a notamment trouvé plusieurs planètes, une douzaine, dans la fameuse zone habitable. »

Cette explosion de découvertes est attribuable en partie au télescope spatial Kepler, lancé en 2009, qui avait pour mission d’observer pendant quatre ans, « sans cligner des yeux », une partie du ciel.

« Dans cette portion du ciel, il y a à peu près 150 000 étoiles », explique M. Doyon. « C’est de là que vient principalement la manne d’exoplanètes. »

En un peu plus de neuf ans de service, Kepler a découvert plus de 2500 planètes ailleurs dans l’Univers.

En comparaison, on anticipe que le travail qui pourra être accompli avec James-Webb sera « révolutionnaire ».

Un système de transport  hyperloop.

Image : Un système de transport hyperloop.

Photo: Représentation artistique d’un système de transport hyperloop aménagé en bordure d’une autoroute.  Crédit: Radio-Canada / TransPod Hyperloop

Hyperloop et voitures autonomes

Les espoirs futuristes du passé nous ont donné les voitures et les vélos électriques, le train à grande vitesse et les drones. Cette fois, de quoi sera fait le futur?

Lorsqu’il est question de transport, l’Hyperloop, ce train extrêmement rapide qui serait en théorie capable de relier Montréal et Toronto en moins d’une heure, est sur toutes les lèvres.

Verra-t-on ce genre de transport d’ici 10 ans?

« Je pense que cela va fonctionner », juge Nicolas Saunier, professeur à Polytechnique Montréal. « Le concept est basé sur des principes de physique qui sont assez bien compris. La difficulté, poursuit-il, c’est en termes de capacité : combien de personnes par heure l’Hyperloop va-t-il être capable de transporter? »

Car il est difficile d’imaginer que les pouvoirs publics investissent dans une technologie qui ne permet pas le transport de masse.

À l’opposé, le professeur à Polytechnique donne l’exemple du taxi volant, une solution « très nichée » pour des gens disposant déjà de fortunes importantes.

D’autres technologies à surveiller – « moins sexy », aux dires de M. Saunier – sont celles liées à la micromobilité :

« les déplacements courts qui sont les déplacements les plus majoritaires dans les grands centres urbains ».

Selon lui, nous pourrions voir une amélioration et une démocratisation des petits véhicules électriques, un peu à l’instar des trottinettes et des vélos déjà déployés à Montréal.

« Je pense que, d’ici là, les véhicules sans conducteur seront [aussi] largement disponibles », ajoute M. Saunier, qui donne en exemple les récents développements du côté de Waymo, une entreprise d’Alphabet, la société mère de Google.

En juillet dernier, l’État de la Californie a autorisé Waymo à transporter des passagers à l’intérieur de ses taxis autonomes dans le cadre d’un projet pilote dans la région de San Francisco.

« Ces véhicules sont pratiquement tous électriques, il y a donc beaucoup moins d’impact sur la santé et on peut réduire les voies routières pour donner plus d’espaces de trottoir ou pour des pistes cyclables », ajoute M. Saunier. « On pourrait réserver certaines voies sur les autoroutes pour des voitures autonomes par souci d’efficacité. »

Une photo montrant trois mini fourgonnettes blanches portant le logo de Waymo sur l'une de leurs portes.

Les voitures autonomes de Waymo sont équipées de nombreux capteurs qui les aident à distinguer les obstacles.PHOTO : REUTERS / CAITLIN O’HARA

C’est toujours un bon exercice de regarder ce qui s’en vient, mais ce n’est pas évident! Nicolas Saunier

Mais ce spécialiste des enjeux liés au transport intelligent et à la sécurité routière fait cette mise en garde : toute innovation devra passer le test de l’acceptabilité sociale.

« Il y a des scénarios où le véhicule autonome ne se déploie jamais parce qu’il y a, par exemple, un enfant d’une garderie qui se fait écraser et on se dit que c’est inacceptable et qu’on préfère que ça soit toujours conduit par des humains », explique-t-il, rappelant que rien ne peut être prévisible avec précision dans le domaine des technologies.

Une médecin explique à un patient âgé comment utiliser une application sur son téléphone intelligent.

Image : Une médecin explique à un patient âgé comment utiliser une application sur son téléphone intelligent.

Photo: Les applications mobiles dans le domaine de la santé sont de plus en plus nombreuses.  Crédit: iStock

L’hôpital à la maison

Depuis quelques années, le nombre d’applications permettant de connaître en direct son état de santé a bondi.

« Si on regarde les cinq ou six dernières années, le nombre d’applications mobiles est passé de 1000 à 600 000. C’est fou! », s’exclame Janine Badr, candidate au doctorat en santé publique à l’Université de Montréal.

Les avancées dans le domaine de la technologie permettant d’assurer des soins de santé à distance sont indéniables aux yeux de Mme Badr, dont le projet de thèse porte sur la notion de santé connectée.

Mais l’avenir de ce champ sera certainement marqué par des réflexions sur des enjeux éthiques, de sécurité et de financement, car le milieu de la santé n’a pas encore décidé comment il allait les intégrer dans le réseau.

« C’est l’industrie qui a pris les devants sans forcément se poser des questions sur les besoins de santé [des patients] », ajoute-t-elle.

Un exemple de ce qui pourrait trouver son chemin dans le réseau est celui d’un pancréas artificiel qui, mis « sous la peau d’un patient », est relié à une application mobile.

Il est ainsi possible de mesurer en temps réel les variations de glycémie chez les personnes diabétiques.

« Ce n’est pas donné à tout le monde », précise toutefois Mme Badr, qui rappelle qu’un tel dispositif peut coûter entre 7000 $ et 8000 $.

Le ventre d'un homme avec des appareils lui permettant de surveiller son taux de glycémie sur son téléphone intelligent.

Un pancréas artificiel peut être greffé sur un humain pour lui permettre de surveiller en temps réel son taux de glycémie.PHOTO : INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTRÉAL

Un exemple qui illustre très bien les pressions financières que mettent les nouvelles technologies sur les systèmes de santé universels, comme ceux que l’on retrouve dans les provinces canadiennes.

Une autre technologie qui pourrait être de plus en plus utilisée dans les prochaines années est celle des vestes intelligentes, comme celle développée par l’entreprise canadienne Hexoskin, qui collabore notamment avec l’Agence spatiale canadienne.

« Il y a des expériences qui sont faites en ce moment dans le domaine de la santé pour voir ce que ces vestes peuvent nous apporter », note Mme Badr, qui donne en exemple le cas de personnes épileptiques, dont la veste pourrait détecter les signes annonciateurs d’une crise.

« Ça avance très rapidement », se réjouit Mme Badr, qui souligne que l’implication des patients dès les phases de prototypes de ces projets est essentielle pour que les solutions développées concordent avec les besoins réels des utilisateurs.

Une photo montrant l'ordinateur quantique Q System One d'IBM, un grand cube de verre contenant un cylindre chromé suspendu.

Image : Une photo montrant l’ordinateur quantique Q System One d’IBM, un grand cube de verre contenant un cylindre chromé suspendu.

Photo: L’ordinateur quantique IBM Q System One est enfermé dans un grand cube de verre de 2,74 mètres de côté.  Crédit: IBM

L’informatique quantique

Année après année, découverte après découverte, l’échelle de grandeur sur laquelle les lois de la physique quantique s’appliquent augmente et on n’a toujours pas trouvé un moment où ça brise. Alexandre Blais, directeur scientifique de l’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke

La mécanique quantique est en train de percer le mur invisible de l’infiniment petit pour intégrer des systèmes de plus en plus grands. Pour le dire simplement : l’ordinateur quantique est à nos portes, et son potentiel a de quoi faire rêver.

En informatique classique, l’unité de base, le bit, est une variation entre 1 et 0. Un programme binaire n’est donc qu’une composition de ces deux chiffres et ne peut être ni l’un, ni l’autre, ni les deux à la fois.

En informatique quantique, il est possible d’utiliser les propriétés de la mécanique quantique pour créer des qubit – des bits quantiques – qui permettent la superposition des deux états. Il devient donc possible d’être 0 et 1 en même temps.

Google, qui travaille sur un tel projet, annonçait en octobre dernier que son processeur quantique Sycamore avait réussi en 200 secondes un calcul mathématique qu’un ordinateur classique aurait pris 10 000 ans à résoudre.

Cette performance, plus qu’impressionnante, n’a pas d’application utile pour l’instant, mais ce pourrait n’être qu’une question de temps.

Pour Alexandre Blais, directeur scientifique de l’Institut quantique de l’Université de Sherbrooke, il est particulièrement difficile de prédire avec exactitude comment cette forme d’informatique évoluera dans les dix prochaines années.

Mais, selon lui, on peut supposer, suivant un scénario « ambitieux », que seront construits des ordinateurs quantiques, aussi puissants que celui de Google, mais capables d’effectuer des calculs qui pourraient notamment s’appliquer à la synthétisation de médicaments.

Les médicaments, dans leur plus simple expression, sont des agencements d’atomes qui déterminent les propriétés médicales, explique le professeur Blais. Ces agencements sont de l’ordre de l’infiniment petit et sont régis par la mécanique quantique que nos ordinateurs classiques ont de la difficulté à reproduire.

« Il y a une étape dans la synthétisation des médicaments qui est une simulation par ordinateur, et c’est extrêmement coûteux et long. Si on peut accélérer cette simulation sur un ordinateur quantique, je crois que l’on aurait accompli quelque chose d’important. »

« Dans un scénario un peu plus négatif », souligne-t-il cependant, on pourrait se retrouver avec « des systèmes quantiques encore meilleurs, mais toujours aussi inutiles. »

La peur c’est qu’il y ait un “hiver quantique” où les systèmes grossissent, mais on ne sait toujours pas quoi faire avec, on ne sait toujours pas comment en exploiter la puissance. Alexandre Blais

Mais Alexandre Blais se veut optimiste et anticipe un avenir assez prometteur pour cette technologie.

« Je crois que l’on est dans un moment qui est vraiment excitant. Les gens dans le domaine sentent qu’il se passe quelque chose. C’est un moment assez passionnant », se réjouit le chercheur.

Journaliste – Jean-Philippe Guilbault | Chef de pupitre – Bernard Leduc

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Voyez comment les centres d’appels frauduleux fonctionnent en Inde


Si vous recevez un téléphone de technicien de Microsoft, raccrocher qu’importe le sujet qu’il veut aborder avec vous et porter plainte. C’est des gens de l’Inde qui essaie d’arnaquer des personnes du Canada et des États-Unis et d’autres pays d’ailleurs.
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Voyez comment les centres d’appels frauduleux fonctionnent en Inde


Un travailleur au téléphone.

Un travailleur d’un centre d’appels

PHOTO : RADIO-CANADA / TWITTER/CBCMARKETPLACE

De faux techniciens informatiques de l’étranger réussissent à soutirer de l’argent à des gens qui leur ont fait confiance. L’émission Marketplace de CBC, en collaboration avec La facture, a réussi à infiltrer un centre d’appels en Inde.

Des milliers de Canadiens reçoivent des alertes qui leur disent que leur ordinateur est infecté par un virus. Ces alertes sont fausses, mais des centaines de personnes par année sont piégées.

Vie de fraudeur

Un travailleur de centre d’appels à Mumbai en Inde a accepté de collaborer à notre reportage. Il a porté sur lui une caméra cachée. Étonnamment, ces fraudeurs ressemblent à n’importe quels autres travailleurs d’une entreprise. Des dizaines de personnes travaillent le soir pour joindre les Occidentaux le jour.

Les images que nous avons obtenues montrent que l’approche est simple et efficace. Ces travailleurs s’identifient comme des techniciens d’assistance informatique. Notre collaborateur a enregistré des conversations :

Il y a un problème concernant votre identité. Votre identité est menacée présentement par deux personnes non autorisées. Avez-vous autorisé quelqu’un à utiliser votre identité? Travailleur d’un centre d’appels

Sous des airs de vie de bureau se cachent des téléphonistes persuasifs et agressifs. Leur but est de soutirer le plus d’argent possible. Pour y arriver, ils font peur, ils intimident leur client et ils sont directifs.

 Je veux que vous alliez à votre ordinateur. Je vais vous montrer comment bloquer les gens qui ne sont pas autorisés, a capté notre collaborateur.

Le propriétaire des lieux nous affirme que ses activités sont légales. Néanmoins, selon les sources de nos collègues de Marketplace, des employés de ce centre d’appels se livrent à des activités frauduleuses le soir et la nuit.

Un travail comme un autre

L’expert Benoît Dupont, titulaire de la Chaire de recherche en prévention de la cybercriminalité de l’Université de Montréal, connaît bien ce milieu. Ils savent que ce sont des fraudes, mais ils ne les conçoivent pas comme telles.

Je vous appelle parce que je sais que vous êtes trop vieux et que vous ne connaissez pas bien les ordinateurs. Travailleur d’un centre d’appels en Inde

Ces travailleurs fraudeurs sont prêts à tout pour conclure une fausse vente. Parce que la fraude, c’est payant.

Vous gardez une commission sur chaque dollar que vous arrivez à arnaquer à des victimes canadiennes ou américaines, a souligné Benoît Dupont.

Le chercheur en rajoute. Ces travailleurs voient leurs victimes venant de pays développés riches et donc il y a un sentiment de revanche. […] En se disant : « Mais voilà, je rétablis un système de justice sociale envers les Canadiens ou des Américains très riches fortunés… donc, finalement je n’ai pas à me sentir coupable de leur extorquer cet argent-là ».

Des milliers de victimes au Canada

France Bouffard a reçu un de ces appels. C’est la panique. Une personne disant travailler pour Microsoft lui a dit que son ordinateur était infecté par un virus. Elle devait agir, et vite. Mme Bouffard ne voulait pas perdre le précieux contenu de son appareil, donc elle a fait ce qu’on lui a demandé.

 Les seuls mots que j’entendais c’était danger, sécurité, virus, ordinateur, Microsoft. C’est sûr que c’est ce qui a retenu mon attention, dit-elle.

Elle a payé 399 $ US pour un antivirus, donc plus de 500 $ CA.

 Quand j’ai vu que c’était un antivirus qu’ils m’installaient, quand j’ai vu que c’était pour me coûter des frais, j’ai voulu arrêter tout ça. On m’a dit : “Non, Madame, si vous fermez votre ordinateur il risque de ne plus s’allumer”. Donc, j’ai réalisé que mon ordinateur était pris en otage.

Il y a des centaines de centres d’appels frauduleux en Inde. Rien ne nous indique que l’appel reçu par Mme Bouffard provient de l’entreprise que nous avons infiltrée.

Microsoft prend les grands moyens

Microsoft reçoit 11 000 plaintes chaque mois pour ce type de fraude de partout dans le monde. L’entreprise a mis sur pied une escouade pour enquêter sur les joueurs derrière cette fraude. Elle travaille en collaboration avec les corps policiers de plusieurs pays et les autorités indiennes.

En janvier dernier, l’escouade a permis la perquisition et la fermeture de plusieurs centres d’appels en Inde. Il y a eu quelques arrestations, mais il n’y a pas d’accusations encore.

Courtney Gregoire, chef de la sécurité numérique chez Microsoft, a affirmé à nos collègues de Marketplace que la prochaine étape doit être le dépôt d’accusations contre ces individus :Parce que nous espérons que les criminels prendront conscience de leurs activités frauduleuses.

Elle souligne également que ce sont clairement des organisations criminelles et nous voulons que les consommateurs se plaignent. Ils ne doivent pas être embarrassés de le faire.

Nous pensons qu’il faut une collaboration du privé et du public. […] Nous voulons des engagements pour une action globale des gouvernements et des corps policiers à l’échelle mondiale. Courtney Gregoire, chef de la sécurité numérique, Microsoft

Des antennes au Canada

Par ailleurs, la Gendarmerie royale du Canada nous a confirmé enquêter sur une fraude semblable, celle de l’Agence du revenu du Canada, sur le territoire canadien.

Souvent, les organisations, ou les personnes qui sont derrière les fraudes, vont utiliser des personnes sur le terrain au Canada ou dans les juridictions qu’ils vont viser pour les aider à faire avancer leur crime. Ça peut être des personnes qui vont les aider à déplacer de l’argent, nous a confirmé le sergent Guy-Paul Larocque, officier responsable par intérim du Centre antifraude du Canada.

Cette enquête est le projet Octavia. Près de 12 enquêteurs ont été affectés à ce dossier. La GRC collabore avec les autorités indiennes et les partenaires du Five Eyes (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et États-Unis). Des résultats de cette enquête sont attendus sous peu.

Depuis un an, il y a eu 39 centres d’appels frauduleux fermés et 45 arrestations en Inde. Mais personne n’est derrière les barreaux. Le sergent Larocque nous affirme que ça se passe chez eux, donc c’est un système qui est complètement différent du nôtre. On a peu, ou pas, d’influence là-dessus.

L’application de la loi se limite au Canada. Donc, quand il y a des arrestations qui sont faites dans un autre pays […] ça ne veut pas dire que les gens vont être rapatriés au Canada pour faire face à des accusations criminelles. Sergent Guy-Paul Larocque du Centre antifraude du Canada

Voici ce qu’a appris une équipe de robots à travers 500 millions de parties de cache-cache


5 millions de parties pour jouer à cache-cache entre deux équipes de robots (des avatars) dotés d’intelligence artificielle : les bleus et les rouges. 75 millions de parties de plus, ils ont appris a utilisé leurs environnements pour se cacher ou trouver selon l’équipe. Ces robots virtuels ont pu donc créer des stratégies pour gagner..
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Voici ce qu’a appris une équipe de robots à travers 500 millions de parties de cache-cache

Les robots virtuels d'OpenAI jouent à cache-cache.

Les robots étaient propulsés par OpenAI Five, un système informatique composé de cinq réseaux de neurones artificiels indépendants qui prennent des décisions de façon autonome et apprennent de leurs erreurs afin de développer des nouveaux comportements.

Radio-Canada

On peut apprendre beaucoup sur le processus décisionnel de robots propulsés par l’intelligence artificielle en les observant lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes. C’est ce qu’a fait l’équipe de recherche du laboratoire d’intelligence artificielle OpenAI avec sa dernière expérience, qui consistait à simuler des centaines de millions de parties de cache-cache entre deux équipes de robots.

Les règles du jeu étaient simples. Une équipe d’agents virtuels devait se cacher tandis que l’autre devait les trouver. Le nombre de membres de chaque équipe variait aléatoirement entre un et trois.

Les avatars étaient placés dans une arène fermée où se trouvaient des boîtes et des rampes manipulables. Ils avaient aussi la capacité de bloquer l’accès à ces objets à l’autre équipe afin qu’elle ne puisse pas les déplacer.

Les robots étaient propulsés par OpenAI Five, un système informatique composé de cinq réseaux de neurones artificiels indépendants qui prennent des décisions de façon autonome et apprennent de leurs erreurs afin de développer de nouveaux comportements.

OpenAI Five fonctionne avec l’apprentissage par renforcement, qui récompense l’algorithme lorsqu’il adopte les comportements recherchés. C’est d’ailleurs une technique qui sert à entraîner des animaux.

Pour les 25 millions de premières parties, les avatars qui devaient se cacher (l’équipe bleue) se sont simplement déplacés dans l’espace tandis que les avatars qui devaient les trouver (l’équipe rouge) les pourchassaient.

L’équipe bleue a ensuite compris qu’elle pouvait se servir des objets dans son environnement pour créer des forts impénétrables grâce aux objets qu’elle avait à sa disposition.

Les robots virtuels d'OpenAI construisent un fort.

Les robots construisent un fort.

PHOTO : OPENAI

75 millions de parties plus tard, l’équipe rouge a développé une contre-stratégie. Elle s’est mise à utiliser des rampes pour sauter par-dessus les obstacles.

L'équipe rouge de robots virtuels d'OpenAI se sert d'une rampe pour franchir une barrière.

L’équipe rouge se sert d’une rampe.

PHOTO : OPENAI

L’équipe bleue a riposté en cachant les rampes dans son fort avant de bloquer l’entrée avec les blocs. 

L'équipe de robots bleus d'OpenAI cache des rampes.

L’équipe bleue cache des rampes.

PHOTO : OPENAI

Quand une équipe apprend une nouvelle stratégie, elle crée une pression chez ses adversaires, qui doivent s’adapter. On peut faire une intéressante analogie avec l’évolution des êtres humains sur la terre, lors de laquelle il y avait une constante compétition entre les organismes, a expliqué l’un des membres de l’équipe de recherche d’OpenAI, Bowen Baker, en entrevue avec New Scientist. 

Se servir de bogues pour gagner

Bowen Baker a été surpris de voir à quel point l’intelligence artificielle pouvait s’adapter, peu importe les embûches.

Quand l’environnement de la simulation s’est élargi pour inclure davantage d’obstacles, l’équipe bleue avait de nouvelles boîtes plus allongées à sa disposition. Les robots pouvaient alors fabriquer des forts plus complexes et plus difficiles à pénétrer.

Ils ont aussi fini par comprendre qu’ils pouvaient bloquer l’accès aux rampes à l’autre équipe. OpenAI était alors certain que cela marquait la fin de l’expérience, mais l’équipe rouge a découvert un bogue qui lui permettait de franchir des barrières sans rampe.

Démonstration du « surf de boîte » des robots d'OpenAI.

Démonstration du « surf de boîte ».

PHOTO : OPENAI

Cette stratégie, baptisée surf de boîte par l’équipe de recherche, consiste à se déplacer sur une boîte après avoir grimpé dessus à l’aide d’une rampe qui ne pouvait être manipulée.

Selon OpenAI, cette séquence d’événements indique que l’intelligence artificielle pourrait avoir la capacité de proposer des pistes de solutions inédites à des problèmes dans le monde réel.

On veut que les gens imaginent ce qui se passerait si on organisait une compétition de la sorte dans un environnement bien plus complexe. Les comportements appris pourraient résoudre des problèmes pour lesquels nous n’avons pas encore de solution, a expliqué Bowen Baker au MIT Technology Review. 

L’équipe bleue a fini par trouver une stratégie infaillible pour gagner toutes les parties : bloquer l’accès à tous les objets, y compris les boîtes, avant de construire son fort.

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Le Saviez-Vous ► Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur Terre


Quand on voit l’argent dépensé pour tout ce qui est en relation avec l’espace, on se demande si cela vaut vraiment la peine. Ce sont des sommes astronomiques qui y passent. Cependant, c’est grâce à l’exploration spatiale que la technologie est accessible aussi pour l’humanité, que ce soient les ordinateurs, les souliers de sports, des couvertures de survie …
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Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur Terre

Apollo 11 fut aussi un pas de géant technologique sur TerrePhoto: NASA/AFPL’astronaute américain Buzz Aldrin lors de la mission spatiale Apollo 11

La mission Apollo 11 du premier pas sur la Lune, dont le cinquantième anniversaire est célébré ce mois-ci, a catalysé de nombreuses percées scientifiques et technologiques.

Pour Apollo, la Nasa a construit la plus puissante fusée de l’histoire, la Saturn V, développée par l’équipe d’ingénieurs du transfuge nazi Wernher von Braun.

Mais grâce aux crédits généreux accordés par le Congrès américain, de l’ordre de 150G$ US d’aujourd’hui pour les trois premiers programmes de vols habités, la Nasa et l’industrie spatiale ont produit des innovations importantes.

«Apollo fut un laboratoire pour tenter de résoudre les gigantesques problèmes d’ingénierie auxquels nous nous heurtions», dit à l’AFP Brian Odom, historien au centre spatial Marshall de la Nasa.

En voici plusieurs exemples.

Révolution informatique

Jusqu’aux années 1960, les ordinateurs remplissaient des pièces entières et étaient composés de milliers de tubes à vide, très gourmands en énergie.

Tout a changé avec l’arrivée des disques durs de type «solid state» et de transistors rendant possible une miniaturisation suffisante pour être embarqués dans un véhicule spatial.

«Les fusées devaient fournir une très forte poussée, mais il fallait aussi réduire la masse et augmenter la puissance à bord pour l’informatique», dit G. Scott Hubbard, ancien directeur du centre de recherche Ames de la Nasa, près de San Francisco.

Cette évolution était déjà en route avant Apollo, mais c’est ce programme qui a accéléré l’avènement de cette nouvelle informatique… et, in fine, de la Silicon Valley.

Purificateur d’eau

La Nasa a développé un petit appareil de purification d’eau, pesant 255 milligrammes et tenant dans la main. Il purifiait l’eau en relâchant des ions argent, sans chlore.

La technologie a ensuite été adoptée pour tuer les microbes dans les systèmes collectifs de distribution d’eau.

Repas lyophilisés 

Un autre problème des voyages spatiaux est qu’il fallait conserver la nourriture sans réfrigérateur, qui prennent trop de place et consomment de l’énergie.

Les chercheurs de la Nasa ont donc perfectionné une technique appelée lyophilisation: la déshydratation à très basse température d’aliments, afin d’en garder la forme et les nutriments mais sans eau, avec une masse grandement réduite. Des emballages empêchaient l’humidité et l’oxygène de les pénétrer.

IRM

Des techniques d’analyse numérique d’images développées par un centre de la Nasa pour améliorer les images de la surface de la Lune ont trouvé des applications dans d’autres domaines, et notamment en médecine, dans les techniques d’imagerie CT-scan et IRM.

Des bottes lunaires aux baskets 

Les bottes de Neil Armstrong et des astronautes ayant foulé le sol lunaire étaient fabriquées dans des matériaux dont certains ont franchi le pas vers le monde des baskets.

Un ingénieur d’Apollo, Al Gross, est notamment parvenu à compenser l’usure des milieux des semelles de chaussures athlétiques en réutilisant les techniques d’absorption des chocs des bottes spatiales, selon un numéro du magazine Spinoff de la Nasa en 1991.

Couvertures de survie

Les couvertures de survie utilisées aujourd’hui par les premiers secours dans le monde entier ont été inventées par la Nasa, pour protéger les astronautes et leurs instruments de vol des rayons solaires et éviter la surchauffe.

Elles sont très simples, composées d’un film de plastique doublé d’un film d’aluminium très fin, reflétant les rayons infrarouges.

Outils sans fil 

Les astronautes d’Apollo avaient une mission géologique: forer le sol lunaire pour récupérer des échantillons de roche, jusqu’à trois mètres de profondeur.

Black & Decker a développé un algorithme afin d’optimiser le moteur de la perceuse et réduire la consommation d’énergie… Une technologie appliquée plus tard dans les aspirateurs sans fil.

Combinaisons

L’espace est un endroit extrême, avec de terribles variations de températures, entre le froid du vide spatial et les milliers de degrés subis par la capsule pendant la rentrée atmosphérique, sans compter les radiations solaires.

L’armée américaine et la Nasa ont développé une fibre appelé PBI (polybenzimidazole synthétique) dans les années 1950 et 1960, qui a fini par être adoptée par les pompiers dans les années 1970.

Pour l’historien de la Nasa Brian Odom, c’est un exemple parmi d’autres du rôle moteur de l’État américain.

 «Aucune entreprise n’aurait pu le faire», dit-il. «Mais c’était ça, Apollo. Et le programme spatial continue à le faire aujourd’hui».

Retour sur investissement? 

Il n’y a aucun doute que le retour sur investissement, pour l’économie américaine, est positif. Mais ce serait une erreur de n’appréhender l’impact de la recherche spatiale qu’en termes économiques, dit Casey Dreier, de l’organisation The Planetary Society.

«C’était avant tout une démonstration des capacités technologiques et organisationnelles, un message envoyé par les États-Unis non seulement à l’Union soviétique, mais aussi aux pays qui venaient d’être décolonisés après la chute des pouvoirs européens» et devaient choisir entre capitalisme et communisme, dit-il.

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Le Saviez-Vous ► Web : que sont les cookies ? Quels types de données récupèrent-ils ?


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    Web : que sont les cookies ? Quels types de données récupèrent-ils ?

    par Leila

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        Crédits : Unsplash

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        Sources : CNIL, Culture Informatique

        https://sciencepost.fr/

      Nouvel empereur : le Japon craint un nouveau bogue de l’an 2000


      Le 1 er mai au Japon, un nouvel empereur régnera. Le pays se préparer a l’an 1 d’une nouvelle ère. Cette nouvelle ère sera peut-être compliquée, car les calendriers, les systèmes informatiques devront être mis à zéro. On craint à un bogue comme celui dont tout le monde parlait à la venue de l’an 2000. Certains comme des grandes entreprises pourront s’en sauver, car ils ont décidé de fonctionner sur le calendrier grégorien. Il semble que ce calendrier soit en hausse à comparer du calendrier impérial. Reste à savoir après la mise a zéro, si le Japon va préférer faire comme le reste du monde. ou rester traditionnel.
      Nuage

       

      Nouvel empereur : le Japon craint un nouveau bogue de l’an 2000

       

      Le prince Naruhito et son père, l'empereur Akihito, lors de la cérémonie du Nouvel An 2019.

      Le prince Naruhito (à gauche) succédera à son père, l’empereur Akihito (à droite), le 1er mai. Photo: AFP / Jiji Prince

      Radio-Canada

      À minuit le 1er mai, un nouvel empereur montera sur le trône du chrysanthème au Japon. Pour le reste du monde, rien ne changera, mais au Japon, les calendriers – y compris ceux des systèmes informatiques – devront être remis à zéro. Un casse-tête qui fait craindre à nouveau un bogue comme à la veille de l’an 2000.

      L’accession au trône d’un nouvel empereur est synonyme du début d’une nouvelle ère au Japon. L’ère actuelle, celle de Heisei, est en cours depuis le couronnement de l’empereur Akihito, en 1989. La nouvelle ère, celle de Reiwa, commencera à son abdication et à l’arrivée de son fils aîné, l’actuel prince héritier Naruhito.

      Alors qu’on imagine que les précédents changements d’ère ont été des cauchemars pour les imprimeurs de calendriers, ce sont cette fois les informaticiens qui sont préoccupés. Il s’agit en effet du premier changement d’ère impériale depuis la démocratisation de l’informatique.

      De nombreux systèmes informatiques, y compris tous ceux du gouvernement japonais, doivent être rapidement mis à jour pour que leur système de datation affiche l’an 1, le matin du 1er mai. Le nouveau nom d’ère devra également être reflété sur les sites et les formulaires officiels.

      Les experts craignent de nombreux bogues causés par cette mise à jour inédite, tels que des pertes de données, des courriels perdus et des connexions interrompues. La petite ville de Koga, au nord de Tokyo, a par exemple effacé accidentellement 1650 factures d’eau en raison des changements apportés à ses systèmes.

      Un coût considérable

      « Le changement de nom d’ère aura un énorme effet sur les grandes entreprises qui ont des systèmes complexes », a indiqué au New York Times Gaku Moriya, directeur adjoint de la division de l’innovation des technologies de l’information au ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

      Ce changement pourrait en effet coûter cher aux entreprises et aux différents paliers de gouvernement. Par exemple, la ville de Nagoya, avec ses 2,3 millions d’habitants, estime qu’elle devra dépenser l’équivalent d’environ 5,8 millions de dollars en lien avec ce changement.

      Les grandes entreprises devraient majoritairement être épargnées, puisqu’elles utilisent pour la plupart le calendrier grégorien. Mais les entreprises dont les systèmes informatiques sont vieux et celles qui ne disposent pas d’assez de ressources pour effectuer les mises à jour à temps, telles que les PME et les petites institutions financières, risquent fort d’être touchées par les conséquences du changement d’ère.

      « Certaines entreprises privées ne sont peut-être pas suffisamment sensibilisées au problème et ne savent pas quels désagréments elles rencontreront, a ajouté M. Moriya. Certaines entreprises japonaises utilisent le même système depuis deux ou trois décennies. L’intérieur de ces systèmes s’est transformé en boîte noire [pour les informaticiens]. »

      L’impossibilité de mettre à jour les vieux serveurs et ordinateurs pourrait donc avoir l’avantage de forcer les entreprises à se moderniser.

      L’adoption du calendrier grégorien en hausse

      Les citoyens ordinaires seront eux aussi affectés par l’arrivée de l’ère de Reiwa. Des lettres frauduleuses circulent actuellement dans l’archipel, appelant les destinataires à envoyer leurs informations personnelles pour s’assurer que leurs comptes bancaires sont bien mis à jour, selon le diffuseur public NHK.

      Les préoccupations suscitées par le changement d’ère et ses conséquences sur les systèmes informatiques ont alimenté un mouvement grandissant pour l’adoption officielle du calendrier grégorien. La plupart des Japonais se servent déjà de ce calendrier largement répandu dans le monde, et le gouvernement l’utilise également dans ses relations internationales et pour les Olympiques de Tokyo de 2020.

      Même la Chine, d’où le calendrier impérial japonais a été importé, est passée au calendrier grégorien.

      Entre modernité et tradition

      Mais la culture japonaise entretient une relation complexe avec la modernité et les traditions. Le Japon est par exemple encore largement dépendant du fax, une méthode de transmission de documents ayant presque disparu ailleurs sur la planète.

      Beaucoup de Japonais ne sont pas prêts à tourner entièrement le dos au calendrier impérial, puisque ses différentes ères sont très évocatrices dans ce pays. Tandis que l’Occident a ses années 1960 et que le Commonwealth, son ère victorienne, les Japonais se réfèrent aux ères impériales pour se remémorer les périodes marquantes de l’archipel.

      « C’est une façon de diviser l’histoire, a indiqué à Reuters Jun Iijima, un avocat de 31 ans. Si vous ne faisiez que compter les années, le système occidental serait probablement suffisant. Mais le [système impérial] donne une certaine signification à une période historique. »

      Cette résistance au changement sera mise à l’épreuve le 1er mai, alors que les Japonais pourront finalement mesurer les conséquences réelles du « bogue de l’an 2019 ». Ce n’est qu’à ce moment que les informaticiens du pays pourront conclure si Reiwa, ou « belle harmonie » en japonais, est un nom bien choisi pour l’ère qui s’amorcera.

      Avec les informations de The New York Times et Reuters

      https://ici.radio-canada.ca/

      Trucs Express ► 10 trucs pour faire de bonnes recherches pertinentes sur Google


      Google est un moteur de recherche le plus utilisé. Il est possible de faire des recherches plus ciblés avec certains petits trucs utiles.
      Nuage

       

      10 trucs pour faire de bonnes recherches pertinentes sur Google

       

      10 trucs pour faire de bonnes recherches sur Google

      Quand on pense à un moteur de recherche, celui de Google est souvent celui auquel on pense en premier. Extrêmement puissant, il est possible de faire des recherches encore plus efficaces et précises grâce à des petits trucs méconnus.

      Que ce soit pour trouver une recette de cuisine, obtenir des images ou pour des recherches liées à notre travail ou nos études, le moteur de recherche de Google est souvent la source de prédilection.

      S’il est assez simple de faire une recherche en tapant des mots clés, il existe quelques petits trucs pour obtenir des résultats encore plus pertinents sur Google. Voici justement 10 petits trucs.

      1- Comment exclure des mots d’une recherche sur Google

      Vous cherchez une recette de cuisine, mais ne voulez pas nécessairement celle d’un chef qui sort très fort sur Google?

      Vous pouvez utiliser le symbole de tiret (-) pour exclure un ou des mots de votre recherche.

      Par exemple, on peut taper : recette tarte aux pommes – Ricardo, pour retirer des résultats de recherche les tartes de Ricardo.

      2- Comment obtenir une recherche sur des mots précis sur Google

      Google a la fâcheuse habitude de corriger automatiquement les mots qu’il juge comme étant mal écrit ou de ne pas vraiment chercher selon notre orthographe.

      En utilisant les guillemets (« ») cela force Google à chercher des résultats avec les mots précis comme on les a tapés.

      3- Comment faire une recherche sur Google si on ne connait pas un mot

      Vous cherchez les paroles de votre chanson favorite du défunt Aznavour, mais vous ne vous souvenez plus du titre exact de la chanson?

      Remplacez le mot que vous avez oublié par la petite étoile (*) et Google cherchera le mot à compléter. Formidable non?

      Recherche Google mot oublié *

      4- Comment faire une recherche par opposition sur Google

      Si l’on tape deux mots sur Google, le moteur de recherche va chercher des sujets qui concernent les deux mots.

      Seulement, si l’on veut des résultats distincts sur les deux mots, il faut les séparer avec la mention anglophone or pour ou.

      On peut par exemple avoir des résultats de recherche pour les téléphones et les tablettes de façon séparée.

      Recherche Google opposition or

      5- Comment faire une recherche sur Google dans le texte d’un article

      Vous voulez vous assurer de trouver un texte qui parle vraiment du sujet que vous recherchez?

      Inscrivez la mention intext: avant votre recherche pour que Google puisse vous donner des résultats avec vos mots clés inscrits dans des textes.

      6- Comment limiter les recherches de Google à un seul site

      Vous voulez savoir ce que je pense du nouveau téléphone de Samsung sans devoir chercher à travers des centaines de sites technos?

      Il suffit d’inscrire site: puis le nom du site sur lequel on cherche un résultat pour l’obtenir sur notre site favori.

      Recherches Google site précis site:

      7- Comment faire des recherches Google sur des sites similaires

      Google nous permet aussi de faire des recherches sur des sites similaires à ceux que l’on aime.

      Il suffit d’ajouter la mention related: suivi du nom de notre site pour trouver des sites qui traitent de sujets similaires à notre site favori.

      Recherche Google sites similaires related:

      8- Comment trouver un type de fichier spécifique sur Google

      Il est possible de trouver directement des fichiers autres que des sites internet à partir de Google.

      Si par exemple on veut un fichier PDF, il suffit de taper filetype:pdf suivi de notre recherche pour obtenir un fichier PDF sur notre sujet.

      9- Comment obtenir une définition ou une traduction sur Google

      Pas besoin de sortir un dictionnaire pour obtenir une définition à un mot qu’on ignore ou bien obtenir sa traduction.

      Pour obtenir la définition d’un mot il suffit d’inscrire definir: avant notre mot. Pour traduire, il faut alors inscrire traduire: avant notre mot suivi de la langue dans laquelle on souhaite le traduire.

      10- Comment faire une recherche sur Google à partir d’une image

      Il est possible de faire une recherche sur un sujet à partir d’une simple photo.

      Pour ce faire, il faut aller sur images.google.com, puis cliquer sur l’onglet d’appareil photo.

      On peut alors importer une photo de notre appareil ou coller l’URL d’une image pour obtenir des résultats liés à notre image.

      Recherche Google avec images

      https://www.francoischarron.com/