La nourriture des humains ferait vieillir les ours plus rapidement


La bouffe humaine n’est pas fait pour les animaux. Certains vont jusqu’à changer leur comportement en ingurgitant la nourriture des humains. Les ours, généralement, hibernent en hiver, car la nourriture est plus rare, mais avec cette nourriture trouvée un peu partout dans son environnement, son hibernation est moins longue, ce qui semble le faire vieillir plus vite.
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La nourriture des humains ferait vieillir les ours plus rapidement

 

Parce qu'ils peuvent manger de la nourriture humaine toute l'année, les ours ont moins de raisons d'hiberner en hiver.  Les chercheurs disent que la réduction de l'hibernation accélère le vieillissement cellulaire, lié à la durée de vie.

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude révèle que les ours dont le régime alimentaire repose en partie sur les déchets humains semblent vieillir plus rapidement que les autres. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Scientific Reports.

Nous savons que les activités humaines influencent les populations d’animaux environnantes. On parle bien souvent de braconnage, de commerce illégal ou encore de perte d’habitat. Mais il existe parfois des influences plus insidieuses. Les déchets alimentaires humains, de plus en plus présents dans le paysage, peuvent en effet avoir des effets néfastes sur le comportement de certaines espèces. C’est notamment le cas de l’ours noir, dans le Colorado (États-Unis). Se rabattant sur les poubelles humaines, certains individus semblent en effet vieillir plus rapidement que les autres.

Plus de nourriture, moins d’hibernation

C’est du moins le constat d’une équipe de chercheurs qui a suivi 30 de ces ours entre 2011 et 2015. L’attention était portée sur leurs habitudes alimentaires et d’hibernation. Les scientifiques se sont rendu compte que de nombreux individus se rabattaient sur les déchets humains, déposés régulièrement au bord des routes. Pour certains, ce régime “humain” constituait jusqu’à 30 % du régime alimentaire global. Il est également ressorti que plus un ours se nourrissait de déchets humains, moins il hibernait – parfois jusqu’à 50 jours de moins que les ours qui suivaient un régime naturel.

En règle générale, les ours noirs du Colorado entrent en hibernation début novembre, la nourriture se faisant plus rare. Ils ressortent alors au printemps pour refaire le plein de graisses. Le fait d’avoir un accès quasi illimité à de la nourriture (déchets humains) a ici mené certains ours à moins hiberner. Parce qu’ils en avaient moins besoin. Malheureusement, des périodes d’hibernation plus courtes semblent avoir une incidence négative sur la détérioration des télomères.

ours

Une femelle ourse noire et son petit. Crédits : Pixabay

Vieillissement cellulaire

Les télomères, ce sont ces petits “bouchons” situés aux extrémités des chromosomes, aidant à protéger l’information génétique dans les cellules. Ils se détériorent naturellement. Et plus ils le font, plus nous vieillissons. Le fait de moins hiberner semble ici accélérer ce processus de détérioration. Ou peut-être ne pas le ralentir. L’état de dormance métabolique, qui a évolué en tant que réponse adaptative aux limitations alimentaires et aux conditions environnementales difficiles, semble en effet ralentir la sénescence, le corps n’étant soumis à aucun stress.

Mais que la détérioration des télomères soit accélérée ou moins ralentie ne change rien au constat. Les ours noirs se délectant de la nourriture humaine semblent au final vieillir plus rapidement que les autres.

« Les télomères peuvent être affectés par des caractéristiques individuelles, telles que l’âge ou le sexe de l’animal, mais ils peuvent également être influencés par le contexte environnemental auquel ces animaux sont confrontés, explique Jonathan Pauli, chercheur de l’Université du Wisconsin-Madison, et principal auteur de l’étude. Nous avons découvert que le moteur le plus puissant de ces modèles de télomères dans l’État du Colorado n’était pas ces caractéristiques individuelles, mais bien les caractéristiques environnementales ».

Source

https://sciencepost.fr/

Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose


Pourquoi il faut changer notre alimentation de viande rouge et de sucre pour des légumes, fruits, noix, légumineuses ? Pour mieux équilibrer nos ressources de la planète et réussir à nourrir tout le monde. De toute manière on se porterait mieux si nous avions un meilleur régime alimentaire et plus de personnes pourront profiter des ressources de la Terre.
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Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose

 

viande

Crédits : HolgersFotografie / Pixabay

Élevage bovin aux États-Unis Crédits : Greenpeace

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

La manière dont l’humanité se nourrit doit changer radicalement, et ce dès maintenant, si nous voulons éviter des dommages “catastrophiques” pour la planète, prévient une étude.

Un changement radical du régime alimentaire mondial s’impose, avec en priorité deux mesures principales : produire et manger deux fois moins de sucre et de viande rouge, et deux fois plus de légumes, fruits et noix, conclut une étude publiée dans The Lancet.

«Nous sommes dans une situation catastrophique», a déclaré à l’AFP Tim Lang, de l’Université de Londres et co-auteur de l’étude.

Le constat est alarmant : sur sept milliards d’humains, un milliard de personnes ne mangent par à leur faim, et deux autres milliards se nourrissent très mal (régime occidental, trop gras et trop sucré).

Adopter une alimentation saine

Le rapport pointe également du doigt le fait que le système alimentaire mondial reste à ce jour «le principal émetteur de gaz à effet de serre, le principal facteur de perte de biodiversité et la principale cause de prolifération d’algues mortelles le long des côtes et des voies navigables». L’agriculture, qui occupe aujourd’hui près de la moitié de la surface terrestre, utilise également «environ 70% des réserves mondiales d’eau douce», peut-on lire.

«Pour avoir une chance de nourrir 10 milliards de personnes en 2050, nous devons adopter une alimentation saine, réduire les déchets alimentaires, et investir dans des technologies qui réduisent les impacts environnementaux, poursuit Johan Rockstrom, directeur de l’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique de Potsdam. C’est faisable mais il ne faudra rien de moins qu’une révolution agricole mondiale».

L’étude pointe notamment du doigt la production et la consommation de bœuf, beaucoup trop gourmande en terres et en ressources.

Moins de viande, plus de légumes et de légumineuses

«Nous ne disons pas que tout le monde doit manger de la même manière, poursuit le chercheur. Mais globalement, en particulier dans le monde riche, cela signifie une réduction de la viande et des produits laitiers et une augmentation importante de la consommation de plantes».

 On rappelle qu’il faut en moyenne au moins cinq kilos de grains et 15 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande.

Parallèlement, les chercheurs appellent à une augmentation de plus de 100% de la consommation de légumineuses telles que les pois et les lentilles, ainsi que des légumes, des fruits et des noix. Ce n’est désormais plus un conseil, c’est une obligation à tenir si nous souhaitons nourrir toute la planète.

«La civilisation est en crise. Nous ne pouvons pas nourrir notre population avec un régime alimentaire sain si nous n’équilibrons pas les ressources de la planète, note en effet Richard Horton. Pour la première fois en 200 000 ans d’histoire de l’humanité, nous sommes en décalage absolu avec la planète et la Nature».

Une étude publiée dans la revue Nature en octobre dernier tirait la même sonnette d’alarme, proposant au passage quelques solutions à mettre en place rapidement. L’article invitait, par exemple, à privilégier les régimes végétaliens, beaucoup moins gourmands en eau. De cette manière, nous pourrions réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie alimentaire. Nos techniques agricoles doivent être également améliorées, selon les suggestions des chercheurs, pour entretenir les terres et limiter l’extraction d’eau douce et l’utilisation d’engrais.

Source

https://sciencepost.fr/20

Trucs maison ► 13 Plantes Que Vous Pouvez Régénérer à Partir De Déchets Alimentaires


À cette époque de l’année, les prix des fruits et légumes sont intéressants. Alors que l’hiver, les prix montent. On peut quand même économiser sur certains légumes en plus ils sont frais, mais il faut quand même de l’espace.
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13 Plantes Que Vous Pouvez Régénérer à Partir De Déchets Alimentaires.

Il est normal de produire des déchets alimentaires, mais nous en produisons plus que nous ne le devrions. Très souvent, ce que nous jetons dans la poubelle peut être encore utiliser d’une manière ou d’une autre : dans ce cas, certains aliments (principalement des légumes et des légumes) peuvent même être régénérés chez vous, produisant ainsi des aliments gratuitement.

Voici ce que vous pouvez régénérer et comment le faire !

1. Basilic

image: instructables.com

C’est une plante aromatique très facile à régénérer : il suffit d’enlever une brindille quand la plante n’est pas en fleur, de la mettre dans un verre avec de l’eau et d’attendre que les racines blanches sortent au fond. Vous pouvez ensuite transférer le basilic dans un pot.

2. Pomme de terre américaine

image: YouTube / LDSPrepper

Tout d’abord, lavez bien les pommes de terre, enfermez-les dans un sac et laissez-les dans l’obscurité pendant 10 jours (pour stimuler la production de racines). Placez chaque pomme de terre dans un bocal en verre de la bonne circonférence pour qu’elle reste en suspension au milieu de l’eau. Placez le bocal dans un endroit éclairé mais non exposé à la lumière directe du soleil et attendez que les pommes de terre forment les racines en dessous et des feuilles au-dessus.

3. Oignons

image: thegardeningcook.com

Les oignons sont très faciles à cultiver à la maison. Vous pouvez cultiver ces nouvelles plantes à partir de déchets, en particulier à partir du fond d’oignons. Pour les faire pousser, vous pouvez aussi décider de construire un « vase » adapté : vous prenez une bouteille d’eau et vous percez des trous pour y mettre les fonds d’oignons et le terreau. Gardez le sol constamment humide et en peu de temps vous verrez les pousses des nouveaux oignons germer ! A ce stade, vous pouvez doucement séparer les différentes plantes et les placer dans un vrai pot.

4. Gingembre

image: California Gardening/Youtube

Vous pouvez vous approvisionner en gingembre à partir des racines que vous achetez (assurez-vous qu’elles n’ont subi aucun traitement anti-germination). Pour faire germer le gingembre, vous devez le placer horizontalement dans un pot de terre et le recouvrir légèrement. Arrosez régulièrement le gingembre et en peu de temps vous verrez la racine s’élargir et germer.

5. Pommes de terre

image: sowtrueseed.com

Pour cultiver les pommes de terre à la maison, laissez-les d’abord dans un endroit frais et lumineux pendant 4-5 jours, jusqu’à ce qu’elles aient germé. Ensuite, coupez-les en deux et placez-les dans un pot profond avec beaucoup de terre, les bourgeons vers le haut.Gardez toujours le sol humide : pendant un certain temps, vous verrez germer de nouvelles plantules, puis vous remarquerez que les feuilles changent de couleur. À ce moment-là, vos pommes de terre seront prêtes à être récoltées.

6. Rosmarin

image: 17apart.com

Enlevez une partie de l’extrémité d’un rameau d’une plante mature : enlevez les feuilles inférieures et placez le rameau dans un verre avec de l’eau. Changez souvent l’eau et attendez que les racines blanches se forment. Ensuite, vous pourrez enterrer le romarin et profiter de la nouvelle plante !

7. Navets

image: Homesteading.com

Conservez l’extrémité des navets et placez-les sur une assiette avec une couche d’eau. Attendez 4-5 jours, puis vous pouvez les transférer en pot ou à l’extérieur.

8. Tomates

image: tomatodirt.com

A partir des tomates, vous pouvez obtenir les graines qui conviennent à la croissance de nouvelles plantes : tout d’abord, vous devrez faire sécher la pulpe, éventuellement au soleil, que vous allez inévitablement enlever en même temps que les graines. Ensuite, vous pouvez faire germer les graines. Vous pouvez utiliser un verre en plastique pour y mettre de la terre : enterrez la graine, couvrez-la légèrement et gardez le sol humide jusqu’à ce que le semis apparaisse.

9. Chou rouge

image: myheartbeets.com

Coupez le fond du chou et mettez-le dans une assiette avec un fond d’eau : attendez 2-3 jours, puis vous devriez voir le légume pousser à nouveau à partir du centre. À ce stade, vous pouvez transférer le chou dans un pot ou dans la terre, en veillant à ce qu’il reste constamment humide.

10. Oignon frais

image: taliachristine.blogspot.it

Lorsque vous utilisez des oignons frais dans la cuisine, gardez le bout avec les racines : mettez-les dans un récipient avec de l’eau pendant quelques jours et vous verrez la partie verte centrale repousser. A ce moment-là, transférez l’oignon dans le sol et continuez à l’arroser : attendez le temps nécessaire à sa croissance, puis vous pourrez l’utiliser dans la cuisine.

11. Carottes

image: ehow.com

Conserver la dernière partie des carottes, mettez-la sur une assiette avec un fond d’eau. Attendez quelques jours, changez le fond d’eau, et vous verrez la partie verte repousser. À ce moment-là, transférez les carottes dans un pot avec un peu de terre.

12. Laitue

image: Edible Patio/Youtube

Conservez la souche dont vous avez détaché les feuilles de la laitue, placez-la dans un plat avec un fond d’eau : en quelques jours vous verrez la partie centrale enrichie de nouvelles feuilles.

13. Celeri

image: the-diy-life.com

Comme la laitue, pour faire repousser le cèleri, vous devrez stocker la souche, la mettre dans un petit récipient avec de l’eau et attendre qu’elle se régénère à partir du centre.

http://www.regardecettevideo.fr

Des robes en peau de bananes: la nouvelle idée d’une entreprise de mode pour réduire le gaspillage


Quoique les peaux de banane, feuilles d’ananas et autres matières organiques sont compostables, il est intéressant de faire des vêtements de façon plus naturels et sûrement moins pollueurs
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Des robes en peau de bananes: la nouvelle idée d’une entreprise de mode pour réduire le gaspillage

 

Une banane | Mauro Cateb via Flickr CC License by

Une banane | Mauro Cateb via Flickr CC License by

 

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur Fast Company

Circular Systems utilise aussi d’autres matériaux comme le chanvre ou les feuilles d’ananas.

On connaissait les baskets en plastique recyclé pour dépolluer les océans; voici maintenant les robes en peau de bananes et les T-shirts en écorce de sucre de canne. Dans un récent article, Fast Company présente Circular Systems, une entreprise de l’industrie de la mode qui recycle les déchets alimentaires pour en faire des vêtements.

À l’origine de cette initiative: Isaac Nichelson.

Dans les années 90, ce défenseur de longue date d’une «industrie de la mode durable» prend conscience de la quantité de produits chimique qui sont utilisés pour produire du tissu. Pourtant, pas plus tard que dans les années 60, «97% des fibres utilisées dans les vêtements étaient issues de produits naturels», rappelle Fast Company.

«Aujourd’hui, [l’industrie de la mode] est tellement extractive et destructrice. Et nous regardons nos ressources diminuer alors que la population augmente», s’inquiète Nichelson.

Avec l’aide d’un scientifique, Yitzac Goldstein, et d’un des artisans de la légalisation du chanvre au Canada, Geof Kime, l’industriel a donc créé Circular Systems.

270 millions de tonnes de peau et de tiges de bananes par an

Tous les trois sont partis d’un constat: des tonnes de nourriture sont gaspillés ou détruites à perte chaque année. Exemple, rapporte Fast Company: nous mangeons 100 milliards de bananes par an, ce qui crée pas moins de 270 millions de tonnes de déchets que l’on laisse pourrir ou que l’on brûle.

«Les brûler pollue l’air, et les laisser pourrir libère du méthane dans l’atmosphère, ce qui contribue au réchauffement climatique», développe le magazine.

Autre constat, souligné sur le site de Circular Systems: chaque année, 32 millions d’hectares de paille de riz sont brûlés en Inde.

L’entreprise de Nichelson a choisi de se concentrer pour le moment sur cinq matières: les peaux de bananes, les feuilles d’ananas, les fibres de lin, les écorces de sucre de canne et les tiges de chanvre. Avec ces différents matériaux, Circular Systems assure pouvoir produire 250 millions de tonnes de fibres par an, soit 2,5 fois la demande actuelle.

Alors, prêts à porter un pantalon en feuilles d’ananas ?

http://www.slate.fr/

En Chine, des «asticots gloutons» contre les déchets alimentaires


La Chine serait un pays où il y a beaucoup de gaspillage alimentaire et pour contrer à ce problème, des asticots pour se gaver de reste d’aliments, excréments, animaux morts, etc. Puis les asticots bien dodus sont vendus pour l’alimentation d’animaux d’élevage qui se retrouvera dans la chaine alimentaire humaine
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En Chine, des «asticots gloutons» contre les déchets alimentaires

 

«En moyenne, un kilo d'asticots peut manger deux... (Photo WANG Zhao, Agence France-Presse)

«En moyenne, un kilo d’asticots peut manger deux kilos de déchets en quatre heures», explique Hu Rong, la gérante de cet élevage situé près de la ville de Pengshan.

PHOTO WANG ZHAO, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

LUDOVIC EHRET
Agence France-Presse
PENGSHAN

La Chine croule sous les déchets de cuisine: près de 30 kilos par habitant chaque année. Pour recycler ces nutriments dans la chaîne alimentaire, les élevages d’asticots «gloutons» dévoreurs d’ordures s’y multiplient.

Dans une ferme de la province du Sichuan (sud-ouest), des milliers de larves blanches grouillent dans des bacs remplis de restes brunâtres de viande, légumes, fruits, oeufs, nouilles ou riz.

«En moyenne, un kilo d’asticots peut manger deux kilos de déchets en quatre heures», explique Hu Rong, la gérante de cet élevage situé près de la ville de Pengshan.

Ces larves voraces sont celles de la «mouche soldat noire» (Hermetia illucens), originaire du continent américain. Ces insectes sont connus comme les champions du monde de la digestion de «mets» un peu particuliers: déchets alimentaires, excréments, cadavres d’animaux et globalement toute matière organique en décomposition.

«Si vous mettez un poisson dedans, il ne ressort que son squelette blanc», sourit Wang Jinhua, directeur de Chengwei Environment, entreprise qui récupère les restes de 2000 restaurants de la métropole de Chengdu, puis en vend à Mme Hu.

Le gaspillage de nourriture, problème mondial, est particulièrement grave en Chine pour des raisons culturelles, explique-t-il.

«Quand on invite au restaurant, la coutume veut qu’on commande toujours plus de plats que nécessaire, pour montrer son hospitalité. Et forcément, ce qui reste est jeté».

Poulets et poissons

Et même s’il est courant après un repas d’emporter ses restes dans une barquette en plastique, «les quantités jetées restent tout de même plusieurs fois supérieures à celles enregistrées à l’étranger», souligne-t-il.

En Chine, chaque citadin produit 150 grammes de déchets de table en moyenne par jour, selon des statistiques officielles, un chiffre en augmentation. Chaque année, ce sont 40 millions de tonnes de déchets qui sont produites à l’échelle du pays (soit 29 kilos par personne).

L’intérêt de la mouche soldat noire, bestiole plutôt longue et fine, ne se limite cependant pas à l’élimination physique des déchets.

Une fois engraissées, une partie des larves sont vendues vivantes ou séchées pour servir de nourriture animale (poulets, poissons, tortues). Elles sont intéressantes en raison de leur composition très nutritive (jusqu’à 63 % de protéines et 36 % de lipides).

En clair, ces asticots permettent de récupérer les protéines et les graisses encore présentes dans les déchets. Puis de les réinjecter dans le cycle alimentaire humain, via l’alimentation des animaux d’élevage.

La Chine est l’un des pays les plus ouverts dans ce domaine, avec d’autres comme l’Australie ou l’Afrique du Sud, où nourrir poissons et poulets destinés aux assiettes humaines avec des insectes est autorisé.

«Aux États-Unis, c’est plus restrictif. Tout comme dans l’Union européenne (UE)», résume Christophe Derrien, secrétaire général de l’IPIFF, la fédération européenne des producteurs d’insectes.

«À partir de juillet 2017, il sera toutefois possible dans l’UE d’alimenter les élevages de poissons avec des protéines d’insectes transformées. C’est un premier pas encourageant, car l’UE s’ouvre de plus en plus», souligne M. Derrien.

Ultime avantage: les excréments des larves peuvent être utilisés comme engrais bio dans l’agriculture.

Rentable?

Les premières fermes à mouche soldat noire ont commencé à ouvrir il y a trois ans un peu partout en Chine.

«Cette année, on espère ouvrir trois ou quatre nouveaux sites autour de Chengdu», prévoit M. Wang. «L’idée, c’est de transformer ces déchets en substance utile.»

L’intérêt n’est pas qu’environnemental, il est aussi économique. Grâce à la vente de larves vivantes et d’engrais, Hu Rong vit confortablement. Après avoir réglé les coûts (achats des déchets, électricité, main-d’oeuvre, livraison), elle dit conserver un revenu annuel de 200 000 à 300 000 yuans (2200 à 3400 euros par mois), une somme importante en Chine.

Le retraitement des déchets alimentaires, voie économique d’avenir? Les huiles de cuisson des restaurants, parfois réutilisées illégalement en Chine, pourraient à moyen terme être elles aussi recyclées. Le géant pétrolier Sinopec vient d’annoncer la construction en 2018 à Ningbo, dans la province du Zhejiang (est), d’une usine visant à les recycler en «biocarburant» pour les avions de ligne, une alternative bio au kérosène.

http://www.lapresse.ca/

Des loups sont-ils en train de devenir des chiens ?


 

 

Le territoire des animaux sauvages est de plus en plus restreint. Comme il faut bien se nourrir, certains animaux sauvages s’approchent des habitations, chassant les animaux domestiques tels que poulet, bœuf, etc. et des déchets alimentaires, peuvent s’accoupler avec des chiens. Aurons-nous une nouvelle espèce dans les années à venir ? Que deviendra le loup sauvage ? Mieux pour eux, d’être loin des humains pour ne pas disparaitre et devenir des chiens domestiques
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Des loups sont-ils en train de devenir des chiens ?

 

De plus en plus de loups se rapprochent des habitations humaines et se nourrissent de bétail ou de déchets plutôt que d’animaux sauvages. Le loup peut-il être à nouveau domestiqué, comme cela s’est produit il y a des milliers d’années ?

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les loups consomment 32 % d’aliments provenant de l’activité humaine.
  • D’autres animaux sauvages comme le dingo changent à cause de leur alimentation issue de poubelles.
  • La proximité entre l’Homme et le loup peuvent lui être nuisible.

Parce que les environnements changent, que l’Homme occupe de plus en plus d’espaces naturels, il ente en contact avec d’autres espèces. Des animaux sauvages tirent profit de ce rapprochement en se nourrissant d’aliments issus de l’activité humaine, comme du bétail ou des déchets alimentaires.

Le loup n’échappe pas à cette tendance. Dans différents endroits du monde, il semble prendre une voie qui pourrait l’amener à ressembler à un chien C’est en tout cas la conclusion d’une étude parue dans BioScience, réalisée par l’équipe de Thomas Newsome, un biologiste de l’évolution de l’université Deakin à Melbourne.

En 2014, il a étudié les populations de dingos dans le désert Tanami en Australie. Comme le rapporte Sciencemag, il a montré que les dingos sauvages qui mangent de la nourriture humaine dans des sites de gestion des déchets deviennent plus gras et moins agressifs. Ils avaient tendance à s’accoupler avec des chiens locaux. Ces dingos qui s’alimentent dans les poubelles forment une population génétique distincte de ceux restés plus sauvages : ils commencent à s’isoler génétiquement. C’est une première étape vers la création d’une nouvelle espèce.

Cette fois-ci, le biologiste et ses collègues ont analysé des études sur les grands carnivores qui vivent près des humains. Par exemple, les lions d’Asie qui vivent dans le parc national de Gir, en Inde, ont commencé à tuer et à manger du bétail et sont devenus moins agressifs vis-à-vis des humains et des touristes.

En Australie, certains dingos sont de moins en moins sauvages. © Marco Saracco, Fotolia

En Australie, certains dingos sont de moins en moins sauvages. © Marco Saracco, Fotolia

Une proximité avec l’Homme qui menace l’espèce

D’après le chercheur, l’alimentation humaine représente environ 32 % du régime des loups gris dans le monde. Les loups vivent surtout dans des régions reculées d’Eurasie ou d’Amérique du Nord. Mais certains s’approchent des zones habitées. En Grèce, ils mangent des cochons, des chèvres et des moutons. En Iran, ils se nourrissent de poulets, de chèvres et de déchets. Ce qui peut laisser penser qu’ils vont changer.

On peut imaginer qu’à l’avenir, comme les dingos australiens, les loups se croisent avec des chiens et, en Amérique du Nord, avec des coyotes. Certains pourraient se mettre à dériver génétiquement par rapport aux loups qui chassent encore des proies sauvages. C’est ce qui s’est déjà passé dans l’histoire du meilleur ami de l’Homme : des loups ont progressivement évolué en chiens en commençant à manger de la nourriture et des déchets sur des campements humains. Pour Thomas Newsome, on pourrait assister à la création d’un nouveau chien.

Mais cette idée ne fait pas l’unanimité. Robert Wayne, un spécialiste de la génétique des chiens à l’université de Californie, émet des doutes. D’après lui, des animaux comme le lynx ou le coyote, vivant déjà près des environnements humains, ont plus de chances d’être domestiqués un jour.

Ce nouveau régime alimentaire du loup risque même de lui attirer des ennuis avec les humains. Leur proximité avec les Hommes génère des conflits, comme on peut le voir en France. Pour que l’animal soit préservé, il faut qu’il puisse vivre sans nous, sans le bétail, sans les poubelles, c’est-à-dire dans son habitat naturel, avec ses proies habituelles. Thomas Newsome en convient : si l’Homme peut arranger cela, alors nous n’aurons pas un nouveau chien mais toujours des loups.

http://www.futura-sciences.com

Cultiver des champignons grâce aux déchets de cuisine en plein coeur de Montréal


Voilà une entreprise située à Montréal qui gagne à se faire connaître. Une femme à démarrer une culture de champignons en plein coeur de la ville. Elle recueille du marc à café et des résidus produits par la fermentation des céréales et dans des serres contrôlées, elle réussit à récolter 200 kilogrammes de pleurotes par semaine
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Cultiver des champignons grâce aux déchets de cuisine en plein coeur de Montréal

 

Les pleurotes poussent dans seaux troués.

Les pleurotes poussent dans seaux troués. Photo : Radio-Canada

Le reportage d’Olivier Bachand

À Montréal, deux jeunes femmes ont décidé de se lancer dans la culture de champignons en serre, dans l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve. Pour les faire pousser, elles utilisent des déchets de cuisine récupérés chez certains restaurateurs des environs. Portrait d’une entreprise qui exploite le concept d’économie circulaire.

De l’extérieur, l’entrepôt de la rue Moreau qui abrite l’entreprise Blanc de gris est plutôt banal.

C’est en ouvrant la porte que l’on découvre des installations plutôt inusitées : six serres dans lesquelles poussent des pleurotes.

Ce rêve un peu fou, devenu réalité il y a un an et demi, c’est celui de Dominique Lynch-Gauthier.

La jeune femme d’une trentaine d’années se met à rire quand on lui demande si elle avait envisagé une carrière dans la culture des champignons.

« Jamais! Non, jamais de la vie je n’aurais imaginé ça… Mais je suis contente, je suis heureuse, je ne regrette pas! »

Les pleurotes de Blanc de gris poussent dans seaux troués en plusieurs endroits sur les côtés et empilés les uns sur les autres.

Des champignons sont à divers stades de croissance dans quelque 1200 récipients, ce qui permet d’en récolter environ 200 kilogrammes par semaine.

Température, humidité, tout doit être réglé au quart de tour pour obtenir un produit de qualité.

Quelque 200 kg de champignons sont récoltés chaque semaine.

Quelque 200 kg de champignons sont récoltés chaque semaine. Photo : Radio-Canada

« Moi, je trouve ça beau, gris, un peu acier, un peu bleuté, la marge, quand elle est intacte… Souvent, c’est ça qui va se casser facilement, et puis les lamelles bien blanches aussi », explique Dominique, tout en montrant un pleurote fraîchement cueilli.

Elle a entraîné dans l’aventure son amie Lysiane Roy-Maheu, qui s’occupe davantage du volet ventes et marketing de l’entreprise.

Lysiane Roy-Maheu et Dominique Lynch-Gauthier ont créé l'entreprise Blanc de gris.

Lysiane Roy-Maheu et Dominique Lynch-Gauthier ont créé l’entreprise Blanc de gris. Photo : Radio-Canada

Cette dernière a été attirée par l’aspect environnemental du projet.

« C’est vraiment le fait d’aller dans le concept d’économie circulaire, donc de reprendre des résidus qui sont voués à l’enfouissement pour en faire de la nourriture », explique-t-elle.

L’économie circulaire

Blanc de gris applique le concept d’économie circulaire en fabriquant le substrat utilisé pour faire pousser les champignons à partir de déchets de cuisine.

L’entreprise s’approvisionne en marc de café dans plusieurs restaurants et récolte aussi des drêches de brasserie, c’est-à-dire des résidus produits par la fermentation des céréales, auprès d’un bar du secteur.

Par exemple, quand Lysiane va livrer des champignons au restaurant Au Petit Extra, dans Ville-Marie, elle ne repart pas les mains vides.

« Ils gardent le marc de café et quand je viens livrer les champignons, je repars avec le marc de café. C’est un bel échange… Moi, ça sert à faire pousser mes champignons par la suite. »

Quant au kilogramme de pleurotes livré, il va finir dans les assiettes des clients. Le chef du restaurant, Julien Laporte, a été conquis par le produit.

Une trentaine de restaurateurs achètent des champignons de cette petite entreprise montréalaise.

Une trentaine de restaurateurs achètent des champignons de cette petite entreprise montréalaise. Photo : Radio-Canada

« On a goûté ses champignons, qu’on a trouvés quand même exceptionnels. Ça n’a rien à voir avec le pleurote qu’on peut acheter en épicerie. C’est un champignon qui est plus croquant, qui a un goût de noisette », dit-il.

L’entreprise, qui fournit actuellement des pleurotes à une trentaine de restaurateurs, espère faire grimper sa clientèle.

Elle est aussi en train de mettre au point de nouveaux produits, comme des champignons marinés, pour les particuliers.

http://ici.radio-canada.ca/