Truc Maison ► Rempoter sans se planter


Au printemps, c’est le temps de rafraîchir et du changement. Certaines plantes intérieures auront besoin d’être rempotées. Pour bien faire profiter les plantes, il y a quelques trucs bon à savoir. Est-ce le bon moment pour cette plante ? Comment procéder ? Pourquoi il est mieux d’éviter la terre noire ? Est-il mieux de prendre des terreaux pour le type de plante à rempoter ? Etc …
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Rempoter sans se planter

 

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Par Philippe Lépine

N’espérez pas que votre plante d’intérieur subsiste et continue de croître si vous la gardez dans le même pot indéfiniment. Il faut la rempoter. Les experts de Plantzy, agence végétale montréalaise, nous explique comment faire question ne pas se planter.

    1. Ne rempotez pas trop tôt

    Si la terre se décroche des racines en sortant votre plante du pot, c’est qu’elle a encore suffisamment de place pour grandir dans son contenant actuel. Elle devrait y rester encore un peu.

    Et contrairement à la croyance populaire, la déménager dans un pot plus grand ne la fera pas grandir plus vite.

    «La plante va envoyer ses énergies aux racines pour combler le vide, donc elle va pousser par en dessous, plutôt que sur le dessus comme vous le souhaitez, explique le co-propriétaire de Plantzy, William Plamondon Huard. Ça complique aussi l’arrosage. Le volume de terre autour des racine a tendance à devenir super imbibé. Ça peut alors faire pourrir les racines.»

    Voici les signes qui montrent un besoin de rempotage selon Plantzy :

  • Lorsque les racines sortent par le trou de drainage sous le pot ou lorsqu’elles refont surface.

  • Lorsque vous sortez la plante du pot et que vous observez plus de racines que de terreau.

  • Lorsque la plante est déséquilibrée par rapport à la grosseur de son pot et qu’elle semble vouloir quitter ce dernier.

  • Lorsque vous remarquez que le pot est envahi par les rejets de la plante mère, il est alors temps de les rempoter dans de nouveaux pots pour leur offrir une nouvelle vie.

Rempoter sans se

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    2. Faites-le au printemps

    Le rempotage devrait toujours avoir lieu au printemps lorsque les plantes se réveillent de leur hibernation. Le cycle d’ensoleillement est plus long, donc elles croissent davantage.

    3. Suivez la bonne procédure

  • Arrosez la plante une heure avant la transplantation pour lui éviter un choc.

  • Prenez la base de la plante, tirez en remuant délicatement jusqu’à ce qu’elle sorte du pot.

  • Mettez du nouveau terreau au fond du nouveau pot.

  • Placez la plante au centre.

  • Comblez le vide avec du nouveau terreau en laissant un espace entre la terre et l’extrémité supérieure du pot pour pouvoir arroser sans que ça déborde.

  • Appuyez sur le terreau et tentez de rendre la surface le plus plane possible (pour pas que l’eau s’accumule plus d’un côté).

  • Arrosez.

4. Choisissez le bon pot

La règle générale est de rempoter dans un contenant deux pouces plus grand que son précédent tous les deux ans.

Préférez un pot percé au fond qui permet d’éviter les accumulations d’eau. L’arrosage excessif est la cause de mortalité numéro un de vos précieux végétaux.

5. Laissez faire la terre noire, investissez dans un bon terreau

Même si les gros sacs de terre noire sont vendus 1$ moins cher une fois le printemps venu, ce n’est pas une raison pour se jeter dessus. Évitez-les, avise même William Plamondon Huard.

«Ça tue la plante, surtout les variétés d’intérieur, à cause du manque de minéraux. Les plantes sont habituées à vivre dans un milieu naturel riche et là vous les mettez à l’intérieur, dans un petit pot avec une terre vide.»

Optez plutôt pour un bon terreau. Inutile de choisir le plus cher, ni celui qui est spécialisé à votre sorte de plante.

«Rendu là, c’est plus du marketing», explique M. Plamondon-Huard.

6. Compressez le terreau dans le pot

Rempoter sans se

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Contrairement à ce que plusieurs pensent, il faut bien appuyer sur le terreau afin qu’il soit bien compact autour des racines. Ça laisse sinon des bulles d’air qui peuvent se remplir d’eau et faire pourrir la plante.

7. Utilisez le terreau le plus frais possible

Plus votre terreau est frais, mieux vos plantes prospéreront. Selon le co-fondateur de Plantzy, il faut éviter de l’entreposer à l’extérieur pour qu’il ne gèle pas et perde des nutriments utiles à la croissance.

8. Évitez les mélanges de plantes disparates

Le «compagnonnage», c’est à dire le mélange de plantes dans un même pot, est ultra tendance, mais les végétaux ne font pas tous bon ménage. Vous ne pouvez pas, par exemple, mélanger cactus et fougère qui ont des besoins en eau complètement différents. Assurez-vous de jumeler des espèces similaires. Les succulentes ensemble, les plantes tropicales dans un autre environnement.

https://quebec.huffingtonpost.ca//

Des plantes d’intérieur pourraient nous prévenir des dangers dans l’air


Les plantes intérieures n’ont pas beaucoup d’effet sur la qualité de l’air, sauf peut-être s’il y en a une grande quantité. Cependant, les chercheurs croient qu’en trouvant une plante génétiquement modifiée pourrait donner des renseignements sur la qualité de l’air en alertant s’il y a des moisissures ou du gaz radon.
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Des plantes d’intérieur pourraient nous prévenir des dangers dans l’air

Un mur de plantes exotiques

Des chercheurs ont montré que des plantes modifiées génétiquement pour émettre une lueur fluorescente lorsqu’elles entrent en contact avec des composés dans l’air pourraient servir de détecteur « intelligent » de la qualité de l’air dans une maison. Photo : iStock

Si les plantes pouvaient communiquer, quelles informations nous fourniraient-elles? Des chercheurs estiment qu’il serait possible de modifier des plantes d’intérieur pour qu’elles puissent non seulement mesurer la qualité de l’air, mais aussi nous prévenir quand celle-ci se détériore.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Détecter des contaminants dans l’air de nos maisons grâce à nos plantes? Pour certains chercheurs, il s’agit d’une idée qui serait réalisable!

À l’heure actuelle, nos plantes en pots ont surtout un rôle décoratif, bien que des études aient documenté l’effet positif qu’elles exercent sur l’humeur de leur propriétaire. Mais leur rôle dans le contrôle de la qualité de l’air semble exagéré, et il faudrait en fait posséder une grande quantité de plantes d’intérieur pour constater un impact.

Toutefois, les plantes sont de véritables laboratoires de chimie, capables de puiser de l’information sur l’air et sur le sol à un endroit fixe, 24 heures sur 24. Si l’on trouve le moyen de savoir ce qu’elles vivent, cela donnerait accès à une quantité incroyable de données sur l’environnement qui nous entoure.

L’idée de modifier des plantes pour s’en servir comme appareil de détection n’est pas nouvelle. Des chercheurs ont déjà modifié génétiquement un plant de tabac pour qu’il puisse alerter les agriculteurs de la présence de bactéries causant des maladies dans leurs champs ou leurs serres.

L’avertissement était possible grâce à l’ajout à la plante d’un gène qui ne s’active qu’en présence de molécules émises par les bactéries. À leur contact, les feuilles produisent une protéine fluorescente orange, puis émettent une lueur une fois au contact d’une lumière verte.

Des alarmes vertes

Des chercheurs veulent maintenant appliquer ce principe aux plantes de maison. L’objectif serait d’avoir un moyen de détecter facilement les menaces pour la qualité de l’air, comme les moisissures ou le gaz radon.

Les moisissures dans les systèmes de ventilation d’écoles ou d’hôpitaux ont fait les manchettes. Le problème est aussi présent dans certaines maisons. Une exposition prolongée aux moisissures peut entraîner des problèmes respiratoires.

Des chercheurs proposent donc de modifier génétiquement des plantes d’intérieur pour qu’elles produisent, comme pour le tabac, des protéines fluorescentes lorsqu’elles sont exposées aux composés volatils des moisissures.

La technique serait différente pour le radon. Ce gaz radioactif est produit naturellement dans le sol et s’accumule dans les maisons en passant par des fentes dans les fondations. Il est la deuxième cause de cancer du poumon au Canada après la cigarette, et le seul moyen de le détecter est de faire tester sa maison.

Les chercheurs ont donc imaginé une plante qui produirait des protéines fluorescentes, qui cesseraient d’être fluorescentes lorsque le radon est dans l’air.

Ces plantes de maison n’existent pas encore, et il faudra beaucoup de recherches en génétique avant de les créer.

Toutefois, si les chercheurs vont de l’avant, ces plantes pourraient nous donner une grande quantité d’informations sur les produits nocifs dans notre environnement et contribuer à prévenir certaines maladies.

Après les cellulaires et les électroménagers, les plantes de l’avenir pourraient peut-être, elles aussi, devenir « intelligentes ».

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