Le Saviez-Vous ► Sherlock Holmes a-t-il réellement existé ?


Conan Doyle dirigeait sa carrière comme médecin, mais l’écriture a pris le dessus avec son personnage Sherlock Holmes qu’il a créé autour de 1887. Comme bien des écrivains, l’auteur s’est inspirer d’une personne réelle pour façonner son détective. Il avait choisi son professeur pour ses atouts de déduction et d’observation.
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Sherlock Holmes a-t-il réellement existé ?

 

 

par Marine

S’il y a bien un détective connu et reconnu, c’est lui. Sherlock Holmes est à la littérature policière ce que James Bond est au film d’espionnage : un modèle du genre. Le célèbre détective a vu le jour dans les livres du prolifique Arthur Conan Doyle, en 1887. Mais se pourrait-il que l’auteur se soit inspiré d’un réel individu pour créer le fameux locataire du 221b Baker Street ? Éclaircissons donc ce mystère…

Jospeh Bell avant Sherlock Holmes

Il s’avère que l’écrivain d’origine écossaise s’est bel et bien inspiré d’un personnage réel pour créer Sherlock Holmes. Il connaissait même ce dernier, qui n’était toutefois pas un détective. C’est lors de ses études en médecine à l’Université d’Édimbourg que le jeune Conan Doyle rencontre le professeur Joseph Bell. Mais alors, comment est-on passé du professeur d’université à l’infaillible détective ?

C’est très certainement à vous que je dois Sherlock Holmes

Après quelques années de pratique, le médecin récemment diplômé abandonne peu à peu son métier pour se consacrer pleinement à  l’écriture. En 1887, il publie Une étude en rouge, qui marque le début des aventures de Sherlock Holmes. Dans une lettre adressée à Joseph Bell, il avoue s’être inspiré de ce dernier pour la création de son personnage emblématique :

« Je ne pense pas que son [Sherlock Holmes] travail d’analyse soit une exagération de quelques prouesses que je vous ai vu accomplir. »

« C’est autour de la déduction, de l’inférence et de l’observation dont je vous ai entendu parler que j’ai tâché de construire un homme. »

    Le pouvoir de la déduction

    Conan Doyle a donc pu profiter des savoirs de son professeur sur la déduction par la logique – d’autant plus lorsqu’il le servait en qualité de secrétaire. Joseph Bell montrait par exemple à ses élèves comment déterminer le métier d’une personne juste en observant ses manières et son apparence. Voilà qui n’est pas sans rappeler notre détective ! Car s’il y a bien un domaine dans lequel Sherlock Holmes excelle – et qui fait sa spécialité -, c’est la déduction.

    Dans les 56 nouvelles et 4 romans publiés jusqu’en 1927, Arthur Conan Doyle développera donc le talent d’observation de son personnage. Et le succès est au rendez-vous, si bien qu’il abandonne définitivement sa carrière de médecin en 1891. Toutefois, l’on retrouve sa passion pour cette discipline en la personne du docteur John Watson – camarade inséparable de Holmes.

  • Les quelques mots qui suivent contiennent des révélations sur l’intrigue de Sherlock Holmes. Passez au paragraphe suivant si vous ne souhaitez pas en savoir plus !

Les enquêtes de Sherlock Holmes rencontrent un succès sans précédent et retentissant auprès du public. En 1983, c’est le choc : il décide de tuer son personnage dans Le dernier problème, pour se consacrer à d’autres travaux d’écriture qui lui tiennent à cœur. Mais qu’il le veuille ou non, le public refuse de faire le deuil du détective. Devant la pression, il reprend donc l’écriture de nouvelles aventures, dont la première est Le chien des Baskerville en 1901.

baker street Sherlock Holmes

Le 221b Baker Street à Londres. Crédits : Wikimedia Commons/Apsu09

Quelques informations sur Sherlock Holmes

« Élémentaire, mon cher Watson ». Parmi les mythes tenaces autour du personnage de Conan Doyle, c’est sans nul doute le plus répandu. En réalité, il lui arrive souvent dans les livres de dire « élémentaire » ou « mon cher Watson », mais jamais dans la même phrase !

Et si les versions les plus récentes permettent de démystifier et dépoussiérer un peu le personnage, il apparaît souvent coiffé d’une casquette – plus précisément un deerstalker. Arthur Conan Doyle ne l’a jamais décrit avec un tel couvre-chef. Ce sont les illustrations de Sydney Paget qui accompagnent le texte à l’époque, qui le présentent comme tel.

Holmes est un consommateur de cocaïne – qui n’était pas considéré comme une drogue à son époque. Malgré les avertissements avisés de son ami Watson, il se pique régulièrement pour stimuler son esprit, sans tenir compte des effets secondaires.

Avec Dracula, c’est le personnage le plus représenté dans les œuvres de fictions – particulièrement sur grand écran. Il apparaît dans plus de 220 productions, et cela n’est pas près de s’arrêter !

https://lesavaistu.fr/

Les consommateurs de cocaïne utilisent leur Apple Watch pour éviter l’overdose maintenant


Les montres Apple Wach et Fitbit sont aussi utilisé par des consommateurs de cocaïne, mais pas pour les mêmes raisons que les autres. Il semble que cela puisse aider à ne pas franchir un non-retour dû à une overdose. Cependant, mieux vaut ne pas consommer du tout
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Les consommateurs de cocaïne utilisent leur Apple Watch pour éviter l’overdose maintenant

 

 

par  Malaurie Chokoualé

De la pression artérielle à l’apport calorique, l’Apple Watch et le bracelet Fitbit vous disent tout, cartographient tout, pour que vous ayez envie de passer outre la paresse.

Si pour certains, ces montres connectées sont les nouveaux partenaires fitness, pour d’autres, elles servent plutôt de moniteur cardiaque pour éviter la ligne de trop, qui risquerait de provoquer l’overdose. C’est la chaîne américaine CNBC qui a révélé ce détournement le 10 juillet dernier.

CNBC partage l’histoire d’Owen (nom d’emprunt), homme adulte en bonne santé, qui n’hésite pas à apporter son Fitbit en soirée pour contrôler son rythme cardiaque tout au long de ses frasques. Autre témoin, Nick (nom d’emprunt), travailleur dans la restauration de 23 ans, utilise pour sa part sa montre connectée pour contrôler ses prises de cocaïne.

Il dit que les drogues sont même « la seule raison pour laquelle il en porte ».

Il dit aussi qu’il aimerait l’ajout d’un système d’alerte précoce quand son cœur est au bord de la rupture.

La cocaïne fait bondir dangereusement la fréquence cardiaque du consommateur en libérant de la dopamine dans le corps et en produisant une poussée d’adrénaline. Les overdoses de cocaïne entraînent chaque année plus de 5 000 décès aux États-Unis, selon un rapport de 2017 du National Institute on Drug Abuse. 

En France, où il s’agit du « produit illicite le plus consommé en France après le cannabis », selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), les décès seraient en constante augmentation depuis 2010.

Apple et Fitbit n’ont pas encore souhaité réagir face à cette transformation d’usage.

Sources : CNBC/The National Institute on Drug Abuse

http://www.ulyces.co/

Une tortue de mer retrouvée empêtrée dans des paquets de cocaïne


Au large du littoral américain en novembre dernier, des garde-côtes ont secouru une tortue qui était prisonnières dans des ficelles d’un ensemble de paquets en plastique contenant de cocaïne. Probables, ces paquets totalisant 800 kg ont été jetés par-dessus bord de peur des autorités américaines. Ils ont pu retrouver le reste de la cargaison et arrêter trafiquants. Le problème en plus des torts causé par la drogue, ce sont les paquets jeter dans l’eau qui perturbe l’habitat naturel des animaux marins
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Une tortue de mer retrouvée empêtrée dans des paquets de cocaïne

Opioïdes: autopsie d’une crise


Une épidémie de mort à cause des opioïdes. Au début, ce fût des surprescriptions de médicaments anti-douleurs qui a été encouragée par l’industrie pharmaceutique. Puis les gens n’ayant plus de prescription pour éviter l’accoutumance, se sont viré vers le marché noir. Le problème pour ces gens et pour les consommateurs de drogues dures, les laboratoires clandestins font des mélanges qui sont 100 à 10 000 fois plus puissants que la morphine
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Opioïdes: autopsie d’une crise

 

Par Annie Labrecque –

 

L’an dernier seulement, plus de 64 000 Américains et 2 800 Canadiens ont succombé à une dose mortelle d’opioïdes. Cette inquiétante vague de décès continue de s’amplifier.

Avec quelle force frappera-t-elle le Québec ?

Sinistre, effrayante, intenable; médecins, politiciens et chercheurs sont désormais à court de mots pour décrire l’ampleur de la crise des opioïdes qui, aux États-Unis, toutes les trois semaines, fait autant de victimes que les attentats du 11 septembre 2001. Le portrait n’est pas plus rose au Canada : le pays affiche le deuxième plus haut taux de consommation d’opioïdes par personne, après les États-Unis. En 2016, on comptait 978 décès en Colombie-Britannique, 586 en Alberta et 865 en Ontario. Dire que la crise est sans précédent est un euphémisme. Les victimes ? D’une part, les consommateurs de drogues dures et, d’autre part, des gens « ordinaires » qui deviennent accros aux opioïdes prescrits par leur médecin.

Multifactoriel, l’abus d’opioïdes s’est construit sur une longue période en s’intensifiant dans les années 2000. À l’origine de la crise, la surprescription de ces médicaments analgésiques par les médecins depuis les années 1980, une tendance largement encouragée par l’industrie pharmaceutique. Les opioïdes, qui prennent des noms aussi divers que morphine, codéine, oxycodone, hydromorphone ou fentanyl, existent depuis longtemps pour soulager la douleur aiguë. Inoffensifs lorsque bien utilisés sur une courte période, ils calment les maux de dos, aident à récupérer d’une chirurgie ou apaisent la douleur pendant l’accouchement. Mais, sans encadrement, ils procurent aussi un effet euphorique et créent rapidement une dépendance, assortie d’un besoin progressif d’augmenter les doses.

En effet, le quart des personnes à qui sont prescrits des antidouleurs pour des pathologies autres que le cancer deviennent dépendantes, selon une analyse publiée en décembre 2016 par le Center for Disease Control. Encore plus alarmante, une étude de la University of Arkansas for Medical Science, publiée en mars 2017, rapporte que le risque de dépendance s’accroît chaque jour de traitement. Cela devient d’autant plus difficile pour ces patients de diminuer les doses ou d’arrêter la prise d’antidouleurs.

Lorsque leur prescription n’est plus renouvelée, ces gens se tournent parfois vers le marché noir. Avec le risque de tomber sur du fentanyl ou du carfentanil fabriqués dans des laboratoires clandestins. Ces opioïdes sont respectivement 100 et 10 000 fois plus puissants que la morphine. Dans la rue, on les retrouve combinés de façon sournoise à des doses d’héroïne et de cocaïne ou, encore, intégrés dans des médicaments contrefaits. Les doses sont disproportionnées, aléatoires et souvent fatales : il ne faut pas plus de 2 mg de fentanyl pour provoquer une surdose mortelle, le plus souvent par détresse respiratoire (ralentissement extrême de la respiration).

Le Québec échappera-t-il à cette épidémie ?

Illustration: Dushan Milic

http://www.quebecscience.qc.ca

Le Saviez-Vous ► L’incroyable histoire du retrait de la cocaïne du coca


Le Coca-Cola n’a pas toujours eu comme ingrédient de la caféine, s’il a changé, c’est à cause des tensions sociales entre les blancs et les noirs aux États-Unis et non pour la santé.On ne parle que des fautes des noirs et non ceux des blancs …  Personnellement, même si j’ai bu beaucoup de boissons gazeuses auparavant, maintenant, je n’en bois pratiquement plus
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L’incroyable histoire du retrait de la cocaïne du coca

Les tensions sociales entre noirs et blancs dans le sud des Etats-Unis ont joué un rôle primordial dans cette histoire. Crédit DR

Un article publié par le site Internet américain The Atlantic, lève enfin une partie du mystère qui entoure la création et le développement du célèbre soda américain Coca-Cola.

Quand la cocaïne et l’alcool se mixent dans le corps humain, elles produisent une troisième substance appelée cocaéthylène. Cette dernière agit comme la cocaïne, avec seulement un peu plus d’euphorie.

S’inspirant du chimiste français Angelo Mariani qui avait intégré cette réaction chimique et commercialisé avec succès son Vin Mariani composé de coca et de vin, le docteur John Stith Pemberton, lui même accro à la morphine depuis la guerre civile américaine, décide de produire son propre breuvage qu’il appellera « Pemberton’s French Wine Coca ».

La campagne publicitaire de l’époque parlait d’une boisson qui « revigore les organes sexuels »…

Seulement, la prohibition fait son apparition dans l’Etat de Géorgie et très vite le French Wine Coca devient illégal (à cause de l’alcool bien évidemment et non de la drogue..). En réponse, le docteur américain remplace dans sa formule le vin par du sirop sucré. Son nouveau produit se lance en 1886.

L’intelligentsia locale s’approprie la boisson mais en 1899, quand le docteur décide de vendre son breuvage dans des bouteilles en verre, il devient accessible aux plus pauvres, et notamment aux noirs américains qui figurent en majorité dans les couches les plus défavorisées de la population.

Très vite, la classe moyenne blanche des Etats du sud émet des inquiétudes sur le fait que le soda contribue largement à la propagation de l’addiction  au sein des populations noires locales et par conséquent à la vague de crime, et notamment de viols de femmes blanches par des noirs-américains. En 1903, pressé par les inquiétudes de la classe blanche moyenne blanche, largement relayées par les médias locaux, Coca-Cola décide d’enlever la cocaïne de son mélange et rajoute davantage de sucre et de caféine.

Voilà comment la cocaïne a été enlevée du Coca-Cola, non pas pour des raisons de santé, mais par crainte de soulever de nouvelles tensions sociales…

P.S : Merci à Gavroche

http://www.atlantico.fr

Le Saviez-Vous ► La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine


L’arbre de coca est connu depuis avant JC. Il était utilisé pour des rituels religieux, des initiations en Amérique du Sud. Plus tard en médecine, il était utilisé en médecine naturelle. Quand des scientifiques se sont intéressées à cette plante, un des chercheurs a découvert la cocaïne. Cette drogue devenait une panacée pour toutes sortes de maux et fut oublier pendant plusieurs années après être réapparu en guise de drogue. Beaucoup d’adeptes ont perdu énormément en devenant dépendant de la cocaïne
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La cocaïne, du traitement de la douleur à la douleur humaine

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    Des archéologues ont retrouvé des traces de cocaïne dans les tombeaux péruviens datant de 2 500 ans avant Jésus-Christ. En Bolivie, on a aussi découvert l’illustration datant de 400 ans avant J.-C. d’un visage humain dont la joue est arrondie. Cet ancêtre chiquait simplement une feuille de coca. Le coca a été utilisé dans les rituels religieux et initiatiques tout au long de l’histoire précolombienne en Amérique du Sud.

    Chez les Incas, la feuille du coca était frottée à l’hymen des jeunes vierges pour rendre indolore la défloraison lors du premier rapport sexuel. On l’utilisait aussi en médecine lorsqu’on devait ouvrir la boîte crânienne de l’infortuné opéré. Ses vertus anesthésiantes étaient donc déjà largement utilisées. On se servait aussi de la feuille de coca pour augmenter l’endurance et diminuer la fatigue. Les conquistadors espagnols voulurent interdire son usage, mais ils ont vite changé d’idée compte tenu les bénéfices économiques que la vente du produit rapportait.

    L’histoire moderne

    Au début du XIXe siècle, on s’intéresse de plus en plus aux vertus de la plante du coca. En 1859, le chimiste Albert Niemann réussit à isoler la substance active de la plante qu’il nomme : cocaïne. Ses vertus médicinales sont immédiatement mises à contribution. On l’utilise comme anesthésique, comme substitut à la morphine pour aider les morphinomanes à quitter leur dépendance, comme remède contre les allergies comme les rhinites et même pour corriger certains troubles de personnalité comme la timidité et la déprime.

    Ayant perdu ses lettres de noblesse, la cocaïne disparaît du marché quasi entièrement. Elle réapparaît vers les années 1970 chez les classes plus huppées de la société, parmi les artistes, hommes d’affaires, avocats, etc. On l’appelait alors : le champagne des drogues. Son usage se démocratise durant les années 1980 avec l’apparition du crack et du freebase et n’a cessé de se répandre depuis.

    La plante

    Le nom scientifique de la plante de Coca est Erythroxylon Coca qui à l’origine (Khoca) voulait dire : l’arbre par excellence. De la feuille de cet arbuste, plusieurs substances actives peuvent être extraites. En tout, 14 alcaloïdes peuvent être produits à partir de la feuille de coca dont la papaïne, un ferment qu’on utilise pour accélérer la digestion, l’higrine dont les vertus sont utilisées pour améliorer la circulation sanguine et pour protéger du mal des montagnes et la quinoline qu’on utilise en mélange avec du calcium et du phosphore pour prévenir la carie dentaire. Évidemment le plus connu de ces alcaloïdes est la cocaïne. Voici un exemple parmi des milliers d’autres de ses effets.

    Un bon début

    Vers la fin des années 1960, Pierre écumait les discothèques à la mode et il était difficile de compter ses succès auprès de la gent féminine. C’était un beau garçon, pas trop grand, juste ce qu’il faut. Il avait toujours rêvé de devenir pompier ou policier. Mais son père étant alcoolique, il ne se résignait pas à laisser sa mère seule avec lui, ce qui lui aurait pourtant permis d’aller suivre une formation à l’école de police de Nicolet. Pierre obtient finalement un poste de gardien de pénitencier et il n’était pas d’hommes plus fiers que lui en ville.

    Après quelques années de travail, Pierre a une belle situation, une automobile neuve et un bel appartement. Il rencontre une jeune fille et l’épouse. Il était beau à voir le jour de ces noces, sa mère n’était pas peu fière. Mais contrairement aux contes de fée, ils n’eurent cependant pas le temps d’avoir de nombreux enfants.

    Un nouveau pénitencier venait d’ouvrir ses portes dans une région fort éloignée des grands centres. On offrait à Pierre un poste plus élevé, une augmentation de salaire substantielle et on défrayait même tous les coûts rattachés à l’installation du jeune couple dans le village voisin.

    Nos tourtereaux acceptèrent tout de go et sautèrent dans le premier avion les menant dans leur nouveau paradis. Ils avaient de quoi se payer la plus belle chaîne stéréo, le plus gros téléviseur et chacun une automobile du modèle de l’année. Quel bonheur de pouvoir se payer tout ce qu’on a désiré pendant si longtemps.

    Les paradis terrestres ont tendance à ne pas être éternels et quelques mois après avoir commencé leur nouvelle vie, l’ennui commença à gagner la conjointe qui se trouvait ici loin de sa famille, de ses amies et qui n’avait pas d’emploi.

    Le début de la fin

    Un soir, Pierre rentra chez lui et trouva la maison bien vide. Son épouse avait plié armes et bagages et avait décidé de demander le divorce. Pierre continua pendant un certain temps son travail comme si de rien n’était. Puis un soir, il décida d’aller danser en ville, question de se distraire. Au bar, il rencontra des copains. Alors qu’il disait qu’il se sentait fatigué parce qu’il avait pris quelques bières, un bon samaritain l’initia à la prise de cocaïne. Pierre trouva l’effet extraordinaire. Comme il occupait un poste bien rémunéré, l’achat de cocaïne ne présentait pas un problème majeur alors. Il lui arrivait souvent de payer la traite aux filles et à ses amis du coin. Comme Pierre consommait de plus en plus, même son salaire n’arrivait plus à couvrir ses dépenses.

    La descente s’amorçait. Il commença par vendre sa maison. Après tout, vivant seul, qui a besoin d’une si grande maison ? s’était-il dit. Mais une fois les maigres profits dépensés en poudre et en alcool, le problème du manque d’argent réapparut de plus belle. Un autre bon samaritain lui suggéra l’idée du siècle. Comme il était gardien du pénitencier, il lui serait facile de faire entrer de la drogue à l’intérieur de la prison et de gagner beaucoup d’argent.

    Bien sûr, Pierre finit par se faire prendre et comme le service pénitencier ne tenait pas à faire trop de publicités sur l’événement, on lui offrit de quitter volontairement et surtout discrètement son emploi en démissionnant de ses fonctions. En échange, on lui remettait une prime équivalente à 6 mois de salaire et on lui remettait tout l’argent qu’il avait amassé dans un fonds de pension pendant les 5 années de service qu’il avait faites.

    Il revint donc à Montréal, s’acheta un édifice appartement délabré du centre-ville et y démarra une piquerie. Connaissant bien ce milieu maintenant, il allait selon lui devenir riche bien vite tout en pouvant se procurer sa cocaïne à meilleur prix. Bien nanti et bien organisé, il était à l’abri des coups durs, du moins le croyait-il.

    Mais, il se fit voler deux ou trois fois et quelques descentes de police ont fait fuir sa clientèle. Il ne restait que quelques junkies, des habitués qui payaient mal d’ailleurs. Un soir de découragement, il prit sa seringue et s’injecta un speedball. Tout en injectant le précieux liquide, il réalisa qu’il venait de faire une erreur. Il n’avait pas pris SA seringue, mais plutôt celle d’une de ses rares clientes. Le hic est que Pierre savait pertinemment qu’elle était atteinte du SIDA. Ce qu’il ignorait, mais qu’il eut quand même en bonus, ce fut une hépatite.

    Quelques mois plus tard, une nouvelle descente de police ferma définitivement la baraque. Pierre commençait alors une troisième étape de sa descente aux enfers : l’itinérance. Ne cherchez plus le beau jeune homme des années 1960, ni même un bel homme mature. Vous auriez peut-être pu le rencontrer, quêtant dans le centre-ville de quoi se payer son prochain gramme. Ses joues creusées par les médicaments et la misère, son crâne dégarni, il lui arrive parfois de penser encore à la belle époque où il a été presque un policier. Il a alors bien hâte qu’un généreux piéton lui glisse le 2 dollars qui lui manque pour se payer sa prochaine injection pour croire encore une petite demi-heure qu’il est beau, riche et puissant.

    Pourtant il était bien parti dans sa vie, occupant le poste qu’il rêvait d’avoir. C’est vers l’âge de 35 ans que tout s’est mis à déraper. Et les 30 dernières années de sa vie furent un enfer.



    (Cet article est tiré du livre : Cocaïne, la poudre de l’ennui, par Jacques Beaulieu, Publistar, 2006)

  • http://quebec.huffingtonpost.ca

Un homme a tenté d’arracher le visage de sa victime avec ses dents


Quelle horreur ! J’avoue ne pas comprendre qu’on puisse vouloir prendre des drogues et en plus ne rien connaitre de sa composition. Ce jeune étudiant à gâcher sa vie et comment il se sent quand les effets de cette drogue s’est dissipée ?
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Un homme a tenté d’arracher le visage de sa victime avec ses dents

 

L'étudiant, membre d'une fraternité sur le campus, n'avait... (ARCHIVES AP)

L’étudiant, membre d’une fraternité sur le campus, n’avait pas d’antécédent de violence signalé.

ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Miami

Un étudiant de 19 ans a été arrêté par la police sur les lieux d’un double homicide en Floride, au moment où il arrachait avec ses dents des morceaux du visage d’une des victimes.

La police a expliqué qu’Austin Harrouff, étudiant à l’université d’État de Floride, poussait des grognements tandis qu’il retirait avec ses dents la chair du visage d’un homme mort, allongé sur la voie d’accès d’une maison de Tequesta, à environ 150 km au nord de Miami.

L’étudiant est soupçonné d’avoir poignardé lundi soir cet homme et son épouse, et d’avoir blessé un de leurs voisins.

William Snyder, shérif du comté de Martin, a relevé que cette agression «déconcertante et inexplicable» était sans doute le fruit du hasard et probablement liée à la consommation d’une drogue synthétique appelée «sels de bain», «flakka» ou gravier.

Des «sels de bain». ... (PC) - image 2.0

Des «sels de bain».

PC

Le sud de la Floride, particulièrement touristique, pâtit de la présence de cette drogue bon marché, aux effets puissants et mortelle – également connue sous le nom Alpha-PVP – qui est produite en Chine et est chimiquement semblable à des sels de bain.

John Stevens, 59 ans, et sa femme Michelle Mishcon, 53 ans, sont décédés sur place. Un voisin qui a essayé de les aider en s’interposant a également été poignardé, mais est parvenu à appeler les secours. Il a été transporté à l’hôpital pour être soigné.

L’étudiant, membre d’une fraternité sur le campus, n’avait pas d’antécédent de violence signalé. Mais il a fallu l’intervention de plusieurs policiers, chiens et l’utilisation d’un pistolet paralysant pour qu’il arrête de s’acharner sur sa victime.

«Le suspect dans cette affaire était anormalement fort», a relevé M. Snyder, ajoutant qu’il n’y avait pas de lien connu entre le couple et Austin Harrouff.

Des analyses de sang ont pour l’instant écarté la présence d’héroïne et de cocaïne.

«Je ne vais pas faire de spéculation sauf à dire que nous savons dans notre boulot que les personnes sous l’emprise de la flakka ont ce type de comportement dans lequel elles attaquent leur victime et mordent et arrachent des morceaux de chair», a-t-il ajouté.

http://www.lapresse.ca/