La valeur d’un instant


Dès qu’on est en âge de comprendre, on apprend le temps des conséquences futurs, de notre avenir, du temps passé, mais le moment présent reste en silence
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La valeur d’un instant

 

 

On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les heures, les jours, les années… Mais personne ne nous explique la valeur d’un instant.

Donato Carrisi

21 rares bébés animaux


Des bébés, c’est toujours beaux, même chez les animaux. Ces bébés pour la plupart sont probablement inconnus, c’est une chance de voir via le net, la beauté animale
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21 rares bébés animaux

 

1. Bébé pieuvre dumbo

2. Bébé tapir

3. Bébé fennec

4. Bébé pangolin

5. Bébé chat marsupial

6. Bébé pudu

7. Bébé musaraigne éléphant

8. Bébé chauve-souris blanche

9. Bébé oryctérope du cap

10. Bébé chat marsupial

11. Bébé phalanger volant

12. Bébé tarsier

13. Bébé dik-dik

14. Bébé okapi

15. Bébé échidné

16. Bébés renards à oreilles de chauve-souris

17. Bébé tatou

18. Bébé goundi

19. Bébé aye-aye

20. Bébé mara

21. Bébés hérissons

https://www.ipnoze.com

Le Saviez-Vous ► Pourquoi a-t-on la chair de poule ?


Tout le monde a de temps à autre la chair de poule, par le froid, la peur, la colère … C’est un héritage de nos ancêtres qui avaient plus de poils sur le corps pour les protéger du froid ou pour paraître plus imposant
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Pourquoi a-t-on la chair de poule ?

 

« Avoir la chair de poule » : l’expression est apparue au XVIIe siècle et nous l’employons quand nous avons froid ou que l’on ressent une vive émotion comme la peur. Mais à quoi est dû ce phénomène sur notre peau ?

Quel drôle de phénomène, la chair de poule ! D’abord employée en médecine au XVIIe siècle en référence à la peau d’une volaille déplumée, l’expression est entrée dans le langage courant pour traduire le froid ressenti ou une émotion comme la peur.

La chair de poule, un héritage de nos ancêtres plus poilus

Lorsque nous avons froid, de minuscules muscles dits « arrecteurs » (ou horripilateurs) situés sous notre peau se contractent, redressent nos poils et font apparaître une petite bosse : c’est la chair de poule.

Lorsque nous étions plus poilus, un plus grand nombre de poils se dressaient et emprisonnaient une couche isolante d’air près de la peau. La chaleur rayonnée par notre peau chauffait l’air emprisonné et nous aidait à conserver notre chaleur corporelle.

De plus, quand nos poils étaient dressés, ils nous donnaient sans doute l’air plus imposant et plus effrayant. C’est sans doute pour cette raison que nous avons la chair de poule quand nous sommes anxieux ou en colère. Étonnant !

http://www.futura-sciences.com

Des fossiles de 3,5 milliards d’années, plus vieille trace de vie terrestre


Difficile de dire quand la vie est apparue avec certitude sur la terre. On aurait trouvé des vieux micro-organismes quand la terre n’avait presque que pas ou pas du tout de l’oxygène. Alors, il serait plus que probable que des micro-organismes existent ailleurs dans l’espace
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Des fossiles de 3,5 milliards d’années, plus vieille trace de vie terrestre

 

Les chercheurs des universités de Californie et du... (Photo AP)

Les chercheurs des universités de Californie et du Wisconsin ont identifié, grâce à une nouvelle technologie de spectrométrie de masse, les signatures chimiques de onze spécimens microbiens qui appartiennent à cinq espèces dont certaines étaient similaires à celles existant aujourd’hui.

Agence France-Presse

 

Des fossiles vieux de près de 3,5 milliards d’années découverts en Australie sont l’empreinte des plus anciens micro-organismes connus ayant vécu sur Terre, ont confirmé des scientifiques selon qui la vie est probablement apparue encore beaucoup plus tôt.

Pour ces chercheurs, les travaux publiés lundi dans la dernière édition des Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), laisse aussi penser que la vie pourrait être fréquente dans l’Univers, tout au moins sous forme de micro-organismes.

Les chercheurs des universités de Californie et du Wisconsin ont identifié, grâce à une nouvelle technologie de spectrométrie de masse, les signatures chimiques de onze spécimens microbiens qui appartiennent à cinq espèces dont certaines étaient similaires à celles existant aujourd’hui.

«C’est le premier lieu le plus ancien sur la planète où nous avons à la fois l’empreinte morphologique et chimique de la vie», explique John Valley, professeur de géochimie et de pétrologie à l’université du Wisconsin, le principal co-auteur de cette étude.

«Nous avons aussi découvert qu’il existait plusieurs types de métabolismes et différentes espèces avec des fonctions biologiques différentes: certaines produisaient du méthane, d’autres en consommaient ou utilisaient l’énergie solaire pour la photosynthèse», précise-t-il à l’AFP.

Le méthane devait former une partie importante de l’atmosphère de la toute jeune Terre fréquemment bombardée par des comètes, où l’oxygène était rare ou absent.

Certaines de ces bactéries, aujourd’hui éteintes, appartenaient aux archées, un groupe de micro-organismes unicellulaires procaryotes, des êtres vivants unicellulaires sans noyau.

D’autres étaient similaires aux espèces microbiennes encore trouvées aujourd’hui.

Cette étude laisse ainsi penser que certains des micro-organismes, décrits pour la première fois en 1993 dans la revue Science en fonction de leur morphologie cylindrique et filamenteuse, pourraient avoir vécu à un moment où il n’y avait pas encore d’oxygène sur la Terre.

«Pas l’aube de la vie»

L'un des filaments carbonés observés dans une lame mince de la roche de l'Apex Chert. S'agit-il bien d'un microfossile ? © J. William Schopf, UCLA

L’un des filaments carbonés observés dans une lame mince de la roche de l’Apex Chert. S’agit-il bien d’un microfossile ? © J. William Schopf, UCLA

«Ces organismes –de 0,01 millimètre de largeur– formaient une communauté de micro-organismes très bien développés qui ne constituaient probablement pas l’aube de la vie», é

Le fait que différents types de microbes étaient déjà présents il y a 3,5 milliards d’années «nous indique que la vie a dû commencer bien plus tôt sur la Terre, sans que personne ne sache quand, et confirme aussi qu’il n’est pas très difficile pour une forme de vie primitive d’évoluer vers des micro-organismes plus avancés», pointe William Schopf, professeur de paléobiologie à l’université de Californie, autre principal co-auteur de ces travaux.

Pour lui, cette étude, avec d’autres, indique que la vie pourrait être fréquente dans le cosmos.

Des études publiées en 2001 par l’équipe du professeur Valley suggéraient que l’existence d’océans d’eau liquide pourrait remonter à 4,3 milliards d’années, plus de 800 millions d’années avant les fossiles décrits dans ces derniers travaux et tout juste 250 millions d’année après la formation de la Terre.

«Nous ne disposons d’aucune preuve directe que la vie existait il y a 4,3 milliards d’années mais cela aurait très bien pu être le cas… et c’est quelque chose que nous voulons tous savoir», relève le professeur Valley.

Des études publiées en septembre dans la revue britannique Nature ont fait part de la découverte d’indices potentiels de vie remontant à 3,95 milliards d’années, les plus anciens à ce jour mais qui restent à être confirmés.

Ces fossiles ont été trouvés dans des grains de graphite, une forme de carbone. Ils étaient piégés dans d’anciennes roches sédimentaires au Canada.

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Ce Pinocchio pendu fait débat sur les réseaux sociaux


Ce n’est pas le genre de livre de Pinocchio que j’achèterais pour mes petits enfants, même si la vraie histoire écrite en 1881, la marionnette avait été torturée autant physiquement que moralement et avait fini pendu. Les enfants, n’ont pas besoin de voir dans les contes ce genre d’atrocité
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Ce Pinocchio pendu fait débat sur les réseaux sociaux

© Capture d’écran.

Cette illustration postée sur Facebook ne plaît pas à tous les parents.

© Capture d’écran.

Il y a quelques jours, une jeune maman a posté, sur les réseaux sociaux, une image d’un livre pour enfants, fraîchement paru aux Éditions Piccolia, qui l’a particulèrement choquée. On y voit Pinocchio pendu à un arbre avec une mine toute triste.

Sous cette dernière, le texte explique que les voleurs ne pouvant détrousser la marionnette en bois, avaient alors décidé de la pendre sur une branche. En lisant l’histoire à son petit garçon, la maman en question a donc voulu rapidement tourner la page, estimant que l’image n’était pas appropriée à des petits enfants.

Pourtant, depuis toujours, Disney s’obstine à adoucir les versions originales des contes de fées. Dans la vraie histoire de Pinocchio parue en 1881, la marionnette est littéralement torturée, physiquement et psychologiquement avant de finir pendue.

Un détail que d’autres parents ont tenu à préciser sur la toile

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115 nouvelles espèces découvertes en Asie, dont le crocodile lézard


115 nouvelles espèces d’amphibien, mammifère, poisson, reptile, plante ont été découvert en Asie. C’est toujours extraordinaire de découvrir des nouveautés. Cependant, la question à se poser : Ces animaux sont-ils maintenant en danger à cause de la perte de leur environnement ? Du braconnage … ?
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115 nouvelles espèces découvertes en Asie, dont le crocodile lézard

 

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré... (Thomas Ziegler, WWF via AFP)

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré dès 2003 dans la jungle du nord du pays, mais cela avait pris des années pour que les scientifiques réussissent à établir qu’il s’agit bien d’une nouvelle espèce. Il ne resterait plus que 200 spécimens de cette espèce, menacée par les trafiquants et le développement des mines de charbon.

THOMAS ZIEGLER, WWF VIA AFP

 

Agence France-Presse
BANGKOK

Un crocodile lézard au Vietnam et une tortue dite mangeuse d’escargot figurent parmi 115 nouvelles espèces découvertes en 2016 dans la région du Grand Mékong, un signe encourageant en ces temps de menaces sur la biodiversité, a annoncé mardi le WWF.

La nouvelle espèce de tortue, dite mangeuse d’escargot, a ainsi été repérée par hasard par un scientifique thaïlandais sur un marché du nord-est de la Thaïlande.

MONTRI SUMONTHA, WWF VIA AFP

« Alors que la tendance globale est inquiétante, et que les menaces sur les espèces et leur habitat dans la région du Grand Mékong sont importantes, la découverte de ces nouvelles espèces nous donne espoir », a commenté Lee Poston, du World Wildlife Fund (WWF), interrogé par l’AFP.

Le Mékong, qui prend naissance sur les hauteurs de l’Himalaya pour finir sa course au Vietnam, donne son nom à cette région tropicale, largement couverte de jungle, qui comprend aussi le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan.

Chaque année, les scientifiques du Fonds mondial pour la nature (WWF) annoncent la découverte de nouvelles espèces après un long processus d’évaluation par leurs pairs. En 2015, 163 nouvelles espèces avaient été découvertes.

Souvent, les chercheurs craignent que les espèces ne disparaissent avant même d’avoir été répertoriées tant le développement de la région est rapide, avec la construction de routes et de barrages, mais aussi le trafic d’animaux sauvages.

C’est ainsi que sur les 115 nouvelles espèces découvertes cette année (dont 11 amphibiens, trois mammifères, deux poissons, 11 reptiles et 88 plantes), la nouvelle espèce de tortue, dite mangeuse d’escargot, a ainsi été repérée par hasard par un scientifique thaïlandais sur un marché du nord-est de la Thaïlande.

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré dès 2003 dans la jungle du nord du pays, mais cela avait pris des années pour que les scientifiques réussissent à établir qu’il s’agit bien d’une nouvelle espèce. Il ne resterait plus que 200 spécimens de cette espèce, menacée par les trafiquants et le développement des mines de charbon.

Depuis 20 ans, plus de 2500 espèces ont été recensées dans la région, soit deux découvertes chaque semaine.

Un dixième de l’étendue des écosystèmes sauvages de la planète ont disparu ces vingt dernières années, selon un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publié en septembre 2016.

Le WWF explique la longueur du délai entre la découverte d’une nouvelle espèce et son inscription à la liste du WWF par le fait qu’ils doivent passer plusieurs étapes, des tests d’identification génétique à la comparaison avec les bases de données mondiales pour s’assurer que l’espèce n’a pas déjà été répertoriée ailleurs.

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Une intelligence artificielle décode le langage des poulets


Les poulets ont un langage élaboré pour exprimer leur bien-être, le danger, le manque de sommeil etc … Des scientifiques arrivent à décoder ce langage et veulent par l’intelligence artificielle, un outil plus perfectionné. Cependant, un bon éleveur qui observe, sait reconnaître les divers sons que ces poules.
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Une intelligence artificielle décode le langage des poulets

 

un élevage de poulet

© pixabay / geral

Des algorithmes d’apprentissage automatiques s’essayent à traduire ce que signifient les cris des poulets. Une information qui pourrait être précieuse pour les éleveurs.

Les poulets sont des animaux loquaces, et Kevin Mitchell en sait quelque chose. Il supervise les soins d’un million d’entre eux dans les élevages de Wilcox Farms dans l’État de Washington et en Oregon, aux Etats-Unis.

Kevin Mitchell affirme que les volatiles ont des « types de discours » qui en disent long sur leur bien-être. Ils sont habituellement plus bruyants le matin – un concert robuste de claquements, de chœurs et de croassements.

« Quand j’entends cela, je sais qu’ils sont en assez bonne santé et heureux », dit Mitchell.

Le soir, lorsqu’ils se préparent à dormir, les poulets sont d’humeur beaucoup plus douce et roucoulent doucement. Lorsqu’une poule pond un oeuf, elle le célèbre avec une série de gloussements staccato, comme des roulements de tambour, qui culminent dans un bruyant « cot cot codec » ! Si les poulets repèrent un prédateur aérien – en apercevant l’ombre d’un faucon ou d’un aigle, par exemple – ils produisent un cri perçant, court et aigu. Et ils ont un avertissement distinct pour les menaces terrestres : le gloussement répétitif que la plupart des gens associent aux poules est en fait un cri d’alarme pour les prédateurs terrestres.

Un matin, il y a de nombreuses années, Mitchell est entré dans un des poulaillers et l’a trouvé étrangement calme et tranquille. Au lieu du vacarme habituel, les oiseaux murmuraient et déambulaient de façon léthargique. Il découvrit rapidement qu’un système d’éclairage automatique était tombé en panne et que les lumières n’avaient pas été éteintes la nuit précédente : les poulets avaient été privés de sommeil. S’il avait pu écouter le troupeau, il aurait su bien plus tôt que quelque chose n’allait pas.

Au cours des cinq dernières années, des ingénieurs et des scientifiques avicoles de l’Université de Géorgie et de l’institut de technologie de Géorgie (Georgia Tech) ont collaboré pour aider des agriculteurs comme Mitchell à mieux tirer parti des informations véhiculées par les cris des poulets. Dans une série d’études publiées entre 2014 et 2016, l’ingénieur de recherche Wayne Daley, de Georgia Tech et ses collègues ont exposé des groupes de 6 à 12 poulets à des situations modérément stressantes, comme des températures élevées, une augmentation du niveau d’ammoniac dans l’air ou des infections virales bénignes, et ont enregistré leurs vocalisations à l’aide de microphones standards. Ils ont ensuite introduit ces enregistrements dans un programme d’apprentissage automatique, en l’entraînant à reconnaître la différence entre les sons produits par les oiseaux satisfaits et ceux des oiseaux en détresse.

Jusqu’à présent, le logiciel peut détecter quand les poulets ne sont pas à l’aise à cause d’un stress thermique et identifier leurs « râles » – un léger gargouillement produit lorsque le mucus d’une infection respiratoire obstrue leurs voies respiratoires – avec une précision presque parfaite.

« Beaucoup d’éleveurs de volailles avec qui nous avons travaillé disent qu’ils peuvent entendre quand un troupeau a un problème, mais ils ne peuvent pas nous dire exactement comment ils le savent », rapporte Wayne Daley.

« Il y a beaucoup de subtilités. Nous avons appris qu’il y a des variations de la fréquence des sons et de leur amplitude que les machines peuvent capter ».

L’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) a publié les résultats de ces études en cours lors de la Conférence mondiale annuelle de l’IEEE sur le traitement du signal et de l’information.

« C’est un travail intéressant, assez ingénieux et logique », dit Wallace Berry, un spécialiste des volailles au Collège d’agriculture de l’Université Auburn, qui n’a pas participé aux études.

« Les poulets sont une espèce très communicative, et en tant qu’éleveur, vous pouvez utiliser des données supplémentaires pour prendre de meilleures décisions. C’est une excellente façon de filtrer en continu toute l’information disponible dans un poulailler et d’apprendre le plus tôt possible que quelque chose ne va pas. »

Carolynn Smith, biologiste à l’Université Macquarie en Australie et spécialiste des vocalisations du poulet, affirme que, bien que les études publiées jusqu’ à présent soient préliminaires et portent sur des petits échantillons, elles constituent « une preuve claire du concept » et une « approche fascinante ». « Il est très important de trouver de nouvelles façons de surveiller la santé des poulets », ajoute-t-elle. « Il y a des milliards de ces volatiles dans les élevages intensifs dans le monde. Nous avons besoin de plus d’outils pour définir précisément ce que signifie le stress chez un poulet et comment il se manifeste ».

Les hommes élèvent des poules depuis au moins 6 000 ans, et la population mondiale de poulets domestiques dépasse aujourd’hui les 19 milliards. Mais malgré notre longue histoire commune, peu de gens ont sérieusement réfléchi à la signification des vocalisations du poulet.

Entre les années 1950 et 1980, les ornithologues Nicholas et Elsie Collias, de l’Université de Californie à Los Angeles, ont répertorié plus de 24 cris de poulets distincts et leurs significations probables. Ce n’est que dans les années 1990 que des chercheurs comme Chris Evans (conseiller de Carolynn Smith), à l’Université Macquarie, ont commencé à mener des expériences contrôlées pour étudier les fonctions de ces appels.

Evans, Smith et d’autres scientifiques ont découvert que la communication des poulets est beaucoup plus complexe qu’on ne l’avait cru. En attachant des microphones sans fil aux poulets, par exemple, Smith et ses collègues ont révélé que les coqs ne crient pas à chaque fois qu’ils repèrent un prédateur aérien – après tout, cet appel les rend plus vulnérables. Au lieu de cela, ils évaluent la situation : s’il y a des femelles à proximité, elles sonnent généralement l’alarme ; si elles sont seules ou entourées d’autres mâles, elles restent souvent silencieuses. Elles sont aussi beaucoup plus susceptibles d’émettre un cri en signe d’avertissement si elles peuvent se mettre à l’abri sous un buisson, par exemple. Pourrait-il y avoir davantage de nuances dans les vocalisations du poulet que nous ne comprenons pas encore? C’est tout à fait possible, selon Carolynn Smith.

Wayne Daley et ses collaborateurs veulent à présent éprouver leurs algorithmes pour extraire encore plus d’informations des cris des poulets en modifiant des variables environnementales telles que l’accès à la nourriture et à l’eau. Mais lors d’essais récents, en passant de petites installations expérimentales hautement contrôlées à des élevages réels, ils ont rencontré un problème. La plupart des poulaillers industriels ont un bruit de fond élevé, en grande partie causé par les appareils de chauffage et les ventilateurs géants. Le programme que Daley et ses collègues ont conçu a parfois du mal à détecter les changements subtils dans les vocalisations des poulets au milieu du chaos acoustique. Le nouveau défi est d’apprendre au logiciel à se focaliser sur les poulets – un peu comme si on se concentrait sur le discours d’une seule personne dans une pièce bondée.

S’ils finissent par surmonter cet obstacle, la technologie devrait être facile à intégrer dans les exploitations avicoles existantes.

« Un poulailler moderne est déjà une affaire de haute technologie, équipé de toutes sortes de capteurs », note Kevin Mitchell, de Wilcox Farms.

Les éleveurs de volailles peuvent surveiller et modifier l’éclairage, la température, la ventilation et les systèmes d’alimentation automatisés à partir de leur téléphone et de leur ordinateur portable. Mitchell pense que l’ajout d’un composant audio pourrait être utile.

« Certains agriculteurs me disent qu’en dépit de tous les gadgets, leur technologie la plus importante est un seau », dit Wallace Berry. « Ils le retournent, s’assoient dessus et regardent les oiseaux pendant des heures. Ils apprennent à quoi ressemble un poulailler sain. Si les poules sont satisfaites, ils émettent un certain son. S’ils ont froids ou chauds, ils émettent d’autres sons. C’est ce que Wayne Daley essaie de faire de façon automatisée. C’est parfaitement logique. Les systèmes qu’il conçoit sont si discrets que je ne vois aucun problème à les intégrer. »

« En Géorgie, la volaille est une grande industrie et presque toutes les entreprises d’élevage de poulets sont présentes », explique Wayne Daley. « Nous avons parlé avec beaucoup d’entre elles et elles pensent toutes que ce serait utile. L’écosystème existe déjà. On a juste besoin de perfectionner la technologie. »

http://www.pourlascience.fr/