Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que la nomophobie ?


Avec les smartphone, une nouvelle phobie a fait son apparition et à été nommé en 2018 nomophobie. Cette peur de se retrouver sans téléphone à une époque ultra-connecté. On ne veut rien manqué, on partage tout sur l’Internet. Partout, on voit des gens rivés sur leur téléphone portable que ce soit en autobus, en marchant, en famille, au restaurant, c’est tellement partout qu’on doit interdire le téléphone au volant ou à vélo.
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Qu’est-ce que la nomophobie ?

Symptôme d’une époque ultra-connectée, la nomophobie serait le reflet de nos multiples dépendances numériques. Entre peurs fantasmées et réalités hétéroclites, décryptage d’un phénomène de société difficilement appréhendé.

“Votre temps d’écran était inférieur de 25% la semaine dernière, pour une moyenne de 4h et 12 minutes par jour.”

Comme chaque dimanche, avec une assiduité qui frise la provocation, mon téléphone estime utile de réduire à néant toute mon estime de moi en me rappelant à mon piètre statut de junkie numérique, chiffres et statistiques à l’appui. Le pire, c’est que je ne lui ai rien demandé.

D’autres modèles de smartphones proposent aussi de bloquer l’usage de certaines applis au bout d’un certain temps écoulé ou de passer en mode noir et blanc pour nous inciter à lâcher notre précieux téléphone. L’origine de ces innovations technologiques aux allures de garde-fous électroniques ? La nomophobie ou la peur irraisonnée de se retrouver sans son téléphone portable.

Le “mal du siècle” 

Couronné “mot de l’année” en 2018 par le Cambridge Dictionnary, ce terme résulte de l’ingénieuse contraction de “no mobile phone phobia”, une expression anglo-saxonne découlant du phénomène d’hyper-connectivité ambiant dicté par l’omniprésence d’Internet et des réseaux sociaux. Et pour cause, la nomophobie renvoie à l’ensemble des angoisses plus ou moins envahissantes qui peuvent nous envahir à l’idée d’être privée de notre smartphone adoré, dont 73% des français sont aujourd’hui équipés (source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC). Un week-end en rase campagne sans réseau, une soirée avec une batterie à 3% ou pire, une journée entière au bureau avec le portable tombé dans le creux du canapé : autant de situations qui plonge le nomophobe, novice ou avéré, dans un désarroi auréolé de crainte et d’ anxiété.

“Je déteste quand j’oublie mon téléphone chez moi. Je me sens vraiment toute nue quand je ne l’ai pas ! Avec toujours cette sensation désagréable que je vais rater le coup de fil du siècle. Du coup, quand je m’en rend compte dans le métro, dès que j’arrive au bureau, je mets un statut sur Facebook pour prévenir mes contacts. C’est ridicule, je sais, mais je peux pas m’en empêcher”, avoue Sandra, 30 ans.

On reconnaît également le nomophobe à sa capacité à consulter compulsivement son téléphone toutes les 2 minutes ou à scroller inlassablement son écran quand il a le malheur de l’avoir à portée de main.

“Je crois que je suis arrivé à un stade où je ne me rends même plus compte que je suis en train de “checker” mon téléphone. C’est devenu un tic : je regarde l’heure, je vérifie que je n’ai pas de notifications ou j’ouvre compulsivement Instagram, sans même vraiment savoir pourquoi”, confie Tomas, 28 ans.

En 2016, le très en-vue créateur Simon Porte Jacquemus, alors âgé de 26 ans, confiait même dans les colonnes de Stylist avoir frôlé la tendinite du pouce tant il passait du temps sur son smartphone.

Génération nomophobe

Au-delà de l’anecdote, cette confession un brin honteuse du presque trentenaire est symptomatique de ce terrible mal qui ronge sa génération et la suivante, tous sexes et genres confondus. En 2018, une étude OpinonWay/Smerep révélait ainsi que 20% des étudiants passaient plus de 6h par jour sur leur téléphone.

“Bien sûr, les plus vulnérables sont les adolescents et les jeunes adultes chez lesquels se retrouver sans portable signifie risquer de vivre un isolement insupportable.” explique le Dr Anne Marie Lazartigues*, psychiatre et psychothérapeute basée à Paris.

« Quand mon portable a dû partir en réparation, ce qui m’a réellement manqué a été de ne pas pouvoir communiquer avec le monde extérieur. Je voulais prévenir de mon retard ? Pas de téléphone ! Je voulais raconter une anecdote de ma journée ? Pas de téléphone ! Un joli coucher de soleil que j’aurai aimé immortaliser ? Pas de téléphone !” se souvient Katia, 31 ans. “On dit souvent que l’on se coupe du monde lorsque l’on est accro à son téléphone mais, étrangement, je ne m’étais jamais sentie si seule qu’en étant sans. »

Une angoisse de performance qui pousse à vouloir sans cesse être joignable

La nomophobie, un “mal du siècle” qui répondrait à des problématiques sociales, relationnelles mais également professionnelles, 60% des Français consultant leurs mails via leurs smartphones.

“Ayant une angoisse de performance qui les pousse à vouloir sans cesse être joignables, les trentenaires ne peuvent pas non plus se passer d’avoir leur portable en permanence à portée de main”, ajoute la spécialiste.

“J’aimerai bien passer moins de temps sur mon téléphone mais en réalité, je n’ai pas vraiment le choix avec mon travail, je dois vraiment être toujours connecté”, confirme ce responsable en communication politique qui a préféré rester anonyme.

Problème ?

“Cette utilisation compulsive du portable finit par avoir des conséquences néfastes sur la vie sociale, professionnelle ou familiale, ne serait-ce que du fait de son caractère chronophage”, prévient le Dr Lazartigues.

En effet, qui n’a jamais remarqué ses couples qui, en plein dîner en tête-à-tête, bloquent sur leur portable respectif pendant de longues minutes ? Ces réunions d’équipe improductives où tous les participants ont les yeux rivés sur leur écran ? Ces apéros entre amis qui virent aux concours de like et de selfies ?

“Malgré sa dénomination, la nomophobie nous semble entrer davantage dans la catégorie des addictions que dans celle des phobies. D’ailleurs, elle n’est pas reconnue dans les nomenclatures psychiatriques.” précise l’experte.

D’autres spécialistes incitent par ailleurs à la prudence face à ses termes un brin galvaudés qui témoignent des habituelles craintes générées par l’arrivée de nouvelles technologies. Certains soulignent également comment la nomophobie est devenu le parfait alibi d’une foire marketing aux digital detox des plus lucratives.

Dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

Etre attentif aux difficultés, aux manquements ou encore aux erreurs qui résultent directement de notre usage excessif de téléphone : telle semble être la première façon de désamorcer toute potentielle dérive.

“Il a fallu que je frôle l’accident de voiture parce que je conduisais tout en consultant mon téléphone pour que je commence à me poser des questions. C’est vraiment idiot”, poursuit Tomas.

 Prêtez également attention à votre comportement : dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

On peut ensuite se fixer progressivement des limites et s’autodiscipliner en se forçant à laisser son doudou numérique dans une autre pièce que celle où l’on dort, à couper les notifications ou à le ranger dans son sac-à-main pendant une réunion de famille.

“C’est bête mais, désormais, j’essaie de faire en sorte que la dernière chose que je regarde avant de m’endormir soit le visage de mon copain à côté de moi et pas une énième story sur Instagram”, rajoute Sandra.

Autre piste de réflexion conseillée par les spécialistes : celle du modèle que l’on souhaite donner à nos charmantes têtes blondes sur les bienfaits d’un usage modéré des nouvelles technologies. Difficile en effet de réprimander votre pré-ado sur son addiction smartphonesque quand vous avez vous-même le nez toujours collé dessus !

À moins que vous ne comptiez sur ce fameux rapport hebdomadaire généré par son téléphone dernier cri qui le rappellera à l’ordre avant même que vous n’ayez eu le temps de le faire. 

*Le Dr Anne Marie Lazartigues, psychiatre, psychotherapeute et sexologue, spécialisée dans les thérapies, reçoit dans son cabinet du 4e arrondissement de Paris.
** Source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC

https://www.marieclaire.fr/,

La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde


Sans que les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi il semble que la méditation ne soit pas pour tout le monde. Il semble que pour certains, cela peut augmenter le stress, par la peur et des émotions négatives. Les hommes serait légèrement plus enclins que les femmes à ressentir un impact désagréable et étrangement l’écart est plus grand chez les athées que les croyants.
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La méditation n’est pas bénéfique pour tout le monde

Les scientifiques ne savent pas pour l'instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Les scientifiques ne savent pas pour l’instant quels types de méditation impacteraient négativement les adeptes ni dans quelle mesure. | Erik Brolin via Unsplash

Repéré sur Cosmos Magazine

Cette pratique peut faire ressortir peur et anxiété.

Régulièrement vantée pour ses bienfaits sur l’humeur et la qualité de vie, la méditation apporterait aussi son lot de désagréments. Selon une étude publiée dans le journal PLOS ONE, plusieurs adeptes réguliers de cette pratique mentale l’ont vécue comme «désagréable» et ont éprouvé des sentiments de peur, d’anxiété ou encore des émotions déformées.

Dirigés par une équipe de recherche de l’University College de Londres au Royaume-Uni, ces travaux scientifiques s’appuient sur un sondage en ligne auquel 1.232 personnes ont répondu. Parmi les questions posées, l’appréciation de l’expérience de méditation et si elle était vécue comme «désagréable», à travers des sentiments d’anxiété, de peur, des émotions déformées, une altération du sens que les personnes avaient d’elles-mêmes ou du monde.

Un sentiment négatif chez 25% des adeptes

Au moins un quart des participant·es de l’enquête qui méditent régulièrement ont déclaré avoir connu une expérience psychologique «particulièrement désagréable»liée à la méditation, y compris des sentiments de peur et des émotions déformées. Les hommes distancent un peu plus les femmes: ils ont été 28,5% contre 23% d’entre elles à avoir exprimé un avis négatif sur leur expérience personnelle de la pratique.

L’écart se creuse encore un peu plus avec les personnes athées: 30,6% d’entre elles ont mal vécu la pratique, contre 22% pour les croyant·es.

«Ces résultats soulignent l’importance d’élargir la compréhension publique et scientifique de la méditation au-delà d’une technique de promotion de la santé», indique Marco Schlosser, psychiatre et chercheur à l’University College de Londres.

Les scientifiques indiquent toutefois que les données n’apportent aucune indication sur le type exact d’expériences, ni sur leur gravité ou leur impact.

«Nous savons très peu de choses sur pourquoi, quand et comment de telles difficultés liées à la méditation peuvent survenir: des recherches supplémentaires sont maintenant nécessaires pour comprendre la nature de ces expériences», prévient l’auteur principal de l’étude.

http://www.slate.fr/

Vous avez peur des araignées? Regardez «Spider-Man»


C’est une étude faite sur un petit groupe, mais les recherches vont se poursuivre pour lutter contre certaines phobies comme l’arachnophobie. Grâce à certains films de Marvel, comme Spider-Man, cela pourrait être un outil bénéfique pour réduire la peur des araignées.
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Vous avez peur des araignées? Regardez «Spider-Man»

 

Les personnes qui ont participé ont été divisées en quatre groupes de visionnage dont deux chargés de regarder des extraits liés à leurs phobies. | Max Kleinen via Unsplash

Les personnes qui ont participé ont été divisées en quatre groupes de visionnage dont deux chargés de regarder des extraits liés à leurs phobies. | Max Kleinen via Unsplash

Repéré par Hakim Mokadem

Une étude menée sur près de 400 personnes a permis de découvrir que certains films Marvel pourraient réduire des phobies.

Une étude publiée dans la revue Frontiers in Psychiatry a montré que regarder quelques minutes d’un des films de la saga Spider-Man et Ant-Man pourrait réduire l’arachnophobie.

Ces travaux, menés par des chercheurs des universités Bar-Ilan et d’Ariel en Israël, se sont appuyés sur la théorie selon laquelle l’exposition à des phobies spécifiques pourrait contrecarrer des peurs irrationnelles.

Sept secondes de film nécessaires

Les professeurs Menachem Ben-Ezra et Yaakov Hoffman ont diffusé des extraits de sept secondes tirés des films Spider-Man et Ant-Man auprès de 424 personnes. L’objectif était de déterminer les effets de ces productions sur les phobiques des araignées et des fourmis.

Les scientifiques ont ainsi découvert que la vue d’un court extrait d’un film contenant des images de ces animaux pouvait diminuer les phobies de 20%.

«Être exposé pendant sept secondes à une phobie spécifique à un insecte dans un contexte positif réduit le niveau des symptômes de la phobie», ont-ils écrit dans leur enquête.

Les films de super-héros seraient connus pour avoir des effets psychologiques globalement positifs et ces récents résultats scientifiques pourraient ouvrir une nouvelle voie dans la thérapie cognitive, estime le professeur Ben-Ezra. Son collègue Hoffman a même suggéré qu’utiliser des images de films ou de bandes dessinées pourrait être plus efficace que l’usage de la réalité réelle ou virtuelle pour traiter une phobie.

L’équipe a affirmé qu’elle poursuivrait ses recherches dans ce domaine et qu’elle examinerait ensuite les effets des films Marvel sur les personnes souffrant du syndrome de stress post-traumatique.

http://www.slate.fr/

Les chiens sentent littéralement notre peur… et la partagent


Je crois que la majorité des gens le savait que les chiens savent reconnaître nos émotions. Avec les des tests scientifiques, il n’y a plus aucun doute que les chiens grâce à leur odorat savent quand leur maitre ont peur .. Et je crois personnellement que même les chats en sont capables
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Les chiens sentent littéralement notre peur… et la partagent

 

Photo: iStock / Capuski

Alain Labelle

Les chiens (Canis lupus familiaris) sont capables de percevoir les émotions humaines comme la peur et d’y réagir en interprétant les signaux chimiques que nous dégageons, affirment des scientifiques italiens.

L’étude du biologiste Biagio D’Aniello et de ses collègues de l’Université de Naples laisse donc à penser que des informations émotionnelles peuvent être transmises entre deux espèces par des signaux chimiques, dans ce cas de l’humain au chien.

Le saviez-vous?

Des scientifiques estiment que la domestication du chien date d’au moins 33 000 ans. Elle coïnciderait avec les débuts de l’agriculture et l’apparition de déchets riches en amidon.

Des variations de deux gènes expliquent la capacité des chiens à communiquer et à interagir avec les humains et les différencient ainsi de leurs cousins sauvages, les loups.

Explications

Dans les présents travaux, les chercheurs voulaient au départ établir si les odeurs corporelles humaines produites dans des conditions émotionnelles particulières, comme le bonheur et la peur, véhiculaient des informations détectables par les chiens de compagnie (des labradors et des golden retrievers).

Pour le montrer, l’équipe italienne a demandé à un groupe de participants de regarder des vidéos conçues pour stimuler leurs émotions – peur, bonheur ou neutralité.

Elle a ensuite prélevé des échantillons d’odeurs à leurs aisselles, mais aussi à celles de volontaires qui n’avaient pas visionné les séquences.

L’équipe de recherche a ensuite placé les animaux avec leur propriétaire et avec un étranger dans une pièce dans laquelle avait été installé un diffuseur d’odeurs et où les chiens pouvaient se déplacer librement. Les odeurs ont ensuite été diffusées dans l’espace.

Le comportement et la fréquence cardiaque des bêtes ont été analysés.

Les résultats indiquent que les chiens ont manifesté moins de comportements dirigés vers leur propriétaire et plus vers l’étranger lorsqu’ils étaient en « bonne condition olfactive » associée au bonheur par rapport à l’odeur associée à la peur et à une odeur neutre.

En outre, pour l’odeur associée à la peur, les chiens affichaient plus de comportements liés au stress. Leur fréquence cardiaque comparée à celle relevée pour l’odeur neutre ou l’odeur associée au bonheur était moins rapide que dans les conditions de peur.

De plus, les chiens qui interagissaient pendant la diffusion de l’odeur liée à la peur cherchaient à se faire rassurer par leurs maîtres et avaient moins de contacts sociaux avec l’étranger.

On savait déjà qu’un chien peut ressentir les émotions humaines. En 2014 et 2016, des études européennes et brésiliennes l’avaient montré.

Mais aucune étude n’avait été réalisée spécifiquement sur le recours à l’odorat par les chiens pour y arriver.

Les auteurs de la recherche publiée dans la revue Animal Cognition(Nouvelle fenêtre) (en anglais) expliquent que les chiens ont un système olfactif plus développé que les humains. Il est donc logique, selon eux, qu’ils utilisent cette capacité pour recueillir des informations sur le monde qui les entoure

https://ici.radio-canada.ca/

Patient hors norme : elle ne ressent ni douleur ni anxiété


Je savais que cela pouvait exister, et à première vue, une personne qui ne ressent presque pas la douleur, ni l’anxiété, cela doit génial et pourtant, si on ne ressent pas la douleur, il n’y a pas d’alerte que quelque chose ne va pas. Cette femme ne s’est jamais sentie différente jusqu’à 60 ans, quand les médecins se sont penchés sur son cas. Elle a permis d’avancer certaines connaissances sur la douleur et l’humeur et d’un gène que les scientifiques croient inutile. Grâce a ces nouvelles connaissances, cela pourrait aider a mieux contrôler la douleur.
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Patient hors norme : elle ne ressent ni douleur ni anxiété

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Cette Écossaise de 71 ans ne ressent quasiment ni douleur, ni peur, ni anxiété. Son cas exceptionnel a permis à des chercheurs britanniques d’identifier une nouvelle mutation génétique, qui ouvre la voie vers des applications médicales pour traiter douleur et anxiété.

C’est l’histoire d’une femme qui a vécu plus de 60 ans sans s’apercevoir qu’elle n’était pas comme tout le monde, comme elle l’a affirmé : 

« Il y a quelques années, je ne savais pas qu’il y avait quelque chose d’inhabituel dans le peu de douleur que je ressens. Je pensais que c’était normal. » 

Je pensais que c’était normal

Vers l’âge de 65 ans, elle est repérée des médecins à l’hôpital d’Inverness, en Écosse, car elle avait de l’arthrose à la hanche, avec une dégénérescence importante des tissus articulaires. Pourtant, elle n’avait pas mal. Un an plus tard, à 66 ans, elle subit une opération à la main, qui habituellement conduit à des douleurs postopératoires. Mais chez elle, rien de tout cela : elle ne se plaint d’aucune douleur.

La patiente, replongeant dans son passé, a relaté différentes expériences illustrant son cas : par exemple, elle n’avait jamais eu besoin d’analgésiques après des opérations, comme des chirurgies dentaires ; quand elle se coupait, la plaie cicatrisait assez vite ; si elle se brûlait, elle ne ressentait pas de douleur, jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive d’une odeur de chair brûlée… Autre preuve de son insensibilité à la douleur : d’après l’article médical paru dans le British Journal of Anaesthesia, 

« Elle a déclaré avoir mangé du piment Scotch-Bonnet sans aucune gêne », avec à la place « un éclat agréable » de courte durée dans la bouche.

Les chercheurs de l’UCL (University College London) et d’Oxford se sont donc intéressés à son cas et ont trouvé deux mutations intéressantes dans son génome. L’une concernait un pseudogène, appelé FAAH-OUT, dont on pensait jusqu’à présent qu’il n’était pas fonctionnel. L’autre était une mutation dans un gène proche, qui contrôle l’enzyme FAAH, mais cette mutation (rs324420) est répandue dans la population. Le gène FAAH (fatty-acid amide hydrolase) est impliqué dans le signal de la douleur, la mémoire et l’humeur. Des souris qui n’ont pas FAAH ressentent moins la douleur et l’anxiété et guérissent plus rapidement de leurs plaies.

Une insensibilité liée au système endocannabinoïde

D’autres tests réalisés en collaboration avec l’université de Calgary au Canada ont révélé qu’elle avait dans son sang des niveaux élevés d’un neurotransmetteur, l’anandamide. Cette molécule se fixe sur des récepteurs du système endocannabinoïde, CB1, des récepteurs connus aussi pour être des cibles des principes actifs du cannabis. L’anandamide est normalement dégradé par l’enzyme FAAH. Pour les chercheurs, cette concentration anormale d’anandamide était le signe d’un signal élevé du système endocannabinoïde et de l’absence de fonctionnement de l’enzyme FAAH.

Les chercheurs ont aussi testé l’humeur de cette patiente hors norme sur une échelle habituellement utilisée pour connaître l’anxiété d’un individu (Generalized Anxiety Disorder-7).  Elle a obtenu le score minimal soit 0/21. Cette éternelle optimiste a expliqué qu’elle ne paniquait jamais, même dans des situations dangereuses, comme lors d’un accident de la circulation qu’elle avait vécu récemment. Elle avait cependant des problèmes de mémoire, oubliant des mots au milieu de phrases, des troubles qui pourraient être liés au système endocannabinoïde.

Ces travaux suggèrent que le gène FAAH-OUT, qui est muté chez cette femme, contrôle l’expression du gène FAAH.

James Cox, chercheur à l’UCL, a expliqué dans un communiqué que « Nous avons constaté que cette femme avait un génotype particulier qui réduit l’activité d’un gène [ndlr : FAAH] déjà considéré comme une cible potentielle pour les traitements de la douleur et de l’anxiété. »

Les chercheurs pensent qu’il est possible que d’autres personnes soient dans le même cas, étant donné que cette femme ne s’est pas rendu compte de rien d’anormal avant 60 ans. Ils encouragent les personnes insensibles à la douleur à se faire connaître.

Cette recherche suggère de nouvelles voies pour développer des analgésiques qui cibleraient FAAH-OUT avec de nombreuses applications médicales : 

« Nous espérons qu’avec le temps, nos découvertes pourraient contribuer à la recherche clinique sur la douleur et l’anxiété postopératoires, ainsi que sur la douleur potentiellement chronique, le trouble de stress post-traumatique et la cicatrisation des plaies, éventuellement au moyen de techniques de thérapie génique. »

La patiente s’est réjouie que son cas puisse aider un jour à soulager des malades :

« Je serais ravie si des recherches sur ma propre génétique pouvaient aider d’autres personnes qui souffrent. »

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une Écossaise de 71 ans, d’un naturel optimiste, ne ressent pas de douleur postopératoire.
  • Des chercheurs ont identifié dans son génome une nouvelle mutation, dans un gène que l’on croyait « inutile ».
  • Cette découverte pourrait aider à mettre au point de nouveaux analgésiques.

https://www.futura-sciences.com/

Et le mot de l’année 2018 est… «nomophobie»


Le Cambridge Dictionary a invité les membres de son blog, ainsi que toutes personnes qui le suivent dans les réseaux sociaux à voter pour le mot de l’année qui en principe n’est pas encore dans les dictionnaires, mais sont quand même utilisé dans le langage
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Et le mot de l’année 2018 est… «nomophobie»

 

Le mot «nomophobie» succède à «populisme» au palmarès | Park Van Ness via Flickr CC License by

Le mot «nomophobie» succède à «populisme» au palmarès | Park Van Ness via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur The Independent

Une décision qui émane du comité du Cambridge Dictionary.

Après paranoid (paranoïaque) en 2016 et populism(populisme) en 2017, le Cambridge Dictionary a récemment élu son mot de l’année 2018. Il s’agit de nomophobia, un mot dont la traduction française (nomophobie) ne figure pas encore dans nos dictionnaire.

Le mot est méconnu par chez nous mais il est pourtant utilisé depuis des années, notamment dans la presse.

La nomophobie désigne «la peur ou l’inquiétude ressentie à l’idée de se trouver sans téléphone mobile ou d’être dans l’impossibilité de s’en servir».

Le préfixe nomo– consiste tout simplement en une contraction des mots no mobile phone (pas de téléphone mobile).

Comme le raconte The Independent, le comité du Cambridge Dictionary a invité les membres du lectorat de son blog, ainsi que les internautes qui la suivent sur les réseaux sociaux, à choisir le mot le plus emblématique de 2018 parmi une liste de quatre mots préselectionnés. Sur le blog, on peut lire ce commentaire émanant du comité:

«Votre choix montre que, tout autour du monde, les gens ont tellement l’habitude de ce type d’anxiété qu’il était réellement nécessaire de lui donner un nom».

Devant «ecocide», «no-platforming» et «gender gap»

La nomophobie a donc été plus forte que les termes ecocide (qui désigne la destruction délibérée et complète d’un écosystème), no-platforming (pratique consistant à empêcher une personne de rendre ses idées publiques dans la mesure où l’on estime que celles-ci sont dangereuses ou inacceptables) et gender gap (la différence entre les façons dont la société traite les hommes et les femmes). Des idées dont on devrait continuer à entendre parler plus d’une fois en 2019.

Pourquoi a-t-on peur du noir ?


La peur du noir, ce n’est pas juste les enfants qui ont peur du noir, mais aussi des adultes. De plus, nous avons tout fait pour que le noir total disparaisse alors je crois que c’est aussi une raison que beaucoup de personne ont peur de la noirceur
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Pourquoi a-t-on peur du noir ?

 

maraisea

maraisea

par Olivier

On a tous ces souvenirs de peur du noir lorsque nous étions de jeunes enfants. Le noir sous-entend l’inconnu, la peur de ce qu’on ne connaît pas.

Mais comment s’explique cette peur ? Est-ce une peur irrationnelle ? 

Avoir peur du noir n’est pas l’apanage des enfants. De nombreux adultes ressentent aussi cela et ne peuvent se passer de lumière pour dormir. Comme toutes les phobies, la peur du noir est une peur irrationnelle. De nombreuses personnes en souffrent et restent enfermées dans leur angoisse du noir. Chez les phobiques du noir (quel que soit l’âge des personnes concernées), le noir est synonyme de peur comme si des monstres pouvaient sortir de nulle part.

De quoi ont-ils peur justement ? Parfois d’un agresseur au bout de la rue, de se retrouver face à un danger imprévu, etc., l’obscurité les prive de tous les repères.

Pour l’enfant, la peur du noir est synonyme de grand vide intérieur, car cela renvoie à la coupure avec la mère au moment de dormir. Le sommeil est un moment de séparation avec la mère, ainsi le noir est synonyme de solitude et donc de peur. Et l’angoisse de mort est sous-jacente dans des cas critiques. Chez certaines personnes, ces peurs d’enfance ne sont pas dissipées.

Nombreuses sont les personnes qui associent le noir avec la peur et d’autres idées néfastes.

Le docteur Mokeddem le remarque : « Lorsque ces personnes se trouvent dans le noir, la machine à imagination va se lancer. Quand on est petit, c’est quelque chose de plutôt positif, mais cette peur du noir devient anormale quand elle s’inscrit dans le temps ».

La peur des araignées est rationnelle aux yeux des individus, alors que la peur du noir suscite la honte.

D’après certains experts, la peur du noir peut se résorber en allant consulter un psychologue et en suivant une thérapie. La prise en charge va consister à affronter progressivement sa peur pour la vaincre.

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