Le Saviez-Vous ► Les éléphants ont peur des souris, mythe ou réalité ?


Depuis la Grèce antique, qu’on prétend que les éléphants ont peur des souris, car elles peuvent rester coincer dans leur trompe !! Cependant après expérience fait par deux animateurs de télé, ont fait l’expérience. Même si l’éléphant a dévié de sa route, il n’a pas présenté les signes de peur apparente. Mais, l’éléphant redoute pourtant de quelque chose et ce n’est pas une souris ou autre petit rongeur.
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Les éléphants ont peur des souris, mythe ou réalité ?

 

éléphant souris

Crédits : iStock

par Yohan Demeure

Sur le papier, une simple souris ne fait clairement pas le poids face un imposant éléphant ! Cependant, il est parfois dit que ces derniers ont peur des souris : qu’en est-il réellement ?

Déjà au temps de la Grèce antique, on disait que les éléphants avaient peur des souris et autres petits rongeurs, car ceux-ci pouvaient se retrouver coincés dans leur trompe. Or aujourd’hui, l’origine de cette légende reste encore un mystère. Mais comme beaucoup d’entre elles, il y a peut-être un fond de vérité.

En réalité, non. Tout d’abord, l’idée qu’un rongeur se trouve coincé dans la trompe d’un éléphant parait absurde, dans la mesure où le pachyderme n’aurait aucun mal à l’expulser. Des études menées sur des éléphants en captivité ne sont jamais parvenues à prouver une éventuelle peur des souris. Mais évoquons tout de même le fait qu’à l’état sauvage, une certaine nervosité s’empare des mastodontes lorsque de petits animaux apparaissent soudainement. En vérité, cela est simplement dû au fait que les éléphants ont une mauvaise vue.

En 2008, des éléphants sauvages ont été testés dans l’émission Mythbusters (voir extrait en fin d’article). Ils ont dévié leur trajectoire à la vue d’une souris, mais il ne s’agissait en aucun cas d’une peur. En effet, lorsqu’un éléphant est effrayé, celui-ci déploie ses oreilles et prend du recul.

Si les éléphants n’ont pas peur des souris, ceux-ci nourriraient une crainte concernant les fourmis, un animal encore plus petit ! Un article du Telegraph publié en 2010 relatait une étude menée par des chercheurs de l’Université de Floride (États-Unis). Le professeur Todd Palmer qui avait piloté ces recherches avait qualifié les colonies de fourmis en colère de “talon d’Achille” de l’éléphant, qui aurait peur que celles-ci s’introduisent dans sa trompe. En effet, des milliers de fourmis à expulser représenteraient plus de difficultés qu’un simple rongeur !

Source

https://sciencepost.fr//

 

Les réseaux sociaux alimentent-ils une peur d’être enceinte?


Il est normal d’avoir peur de l’accouchement, surtout le premier bébé, c’est l’inconnu. Il y a des femmes que le seul fait de penser d’avoir un bébé dans le ventre, c’est la panique. Ou encore, des femmes qui ont eu un traumatisme lors de l’accouchement. Une sage-femme conférencière croit que les réseaux-sociaux seraient une des cause de la tokophobie …
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Les réseaux sociaux alimentent-ils une peur d’être enceinte?

 

La naissance d'Adonis, Luigi Garzi | Wellcome collection via Wikimedia CC License by

La naissance d’Adonis, Luigi Garzi | Wellcome collection via Wikimedia CC License by

Repéré par Nina Pareja

La tokophobie est la peur pathologique de la grossesse et de l’accouchement

 

Repéré sur BBC News, The Guardian

La tokophobie est la peur pathologique de la grossesse et de l’accouchement, une crainte extrême et persistante qui s’accompagne du fait d’éviter tout ce qui touche au sujet. Le terme est apparu dans la littérature médicale en 2000 avec l’ouvrage de deux psychiatres qui cherchaient à établir des catégories de tokophobie.

Catriona Jones, conférencière sage-femme à l’université de Hull au Royaume-Uni, est persuadée que certaines femmes redoutent de plus en plus la grossesse en raison des témoignages sur les réseaux sociaux de jeunes mamans qui relatent leurs difficultés et souffrances liées à la natalité

Groupes de discussion

«Il suffit de googliser “accouchement” pour rencontrer un tsunami d’histoires d’horreur», a-t-elle expliqué lors du festival britannique de science.

Catriona Jones pointe du doigt le plus populaire réseau de forums de parents aux Royaume-Uni, Mumsnet, et donne l’exemple de témoignages relatant un accouchement «terrible» ou qui s’est transformé «en bain de sang». Pour la sage-femme, de telles lectures peuvent augmenter l’angoisse des femmes, même si elle indique que ce n’est pas l’unique cause de la tokophobie.

La fondatrice de Mumsnet, Justine Roberts, a tempéré ces propos en indiquant que «les utilisatrices des forums sont, dans l’ensemble, impatientes à l’idée que d’autres femmes puissent découvrir la vérité sur le spectre des expériences de naissance, du meilleur au plus terrifiant».

Les réseaux sociaux se superposent aux agences publiques de santé, qui relaient une information relativement positive au sujet de la grossesse. Pour Justine Roberts, ils permettraient aux femmes enceintes de se sentir beaucoup moins seules face à certaines situations. Elle raconte que le message le plus courant des utilisatrices est «Pourquoi personne ne m’a dit la vérité sur le fait que ça pouvait être si horrible?». Pour elle, c’est surtout une oreille solidaire que les femmes viennent chercher sur Mumsnet.

La professeure Louise Kenny, de l’université de Liverpool, travaille sur le sujet des témoignages en ligne depuis quelques années. Elle estime que la science manque cruellement de recherches:

«Les histoires partagées dans un environnement sûr peuvent être apaisantes et informatives, mais certaines femmes ont également une prédisposition à développer une phobie due aux histoires prises hors contexte et aux images. Ce n’est pas une cause majeure de tokophobie mais elle est reconnue».

14% des femmes seraient atteintes de tokophobie

Une étude sur la tokophobie réalisée en mars 2017 rassemblant une trentaine d’études préexistantes a conclu qu’en moyenne, 14% des femmes pouvaient en souffrir. En revanche, pour les scientifiques, il est impossible de déterminer si cette phobie est en augmentation ces dernières années. Puisque la tokophobie entre peu à peu dans le vocabulaire courant et que l’information sur ce sujet se développe, davantage de femmes pourraient se rendre compte qu’elles en sont victimes. Pour la professeure Kenny, si l’on prend en compte les femmes qui ne souffrent pas de phobie clinique, le taux pourrait atteindre 30%.

Interrogée par la BBC, Samantha, 26 ans, confie son sentiment: «Je suis terrifiée par l’idée d’avoir un étranger dans mon ventre. […] Voir des femmes enceintes me fait flipper, et même juste parler de grossesse et de naissance me fait trembler, transpirer, et déclenche des crises de panique chez moi.»

On parle de tokophobie primaire chez les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant –elle pourrait être déclenchée notamment par des abus sexuels, des violences gynécologiques ou des récits traumatisants– et de tokophobie secondaire chez les femmes qui ont déjà donné naissance –souvent le résultat d’un traumatisme vécu pendant l’accouchement précédent.

http://www.slate.fr/

Sagesse Amérindienne ► Tranquillité


Laissons la nature suivre son cours, car à trop vouloir la changer, la salir, la polluer, elle nous répond et nous commençons à voir l’ampleur de sa force qui provoque bien des peurs dans l’avenir. Si ce n’est pas notre avenir à nous, ce sera pour nos descendants.
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Tranquillité

 

 

 

« Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n’avons pas peur. »

 

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796

L’anxiété: quand trop est pire que pas assez


L’anxiété est importante pour notre survie. Elle permet d’aiguiser nos sens pour réagir en cas de danger. Cependant, il arrive que l’anxiété devienne un handicap sérieux qui demande l’aide médicale.
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L’anxiété: quand trop est pire que pas assez

 

Toute cette mise en alerte de nos systèmes sensoriels et moteurs est essentielle à notre protection. Une personne moins consciente du danger pourrait devenir une victime.

KAIPONG VIA GETTY IMAGES

Lorsque l’anxiété hypothèque trop la qualité de vie, il faut songer à consulter.

Jacques Beaulieu
Communicateur scientifique

Toute cette mise en alerte de nos systèmes sensoriels et moteurs est essentielle à notre protection. Une personne moins consciente du danger pourrait devenir une victime.

L’anxiété est une attitude développée durant l’évolution humaine pour assurer la survie de l’humanité. Une certaine anxiété va éveiller nos sens et les placer dans un état d’alerte bien souvent salutaire.

Par exemple, lorsque nous circulons aux abords de routes achalandées, nos sens doivent rester en éveil afin de percevoir les sons des automobiles qui viennent dans toutes les directions. Nos yeux sont aussi sollicités, afin de bien identifier la menace éventuelle d’un véhicule qui passerait trop près et risquerait de vous happer. Nos nerfs sensitifs percevront plus efficacement les vibrations du sol vous annonçant la venue d’un véhicule et sa distance.

Toute cette mise en alerte de nos systèmes sensoriels et moteurs est essentielle à notre protection. Une personne moins consciente du danger pourrait devenir une victime. Par exemple, un enfant qui joue au ballon. Son ballon rebondit vers la rue et, ne pensant qu’à le récupérer, il s’élance sans attention à sa poursuite et se fait frapper. Une certaine anxiété est donc salutaire.

Quand trop, c’est trop

Mais trop d’anxiété ou une anxiété sans raison valable sont tout aussi dommageables. Si quelqu’un en arrive à avoir tellement peur de traverser une rue qu’il ne sort plus, il y a un problème. L’évaluation du danger (traverser une rue) est ici exagérée et la conséquence (rester à la maison) est démesurée par rapport à la menace réelle.

Une anxiété mal évaluée peut donner naissance à bien des désordres de comportement. Nous en examinerons ici certains.

1- L’attaque de panique

Calmement assis dans votre fauteuil en train de lire, le téléphone sonne. Soudainement, votre cœur se met à battre rapidement, vous suez, vous tremblez, vous avez l’impression d’être à court de souffle, vous vous sentez très inconfortable et nauséeux.

Ces symptômes peuvent être ceux d’une attaque de panique. Certains éprouveront aussi l’impression d’être surexcités, instables, illuminés ou sur le point de s’évanouir. Pour d’autres, l’anxiété est telle qu’ils en éprouvent la peur de mourir, de devenir fou ou de perdre le contrôle.

Comme vous voyez, la liste des symptômes possibles est longue. Comme notre but n’est pas ici de porter un diagnostic, nous l’avons volontairement écourtée. Et il y a un danger à s’autodiagnostiquer. Ainsi, la première énumération des symptômes (accélération du rythme cardiaque, se sentir à bout de souffle, inconfortable et nauséeux) pourrait aussi convenir à un début de crise cardiaque.

Avant de conclure à la crise de panique, le spécialiste aura évalué toutes ces possibilités.

2- L’agoraphobie

Agoraphobie vient de deux mots en langue grecque antique: Agora qui était une place publique importante à Athènes en Grèce et phobia, qui signifie peur. L’agoraphobie est donc la peur de se retrouver dans une place publique.

La personne atteinte ressentira une peur de se trouver dans un endroit public quelconque ou peur de ne pouvoir s’en retirer à sa guise. Par exemple, elle pourra se sentir très mal à l’idée d’aller au cinéma, une salle où, en principe, on doit attendre la fin du film pour sortir.

3- Les attaques de paniques sans agoraphobie

Certaines personnes peuvent ressentir des attaques de panique sans pour autant avoir des problèmes d’agoraphobie. Un téléphone qui sonne, quelqu’un qui frappe à la porte ou simplement la peur de subir une attaque de panique représentent des facteurs qui, chez certains, vont provoquer le déclenchement de la crise.

4- Les attaques de paniques avec agoraphobie

D’autres personnes souffrant d’agoraphobie connaîtront une attaque de panique dans un lieu public. La crainte de revivre une telle attaque dans des circonstances semblables contribuera à augmenter leur agoraphobie.

Lorsque cette dernière devient un frein à une vie normale, il convient de consulter. La bonne nouvelle: ça se traite et les résultats sont des plus encourageants. Du tiers à la moitié des personnes qui ressentent des désordres liés à la panique vont aussi souffrir d’agoraphobie.

5- Les phobies spécifiques

Ici, sont inclues toutes les phobies (peur) des animaux (peur des chiens, des chats, etc.), des insectes (ex.: peur des araignées ou arachnophobie), peur du sang ou des blessures, peur du tonnerre, des éclairs, peur des hauteurs, peur de certains endroits spécifiques: ponts, tunnels, ascenseurs, avions, etc.

La phobie peut se manifester en présence de l’élément stressant, comme en présence du chien, pour quelqu’un qui a cette phobie. Mais elle peut tout aussi bien se présenter dès que la personne pensera qu’elle sera éventuellement en présence du chien.

Ainsi, certaines personnes en viendront à ne plus sortir de peur de rencontrer un chien, une araignée, un chat, ou autre.

6- Les phobies sociales

Ces phobies se caractérisent lorsqu’une personne craint de se voir ridiculiser en public. Ceux qui sont atteints de cette phobie craignent par-dessus tout d’être jugés par les autres comme étant faibles, anxieux, fous ou stupides. Ils craindront qu’on voie leurs mains trembler.

Souvent ces gens refuseront de manger, de boire, de parler dans un endroit public par crainte de se voir jugés par les gens autour d’eux.

7- Les troubles obsessifs compulsifs (TOC)

Les TOC sont de mieux en mieux connus. Plusieurs exemples peuvent illustrer ce trouble. Il pourra s’agir de l’obsession d’avoir les mains propres. Ou celle de s’assurer d’avoir éteint toutes les lumières avant de quitter la maison.

Certaines personnes pourront refaire 10 fois, 20 fois le tour complet de la maison avant d’accepter tant bien que mal de partir. Les obsessions les plus répandues sont celles reliées à l’hygiène (peur d’être contaminé), les doutes répétitifs (peur d’avoir oublié de verrouiller les portes, fermer les lumières, peur d’avoir heurter un piéton lors d’une balade en auto, etc.), le besoin d’un ordre rigoureux (les objets doivent être placés de telle ou telle façon), la peur de perdre le contrôle et se mettre à hurler des insanités dans des lieux publics, la peur de fixer son esprit dans des images de pornographie.

Pour éviter ces situations, certains développeront des rituels comme se mettre à compter à rebours de 200 à 100 par saut de 3, répéter mentalement des suites de mots du dictionnaire, etc. Les troubles obsessifs compulsifs peuvent devenir un handicap grave à une vie normale. La personne atteinte se doit de consulter. Ici encore, les thérapies offrent de bons résultats.

8- Les stress post-traumatiques

L’image classique du stress post-traumatique est le soldat de retour d’une guerre sanglante et meurtrière. Lorsqu’il rencontre un stimulus semblable à celui vécu en guerre, il se retrouve sous le choc comme s’il se retrouvait dans sa tranchée voyant ses copains mourir.

Par exemple, le son d’une sirène pourra le replonger dans le même état de détresse psychologique qu’il vivait en temps de guerre. D’autres circonstances peuvent donner lieu à des chocs post-traumatiques.

Par exemple, une personne qui a vécu un arrêt cardiaque pourra vivre une grande anxiété ou une crise de panique si un stimulus lui rappelle un événement se rapprochant de la crise cardiaque. Le stress post-traumatique peut se manifester immédiatement après le traumatisme, il peut s’étendre sur une longue période après le traumatisme ou encore il peut apparaître beaucoup plus longtemps après le traumatisme. Ici encore, lorsqu’il hypothèque trop la qualité de vie, il faut songer à consulter.

En somme, lorsque l’anxiété semble un problème, mieux vaut consulter.


Ce texte a été extrait et adapté du livre Stress et anxiété, votre guide de survie, par Claude Bélanger et Jacques Beaulieu, éditions La Semaine

https://quebec.huffingtonpost.ca

Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter


Parmi les troubles alimentaires, la néophobie alimentaire, cette phobie est très peu connu et ceux qui en souffre sont souvent mal jugé pour le refus de manger certains aliments. Il semble que les aliments les plus redoutés soient les fruits, légumes et viandes. Imaginez le stress dans des restaurants ou à un repas de famille. Il y a plusieurs thérapies qui peuvent aider à élargir leur choix d’aliments.
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Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter

Notre alimentation n'a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

MARIE-EVE FOURNIER
La Presse

Notre alimentation n’a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous faire découvrir de nouveaux ingrédients. Les foodies courent les restaurants pour tester leur menu. À l’opposé, des personnes ne mangent que deux ou trois fruits, car elles ont peur de goûter aux autres. D’autres évitent des catégories entières d’aliments. Incursion dans le monde intime et méconnu des adultes souffrant du trouble de l’alimentation sélective et évitante.

Plus que des caprices

Des pommes et des bananes. Des petits pois, du brocoli et des pommes de terre. Du poulet et du boeuf. Deux fromages. Des féculents. Aucun condiment. Aucune sauce. Aucun fruit de mer. Des oeufs, seulement s’ils sont cuits d’une certaine manière. Voilà de quoi se compose essentiellement l’alimentation de Julie Dawson. Qui, pourtant, n’est pas difficile. Ni capricieuse.

Pourquoi ne mange-t-elle pas de fraises, de bacon, de sauce BBQ? Elle n’y a jamais goûté. Et l’idée de le faire l’effraie, comme d’autres ont peur des araignées, des foules ou de l’avion. Sa phobie porte un nom: néophobie alimentaire, un trouble qui touche une bonne proportion d’enfants d’âge préscolaire et certains adultes. Une réalité méconnue, taboue, peu documentée.

«Ce n’est pas juste « je n’aime pas ça, ça me lève le coeur ». Ça va beaucoup plus loin que ça. […] Ce n’est pas que tu ne veux pas goûter. C’est que tu n’es pas capable de le faire. Il se passe quelque chose dans ton corps», explique la psychologue Chantal Bournival, directrice de la Clinique des troubles de l’alimentation. La personne peut paniquer, recracher, vomir…

Malgré les préjugés et l’incompréhension, Julie Dawson a accepté de témoigner pour venir en aide à d’autres néophobes en démystifiant ce trouble. Car s’il existe de nombreux écrits sur les enfants qui refusent de goûter les légumes, la science n’a rien à dire ou presque sur les plus grands.

En fait, la recherche sur le sujet est tellement embryonnaire que le taux de prévalence chez l’adulte, même approximatif, est inconnu, rapporte la Dre Mimi Israël, spécialiste de la question à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Le trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments (une nomenclature qui regroupe divers troubles, dont la néophobie) n’est entré dans la bible des troubles mentaux, le fameux DSM-5, qu’en 2013.

Incompréhension de l’entourage

«Les amis que j’ai depuis longtemps et ma famille comprennent, confie Julie Dawson. Mais si je rencontre quelqu’un de nouveau, c’est dur d’expliquer pourquoi je ne mange pas quelque chose. Ça me fait toujours angoisser.»

Ainsi, au lieu d’admettre qu’elle n’a jamais goûté à un aliment, elle dit qu’elle ne l’aime pas, pour simplifier.

Malgré tout, on lui pose parfois des questions aux réponses évidentes.

«Mon père me demande encore si je veux du ketchup! Je ne sais pas s’il oublie ou s’il a espoir», raconte la femme de 40 ans qui a déjà goûté au condiment une fois «par accident dans un hamburger».

La psychologue Chantal Bournival constate qu’il y a «beaucoup d’incompréhension chez l’adulte», et précise que la néophobie peut engendrer des tensions dans les couples – lorsque vient le temps d’aller souper dans la belle-famille, par exemple – ainsi qu’à l’arrivée d’un enfant. Les néophobes pourront se faire accuser d’être responsables de la néophobie de leur progéniture pourtant normale dans leur développement. Ils vont aussi se mettre beaucoup de pression pour que leur enfant mange de tout.

«C’est très complexe, plus chez l’adulte que chez l’enfant. Et ça provoque de l’isolement social. La personne se sent jugée, ce qui crée de l’anxiété à manger avec d’autres personnes.»

«C’est pire de manger chez des gens qu’au restaurant, où on peut faire un choix», poursuit la psychologue, en ajoutant que le trouble provoque aussi des carences nutritionnelles.

Hypersensibilité aux odeurs et aux textures

Louise Nadeau n’est pas très attirée par les fruits, elle non plus. Elle mange des fraises, des framboises, des pêches. Pas de porc, d’agneau, de veau, de gibier, d’abats, de fruits de mer. Le boeuf ne doit présenter aucun gras, aucun os, idem pour le blanc de poulet.

«Tout le monde est pâmé sur les sushis. Moi, vous ne réussirez jamais à me faire manger ça. Je ferais une syncope. Pourquoi ? Je ne le sais pas», explique la femme de 60 ans qui n’a pris conscience de son trouble que l’an dernier, et qui rêve de «retrouver sa liberté alimentaire».

Louise Nadeau refuse divers aliments en raison de leur texture ou de leur température, ce qu’on appelle le trouble de l’alimentation sélective (TAS).

«Je ne peux pas manger de pain avec des graines. Je ne peux pas mélanger le mou et le dur.» La crème glacée, c’est non. «Je n’aime pas le froid.» La variété d’une seule marque de yogourt passe le test. «Du grec, ce serait impossible: c’est granuleux!»

«Le pire, c’est la pomme»

Robin Belley est encore plus sensible à l’acidité des fruits. Il n’en a jamais mangé un seul. Même bébé, sa mère ne réussissait pas à lui en faire manger en purée.

«Je criais, je pleurais, je vomissais, je ne voulais rien savoir», relate-t-il.

Adulte, il a réussi à intégrer le jus d’orange à son alimentation. Mais c’est tout.

Quel fruit le rebute le plus?

«Le pire, c’est la pomme. Je ne suis pas capable. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas investigué.»

 Il n’est pas dégoûté, mais les fruits lui font faire «des faces». C’est comme si sa langue était trop sensible, le goût trop intense pour être supportable, décrit-il.

Les odeurs (poissons, fromages, oeufs) et des aversions provoquées par un événement anxiogène sont également à l’origine de certains TAS, explique Chantal Bournival, qui précise que deux troubles – néophobie et TAS – se confondent facilement et que plusieurs personnes souffrent des deux à la fois.

«Moi, je me considère comme quelqu’un de joyeux, qui aime la vie et qui est ouvert d’esprit. Et je me retrouve avec un secret comme celui-là… Ça clashe!», lance Louise Nadeau.

L’angoisse au menu

À l’université où Julie Dawson travaille, ses collègues sont des foodies qui se précipitent chaque jour de paie dans un resto à la recherche d’expériences culinaires excitantes. Julie les accompagne «pour parler», pour faire partie du groupe. Mais chaque fois, «c’est difficile».

«Mes amis ne me jugent pas. Mais ils me poussent un peu. L’autre jour, j’ai pris un taco. Seulement la coquille et le boeuf dedans.»

Lorsque nous lui avons parlé, ses collègues venaient de lui apprendre que leur prochaine destination était le LOV, un resto végétarien à la mode à Montréal.

«Je vais prendre des frites et manger autre chose en revenant au bureau», prévoyait-elle.

Car évidemment, elle regarde toujours les menus d’avance pour voir si elle pourra commander quelque chose (en demandant un changement, généralement) ou si elle devra s’organiser en mangeant avant ou après. Un comportement que la psychologue Chantal Bournival voit chez tous ses patients néophobes ou souffrant d’un TAS.

«En regardant d’avance le menu, je sais ce que je vais manger. J’ai l’air relaxe et personne ne se doute de rien», explique Louise Nadeau, atteinte de néophobie alimentaire.

La Dre Israël, qui a traité depuis cinq ans une cinquantaine de cas extrêmes (des personnes présentant un important sous-poids et des carences nutritionnelles), dit que ses patients «ne vont jamais au restaurant» tant cela les angoisse.

Le confort italien

Comme bien d’autres néophobes, Julie Dawson ne fréquenterait dans un monde idéal que les restaurants italiens.

«La vie serait plus simple s’il y avait juste des restaurants italiens et du blanc de poulet», concède Louise Nadeau, qui se limite généralement à manger de la soupe ou des salades au resto.

Évidemment, pour un néophobe, les repas chez les connaissances ou la famille éloignée, ainsi que les cocktails dînatoires avec de petites bouchées composées de plusieurs ingrédients (fruits de mer, poisson, fromages, sauces) et les buffets gastronomiques sont de véritables sources de stress. Et de mise en place de stratégies: manger avant ou après, prétendre ne pas avoir faim, se bourrer de pain en cachette, s’inventer des allergies, etc.

«On a un problème si l’anxiété est assez présente pour être en anticipation», note la Dre Israël.

Et les voyages?

Tandis que Mme Nadeau s’empêche de voyager à certains endroits comme le Mexique et l’Asie parce qu’elle sait qu’elle n’aimera pas la nourriture, Julie Dawson, elle, ne s’en priverait pas même si son niveau d’angoisse «serait très élevé».

«En France, il y a des Subway et des McDo partout. Je ne suis pas foodie, alors je me fiche de ce que je mange. Je veux juste trouver quelque chose pour survivre.»

La question des voyages lui rappelle une anecdote survenue en Australie.

«Je mange des Cheerios ordinaire tous les matins. Mais en Australie, ça goûtait un peu différent, un peu plus le miel. Je ne pouvais pas en manger.»

Louise Nadeau est encore marquée par un repas en France.

«À Lyon, quand j’ai vu la carte d’un restaurant gastronomique avec du cerveau, de la langue et des rognons, je ne pouvais pas croire que des humains mangeaient ça!»

Qu’est-ce qu’un bon resto?

«Un resto qui sert quelque chose que j’aime», répond Julie Dawson.

Merci à Anderson Cooper

Le journaliste vedette de CNN Anderson Cooper a beaucoup contribué à faire connaître la néophobie alimentaire chez l’adulte en abordant le sujet sur diverses tribunes. Il a déjà dit à un magazine qu’en voyage, il commande sa nourriture dans le menu pour enfants des hôtels puisqu’il a «le palais d’un jeune de 7 ans». Il a aussi révélé à Jerry Seinfeld qu’il n’avait jamais goûté à une gaufre, même s’il aime les crêpes.

Des féculents du matin au soir

Certains blogues tenus par des néophobes et des études menées sur des enfants rapportent que ce sont les fruits qui provoquent le plus d’angoisse. Viendraient ensuite les légumes et les viandes. Ainsi, certaines personnes racontent n’avoir mangé que des féculents toute leur vie.

La Dre Mimi Israël, de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, ne peut dire si ce palmarès est véridique ou pas, faute d’études sérieuses sur le sujet. De son côté, la psychologue Chantal Bournival a déjà effectivement rencontré des patients qui ne mangent que des féculents et constate dans sa pratique que les fruits, les légumes et la viande sont les trois catégories d’aliments les plus souvent rejetées par ses patients. C’est le cas de l’auteure du site phobie-alimentaire.fr, Marie Perchey, une jeune femme de 29 ans qui travaille à Paris. Pendant 20 ans, raconte-t-elle, elle n’a mangé pratiquement que des frites, du riz, des pâtes au beurre, des pommes de terre, du pain et des bananes. Elle a réussi à varier son alimentation au moyen de diverses stratégies qu’elle détaille et explique sur son site rempli de références intéressantes.

Les caractéristiques du trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments selon le DSM-5

– Perte de poids importante

– Carences nutritionnelles importantes

– Dépendance envers les suppléments nutritionnels

– Perturbation du fonctionnement psychosocial (incapacité à manger avec d’autres, anxiété à aller au restaurant ou chez des amis)

– Aucune volonté de perdre du poids, aucun lien avec l’image corporelle

Les problèmes nutritionnels ne s’expliquent pas par un accès insuffisant aux aliments ou une pratique culturelle (tel le jeûne religieux)

Il n’est pas nécessaire d’avoir tous les symptômes pour avoir un diagnostic. La perturbation du fonctionnement psychosocial, par exemple, suffit, note la Dre Mimi Israël.

Source: Programme canadien de surveillance pédiatrique

Les solutions

Il y a de l’espoir pour les adultes qui rêvent de varier leur alimentation et d’être capables de manger n’importe quels entrée et plat principal au restaurant.

La thérapie cognitivo-comportementale

Cette thérapie expose graduellement la personne à ce qui lui fait peur. Ce traitement permet d’obtenir «de bons résultats», dit la psychologue Chantal Bournival. On commence par faire la pyramide des aliments angoissants en plaçant les plus phobiques au sommet. Et on apprivoise d’abord ceux à la base.

«Certaines personnes ne peuvent même pas s’imaginer ouvrir un pot de yogourt, alors on ne leur en donnera pas une bouchée!», dit Mme Bournival.

L’exposition progressive peut commencer par le fait de regarder une image de l’aliment, l’entrer dans la pièce, le toucher, le couper et finalement y goûter. Souvent, le thérapeute mange l’aliment avec le patient.

L’enchaînement alimentaire

Cette méthode consiste à essayer de nouveaux aliments similaires à ceux qui sont déjà aimés. Par exemple, une personne qui mange des pâtes et des pommes de terre bouillies pourrait tester les gnocchis. Les pépites de poulet pourraient mener aux poitrines de poulet, la trempette au yogourt. Le rapprochement avec les aliments jugés sûrs peut se faire en se basant sur la couleur, la texture, la forme ou l’odeur. Pensez aussi à piger dans le même groupe alimentaire. Il peut être astucieux de tester l’aliment sous différentes formes et textures : râpé, en tranches, en cubes, bouilli, grillé.

Le pairage des aliments

Cette technique consiste à s’habituer à un aliment non toléré en l’associant à un autre qui est aimé. Par exemple, une personne qui n’aime pas le fromage pourrait en mettre un peu sur du pain.

«Il faut éviter l’évitement, explique la Dre Mimi Israël, de l’Institut Douglas. Il faut réentraîner le cerveau à ne pas avoir peur en lui montrant qu’il n’y aura pas les conséquences désagréables auxquelles il croit.»

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Les 9 choses que la sueur dévoile sur vous et votre santé


La sueur peut signifier beaucoup de choses qu’à part avoir chaud. Il semble même, que la transpiration aurait une odeur particulière dans certaines situations, comme la peur, la maladie, les ondes positives ….
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Les 9 choses que la sueur dévoile sur vous et votre santé

 

Votre transpiration peut notamment démontrer que vous avez peur, que votre alimentation n’est pas équilibrée ou que vous vous sentez déprimé. Découvrez les 9 choses étonnantes que votre sueur peut révéler sur vous et votre santé.

PAR JULIANA LABIANCA

Vous manquez de sodium

La sueur peut en dire long sur votre forme physique et sur votre humeur. En outre, une transpiration salée peut signaler une carence en sodium de l’organisme. Votre sueur vous pique les yeux? Elle a un effet abrasif sur une écorchure? Votre sueur vous laisse-t-elle une sensation de brûlure sur la peau ou des marques blanches sur le visage ou les vêtements? Si vous répondez oui à l’une de ces questions, vous devriez augmenter la teneur en sodium de votre alimentation. Au besoin, salez légèrement vos aliments – œufs, légumes, viandes – et buvez des boissons énergisantes plutôt que de l’eau plate quand vous vous entraînez.

Vous devriez peut-être laisser tomber le café

Trop de java peut être responsable d’une transpiration abondante lorsque vous allez au travail le matin.

« Le café stimule la transpiration de deux façons », explique la Dre Liz Lyster du groupe médical Holtorf (Foster City, Californie) dans le Huffington Post. « La caféine stimule le système nerveux central et active les glandes sudoripares, de sorte que plus vous en prenez, plus vous transpirez. De plus, la chaleur qui se dégage du liquide peut vous réchauffer au point de vous faire transpirer. »

Si vous n’arrivez pas à vous libérer de votre dépendance au café, passez au décaféiné ou au café glacé

Vous appliquez votre antisudorifique au mauvais moment

« Un antisudorifique est plus efficace sur une peau bien sèche », explique le Dr David Pariser, fondateur et secrétaire de la société internationale d’hyperhidrose (International Hyperhidrosis Society). « Si vous l’utilisez le matin juste avant de partir ou tout de suite après la douche, vous aurez déjà commencé à transpirer ou vos aisselles pourraient être encore humides. Si la surface de la peau n’est pas sèche, la réaction chimique de l’aluminium que contient l’antisudorifique se produira en surface plutôt que dans les pores. Cela peut empêcher les glandes sudoripares de se boucher. »

Même si vous prenez votre douche le matin, appliquez de l’antisudorifique la veille avant de vous coucher. Sur une peau bien sèche, l’effet du produit peut durer quelques jours. Après la douche, appliquez un déodorant légèrement parfumé et le tour sera joué. Avez-vous déjà essayé ces façons inhabituelles de porter un déodorant ?

La sueur de la peur

Une analyse menée par l’armée américaine parle de l’odeur de la peur au sens littéral. Pour cette étude, les chercheurs ont prélevé des échantillons de transpiration sur 20 parachutistes novices avant et pendant leur premier saut en tandem, ainsi que pendant un exercice sur tapis roulant pendant la même durée de temps. On a fait humer chacun des deux échantillons à des volontaires dont on observait le cerveau au scanneur. Les régions du cerveau associées à la peur étaient plus actives quand ils ont senti les échantillons pris dans l’avion qu’avec ceux du tapis roulant. Ces résultats se basent sur l’évolution des espèces : chez nos ancêtres, les phéromones associées à la peur pouvaient avertir les autres de l’imminence d’un danger

Vous combattez la maladie

Vous trouvez que votre voisine de cubicule ne sent pas la rose cette semaine ? Elle peut être malade. Une étude publiée dans Psychological Science a démontré que les personnes en bonne santé peuvent détecter le processus accéléré du système immunitaire chez celles qui combattent une infection. Selon l’étude, l’odeur joue un rôle important comme moyen d’alerte aux maladies contagieuses.

Votre entraînement va bien

Si vous constatez que vous transpirez plus tôt que d’habitude durant l’entraînement, cela ne veut pas dire que vous perdez de l’endurance. Au contraire. Dans une étude parue en 2010, les chercheurs ont noté que les personnes les plus en forme transpiraient plus abondamment et plus rapidement que les autres.

« Une grande forme physique vous permet de vous entraîner avec plus d’intensité ce qui génère plus de chaleur, et donc plus de transpiration », explique le Dr Craig Crandall, professeur en médecine interne au Centre médical de l’Université Texas Southwestern.

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Vous êtes déprimée

Chez les gens en bonne santé, les changements environnementaux qui causent de la peur, du stress, de la joie intense ou de la nervosité influent à la fois sur le volume de leur transpiration et sur l’odeur de celle-ci. Cependant, chez les personnes déprimées, la réaction aux stimuli serait moins soutenue. Une étude germano-suédoise a repéré cette réaction modérée chez 97 % de sujets déprimés qui se sont par la suite suicidés.

« C’est probablement le signe que certaines des cellules nerveuses de leur hippocampe avaient été altérées par la dépression et le stress négatif », écrit dans un communiqué de presse Lars-Hakan Thorelle, un des auteurs de l’étude. « Une personne déprimée fait preuve d’inaptitude biologique à réagir à son environnement, alors qu’une personne en bonne santé y est toujours prête. »

Vous émettez des ondes positives

Si vous souriez quand vous transpirez, les gens autour de vous vont se mettre à sourire aussi. C’est du moins ce qu’une étude néerlandaise suggère. Pour le prouver, les chercheurs ont fait sentir à 36 femmes des échantillons de sueur provenant de 12 hommes qui avaient regardé des vidéos épeurantes ou réconfortantes. La sueur devant l’horreur a provoqué chez les femmes une réaction qui mimait la peur, alors que celle de la bonne humeur donnait un sourire.

Vous êtes enceinte

Les futures mamans se plaignent de beaucoup transpirer pendant la grossesse. C’est la conséquence d’une augmentation de l’activité hormonale, du flux sanguin et du métabolisme, explique la Dre Mary L. Rosser. Les sueurs nocturnes se produisent pendant les trois premiers mois de la grossesse. Les bouffées de chaleur de la ménopause proviennent d’un même déséquilibre hormonal.

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