Une Française a grandi avec des animaux sauvages


Une fillette a pu vivre une expérience extraordinaire dans la savane africaine à Namibie grâce à ses parents. Elle a pu côtoyer des animaux sauvages qui ont été soignés alors que la plupart étaient orphelins. Personnellement, certains animaux m’apparaissaient dangereux pour la petite qui aujourd’hui, c’est une jeune femme qui est retournée en Afrique pour des documentaires
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Une Française a grandi avec des animaux sauvages

Née en 1990, Tippi a grandi dans la savane africaine jusqu’à l’âge de 10 ans avec ses parents Sylvie Robert et Alain Degré.

« C’était une période magique, d’être capable d’être dans la nature sauvage et libre avec notre enfant, » a dit Sylvie à The Telegraph.

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« C’était une petite fille chanceuse. Elle a grandi dans la nature jusqu’à ses dix ans. Il n’y avait que nous trois et tous les animaux. Nous n’avions pas beaucoup de contact avec d’autres personnes. »

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Même si cela ne se voit pas particulièrement dans certaines des photos, les parents de Tippi sont extrêmement préoccupés par sa sécurité.

« De nombreux fermiers des environs prenaient soin de certains animaux orphelins et nous avions l’habitude d’être proches d’eux. Ils étaient presque domptés ou très habitués aux gens et c’est pourquoi Tippi pouvait s’approcher d’eux. »

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Il est évident que les parents de Tippi sont des photographes professionnels, car les photos de leur fille sont vraiment fantastiques.

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Les cheveux en bataille de la petite fille, les beaux paysages et les animaux sauvages font des photos exceptionnelles. Vous pouvez voir le lien fort qui unit Tippi et les animaux.

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Après 10 ans en Namibie, Tippi est retournée à Paris avec ses parents. Mais la vie sauvage d’Afrique tient toujours une place de choix dans le cœur de Tippi. Elle y est retournée 6 fois pour filmer des documentaires pour Discovery Channel.

Aujourd’hui, Tippi est âgée de 27 ans.

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Les merveilleuses photos de l’enfance de Tippi sont maintenant publiées dans un livre, Tippi – Mon Livre d’Afrique.

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Vous pouvez voir d’autres photos de Tippi ci-dessous. Plus bas, vous pouvez aussi voir à quoi elle ressemble aujourd’hui.

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Voici Tippi aujourd’hui :

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Quelles photos magiques ! On dirait vraiment qu’elle a eu une enfance merveilleuse.

Vous pouvez regarder une vidéo au sujet de Tippi ci-dessous.

Entrez la légende de la vidéo ici

https://fr.newsner.com/

Le Saviez-Vous ► 2017 : 5 nouveaux mots de la francophonie dans le Petit Larousse


Dans le petit Larousse,(édition 2017)  mon dictionnaire préféré, 5 nouveaux mots ont été rajouté. C’est viennent des pays appartenant à la francophonie.
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2017 : 5 nouveaux mots de la francophonie dans le Petit Larousse

 

La langue française s’enrichit en permanence. Découvrez cinq mots de la francophonie qui se sont fait une place dans le dictionnaire cette année.

 

PAR ALIX RATOUIS, MACIRÉ YANSANÉ

 

  • Bisser, v. t. : inviter une femme à danser pour la seconde fois.

    « J’ai bien aimé danser avec cette femme, je vais la bisser. » (Afrique centrale).

    Faroter, v. t. : verser de l’argent à quelqu’un dans le but de le soudoyer. Faroter (un personnage influent) pour obtenir un poste. (Cameroun).

    Infolettre, n. f. : newsletter. (Québec).

    VPS © SP

    Vélo tout-terrain muni de pneus très larges à crampons.

    © SP

    VPS (sigle de vélo à pneus surdimensionnés) : vélo tout-terrain muni de pneus très larges à crampons, adaptés aux sentiers ou aux terrains enneigés, sablonneux ou boueux. (Québec).

    Youyouter, v. i. : lancer des youyous à l’occasion de certaines cérémonies. (Maghreb).

    http://www.lepoint.fr

  • En appliquant une ruse des Simpson, la police britannique arrête 21 délinquants


    Qui aurait cru qu’un épisode des Simpson aurait pu être appliqué pour faire des arrestations de délinquants en Angleterre. Personnellement, je ne suis pas une fan, mais bon si cela à fonctionné
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    En appliquant une ruse des Simpson, la police britannique arrête 21 délinquants

    Les Simpson: épisode 9, saison 8, «Les Ailes du délire» (capture)

    Les Simpson: épisode 9, saison 8, «Les Ailes du délire» (capture)

    Repéré par Léa Marie

    Repéré sur Indy100

    Les officiers ont usé d’un absurde stratagème dépeint dans un épisode du dessin animé.

    On le sait, les Simpson s’avèrent souvent visionnaires. Quand il n’anticipe pas l’élection de Donald Trump ou le rachat de 21st Century Fox par Disney, le dessin animé culte semble inspirer la police britannique.

    Afin de mettre la main sur plusieurs délinquants activement recherchés, les officiers de la South Yorkshire Police ont mis au point un ingénieux guet-apens… qui rappelle étrangement un extrait des Simpson.

    L’épisode 9 de la saison 8, intitulé Les Ailes du délire et diffusé en 1997, s’ouvre sur l’installation, par la police de Springfield, d’une large banderole sur la devanture de son antenne: «Distribution de bateaux aujourd’hui!» Une idée absurde –marque de fabrique des Simpson– signée chef Clancy Wiggum et censée rameuter les truands du quartier… qui pénètreront en réalité dans le commissariat et se feront passer les menottes.

     

    Aussi saugrenu soit-il, le stratagème a visiblement plu à la police du comté de Yorkshire du Sud, au nord de l’Angleterre, qui a tenté un plan similaire, baptisé «Opération Holly». Le principe: envoyer à plusieurs criminels présumés un faux bon cadeau pour un panier de Noël –comprenant notamment du champagne, du vin, du pudding et autres mets de fêtes. Le tout, accompagné du message suivant:

    «Herald Hamper, le nouveau spécialiste du panier de South Yorkshire, qui vous garantit la joie de Noël et des moments inoubliables pour chaque occasion!»

    http://www.slate.fr/

    Quand les macaques explorent leur sexualité… avec des cerfs !


    Curieux qu’au Japon des femelles macaques explorent leur sexualité sur des cerfs. Frustration, les mâles sont moins actifs, la proximité des deux races ?
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    Quand les macaques explorent leur sexualité… avec des cerfs !

     

    Les chercheurs canadiens imaginent que le comportement étonnant des femelles macaques peut servir d’exutoire à leur frustration sexuelle. © Noëlle Gunst, université de Lethbridge

     

    Nathalie Mayer

    Journaliste

     

    Il y a quelques mois, les images d’un jeune macaque en pleine saillie sur une biche avaient fait le tour du monde

    Une pratique sexuelle hors norme, avaient alors supposé les scientifiques. Mais aujourd’hui, ceux-ci semblent tenir la preuve que les relations interespèces ne sont pas si rares chez les primates. Leurs images montrent ainsi de jeunes femelles macaques qui montent sur des cerfs.

    Au centre du Japon, il est une réserve où vivent en totale liberté différentes espèces animales. En totale liberté et même, en totale harmonie concernant les macaques japonais et les cerfs ! C’est ce que semble révéler une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Lethbridge (Canada). En quelques mois, ils ont en effet pu observer près de 260 actes sexuels entre ces deux espèces.

    Les images rapportées sont sans équivoque. Elles montrent de jeunes femelles macaques qui montent sur des cerfs et se frottent les parties génitales contre le dos de leur étonnant partenaire. Ces derniers, quant à eux, semblent totalement insensibles à l’intérêt que leur portent ces demoiselles.

    Vaincre la frustration sexuelle

    Pour expliquer ces relations sexuelles, qui semblent pourtant tout à fait contre-nature, les chercheurs canadiens invoquent d’abord le fait que les aires de vie de ces primates et de ces cervidés se rejoignent. En effet, les cerfs aiment grignoter les restes de nourriture laissés à l’abandon par les macaques japonais. De plus, leur période d’accouplement s’avère être la même.

    Surtout, les chercheurs estiment que ce comportement pourrait servir aux femelles macaques à explorer leur sexualité. Leurs relations avec les cerfs leur permettraient de combler le manque ressenti du fait du peu de désir sexuel dont font preuve leurs mâles. Cependant, rien ne permet aujourd’hui de savoir s’il s’agit là d’un phénomène de mode ou d’une pratique qui s’installera sur le long terme

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    https://www.futura-sciences.com

    L’Amérique du Nord balayée par une vague de froid extrême


    La neige est tombée, et le froid est arrivé. Même si le thermomètre indique une température acceptable en autant qu’on soit bien habillée, le facteur éolien indique tout autre chose. Comme cette nuit dans ma région, ils annoncent – 28C, mais avec les vents, un temps ressentis de – 40 et ailleurs dans le nord, cela peut être encore plus froid.Une chose qu’on espère par temps froid est bien que l’électricité tient le coup surtout ceux qui chauffe avec cette énergie
    Nuage

     

    L’Amérique du Nord balayée par une vague de froid extrême

     

    Archives. © reuters.

    Des chutes de neige record et des vagues de froid polaire prolongées glaçaient l’Amérique du Nord mercredi. Des conditions météorologiques extrêmes qui inquiètent les autorités américaines et canadiennes, au moins à court terme.

    La ville américaine d’Erié, non loin des chutes du Niagara et dont le lac sert de frontière naturelle avec le Canada, a ainsi connu un Noël sous un épais manteau d’1,5 mètre de neige, tombé en seulement 48 heures.

    Les autorités locales ont dû instaurer un état d’urgence qui va permettre de réquisitionner le matériel lourd nécessaire pour éviter les accidents potentiels. Les 147 centimètres de neige, expliquent les météorologues, ont été accentués par les vents glacés soufflant depuis le lac dans cette ville de la pointe nord de la Pennsylvanie. Entre 2 et 5cm de neige supplémentaires devraient tomber dans les prochaines heures, mais d’ores et déjà les voitures étaient ensevelies sous la neige à Erié, dont les habitants sont exhortés à rester cloitrés chez eux avec des produits de première nécessité.

    Le gouverneur de Pennsylvanie, Tom Wolf, a annoncé que la garde nationale allait fournir des véhicules de déblaiement militaires pour prêter main forte aux autorités locales et aux services médicaux d’urgence. Selon les données des services météo américains, les 86 cm de neige tombés pour le seul jour de Noël sont un record absolu pour la ville, loin devant les 51 cm du 22 novembre 1956.

    Sur les deux jours, du lundi au mardi à 17H00 locales, les 1,5 mètre de neige ont également pulvérisé un record de 1958. Sur l’ensemble du mois, les 245 cm de neige cumulée ont là aussi battu un record, faisant de de décembre le mois le plus neigeux de l’historie d’Erié.

    -50°C

    « Les équipes sont dehors, mais n’arrivent tout simplement pas à tenir le rythme de la neige qui tombe », a expliqué en live sur Facebook Matt Exley, un secouriste local.

    Pour ne rien arranger, les température attendues descendront à -10°C dans la nuit de mardi à mercredi, accompagnées de vents glaciaux.

    Supportable, toutefois, comparé à la vague de froid extrême que connaît le voisin canadien, où le nord de l’Ontario devrait lui aussi connaître un record avec des températures à -50°C.

    « Des froids qui s’installent aussi longtemps et sur une étendue aussi grande, de mémoire, je n’en ai jamais connu », a affirmé à l’AFP Alexandre Parent, météorologue de l’agence fédérale Environnement Canada.

    Selon lui, bien plus que le thermomètre, c’est l’étendue de la vague de froid et sa durée dans le temps qui rendent cet épisode exceptionnel. L’agence fédérale a publié des avertissements de froid extrême lié à une poussée de l’air arctique pour les provinces du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta.

    « Un avertissement de froid extrême est émis lorsque le refroidissement éolien ou les températures très froides présentent un danger élevé pour la santé (engelure, hypothermie, etc.) », précise Environnement Canada sur son site. « Nous sommes en deçà de 10 à 20 degrés Celsius des normales de saison », a abondé M. Parent.

    Par ailleurs, des vents violents pouvant atteindre jusqu’à 120 km/h associés aux basses températures ont privé d’électricité près de 160.000 foyers en Nouvelle-Écosse (est), soit près d’un tiers des clients de la province.

    http://www.7sur7.be

    Trois astuces pour éviter les fausses nouvelles


    C’est de plus en plus difficile de ne pas se faire avoir par des fausses nouvelles. Il y a bien sûr les sites reconnus, quoique, dernièrement, ils se sont fait avoir eux même, au moins ils ont corrigé le tir avant que les choses prennent de l’ampleur.
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    Trois astuces pour éviter les fausses nouvelles

     

    Ou comment éviter de vous faire corriger dans la section commentaires de votre plus récent partage sur Facebook. Notre nouvelle collaboratrice Camille Lopez inaugure la chronique Venons-en aux faits !

    Bonne (et vraie) nouvelle ! À l’heure où « FAKE NEWS » s’écrit automatiquement en majuscules et que l’expression « fausse nouvelle » est utilisée comme une insulte et non comme un argument, j’ai le plaisir d’inaugurer la chronique Venons-en aux faits !

    Parmi les centaines de publications qui se bousculent dans vos différents fils d’actualité sur les réseaux sociaux, certaines (voire beaucoup, en fonction du type de contenu que vous consommez) tendent des pièges bien façonnés.

    Il y a plusieurs moyens de ne pas tomber dans le panneau. La chronique Venons-en aux faits ! en sera un. (Pardonnez l’autopromotion.)

    Vous trouverez ici les démentis des plus récents canulars qui polluent Internet, des listes des fausses nouvelles entourant un événement majeur (attentat, catastrophe naturelle…) et des analyses du phénomène.

    Puisque vérifier ce qu’on lit, partage, like, commente ou gazouille est un réflexe qu’il faut encourager, je publierai aussi mes démarches de vérification des faits.

    Pourquoi ne pas commencer par quelques astuces utiles ?

    1. Arrêter de penser que le Québec est épargné (ou que le phénomène des fausses nouvelles n’affecte que les États-Unis)

    L’article le plus partagé lors de la dernière campagne présidentielle américaine était une fausse nouvelle. Puis, pour la première fois, on a pu constater l’ampleur de l’influence de la Russie sur l’élection en question, quand certaines publicités commanditées par le pays ont été dévoilées devant le Congrès américain.

    Quant au terme « fake news », lancé (et surtout gazouillé) par Donald Trump plus fréquemment que ne l’aurait fait le petit garçon qui criait au loup, il est devenu le mot de l’année 2017.

    Vu de loin, il est facile de s’imaginer qu’on a affaire à un phénomène américano-centriste. Mais il vaut mieux ne pas se péter les bretelles.

    Des médias dits « alternatifs » ont récemment repris la nouvelle erronée selon laquelle une mosquée de Montréal aurait conclu une entente avec le chantier de construction adjacent pour qu’aucune femme ne puisse y travailler. Il s’agit pourtant d’une rumeur issue d’une erreur journalistique. Rumeur qui a depuis été clarifiée par plusieurs sources.

    Pensons aussi à l’attentat de la mosquée de Québec. Aux sites de théories du complot qui s’époumonent depuis des mois à répéter qu’il y avait en fait deux tireurs, et que l’un d’eux s’est exclamé « Allahu akbar » avant d’ouvrir le feu. Faux.

    Et pensons à l’arrivée massive des demandeurs d’asile haïtiens cet été, qui a donné lieu à des mobilisations contre l’« immigration illégale », un terme devenu slogan chez certains groupes… mais qui n’a aucune portée juridique, tant selon les avocats que d’après les élus.

    2. Sortir de sa bulle idéologique

     

    Pour être en mesure d’évaluer rapidement si une information est légitime, il faut savoir la remettre dans son contexte. Et pour bien y parvenir, il faut s’intéresser à tous les angles de la question. Bref, lire des textes nuancés et soutenus par de bons arguments, publiés dans toutes sortes de médias fiables.

    En vue de se préparer aux résultats d’une élection, par exemple, il est préférable de sortir de son réseau pour se faire une idée du climat politique global.

    Un peu après l’élection de Donald Trump, un sondage du Washington Post nous apprenait qu’en Virginie, plus de la moitié des électeurs ne connaissaient personne qui ne partageait pas leur opinion politique. Aucun ami, aucun membre de la famille proche de l’électeur moyen ne comptait voter pour un candidat différent.

    Pas étonnant que l’issue de l’élection ait causé la surprise (presque) générale.

    L’exercice peut s’avérer difficile à faire, voire un peu pénible pour certains, mais quelques publications ont pris l’initiative de proposer à leurs lecteurs des textes d’autres médias qui ont une ligne éditoriale différente.

    S’il y avait une sous-catégorie à ajouter à ce conseil, ce serait ceci : il vaut mieux arrêter de penser que la désinformation ne se fait que « de l’autre bord ». Ce n’est pas juste la droite ou juste la gauche qui joue avec les fausses informations. C’est un party déprimant auquel tout le monde est (malheureusement) invité.

    Récemment, par exemple, une  vidéo a ému le Web au complet : celle d’un ours polaire émacié « victime des changements climatiques ». Du moins si l’on en croit l’organisation Sea Legacy, qui l’a mise en ligne. Plusieurs experts ont réagi au court clip, demandant aux médias de traiter la nouvelle avec prudence. Trop tard, l’info avait déjà fait le tour de la planète. Pourtant, selon le scientifique Steven Amstrup, de Polar Bear International, le réchauffement climatique ne serait probablement pas responsable de l’état rachitique de l’animal. Bien d’autres facteurs pourraient être en cause.

    3. Sur Facebook, relire le nom du média et son adresse Web s-y-s-t-é-m-a-t-i-q-u-e-m-e-n-t

     

    Oui, ça peut vous éviter de partager un texte particulièrement haineux provenant d’un site dont l’URL ressemble à s’y méprendre à celui d’un grand média.

    Ça peut également vous éviter de participer au concours vraiment trop beau pour être vrai d’une pseudo-compagnie aérienne qui ne vous demande que vos informations bancaires et votre numéro d’assurance sociale.

    Mais ça peut surtout vous sauver la face et ne pas vous faire partager un article satirique du « Journal de Mourréal » par mégarde. Ce serait dommage.

    Voilà pour mes trois conseils.

    http://lactualite.com

    Pour développer le cerveau de bébé, lisez-lui les bons livres au bon moment


    Souvenirs, souvenirs ! La routine du dodo avec une histoire quand gardait mon neveu David .. Puis quand mes enfants étaient petits ainsi que Mlle quand je la gardais pour le soir et la nuit. Encore une histoire, une dernière !!! Des chercheurs ont fait des recherches sur le sujet des livres d’histoire pour le développement cognitif et langagier et sans surprise cela a un très bon impact autant chez les jeunes enfants ainsi que les bébés. Mais chaque livre doit être au goût de l’enfant et adapté à leur âge. De plus nommés les personnages à un impact vraiment bénéfique pour eux
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    Pour développer le cerveau de bébé, lisez-lui les bons livres au bon moment

    Pause lecture | Neeta Lind via Flickr CC License by

    Pause lecture | Neeta Lind via Flickr CC License by

    Lisa S. Scott —

    Tous les ouvrages se valent-ils dans la découverte du langage, ou votre choix fait-il une différence pour votre enfant?

    Aux États-Unis, diverses initiatives comme le programme Reach Out and Read fournissent des livres aux parents lors de leurs visites de suivi chez le pédiatre, et de nombreux professionnels de l’éducation et de la santé soulignent l’importance de lire des histoires à ses enfants pour accompagner leur développement.

    Ce message est bien reçu par les parents, conscients de l’importance de cette habitude. Un rapport de synthèse du centre de recherche Child Trends, par exemple, indique que 55% des 3-5 ans avaient droit à leur histoire quotidienne en 2007. D’après le ministère de l’Éducation américain, ce rituel familial avait lieu au moins trois fois par semaine en 2012 pour 83% des enfants de cette tranche d’âge.

    Mais ce que cette recommandation ne nous dit pas, c’est que le contenu peut être tout aussi important que la pratique elle-même. Tous les ouvrages se valent-ils dans la découverte du langage, ou votre choix fait-il une différence? Les meilleurs livres pour bébés sont-ils les mêmes que pour les tout-petits?

    Quel livre de chevet pour bébé?

    Pour aider les parents en quête de la meilleure expérience de lecture pour leur progéniture, mon laboratoire de recherche en psychologie a mené une série d’études sur l’apprentissage des bébés. L’un de nos objectifs était de mieux comprendre l’impact de la lecture partagée sur le développement cognitif et comportemental.

    Même les plus petits aiment qu’on leur fasse la lecture. Maggie Villiger, CC BY-ND

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    Les chercheurs s’accordent sur les bienfaits de cette lecture partagée pour le développement de l’enfant. Leur lire des histoires dès le plus jeune âge a un impact positif sur leur développement cognitif et langagier: vocabulaire plus étendu, amélioration des compétences qui faciliteront l’entrée en lecture, et progrès dans l’apprentissage conceptuel.

    Ces temps de partage améliorent aussi fréquemment la qualité de la relation parent-enfant en favorisant les interactions réciproques. Enfin, cette pratique vous assure un moment de tendresse quotidien, ce qui n’est pas à négliger!

    Des études récentes ont montré que la qualité et la quantité de la lecture partagée avec un petit enfant influait sur la richesse de son futur vocabulaire, ses compétences en lecture et sa capacité à écrire son prénom. En d’autres termes, plus les parents lisent de livres différents et y consacrent de temps, plus les avantages seront nets chez l’enfant de quatre ans.

    Cette découverte majeure est l’une des premières à mesurer les effets positifs de l’introduction de la lecture dès le plus jeune âge. Mais de nombreuses questions restent en suspens, notamment sur le type d’ouvrages les plus à même de susciter des interactions plus riches et un meilleur apprentissage.

    Les casques EEG permettent aux chercheurs d’enregistrer l’activité cérébrale de leurs petits sujets. Matthew Lester, CC BY-ND

    Bébé au labo

    Dans le cadre de notre enquête, mes collègues et moi-même avons suivi des enfants en bas âge tout au long du deuxième semestre de leur vie. Lorsque leurs parents leur montraient des livres où figuraient des visages ou des objets nommés individuellement, ils apprenaient davantage, généralisaient ces acquis à de nouvelles situations et montraient des réponses cérébrales plus spécialisées. Ce n’était pas le cas des livres qui ne comportaient aucune légende, ou une légende commune pour chaque image. L’apprentissage dès la petite enfance débouchait également sur des bénéfices au bout de quatre ans.

    Notre étude la plus récente sur le sujet, financée par la National Science Foundation, vient d’être publiée dans la revue Child Development. En voici les grandes lignes.

    Lors d’une première étape en laboratoire, nous avons observé le niveau d’attention prêté par des enfants de six mois à des personnages qui leur étaient inconnus. Les réactions de leur cerveau étaient mesurées par électroencéphalographie (EEG). Les petits portaient un casque constitué d’un réseau de 128 capteurs, qui enregistraient l’électricité naturellement émise par l’activité cérébrale à travers leur cuir chevelu. Nous avons donc pu suivre ces réactions neuronales pendant que les enfants observaient des images affichées sur un écran d’ordinateur, ce qui nous a permis de récolter des informations sur leurs connaissances et leur capacité à faire la différence entre les personnages qu’on leur montrait.

    Les systèmes de suivi du regard permettent aux chercheurs de savoir où va l’attention des enfants. Matthew Lester, CC BY-ND

    Noms distincts

    Grâce à des instruments dédiés, nous avons aussi analysé leurs mouvements oculaires afin de mesurer leur durée d’attention et de repérer les parties des images sur lesquelles ils se concentraient le plus.

    Les données collectées lors de cette première visite nous ont servi de point de comparaison pour évaluer les mesures suivantes, prises après avoir laissé aux familles des livres sur ces mêmes personnages.

    Exemple de pages d’un livre montré aux petits sujets, où chaque personnage avait un nom. Lisa Scott

    Nos sujets étaient répartis en trois groupes. Dans le premier, les parents ont lu aux petits des livres contenant six personnages qui leur étaient inconnus, et dont chacun avait un nom. Le deuxième groupe disposait des mêmes livres, mais les personnages y étaient tous désignés par le même nom, choisi au hasard (Hitchel, par exemple). Le reste des familles, notre groupe contrôle, n’a rien lu de particulier pendant la durée de l’étude.

    Au bout de trois mois, nos volontaires sont revenus au laboratoire pour une nouvelle mesure de l’attention portée aux personnages par les enfants. Le résultat: seuls ceux qui avaient reçu des livres où les personnages portaient des noms distincts avaient fait des progrès. L’activité cérébrale des bébés ayant appris une variété de noms témoignait également de leur capacité à faire la différence entre les différents personnages. Ces effets n’apparaissaient pas chez les enfants du groupe contrôle, ni ceux dont les livres ne comportaient que des dénominations génériques.

    Ces conclusions suggèrent que les enfants sont capables dès le plus jeune âge de faire appel à des représentations mentales pour découvrir le monde qui les entoure, et que la lecture partagée est un outil très efficace pour soutenir leur développement dans la première année de leur vie.

    Le meilleur livre pour un enfant dépend en grande partie de son âge. Penn State, CC BY-NC-ND

    Adapter ses choix pour optimiser les bienfaits

    Alors, quelles implications pour les parents désireux de rendre leur temps de lecture le plus utile possible? D’abord, tous les livres ne se valent pas. On ne lira pas la même chose à un enfant de 6 ou de 9 ans et à un bambin de 2 ans. De même, à 4 ans, quand on se prépare à apprendre à lire seul, les besoins sont encore différents. Autrement dit, pour que la lecture puisse porter ses fruits, il faut choisir les bons ouvrages au bon moment.

    Pour ce qui est des nourrissons, les livres qui nomment différents personnages peuvent fournir une expérience de meilleure qualité, avec les bénéfices pour l’apprentissage et le développement cérébral que nous avons constatés. Chaque enfant étant unique, les parents doivent avant tout trouver le livre qui intéressera le plus leur bambin.

    Ma fille adore la série Pat the Bunny, ainsi que les histoires d’animaux du type Cher Zoo. Quand certains personnages n’avaient pas de nom, nous leur en donnions un.

    Il est possible que les livres qui nomment leurs personnages vous forcent tout simplement à parler davantage. On sait qu’il est essentiel de parler aux bébés pour assurer leur bon développement. Notre conseil aux parents de tout-petits: intégrez la lecture partagée dans vos habitudes quotidiennes, et donnez un nom aux personnages! Pour les guider dans leur fantastique découverte du monde, parlez à vos bambins le plus et le plus tôt possible, et appuyez-vous sur les histoires pour vous y aider.

    The ConversationTraduit de l’anglais par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

    La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

    http://www.slate.fr