Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que l’érotomanie ?


Il y a des syndromes qui peuvent être dangereux pour la personne et pour les autres. C’est le cas du syndrome de Clérambault appelé aussi érotomanie. Une personne atteinte est persuadée que quelqu’un est amoureux de lui ou elle. Cette certitude peut amener à une jalousie maladive quand la personne s’aperçoit qu’elle s’est trompée et cela peut aller dans cet jusqu’au meurtre.
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Qu’est-ce que l’érotomanie ?

 

Parfois confondue avec une obsession du sexe ou de l'amour, l'érotomanie est une maladie psychiatrique provoquant la conviction délirante d'être aimé. Un trouble parfois exacerbé par l'explosion des réseaux sociaux.

L’érotomanie, aussi appelée syndrome de Clérambault est un trouble psychologique qui consiste à être persuadé qu’une autre personne, un inconnu comme une célébrité, est amoureuse de soi.

Un érotomane est ainsi profondément convaincu qu’une personne, qui peut être l’objet de sa propre attirance, est amoureux de lui. Il s’agit d’une certitude inébranlable. Le sujet n’est pas conscient de son état.

Si dans le délire de persécution le sujet est convaincu qu’il est l’objet de malveillances, qui sont en réalité imaginaires, l’érotomane lui est persuadé d’être l’objet d’une bienveillance amoureuse de la part d’autrui, tout aussi imaginaire.

Loin d’être anodine, comme peut l’être un amour non partagé, cette pathologie peut conduire le sujet à se conduire de façon agressive par jalousie, et peut conduire dans certains cas au meurtre.

Pour étayer sa conviction l’érotomane voit souvent des signes, comme des gestes qu’il est le seul à comprendre, des regards, des messages codés, y compris dans les médias. Parfois il aime la personne, mais pas systématiquement.

Le plus souvent le sujet atteint retourne l’attention qu’il imagine recevoir. Il écrit, téléphone, fait des cadeaux. Quand ses attentions ne touchent pas la dite personne ou qu’elles sont même refusées, l’érotomane peut être amené à imaginer qu’il s’agit d’un stratagème pour que l’amour qui lui est porté reste secret.

Généralement, l’érotomanie se déclare entre 20 et 30 ans. Les femmes sont davantage concernées. L’orogine de ce trouble peut être diverse, mais le manque affectif pendant l’enfance est souvent observé.

Ce trouble psychiatrique fut décrit pour la première fois par Gaëtan Gatian de Clérambault en 1921. Depuis on a établi les 3 principales phases du comportement de l’érotomane. Cela commence par une période d’espoir. Dans un état euphorique le sujet entretient son délire. Ensuite vient la phase de dépit, durant laquelle, face à ses espoirs déçus, le sujet entre dans une phase plus dépressive, voire suicidaire. Enfin vient la phase de rancune. L’érotomane en vient à hair l’autre. Son attitude peut tourner au harcèlement voire au meurtre.

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Un garçon de 6 ans parle avec le niveau d’un enfant d’un an quand son dentiste fait une découverte


Chez moi, il y a une publicité de l’Association des chirurgiens dentiste du Québec de deux enfants qui discutent, le garçon dit que son père peut parler 6 langues, et la fille réponds que son père peut détecter 200 maladies, il est dentiste. … Ce cas ici, démontre bien que souvent aller chez le dentiste peut parfois guérir des maladies.
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Un garçon de 6 ans parle avec le niveau d’un enfant d’un an quand son dentiste fait une découverte

 

 

Mason Motz, six ans, de Katy, au Texas, a souffert d’un anévrisme cérébral à l’âge de dix jours.

Mason a été emmené chez un orthophoniste quand il en avait un an, écrit le New York Times.

On lui a diagnostiqué le syndrome de Sotos, une maladie génétique rare qui affecte la croissance et le développement, et ses parents croyaient que c’est pour cette raison, ainsi que pour l’anévrisme cérébral, que son langage a été retardé.

Mason pouvait prononcer le début d’un mot et au fil du temps ses parents Dalan et Meredith sont venus à comprendre ce qu’il disait.

Photo: YouTube / Inside Edition

Tout a changé après une visite chez le dentiste

Mais tout a changé en 2017 quand Mason avait six ans.

Mason est allé faire une visite de routine chez son dentiste pédiatrique Amy Luedemann-Lazar, qui a fait une découverte remarquable, tout en effectuant une procédure de routine.

Le Dr Luedemann-Lazar a remarqué que la bande de tissu sous sa langue était attachée près du bout de sa langue, l’empêchant de bouger librement.

Avec la permission des parents de Mason, elle a pratiqué une opération au laser pour lui délier la langue. La procédure a duré dix secondes.

Photo: YouTube / Inside Edition

Il pouvait parler comme un enfant de 4 ans

Peu de temps après son retour, ses parents ont entendu Mason dire : « J’ai faim, j’ai soif, on peut regarder un film ? »

Ses parents, qui n’avaient jamais entendu leur fils parler correctement auparavant, pouvaient à peine croire leurs oreilles quand il a soudainement parlé à un niveau beaucoup plus élevé qu’auparavant.

Quelques heures plus tôt, Mason parlait comme un enfant d’un an. Après l’opération, il parlait au même niveau qu’un enfant de quatre ans.

Les médecins s’attendent à ce qu’il rattrape ses pairs quand il aura 13 ans.

Quelle découverte étonnante effectuée lors d’une visite de routine. Qui sait combien de temps il aurait fallu pour le diagnostiquer.

Une des belle publicité de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec

 

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Ce garçon est atteint du syndrome du loup-garou


Il y a des maladies qui peuvent passer inaperçu aux yeux des autres, alors que d’autres difficiles à cacher. Le syndrome du loup-garou ne doit pas être évident à vivre surtout vers l’adolescence. Ce jeune homme à quand même beaucoup de courage d’affronter la vie avec cet handicap.
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Ce garçon est atteint du syndrome du loup-garou

 

 

Cet adolescent indien âgé de 13 ans souffre d’hypertrichose, une maladie rarissime aussi connue sous le nom de « syndrome du loup-garou »…

Lalit Patidar est originaire de Ratlam, ville indienne située dans l’État du Madhya Pradesh (centre du pays). Sa maladie rare se caractérise par une pilosité abondante et invasive, notamment sur le visage, presque entièrement dissimulé derrière une épaisse toison.

« Je suis né comme ça donc j’ai appris à vivre avec », confie-t-il dans un reportage qui lui est consacré (voir vidéo ci-dessus). Si l’ado semble en effet ne pas trop s’apitoyer sur son sort, la vie n’est néanmoins pas simple tous les jours: « Les poils entrent dans mes yeux. Quand je mange, ils entrent dans ma bouche. Parfois, j’ai même du mal à respirer normalement », avoue-t-il.

L’hypertrichose est le symptôme d’un dérèglement hormonal qui se manifeste de cette façon sur une partie ou la totalité du corps.

La famille de Lalit cultive l’espoir d’un changement hormonal qui pourrait survenir lors de la puberté, vers ses 15 ou 16 ans, et atténuer voire éradiquer naturellement l’évolution de la maladie.

« Si ce n’est pas le cas, une opération pourra alors être envisagée », explique le père.

 

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Le Saviez-Vous ► Le syndrome de Noé : cette maladie mentale qui pousse les gens à “collectionner” des animaux


On voit des fois aux nouvelles, des animaux qui sont dans des conditions lamentables dans un espace restreint. Il se peut que la personne qui recueille ces animaux le font avec une bonne attention de les sauver, mais sont incapable de s’en occuper adéquatement. Il est important de retirer les bêtes tout en s’assurant que la personne ait un soutient psychologique.
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Le syndrome de Noé : cette maladie mentale qui pousse les gens à “collectionner” des animaux

 

chat câlin femme genoux humain

Crédits : iStock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Peut-être connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui souffre de ce syndrome. Si c’est le cas, contactez immédiatement une association de protection animale

Le syndrome de Noé, c’est quoi ?

Le syndrome de Noé est avant tout une maladie mentale qui peut toucher n’importe lequel d’entre nous. Comme son nom l’indique, elle fait référence au personnage de Noé et à son désir de sauver tous les animaux de la Terre grâce à son arche.

Les personnes atteintes du syndrome de Noé, qui sont le plus souvent des femmes âgées vivant seules, ont à peu près le même souhait que Noé. Elles veulent sortir de la rue ou de la maltraitance tous les animaux qu’elles rencontrent. Malheureusement, ce noble souhait devient petit à petit un acte compulsif et elles se mettent à littéralement accumuler les animaux. Elles deviennent alors incapables de garantir à tous une santé correcte et les associations retrouvent bien souvent dans les appartements de ces personnes des centaines d’animaux entassés les uns sur les autres dans des conditions d’hygiène déplorables. Ils sont le plus souvent affamés, voire gravement malades.

La plupart du temps, les personnes souffrant du syndrome de Noé ne se rendent même pas compte qu’elles font souffrir leurs animaux. Au contraire, elles leur sont particulièrement attachées.

Animaux adoptés aux USA

Le syndrome de Noé est le besoin irrépressible d’adopter toujours plus d’animaux de compagnie, parfois au détriment de leur santé.

© CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Que faire si l’on soupçonne un proche d’être atteint du syndrome de Noé ?

Généralement, les personnes malades ne laissent jamais personne entrer chez eux, ce qui les rend difficiles à détecter. Mais quelques signes ne trompent pas.

Si vous connaissez quelqu’un qui a pour réputation d’être un véritable « refuge » à lui tout seul ou qui parle énormément de ses nombreux animaux alors que vous savez qu’il habite dans un minuscule appartement, n’hésitez pas à contacter une association de protection animale, telle que la SPA.

Non seulement vous pourrez sauver de nombreux animaux victimes de maltraitance, mais en plus vous pourrez encourager la personne malade à se faire soigner. Attention, lorsque leurs animaux leur sont retirés, les personnes atteintes du syndrome de Noé doivent immédiatement être prises en charge, certaines pouvant ne pas supporter la séparation d’avec leurs animaux et mettre fin à leurs jours.

Source

https://animalaxy.fr/

Alexandre le Grand n’était peut-être pas mort !


Alexandre le Grand aurait probablement été diagnostiqué mort par erreur. Il a eu des douleurs au ventre avec fièvre. Il s’est retrouvé paralysé de la tête au pied et il ne pouvait pas parler, mais son cerveau fonctionnait très bien. Les scientifiques croient avoir trouvé le mal qu’il souffrait et qui a entrainer un faux diagnostique de décès.
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Alexandre le Grand n’était peut-être pas mort !

 

Nathalie Mayer
Journaliste

La mort d’Alexandre le Grand reste un mystère. Et plus encore, l’état de conservation de son corps post-mortem. Pourtant aujourd’hui, une équipe de chercheurs avance qu’un syndrome de Guillain-Barré, doublé d’un faux diagnostic de décès, pourrait scientifiquement expliquer toutes les observations rapportées.

 

Depuis plus de 2000 ans, le mystère plane sur les conditions de la mort d’Alexandre le Grand. Certains pensent qu’il a pu être empoisonné ou qu’il a succombé à un excès d’alcool. D’autres incriminent le paludisme ou la typhoïde. Toujours est-il que la légende raconte que le corps de celui qui régna sur la Macédoine, entre 356 et 323 avant J.-C, est resté six jours sans montrer le moindre signe de décomposition.

La preuve, pour les Grecs de l’Antiquité, qu’Alexandre le Grand était un dieu. Mais c’est une explication dont ne pouvaient se satisfaire les scientifiques qui envisagent aujourd’hui une nouvelle théorie. Le plus grand conquérant de son époque pourrait bien avoir souffert d’un trouble auto-immunitaire rare qui l’aurait paralysé, de la tête aux pieds. Et nous serions là face au cas le plus célèbre de faux diagnostic de décès jamais enregistré.

 

Le docteur Katherine Hall imagine qu’Alexandre le Grand a pu être en mesure d’entendre ses embaumeurs commencer leur travail. © valeggio2000, Fotolia

Le docteur Katherine Hall imagine qu’Alexandre le Grand a pu être en mesure d’entendre ses embaumeurs commencer leur travail. © valeggio2000, Fotolia

Un faux diagnostic de décès ?

Selon les historiens, Alexandre le Grand aurait d’abord ressenti des douleurs abdominales, accompagnées de fièvre. Très vite, il se serait trouvé dans l’incapacité de marcher, de bouger, puis de parler. Pourtant, son esprit serait resté vif jusqu’à sa mort.

« Il souffrait probablement d’une variante de la neuropathie axonale aigüe du syndrome de Guillain-Barré », estime le docteur Katherine Hall, de l’université d’Otago (Nouvelle-Zélande).

Une maladie que l’on contracte généralement par une infection à Campylobacter pylori. Une maladie dont il est surtout possible de se remettre.

À l’époque, les diagnostics de décès reposaient essentiellement sur la respiration et non sur le pouls. Or, dans ces conditions, la respiration du roi de Macédoine a dû être si superficielle qu’elle en était indétectable. Son corps a pu avoir du mal à réguler sa température. Ses pupilles ont pu se dilater. Conduisant à une terrible erreur de diagnostic !

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Patient hors norme : il voit les icônes sortir de l’écran de l’ordinateur !


Un bien drôle de syndrome qu’est le syndrome d’Alice au pays des merveilles. Disons que voir des icônes sortir de son ordinateur, on se demande si on ne devient pas un peu fou !!! Mais, non, c’est une cause médicale qui a pu être remédiée
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Patient hors norme : il voit les icônes sortir de l’écran de l’ordinateur !

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

En Italie, un homme de 54 ans a vu pendant une dizaine de minutes des icônes sortir de l’écran de son ordinateur et flotter sous ses yeux. Les médecins lui ont diagnostiqué un « syndrome d’Alice au pays des merveilles ». La tumeur au cerveau, responsable de ces symptômes inhabituels, lui a été retirée.

Cet homme de 54 ans a vécu une expérience bien étrange : il a vu les icônes du bureau de son écran d’ordinateur sauter lentement en-dehors du moniteur et flotter entre lui et l’écran. Elles avançaient, reculaient, puis, finalement, elles ont disparu de son champ de vision, en se déplaçant vers la droite. Cette hallucination a duré une dizaine de minutes.

Ensuite, le patient a eu d’autres symptômes : des maux de tête, des nausées et une grande sensibilité à la lumière, ou photophobie. Il s’est rendu aux urgences où les médecins lui ont diagnostiqué un syndrome d’Alice aux pays des merveilles. Ce cas est décrit dans un article de la revue Neurocase, rédigé par des chercheurs de l’université de Rome.

Les auteurs expliquent que les patients souffrant du syndrome d’Alice au pays des merveilles ont une « perception erronée de leur propre corps, affectant, à la fois, la taille et la position dans l’espace, ainsi qu’une altération de l’environnement. »

Typiquement, ces patients perçoivent des parties de leur corps comme étant bien plus grandes ou bien plus petites que la réalité. Ils peuvent aussi voir des objets ou des personnes plus grandes ou plus petites, plus proches ou plus éloignées qu’elles ne le sont réellement.

Le syndrome d’Alice au pays des merveilles a été décrit par un psychiatre anglais, John Todd, dans les années 1950. Il a été nommé ainsi en raison des expériences que vit Alice dans l’ouvrage de Lewis Caroll, où elle voit sa taille se modifier. De plus, Lewis Caroll souffrait lui-même de migraines, avec des manifestations visuelles.

Une tumeur au cerveau à l’origine de ce syndrome

Souvent, le syndrome d’Alice au pays des merveilles est causé par l’épilepsie, une intoxication aux médicaments, la migraine, des maladies psychiatriques, des infections. Mais, ici, la cause semblait différente. Le patient avait des antécédents familiaux de tumeur au cerveau. Son électroencéphalogramme était normal, de même que ses analyses de sang et de fluide cérébro-spinal. Il souffrait de migraines mais pas avec aura.

Le saviez-vous ?

Une migraine avec aura se caractérise par des symptômes souvent visuels qui précèdent le mal de tête. Par exemple, le patient voit des taches, des points lumineux, colorés, ou bien une partie de son champ visuel disparaît.

Une IRM a révélé que le patient avait une lésion d’environ 2,5 cm au niveau du cortex occipito-temporal de l’hémisphère gauche, une région impliquée dans la perception visuelle. C’était un glioblastome, une tumeur cérébrale dont l’évolution est souvent rapide. La tumeur a été retirée par une chirurgie au laser, puis le patient a suivi une chimiothérapie et une radiothérapie.

Un an plus tard, il est retourné à l’hôpital pour une nouvelle opération car la tumeur était revenue au même endroit. Le traitement semble avoir fonctionné car, 20 mois après l’épisode d’Alice au pays des merveilles, il allait bien et ne présentait plus de signe de maladie. Il n’a pas connu d’autres hallucinations après le retrait de sa tumeur.

Pour en savoir plus le syndrome d’Alice au pays des merveilles, vous pouvez écouter un podcast qui lui est consacré sur le site de The Conversation.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un homme de 54 ans a vu les icônes de son bureau sortir de l’écran de son ordinateur et bouger devant lui.
  • Les médecins italiens lui ont diagnostiqué un syndrome d’Alice au pays des merveilles.
  • Les patients touchés par ce syndrome ont une modification de la perception de leur corps, des objets ou des personnes qu’ils voient.
  • La tumeur cérébrale qui a provoqué ces symptômes a été retirée et le patient va bien.  

https://www.futura-sciences.com/

En Antarctique, les scientifiques entrent en « hibernation psychologique » pour supporter l’hiver


Affronté l’hiver chez moi, il faut s’adapter et profiter le plus possible du soleil, mais en Antarctique, cela n’est pas évident. Comme vivre à travers l’hiver dans une région hostile sans y perdre la tête. ?
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En Antar­c­tique, les scien­ti­fiques entrent en « hiber­na­tion psycho­lo­gique » pour suppor­ter l’hi­ver

 

par  Ulyces

 

Pour endu­rer les condi­tions extrêmes dans lesquelles ils travaillent en Antar­c­tique, les scien­ti­fiques déve­loppent un « syndrome d’hi­ver­nage », aussi connu sous le nom d’ « hiber­na­tion psycho­lo­gique ».

Ces états mentaux surviennent lorsqu’un confi­ne­ment est observé sur le long terme, comme lorsque les astro­nautes voyagent dans l’es­pace.

« Il s’agit d’un méca­nisme de protec­tion contre le stress chro­nique qui est assez logique. Si les condi­tions sont incon­trô­lables, mais que vous savez qu’à un moment, dans le futur, les choses vont s’amé­lio­rer, vous pouvez choi­sir de réduire vos efforts d’adap­ta­tion, pour préser­ver votre éner­gie », analyse Nathan Smith, l’un des auteurs de l’uni­ver­sité de Manches­ter à l’ori­gine de l’étude publiée le 4 décembre 2018.

Pour obser­ver les mani­fes­ta­tions d’un tel syndrome, l’équipe s’est inté­ressé à l’état mental des membres de la station Concor­dia, français et italiens. Leur sommeil a été contrôlé, ainsi que leur santé émotion­nelle et leurs stra­té­gies d’adap­ta­tion aux condi­tions extrêmes. Ce que les cher­cheurs ont alors observé, c’est que la qualité de leur sommeil et de leur état émotion­nel se dégra­dait lorsque l’hi­ver forçait les scien­ti­fiques à rester enfer­més. Mais ce qui a surpris Nathan Smith, c’est de consta­ter que les cher­cheurs vivant en Antar­c­tique rédui­saient aussi leurs capa­ci­tés à mettre en place des stra­té­gies d’adap­ta­tion actives, se lais­sant douce­ment aller à une passi­vité psycho­lo­gique incons­ciente.

Cette passi­vité et cette iner­tie face au stress chro­nique et au confi­ne­ment abou­tit à une forme « d’in­dif­fé­rence géné­rale et de plati­tude émotion­nelle » qui est fina­le­ment béné­fique, puisqu’elle aide les cher­cheurs à passer l’hi­ver. Nathan Smith compare ce condi­tion­ne­ment à une « fugue psycho­lo­gique modé­rée », carac­té­ri­sée par « un état de conscience altéré, ou une absence totale d’es­prit, une “dérive” de l’es­prit, une perte d’at­ten­tion et une dété­rio­ra­tion de la conscience de la situa­tion ».

Un phéno­mène qui par chance est réver­sible, puisque l’état mental des scien­ti­fiques français et italiens s’est amélioré dès les premiers beaux jours d’été.

Sources : Science Alert / Univer­sity of Manches­ter

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