Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que le syndrome du voyageur ?


Le syndrome du voyageur, peut être interpellé différemment selon le pays visité. Il arrive que des personnes éprouvent un tel choc que des symptômes de cette affection apparaissent. Cela peu être causé par la déception, la beauté ou encore le dépaysement total.
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Qu’est-ce que le syndrome du voyageur ?

fleuve Gange Inde

Les bords du Gange en Inde. Crédits : MaxPixel/Domaine Public

par Marine

Le dépaysement : voilà ce que nous recherchons bien souvent lors des vacances. Et selon les destinations, tout le monde peut se confronter à des façons de vivre totalement différentes !

Il s’avère que parfois ces nouveautés sont trop difficiles à appréhender, ce qui déclenche chez certain·e·s une curieuse affection : le syndrome du voyageur. Quelles en sont les causes, et comment se manifeste-t-il ? 

Des modes de vie différents

En vérité, le syndrome du voyageur peut en cacher plusieurs, selon qui nous sommes et en fonction de la destination de vacances. Par exemple, nombreux sont les touristes japonais à éprouver le syndrome de Paris. Ceux-ci sont en effet pris de court par le contraste saisissant entre l’image romantique qu’ils peuvent avoir de la ville des amoureux et la réalité. Quant au syndrome de Stendhal, il touche les personnes qui se rendent à Florence. Les touristes se trouvent alors  subjugués et mal à l’aise devant la beauté de la ville et de ses trésors culturels.

L’affection qui nous intéresse ici est aussi appelée le syndrome de l’Inde – ce pays étant le plus susceptible de déclencher les symptômes. Il touche donc la plupart du temps des Occidentaux. Pourquoi ? Parce que le mode de vie et les codes qui animent les habitants sont tout simplement très différents. De la spiritualité à la façon d’honorer leurs défunts, en passant par la foule et la notion différente de pudeur en public… La rencontre peut être rude à gérer pour une personne ayant l’habitude de vivre « à l’occidentale ».

Les signes qui ne trompent pas

Personne n’est à l’abri du syndrome de l’Inde. En revanche, il est aisé d’en reconnaître les premiers symptômes pour réagir de manière appropriée. Au même titre que beaucoup d’affections psychologiques, le syndrome du voyageur se traduit par des signes assez identifiables. Ils traduisent généralement l’anxiété et la fébrilité. Notons les palpitations, le sentiment d’oppression et de dépression ou encore la tristesse. Ceux-ci se manifestent dès l’arrivée dans le pays.

Au cours du voyage, ces signaux peuvent se transformer et s’accentuer, laissant parfois place à des hallucinations et à un sentiment de dépersonnalisation. Une prise en charge par un·e spécialiste est alors vivement conseillée. D’ailleurs, il existe en Inde une cellule de psychiatrie spécialement dédiée à la prise en charge des touristes français victimes du syndrome du voyageur (elle est gérée par le consulat).

Que tout le monde se rassure, les symptômes s’estompent progressivement. Une fois le voyage achevé et les habitudes retrouvées, il n’en paraît plus rien. Afin d’éviter au maximum d’éprouver le syndrome de l’Inde, mieux vaut anticiper son séjour en se renseignant à l’avance sur le pays. En tout cas, cette destination est des plus intéressantes pour les voyageur·euse·s qui souhaitent changer du quotidien !

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi dit-on le “syndrome de Stockholm” ?


La première fois que j’ai entendu parler du syndrome de Stockholm est dans une série télévisée. Curieux syndrome qui comme on peut se douter, son nom est suite a une prise d’otages à Stockholm.en Suède.
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Pourquoi dit-on le “syndrome de Stockholm” ?


Le syndrome de Stockholm est le fait pour un otage de développer vis-à-vis de son geôlier un sentiment d’empathie voire d’amitié.

Ce syndrome doit son nom à une prise d’otages qui eut lieu à Stockholm en 1973. Le 23 août un détenu en permission, Jan Erik Olsson, fit une tentative de braquage dans une banque. Lors des faits il dû se retrancher dans l’agence et prendre en otage 4 personnes. Ensuite des négociations eurent lieu avec les autorités et au bout de 6 jours, il libéra tout le monde. Ayant passé près d’une semaine avec lui, les otages développèrent un comportement curieux lors de l’arrestation, allant jusqu’à s’interposer face aux policiers venus l’arrêter.

Par la suite le syndrome pu encore être observé quand lors de son procès, les ex-otages refusèrent de témoigner contre lui. Enfin certains d’entre eux allèrent jusqu’à lui rendre visite durant son incarcération.

Après ces évènements le psychiatre suédois Nils Bejerot trouva la formule “syndrome de Stockholm”, même si le mécanisme était déjà connu auparavant et décrit par des psychanalystes comme Sandor Ferenczi qui lui parlait plutôt d’« identification à l’agresseur ».

Plus récemment, on peut citer le cas de Natascha Kampusch, cette jeune fille autrichienne, enlevée par un homme en 1998, captive pendant 8 ans, et qui avait à l’époque développé ce syndrome, en s’attachant à son ravisseur; lequel se suicida ensuite.

Ce syndrome est une manifestation inconsciente de survie, la seule façon trouvée par les victimes pour apaiser leur angoisse: s’identifier à l’agresseur. Et ça marche ! Lorsque l’on est en plein Syndrome de Stockholm, on ne souffre plus, puisque l’on adhère au point de vue de l’agresseur. On comprend et légitime largement son comportement.

Mais ce syndrome ne peut apparaitre que si les trois conditions suivantes sont réunies: d’abord l’agresseur doit être capable de justifier son acte comme répondant à ne idéologie conceptualisée. Ensuite il ne doit pas entretenir envers les otages de sentiment raciste ou de haine. Enfin il faut que les victimes n’aient pas connaissance de l’existence de ce syndrome car sinon elles en seraient en quelque sorte “vaccinés”.

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Le Saviez-Vous ► Quelles sont les maladies mentales les plus effrayantes ?


Des maladies mentales, il y en a de toutes sortes. Certaines maladies sont étranges et incompréhensibles. Comment croire qu’on est mort ou vouloir a tout prix s’amputer un de nos membres pourtant sain ?
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Quelles sont les maladies mentales les plus effrayantes ?

 

Il y a énormément de troubles mentaux terrifiants mais voici mon top 3 :

  • 3) Le syndrome de Cagpras

Les personnes atteintes du syndrome de Cagpras sont convaincues que tous leurs proches ont été remplacés par des sosies. Elles pensent souvent que ces sosies sont malveillants et dangereux. Naturellement, la paranoïa est un effet secondaire de leur trouble. Les malades pensent également qu’il existe des complots contre eux et auront tendance à se replier sur eux-mêmes, ou, dans le cas contraire, à se montrer agressifs envers leurs « imposteurs. »

  • 2 Le syndrome de Cotard

Les personnes touchées par ce syndrome sont convaincues qu’elles sont mortes. Beaucoup de symptômes sont associés à ce trouble mais ils diffèrent d’une personne à l’autre. Certains auront des impressions de grandeur, d’autres des idées suicidaires. Certains vont se sentir immortels, pendant que d’autres vont se mutiler. Certains malades disent même avoir senti leurs organes se putrifier dans leur corps.
Ça fait peur!

  • 1 L’apotemnophilie

Ce trouble donne aux gens une énorme envie de s’amputer un membre, même s’il n’y a absolument aucun problème avec cette partie de leur corps. Il faut constamment les surveiller car ils tentent souvent de se blesser. Dans les cas les plus poussés, les personnes tentent de perdre la vue ou l’audition. En 2015, une Américaine a versé un produit de canalisation dans ses yeux afin de devenir aveugle. Elle dit s’être toujours sentie « envahie par sa vue. » Étonnamment, elle se considère beaucoup plus heureuse aujourd’hui.

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Le Saviez-Vous ► Etes-vous atteint du syndrome de Stendhal?


Il existe des syndromes qui sont vraiment étonnants, Le syndrome de Stendhal est relier à la beauté dans le domaine des arts. Des touristes tombent en extasient devant une oeuvre pouvant avoir un sentir une défaillance, et les battements du coeur s’accélèrent.
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Etes-vous atteint du syndrome de Stendhal?

 

Florence, Musée des Offices

Florence, Musée des Offices — SIPA

«Peut-on mourir d’art?» Nous sommes en 1817, Stendhal est à Florence; il vient de visiter l’église Santa Croce et se sent défaillir, les battements de son cœur s’accélèrent, il est dans «une sorte d’extase».

«Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés

Ce sentiment de faiblesse soudaine due à l’art a été revécu depuis par d’autres que par l’auteur du Rouge et le Noir et de La Chartreuse de Parme. En 1979, des psychiatres commencent à y voir une maladie clinique, recensent les cas observés (des centaines) et dressent des typologies (les Florentins sont immunisés, les Européens sont très exposés…) Une étude est menée cet été même à Florence, pour étudier les comportements des touristes, et voir leurs réactions à l’art.

Le projet est ambitieux: il s’agit d’organiser un parcours, autour d’œuvres spécifiques, pour découvrir leur effet sur les touristes. Les spectateurs verront mesurées leur fréquence cardiaque, respiratoire, leur tension, la consommation d’oxygène, comme autant de témoignages de la corrélation psycho-émotive. Puis des tests d’écriture créative seront passés, en lien avec les œuvres vues, pour évaluer le syndrome de manière qualitative et connaître la manière dont une œuvre d’art peut se ressentir.

Palazzo Medici Riccardi

Le lieu précis est le Palazzo Medici Riccardi, qui date du 15e siècle – il avait été construit pour les Médicis, puis fut la propriété des Grands Ducs de Florence. Beaucoup de ses œuvres ont désormais été dispersées, et il abrite désormais des bureaux…

Si ce lieu-ci n’est pas forcément propice à ravir tous les touristes, il existe des variantes de ce syndrome. Comme celui de Jérusalem, qui est d’ordre plus psychiatrique. C’est la sacralité d’une ville qui provoque l’émoi: un délire mystique dans des villes saintes – comme Jerusalem. Une centaine de touristes sont atteints chaque année – certains s’évanouissent; d’autres se prennent pour Jésus. D’autres font l’un puis l’autre.

A l’inverse, le syndrome de Paris touche des Japonais qui pensaient trouver dans la capitale une ville lumière qu’ils avaient fantasmée et qui n’est pas à la hauteur. La déception est alors telle que certains sont contraints au rapatriement. Voire à l’hospitalisation.

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Le Saviez-Vous ► 11 choses que vous ne savez pas sur votre urine


L’urine en elle-même peut donner une foule d’information. On peut avoir une rétention urinaire, faire une syncope mictionnelle, avoir le syndrome de la vessie timide ou hyperactive etc … Ne pas oublier que pour un diagnostique, il faut que ce soit confirmer par un médecin et non par Internet
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11 choses que vous ne savez pas sur votre urine

 

Uriner toutes les heures n'est pas normal.

ISTOCK/SASINPARAKSA

Alyssa Jung

Votre urine peut vous en apprendre beaucoup plus sur votre santé, mais également au sujet de ce que vous prenez pour acquis.

 

Non, l’urine ne soulage pas les piqûres de méduse

La prochaine fois que vous vous faites piquer par une méduse à la plage, pas la peine de demander à un ami de faire sa pause-pipi sur votre jambe.

«Il n’y a absolument aucun fondement à cette légende voulant que l’urine possède des propriétés thérapeutiques ou antibactériennes, dit le Dr Steven Kaplan, directeur des maladies urologiques bénignes du programme de santé masculine du Mount Sinaï Health System, à New York.

Vous êtes une machine à produire de l’urine

Le corps produit entre deux et deux litres et demi d’urine par jour. Mais ça ne signifie pas que vous devez avaler des pichets d’eau pour compenser.

«Cela ne vient pas uniquement de ce que vous buvez, indique le Dr Kaplan, mais aussi de ce que vous mangez. Les fruits et légumes, riches en eau, y contribuent largement.»

 

L'urine permet de détoxifier le corps.

Syda Productions/Shutterstock

C’est un détoxifiant naturel

Le fait d’uriner serait l’un des meilleurs détoxifiants qui soient. L’urine est produite par les reins (notre système de filtration naturel) et aide votre corps à se débarrasser des toxines et autres déchets qui s’accumulent dans votre corps – et qui y resteraient autrement.

«L’urine vous libère de vos poisons, souligne le Dr Kaplan. C’est naturel et très important.»

La « vessie timide », ça existe pour de vrai !

Ne vous moquez pas de vos amies qui ont la « vessie timide ». La parurésie, ou urinophobie est un trouble social anxieux (aussi connu sous le non de syndrome de la vessie timide) qui affecte plus de 20 millions de personnes en Amérique du Nord et qui se traduit par la peur d’utiliser la salle de bain lorsque d’autres personnes s’y trouvent. Heureusement pour les gens pour qui ce syndrome est particulièrement nuisible, on peut le traiter grâce à une thérapie comportementale.

Uriner peut provoquer une syncope

Si vous vous êtes déjà assis sur des toilettes pour soudain vous réveiller sur le sol, vous avez peut-être eu une syncope mictionnelle, un trouble qui peut vous faire perdre connaissance pendant ou aussitôt après la miction. Les médecins ne comprennent pas la cause exacte de ces syncopes, mais ils savent qu’elles sont dues à une brutale chute de tension, sans doute associée à l’ouverture de vaisseaux sanguins consécutive au fait qu’une vessie pleine se vide rapidement, nous dit la clinique Mayo. La syncope mictionnelle est plus fréquente chez les hommes d’un certain âge et survient la plupart du temps la nuit, au sortir d’un sommeil profond. Elle peut également être liée à la consommation d’alcool, la faim, la fatigue, la déshydratation ou la prise d’alpha-bloquants destinés à faciliter la miction chez les hommes souffrant de problèmes de prostate.

Urinez-vous trop ?

«Uriner toutes les heures n’est pas normal à moins d’avaler des litres d’eau ou de consommer des diurétiques tels que le café et l’alcool», note le Dr Kaplan.

Bien que les mictions excessives ne soient pas dangereuses en elles-mêmes, elles peuvent signaler d’autres problèmes tels que le diabète, une vessie hyperactive, une infection, un problème de la prostate et même un problème cardiaque.

 

Uriner peut être difficile pour certaines personnes.

ISTOCK/SOMEONE25

Et certaines personnes sont incapables d’uriner

Croyez-le ou non, mais les gens souffrant de rétention urinaire aiguë sont incapables d’uriner, même quand leur vessie est pleine à en éclater. Cette affection est généralement accompagnée de douleurs et peut s’avérer tellement dangereuse qu’elle requiert des soins médicaux immédiats.

C’est pas grave si ça sent…

… sauf si c’est une odeur de poisson, car il peut alors s’agir d’une infection. Sinon, des aliments tels que les asperges, le curry ou les piments rouges peuvent donner une odeur à l’urine, de même que les aliments contenant des nitrates ou d’autres agents de conservation. Consultez la liste des aliments qui peuvent altérer l’odeur de votre urine. La déshydratation peut aussi produire une urine malodorante parce qu’elle est très concentrée.

Uriner peut être douloureux pour certains.

ISTOCK/MYTHJA

Vous pouvez aussi mal uriner

«Soumises à un stress, certaines personnes serrent les fesses sans s’en rendre compte, ceux qui peut les faire uriner de manière particulière et, parfois, douloureuse», observe le Dr Kaplan.

La meilleure technique consiste à relaxer et à laisser couler.

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Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?


Syndrome de Diogène ou bien le trouble du désordre compulsif est une maladie mentale qui ne se guérit pas avec des médicaments. Homme ou femme de tout âge peut en être atteint. Le danger à ce syndrome est cette accumulation disparate qui peut amener les cafards, incendie, etc
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Qu’est-ce que le syndrome de Diogène ?

 

Pile de vêtements et autres objets
Le syndrome de Diogène touche environ 30 000 personnes en France. Ce trouble mental est caractérisé par un besoin irrépressible d’amasser des objets de toute nature (dont des détritus) dans son logement.

Le nom “Diogène” ne provient pas du découvreur de la maladie mais d’un philosophe grec. Cet homme décédé en 324 avant JC avait pour habitude de vivre dans un tonneau, seul et sans lien social.

Ce comportement n’est pas sans danger pour le malade et son entourage. L’accumulation d’objets hétéroclites dans un lieu confiné favorise l’apparition de bêtes nuisibles comme des cafards, des souris et des rats et cet entassement facilite la propagation des incendies. La montagne de détritus peut également constituer un risque important d’effondrement qui peut mettre en péril les occupants .

Le syndrome de Diogène n’est pas une maladie, mais un comportement qui découle parfois d’un problème psychiatrique. Ainsi, les jeunes atteints de ce mal souffrent souvent de schizophrénie alors que les personnes plus âgées sont fréquemment atteintes de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, chez 44% des «Diogènes», aucune pathologie n’est identifiée.

Ce trouble peut toucher des personnes de tout âge, aussi bien les femmes que les hommes. Malheureusement à l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament pour remédier à ce comportement. Des aides peuvent permettre à la personne souffrant de la maladie de Diogène de réduire l’amoncèlement d’objets et de déchets.

Les personnes atteintes de cette pathologie vivent souvent seules et sont très réfractaires à toute aide matérielle ou psychologique. L’identification des personnes présentant ce syndrome est souvent réalisée grâce à l’aide des voisins incommodés par les odeurs des déchets laissés à l’abandon. Dans certains cas, il est aisé de repérer les individus souffrant du syndrome de Diogène en raison de leur apparence négligée et de l’absence flagrante d’hygiène corporelle. Mais d’autres personnes peuvent être parfaitement intégrée à la société et leur trouble n’est découvert que par hasard comme lors de la visite d’un médecin.

Une hospitalisation peut être envisagée pour les cas les plus graves, mais il est préconisé de ne pas perturber la vie quotidienne d’un malade souffrant du syndrome de Diogène au risque d’aggraver son état voire de le pousser au suicide.

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Le Saviez-Vous ►Les 8 pires parasites du corps humain


Ils ont beau être minuscule pour la plupart, mais ils peuvent faire de graves dégâts. On connaît la tique et donner la maladie de Lyme, mais celle d’Australie peut paralyser en 24 heures. Il y a des parasites qui rend aveugle, qui mange le cerveau, qui provoque l’éléphantis etc ..
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Les 8 pires parasites du corps humain

 

Céline Deluzarche
Journaliste

Ils rendent aveugles, paralysent le visage ou dévorent le tympan : ces horribles parasites qui s’introduisent dans notre corps peuvent déclencher de graves maladies.

Les parasites sont des organismes qui viennent aux dépens d’un hôte durant une partie de leur cycle vital. Chez l’homme, ils sont parfois à l’origine de maladies affectant des millions de personnes ou de symptômes impressionnants. Vers de plusieurs dizaines de centimètres ou amibes unicellulaires, voici les plus redoutables.

Wuchereria bancrofti donne un aspect « d’Elephant Man »

L’éléphantiasis, ou filariose de Bancroft, entraîne un impressionnant gonflement des membres. Il est dû à une infection par trois sortes de vers filaires, dont le Wuchereria bancrofti, à l’origine de 90 % des cas. Ce dernier produit des millions de petites larves appelées microfilaires qui sont transmises par les moustiques. Celles-ci migrent vers le système lymphatique et lorsqu’elles deviennent adultes, elles peuvent entraîner un gonflement des tissus, une accumulation et un épaississement de la peau au niveau des membres. En 2000, plus de 120 millions de personnes étaient infectées et environ 40 millions d’entre elles souffraient de difformités handicapantes et stigmatisantes, selon l’OMS.

 

Le microfilaire de Bancroft provoque des difformités des membres. © Institut Pasteur

Le microfilaire de Bancroft provoque des difformités des membres. © Institut Pasteur

La tique australienne paralyse les muscles

Si dans nos contrées la tique est susceptible de transmettre la maladie de Lyme, Ixodes holocyclus, une espèce endémique d’Australie peut carrément provoquer une paralysie fulgurante. Elle se manifeste d’abord par des vomissements, puis au niveau des membres inférieurs par une perte de la coordination et de la force musculaire. La paralysie apparaît alors dans les 24 heures, s’étendant progressivement au reste du corps. Si la tique n’est pas retirée rapidement, l’atteinte des muscles respiratoires et de la déglutition peuvent conduire au décès. Les cas humains sont heureusement rares, mais on estime que 100.000 animaux domestiques sont atteints chaque année

 

La morsure de la tique australienne peut entraîner une paralysie générale. © Bjørn Christian Tørrissen, CC by-sa 3.0

La morsure de la tique australienne peut entraîner une paralysie générale. © Bjørn Christian Tørrissen, CC by-sa 3.0

Wohlfahrtia magnifica mange l’oreille de l’intérieur

L’asticot de la mouche Wohlfahrtia magnifica est à l’origine d’une myiase affectant la plupart du temps l’oreille. Les larves envahissent le tympan puis attaquent la paroi osseuse de l’oreille interneet parfois l’encéphale, pouvant alors entraîner la mort. L’asticot peut également s’attaquer aux yeux, détruisant le globe oculaire, ou le nez, avec envahissement des sinus. Le ver de Cayor (Afrique occidentale) et le ver macaque (Amérique du Sud), de la même famille, infectent eux les vêtements ou les draps. Ils entraînent des myiases furonculaires, avec apparition d’un nodule purulent avec une sensation de « quelque chose qui bouge » sous la peau. L’asticot de 10 millimètres environ sort après quelques jours, mais peut provoquer des œdèmes ou des chocs allergiques.

La larve de Wohlfahrtia magnifica dévore les organes de l’intérieur. © Alvesgaspar, CC by-sa 3.0

La larve de Wohlfahrtia magnifica dévore les organes de l’intérieur. © Alvesgaspar, CC by-sa 3.0

Onchocerca volvulus rend aveugle

Causée par un microfilaire du ver Onchocerca volvulus, l’onchocercose affecte la peau et les yeux. La forme oculaire, qui sévit dans 30 pays africains, est la quatrième cause de cécité dans le monde. Elle survient lorsque les microfilaires migrent jusqu’à l’œil et y meurent, entraînant une réaction inflammatoire qui va opacifier l’œil. Dans les années 1970, jusqu’à 50 % des adultes étaient ainsi frappés de « cécité des rivières » dans certaines zones. La maladie a fait l’objet d’un vaste plan de prévention et de traitement à l’ivermectine, mais des millions de personnes sont encore considérées à risque. À noter qu’il existe aussi une forme cutanée d’onchocercose, provoquant un dessèchement sévère et un vieillissement précoce de la peau.

L’onchocercose est la quatrième cause de cécité dans le monde. © Ian Murdoch & Allen Foster, Community Eye Health Journal

L’onchocercose est la quatrième cause de cécité dans le monde. © Ian Murdoch & Allen Foster, Community Eye Health Journal

Naegleria fowleri « mange » le cerveau

Surnommée « mangeuse de cerveau », Naegleria fowleri est une amibe vivant dans les eaux chaudes des lacs, des marais ou des piscines mal entretenues. Elle est à l’origine d’une très grave encéphalite, la méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP), mortelle dans 95 % des cas. L’infection survient lorsque l’on se baigne ou que l’on respire des gouttelettes d’eau véhiculées par le vent : l’amibe s’infiltre dans le nez puis migre vers le cerveau. Après un à neuf jours apparaissent maux de tête, vomissements et fièvre, puis des confusions, des hallucinations et des attaques. Heureusement, la maladie est peu fréquente : en 50 ans, 310 cas ont été recensés dans le monde dont un seul en France (en Guadeloupe).

L’amibe Naegleria fowleri s’introduit dans le corps par le nez puis migre vers le cerveau. © Kateryna_Kon, Fotolia

L’amibe Naegleria fowleri s’introduit dans le corps par le nez puis migre vers le cerveau. © Kateryna_Kon, Fotolia

Trypanosoma brucei rend zombie

Trypanosoma brucei est un ver protozoaire flagellé à l’origine de la trypanosomiase humaine africaine (THA), également appelée « maladie du sommeil » ou maladie de Chagas dans sa forme américaine. Celle-ci se transmet notamment par la glossine, ou mouche tsé-tsé, qui pique pour se nourrir de sang. Le parasite se multiplie alors dans le sang et la lymphe, puis migre vers le liquide céphalorachidien, avec apparition de troubles neurologiques (mouvements anormaux, irritabilité, réactions psychotiques, comportement agressif ou apathique…) et une somnolence. Non traitée, la trypanosomiase entraîne le coma et la mort en quelques semaines. Quelque 70.000 personnes sont touchées chaque année en Afrique, selon l’OMS, et 75 millions présentent le risque d’attraper la maladie.

Le Trypanosoma brucei, responsable de la « maladie du sommeil », est transmis par la mouche tsé-tsé. © Institut Pasteur/Louis Lamy

Le Trypanosoma brucei, responsable de la « maladie du sommeil », est transmis par la mouche tsé-tsé. © Institut Pasteur/Louis Lamy

L’ascaris colonise les poumons

Mesurant jusqu’à 30 cm de long, l’ascaris est un ver rond de couleur rosée mesurant jusqu’à 20 cm de long. Il se transmet par ingestion d’eau ou d’aliments souillés. La femelle vit dans l’intestin grêle, se nourrissant du bol alimentaire et peut pondre jusqu’à 200.000 œufs par jour. Ces derniers libèrent des embryons qui traversent la paroi digestive et gagnent le foie puis, dans certains cas, les poumons par voie sanguine. Ils provoquent alors un syndrome de Löffler, avec une opacité pulmonaire, une toux et de la fièvre. Mais les complications les plus graves sont d’ordre digestif, avec parfois une appendicite ou une pancréatite aiguë. L’ascaridiose est la parasitose la plus fréquente au monde : elle touche un quart de la population mondiale, principalement dans les pays en développement.

L’ascaris est un ver parasite pouvant mesurer jusqu’à 30 cm de long. © taraskobryn, Fotolia

L’ascaris est un ver parasite pouvant mesurer jusqu’à 30 cm de long. © taraskobryn, Fotolia

Leishmania laisse des cicatrices purulentes

Leishmania est un protiste parasite à l’origine de la leishmaniose, une maladie qui touche 1,5 à 2 millions de personnes chaque année, y compris en France. Il se transmet à l’homme à l’occasion d’une piqûre par le phlébotome, une sorte de petit moustique. Le leishmania est alors « avalé » par les macrophages où il se transforme en amastigote en perdant sa flagelle. En fonction de la localisation des cellules infestées, les symptômes diffèrent. La forme cutanée se caractérise par des grosses croûtes pouvant laisser des cicatrices indélébiles. La forme viscérale, la plus grave, se manifeste par de la fièvre, un amaigrissement, un gonflement du foie, de la rate et des ganglions lymphatiques. Elle est mortelle en l’absence de traitement.

La leishmaniose peut s’avérer mortelle sans traitement. © Institut Pasteur

La leishmaniose peut s’avérer mortelle sans traitement. © Institut Pasteur

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