Inde: l’espoir s’amenuise pour 13 mineurs piégés


Encore des mineurs qui sont pris au piège et on craint de ne pas les retrouver à temps en Inde. Ce qui n’aide pas du tout est que l’exploitation de la mine de charbon n’était pas autorisée,. Les mineurs travaillaient sous des installations précaires.
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Inde: l’espoir s’amenuise pour 13 mineurs piégés

 

Des équipes de secouristes ont pompé l'eau du... (Photo fournie par la Force nationale d'intervention en cas de catastrophe via AFP)

Des équipes de secouristes ont pompé l’eau du site depuis l’accident, mais aucun contact n’a pu être établi avec les mineurs, a indiqué la police.

PHOTO FOURNIE PAR LA FORCE NATIONALE D’INTERVENTION EN CAS DE CATASTROPHE VIA AFP

 

Agence France-Presse
New Delhi

L’espoir s’amenuisait lundi pour au moins 13 mineurs bloqués sous terre depuis jeudi dernier après une inondation dans une mine de charbon illégale d’une zone isolée du nord-est de l’Inde.

Des équipes de secouristes ont pompé l’eau du site depuis l’accident, survenu dans l’État du Meghalaya riche en minerai, mais aucun contact n’a pu être établi avec les mineurs, a indiqué la police.

La police estime que 13 personnes se trouvaient à l’intérieur au moment de l’inondation. 

« Nous ne pouvons rien dire pour le moment alors que les opérations de secours se poursuivent », a déclaré à l’AFP un responsable de la police locale, Sylvester Nongtnger. « Le puits de mine est très profond, à une centaine de mètres. Nous faisons de notre mieux ».

Un tribunal indien avait interdit les mines de charbon dans cette zone en 2014 après des plaintes de militants écologistes dénonçant « une pollution grave de l’eau ».

Mais la pratique continue avec des extractions illégales de charbon par des habitants qui percent des trous sur le flanc des collines puis creusent de petits tunnels horizontaux pour atteindre une veine de charbon.

Ce type d’installation est appelé « trou à rats » en raison des moyens primitifs utilisés.

Quinze mineurs avaient trouvé la mort dans un accident similaire survenu dans le même État en 2012. Leurs corps n’ont jamais été retrouvés.

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115 nouvelles espèces découvertes en Asie, dont le crocodile lézard


115 nouvelles espèces d’amphibien, mammifère, poisson, reptile, plante ont été découvert en Asie. C’est toujours extraordinaire de découvrir des nouveautés. Cependant, la question à se poser : Ces animaux sont-ils maintenant en danger à cause de la perte de leur environnement ? Du braconnage … ?
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115 nouvelles espèces découvertes en Asie, dont le crocodile lézard

 

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré... (Thomas Ziegler, WWF via AFP)

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré dès 2003 dans la jungle du nord du pays, mais cela avait pris des années pour que les scientifiques réussissent à établir qu’il s’agit bien d’une nouvelle espèce. Il ne resterait plus que 200 spécimens de cette espèce, menacée par les trafiquants et le développement des mines de charbon.

THOMAS ZIEGLER, WWF VIA AFP

 

Agence France-Presse
BANGKOK

Un crocodile lézard au Vietnam et une tortue dite mangeuse d’escargot figurent parmi 115 nouvelles espèces découvertes en 2016 dans la région du Grand Mékong, un signe encourageant en ces temps de menaces sur la biodiversité, a annoncé mardi le WWF.

La nouvelle espèce de tortue, dite mangeuse d’escargot, a ainsi été repérée par hasard par un scientifique thaïlandais sur un marché du nord-est de la Thaïlande.

MONTRI SUMONTHA, WWF VIA AFP

« Alors que la tendance globale est inquiétante, et que les menaces sur les espèces et leur habitat dans la région du Grand Mékong sont importantes, la découverte de ces nouvelles espèces nous donne espoir », a commenté Lee Poston, du World Wildlife Fund (WWF), interrogé par l’AFP.

Le Mékong, qui prend naissance sur les hauteurs de l’Himalaya pour finir sa course au Vietnam, donne son nom à cette région tropicale, largement couverte de jungle, qui comprend aussi le Cambodge, le Laos, la Thaïlande, la Birmanie et la province chinoise du Yunnan.

Chaque année, les scientifiques du Fonds mondial pour la nature (WWF) annoncent la découverte de nouvelles espèces après un long processus d’évaluation par leurs pairs. En 2015, 163 nouvelles espèces avaient été découvertes.

Souvent, les chercheurs craignent que les espèces ne disparaissent avant même d’avoir été répertoriées tant le développement de la région est rapide, avec la construction de routes et de barrages, mais aussi le trafic d’animaux sauvages.

C’est ainsi que sur les 115 nouvelles espèces découvertes cette année (dont 11 amphibiens, trois mammifères, deux poissons, 11 reptiles et 88 plantes), la nouvelle espèce de tortue, dite mangeuse d’escargot, a ainsi été repérée par hasard par un scientifique thaïlandais sur un marché du nord-est de la Thaïlande.

Le crocodile lézard du Vietnam avait été repéré dès 2003 dans la jungle du nord du pays, mais cela avait pris des années pour que les scientifiques réussissent à établir qu’il s’agit bien d’une nouvelle espèce. Il ne resterait plus que 200 spécimens de cette espèce, menacée par les trafiquants et le développement des mines de charbon.

Depuis 20 ans, plus de 2500 espèces ont été recensées dans la région, soit deux découvertes chaque semaine.

Un dixième de l’étendue des écosystèmes sauvages de la planète ont disparu ces vingt dernières années, selon un rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publié en septembre 2016.

Le WWF explique la longueur du délai entre la découverte d’une nouvelle espèce et son inscription à la liste du WWF par le fait qu’ils doivent passer plusieurs étapes, des tests d’identification génétique à la comparaison avec les bases de données mondiales pour s’assurer que l’espèce n’a pas déjà été répertoriée ailleurs.

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Le Saviez-vous ► CENTRALIA, UNE VILLE EN FEU DEPUIS 1962


Un feu qui se consume depuis plus de 50 ans, et que rien ne peut l’arrêter du moins jusqu’à l’épuisement du charbon dans la mine et donc continuera à brûler probablement encore pour deux siècles
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Centralia, une ville en feu depuis 1962

 

Incendie à Centralia. Une petite commune abandonnée de Pennsylvanie est en feu depuis 1962. La mine de charbon sur laquelle elle repose pourrait continuer de brûler pendant 250 ans.

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Exploitation minière de charbon à proximité de Centralia.

Cela fait maintenant plus de 50 ans que la petite commune de Centralia brûle en Pennsylvanie. 50 ans de flammes incendiaires au-dessus de la ville ? Pas vraiment. Mais l’incendie est bien là et la ville a été évacuée depuis.

Au début des années 60, Centralia était une petite commune d’un peu plus de 2.000 habitants au coeur du Coal Country, cette région des États-Unis où le charbon abondant est massivement exploité.

En mai 1962, un incendie se déclare dans la mine de charbon sur laquelle la ville est construite. L’origine exacte de l’incendie reste encore assez floue mais l’Histoire retiendra des déchets déplacés pour préparer les festivités qui entourent le Memorial Day (un jour férié aux États-Unis en l’honneur des morts de la Guerre de Sécession).

Ce jour-là, il faisait particulièrement chaud et certains déchets, manipulés sans soin à proximité de la mine de charbon, se seraient spontanément enflammés avant de s’étendre à la mine.

Ce qui était un tout petit feu a vite pris des proportions démesurées. En ce jour férié, il n’y avait pas grand monde pour éteindre le début d’incendie. En tout cas pas assez dans la commune de Centralia qui a alors fait appel à l’État de Pennsylvanie. Celui-ci n’aurait pas bougé d’un pouce et serait resté aux abonnés absents.

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Le feu a donc continué à se propager à la mine et ce n’est que plusieurs jours plus tard que de véritables tentatives ont été entreprises pour éteindre l’incendie.

Il était trop tard. C’est tout le sol et le charbon qu’il contenait qui se s’étaient mis à se consumer.

Aujourd’hui, l’incendie est toujours d’actualité à Centralia. Il s’étend sur 1,6 km² et avance de 15 mètres par an. Les réserves de charbon dans les sous-sols de la ville laissent suggérer que le feu pourrait durer encore 250 ans.

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En Inde, ces enfants qui travaillent à la mine pour survivre


Alors que nos enfants rêvent de jeux vidéo, téléphone intelligent et autres rêves .. d’autres vont au travail la peur dans le ventre, ne sachant pas si le soir il seront encore vivant .. rêve d’une meilleur vie, d’aller a l’école pour avoir une vie futur sans mine de charbon
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En Inde, ces enfants qui travaillent à la mine pour survivre

 

A 13 ans, Sanjay Chhetri se lève chaque jour avec la même peur: que la mine de charbon où il travaille s’effondre et l’ensevelisse à jamais. Comme des milliers d’enfants dans le nord-est de l’Inde, il gagne sa vie accroupi dans des tunnels si étroits que seuls des enfants peuvent s’y glisser.

L’adolescent à la fine ossature est doté de la morphologie adéquate pour travailler dans la lucrative industrie minière de l’Etat du Meghalaya: l’entrée des galeries, sombres et humides, est bien trop petite pour une corpulence d’adulte.

Sanjay embauche au coeur de la nuit, descend le long d’échelles glissantes avec deux pioches et une minuscule lampe frontale, et s’enfonce dans les profondeurs du sous-sol, à 1.400 mètres sous terre.

Il se déplace avec la même précaution qu’à ses débuts, il y a sept mois, de peur de rater un barreau et de tomber cinquante mètres plus bas.

Une fois dans la mine, il s’accroupit tant qu’il peut et se glisse dans un trou à rat de 60 centimètres de hauteur, en traînant un wagon vide derrière lui. C’est là que son cauchemar commence:

« C’est terrifiant d’imaginer que le plafond tombe sur moi quand je travaille », dit-il.

Douze heures plus tard, il aura empoché 200 roupies (2,80 euros, $3,75 cad). C’est plus que ce que gagnent ses parents, des manoeuvres qui vivent dans la capitale de l’Etat, Shillong.

Le travail des mineurs est pourtant illégal en Inde, avec des différences sur l’âge légal de la majorité en fonction des Etats. Et la loi sur les mines de 1952 interdit aux entreprises d’employer des jeunes de moins de 18 ans à l’intérieur des mines.

Mais le Meghalaya n’est pas soumis à cette loi sur la mine en raison de son statut spécial d’Etat du nord-est, peuplé de nombreuses tribus, où s’exerce un droit coutumier qui l’emporte sur la législation nationale.

Là-bas, n’importe quel propriétaire terrien peut ainsi creuser une mine à sa guise et les lois en vigueur ne l’obligent à aucune mesure de sécurité. Dans ces mines artisanales, aucune technologie sophistiquée: les mineurs creusent eux-mêmes les galeries avec des pelles et des pioches.

Aîné d’une famille de huit enfants, Sanjay a quitté l’école voici deux ans lorsque sa famille ne pouvait plus payer les factures.

« C’est un travail très difficile, j’ai du mal à tirer le wagon quand je l’ai rempli de charbon », confie-t-il à l’AFP.

Alors qu’il grelotte dans un jean maculé de charbon, chaussé de tongs qui dévoilent des pieds ridés comme s’ils appartenaient à un homme beaucoup plus âgé, il raconte que ses parents lui demandent constamment de rentrer à la maison pour travailler avec eux.

Mais il n’est pas encore prêt à quitter la mine.

« J’ai besoin d’économiser de l’argent pour retourner à l’école. Mes amis me manquent et je me souviens encore de l’école. J’ai encore mes vieux rêves ».

Le responsable de la mine, Kumar Subba, assure que des enfants comme Sanjay affluent en nombre devant la mine pour se faire embaucher.

« Il s’en présente toujours de nouveaux. Ils mentent sur leur âge, disent qu’ils ont vingt ans alors qu’on voit bien sur leur visage qu’ils sont beaucoup, beaucoup plus jeunes ».

Surya Limu, au visage poupin, est parmi les dernières recrues de l’équipe de Kumar Subba, dans le village de Rymbai.

Il assure avoir 17 ans, et raconte avoir quitté son Népal natal lorsque son père est mort dans l’incendie de leur maison, laissant une veuve et deux enfants.

Contrairement à ses collègues plus expérimentés, Surya descend lentement l’échelle précaire dans un mouvement qui crispe ses traits délicats.

« Bien sûr j’ai peur, mais qu’est-ce que je peux faire? J’ai besoin d’argent, comment faire autrement pour rester en vie? », dit-il à l’AFP.

Selon une association caritative basée à Shillong, Impulse NGO Network, 70.000 enfants sont actuellement employés dans les mines du Meghalaya, plusieurs milliers d’autres travaillant par ailleurs dans les gisements de charbon.

« Les propriétaires des mines trouvent moins cher d’extraire le charbon en utilisant des méthodes manuelles et non scientifiques et ils trouvent aussi que c’est moins cher d’employer des enfants. La police empoche des pots-de-vin et regarde ailleurs », dénonce Rosanna Lyngdoh, une militante d’Impulse.

Mais après des décennies d’extraction minière sans réglementation, l’Etat a l’intention de se doter cette année pour la première fois d’une politique minière.

Le projet de loi stipule que les propriétaires des mines n’emploient plus d’enfants, même s’il n’interdit pas pour autant l’exploitation de ces boyaux étroits et étouffants qui évoquent des trous à rat.

« Aussi longtemps que ce genre de mines existera, les enfants seront toujours employés parce qu’ils ont la bonne taille pour ramper », prédit Rosanna Lyngdoh.

Les accidents et les effondrements sont fréquents, au fur et à mesure que le sous-sol est percé anarchiquement de boyaux instables et friables, risquant d’enterrer vivants des enfants pris au piège.

Selon Gopal Rai, qui vit avec sept autres employés dans une cahute en bambou de 2,5 sur 3 mètres, les dédommagements aux enfants blessés sont rares, lorsqu’ils existent.

« Il y a des jours où ça va et d’autres où c’est un peu difficile de respirer », témoigne le jeune homme de 17 ans.

Mais il ne voit pas l’intérêt d’aller consulter un médecin.

« Pour quoi faire ? De toute façon, quand je vais travailler je ne sais même pas si je vais rentrer vivant ».

© 2013 AFP

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