Le Saviez-Vous ► 10 phobies animales peu connues, voire même insolites !


On connaît certaines phobies qui peuvent être de vrai cauchemar pour certaines personnes. D’autres phobies qui sont moins connues, et même surprenantes peuvent aussi être invivables pour ces personnes.
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10 phobies animales peu connues, voire même insolites !

 

iStock.com/Scacciamosche

par Clara Zerbib, journaliste animalière

On a tous des peurs plus ou moins irrationnelles, dues à une méconnaissance du sujet ou à un traumatisme de l’enfance. Par exemple, l’arachnophobie (la peur des araignées), l’ophiophobie (la peur des serpents) ou encore la cynophobie (la peur des chiens) sont plutôt courantes et donc rarement jugées. Mais d’autres peurs peuvent être tout aussi terrifiantes et pourtant ne jamais être prises au sérieux.

La preuve ici !

1. L’ailurophobie (la peur des chats)

Si vous êtes un amoureux des chats, vous pourrez avoir du mal à comprendre comment des créatures aussi douces et aussi mignonnes peuvent inspirer la peur. Et pourtant… Les personnes qui souffrent d’ailurophobie ont non seulement peur des chats mais aussi de tout ce qui y est lié. Ainsi, le son d’un ronronnement, la vue de croquettes ou de litière pour chat peut également être source d’angoisse. Imaginez la dure vie que mènent ces personnes à l’heure où les félins sont de plus en plus présents dans nos foyers !

chat

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Crédits : Pxhere

2. L’alektorophobie (peur des poulets)

Lorsqu’ils voient une poule ou un coq, les alektorophobes ont tendance à être pétrifiés de peur, voire même à avoir des palpitations cardiaques. Certains vont même plus loin puisqu’ils ont également peur des poulets morts, voire même des oeufs (on dit alors qu’ils sont ovophobes).

Par extension, les alektorophobes peuvent également être ornithophobes, c’est-à-dire avoir peur des oiseaux en général.

poules

Crédits : iStock

3. La lépidophobie (peur des papillons)

Alors que certains en font collection, d’autres ne peuvent pas les approcher, de près ou de loin. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les papillons, avec leurs couleurs multicolores et leur grâce naturelle, ne font pas l’unanimité. Au contraire, ils sont même l’objet d’une peur irraisonnée qui est bien difficile à gérer lorsque les beaux jours arrivent…

À noter que les lépidophobes peuvent aussi être entomophobes, c’est-à-dire avoir peur des insectes en général. L’entomophobie inclut également la myrmécophobie (peur des fourmis), l’apiphobie (peur des abeilles) ou encore la katsaridaphobie (peur des cafards).

battus philenor papillon

Crédits : John Flannery/Wikimedia Commons

4. L’ostraconophobie (peur des fruits de mer)

Si à chaque fois que vous mangez dans un restaurant, vous avez peur d’apercevoir un mollusque ou un crustacé sur la table voisine, c’est que vous êtes ostraconophobe. Et ne parlons même pas de ceux qui sont vivants ! Tomber nez à nez à la mer avec un homard, un crabe ou même une huître peut être d’autant plus angoissant.

À noter que la plupart des personnes atteintes de cette phobie l’ont développé après avoir mangé des fruits de mer et être tombées malades.

crabe de cocotier

Crédits : iStock

5. La batrachophobie (peur des amphibiens)

Cette peur incontrôlée des amphibiens, et plus particulièrement des grenouilles, des crapauds et des salamandres, trouve parfois son origine dans les légendes urbaines. En effet, on dit par exemple que toucher un crapaud donne des verrues… Mais cette phobie pourrait également être liée à un dégoût pour les choses gluantes.

grenouille

Crédits : Pixnio

6. L’ (peur des chevaux)

Les chevaux sont des animaux imposants et il n’est donc pas surprenant qu’ils puissent parfois inspirer une certaine crainte. D’autant plus qu’un seul coup de sabot peut être fatal… Il arrive même que le simple son des sabots sur le sol suffise à déclencher l’anxiété des personnes atteintes de cette phobie.

cheval appaloosa

Crédits : iStock

7. La musophobie (peur des rongeurs)

Vous avez peur de tous les rongeurs ? Ou simplement des souris ou des rats ? Dans tous les cas, vous êtes musophobe ! Malgré le fait qu’elle soit très répandue, cette phobie, qui touche surtout les femmes, a le don de faire rire. Pourtant, la panique qui s’empare des musophobes lorsqu’ils aperçoivent un rongeur est bien réelle…

L’origine de la musophobie est bien souvent la peur de la saleté, cette dernière étant associée aux rats et aux souris.

souris

Crédits : iStock

8. L’ichtyophobie (peur des poissons)

Cette peur maladive des poissons s’exprime par la peur d’être entouré de poissons vivants, la peur de manger des poissons morts ou la peur de toucher des poissons. Certains sont même écoeurés par la vue ou l’odeur des poissons sur les étals de marchés par exemple.

poisson rouge

Crédits : iStock

9. L’arctophobie (peur des ours)

Non seulement les personnes atteintes de cette phobie ont peur des ours (et on peut les comprendre) mais en plus elles ont peur de toutes leurs représentations… Cela signifie que la simple vue d’un ours en peluche peut être source de panique ! Imaginez en période de Noël…

ours

 

Crédits : Pxhere

10. La cuniculophobie (peur des lapins)

Un simple dessin de lapin peut faire bondir d’horreur les cuniculophobes. On imagine alors aisément qu’ils ne crient pas qu’ils sont atteint de cette phobie sur tous les toits, sous peine de subir quelques moqueries…

lapin

 

Crédits : Simona R/Pixnio

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https://animalaxy.fr/

L’évolution spectaculaire du poulet en 60 ans témoigne de notre impact sur la nature


 

Alors que la nature met des millions d’années pour qu’un animal évolue, l’humain peut réussir en moins de cent ans. Le poulet est un bon exemple.
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L’évolution spectaculaire du poulet en 60 ans témoigne de notre impact sur la nature

TAWATCHAIPRAKOBKIT VIA GETTY IMAGES

Des chercheurs ont remarqué que la volaille, domestiquée il y a 8000 ans, a subi des transformations radicales en quelques décennies.

Corps énormes, pattes difformes et coeurs défaillants… les hommes ont totalement modifié la morphologie des poulets d’élevages en quelques décennies, selon une étude publiée mercredi dans la revue Royal Society Open Science.

« Le poulet d’élevage moderne est méconnaissable par rapport à ses ancêtres ou à ses congénères sauvages », explique à l’AFP Carys Bennett de l’université de Leicester en Angleterre, coauteur de l’étude mettant en avant « un squelette surdimensionné, une composition chimique des os et une génétique distinctes ».

Originaire d’Asie du Sud-Est, le poulet a été domestiqué il y a environ 8.000 ans mais ce n’est qu’à partir des années 1950 et la recherche de rythmes de croissance très élevés que les poulets d’élevages ont rapidement formé une nouvelle espèce morphologique, précise l’étude.

« Il n’a fallu que quelques décennies pour produire une nouvelle forme d’animal contre des millions d’années normalement », précise Jan Zalasiewicz, également de l’Université de Leicester et coauteur de l’étude.

Recherché pour sa chair et ses oeufs, le poulet est actuellement la viande la plus consommée dans le monde: aujourd’hui la planète en héberge 23 milliards.

« La masse totale des poulets domestiques est trois fois supérieure à celle de toutes les espèces d’oiseaux sauvages réunies », fait remarquer Carys Bennett.

S’ils permettent de nourrir une large partie de l’humanité, les poulets d’élevage d’aujourd’hui sont également un bel exemple de la façon dont nous modifions les organismes vivants qui se développent sur la Terre et « un marqueur potentiel de l’Anthropocène », la période actuelle marquée par l’influence de l’homme sur les processus terrestres, notent les chercheurs.

Une évolution « tragique si l’on considère les conséquences pour ces oiseaux », précise Carys Bennett.

Agence France-Presse

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Et voici le steak de viande végétale imprimé en 3D !


On peut déjà donner transformer avec de très bons résultats des légumineuses, tofu, noix et autres pour imiter la viande, alors pourquoi chercher une technologie qui coûtera encore plus cher pour ne manger moins ou pas du tout de viande animale.
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Et voici le steak de viande végétale imprimé en 3D !

 

steak impression 3D

Crédits : capture YouTube / US Sciencetech

par Yohan Demeure

Un chercheur italien est à l’origine d’un procédé d’impression très particulier. Après avoir modifié une imprimante 3D, celui-ci a obtenu différents steaks à base de viande végétale. L’intéressé espère que son invention pourra à terme mettre fin à l’exploitation des animaux.

Pourriez-vous manger un steak imprimé, qui plus est élaboré avec une source végétale ? Il s’agit peut-être – compte tenu du procédé et de l’absence de viande animale – d’une entreprise qui relève de l’impossible pour la majorité des personnes. Et pourtant, Giuseppe Scionti chercheur italien à l’Université Polytechnique de Catalogne (Espagne) l’a fait, comme l’a dévoilé le Daily Mail dans un article du 28 septembre 2018.

Le chercheur a tenté d’imiter la texture et l’aspect de la vraie viande, afin de trouver un moyen de faire baisser la consommation de viande animale et d’en finir avec l’exploitation des animaux d’élevage. L’intéressé a modifié une imprimante 3D à dépôt de matière fondue en ajoutant une seringue pour extruder la pâte. Ainsi, le mélange se transforme en micro-filaments d’impression, formant le morceau de viande couche par couche !

En utilisant des produits tels que des pois, du riz ainsi que des algues, Giuseppe Scionti a par exemple obtenu une pâte rougeâtre dont la texture est proche de celle de la viande de bœuf. En parallèle, une version ressemblant à la viande de poulet a également été mise au point. Si l’apparence et le goût du produit restent à améliorer, le chercheur a tout de même le sentiment d’avoir fait du bon travail :

« Le goût des premiers prototypes est bon, mais il ne reproduit pas encore celui de la chair animale. Cependant, cela ne me dérange pas, car les technologies pour imiter le goût de la viande animale se sont déjà bien développées ces dernières années. Le principal défi pour moi était d’obtenir une consistance et une texture similaires à celles de la viande animale, un processus qui n’avait pas encore été inventé jusque là. »

Le chercheur a indiqué que les produits de base utilisés pour cette expérience sont acceptés dans le monde entier, et qu’il s’agit là d’une alternative possible à la viande animale. Cependant, la question de la faisabilité d’une production à grande échelle se pose. Pour l’instant, 110 grammes de steak végétarien cru peuvent être produits en 30 à 50 minutes. Mais une méthode plus rapide est déjà à l’étude, le but étant d’atteindre les 10 minutes par steak.

Giuseppe Scionti avance également un coût de fabrication peu onéreux – à hauteur de 50 centimes d’euros – ainsi que des contacts établis avec quelques chefs cuisiniers qui se sont montrés intéressés par l’initiative !

Source

https://sciencepost.fr/

En Chine, Oreo lance des biscuits saveur poulet frit et wasabi


Les gouts ne se discutent pas, peut-être serions nous surpris de l’effet biscuit chocolat sur le wasabi ou le poulet frit. Personnellement, cela ne me tente pas vraiment.
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En Chine, Oreo lance des biscuits saveur poulet frit et wasabi

 

Crédits : Oreo

par  Ulyces

Sur Twitter, la compagnie Mondélez International, multinationale agroalimentaire qui possède notamment Oreo, a annoncé le 22 août que la marque allait vendre exclusivement en Chine des gâteaux saveur poulet frit épicé et wasabi

En lieu et place du goût sucré-lacté traditionnel du biscuit fétiche des Américains, que des chercheurs ont déclaré hautement addictif et néfaste pour l’environnement, le géant espère séduire les palais de Chine avec des saveurs qui évoquent davantage les barbecues texans et les restaurants de sushis. Osé.

Sources : Mondelēz Intl‏/Twitter

http://www.ulyces.co/

Les humains ne réprésentent que 0,01% de la vie sur Terre (mais nuisent aux 99,99% restant)


Des scientifiques ont une estimation de la répartition de la biomasse terrestre. C’est effrayant que nous les êtres humains nous occupons seulement 0.01 % de cette biomasse et pourtant nous sommes responsables des disparitions d’animaux, plantes que ce soit dans les airs, la terre ou la mer. Nos élevages intensifs sur les poulets représentent, tenez-vous bien 70 % de tous les oiseaux sur Terre, c’est épouvantable. Pareille pour les animaux d’élevage qui représente 36 % et seulement 4 % vivent dans la nature .. De quoi à réfléchir !
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Les humains ne réprésentent que 0,01% de la vie sur Terre (mais nuisent aux 99,99% restant)

 

Hug a tree | Simon Wijers via Unsplash License by

Hug a tree | Simon Wijers via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Nous sommes les moins nombreux, mais les plus gênants.

Aristote est le premier à avoir développé le concept d’anthropocentrisme: l’homme occupe une place centrale sur Terre. Cette vision du monde place les intérêts des humains avant les autres formes de vie. Pourtant, une nouvelle étude estime que notre espèce ne représente que 0.01% de la biomasse terrestre.

Comme l’explique The Guardian, les chercheurs de l’Institut Weizmann des Sciences donnent pour la première fois une estimation détaillée de la répartition de la biomasse terrestre. Les résultats ont montré que les plantes représentent 83% des êtres vivants sur notre planète –suivies par les bactéries (13%) et les autres êtres vivants (5%) dont les insectes, champignons et autres animaux.

«J’étais étonné de voir qu’aucun recensement détaillé global de la biodiversité n’avait été fait. Ça permet de se rendre compte du rôle dominant que joue l’humanité sur la Terre», explique Ron Milo, auteur principal du rapport publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America.

L’humanité et ses 0.01% serait responsable de la disparition de 83% des mammifères sauvages et de 50% des plantes sauvages.

Une nouvelle ère régie par l’espère humaine

L’activité humaine est si importante que les scientifiques ont lui donné un nom: l’Anthropocène.

Ce terme se définit comme «la période durant laquelle l’influence de l’être humain sur la biosphère a atteint un tel niveau qu’elle est devenue une force géologique».

Un des marqueurs significatifs en est l’omniprésence d’os de poulets partout dans le monde –caractéristique de l’élevage intensif des volailles.

«Le poulet pourrait bien devenir le fossile qui symbolisera l’Anthropocène pour les futurs géologues», écrit Damian Carrington, journaliste au Guardian.

Car selon l’étude sur la biomasse, les volailles d’élevage représentent 70% de tous les oiseaux présents sur Terre – les 30% restant étant des oiseaux sauvages. Ce phénomène est encore plus parlant en ce qui concerne les mammifères: 60% d’entre eux sont des animaux d’élevage, 36% sont des humains et seulement 4% vivent dans la nature.

«Quand je fais un puzzle avec mes filles, on y voit habituellement un rhinocéros à côté d’une girafe ou d’un éléphant. Si je devais leur montrer une vision plus réaliste du monde, on devrait voir un puzzle avec une vache à côté d’une autre vache, à côté d’un poulet», indique Ron Milo.

Le début de la sixième extinction de masse

En 2017, une étude menée par Gerardo Ceballos s’alarmait du début de la sixième extinction de masse, «prélude d’une extinction globale des animaux».

De fait, en 40 ans, 50% des espèces animales ont disparu –83% des mammifères terrestres, 80% des mammifères marins et 15% de poissons.

«La place des êtres humain sur Terre est très disproportionnée: on représente seulement 0.01% de la biomasse terrestre et pourtant notre activité a des conséquences massives sur les autres formes de vie et sur notre propre survie», explique Ron Milo.

http://www.slate.fr/

Ce poulet thaïlandais est toujours vivant 10 jours après avoir perdu sa tête


Encore une histoire glauque, car ce n’est pas la première fois qu’une poule survit en ayant la tête décapitée. C’est arrivé en 1945 aux États-Unis. Pour ce poulet de la Thaïlande, le vétérinaire ne sait pas comment il a perdu sa tête, mais il survit quand même en étant nourri par le cou. C’est des moines qui l’on adopté pour lui offrir une vie tranquille
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Ce poulet thaïlandais est toujours vivant 10 jours après avoir perdu sa tête

 

par  Clara Lalanne

Un poulet défiant la mort est en train de devenir le héros de la province de Ratchaburi, en Thaïlande. Comme le rapportait Khaosod le 26 mars 2018, l’animal a eu la tête coupée il y a plus d’une semaine, mais il n’est pas mort pour autant.

L’histoire de ce poulet, relayée par un internaute appelé Noppong Thitthammo, a été massivement partagée sur les réseaux sociaux thaïlandais la semaine passée. Thitthammo racontait qu’une vétérinaire du district de Mueang Ratchaburi, appelée Supakadee Arun Thong, avait pris soin de lui en l’alimentant par le cou et en le soignant avec des antibiotiques. Toutefois, personne ne pensait qu’il survivrait aussi longtemps, et au fur et à mesure que les jours passaient, il est devenu un véritable phénomène sur les réseaux sociaux. Beaucoup ont pensé qu’il s’agissait même d’un canular, avant qu’une vidéo ne vienne confirmer son incroyable histoire.

Personne ne sait ce qui est arrivé à l’animal. D’après le vétérinaire, il a probablement été attaqué par un animal prédateur, qui l’a laissé pour mort. Et malgré cette décapitation qui aurait du lui être fatale, il a réussi à survivre. Encore plus surprenant, il est toujours capable de se tenir debout et de marcher. Ce n’est toutefois pas la première fois que cela se produit : aux États-Unis, un poulet sans tête nommé Mike était lui aussi devenu une célébrité en 1945 pour avoir survécu pendant plus de 18 mois sans sa tête.

Ce poulet dénommé Mike a vécu 18 mois après que sa tête ai été coupée avec une hache.

Cette faculté pour le moins surprenante est due à l’anatomie de ces animaux. Si la veine jugulaire ne se rompt pas et ne provoque pas la mort de l’oiseau, il est capable de survivre sans tête : car en effet, la partie arrière de son cerveau, située dans le bas de son cou, reste intacte. Cela permet à ces poulets de continuer à respirer, mais aussi de se déplacer.

Voyant qu’il n’était visiblement pas parti pour mourir, la vétérinaire a donc passé un appel pour donner cet animal hors du commun.

« Il aura besoin de soins toute sa vie, mais c’est un véritable guerrier, avec un cœur résistant », a-t-elle déclaré.

Des moines de la province de Ratchaburi s’en sont alors pris d’amitié, et ont décidé d’adopter le poulet sans tête. Ils s’occupent désormais de lui dans leur monastère, où ils lui font ingérer de l’eau et de la nourriture par le cou grâce à une seringue.

Source : Khaosod

http://www.ulyces.co/news/

Une intelligence artificielle décode le langage des poulets


Les poulets ont un langage élaboré pour exprimer leur bien-être, le danger, le manque de sommeil etc … Des scientifiques arrivent à décoder ce langage et veulent par l’intelligence artificielle, un outil plus perfectionné. Cependant, un bon éleveur qui observe, sait reconnaître les divers sons que ces poules.
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Une intelligence artificielle décode le langage des poulets

 

un élevage de poulet

© pixabay / geral

Des algorithmes d’apprentissage automatiques s’essayent à traduire ce que signifient les cris des poulets. Une information qui pourrait être précieuse pour les éleveurs.

Les poulets sont des animaux loquaces, et Kevin Mitchell en sait quelque chose. Il supervise les soins d’un million d’entre eux dans les élevages de Wilcox Farms dans l’État de Washington et en Oregon, aux Etats-Unis.

Kevin Mitchell affirme que les volatiles ont des « types de discours » qui en disent long sur leur bien-être. Ils sont habituellement plus bruyants le matin – un concert robuste de claquements, de chœurs et de croassements.

« Quand j’entends cela, je sais qu’ils sont en assez bonne santé et heureux », dit Mitchell.

Le soir, lorsqu’ils se préparent à dormir, les poulets sont d’humeur beaucoup plus douce et roucoulent doucement. Lorsqu’une poule pond un oeuf, elle le célèbre avec une série de gloussements staccato, comme des roulements de tambour, qui culminent dans un bruyant « cot cot codec » ! Si les poulets repèrent un prédateur aérien – en apercevant l’ombre d’un faucon ou d’un aigle, par exemple – ils produisent un cri perçant, court et aigu. Et ils ont un avertissement distinct pour les menaces terrestres : le gloussement répétitif que la plupart des gens associent aux poules est en fait un cri d’alarme pour les prédateurs terrestres.

Un matin, il y a de nombreuses années, Mitchell est entré dans un des poulaillers et l’a trouvé étrangement calme et tranquille. Au lieu du vacarme habituel, les oiseaux murmuraient et déambulaient de façon léthargique. Il découvrit rapidement qu’un système d’éclairage automatique était tombé en panne et que les lumières n’avaient pas été éteintes la nuit précédente : les poulets avaient été privés de sommeil. S’il avait pu écouter le troupeau, il aurait su bien plus tôt que quelque chose n’allait pas.

Au cours des cinq dernières années, des ingénieurs et des scientifiques avicoles de l’Université de Géorgie et de l’institut de technologie de Géorgie (Georgia Tech) ont collaboré pour aider des agriculteurs comme Mitchell à mieux tirer parti des informations véhiculées par les cris des poulets. Dans une série d’études publiées entre 2014 et 2016, l’ingénieur de recherche Wayne Daley, de Georgia Tech et ses collègues ont exposé des groupes de 6 à 12 poulets à des situations modérément stressantes, comme des températures élevées, une augmentation du niveau d’ammoniac dans l’air ou des infections virales bénignes, et ont enregistré leurs vocalisations à l’aide de microphones standards. Ils ont ensuite introduit ces enregistrements dans un programme d’apprentissage automatique, en l’entraînant à reconnaître la différence entre les sons produits par les oiseaux satisfaits et ceux des oiseaux en détresse.

Jusqu’à présent, le logiciel peut détecter quand les poulets ne sont pas à l’aise à cause d’un stress thermique et identifier leurs « râles » – un léger gargouillement produit lorsque le mucus d’une infection respiratoire obstrue leurs voies respiratoires – avec une précision presque parfaite.

« Beaucoup d’éleveurs de volailles avec qui nous avons travaillé disent qu’ils peuvent entendre quand un troupeau a un problème, mais ils ne peuvent pas nous dire exactement comment ils le savent », rapporte Wayne Daley.

« Il y a beaucoup de subtilités. Nous avons appris qu’il y a des variations de la fréquence des sons et de leur amplitude que les machines peuvent capter ».

L’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) a publié les résultats de ces études en cours lors de la Conférence mondiale annuelle de l’IEEE sur le traitement du signal et de l’information.

« C’est un travail intéressant, assez ingénieux et logique », dit Wallace Berry, un spécialiste des volailles au Collège d’agriculture de l’Université Auburn, qui n’a pas participé aux études.

« Les poulets sont une espèce très communicative, et en tant qu’éleveur, vous pouvez utiliser des données supplémentaires pour prendre de meilleures décisions. C’est une excellente façon de filtrer en continu toute l’information disponible dans un poulailler et d’apprendre le plus tôt possible que quelque chose ne va pas. »

Carolynn Smith, biologiste à l’Université Macquarie en Australie et spécialiste des vocalisations du poulet, affirme que, bien que les études publiées jusqu’ à présent soient préliminaires et portent sur des petits échantillons, elles constituent « une preuve claire du concept » et une « approche fascinante ». « Il est très important de trouver de nouvelles façons de surveiller la santé des poulets », ajoute-t-elle. « Il y a des milliards de ces volatiles dans les élevages intensifs dans le monde. Nous avons besoin de plus d’outils pour définir précisément ce que signifie le stress chez un poulet et comment il se manifeste ».

Les hommes élèvent des poules depuis au moins 6 000 ans, et la population mondiale de poulets domestiques dépasse aujourd’hui les 19 milliards. Mais malgré notre longue histoire commune, peu de gens ont sérieusement réfléchi à la signification des vocalisations du poulet.

Entre les années 1950 et 1980, les ornithologues Nicholas et Elsie Collias, de l’Université de Californie à Los Angeles, ont répertorié plus de 24 cris de poulets distincts et leurs significations probables. Ce n’est que dans les années 1990 que des chercheurs comme Chris Evans (conseiller de Carolynn Smith), à l’Université Macquarie, ont commencé à mener des expériences contrôlées pour étudier les fonctions de ces appels.

Evans, Smith et d’autres scientifiques ont découvert que la communication des poulets est beaucoup plus complexe qu’on ne l’avait cru. En attachant des microphones sans fil aux poulets, par exemple, Smith et ses collègues ont révélé que les coqs ne crient pas à chaque fois qu’ils repèrent un prédateur aérien – après tout, cet appel les rend plus vulnérables. Au lieu de cela, ils évaluent la situation : s’il y a des femelles à proximité, elles sonnent généralement l’alarme ; si elles sont seules ou entourées d’autres mâles, elles restent souvent silencieuses. Elles sont aussi beaucoup plus susceptibles d’émettre un cri en signe d’avertissement si elles peuvent se mettre à l’abri sous un buisson, par exemple. Pourrait-il y avoir davantage de nuances dans les vocalisations du poulet que nous ne comprenons pas encore? C’est tout à fait possible, selon Carolynn Smith.

Wayne Daley et ses collaborateurs veulent à présent éprouver leurs algorithmes pour extraire encore plus d’informations des cris des poulets en modifiant des variables environnementales telles que l’accès à la nourriture et à l’eau. Mais lors d’essais récents, en passant de petites installations expérimentales hautement contrôlées à des élevages réels, ils ont rencontré un problème. La plupart des poulaillers industriels ont un bruit de fond élevé, en grande partie causé par les appareils de chauffage et les ventilateurs géants. Le programme que Daley et ses collègues ont conçu a parfois du mal à détecter les changements subtils dans les vocalisations des poulets au milieu du chaos acoustique. Le nouveau défi est d’apprendre au logiciel à se focaliser sur les poulets – un peu comme si on se concentrait sur le discours d’une seule personne dans une pièce bondée.

S’ils finissent par surmonter cet obstacle, la technologie devrait être facile à intégrer dans les exploitations avicoles existantes.

« Un poulailler moderne est déjà une affaire de haute technologie, équipé de toutes sortes de capteurs », note Kevin Mitchell, de Wilcox Farms.

Les éleveurs de volailles peuvent surveiller et modifier l’éclairage, la température, la ventilation et les systèmes d’alimentation automatisés à partir de leur téléphone et de leur ordinateur portable. Mitchell pense que l’ajout d’un composant audio pourrait être utile.

« Certains agriculteurs me disent qu’en dépit de tous les gadgets, leur technologie la plus importante est un seau », dit Wallace Berry. « Ils le retournent, s’assoient dessus et regardent les oiseaux pendant des heures. Ils apprennent à quoi ressemble un poulailler sain. Si les poules sont satisfaites, ils émettent un certain son. S’ils ont froids ou chauds, ils émettent d’autres sons. C’est ce que Wayne Daley essaie de faire de façon automatisée. C’est parfaitement logique. Les systèmes qu’il conçoit sont si discrets que je ne vois aucun problème à les intégrer. »

« En Géorgie, la volaille est une grande industrie et presque toutes les entreprises d’élevage de poulets sont présentes », explique Wayne Daley. « Nous avons parlé avec beaucoup d’entre elles et elles pensent toutes que ce serait utile. L’écosystème existe déjà. On a juste besoin de perfectionner la technologie. »

http://www.pourlascience.fr/