Confiance


Cette manie que nous avons à ne pas faire confiance à notre capacité alors qu’on s’appuie sur d’autres ou même des choses, nous empêche souvent d’avancer
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Confiance

 

Un oiseau assis sur un arbre n’a jamais peur que la branche casse, parce que sa confiance n’est pas dans la branche, mais dans ses propres ailes

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Le Saviez-Vous ► Froid intense : gare aux engelures


En parcourant les nouvelles ce matin, je me demandais combien de temps on être dehors par grand froid sans trop de risque d’engelure surtout bien habillé. Et comme par hasard, je tombe pile dessus ! Et je suis sortie quand même.  Bref, il faut être bien habillé l’hiver pour supporter des froids « normal » de l’hiver, mais avec ses températures extrêmes, il faut être encore plus vigilent
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Froid intense : gare aux engelures

 

La vague de froid qui sévit sur l’ensemble du Canada donne tout son sens au dicton québécois : « Il n’y a pas de mauvaise température, il n’y a que des gens mal habillés ». Les risques d’engelures sont en effet accrus avec la chute du thermomètre combinée au refroidissement éolien.

Une exposition trop longue au temps froid, sans protéger adéquatement sa peau, peut provoquer des engelures, un problème de santé qui résulte du gel de la peau exposée au froid. Une peau plus pâle et d’apparence cireuse constituent des symptômes d’engelure dont il faut rapidement tenir compte pour éviter des complications qui peuvent aller, dans des cas extrêmes, à l’amputation.

Mais le plus souvent, l’engelure cause une sensibilité au froid qui peut durer plusieurs années.

Les symptômes d’engelure :

Engelure superficielle :

  • peau insensible et picotement;
  • peau rougie qui devient ensuite blanche;
  • gonflements de la peau (cloques).

Engelure profonde :

  • peau blanche, froide ou cireuse.

La Santé publique du Québec conseille aux personnes qui présentent des symptômes d’engelures de communiquer avec Info-Santé (811) et de se mettre à l’abri du froid.

Les oreilles, le nez, les joues, les doigts et les orteils sont les parties du corps les plus sensibles au temps froid. Ces parties du corps exposées au froid et au vent risquent donc davantage de subir des engelures.

Mieux vaut prévenir…

La Santé publique recommande aux gens qui doivent sortir par temps froid de revêtir plusieurs couches de vêtements : une première couche pour repousser le contact avec l’humidité, une deuxième pour réchauffer le corps et une troisième pour couper l’effet du vent et des intempéries sur la peau.

Les experts précisent qu’il faut bien couvrir les parties les plus vulnérables (tête, nez, bouche, cou, mains et pieds) aux engelures et de porter de bonnes bottes. Ils recommandent également de conserver des gants et des couvertures dans la voiture en cas de bris mécanique ou d’accident.

Afin de prévenir les engelures, il faut également écourter sa présence à l’extérieur, entrer se réchauffer fréquemment en se gardant actif – surtout les pieds et les mains – afin d’activer la circulation sanguine et de maintenir sa température corporelle.

Conseils en cas d’engelure :

  • retirer les vêtements humides ou mouillés;
  • se réchauffer en s’emmitouflant dans des couvertures ou par un contact peau à peau avec une autre personne;
  • mettre de l’eau tiède sur les engelures, mais sans frotter la peau;
  • éviter de fumer ou de boire de l’alcool.

Le risque d’engelure varie selon la température extérieure ressentie par la peau. Cette température, qui tient compte du refroidissement éolien, est généralement inférieure à celle indiquée par le thermomètre.

Risques d’engelure selon le refroidissement éolien :

  • 0 à -27 : faible risque
  • -28 à -39 : risque accru, la peau peut geler en 10 à 30 minutes
  • -40 à -47 : risque élevé, la peau peut geler en 5 à 10 minutes
  • -48 à -54 : risque élevé, la peau peut geler en 2 à 5 minutes
  • -55 et moins : risque élevé, la peau peut geler en moins de 2 minutes

Les bébés, les enfants en bas âge, les aînés, les personnes à mobilité réduite et les sans-abri sont plus susceptibles de subir des engelures par froid extrême.

http://ici.radio-canada.ca

Pourquoi les enfants de 2 à 6 ans aiment-ils (à ce point) les dinosaures ?


Au Québec, il y a deux émissions pour enfant, Dinodan, et Dinodana qui ne sont pas des dessins animés, mais adapté pour les enfants, qui parlent des dinosaures et de leurs caractéristiques J’ai surpris une fois, lors d’une activité à la bibliothèque pour les enfants de 5 ans et moins, Mlle qui est expliquait avec les jouets de dinosaures a une petite fille et à sa mère, les noms des dinosaures, s’ils étaient herbivores ou carnivores etc .. Enfin bref, même si les enfants ont de l’intérêt pour les dinosaures pendant un certain temps, cela aide à leur développement cognitif et leurs connaissances
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Pourquoi les enfants de 2 à 6 ans aiment-ils (à ce point) les dinosaures ?

 

Dinosaure ( Yohann Legrand sur Flickr)

Les enfants âgés de 2 à 6 ans sont nombreux à développer un « intérêt intense » pour les dinosaures. Une fascination liée à des ressorts psychologiques.

 

Par Marlène Thomas

Il est rare de ne pas compter dans son entourage un enfant fasciné par les dinosaures. Il ne jure que par le T-Rex, collectionne sans fin les figurines des différentes espèces et se repasse en boucle les dessins animés « Le Petit dinosaure » ou « Denver ».

Tel un vrai petit génie, il impressionne également les adultes en citant sans problème une vingtaine de noms scientifiques de dinosaures et les différentes périodes de l’ère mésozoïque.

Les scientifiques nomment cette obsession des jeunes enfants pour les dinosaures « intérêts intenses » (en anglais « EIIs » soit extremely intense interests), comme le rapporte un article de The Cut, publié le 6 décembre.

D’après une étude scientifique de 2007, près d’un tiers des enfants âgés de 2 à 6 ans en développent et ces passions ardentes peuvent parfois durer plus longtemps.

Les chercheurs des universités de Yale, du Queensland et de Virginie ont établi que « l’intérêt intense » le plus commun est celui pour les véhicules (avions, trains, voitures). Juste après viennent les dinosaures.

« Des enfants intelligents »

Selon Kelli Chen, ergothérapeute en pédopsychiatrie à l’hôpital Johns Hopkins, contacté par le média américain, « les intérêts intenses sont un fort stimulant pour les enfants » et sont bénéfiques pour le développement cognitif, surtout lorsqu’ils concernent un domaine conceptuel. Ils peuvent aider les plus jeunes à développer leurs connaissances, leur ténacité, mais aussi leur capacité d’attention et de traitement de l’information, a révélé une étude de 2008, publiée sur Science Direct. « En bref, ils font de meilleurs apprenants et des enfants plus intelligents « , poursuit le pédopsychiatre. 

« Explorer un sujet et le maîtriser est bénéfique, car c’est ainsi que nous formons des carrières en tant qu’adultes. La principale occupation d’un enfant est le jeu, alors ils se débrouillent pour jouer à travers le prisme de cette chose qui les intéresse. « 

L’impact Jurassic Park 

Les bienfaits de ces passions ne font aucun doute dans la communauté scientifique, mais le mystère demeure quant à ce qui éveille cet intérêt.

Alain Cabot, fondateur et directeur du parc de Mèze (plus grand musée d’Europe consacré aux dinosaures), affirmait lors d’une interview donnée en 2012, à Atlantico qu’ « avant les années 90, les dinosaures étaient un sujet qui n’intéressait globalement que la communauté scientifique. L’engouement du grand public, et plus particulièrement des enfants, pour les dinosaures a ainsi été quasi inexistant jusqu’à cette période. »

Après l’apparition du film d’animation « Petit dinosaure » et du dessin animé « Denver«  en 1988, la sortie en 1993 du film « Jurassic Park » de Steven Spielberg a eu un impact indéniable.

« En tant que témoin privilégié, je peux affirmer sans exagération que ce film est responsable à lui seul, ou presque, de l’intérêt soudain des jeunes publics pour ces créatures disparues. Peu après les médias ont emboîté le pas en consacrant énormément de documentaires, d’émissions ou de dessins animés sur la question, installant ainsi de manière durable les dinosaures dans l’inconscient collectif. »

Après le déferlement de cette vague de dinosaures sur les années 90 et le début des années 2000, l’amour pour ces reptiles n’a pas disparu, balayant ainsi la thèse générationnelle :

« L’obsession pour tout ce qui est dinosaure n’est pas moins répandue aujourd’hui que lorsque vous étiez enfant. La seule différence réside dans les chiffres : rien qu’en 2016, plus de trente nouveaux dinosaures ont été découverts, ce qui porte la liste des favoris à plus de 700 », souligne la journaliste de The Cut, Kate Morgan.

La curiosité des enfants se voit ainsi entretenue par ces nouvelles découvertes.

Antidote aux angoisses

Contacté par Rue89, Pascal Hachet, psychologue clinicien, auteur de « Dinosaures sur le divan. Psychanalyse de Jurassic Park », avance d’autres hypothèses sur les raisons de cette fascination.

« Ce sont des animaux fascinants, souvent gigantesques, parfois féroces, qui ne laissent personne indifférent. Cet engouement, partagé par les adultes, pousse les enfants à s’y intéresser via des petites figurines, des livres, des films ou des jeux vidéo. »

Ces créatures ont surtout la particularité d’apparaître à l’enfant comme une figure à la fois inquiétante et rassurante.

 « Ils permettent de donner un support aux peurs des enfants et sont une sorte d’antidote dans la mesure où ils n’existent plus. Ils ne risquent pas de venir leur tirer les pieds dans leurs lits ! Le tyrannosaure est un peu comme un grand copain, un protecteur, à l’instar d’un adulte qui peut être sévère, mais est capable de le protéger. »

Apprendre leurs noms, leurs caractéristiques est aussi une manière pour les plus jeunes d’apprivoiser les émotions qu’ils ressentent en les découvrant.

‘ »Quand les choses sont nommées, elles font moins peur », souligne le psychologue.

Un retour aux origines 

En poussant plus loin l’analyse, Pascal Hachet émet l’hypothèse qu’à travers les dinosaures, les enfants interrogent leurs origines et les influences transgénérationnelles.

Les dinosaures deviennent attrayants en étant à la fois une figure lointaine et familière.

« Ils représentent leurs aïeux, qui, comme les animaux préhistoriques, appartiennent à une ère précise et ont disparu. » 

Dans le film « Jurassic Park » de Steven Spielberg, le psychologue a remarqué que plusieurs des protagonistes développaient les mêmes symptômes que les personnes exposées à des secrets de famille.

Par exemple, le paléontologue, Alan Grant (Sam Neill), est obsédé par les recherches scientifiques et a développé une haine des enfants.

Passion éphémère

Si Erin, 6 ans, citée dans l’article de The Cut, était déterminée à porter un costume d’Ozraptor pour Halloween, son intérêt pour les dinosaures pourrait assez rapidement s’évaporer. Dans une étude publiée en 2007, les chercheurs qui ont suivi les parents de 177 enfants ont constaté que les « intérêts intenses » ne duraient qu’entre six mois et trois ans.

La progressive disparition de « l’intérêt intense » s’explique assez paradoxalement par l’entrée de l’enfant dans « un environnement éducatif traditionnel, ils sont censés acquérir un éventail de connaissances dans divers sujets, ce qui ne laisse pas beaucoup de place pour une spécialisation », note la journaliste Kate Morgan.

Le second élément à prendre en compte pour justifier ce déclin est la composante sociale. L’enfant va côtoyer quotidiennement d’autres personnes qui ne seront pas forcément passionnées par les dinosaures.

Les retours positifs des proches sur les connaissances du jeune sur ce sujet auraient tendance à renforcer sa passion, tandis qu’à l’école, il sera davantage félicité, par exemple, pour sa capacité à se sociabiliser.

https://www.nouvelobs.com/

Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?


    Souvent, on dit qu’on a attrapé la grippe alors qu’en réalité, c’est un rhume. Il n’y a pas beaucoup de différence entre les deux, cependant alors qu’un rhume on peut quand même s’occuper des tâches quotidienne, même si cela peut être ardu, une grippe, c’est impossible
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    Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?

    Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?

    Rhume ou grippe, quelles sont les différences ?

    Les symptômes d’un rhume et d’une grippe se ressemblent, et pourtant, ces deux maladies n’ont pas les mêmes enjeux.

    Apprenez à les différencier. 

    Comment être sûr que vos symptômes de toux, fièvre, mal de tête et nez qui coule sont liés à un gros rhume ou à une grippe ? Les deux maladies se ressemblent beaucoup, et sont donc facilement confondues. Or, la façon de les traiter n’est pas la même. Voici quelques éléments importants à connaître pour faire la différence.

    Les points communs entre la grippe et le rhume

    Le rhume et la grippe sont causés tous les deux par des virus (influenzae pour la grippe et rhinovirus pour le rhume), et peuvent prendre une à deux semaines avant de disparaître de l’organisme.

    Les deux se propagent facilement au sein de la population, et provoquent une congestion nasale, de la toux, des maux de tête, un mal de gorge et de la fièvre.

    Les différences entre la grippe et le rhume

    Est-ce que vous arrivez à fonctionner au quotidien, malgré les symptômes ? Ou êtes-vous complètement déboussolé ? La plupart des personnes qui souffrent d’un rhume arrivent à travailler et à s’occuper de leurs enfants.

    En cas de grippe, c’est impossible. En effet, la grippe provoque une grosse fatigue ainsi qu’une sensation de courbatures douloureuses. La fièvre est plus élevée qu’en cas de rhume, et peut s’accompagner de frissons et de sueurs, ainsi que de vomissements ou de diarrhée. En cas de grippe, vous êtes coincé au lit sans pouvoir bouger, avec l’impression que tout le corps vous fait mal.

    Un autre indice à prendre en compte est la vitesse d’apparition des symptômes : la grippe arrive d’un coup, tandis que le rhume s’installe lentement. La grippe est plus fréquente en hiver, surtout en période épidémique, et au début du printemps, tandis que le rhume peut avoir lieu l’été.

    Le traitement

    Que vous soyez en plein dans la grippe ou dans le rhume, reposez-vous bien et buvez beaucoup d’eau. Il n’existe pas vraiment de traitement. Du paracétamol peut vous aider à soulager les douleurs et la fièvre de la grippe. Lavez-vous souvent les mains pour éviter de transmettre le virus à votre entourage.

    Puisque les deux maladies sont provoquées par un virus, les antibiotiques sont inutiles. Il est important de se soigner car les deux pathologies peuvent entrainer des complications, comme la bronchite ou une aggravation des symptômes de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les femmes enceintes, jeunes enfants, personnes immunodépressives et personnes âgées peuvent également souffrir de graves complications. Seul le vaccin antigrippe annuel les protège efficacement.

    http://www.santemagazine.fr/

    Froid extrême: sillonner le centre-ville à la recherche des sans-abri


    Il fait très froid ces jours-ci, s’il faut sortir, il faut être bien emmitouflé. Même s’il fait froid, l’hiver est une période difficile pour les sans-abris a raison avec des températures que nous connaissons cette semaine. Des équipes d’intervenants s’affairent pour des rondes et repérer des personnes en difficultés pour les habiller et ou leur offrir un gîte pour la nuit, malgré que certain refuse toute aide
    Nuage

     

    Froid extrême: sillonner le centre-ville à la recherche des sans-abri

     

    Les refuges pour sans-abri de Montréal étaient mobilisés,... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

    Les refuges pour sans-abri de Montréal étaient mobilisés, mercredi, en vue de fournir un refuge à toute personne qui en aurait besoin durant la vague de froid extrême qui frappe la métropole.

    PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

     

    PHILIPPE MERCURE FANNY LÉVESQUE
    La Presse

    Les organismes venant en aide aux sans-abri étaient mobilisés, hier, afin d’offrir vêtements chauds, nourriture et refuge pour la nuit à toute personne qui en aurait besoin

     La Presse a suivi l’équipe de la mission Old Brewery qui sillonnait le centre-ville de Montréal, à la recherche de gens en détresse dans la nuit polaire.

    « On forme une équipe. » Yolette prend place devant et Yahia, au volant, fait démarrer le minibus d’une vingtaine de places.

    Sur le coup de 17h30, le duo de la mission Old Brewery sillonne les rues du centre-ville à la recherche de sans-abri qui auraient bien besoin d’un peu de chaleur. Encore plus par une nuit de froid sibérien.

    « On fait la navette toute l’année, mais des soirs comme ce soir, c’est particulièrement occupé », raconte Yolette.

    Elle et son collègue ouvrent l’oeil, roulent lentement. « Yolette, regarde. Va voir. » La femme s’exécute. L’intervenante entre ici, dans un restaurant de la rue Sainte-Catherine, ou là, à l’entrée du métro Atwater. Elle parle avec ceux qui errent.

    « Il y a en qui sont reconnaissants, d’autres moins, mais c’est rare », explique Yahia pendant que sa collègue vérifie les alentours d’une autre station de métro.

    « Je ne travaille avec la [mission Old Brewery] que l’hiver. Ce n’est pas difficile, au contraire. C’est quelque chose que j’aime. C’est venir aider les gens qui en ont besoin. »

    Une femme finit par entrer à l’intérieur de la navette garée le long de la rue, raccompagnée par Yolette. Peu vêtue, elle empoigne le premier manteau d’une pile déposée sur la banquette avant. « Je peux le prendre ? Merci, thank you. » Son visage s’illumine un instant, en l’enfilant. Yolette lui tend une paire de chaussettes sèches et une bouteille d’eau. « Thank you! »

    La tournée au centre-ville est plutôt calme.

    « Les magasins sont encore ouverts. Ça va bouger plus tard, vers 22h », estime l’intervenante.

    Il n’est pas rare non plus, les soirs de grand froid que les sans-abri aient déjà trouvé refuge. Sinon, Yolette et Yahia se chargent de raccompagner les autres, comme Mario, vers la bonne ressource.

    Un autre « bien équipé » préfère attendre un peu plus tard, assis dans le petit portique d’un commerce vide de la rue Sainte-Catherine. Il prendra quand même la bouteille d’eau et la boîte de craquelins que lui tend Yolette. Elle essuiera par contre quelques insultes un peu plus loin, allant offrir la même aide à un homme demandant la charité près d’un guichet automatique.

    « Il faut être humain », résume-t-elle, le sourire rempli d’empathie.

    Intervenante depuis des années, la dame d’origine haïtienne oeuvre depuis deux ans à la mission Old Brewery. Sur le terrain, dans « la navette », elle dit arriver à apaiser les plus agités.

    « Il faut garder une voix calme », confie celle que les habitués appellent affectueusement « Madame Navette ».

    Gaston quitte le minibus de la mission Old Brewery après s’être fait donner des vêtements chauds.

    PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

    Des bottes et un manteau

    Autour de 20h, le duo se déplace vers le métro Guy-Concordia, où un homme a composé trois fois le numéro de la navette pour recevoir de l’aide. Gaston attend devant les portes tournantes quand Yahia gare le minibus. Il entre rapidement. Il a besoin de bottes de pointure 10. Les 11 sont trop grandes pour lui. Les 9 feront. « Mes bas sont minces, minces », dit-il.

    Gaston prendra aussi des bas et une tuque. Louis est monté avec lui. C’est Louis qui a appelé pour Gaston, un peu plus tôt. Louis, qui a subi un traumatisme crânien, est aussi passé par la rue, à une autre époque. Il en est sorti, il y a maintenant quatre ans, mais il « regarde » encore ceux qui ont besoin d’aide, comme il en a eu besoin. « J’ai pas peur des yeux », illustre-t-il.

    Pendant qu’il raconte son parcours à La Presse, Gaston a eu le temps de dénicher un grand manteau rouge à sa taille.

    « C’est beau, ça », s’exclame-t-il en remontant la fermeture éclair. « Demain matin 8h, tu peux te présenter à la mission Old Brewery », lui explique Yolette.

    Les hommes ressortent aussitôt. Louis reviendra pour noter les informations, Gaston les ayant oubliées.

    Yolette et Yahia devaient veiller jusqu’à 22h avant qu’une autre « équipe » ne prenne le relais jusqu’au petit matin.

    Yolette, intervenante de la mission Old Brewery, effectue... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE) - image 3.0

    Yolette, intervenante de la mission Old Brewery, effectue une tournée du centre-ville à bord d’un minibus, à la recherche de sans-abri qui auraient besoin de vêtements, d’eau ou d’un refuge pour la nuit.

    PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

    Des refuges débordés

    À la mission Old Brewery, les hommes vêtus de gros manteaux faisaient la file pour obtenir un café. De bons Samaritains y apportaient des manteaux et des bottes. Le refuge, qui compte 266 places d’urgence, en a ajouté 10 supplémentaires au début de l’hiver. Dans la nuit de mardi à mercredi, les 276 places étaient occupées.

    « On est complets, mais on ne refuse personne, précise Émilie Fortier, directrice des services du refuge du boulevard Saint-Laurent. Si toutes les ressources sont pleines, on peut garder les gens à la cafétéria. »

    À la Maison du Père, on a aussi ajouté 24 lits aux 170 habituellement offerts. Une quinzaine étaient vides dans la nuit de mardi à mercredi, mais on s’attendait à ce qu’ils soient occupés rapidement.

    « Quand il fait froid comme ça, ce n’est pas jojo. Ça joue sur la tension. Les gars sont plus sensibles, plus fébriles », explique Manon Dubois, directrice du développement et des communications. Elle dit aussi voir plusieurs cas de pneumonies.

    L’Accueil Bonneau, qui accueille les personnes sans domicile fixe le jour, a ouvert ses portes dès 7h30, mercredi, une demi-heure plus tôt que d’habitude.

    « On les fait entrer plus tôt, on leur donne du café et on leur permet de se réchauffer. On est attentifs aux gars qui rentrent. On s’assure qu’ils sont bien vêtus, sinon on leur fournit ce qui manque. Et on porte attention aux engelures – jambes, pieds, mains », dit André Leroux, chef d’équipe de la première ligne à l’Accueil Bonneau.

    Deux intervenants patrouillent aussi à l’extérieur.

    « On regarde dans les entrées d’immeubles pour s’assurer qu’il n’y a personne en situation de détresse. »

    Une ligne d’urgence a aussi été créée pour les propriétaires de bâtiments.

    « Ils peuvent nous appeler s’ils trouvent quelqu’un et nous allons sur les lieux », explique M. Leroux.

    La St. Michael’s Mission connaît aussi la popularité que lui vaut déjà sa « halte-chaleur », un endroit sur l’avenue du Président-Kennedy ouvert la nuit où les sans-abri peuvent se réchauffer. Ici, il n’y a pas de lits, mais on se montre plus tolérant que dans les refuges. Même les gens avec les facultés affaiblies ou accompagnés d’un chien peuvent y passer quelques heures, voire la nuit entière. En principe, l’endroit peut accueillir 60 personnes, mais pas moins de 88 y sont passées dans la nuit de mardi à mercredi. Au pic de la nuit, 74 personnes s’y trouvaient en même temps.

    « Il y a beaucoup de va-et-vient. Ce soir, on se prépare. On sait que ça risque d’être encore occupé », dit à La Presse George Greene, directeur de la St. Michael’s Mission.

    « Il y en a beaucoup qui arrivent presque gelés – les mains, les pieds. Nous avons des partenaires comme Médecins du monde, les CLSC ou les hôpitaux, où on peut les envoyer si le gel a déjà gagné les doigts ou les pieds », dit M. Greene.

    http://www.lapresse.ca

    Des amis depuis la sixième année découvrent qu’ils sont frères


    Imaginez un homme qui a été adopté, et son ami depuis 60 ans n’a jamais connu son père. Pendant toutes ces années, ils n’ont jamais douté qu’ils fussent frères. Cela a dû être une vraie surprise pour ces deux hommes
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    Des amis depuis la sixième année découvrent qu’ils sont frères

     

    SHUTTERSTOCK / VITSTUDIO

    Alan Robinson et Walter Macfarlane se sont rencontrés il y a environ 60 ans.

    Deux amis d’enfance d’Hawaï ont reçu un cadeau de Noël extraordinaire cette année lorsqu’ils ont appris qu’ils étaient frères.

    Alan Robinson et Walter Macfarlane ont passé des décennies à se demander à propos de leurs familles biologiques. Robinson a été adopté, tandis que Macfarlane n’a jamais connu son père.

    Les deux ont cherché en ligne pour avoir des réponses à propos de leurs membres de la famille manquant, et des tests d’ADN les ont finalement aidés à réaliser qu’une pièce importante du casse-tête était devant eux pendant des années.

    «C’était une expérience bouleversante. C’est toujours bouleversant», a dit Robinson à la station de nouvelles hawaïenne KHON2. «Je ne sais pas combien de temps ça va me prendre pour passer par-dessus ce sentiment.»

    Robinson et Macfarlane sont nés à 15 mois d’intervalle à Hawaï. Ils se sont rencontrés en sixième année, ont joué dans la même équipe de football au secondaire, et sont restés amis pendant environ 60 ans.

    KHON2 NEWS/YOUTUBEAlan Robinson (à gauche) avec son ami et demi-frère, Walter Macfarlane.

    Macfarlane a commencé à chercher des réponses en ligne à propos de son père il y a des années, mais qu’il n’a rien trouvé. Plus tard, avec ses enfants, il a commencé à utilisé des site web à propos de l’ADN comme Ancestry.com.

    Le meilleur match pour l’ADN de Macfarlane s’est avéré à être un utilisateur nommé Robi737, dont les chromosomes X se sont avérés être identiques à ceux de Macfarlane. Et par un coup du destin, il s’est avéré que Robi373 était en fait Robinson.

    Les deux hommes se sont rendus compte qu’ils avaient la même mère, et ont célébré la découverte en rassemblant des amis et de membres de leurs familles respectives samedi, juste à temps pour les Fêtes.

    «C’est le meilleur cadeau de Noël que je pouvais imaginer recevoir», a dit Robinson à KHON2.

    Ils ont dit qu’ils planifiaient passer plus de temps ensemble et de voyager ensemble pendant leur retraite.

    Macfarlane et Robinson ne sont pas les seuls à avoir découvert un lien spécial entre eux de la sorte. Plus tôt en décembre, un étudiant à la Kennesaw State University en Géorgie a utilisé Ancestry.com pour trouver son frère – qui étudiait à la même université.

    Des compagnies comme Ancestry.com et 23AndMe ont capitalisés sur des avancées en analyse de l’ADN en offrant des services qui permettent aux gens d’en savoir plus sur leur héritage et leurs parents. Ancestry.com est en ligne depuis 1996, mais sa base de données a été lancée en 2012.

    La compagnie prétend que ses utilisateurs ont fait plus de huit milliard de connexions entre leurs arbres généalogiques et ceux de d’autres utilisateurs depuis ses débuts en 2008.

    http://quebec.huffingtonpost.ca