La mécanique du réchauffement climatique à l’origine du froid extrême


Je crois que Donald Trump ne devrait s’occuper à temps plein que du golf et pas autre chose. Ce qui est moi drôle, le vortex polaire que nous avons connu, le froid intense de janvier ne sera pas des évènements isolés. Brrrrr .. Les froids, ,les chaleurs, les pluies qui n’arrête plus, seront de plus en plus présent quelque part sur la Terre
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La mécanique du réchauffement climatique à l’origine du froid extrême

 

Une femme marche par grand froid.

La vague de froid intense qui s’abat sur le nord des États-Unis a fait une douzaine de morts. Photo: The Associated Press / John Minchillo

La vague de froid extrême qui s’abat sur le centre des États-Unis et sur le Canada, des Prairies à la Nouvelle-Écosse, donne des munitions à certains sceptiques, dont le président américain, qui se demandent où est donc passé le réchauffement climatique. Or, c’est bel et bien le même phénomène qui est derrière ce froid brutal. Comment est-ce possible?

D’après un texte de Nicole Mortillaro, de CBC News

C’est presque devenu une coutume. Dès que du temps glacial s’abat sur le nord-est ou le centre des États-Unis, Donald Trump souligne l’absurdité apparente de la situation, dans un contexte où la communauté scientifique met en garde la population mondiale contre les effets du réchauffement climatique.

« Dans le magnifique Midwest […] les gens ne peuvent même pas tenir quelques minutes dehors tellement il fait froid. Mais que se passe-t-il avec le réchauffement climatique? On t’en supplie, revient. Nous avons besoin de toi! », a-t-il écrit mardi sur Twitter.

Pourtant, ce sont bel et bien les changements climatiques qui sont responsables de cette vague de froid, et ce, en raison d’un phénomène que vous connaissez probablement, celui du vortex polaire ou tourbillon arctique.

Il s’agit d’une masse d’air froid qui se forme sur l’Arctique au cours de l’hiver et qui tourne sur elle-même, comme une toupie. Or, sa vitesse de rotation peut changer selon les influences du courant-jet, une bande d’air qui se déplace rapidement et qui marque la limite entre deux masses d’air distinctes.

Une image infrarouge de la NASA montre le vortex polaire au-dessus de la terre.

Le vortex polaire est la masse mauve qui se trouve au-dessus de l’Arctique et le courant-jet correspond à la ligne bleue qui délimite cette masse froide de l’air chaud plus au sud. Photo : NASA

« Le vortex polaire est bien connu, et cette masse d’air bouge et se trouve souvent déplacée. Présentement, le courant-jet l’a repoussée jusque dans le Midwest américain », explique la météorologue de CBC, Johanna Wagstaffe. « Parfois, elle peut aussi se diviser sous l’influence du courant-jet et donc faire un peu de surplace quelque part. »

C’est exactement ce qui se produit présentement : le courant-jet a divisé le vortex polaire en trois bras qui descendent plus au sud qu’à l’habitude.

Plus marqué et plus fréquent

On étudie ce phénomène depuis peu, mais les observations suggèrent que sa fréquence et son intensité devraient s’accentuer. C’est-à-dire que sous l’influence du courant-jet, le vortex polaire devrait descendre au sud plus souvent et entraîner des températures de plus en plus froides.

Auparavant, le courant-jet bougeait de manière relativement stable autour de l’hémisphère nord. Mais récemment, il affiche des ondulations du nord au sud plus prononcées, ce qui permet à l’air froid de l’Arctique de descendre beaucoup plus au sud et, inversement, à l’air chaud du golfe du Mexique de monter beaucoup plus au nord.

Un dessin fourni par la NASA montre une bande d'air et ses ondulations près de l'hémisphère nord.

Cette image illustre les ondulations prononcées que peut présenter le courant-jet, transportant les masses d’air froid au sud et les masses d’air chaud au nord. Photo : NASA

L’air de l’Arctique, qui se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste de la Terre, est à l’origine de ces ondulations plus prononcées dans le mouvement du courant-jet.

« Nous avons observé ce phénomène, c’est prouvé, affirme Johanna Wagstaffe. Et tous nos modèles climatiques montrent que cette tendance va persister. »

« Cela ne signifie pas simplement plus de sécheresse et de chaleur. Cela implique aussi plus de vagues de froid extrême et de systèmes dépressionnaires, que ce soit de la pluie ou de la neige, qui demeurent en place plus longtemps qu’auparavant. »

Climat ou température?

Il est impératif de savoir distinguer climat et température quand vient le temps de discuter de changement climatique.

La température représente l’état de l’atmosphère à un endroit et un moment précis, et se détermine grâce à la mesure de facteurs comme le vent ou l’humidité. Or, le climat est déterminé par la moyenne des mesures de ces facteurs sur une longue période de temps.

Une vague de froid ne signifie donc pas que les changements climatiques n’existent pas. En fait, au moment même où le froid engourdit une partie de l’Amérique du Nord, on enregistre des températures anormalement élevées ailleurs.

« L’atmosphère tente toujours de balancer son énergie, explique Mme Wagstaffe. Donc, présentement, de l’autre côté de la planète, dans le nord de l’Europe et de la Russie, ils battent des records de chaleur pour cette période-ci de l’année. »

Les changements climatiques ne se produisent pas à un endroit donné et un moment précis. C’est un phénomène global, qu’on observe sur une longue période de temps.

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Dans le cerveau de l’homme qui ne craint pas le froid


J’ai déjà vu un reportage sur Wim Hof, l’homme de glace. Il est capable de résister a des froids intenses alors qu’il n’est qu’en culotte courte. Comment peut-il réussir cet exploit. Les scientifiques ont essayer de comprendre grâce à l’IRM du cerveau. C’est son système nerveux sympathique qui a eu le plus de réaction
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Dans le cerveau de l’homme qui ne craint pas le froid

 

Dans le cerveau de l'homme de glace

Wim Hof est surnommé “Iceman”, “l’homme de glace”, pour son exceptionnelle capacité de résistance au froid.

MERCURY PRESS/CATERS/SIPA

Par Hugo Jalinière

Wim Hof est surnommé “l’homme de glace” pour son exceptionnelle capacité à résister au froid. Des chercheurs ont étudié son cerveau en détail pour tenter d’en percer le mystère.

Pieds nus, vêtu d’un simple short, il a couru un semi-marathon sur le cercle polaire… Plus tard, il a établi un record en passant 72 minutes dans une baignoire remplie de glaçons. Voilà deux des 21 exploits — aussi impressionnants qu’inutiles — revendiqués par Wim Hof. Mieux connu sous le nom d“Iceman” (ou “l’homme de glace” en français), ce Néerlandais de 58 ans a en effet démontré une singulière résistance aux froids extrêmes. Une capacité qu’il attribue à une méthode alliant méditation et maîtrise de la respiration.

“Tout le monde est capable d’apprendre ce que je suis capable de faire”, explique sans surprise celui qui a organisé au début des années 2000 la promotion de sa “méthode Hof”.

Mais que sa maîtrise du froid soit due à la méditation ou non, les capacités de Wim Hof ont de quoi intriguer les scientifiques. D’autant qu’il ne se contente pas de résister au froid, il l’apprécie.

Wim Hof prétend contrôler sa thermorégulation corporelle grâce à l’activité de son cerveau

Des spécialistes en neuro-imagerie de la Wayne State University, à Detroit (États-Unis) se sont donc intéressés à la façon dont le cerveau de Wim Hof réagissait lors d’expositions à un froid glacial. Avec des résultats qualifiés de “surprenants”. Les Drs Otto Muzik et Vaibhav Diwadkar ont utilisé à la fois l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, qui permet de tracer l’activité neuronale, et du PET scan, pour l’activité métabolique des autres organes (peau, poumons, cœur…). Le fakir du froid prétend en effet posséder le contrôle de sa thermorégulation corporelle grâce à l’activité de son cerveau. Trois jours durant, il a été soumis à des tests faisant varier la température sur l’ensemble de son corps. Il était pour cela vêtu d’une combinaison spéciale, dans laquelle les chercheurs faisaient circuler de l’eau froide.

L’objectif étant de “provoquer des périodes d’hypothermie douce”, écrivent les auteurs de l’étude parue dans la revue NeuroImage.

Un protocole pour le moins original, à défaut d’être aussi “glaçant” que les “exploits” de Wim Hof.

Wim Hof lors des tests menés par les chercheurs de la Wayne State University (États-Unis).

Les données récoltées ont été comparées à celles de participants sains.

Les auteurs de l’étude relève ainsi le caractère “inhabituel” d’une “régulation volontaire de la température corporelle de la peau, et donc de la température corporelle, même quand le corps est soumis au froid”.

Ce qui “pourrait expliquer sa résistance aux gelures”, précise Otto Muzik.

Mais les chercheurs observent surtout une augmentation significative de son système nerveux sympathique. Un système censé être autonome, contrôlant un grand nombre d’activités “automatiques” de l’organisme : rythme cardiaque, vasoconstriction (modification du diamètre des vaisseaux sanguins), pression artérielle, sécrétion d’adrénaline, libération de glucose par le foie… L’autre phénomène observé est d’ailleurs la consommation plus importante de glucose par les muscles intercostaux. Ce qui résulte, selon les auteurs, en une génération de chaleur se diffusant aux tissus pulmonaires qui réchauffent alors le sang venus s’oxygéner.

Et si le froid, c’était dans la tête ?

“Nous nous attendions à ce que “l’homme de glace” montre une activité neuronale importante dans le cortex insulaire, où sont localisés les centres cérébraux de thermorégulation. Mais c’est dans la substance grise périaqueducale située dans le tronc cérébral supérieur que nous avons observé le plus de modifications substantielles. Une région associée aux mécanismes cérébraux pour le contrôle de la douleur, et qui étend ce contrôle en relâchant des opioïdes et des cannabinoïdes », ajoute le chercheur.

L’hypothèse envisagée par les auteurs est que Wim Hof aurait développé la capacité de susciter, par un stress induit, une réponse analgésique dans la substance grise périeaqueducale. Autrement dit, produire spontanément des opioïdes et des cannabinoïdes dans le cerveau.

“Nos résultats fournissent des preuves convaincantes de la prééminence du système nerveux central sur le corps dans la médiation des réponses de l’homme de glace à l’exposition au froid”, écrivent les chercheurs.

Aucune preuve cependant que la “méthode Hof” soit à l’origine d’un tel métabolisme. L’étude mentionne d’ailleurs de nombreuses fois cette “méthode Hof”, alors qu’elle ne se base finalement que sur un individu.

De là à penser que l’homme de glace et les chercheurs se font un coup de pub mutuel… Reste que les observations avérées chez Wim Hof ont de quoi intriguer : et si le froid, c’était dans la tête ?

https://www.sciencesetavenir.fr/

Ces gens qui aiment le froid extrême


Depuis plusieurs années, j’ai craint l’hiver assez pour détester cette saison. Alors que cet hiver est particulièrement très froid, (la météo n’arrête pas d’émettre des avertissements de froid intense) c’est la première fois que j’apprécie cette saison pour marcher. Le truc est de s’habiller convenablement de la tête au pied, cela fait toute une différence. Le seul problème est les lunettes ! Avec une goutte de savon à vaisselle sur la vitre sans eau, bien essuyer, les verres correcteurs restent assez clairs.
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Ces gens qui aiment le froid extrême

 

La face d'un homme couverte d'un capuchon et un foulard gelé.

Des avertissements de froid extrême touchent plusieurs régions au pays (archives) Photo : La Presse canadienne/Jeff McIntosh

Malgré les épisodes de froid extrême qui s’abattent sur la région, de nombreux amateurs de plein air continuent à braver les températures glaciales. Rencontre avec ces marginaux de la météo.

Samedi, un avertissement de froid extrême touchait les grandes régions de l’Est ontarien et de l’Outaouais. Le redoux de la semaine dernière a toutefois provoqué la fermeture du canal Rideau d’Ottawa, en plus d’endommager plusieurs pistes de ski de fond et de randonnée du parc de la Gatineau.

Malgré ces conditions d’apparence hostile à l’activité en plein air, des dizaines de personnes se trouvaient sur la patinoire aménagée devant le Parlement, à Ottawa.

« La glace est bonne à cause de la température, on peut aller assez vite et on a beaucoup de plaisir », s’est exclamée une jeune patineuse, Geneviève.

À l'extérieur, une jeune fille et une femme adulte vêtues de manteaux d'hiver répondent aux questions d'un journaliste. Derrière elles, des personnes mettent leurs patins à glace

Les patineurs étaient nombreux devant le Parlement d’Ottawa, samedi après-midi. Photo : Radio-Canada

« C’est ce qu’on fait au Canada », a souri un père de famille accompagné de ses enfants.

« C’est l’hiver au Québec, ça fait partie des joies de la vie », a renchéri France, une autre amatrice de patinage rencontrée devant le Parlement.

Le climat hivernal est particulier, on aime ou on n’aime pas. Vincent Barrette, ingénieur forestier

Au parc de la Gatineau, les randonneurs étaient également nombreux pour profiter des sentiers enneigés.

« On s’adapte, on s’habille en conséquence », a expliqué l’un d’eux, Christian Moiza.

Pour une « appréciation de l’hiver canadien »

Plus que de simples amateurs de sports d’hiver, Normand Latour, instructeur de ski, et Vincent Barrette, ingénieur forestier, se sont investis de la mission d’apprendre au public à apprécier l’hiver.

« J’ai toujours joué dehors, ça fait 40 ans que je joue dehors », a expliqué Vincent Barrette en entrevue à l’émission Les malins. « Même adulte, c’est le jeu qui nous garde à l’extérieur. »

Trois conseils pour apprécier le froid :

  1. S’habiller convenablement
  2. Habituer son corps au froid
  3. Prendre plaisir à jouer dehors

Selon Normand Latour et Vincent Barrette

Normand Latour a transformé sa passion pour les sports d’hiver en métier. Pour lui, c’est en s’exposant en froid et en s’habillant convenablement qu’on peut réellement apprendre à apprécier l’hiver.

« Quand on apprend à faire du ski, on apprend fort […] Les enfants ne jouent plus dehors comme on jouait dehors à l’époque », a-t-il fait remarquer.

Cet enthousiasme hivernal comporte néanmoins des risques. Environnement Canada rappelle en effet les dangers du froid extrême sur la santé.

« Des engelures peuvent se développer en quelques minutes sur la peau exposée au refroidissement éolien », peut-on lire sur le site web de l’agence fédérale.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

http://ici.radio-canada.ca

Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

https://www.futura-sciences.com

Retrouvés congelés, ces alligators ont survécu dans la glace durant plusieurs jours


Qui aurait cru en voyant le museau des alligators sorti de la glace était un moyen de survie lors du froid polaire qu’il a fait en Amérique du Nord. La Caroline du Nord a connu aussi un froid extrême que les marais ou vivent les alligators étaient gelés. Les alligators ont survécu en se mettant en mode d’hibernation, tout en sortant leur museau pour respirer
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Retrouvés congelés, ces alligators ont survécu dans la glace durant plusieurs jours

 

Capture de la vidéo @Shallotte River Swamp (via Facebook)

Capture de la vidéo @Shallotte River Swamp (via Facebook)

Repéré par Léa Marie

Repéré sur Mashable

Ils semblaient morts de froid. Mais les reptiles ont d’étonnants pouvoirs. 

La vague de froid polaire qui s’abat sur l’Amérique du Nord depuis plusieurs semaines touche de plein fouet les espèces animales. Après les requins retrouvés morts congelés aux abords du cap Cod, douze alligators ont été découverts pris au piège dans l’eau glacée de leur marais.

Prises au Shallotte River Swamp Park, en Caroline du Nord, les images sont pour le moins impressionnantes: les reptiles sont immobilisés dans l’étang gelé, seuls leurs museaux dépassent de la surface compacte.

S’ils semblent s’être retrouvés coincés par surprise, les alligators ne sont pas pour autant morts. Pour survivre, ils sont entrés en phase d’hibernation. Un processus naturel au cours duquel les animaux abaissent leur température corporelle et ralentissent leur métabolisme pour résister aux épisodes de grands froids. Il leur demeure toutefois impératif de respirer: c’est pourquoi les reptiles ont gardé leurs mâchoires hors de l’eau.

Cette stratégie surprenante a fonctionné. Depuis mardi dernier, une hausse sensible des températures a permis la fonte partielle de la rivière. Les alligators s’en sont tirés et ont pu reprendre le cours d’une vie normale. 

Guère inquiet, le propriétaire du sanctuaire a affirmé:

«C’est intéressant de les voir avec le nez sorti pour pouvoir respirer. Ils utilisent ce mécanisme pour pouvoir continuer de respirer si l’eau gèle, c’est vraiment une technique de survie incroyable.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Froid intense : gare aux engelures


En parcourant les nouvelles ce matin, je me demandais combien de temps on être dehors par grand froid sans trop de risque d’engelure surtout bien habillé. Et comme par hasard, je tombe pile dessus ! Et je suis sortie quand même.  Bref, il faut être bien habillé l’hiver pour supporter des froids « normal » de l’hiver, mais avec ses températures extrêmes, il faut être encore plus vigilent
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Froid intense : gare aux engelures

 

La vague de froid qui sévit sur l’ensemble du Canada donne tout son sens au dicton québécois : « Il n’y a pas de mauvaise température, il n’y a que des gens mal habillés ». Les risques d’engelures sont en effet accrus avec la chute du thermomètre combinée au refroidissement éolien.

Une exposition trop longue au temps froid, sans protéger adéquatement sa peau, peut provoquer des engelures, un problème de santé qui résulte du gel de la peau exposée au froid. Une peau plus pâle et d’apparence cireuse constituent des symptômes d’engelure dont il faut rapidement tenir compte pour éviter des complications qui peuvent aller, dans des cas extrêmes, à l’amputation.

Mais le plus souvent, l’engelure cause une sensibilité au froid qui peut durer plusieurs années.

Les symptômes d’engelure :

Engelure superficielle :

  • peau insensible et picotement;
  • peau rougie qui devient ensuite blanche;
  • gonflements de la peau (cloques).

Engelure profonde :

  • peau blanche, froide ou cireuse.

La Santé publique du Québec conseille aux personnes qui présentent des symptômes d’engelures de communiquer avec Info-Santé (811) et de se mettre à l’abri du froid.

Les oreilles, le nez, les joues, les doigts et les orteils sont les parties du corps les plus sensibles au temps froid. Ces parties du corps exposées au froid et au vent risquent donc davantage de subir des engelures.

Mieux vaut prévenir…

La Santé publique recommande aux gens qui doivent sortir par temps froid de revêtir plusieurs couches de vêtements : une première couche pour repousser le contact avec l’humidité, une deuxième pour réchauffer le corps et une troisième pour couper l’effet du vent et des intempéries sur la peau.

Les experts précisent qu’il faut bien couvrir les parties les plus vulnérables (tête, nez, bouche, cou, mains et pieds) aux engelures et de porter de bonnes bottes. Ils recommandent également de conserver des gants et des couvertures dans la voiture en cas de bris mécanique ou d’accident.

Afin de prévenir les engelures, il faut également écourter sa présence à l’extérieur, entrer se réchauffer fréquemment en se gardant actif – surtout les pieds et les mains – afin d’activer la circulation sanguine et de maintenir sa température corporelle.

Conseils en cas d’engelure :

  • retirer les vêtements humides ou mouillés;
  • se réchauffer en s’emmitouflant dans des couvertures ou par un contact peau à peau avec une autre personne;
  • mettre de l’eau tiède sur les engelures, mais sans frotter la peau;
  • éviter de fumer ou de boire de l’alcool.

Le risque d’engelure varie selon la température extérieure ressentie par la peau. Cette température, qui tient compte du refroidissement éolien, est généralement inférieure à celle indiquée par le thermomètre.

Risques d’engelure selon le refroidissement éolien :

  • 0 à -27 : faible risque
  • -28 à -39 : risque accru, la peau peut geler en 10 à 30 minutes
  • -40 à -47 : risque élevé, la peau peut geler en 5 à 10 minutes
  • -48 à -54 : risque élevé, la peau peut geler en 2 à 5 minutes
  • -55 et moins : risque élevé, la peau peut geler en moins de 2 minutes

Les bébés, les enfants en bas âge, les aînés, les personnes à mobilité réduite et les sans-abri sont plus susceptibles de subir des engelures par froid extrême.

http://ici.radio-canada.ca

Froid extrême: sillonner le centre-ville à la recherche des sans-abri


Il fait très froid ces jours-ci, s’il faut sortir, il faut être bien emmitouflé. Même s’il fait froid, l’hiver est une période difficile pour les sans-abris a raison avec des températures que nous connaissons cette semaine. Des équipes d’intervenants s’affairent pour des rondes et repérer des personnes en difficultés pour les habiller et ou leur offrir un gîte pour la nuit, malgré que certain refuse toute aide
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Froid extrême: sillonner le centre-ville à la recherche des sans-abri

 

Les refuges pour sans-abri de Montréal étaient mobilisés,... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Les refuges pour sans-abri de Montréal étaient mobilisés, mercredi, en vue de fournir un refuge à toute personne qui en aurait besoin durant la vague de froid extrême qui frappe la métropole.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

 

PHILIPPE MERCURE FANNY LÉVESQUE
La Presse

Les organismes venant en aide aux sans-abri étaient mobilisés, hier, afin d’offrir vêtements chauds, nourriture et refuge pour la nuit à toute personne qui en aurait besoin

 La Presse a suivi l’équipe de la mission Old Brewery qui sillonnait le centre-ville de Montréal, à la recherche de gens en détresse dans la nuit polaire.

« On forme une équipe. » Yolette prend place devant et Yahia, au volant, fait démarrer le minibus d’une vingtaine de places.

Sur le coup de 17h30, le duo de la mission Old Brewery sillonne les rues du centre-ville à la recherche de sans-abri qui auraient bien besoin d’un peu de chaleur. Encore plus par une nuit de froid sibérien.

« On fait la navette toute l’année, mais des soirs comme ce soir, c’est particulièrement occupé », raconte Yolette.

Elle et son collègue ouvrent l’oeil, roulent lentement. « Yolette, regarde. Va voir. » La femme s’exécute. L’intervenante entre ici, dans un restaurant de la rue Sainte-Catherine, ou là, à l’entrée du métro Atwater. Elle parle avec ceux qui errent.

« Il y a en qui sont reconnaissants, d’autres moins, mais c’est rare », explique Yahia pendant que sa collègue vérifie les alentours d’une autre station de métro.

« Je ne travaille avec la [mission Old Brewery] que l’hiver. Ce n’est pas difficile, au contraire. C’est quelque chose que j’aime. C’est venir aider les gens qui en ont besoin. »

Une femme finit par entrer à l’intérieur de la navette garée le long de la rue, raccompagnée par Yolette. Peu vêtue, elle empoigne le premier manteau d’une pile déposée sur la banquette avant. « Je peux le prendre ? Merci, thank you. » Son visage s’illumine un instant, en l’enfilant. Yolette lui tend une paire de chaussettes sèches et une bouteille d’eau. « Thank you! »

La tournée au centre-ville est plutôt calme.

« Les magasins sont encore ouverts. Ça va bouger plus tard, vers 22h », estime l’intervenante.

Il n’est pas rare non plus, les soirs de grand froid que les sans-abri aient déjà trouvé refuge. Sinon, Yolette et Yahia se chargent de raccompagner les autres, comme Mario, vers la bonne ressource.

Un autre « bien équipé » préfère attendre un peu plus tard, assis dans le petit portique d’un commerce vide de la rue Sainte-Catherine. Il prendra quand même la bouteille d’eau et la boîte de craquelins que lui tend Yolette. Elle essuiera par contre quelques insultes un peu plus loin, allant offrir la même aide à un homme demandant la charité près d’un guichet automatique.

« Il faut être humain », résume-t-elle, le sourire rempli d’empathie.

Intervenante depuis des années, la dame d’origine haïtienne oeuvre depuis deux ans à la mission Old Brewery. Sur le terrain, dans « la navette », elle dit arriver à apaiser les plus agités.

« Il faut garder une voix calme », confie celle que les habitués appellent affectueusement « Madame Navette ».

Gaston quitte le minibus de la mission Old Brewery après s’être fait donner des vêtements chauds.

PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

Des bottes et un manteau

Autour de 20h, le duo se déplace vers le métro Guy-Concordia, où un homme a composé trois fois le numéro de la navette pour recevoir de l’aide. Gaston attend devant les portes tournantes quand Yahia gare le minibus. Il entre rapidement. Il a besoin de bottes de pointure 10. Les 11 sont trop grandes pour lui. Les 9 feront. « Mes bas sont minces, minces », dit-il.

Gaston prendra aussi des bas et une tuque. Louis est monté avec lui. C’est Louis qui a appelé pour Gaston, un peu plus tôt. Louis, qui a subi un traumatisme crânien, est aussi passé par la rue, à une autre époque. Il en est sorti, il y a maintenant quatre ans, mais il « regarde » encore ceux qui ont besoin d’aide, comme il en a eu besoin. « J’ai pas peur des yeux », illustre-t-il.

Pendant qu’il raconte son parcours à La Presse, Gaston a eu le temps de dénicher un grand manteau rouge à sa taille.

« C’est beau, ça », s’exclame-t-il en remontant la fermeture éclair. « Demain matin 8h, tu peux te présenter à la mission Old Brewery », lui explique Yolette.

Les hommes ressortent aussitôt. Louis reviendra pour noter les informations, Gaston les ayant oubliées.

Yolette et Yahia devaient veiller jusqu’à 22h avant qu’une autre « équipe » ne prenne le relais jusqu’au petit matin.

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Yolette, intervenante de la mission Old Brewery, effectue une tournée du centre-ville à bord d’un minibus, à la recherche de sans-abri qui auraient besoin de vêtements, d’eau ou d’un refuge pour la nuit.

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Des refuges débordés

À la mission Old Brewery, les hommes vêtus de gros manteaux faisaient la file pour obtenir un café. De bons Samaritains y apportaient des manteaux et des bottes. Le refuge, qui compte 266 places d’urgence, en a ajouté 10 supplémentaires au début de l’hiver. Dans la nuit de mardi à mercredi, les 276 places étaient occupées.

« On est complets, mais on ne refuse personne, précise Émilie Fortier, directrice des services du refuge du boulevard Saint-Laurent. Si toutes les ressources sont pleines, on peut garder les gens à la cafétéria. »

À la Maison du Père, on a aussi ajouté 24 lits aux 170 habituellement offerts. Une quinzaine étaient vides dans la nuit de mardi à mercredi, mais on s’attendait à ce qu’ils soient occupés rapidement.

« Quand il fait froid comme ça, ce n’est pas jojo. Ça joue sur la tension. Les gars sont plus sensibles, plus fébriles », explique Manon Dubois, directrice du développement et des communications. Elle dit aussi voir plusieurs cas de pneumonies.

L’Accueil Bonneau, qui accueille les personnes sans domicile fixe le jour, a ouvert ses portes dès 7h30, mercredi, une demi-heure plus tôt que d’habitude.

« On les fait entrer plus tôt, on leur donne du café et on leur permet de se réchauffer. On est attentifs aux gars qui rentrent. On s’assure qu’ils sont bien vêtus, sinon on leur fournit ce qui manque. Et on porte attention aux engelures – jambes, pieds, mains », dit André Leroux, chef d’équipe de la première ligne à l’Accueil Bonneau.

Deux intervenants patrouillent aussi à l’extérieur.

« On regarde dans les entrées d’immeubles pour s’assurer qu’il n’y a personne en situation de détresse. »

Une ligne d’urgence a aussi été créée pour les propriétaires de bâtiments.

« Ils peuvent nous appeler s’ils trouvent quelqu’un et nous allons sur les lieux », explique M. Leroux.

La St. Michael’s Mission connaît aussi la popularité que lui vaut déjà sa « halte-chaleur », un endroit sur l’avenue du Président-Kennedy ouvert la nuit où les sans-abri peuvent se réchauffer. Ici, il n’y a pas de lits, mais on se montre plus tolérant que dans les refuges. Même les gens avec les facultés affaiblies ou accompagnés d’un chien peuvent y passer quelques heures, voire la nuit entière. En principe, l’endroit peut accueillir 60 personnes, mais pas moins de 88 y sont passées dans la nuit de mardi à mercredi. Au pic de la nuit, 74 personnes s’y trouvaient en même temps.

« Il y a beaucoup de va-et-vient. Ce soir, on se prépare. On sait que ça risque d’être encore occupé », dit à La Presse George Greene, directeur de la St. Michael’s Mission.

« Il y en a beaucoup qui arrivent presque gelés – les mains, les pieds. Nous avons des partenaires comme Médecins du monde, les CLSC ou les hôpitaux, où on peut les envoyer si le gel a déjà gagné les doigts ou les pieds », dit M. Greene.

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