La cuisine pour faciliter la transition du primaire au secondaire


 

Je trouve que c’est une excellente idée de réunir des élèves du secondaire avec des élèves du primaire dans un cadre culinaire. Apprendre la cuisine, et ses règles tout en apprivoisant le milieu d’école secondaire à plusieurs points positifs. Ces activités devraient être à la grandeur du Québec.
Nuage

 

La cuisine pour faciliter la transition du primaire au secondaire

 

La cuisine pour faciliter la transition du primaire au secondaire

Photo: Josie DesmaraisDes jeunes du programme Boîte à lunch.

Le programme d’éducation alimentaire Boîte à lunch s’étend dans près d’une dizaine d’établissements de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Pour la première fois, les ateliers seront offerts conjointement aux élèves de niveau primaire et secondaire afin de faciliter, à travers la cuisine, la transition entre ces deux mondes pour les plus jeunes.

«On voulait apporter cet aspect de mentorat pour faciliter la transition, a mentionné la commissaire scolaire de Ville-Marie, Stéphanie Bellenger-Heng. Aller du primaire au secondaire, c’est beaucoup d’inquiétude, de changement. Ici, les enfants sont dans un environnement qu’ils apprivoisent au fur et à mesure des ateliers.»

«L’école Pierre-Dupuy peut paraître tellement grande, parce qu’on partage notre espace avec l’École des métiers des Faubourgs-de-Montréal, donc ça peut être intimidant», a concédé pour sa part le directeur de l’école, Bruno Charreyron.

Depuis le retour de la semaine de relâche, chaque mardi, une dizaine d’élèves de l’école primaire Jean-Baptiste-Meilleur se rendent après les classes à l’école secondaire Pierre-Dupuy, où ils participent aux ateliers d’une durée d’environ deux heures avec des élèves du secondaire.

Chaque semaine, les élèves apprennent à cuisiner deux à trois recettes autour d’un ingrédient vedette. Ils peuvent ensuite ramener les plats à la maison, pour leur dîner du lendemain. Lors de la visite de Métro, la crevette était à l’honneur, avec une recette de jambalaya. Pour dessert, un «Bananas Foster».

«C’est important pour nous que ce ne soit pas des recettes pour ‘’enfants’’. On veut mettre de l’avant de vrais repas équilibrés», a expliqué la coordonnatrice régionale de Boîte à lunch, Becka Frasier.

Accompagnés d’animateurs, les élèves participent à chaque étape de la réalisation de la recette en coupant, mesurant, assaisonnant et brassant.

Au-delà de l’aspect technique, les ateliers permettent des connaissances supplémentaires à propos de la nourriture, comme la provenance des ingrédients et les nutriments qu’ils contiennent. Par-dessus tout, les ateliers permettent aux jeunes de s’épanouir.

«Ils développement leur autonomie, le travail d’équipe. On veut vraiment qu’ils ne voient plus la cuisine comme une corvée», a expliqué Mme Frasier.

«Le plaisir de cuisiner, mais aussi de manger, s’est un peu perdu avec nos vies qui vont vites. On veut leur réapprendre ça», a souligné M. Charreyron.

De grands besoins


Selon Stéphanie Bellenger-Heng, le portrait de la sécurité alimentaire a grandement évolué dans les dernières années, alors qu’elle est valable «un peu partout sur le territoire de la CSDM plutôt que dans certains secteurs comme c’était le cas avant.»

Depuis sa création en 2003, Boîte à lunch s’étend dans trois secteurs, soit Notre-Dame-de-Grâce, Saint-Michel et Centre-Sud, où les besoins sont grands. L’enquête TOPO 2017, réalisée auprès de 13 400 jeunes de sixième année, a révélé que 46% des élèves du quartier ne mangent pas avant d’aller à l’école.

«Il y a différents facteurs, mais la sécurité alimentaire en fait partie», a estimé la commissaire.

Dans le quartier, deux autres établissements scolaires prennent part au programme, mais Mme Bellenger-Heng et M. Charreyron souhaitent que d’autres écoles primaires viennent cuisiner et surtout cohabiter avec les élèves du secondaire Pierre-Dupuy.

Ayant récemment perdu sa mesure alimentaire, l’école Saint-Anselme, à proximité, devrait suivre éventuellement, tout comme l’école Jean-Baptiste-Meilleur.

Même si elle est consciente qu’il ne pourra jamais «pallier complètement à ces pertes», Mme Bellenger-Heng croit fermement que le programme Boîte à lunch contribue au développement des enfants, ce qui est «le mandat premier de la CSDM»

«Si en plus de leur permettre d’avoir un lunch pour le lendemain, on développe leurs compétences culinaires et leur éducation alimentaire, eh bien à mes yeux, on a gagné», a soutenu Mme Bellenger-Heng

https://journalmetro.com/

Une énigme médicale résolue grâce à une chercheuse montréalaise


Malheureusement, le cancer chez les enfants est une dure réalité. À Montréal, un lymphome a été diagnostiqué chez un enfant de 10 ans, puis plus tard chez sa soeur. Le même cancer dans une famille est, parait-il impossible. Ce cas a permis de découvrir que c’est une mutation d’un génome qui serait survenue, il y a environ 4 000 ans. Cette découverte a permis d’éviter la chimiothérapie et de soigner par l’immunothérapie simplement avec un médicament. Ce qui laisse a pensé que d’autres maladie comme la sclérose en plaques, le VIH et d’autres cancers pourront être soigné par de nouvelles formes d’immunothérapie.
Nuage

 

Une énigme médicale résolue grâce à une chercheuse montréalaise

 

La Dre Nada Jabado, hémato-oncologue pédiatre à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, s'entretient avec Thomas et Meagan Trinh.

La Dre Nada Jabado, hémato-oncologue pédiatre à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, s’entretient avec Thomas et Meagan Trinh. Photo: Radio-Canada

Dominique Forget

Grâce à deux enfants montréalais, la Dre Nada Jabado a fait une découverte majeure. Elle a identifié une maladie génétique inconnue des médecins jusqu’à présent. Elle reçoit maintenant des appels de partout dans le monde.

En 2016, les médecins de l’Hôpital de Montréal pour enfants sont abasourdis. Deux enfants se sont présentés à l’urgence avec une forme étrange de cancer, qu’on arrive mal à soigner. D’abord, un garçon : Thomas Trinh. Puis, sa sœur Meagan.

« Même le docteur nous a dit : c’est impossible. Deux fois dans la même famille, c’est impossible », se rappelle King Trinh, le père des enfants.

Thomas a 10 ans lorsque les premiers symptômes se manifestent : une fièvre persistante, puis des bosses douloureuses sous la peau. Un test médical confirme le pire. Thomas est atteint d’un lymphome, un type de cancer qui touche les lymphocytes – ces cellules du système immunitaire chargées de nous protéger contre les infections. À cause de la maladie, les lymphocytes de Thomas se multiplient de façon effrénée.

La chimiothérapie s’avère inefficace. On fait donc appel à un traitement de dernier recours. On détruit toutes les cellules du système immunitaire de Thomas et on les remplace par celles de son frère aîné, Brandon. C’est ce qu’on appelle une greffe de moelle osseuse.

La greffe est un succès. Mais pour la famille, le répit est de courte durée. Quelques mois plus tard, Meagan développe les mêmes symptômes.

On voit les deux enfants, de profil.

Thomas et Meagan Trinh étaient atteints d’une forme rare de cancer. Une greffe de moelle osseuse a permis de les guérir. Mais tous n’ont pas la même chance. Photo : Radio-Canada

La Dre Nada Jabado, hémato-oncologue pédiatre, est appelée en renfort.

« Mes collègues, dès qu’il y a une histoire un peu bizarre, ils m’appellent », raconte cette médecin, rattachée à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

Gène défectueux

La Dre Jabado est une spécialiste du cancer du cerveau chez les enfants. Mais c’est aussi une experte en génétique. Elle propose à la famille Trinh de séquencer leur génome.

« Au moment où j’ai reçu les résultats, j’étais dans un congrès à Okinawa qui était ennuyant à un point inimaginable, se rappelle-t-elle. Alors j’ai ouvert. »

Sous ses yeux se trouve le génome des parents et des enfants Trinh : de longues chaînes d’ADN où se trouvent les gènes, ces recettes qui servent à fabriquer des protéines essentielles au fonctionnement du corps humain.

Chaque gène se trouve en deux copies : une héritée du père et une de la mère.

La Dre Jabado identifie rapidement un gène défectueux; une mutation, dans le jargon. Les parents Trinh – qui ne sont pas atteints de la maladie – en ont chacun une copie. Thomas et Megean ont deux copies défectueuses.

« Ce gène agit beaucoup dans le système immunitaire », explique la Dre Jabado.

Plus spécifiquement, la mutation empêche le corps humain de fabriquer une protéine appelée TIM3. Normalement, cette protéine agit comme un frein sur le système immunitaire. Quand elle ne fonctionne pas correctement, les lymphocytes T s’emballent.

Un ancêtre commun

En passant au crible les banques de données génétiques sur Internet, la Dre Jabado constate que la mutation est particulièrement répandue en Asie du Sud-Est. Plusieurs adultes sont porteurs d’une copie défectueuse et susceptible de donner naissance à des enfants malades.

« J’ai contacté une collaboratrice en Australie, un pays où se retrouvent beaucoup de patients qui viennent d’Asie du Sud-Est, partage la Dre Jabado. Je lui ai demandé si elle avait des enfants qui présentaient les mêmes symptômes que Thomas et Meagan. Elle en avait six. »

La Dre Jabado séquence le génome des enfants australiens. Ils ont la même mutation génétique que Thomas et Meagan. Grâce à d’autres collaborateurs, elle repère 32 cas similaires en France.

Elle n’est pas au bout de sa quête. Elle veut remonter jusqu’à l’origine de la mutation. Elle fait appel à Simon Gravel, expert en génétique des populations à l’Université McGill.

« On voyait la mutation au Japon, en Polynésie, chez les Maoris en Nouvelle-Zélande et en Chine, raconte le mathématicien. Si on essaie de remonter au dernier ancêtre commun de tous ces peuples, ça nous amène plusieurs milliers d’années en arrière. »

Selon les estimations, la mutation serait survenue il y a environ 4000 ans.

Une cible prometteuse pour l’immunothérapie

La bonne nouvelle pour les patients, c’est qu’ils éviteront désormais les chimiothérapies inutiles. La Dre Jabado a un traitement beaucoup plus efficace à leur proposer. Un simple médicament : la cyclosporine. Elle stoppe l’activation des lymphocytes T, permettant une rémission des patients.

La chercheuse reçoit maintenant des appels de médecins, de partout dans le monde.

Un frère et une sœur atteints d'une forme étrange de cancer, une énigme médicale

La famille Trinh a permis de faire avancer les connaissances sur cette forme rare de cancer. Photo : Radio-Canada

La portée de sa découverte va bien au-delà du traitement de lymphomes rares. Elle laisse croire qu’en bloquant le gène responsable de la protéine TIM3 chez certains malades, on pourrait donner un coup de fouet au système immunitaire. Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles formes d’immunothérapie contre le cancer, la sclérose en plaques ou le VIH.

« La famille Trinh nous a donné un énorme cadeau, reconnaît la chercheuse. Pour aider d’autres patients atteints de la même maladie que Thomas et Meagan, mais surtout en montrant à la communauté scientifique que si on veut exciter le système immunitaire, c’est possiblement là qu’il faut travailler. »

https://ici.radio-canada.ca

Un hiver 2018-2019 long et pénible


Sans avoir battu des records de froids au Québec, l’hiver a été rude et difficile. Les redoux et pluies n’ont duré que peut de temps a comparer à d’autres années. Résultat : nous avons eu des trottoirs et des rues glacés entre de grosses accumulations de neige. Bref, l’hiver a été plus que pénible. Espoir à l’horizon, l’hiver tire à sa fin, la semaine prochaine … La température en hausse pour fondre toutes ces accumulations de glace et de neige.
Nuage

 

Un hiver 2018-2019 long et pénible

 

La première neige du 13 novembre, à Montréal.... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

La première neige du 13 novembre, à Montréal.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

MANON LOUVET
La Presse

Non, cet hiver n’a pas été le plus froid de l’histoire du Québec. Mais oui, il aura bel et bien été l’un des plus longs et les plus difficiles à gérer. À tous ceux qui n’en peuvent plus de la saison froide qui n’en finit pas : vous avez raison !

L’hiver 2018-2019 aura été plus pénible que la moyenne, confirme Alexandre Parent, météorologue à Environnement et Changement climatique Canada. Retour en cinq temps sur un hiver qui tire (enfin !) à sa fin.

Début de saison précoce

Même si le record de l’hiver le plus froid n’a pas été battu, celui-ci aura débuté sur les chapeaux de roue avec des premières neiges le 13 novembre. D’autant qu’il n’aura pas fallu attendre bien longtemps avant qu’il nous montre ce qu’il avait dans le ventre. Neuf jours après, le 22 novembre 2018, un record de température a été enregistré par Environnement Canada à Montréal, avec un mercure à – 18 °C. En moyenne, Montréal a perdu trois degrés au mois de novembre.

Hâtif et persistant

En plus d’avoir commencé tôt, l’hiver n’a pas relâché sa prise cette année. Depuis le 13 novembre, nous avons les deux pieds  dans la neige. En effet, aucune fonte n’a été enregistrée depuis les premiers centimètres. Ce phénomène s’explique par un nombre de redoux conséquents, mais trop courts.

« D’habitude, quand il y a des redoux, ça dure deux ou trois jours. La neige fond puis elle revient plus tard. Mais cette année, souvent, il ne fallait pas attendre plus de 24 heures pour la voir revenir, explique Alexandre Parent. C’est d’ailleurs pour ça que les trottoirs et les routes ont souvent été en mauvais état. »

Plus froid que la moyenne

Même si nous ne pouvons pas parler d’une saison glaciale, les températures ont souvent été en dessous de la normale. La moyenne des mois de novembre, décembre, janvier et février a été de – 6,3 °C, soit 1,1 °C de moins que les normales de saison. Avec ces chiffres, on ne peut pas parler d’un record, mais ils suffisent pour expliquer ce sentiment d’exception.

Long et pluvieux

Cerise sur le gâteau, la pluie n’a pas non plus épargné les Québécois. Cette année, Environnement Canada a enregistré 72 % de pluie de plus qu’à l’habitude. Côté neige, 36 centimètres de plus que la moyenne se sont accumulés.

Pour Alexandre Parent, ces chiffres ne traduisent toujours pas des situations extrêmes, mais bel et bien un hiver particulièrement rude.

Enfin, bonne nouvelle, il s’en va !

Après quatre longs mois de froid, de neige, de vent, et on en passe, il semble que la saison froide soit sur le point de finir. Selon les prévisions d’Environnement Canada, les premiers élans du printemps devraient se faire ressentir la semaine prochaine et la fonte des neiges ne devrait pas tarder.

Cependant, quelques flocons sont encore attendus d’ici la fin de la semaine.

« Ni grand froid ni excès de chaleur à prévenir, le printemps devrait débuter la semaine prochaine », encourage le météorologue.

https://www.lapresse.ca/

Il reçoit une contravention pour avoir marché dans la rue à cause de la glace


Avec la neige, la pluie, le redoux, le gel, les trottoirs sont désastreux que ce soit à Montréal ou même chez moi à Gatineau. Faut dire que cette année, les piétons marche à la dure. Moi-même, je préfère marcher dans la rue que sur les trottoirs  même s’ils sont déneigés à cause de la glace cabossées ou que c’est glissant. Je trouve que c’est du zèle de la part du policier surtout tard le soir.C’est certain que sur une rue passante, on endure les trottoirs, mais un moment donné avec l’hiver que nous avons, je crois qu’il faut faire la part des choses
Nuage

 

Il reçoit une contravention pour avoir marché dans la rue à cause de la glace

 

Un Montréalais entend contester le constat d'infraction dont il a écopé pour... (Photo David Boily, archives La Presse)

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

SARA CHAMPAGNE
La Presse

Un Montréalais entend contester le constat d’infraction dont il a écopé pour avoir marché dans la rue afin d’éviter un trottoir recouvert de neige et de glace.

Selon le récit raconté sur les ondes de CBC news, Lateef Martin marchait le long de la rue Messier, samedi vers 1 h 30 du matin, dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, quand il aurait été intercepté par un patrouilleur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

M. Martin a raconté qu’il a été arrêté quand il a refusé de fournir une preuve d’identité au patrouilleur. L’homme à la peau noire, qui marchait la tête recouverte d’un capuchon, avance que « sa race » a probablement été un facteur dans son arrestation. Il soutient qu’il revenait à pied d’une soirée chez un ami.

« Naturellement, j’ai décidé de marcher dans la rue parce que c’était plus sécuritaire. L’un de mes amis a chuté et s’était blessé au genou sur ce même tronçon de trottoir plus tôt dans la journée. […] J’ai voulu être prudent », a-t-il relaté.

M. Martin a reçu un constat de contravention de 48 $ pour avoir contrevenu à l’article 452 du Code de la route stipulant qu’un piéton doit emprunter le trottoir plutôt que la rue quand il y a en un longeant une artère.

« Je pense sincèrement qu’il (le policier) a décidé de me donner une contravention parce que j’ai refusé de lui dire où j’allais, et parce que je lui ai répondu sèchement », a précisé M. Martin.

Le SPVM a refusé de commenter l’affaire hier, CBC news n’est pas parvenu à obtenir les commentaires de la Ville de Montréal.

Chaque année, la Ville de Montréal verse des milliers de dollars en dédommagements à des citoyens pour des chutes sur les trottoirs de son territoire. Récemment, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé la révision des pratiques de déglaçage sur les trottoirs, notamment avec l’utilisation de chenillettes surnommées « croque-glaces ». 

https://www.lapresse.ca/

Quand la pollution n’a pas de frontières


Si le vent pousse la poussière du Sahara de l’autre côté du monde, alors que penser de la pollution qui ne respecte aucune règle des frontières. Même le mur frontalier de Donald Trump ne peut pas l’empêcher de la pollution des villes les plus polluées au monde de s’étendre. On ajoute les la pollution des voitures, des foyers, et des causes comme des incendies … Les causes naturels nous ne pouvons pas grand chose, mais la pollution fait par l’homme, c’est tous les pays du monde qui doit y voir.
Nuage

 

Quand la pollution n’a pas de frontières

 

Une journée polluée à Shanghai, en Chine... (photo Johannes EISELE, archives agence france-presse)

Une journée polluée à Shanghai, en Chine

PHOTO JOHANNES EISELE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

MATHIEU PERREAULT
La Presse

(WASHINGTON) Notre journaliste assiste au congrès annuel de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), la plus importante rencontre de science généraliste du monde, qui a pris fin hier, dimanche, dans la capitale des États-Unis.

Réduire la pollution atmosphérique est de plus en plus difficile dans les pays occidentaux. Les émissions de pays émergents comme la Chine et l’Inde voyagent beaucoup plus loin que prévu, révèle une nouvelle génération de satellites capables de suivre d’heure en heure les polluants. En Californie, la moitié des impacts des nouvelles normes antipollution sont ainsi annulés, ont expliqué dimanche des chercheurs au congrès annuel de l’AAAS.

Ozone

Depuis 20 ans, malgré un resserrement des normes sur la pollution automobile, le taux d’ozone au sol en Californie n’a presque pas bougé, alors qu’il a diminué dans l’est des États-Unis, où les normes sont moins sévères. Cela est essentiellement dû à la croissance économique en Chine, selon Meiyun Lin, de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).

« Environ 20 % de l’ozone au sol en Californie provient de la Chine, dit Mme Lin. On peut maintenant le voir grâce aux nouveaux satellites qui font des analyses horaires, mais cela confirme des observations faites il y a quelques années sur la base des autres polluants associés à l’ozone. Il y a moins de monoxyde de carbone lié à l’ozone provenant de la Chine qu’avec l’ozone issu de la combustion de véhicules ou d’usines ou les incendies de forêt en Californie. Cela dit, au niveau régional, par exemple en Asie et en Europe, et à l’intérieur des pays, il y a du transport de monoxyde de carbone d’une région à l’autre. »

Particules fines

La moitié des efforts de réduction de la pollution en particules fines de moins de 2,5 mm (PM2,5) en Californie sont maintenant annulés par l’effet des PM2,5 provenant de la Chine, selon Daven Henze, de l’Université du Colorado, qui participait au même colloque.

« La Chine, depuis quelques années, fait un effort de réduction de ses émissions, alors la croissance de la pollution se rendant jusqu’en Californie diminue depuis quelques années. Mais cet effort antipollution est essentiellement dirigé vers les zones industrialisées dans l’est de la Chine. Dans l’ouest du pays, où l’industrialisation est encore à un stade précoce très polluant, les émissions de PM2,5 à destination des autres pays augmentent. C’est la même chose en Inde. Cela fait que le Bangladesh, par exemple, ne pourrait que rester au même point, sur le plan du taux de PM2,5, même en éliminant totalement ses propres émissions. »

M. Henze a fait une analyse des décès liés à la pollution transfrontalière et a établi pour chaque pays un bilan des morts liées à la pollution qu’il exporte et des morts liées à la pollution qui arrive dans ce pays en provenance de l’étranger. La pollution « exportée » par la Chine et les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient et d’Afrique cause dans d’autres pays deux fois plus de morts que la pollution « importée ». Le Canada cause légèrement (1,1 fois) plus de morts à l’étranger, selon ce même calcul.

Sécheresse

Un autre phénomène affecte la lutte contre la pollution atmosphérique : dans les zones frappées par la sécheresse, la végétation absorbe moins d’ozone.

« Dans le sud-ouest des États-Unis, frappé par plusieurs vagues de sécheresse, et en Californie, ça accentue le problème de l’ozone exporté par la Chine, dit Mme Lin, de la NOAA. Il faut tenir compte de l’augmentation de la fréquence des sécheresses avec les changements climatiques dans l’évaluation des coûts des nouvelles réglementations sur l’ozone au sol. »

Londres

En novembre dernier, une étude portant sur 2000 enfants de Londres, parue dans la revue The Lancet, a conclu que les règles antipollution sévères mises en place en 2008 dans la capitale britannique – notamment l’interdiction des voitures et camions fabriqués avant 1990 – n’avaient eu aucun effet sur la santé des enfants. S’agit-il d’un effet de la pollution transfrontalière ?

« C’est possible, ce serait exactement ce que nous prédisons », dit Pieternel Levelt, de l’Institut royal météorologique des Pays-Bas, un autre participant au colloque sur la pollution transfrontalière.

L’étude du Lancet prédisait cependant que des normes encore plus sévères à Londres, qui à partir d’avril vont interdire toute voiture à essence fabriquée avant 2005 ou diesel fabriquée avant 2015, auraient, elles, un effet sur la santé des enfants. L’auteur de l’étude du Lancet, Chris Griffiths, de l’Université Queen Mary de Londres, avait expliqué à La Presse que la pollution transfrontalière avait été prise en compte, mais qu’elle n’avait pas un effet important.

Prédictions

Les nouveaux satellites permettant de suivre les panaches de pollution d’heure en heure pourraient permettre une meilleure adaptation des réglementations antipollution aux circonstances météorologiques.

« Dans plusieurs villes européennes, par exemple, on interdit la circulation de voitures diesel quand il y a des épisodes importants de smog, dit Mme Lin. On pourra réagir à l’avance en détectant les panaches de pollution quand ils se forment dans d’autres pays et se dirigent vers notre ville, et réduire considérablement le nombre d’épisodes de smog au lieu de seulement intervenir quand ils sont déjà actifs. »

Les foyers

La pollution liée aux foyers au bois voyage-t-elle aussi ?

« Il y a beaucoup de PM2,5 dans la fumée, qui voyage sur des milliers de kilomètres, et aussi des particules plus grosses, des PM10, qui voyagent sur des centaines de kilomètres », répond Daven Henze, de l’Université du Colorado, interrogé après le colloque de l’AAAS.

Une ville réglementant les émissions des foyers, comme Montréal, peut-elle donc voir ses efforts annulés par ceux de sa banlieue ?

« Potentiellement, dit M. Henze. Aux États-Unis la réglementation sur les foyers au bois a surtout été appliquée dans le Nord-Est, dans toute la région, alors ce n’est pas vraiment un problème. Mais il pourrait y avoir des effets sur les limites des États réglementant les foyers. »

***

EN CHIFFRES

De 38 à 50 parties par milliard (ppb): Taux d’ozone au sol moyen à Montréal en 2017

De 88 à 105 ppb: Maximum (99e percentile) du taux d’ozone au sol moyen à Montréal en 2017

De 6,2 à 8,6 ppb: Taux de particules fines (PM2,5) moyen à Montréal en 2017

De 25 à 32 ppb: Maximum (99e percentile) du taux de particules fines (PM2,5) moyen à Montréal en 2017

63 ppb: Cible d’ozone au sol au Canada

62 ppb: Cible d’ozone au sol au Canada à partir de 2020

28 microgrammes par mètre cube (µg/m3): Cible de particules fines (PM2,5) sur 24 heures au Canada

27 µg/m3: Cible de particules fines (PM2,5) sur 24 heures au Canada à partir de 2020

Sources : Conseil canadien des ministres de l’Environnement, Ville de Montréal

https://www.lapresse.ca/

Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal


Montréal peut être fier malgré la difficulté de nourrir toutes les personnes dans le besoin d’avoir mis sur pied un projet pour diminuer le gaspillage alimentaire dans les épiceries et a redistribuer à des organismes communautaires.
Nuage

 

Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal

 

Récupération des invendus des épiceries: une année record, dit Moisson Montréal

Archives Métro

Le programme de récupération de nourriture en supermarché a permis à 1,2 million de kilos d’invendus d’éviter les vidanges à Montréal lors de la dernière année, et de plutôt servir à nourrir des gens dans le besoin. Une année record, estime François Jolicoeur, de Moisson Montréal.

Moisson Montréal redistribue la nourriture obtenue à une longue liste d’organismes communautaires qui s’occupent de nourrir les Montréalais.

M. Jolicoeur, directeur du développement des affaires de l’organisme de bienfaisance, se réjouit du fait que la récolte de nourriture en supermarché leur a permis de mettre la main sur 500 000 kg de viande, des denrées qui se retrouvent plus rarement dans leurs entrepôts.

Les épiceries partenaires du programme sont une centaine et appartiennent aux trois grandes bannières, soit Métro, Loblaws et Sobeys. Le programme de récupération en épicerie existe depuis l’année 2013-2014. Et il a connu une croissance continue depuis, souligne M. Jolicoeur.

«Cela permet deux choses», dit-il. C’est pour le bénéfice des quelque 250 organismes communautaires que Moisson Montréal dessert dans la ville, et aussi, «ça nous aide à lutter contre le gaspillage alimentaire».

Les camions de Moisson Montréal sillonnent les rues de Montréal et se rendent dans les supermarchés participants. Ceux-ci ont déjà mis la nourriture — près de la date de péremption, mais toujours comestible — de côté ou encore au congélateur pour la viande.

«On a des protocoles pour s’assurer que la nourriture périssable soit conservée dans de bonnes conditions et soit encore propre à la consommation», indique-t-il.

Le mot-clé est «rigueur», laisse-t-il tomber. Il cite par exemple le taux de rejet moyen de la viande récupérée: il n’est que de 7%, indique-t-il, ce qui signifie que la très grande majorité des barquettes de poulet, de porc ou de boeuf sont distribuées aux organismes communautaires.

Moisson Montréal se réjouit de la vitalité de ce projet qui permet de nourrir ceux dans le besoin tout en réduisant le gaspillage alimentaire. Recyc-Québec dit avoir offert du financement au programme, ce qui a permis de financer les équipements et les fournitures nécessaires à son déploiement à plus grande échelle en 2015 et 2016.

En 2017-2018, Moisson Montréal a redistribué près de 16 millions de kilos de nourriture et d’autres produits essentiels. Environ 136 500 personnes en ont bénéficié en 2017.

https://journalmetro.com/

Un système de consigne à la grandeur du Québec pour remplacer les gobelets de café jetables?


Personnellement, je préfère une tasse de voyage, mais ce concept de tasse avec consigne est à mon avis une excellente idée. Tous les endroits qui vendent du café à emporter devraient adhérer à ce système élaboré par des propriétaires de café à Montréal. Ce que cela change ? Si plus d’un million de gobelets jetables sont jetés chaque minute partout dans le monde, cela aiderait a diminuer l’impact sur l’environnement.
Nuage

 

Un système de consigne à la grandeur du Québec pour remplacer les gobelets de café jetables?

 

 

Des propriétaires de cafés montréalais demandent l’aide du public pour élargir leur réseau à l’ensemble de la province.

 

  • Par Camille Laurin-Desjardins

LA TASSE

Vous est-il déjà arrivé d’avoir un besoin irrépressible de caféine, mais de vous sentir coupable d’acheter un café pour emporter, puisque, encore une fois, vous n’aviez pas pensé à traîner votre tasse réutilisable? Vous n’êtes pas seul. Plus d’un million de gobelets jetables sont jetés chaque minute sur la planète. C’est pour réduire ce type de déchets qu’un regroupement de cafés montréalais veut élargir son projet de consigne de gobelets réutilisables.

Le projet-pilote La tasse a été lancé en août dernier, avec 2500 tasses réutilisables dans 12 cafés de Montréal. Il s’agit d’un système de dépôt pour les contenants réutilisables de boissons à emporter. Pour 5$, vous pouvez boire votre café dans une de ces tasses, et la rapporter dans n’importe quel autre café qui utilise le même système pour vous faire rembourser. La tasse peut ensuite être lavée et réutilisée.

LA TASSECrédit : La tasse

Mais le projet est victime de son succès. Plusieurs commerces partout au Québec veulent y adhérer, si bien que l’équipe de La tasse a mis sur pied une campagne de financement pour mettre sur pied un réseau à la grandeur de la province. Elle veut recueillir 50 000$ pour acheter un minimum de 25 000 tasses.

Sauver 120 gobelets jetables par consommateur

L’équipe de La tasse estime que chaque gobelet qu’elle produit permet de sauver environ 120 gobelets jetables par consommateur de café à emporter, chaque année.

Selon plusieurs études environnementales, les gobelets jetables sont utilisés en moyenne 13 minutes, et nécessitent pour leur production une grande quantité de ressources. Et au Québec, les gobelets de papier sont très peu recyclés, puisqu’aucune filière spécifique n’existe pour traiter cette matière. Idem pour le couvercle en polystyrène.

https://quebec.huffingtonpost.ca/