Un alligator en liberté aperçu à Montréal


Pauvre alligator, il aurait dû essayer de s’échapper hier, il faisait plus doux qu’aujourd’hui ! Il a dû avoir froid. Cela me dérange de voir que cet animal est présenté à titre éducatif .. Surtout qu’avec toute la technologie que nous avons comme : vidéos, films 3D, réalité augmentée, nous pourrions laisser les animaux sauvages dans des endroits protégés
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Un alligator en liberté aperçu à Montréal



Un alligator s’est baladé tranquillement dans le quartier de Villeray dimanche après-midi, à la grande surprise des passants.

MAYSSA FERAH

Une internaute ébahie a publié une vidéo sur son compte Facebook. On y voit l’animal traverser la rue Jarry, près de l’avenue de Chateaubriand.

Il appartient à une entreprise chargée d’organiser des évènements de fêtes d’enfants ou des présentations dans les écoles mettant en scène des reptiles.

Deux employés de la compagnie étaient à bord d’une camionnette transportant plusieurs animaux. Alors qu’ils étaient stationnés sur la rue Jarry Est, la porte automatique ne s’est pas refermée convenablement et le savant reptile en a profité pour s’extirper du véhicule. 

C’est en voyant l’attroupement autour de l’alligator qu’ils se sont rendu compte qu’un de leurs animaux manquait à l’appel. 

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été appelé sur les lieux vers 13 h. Les policiers n’ont toutefois pas eu à intervenir. Les deux employés se sont occupés de ramener le reptile à l’intérieur du véhicule.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a indiqué sur son compte Twitter que les propriétaires détenaient tous les permis pour être en possession d’un alligator.

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Un cas troublant de rachitisme et de malnutrition chez un bébé


C’est beau de vouloir suivre des diètes végan, végétarien, végétalien et tout ce que vous voulez, mais, quand une diète bannie des aliments tels que la viande, le gluten, il est important de savoir dans quoi on s’embarque et encore plus avec des enfants. On ne peut pas improviser. Avec des enfants, il faut des professionnels pour éviter toutes carences à leur croissance.
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Un cas troublant de rachitisme et de malnutrition chez un bébé

PHOTO GETTY IMAGES, PHOTOMONTAGE LA PRESSE

Un bambin de 15 mois amené dans un hôpital de Montréal au printemps dernier avait le poids moyen d’un poupon de deux mois et demi. Le SPVM enquête.

Le SPVM enquête à propos d’un bébé âgé de 15 mois dont le poids moyen était le même que celui d’un poupon de deux mois et demi.

ARIANE LACOURSIÈRE
LA PRESSE

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) enquête sur le cas d’un bébé traité cette année à l’hôpital en état de rachitisme infantile et de malnutrition sévère, révèlent des documents judiciaires obtenus par La Presse.

Le bambin a été amené dans un hôpital de Montréal au printemps dernier. Le personnel médical a constaté que le bébé, âgé de 15 mois, souffrait de malnutrition sévère : à 6 kg, il avait le poids moyen d’un poupon de deux mois et demi.

Les carences du bébé étaient nombreuses. Il présentait notamment des carences en vitamine D (rachitisme), en phosphore et en calcium.

Ses os étaient transparents et friables au point de se casser à rien. Les médecins ont découvert que l’enfant présentait d’autres fractures, dont deux aux jambes et deux aux bras. Le poupon a été hospitalisé, car on craignait qu’il ne fasse un arrêt cardiaque.

Les parents ne « collaboraient pas au plan de traitement » de leur bébé en ne donnant pas, par exemple, les seringues de nutriments nécessaires sous prétexte de « respecter [leur] enfant car il refuse de se nourrir et qu’on doit le laisser dormir », peut-on lire dans un document judiciaire.

Diète restrictive

Les parents du bébé, qui ont aussi d’autres enfants, ont raconté avoir une diète alimentaire végétalienne restrictive. La mère se nourrissait presque uniquement de fruits et son lait maternel n’était pas assez riche en nutriments pour son bébé, qui était presque exclusivement allaité.

Selon le dossier médical, le bébé, qui était suivi par un médecin de famille montréalais, pesait 6,6 kg en novembre 2018 et ne pesait plus que 6,07 kg au printemps 2019.

Selon un document judiciaire, l’un des autres enfants du couple se plaignait souvent d’avoir faim à l’école. La mère aurait critiqué l’école qui aurait donné à manger à l’enfant.

La direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est impliquée dans le dossier. Aucune accusation n’a été déposée jusqu’à maintenant.

Le retour du rachitisme

En 2018-2019, la DPJ de Montréal a reçu 4751 signalements, dont 863 pour négligence. Aucune donnée sur les cas précis d’enfants souffrant de malnutrition n’est toutefois disponible.

Pédiatre au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, le Dr Jean-François Chicoine n’a pas voulu commenter l’histoire présentée par La Presse.

Mais il explique que les cas de rachitisme, soit une carence en vitamine D, pourraient recommencer à être plus fréquents dans les pays comme le nôtre où l’on note une popularité croissante des diètes restrictives. « Je m’attends à voir de plus en plus de cas », dit-il.

Le Dr Chicoine précise qu’alors que Montréal recensait des milliers de cas de rachitisme infantile dans les années 40 et 50, le phénomène a fortement diminué avec l’ajout de vitamine D dans le lait, notamment.

Quant aux cas de malnutrition sévère, le Dr Chicoine affirme qu’ils sont plutôt rares de nos jours. Les complications associées sont des retards de croissance, une baisse de l’immunité et des retards de développement.

Présidente de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, Paule Bernier a été troublée par l’histoire présentée par La Presse. « Cet enfant est passé entre les mailles du filet », dit-elle.

Mme Bernier souligne que les parents qui adoptent des régimes alimentaires très restrictifs doivent être particulièrement vigilants.

« Les enfants sont en croissance rapide. On doit s’assurer qu’ils consomment assez de calories », dit-elle.

Mme Bernier ajoute que les familles adoptant un régime végétalien, par exemple, doivent être particulièrement attentives à l’apport en vitamine B12, une vitamine que l’on retrouve principalement dans les aliments d’origine animale.

« Pour les parents de jeunes enfants, je recommande de consulter un nutritionniste », dit-elle, tout en soulignant que l’accès à ces professionnels dans les soins de première ligne au Québec pourrait être amélioré.

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Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


Le gaspillage des vêtements invendus n’est pas quelque chose qu’on entend parler, mais c’est une réalité. Il y a des commerces qui aiment mieux découper les vêtements et les enfouirent que les donner à des organismes, il semble qu’à Montréal cela va changer et peut espérer que d’autres villes suivront l’exemple.
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Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentairePhoto: Métro

En plus de s’attaquer au gaspillage alimentaire, la Ville entend interdire aux commerces du textile de jeter leurs invendus aux ordures. Une mesure qui vise à réduire le nombre de déchets enfouis tout en donnant une seconde vie à ces vêtements.

«Dans le même état d’esprit de valorisation plutôt que d’enfouissement, nous allons interdire aux commerçants de détruire et de jeter des vêtements qui ne seront pas vendus», a déclaré jeudi la responsable de la transition écologique à la Ville de Montréal, Laurence Lavigne Lalonde.

Cette dernière a pris part à une conférence de presse à l’hôtel de ville en compagnie de l’élu responsable des services aux citoyens, Jean-François Parenteau.

Les deux conseillers ont présenté le Plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025 de la Ville. Ce document, qui fera l’objet d’une consultation publique au cours des prochains mois, se donne des cibles ambitieuses. Il vise notamment à tendre vers le zéro déchet en détournant de l’enfouissement 85% des matières résiduelles de la métropole d’ici 2030.

Selon la Ville, il presse de trouver des moyens de réduire le volume de déchets alors que le site d’enfouissement de Terrebonne aura atteint son point de saturation dans 10 ans.

«L’urgence d’agir pour réduire nos matières enfouies est bien réelle.» -Laurence Lavigne Lalonde

«Un fléau»

Pour atteindre les objectifs de ce plan, la métropole entend agir sur plusieurs fronts. En plus de réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2025, la Ville compte interdire aux commerces de jeter leurs vêtements invendus.

«La question du gaspillage vestimentaire est un fléau et nous savons que nous devons l’attaquer, surtout lorsque nous savons que l’industrie du textile est l’une des plus polluantes à l’échelle de la planète», a souligné Mme Lavigne-Lalonde.

La Ville entend d’abord demander aux commerces du textile de s’associer avec des organismes qui redistribuent les vêtements usagés. L’administration mettra aussi en place un encadrement règlementaire pour faciliter le déploiement de boîtes de dons.

Les commerces qui refuseront de changer leurs habitudes pourraient en subir les conséquences, a prévenu Mme Lavigne-Lalonde.

«Économie circulaire»

La Ville aimerait aussi voir plus de vêtements être transformés en d’autres produits sur le principe de «l’économie circulaire».

L’entreprise Certex, basée dans la municipalité de Saint-Hubert, transforme notamment des vêtements usagés ou invendus en chiffons industriels. Les vêtements en polyester, qui sont faits à base d’hydrocarbures, peuvent aussi servir comme source d’énergie dans les cimenteries

Le textile usagé pourrait par ailleurs servir au rembourrage de meubles ou encore comme isolant dans les maisons, si la loi le permet.

«Au Québec, on est une des dernières rares provinces qui n’autorise pas l’usage du textile usagé pour le rembourrage. Donc, évidemment, nous allons interpeller le gouvernement du Québec pour lui demander de relancer ce marché, qui est un marché énorme pour nous», a évoqué M. Parenteau. 

Le rôle des citoyens

La Ville entend aussi réduire de 10% la quantité de déchets produits par habitant dans la métropole d’ici 2025 et de 20% d’ici 2030. Cela signifie que chaque Montréalais devra produire 10 kilos de déchets en moins annuellement.

Pour atteindre cette cible, la Ville entend notamment adopter l’an prochain un règlement visant à réduire l’usage du plastique à usage unique sur son territoire. La Ville réalisera en outre des projets pilotes dans 22 écoles de la métropole dès cette année pour y intégrer des systèmes de collecte des matières organiques.

La Ville n’a pu fournir un estimé de la facture qui sera associée à l’application de l’ensemble de ce plan.

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Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises


A Montréal, IGA, Metro et Provigo donnent leurs denrées non vendu à Moisson Montréal pour quelle soit distribué aux moins nantis. Pourtant, le gaspillage alimentaire demeure un grand problème. La ville prévoit un règlement pour interdire le gaspillage alimentaire aux autres épiceries, restaurants, écoles, hôpital et autres industries. Si cela est bien gérer, je trouve que c’est une obligation qu’il devrait avoir partout au monde. Il n’y a aucune raison que l’on gaspille autant et que des gens continue de ne pas manger à leur faim.
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Gaspillage alimentaire: Montréal prête à imposer des amendes aux entreprises

Photo: Courtoisie | Montreal Dumpster Diving

La Ville de Montréal pourrait imposer des amendes aux épiceries et aux institutions afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Les élus entendent toutefois prioriser la collaboration.

La Ville présentera jeudi son Plan de gestion des matières résiduelles 2020-2022. Une des mesures phares de ce plan consiste à l’adoption d’un règlement visant à interdire aux géants de l’alimentation de jeter à la poubelle des produits qui sont encore comestibles. Une mesure qui vise à contrer le gaspillage alimentaire tout en redistribuant ces denrées aux Montréalais dans le besoin.

Le règlement viserait les épiceries et les restaurants, mais aussi les hôpitaux et les écoles, entre autres.

«On a encore des enfants qui se rendent le ventre vide à l’école le matin. Ça n’a aucun sens», a déploré mercredi la responsable de la transition écologique à la Ville, Laurence Lavigne Lalonde.

Cette dernière a donné un point de presse jeudi pour donner quelques détails sur ce plan.

Actuellement, les matières résiduelles représentent 4% des émissions des émissions de gaz à effet de serre de la métropole. La majeure partie des émissions associées à ce secteur sont reliées à l’enfouissement, selon des données de la Ville.

«Les produits alimentaires, c’est une part importante de ce qu’on retrouve dans les déchets qu’on envoie à l’enfouissement.» -Laurence Lavigne Lalonde

Partenariats

Depuis 2013, la banque alimentaire Moisson Montréal récupère les invendus dans une centaine d’épiceries de la métropole. Celles-ci appartiennent aux chaînes IGA, Metro et Provigo.

«Ces trois grandes bannières nous ont donné un million de kilogrammes de denrées qui seraient allées autrement dans l’enfouissement, seulement l’an dernier», a souligné à Métro le directeur général de Moisson Montréal, Richard Daneau. 

L’objectif de la Ville est donc d’inclure l’ensemble des épiceries dans des partenariats avec des banques alimentaires ou de petits organismes locaux. Elle entend aussi élargir cette initiative aux écoles, aux hôpitaux et aux restaurants, entre autres.

«Et par la suite, s’il reste des denrées, on veut que ça soit composté en non enfoui. Parce que comme ça, ça peut être valorisé», a ajouté Mme Lavigne Lalonde.

La Ville espère ainsi s’approcher de la cible qu’elle s’est fixée de rendre la métropole zéro déchet d’ici 2030.

Amendes

Des amendes seront par ailleurs prévues pour les entreprises et les institutions qui refuseront de mettre en place les mesures nécessaires pour contrer le gaspillage alimentaire.

«Nous allons les accompagner [les entreprises], mais en même temps, je m’attends à des résultats», a laissé tomber la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le nouveau plan de gestion des matières résiduelles de la Ville fera prochainement l’objet d’une consultation publique. Une consultation portant spécifiquement sur le gaspillage alimentaire pourrait par ailleurs s’ajouter à celle-ci. Une pétition à cet effet a d’ailleurs recueilli plus de 10 300 signatures en moins de deux mois.

Enjeu financier

Le directeur général de Moisson Montréal voit d’«un bon oeil» le plan proposé par la Ville. Il soulève néanmoins que l’élargissement du plan de récupération des denrées alimentaires aux restaurants et aux institutions comme les écoles et les hôpitaux risque de soulever des défis.

«L’enjeu financier va rapidement arriver parce que les frais associés au transport [des denrées], c’est une grosse partie de nos dépenses», a indiqué M. Daneau. 

La banque alimentaire dispose actuellement d’un laboratoire qui analyse les denrées alimentaires qu’elle reçoit avant de les redistribuer à quelque 250 organismes de l’agglomération. Cela permet de s’assurer que les produits reçus ne contiennent pas de bactéries nuisibles à la santé.

«Il y a tout un enjeu de salubrité qu’il faudra valider dans le détail. Ce n’est pas parce que ce sont des gens en situation de pauvreté qu’il faut tourner les coins ronds en matière de salubrité et d’hygiène», a noté M. Daneau.

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La relation houleuse entre les cônes orange et les sans-abri


Ceux qui se risquent d’aller à Montréal sans trop connaitre la ville, devraient s’armer de plus que de la patience, car même pour les habitués ce n’est pas toujours facile, entre autres, à cause, des chantiers de constructions un peu partout dans la ville. Montréal change de plus en devenant une ville comme Toronto et Vancouver. Alors, imaginé pour les sans-abris, c’est l’enfer de trouver un endroit où ils ne seront pas rejetés à cause de la construction
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La relation houleuse entre les cônes orange et les sans-abri


Un homme est couché sur un trottoir. Des passants marchent près de lui.

À Montréal, le nombre d’itinérants a grimpé de 8 % entre 2015 et 2018.

PHOTO : RADIO-CANADA

À cause de la multiplication des chantiers de construction, de la pénurie de logements et de la flambée des prix de l’immobilier sur l’île de Montréal, les personnes en situation d’itinérance se retrouvent piégées.

Immeubles à condos, tours de bureaux, nouveaux complexes commerciaux, en plus des importants projets de construction de la Ville, les chantiers privés pullulent sur le territoire.

Et si de nombreux Montréalais ont de plus en plus de difficultés à accéder à la propriété, ou même à payer leur loyer devenu trop élevé, ceux qui sont dans la rue se retrouvent chassés de leurs abris de fortune en raison de l’embourgeoisement progressif de la métropole.

Toujours plus nombreux, ces sans-abri se déplacent vers des quartiers plus éloignés, qui leur offrent moins de services, et s’isolent ainsi un peu plus.

Pour tenter d’enrayer ce phénomène de marginalisation, la Ville veut « rester optimiste » et travailler en étroite collaboration avec les organismes communautaires.

En 2018, on dénombrait près de 3150 itinérants « visibles » à Montréal et une augmentation de cette population de 12 %, en trois ans, dans la province.

Une situation qui n’est pas sans rappeler celles d’autres villes canadiennes comme Toronto et Vancouver, dont la population itinérante a explosé.

« Rejetés de toute part »

Trois hommes sont debout devant une boutique qui propose notamment à la vente des casquettes de baseball.

Les hommes, représentent près des trois quarts des itinérants de Montréal.

PHOTO : RADIO-CANADA

Sylvia Rivès est aux premières loges de ces transformations. Le mandat de la directrice des programmes de médiation de la Société de développement social : intervenir au quotidien sur les différents chantiers de construction afin de sécuriser les lieux, mais aussi de nouer le contact avec les personnes itinérantes délogées.

Sécuriser les zones de travaux veut aussi dire chasser les itinérants parfois bien installés. Avec la multitude de chantiers, ça devient très difficile de les reloger.

Sylvia Rivès, directrice des programmes de médiation de la Société de développement social

Les espaces où s’installer s’amenuisent et les refuges sont bondés, selon l’intervenante.

« On s’assure de les sensibiliser », ajoute-t-elle, assurant qu’il s’agit de veiller à ce que ces personnes s’installent dans des endroits sûrs.

« S’ils ont besoin de services, on va les accompagner, dit-elle. C’est un travail en concertation avec les intervenants en milieu communautaire, les policiers, la Ville de Montréal ; tout le monde travaille ensemble pour trouver des solutions pour ne pas laisser ces gens-là démunis. […] Mais on en perd aussi beaucoup de vue avec tous ces déplacements », concède-t-elle.

Jacques, 60 ans, est l’un de ces itinérants « déplacés » à maintes reprises. Pour la première fois depuis plusieurs années, il s’est trouvé « une place fixe » où poser sa tente, sur le terrain du Canadien de Montréal. Il s’estime chanceux et partage son « petit coin de paradis », comme il l’appelle, avec une vingtaine d’autres itinérants.

« Je suis tellement habitué de me faire déloger de mes places. On se fait rejeter tout le temps. Ici, je fais rien de mal, je fais attention à l’environnement, je suis propre. Je suis bien aimé dans le coin. Mais s’ils bâtissent, je vais être obligé de m’en aller », commente-t-il.

David [prénom fictif] n’a pas eu cette « chance ». Évincé de son logement en 2014, il n’a plus d’endroit à lui.

La construction en ville à fait déménager tous mes amis, déplore-t-il. Puis quand t’es installé quelque part et que t’arrives le lendemain, tout est parti. Y a pas de considération pour les effets personnels des sans-abri. On est sans-abri, mais on est des êtres humains pareil.

David, sans-abri

Face à l’instabilité résidentielle

En plus des chantiers de construction, les prix élevés des loyers sont inaccessibles pour cette clientèle et cela contribue à changer le visage de cette pauvreté.

« Quand on pense qu’une chambre peut coûter 500 $ par mois, sur un chèque de 600 $ d’aide sociale… il ne reste plus beaucoup pour assurer les besoins de vie courante », illustre Vincent Ozrout, agent d’intervention auprès des personnes en situation d’itinérance à la Mission Old Brewery.

Il dit s’inquiéter de « ce problème majeur de gentrification de la ville », qui pousse de plus en plus de personnes en situation de précarité financière dans la rue.

L’itinérance est un symptôme, ce n’est pas juste de la pauvreté, c’est un sous-produit de notre façon de vivre. Il faut se montrer innovateur et s’en inquiéter. On est tous à un événement près de l’itinérance. Ça peut concerner tout le monde.

Vincent Ozrout, agent d’intervention à la mission Old Brewery

Un mal pour un bien ?

Pour le commissaire aux personnes en situation d’itinérance à la Ville de Montréal, Serge Lareault, cette situation est extrêmement préoccupante, mais elle serait aussi l’occasion de rejoindre les laissés pour compte plus facilement.

Avant, des personnes pouvaient passer des années sous un viaduc sans que personne ne leur parle. Le côté positif, c’est qu’on reprend contact avec ces personnes-là. Alors oui, on déplace des gens, et c’est très difficile pour eux, mais on est peut-être capable les aider davantage. L’idée est de ne pas de les laisser seuls sous un viaduc.

Serge Lareault

Et selon l’entrepreneur social, « travailler à créer un lien de confiance » passe par une réinsertion de ces individus dans la société en collaborant avec les organismes communautaires.

« Un retour est possible », estime-t-il. « Il n’y a plus de déplacements sauvages de ces populations. Notre choix, ce n’est pas qu’ils soient dans la rue », assure-t-il en indiquant que Montréal fait mieux que Toronto ou Vancouver.

Il rappelle également que Montréal souhaite la création de 12 000 logements sociaux, comme l’a promis la mairesse Valérie Plante en 2017. Elle devrait théoriquement être effective à l’automne 2021. La concrétisation de cette stratégie reste toutefois attendue. Aucun bilan réel n’a encore été présenté. À peine 11 % des logements sont actuellement des logements sociaux ou abordables sur l’île de Montréal.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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Une pharmacienne instaure un système de pots de pilules réutilisables


Ce ne sont pas tous les contenant de médicaments qui sont recyclables. Ceux qui n’ont pas de chiffres ou porte le chiffre 6 vont à la poubelle, le reste est recyclable. Pour ma part, c’est justement une question que je me posais il y a quelques mois. Pourquoi on ne réutilisaient pas ces contenants … Une pharmacienne a décidé de changer les choses en offrant des contenants réutilisables pour ceux qui veulent baisser leur empreinte environnementale.

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Une pharmacienne instaure un système de pots de pilules réutilisables


Selon la pharmacienne Sarah Fizazi, chaque année, ce sont des centaines de millions de fioles...

SMARTSTOCK VIA GETTY IMAGESSelon la pharmacienne Sarah Fizazi, chaque année, ce sont des centaines de millions de fioles en plastique à usage unique qui sont utilisées, seulement au Canada.

Inspirée par la détermination de la militante suédoise Greta Thunberg, Sarah Fizazi a pris conscience dans les derniers mois qu’elle avait le pouvoir de réduire l’empreinte environnementale de son commerce.

  • Par Camille Laurin-Desjardins

Au lendemain de la marche mondiale pour le climat, qui a attiré des centaines de milliers de personnes dans les rues de Montréal, vendredi, nombreux sont ceux qui se sont demandé: «et maintenant?». Une pharmacienne de Montréal a décidé qu’elle n’attendait plus. Et elle espère que son initiative de contenants de médicaments réutilisables, baptisée «La fiole verte», fera des petits.

«J’ai toujours eu l’impression que ça me dépassait, [les enjeux environnementaux,] que je ne pouvais rien faire, étant donné que je ne fais pas partie du gouvernement», admet Sarah Fizazi.

Inspirée par la détermination de la militante suédoise Greta Thunberg, la pharmacienne a pris conscience dans les derniers mois qu’elle avait le pouvoir de réduire l’empreinte environnementale de son commerce en réduisant le nombre de contenants de pilules qui se retrouvent dans les poubelles. Selon elle, chaque année, ce sont des centaines de millions de fioles en plastique à usage unique qui sont utilisées en pharmacie, seulement au Canada. 

 Des contenants en verre réutilisables

À partir de là, ses objectifs sont devenus clairs: réduire de manière draconienne ce nombre de contenants, et diminuer au maximum la quantité de plastique dans les pots qu’elle mettrait en circulation. La pharmacienne et mère de famille a donc lancé des recherches pour trouver le matériau le plus durable et le moins nocif pour les médicaments qu’il doit contenir

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La pharmacienne Sarah Fizazi offrira à ses clients de leur remettre leurs médicaments dans des contenants...

COURTOISIE/SARAH FIZAZILa pharmacienne Sarah Fizazi offrira à ses clients de leur remettre leurs médicaments dans des contenants réutilisables en verre.

Après plusieurs mois de recherche sur le type de contenant qui pourrait être réutilisé le plus grand nombre de fois, Sarah Fizazi a conclu que le verre était le matériau le plus fiable pour la santé de ses patients et pour l’environnement.

Elle ajoute aussi avoir pris connaissances de données scientifiques qui concluaient que la plupart des produits en plastique, même ceux sans BPA, pouvaient dégager «certains composés à activité estrogénique», ce qui l’a inquiétée.

Certaines sortes de médicaments (plus rares) devront toutefois continuer d’être distribués dans des contenants de plastique, pour des raisons chimiques. .

Le projet, qui verra officiellement le jour le 9 octobre à la pharmacie Sarah Fizazi, située dans Rosemont–La-Petite-Patrie, fonctionnera selon la volonté des clients. Ceux qui souhaiteront adhérer à cette nouvelle façon de faire se verront remettre deux ensembles de contenants réutilisables. Ils devront s’engager à les nettoyer selon un procédé particulier (stériliser les pots dans l’eau bouillante) avant de les rapporter à la pharmacie. Rien de compliqué, assure la pharmacienne. Et si le second ensemble est rapporté à l’avance, on peut même continuer de faire renouveler nos médicaments en ligne, si on a l’habitude de le faire. 

L’autre condition importante, c’est que la personne garde toujours les mêmes pots, pour des raisons de salubrité. 

«On vient de commencer à l’annoncer à la pharmacie, et on a déjà des réactions très positives», assure-t-elle.

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Saules dépollueurs


La nature est capable de s’auto-guérir si on lui laisse cette opportunité. La phytoremédiation voilà une médecine naturelle qu’on peut adapter pour les sols contaminés. Ainsi des plantes, des arbres, des champignons peuvent donc aider a décontaminer certains sols.
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Saules dépollueurs

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Les saules sont des arbres privilégiés pour la phytoremédiation, notamment car ils ont la capacité de bien pousser dans des sols peu fertiles.

Planter des arbres pour nettoyer les sols contaminés. Cette approche appelée phytoremédiation est de plus en plus populaire aux quatre coins du monde. La Ville de Montréal la teste depuis l’an dernier dans l’est de la ville.

MATHIEU PERREAULT
LA PRESSE

Le projet pilote

Depuis 2016, trois hectares de terrains contaminés dans Pointe-aux-Trembles se trouvent sous la loupe des chercheurs.

« C’est un banc d’essai de quatre ans pour la phytoremédiation », explique Josée Samson, ingénieure au Service de l’environnement de la Ville. « Il s’agit de planter sur un sol contaminé des arbres et d’autres végétaux, qui absorbent les polluants. Chaque année, on enlève des branches et, au bout de cinq à dix ans, on a décontaminé le sol. On peut aller jusqu’à une profondeur de 1,5 m. »

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Depuis 2016, trois hectares de terrains contaminés dans Pointe-aux-Trembles sont traités par phytoremédiation, un banc d’essai qui doit durer quatre ans. 

Genèse

Le concept de phytoremédiation est né dans les années 70, selon Michel Labrecque, de l’Institut de recherche en biologie végétale du Jardin botanique, qui enseigne à l’Université de Montréal.

« Il y avait des équipes en Angleterre qui travaillaient alors sur des sites miniers. À cette époque, on s’intéressait plus à la tolérance des plantes pour reverdir les sites. C’est dans les années 90 qu’on a commencé à viser directement l’élimination des contaminants. On a fait les premiers essais au Québec au début du millénaire, dans le secteur du Sud-Ouest, le long du canal de Lachine. Aux États-Unis, en Europe et en Chine, on fait de la phytoremédiation de façon opérationnelle. »

À terme, on pourrait ainsi décontaminer des terrains industriels pour les recycler afin de faire des ensembles immobiliers.

Le froid, un obstacle ?

Le froid explique-t-il pourquoi le Québec en est encore seulement aux projets pilotes ?

« C’est sûr que les saisons de croissance sont plus petites, dit M. Labrecque. Ça limite l’efficacité du traitement. Mais le ministère de l’Environnement a été plutôt réticent, même s’il y avait des exemples concrets ailleurs dans le monde. »

La phytoremédiation est aussi utilisée en Alberta sur les sites de sables bitumineux et en Colombie-Britannique, selon M. Labrecque.

Boutures et bactéries

Parmi les avancées de l’équipe de l’Institut de recherche en biologie végétale, M. Labrecque cite le mélange de différentes plantes à différents niveaux de croissance ainsi que l’utilisation de bactéries.

« Les sols contaminés sont souvent des milieux hétérogènes avec différents types de pollution, zinc, cuivre, plomb, hydrocarbures, composés de remblais. Ça complique la croissance. Pour bien coloniser, on établit d’abord des végétaux à croissance rapide et on fait de la micropropagation avec des petites boutures de saules. On aime bien ces plantes-là parce qu’elles s’établissent bien dans les sols peu fertiles. Puis, on a travaillé sur des micro-organismes pour inoculer ces plantes et favoriser leur croissance. Nos travaux sur ces bactéries et champignons sont en cours. »

Sur place ou ailleurs

Le principe de la phytoremédiation implique le traitement sur place des sols contaminés. Que faire quand on veut se servir rapidement d’un terrain ?

« On pourrait concevoir de rassembler les sols contaminés d’un grand terrain à un seul endroit, pour limiter le transport de sols contaminés, par exemple dans les anciens terrains de l’industrie pétrolière dans l’est de Montréal, dit M. Labrecque. Mais il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, si le transport des sols contaminés continue, on peut viser la phytoremédiation dans les endroits où les sols sont transportés. »

Chimie verte

Une autre avenue de recherche est la valorisation du bois.

« On cherche à s’associer avec des partenaires pour utiliser les molécules des plantes qu’on utilise, pour la chimie verte ou le biomédical, dit Michel Labrecque. Pendant que se fait le travail des plantes sur le milieu, on pourrait tirer profit des plantes. »

Pourquoi ne pas en faire du compost ?

« Parfois, ce n’est pas possible parce que le bois devient contaminé », dit Josée Samson, ingénieure du Service de l’environnement de la Ville. « Nous regardons d’autres options, par exemple se servir de la biomasse pour alimenter en énergie une cimenterie. »

Trois études

Au fil des ans, Michel Labrecque a publié plusieurs études sur la phytoremédiation. L’une d’entre elles, publiée en 2017 dans l’International Journal of Phytoremediation, a montré que dans un terrain contaminé à Montréal, un essai avec des peupliers a permis de réduire de plus de 60 % la concentration des contaminants, avec des pointes de réduction de 91 % pour le cadmium et de 94 % pour le zinc. Environ trois tonnes de bois étaient récoltées chaque année. Une autre étude a montré l’efficacité de champignons vivant sur la racine de saules pour améliorer la productivité de la phytoremédiation, et une troisième a permis de constater qu’un mélange de plantes – un arbrisseau, de la luzerne et un roseau appelé fétuque – était prometteur pour certains types de sols.

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