Le Saviez-Vous ► Pourquoi les escaliers Montréalais sont-ils à l’extérieur


Vous imaginez les facteurs qui doivent grimper des rues complètes d’escaliers pour livrer le courrier. Ils doivent avoir les jambes assez musclées. Il est vrai que Montréal est particulier avec ses escaliers extérieurs.
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Pourquoi les escaliers Montréalais sont-ils à l’extérieur

 

Encore aujourd’hui, les historiens ne s’entendent pas sur la cause de ce phénomène architectural typiquement montréalais.

 

Les touristes viennent les photographier tandis que les résidents les redoutent quand la glace s’y accumule. Qu’on les aime ou non, les escaliers extérieurs des plex donnent à Montréal un cachet architectural unique au monde. Une particularité plutôt curieuse pour une ville où l’hiver dure plusieurs mois par année.

Les escaliers extérieurs sont apparus dans la deuxième moitié du 19e siècle, alors que la métropole vivait une explosion démographique sans précédent. Certains historiens avancent que les promoteurs immobiliers ont commencé à les construire devant les maisons par souci d’économiser sur le chauffage. Une hypothèse contestée, puisque cette charge était aux frais des locataires.

Selon le professeur Dany Fougères, du département d’histoire de l’UQAM, deux règlements municipaux pourraient expliquer ce mystère architectural. En 1845, le droit de vote était réservé aux hommes majeurs qui possédaient un terrain d’une certaine valeur. Les locataires pouvaient exercer également leur droit de vote, à condition d’occuper un logis doté d’une entrée indépendante.

« Dans ce contexte, un logement dont la porte donnait sur la voie publique devenait plus attrayant et les promoteurs ont répondu à la demande. »

Le second règlement concerne l’environnement. Déjà préoccupé par la qualité de l’air de ces concitoyens, le maire William Workman a obligé les propriétaires à planter des arbres au-devant de leurs maisons en 1869. Leurs promoteurs étaient donc contraints de laisser une marge entre la façade des nouvelles maisons et la rue. Un espace où pouvait être installé l’escalier afin « de maximiser la surface habitable de la maison » ainsi que sa valeur, souligne M. Fougères.

Escaliers de Montréal

Luba Markovskaia

La disposition sur le droit de vote est tombée en 1889, mais la coutume d’installer les escaliers devant les plex a perduré jusqu’au début de la Deuxième Guerre mondiale. Quant à la réglementation sur l’environnement, les propriétaires de résidences sont toujours tenus de verdir une partie de leur cour avant.

Pour admirer cet élément architectural typiquement montréalais, les curieux se baladeront dans les quartiers de Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont, Villeray et sur le Plateau-Mont-Royal.

Construction: De 1890 à 1940 environ

Matériau: métal

Histoire: Dans la deuxième moitié du 19e siècle, Montréal doit faire face une densité de population grandissante. On pense alors à des appartements étroits et en profondeur sur deux et trois étages, collés les uns aux autres. Ceux-ci sont faciles à chauffer l’hiver. Afin de ne pas réduire l’espace habitable – les familles sont grosses! –, on construit les escaliers à l’extérieur. En 1940, par souci de sécurité et d’esthétisme, un règlement interdira la pratique. Ce règlement est révoqué en 1980

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Manifestation planétaire sur le climat: Montréal est du nombre


Aujourd’hui, samedi, il y a eu des rassemblements dans plus de 85 pays à travers le monde pour le changement climatique. A Montréal, les manifestants ont profité de la période électorale pour s’attarder à l’environnement. L’ouverture du Sommet mondial d’action pour le climat ayant cours du 12 au 14 septembre 2018. Je doute que les politiciens en tiennent compte
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Manifestation planétaire sur le climat: Montréal est du nombre

 

Au Québec, les manifestants prenant part à cette... (Photo Lillian Suwanrumpha, AFP)

Au Québec, les manifestants prenant part à cette mobilisation internationale espèrent également avoir l’oreille des partis en campagne électorale.

PHOTO LILLIAN SUWANRUMPHA, AFP

 

La Presse Canadienne

Des rassemblements citoyens ont eu lieu dans des centaines de villes, dont Montréal, samedi, pour réclamer des mesures urgentes de lutte contre les changements climatiques.

La journée Dans nos rues pour le climat – Rise for Climate se tenait à quelques jours de l’ouverture du Sommet mondial d’action pour le climat ayant cours du 12 au 14 septembre, à San Francisco, en Californie.

Au Québec, les manifestants prenant part à cette mobilisation internationale espèrent également avoir l’oreille des partis en campagne électorale.

Nicolas Chevalier, porte-parole d’un des organismes écologistes présents au rassemblement dans le Vieux-Port de Montréal, veut interpeller les politiciens et mettre au clair qu’« on veut entendre parler » d’environnement.

Après un été marqué par une canicule meurtrière et des incendies de forêt dévastateurs, M. Chevalier déplore que ces enjeux soient mis « sous le tapis » par ceux qui aspirent à former le prochain gouvernement.

« C’est encore une fois une poussée vers le redressement de l’économie, alors que l’économie va s’effondrer quand les changements climatiques vont prendre le dessus », relève-t-il.

Le représentant de Leap Montréal reproche aux formations politiques d’offrir des « solutions faciles » pour rassurer les citoyens qui ne sont pas prêts à être confrontés à la réalité des changements climatiques.

M. Chevalier s’alarme que la Coalition avenir Québec, en avance dans les intentions de vote, a récemment retiré en catimini les mots « pétrole » et « gaz de schiste » de son site web.

Le parti affirmait auparavant souhaiter une « exploitation responsable du pétrole » et évoquait la possibilité de « l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique ». Ses orientations ne parlent désormais que « d’exploitation des ressources naturelles ».

De Montréal à Paris

Les Montréalais ne sont pas seuls dans cette démarche puisque près de 800 rassemblements du genre étaient organisés samedi dans plus de 85 pays, dont la France.

Plus de 18 000 personnes ont pris d’assaut les rues de Paris pour réclamer à leurs élus de placer le dossier du réchauffement climatique en tête de liste de leur ordre du jour politique.

Ils s’étaient donné rendez-vous devant l’hôtel de ville de Paris avant d’entamer une marche de près de deux kilomètres jusqu’à la place de la République.

Le Sommet mondial d’action pour le climat prendra place en Californie sous l’invitation du gouverneur Jerry Brown, qui s’était proposé comme hôte après le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat par le président américain Donald Trump.

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Un homme coincé dans un trou d’homme en tentant de récupérer des clés


Voulant rendre service à un ami qui avait échapper ses clés dans un trou d’homme, il se retrouve pris au piège et arrêter pour méfait public.
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Un homme coincé dans un trou d’homme en tentant de récupérer des clés

 

Une fois rendu au fond du trou de... (Brent Lewin, archives Bloomberg)

Une fois rendu au fond du trou de 4,6 mètres, l’homme de 26 ans se serait rendu compte qu’il était incapable de remonter.

BRENT LEWIN, ARCHIVES BLOOMBERG

 

La Presse Canadienne

Un homme s’est retrouvé coincé dans un trou d’homme durant la nuit de jeudi à vendredi à Montréal alors qu’il tentait de récupérer des clés.

Les policiers ont été dépêchés sur la rue Saint-Laurent, non loin de l’avenue des Pins, dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal vers 3h15 après avoir été informés de l’incident.

Une fois arrivés sur les lieux, ils ont demandé l’assistance des pompiers pour extirper l’homme de sa fâcheuse position.

Étant donné le passage de câbles électriques dans le trou, Hydro-Québec a interrompu le courant afin de rendre l’opération sécuritaire.

Selon les informations recueillies par le Service de police de la ville de Montréal (SPVM), un homme aurait échappé ses clés dans le trou d’homme. Un de ses amis lui aurait alors proposé d’aller les récupérer. Le couvercle a été retiré.

Une fois rendu au fond du trou de 4,6 mètres, l’homme de 26 ans se serait rendu compte qu’il était incapable de remonter.

Les pompiers l’ont remonté à la surface avec l’aide d’échelles. Il a ensuite été arrêté pour méfait public, a confirmé le porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant.

L’opération a duré environ une demi-heure. L’homme n’a pas été blessé. Les clés ont été retrouvées.

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Dormir dehors, mourir à petit feu


Les sans-abris qui dorment dehors ont un plus haut taux de mortalité que ceux qui vont dans les refuges. Leur santé n’est pas assez surveillée qu’il est souvent trop tard pour faire quelque chose. Les noirs et les femmes qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité moins grands qu’un blanc.
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Dormir dehors, mourir à petit feu

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment régulièrement à l’extérieur ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les sans-abri qui couchent dehors ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil, révèle une nouvelle étude.

L’un des gros problèmes est que ces sans-abri, réfractaires aux maisons d’accueil, développent des problèmes de santé chroniques, comme le cancer ou la cardiopathie, qui sont détectés trop tard pour être traités.

MOURIR À 53 ANS

En 2000, Jill Roncarati a identifié 445 sans-abri dormant régulièrement à l’extérieur durant la nuit, plutôt que dans un refuge, à Boston. La psychologue de l’Université Harvard les a suivis pendant neuf ans. Pendant cette période, 134 d’entre eux sont morts, à un âge moyen de 53 ans.

« Cela signifie qu’ils ont un taux de mortalité 10 fois plus élevé que la moyenne de la population et 2,7 fois plus élevé que la population générale des sans-abri », explique Mme Roncarati, qui vient de publier ses résultats dans la prestigieuse revue JAMA Internal Medicine.

COEUR ET CANCER

L’hypothermie n’explique pas ce taux de mortalité élevé des sans-abri ne fréquentant pas les refuges la nuit.

« Seulement une des 134 morts est directement liée au froid, dit Mme Roncarati. […] La grande différence, c’est sur le plan des maladies chroniques – le coeur et le cancer. Elles sont diagnostiquées beaucoup plus tard chez les sans-abri qui ne fréquentent pas les refuges la nuit. Même s’il y a des équipes qui les visitent régulièrement et que beaucoup d’entre eux fréquentent des refuges de jour, ils n’ont pas un suivi aussi serré. »

NOIRS ET FEMMES

Les Noirs qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité deux fois moins élevé que les Blancs non hispaniques qui dorment à l’extérieur.

 « C’est une différence raciale qu’on a souvent vue ailleurs dans des études sur les sans-abri, mais que personne n’a jamais réussi à expliquer, dit Mme Roncarati. Les femmes aussi dans notre étude avaient un taux de mortalité trois fois moindre. Dans ce dernier cas, l’hypothèse souvent retenue est qu’il est moins difficile pour une femme que pour un homme de demander de l’aide pour un problème de santé. »

À MONTRÉAL AUSSI

Le constat de l’étude du JAMA Internal Medicine est probablement similaire à la situation montréalaise, estime Éric Latimer, chercheur de l’Institut Douglas qui a dirigé un dénombrement des sans-abri montréalais en mars 2015.

« Je n’ai jamais vu de chiffres, mais c’est ce qu’on entend sur le terrain », dit M. Latimer.

Pierre Gaudreau, directeur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), confirme ce constat. « Si on regardait la santé des sans-abri qui dorment à l’extérieur, on trouverait beaucoup de problèmes de santé cardiaque et de cancers non diagnostiqués. »

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NOMBRE DE SANS-ABRI À MONTRÉAL SELON UN DÉNOMBREMENT EN MARS 2015

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NOMBRE DE SANS-ABRI QUI DORMAIENT À L’EXTÉRIEUR À MONTRÉAL SELON LE DÉNOMBREMENT DE MARS 2015

Source : Institut Douglas

L’ALCOOL DANS LES REFUGES

Deux voies s’ouvrent pour s’attaquer aux problèmes de santé des itinérants qui ne dorment pas dans les refuges, selon Mme Roncarati.

« Soit on augmente le suivi médical itinérant, mais on en fait déjà beaucoup […]. Soit on essaie d’en convaincre de dormir dans les refuges. Un certain nombre d’entre eux n’y vont pas parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’alcool, de drogue ou de cigarettes pendant toute une nuit. On pourrait penser à des politiques permettant de sortir fumer pendant la nuit sans perdre son lit. Ou alors, à des refuges où il est permis de boire une certaine quantité d’alcool. Il y en a un à Toronto. »

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Le Saviez-Vous ► La surprenante faune de Montréal


À Montréal, comme ailleurs au Québec, des animaux profitent des espaces verts comme les parcs. Il faut avoir de l’oeil pour voir autre chose que des souris, moufettes, chat, raton-laveurs…
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La surprenante faune de Montréal

 

Bien que ce soit la présence de coyotes qui défraie actuellement les manchettes, l’île de Montréal est l’hôte d’une faune riche et diversifiée : castors, lapins à queues blanches, loutres, pics à tête rouge et visons trouvent refuge dans ses parcs. Outre les habituels écureuils et chats errants, quelles bêtes surprenantes risquez-vous de croiser lors de votre prochaine balade? Survol avec Jacques Dancosse.

Par Amélie Gamache

L’opossum de Virginie

L’opossum de Virginie se reconnaît à sa figure et sa gorge blanche, et ses 80 cm de long en font le plus grand de tous les opossums.

Seul marsupial que l’on retrouve au nord du Mexique, l’opossum de Virginie se retrouve surtout dans le sud des États-Unis, où il est très commun.

« Mais il y a eu des cas rapportés au centre-ville de Montréal. Il prend de l’expansion et remonte doucement vers le nord », selon Jacques Dancosse, vétérinaire au Biodôme de Montréal.

Pour le voir, il faudra toutefois attendre la tombée de la nuit : l’animal, de la taille d’un chat domestique, est strictement nocturne. Surveillez près des poubelles : c’est un des ses endroits favoris pour trouver de la nourriture.

Si vous apercevez un opossum de Virginie sans vie, couché sur le côté, le corps raide, les yeux fixes et la langue pendante, sachez que vous pouvez avoir à faire à un bon comédien. Bien qu’il soit agressif et préfère la fuite comme moyen de défense, l’opossum peut très bien « faire le mort » s’il est saisi par surprise par un chasseur!

Le condylure étoilé

Certaines des tentacules du condylure étoilé sont plus longues et lui permettent d’empoigner sa proie, d’autres, plus courtes, lui permettent de l’emmener à sa bouche très agilement.

Cette petite taupe doit son nom à l’allure particulière de son nez, muni de 22 tentacules symétriques qui bougent dans tous les sens. 

Il va chercher sa nourriture avec ses tentacules qui bougent dans tous les sens, comme une pieuvre », illustre M. Dancosse.

C’est une espèce endémique, que l’on retrouve un peu partout sur l’île de Montréal. Il se retrouve surtout sur les terrains humides et les rives des lacs et cours d’eau, et habite dans un réseau de galeries qu’il creuse à l’aide de ses puissantes pattes aux griffes acérées. Bon nageur, il utilise ses tentacules pour boucher son nez et ainsi empêcher l’eau d’y entrer et peut rester immergé plusieurs secondes.

Les chercheurs ont récemment découvert qu’il était doté d’un système nerveux exceptionnel qui lui permet d’identifier et manger sa nourriture en moins de deux dixièmes de seconde. Son organe tentaculaire  contient plus de 100 000 fibres nerveuses, soit 5 fois plus que celles de la main humaine. Pas besoin d’une bonne vue avec un tel outil!

Le faucon pèlerin

Pour suivre la famille de faucon pèlerin qui niche à l’Université de Montréal, vous pouvez visiter la page Facebook « Faucons de l’UdeM », qui compte plus de 6000 abonnés.

Oiseau de proie nichant sur les falaises et les hauts bâtiments, le faucon pèlerin était jadis menacé d’extinction, mais les efforts de conservation portent leurs fruits et l’animal fait un retour, bien qu’il soit encore considéré vulnérable au Québec. On recense une dizaine de couples à Montréal.

Ces oiseaux, dont la vitesse de plongée peut atteindre 300km/h,  peuvent adopter des nids créés par l’homme.

« Il  y a un couple qui nichait sous le pont Champlain, raconte Jacques Dancosse. On a d’ailleurs fait un nouveau nid sous le nouveau pont pour eux. »

On peut observer d’autres faucons dans la tour du pavillon Roger-Gaudry de l’Université de Montréal, dans un nichoir installé en 2008. La première femelle, Spirit, a eu plusieurs portées, avant de laisser place à une de ses filles, Ève, cette année. On peut d’ailleurs suivre l’évolution de la communauté de faucon via caméra, puisque le nid est filmé 24h/24h.

La tortue géographique

La tortue géographique, unique à l’Amérique du Nord, est farouche, et n’hésite pas à plonger à l’eau dès qu’elle perçoit une présence humaine.

La tortue géographique est une espèce aquatique qui fréquent les eaux des grandes rivières ou des grands lacs. Le nom fait référence aux motifs de sa carapace qui rappellent les courbes de niveau d’une carte topographique. À Montréal, on peut surtout l’observer à l’ouest de la ville, dans le lac des Deux Montagnes, qui abrite une des deux plus grandes populations au Québec.

« C’est une assez grosse tortue, surveillée par le ministère. Il y a des sites de pontes à Montréal, mais vu le risque de braconnage et la volonté de conservation, on garde les endroits exacts secrets »,  explique le vétérinaire du Biodôme.

D’autres tortues peuvent être observées sur l’île: des tortues peintes, que l’on retrouve davantage dans les étangs et les marais, et des tortues serpentines, reconnaissables à leur longue queue dentelée à l’allure préhistorique.

La salamandre à points bleus

La salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres, et les mâles ont une taille légèrement inférieure à celle des femelles.

Reconnaissable à son corps noir tacheté de bleu et blanc, la salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres. Discrète, elle affectionne les zones humides où elle s’abrite sous les roches et les feuilles durant le jour, avant de sortir la nuit pour se nourrir.

« On la retrouve un peu partout, mais surtout sur le Mont-Royal, qui est un site vraiment unique », selon Jacques Dancosse. Pour la voir, ouvrez l’œil près des étangs et des marais.

Sachez toutefois que sa queue sécrète un liquide nocif blanchâtre. Lorsqu’elle est en danger, la salamandre à points bleus remue sa queue pour ensuite la coller sur son corps. Celui qui voudrait en faire son repas se retrouvera avec un goût bien désagréable en bouche!

Le dindon sauvage

Le dindon sauvage avait complètement disparu de l’est canadien lorsqu’il a été réintroduit par l’homme dans les années 1980.

Le dindon est difficile à manquer avec sa large queue en éventail et sa caroncule rouge qui pend par-dessus le bec! Les populations de dindons sauvages sont en expansion depuis une trentaine d’années, et plusieurs ont été aperçus à Montréal.

« On a rouvert la chasse dans les Cantons de l’Est tellement il y en a, souligne M. Dancosse. Il refait son apparition sur l’île. Comme il vit dans les champs, c’est plus aux extrémités, à l’est et à l’ouest, qu’on peut le voir. »

Entre autres, des citoyens de Rosemont-Petite-Patrie, Rivière-des-Prairies, Montréal-Nord, Lachine et Ahuntsic ont eu la surprise d’en croiser.

S’il vous prend l’envie de partir à sa chasse, sachez qu’il est doté d’une très bonne vision à 300 degrés, et qu’il est toujours aux aguets, ce qui le rend difficile à attraper!

Cerf de Virginie

La taille du cerf de Virginie peut atteindre 2 mètres

Le cerf de Virgine, que l’on appelle chevreuil à tort au Québec, est originaire du sud des États-Unis. Les premiers colons l’ont confondu avec le chevreuil européen, et la méprise sur le nom est restée!

La présence de ce majestueux mammifère, surtout dans l’est de la ville, a fait les manchettes à quelques occasions dans les dernières années.

« C’est un problème à Pointe-aux-Prairies, pour ceux qui habitent près des grands parc. Les cerfs mangent les haies de cèdres, et aiment beaucoup la plante vivace hosta, que plusieurs résidents plantent chez eux », explique M. Dancosse. Il fait aussi des ravages dans l’ouest de la ville.

Le problème de surabondance semble toutefois s’être résorbé, du moins dans l’Est, où les dernières données montrent un déclin dans la population et l’atteinte d’un certain équilibre.

La vigilance reste toutefois de mise, et il faut résister au « syndrome de bambi » : oui, ils sont mignons, mais il est préférable de ne pas les nourrir!

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De fausses chenilles pour étudier les vrais impacts de la biodiversité


 

Une étude dont les matériaux nécessaires ne pas très chers. De la pâte à modeler et des tiges de métal pour faire des fausses chenilles et ainsi mieux cerné les prédateurs qui pourraient sauver la santé des arbres urbains. Le problème n’est pas vraiment la diversité des essences d’arbres, mais de la manière qu’ils sont répartis. Comme quelques villes ont connu la destruction de plusieurs frênes à cause de l’agrile du frêne.
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De fausses chenilles pour étudier les vrais impacts de la biodiversité

 

Une fausse chenille dans un arbre.

Des chenilles en pâte à modeler sont installées sur des branches d’arbre dans différents parcs de Montréal. Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné

Des appâts bien spéciaux se retrouvent dans les parcs de la région de Montréal cet été : des chenilles en pâte à modeler. Cette technique, en apparence simple, va permettre de mieux comprendre comment la biodiversité des plantes urbaines influe sur la présence de prédateurs qui contrôlent les insectes nuisibles.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné, de Les années lumière

À première vue, on pourrait croire à une décoration faite par des enfants : un morceau de pâte à modeler enroulé autour d’un fil de fer.

Une dame tient la tige dans ses mains.

Un morceau de pâte à modeler est enroulé autour d’un fil de fer. Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné

Pour des prédateurs tels que des oiseaux ou des araignées, cela ressemble toutefois davantage à une proie facile d’accès. Et pour les chercheurs qui en récupéreront les morceaux, c’est un trésor d’informations.

« On a un énorme manque d’informations en ce qui concerne la diversité des prédateurs en zone urbaine », explique Alain Paquette, professeur en biologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’un des deux chercheurs responsables du projet.

Ce manque pourrait bien être comblé à la fin de l’été grâce aux centaines de leurres déployés dans des parcs de la région de Montréal.

En environnement, tout est lié

Un main met en évidence le leurre dans l'arbre.

Ce morceau de pâte à modeler ressemble à une proie facile d’accès pour des prédateurs tels que les oiseaux ou les araignées. Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné

Les chercheurs veulent tracer un meilleur portrait de ce qui influence l’état de santé des arbres dans les villes, qui sont loin d’être des endroits qui facilitent leur croissance.

« Dans la nature, tout est relié », assure Bastien Castagneyrol, chercheur à l’Institut national de la recherche agronomique en France, dans la région de Bordeaux, qui gère ce projet de l’autre côté de l’Atlantique. « Le type d’arbres qu’on retrouve dans les villes va influencer le type d’herbivores qui les peuplent et, par la suite, les prédateurs qu’on retrouve », explique-t-il.

À première vue, beaucoup de grandes villes semblent avoir une bonne diversité d’arbres. Il y a à Montréal, par exemple, jusqu’à 322 essences différentes, alors qu’il en pousse en moyenne 50 dans une même région au Québec.

Le problème, c’est qu’elles sont très mal réparties. Jusqu’à 60 % des arbres ne correspondent en fait qu’à trois espèces : l’érable argenté, l’érable de Norvège et le frêne. La situation est semblable dans la région de Toronto avec l’érable, le cèdre et le frêne, qui forment 50 % des arbres urbains.

Ce monopole peut avoir d’importantes conséquences lors de l’arrivée d’espèces invasives comme l’agrile du frêne qui a fait des ravages et mené à la mort de millions d’arbres.

Un des moyens de contrôler ces espèces invasives réside chez leurs prédateurs, mais ces animaux sont fortement influencés par le type d’arbres d’une région.

« On veut faire un bilan de quel type de prédateur se trouve à quel endroit dans les villes, explique Alain Paquette. On veut aussi étudier comment nos choix d’essences d’arbres influent sur le type de prédateurs qu’on rencontre et si, en retour, leur présence peut aider à protéger les arbres. »

Appâts simples, traces complexes

 

Des images montrant différentes marques de prédateurs.

Chaque animal ou insecte laisse une trace distinctive sur les chenilles en pâte à modeler.  Photo : Béla Eötvös et Gabor Lövei

En déployant jusqu’à 800 fausses chenilles dans trois parcs de la région de Montréal, les chercheurs espèrent trouver des traces des prédateurs qui s’y cachent.

« Les animaux qui vont s’en prendre à la pâte à modeler y laisseront des traces distinctives, explique Bastien Castagneyrol. Les traces en forme de V indiquent les marques d’oiseaux. Certains trous de petite taille témoignent d’attaques de mandibules d’insectes. Et si on est chanceux, on peut voir des marques distinctives de dents qui témoignent de la présence de rongeurs ou de reptiles. »

En même temps, les chercheurs prendront aussi des informations sur les dégâts subis par les arbres sur lesquels se sont déroulées leurs recherches, comme la présence d’insectes s’attaquant au tronc ou aux feuilles.

En comparant la présence de prédateurs aux dégâts subis par les arbres, il sera possible d’avoir une idée de l’impact des prédateurs sur la santé des arbres.

Le grand public à la rescousse

Des fils de métal entourés de pâte à modeler et piqués dans du styromousse.

Jusqu’à 800 chenilles seront installées dans trois parcs du sud-ouest de Montréal. Le projet pourrait ensuite s’étendre à d’autres secteurs de la métropole, et même à d’autres villes. Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné

Si tout se déroule bien, les chercheurs espèrent transformer leur étude en projet de science participative, en intégrant dès l’an prochain le public et même des écoles.

Bien qu’il soit difficile de s’assurer que toutes les chenilles sont identiques, cette méthode aiderait à voir les différences entre plusieurs régions de la ville de Montréal, et même dans d’autres villes au Canada ou en France.

Rappelons que la santé des arbres en ville sera de plus en plus importante à l’avenir, surtout avec le rôle qu’ils ont à jouer dans le combat contre les vagues de chaleur, dont le nombre et la durée risquent d’augmenter avec les changements climatiques.

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