Dormir dehors, mourir à petit feu


Les sans-abris qui dorment dehors ont un plus haut taux de mortalité que ceux qui vont dans les refuges. Leur santé n’est pas assez surveillée qu’il est souvent trop tard pour faire quelque chose. Les noirs et les femmes qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité moins grands qu’un blanc.
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Dormir dehors, mourir à petit feu

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

Selon une nouvelle étude, les sans-abri qui dorment régulièrement à l’extérieur ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Les sans-abri qui couchent dehors ont un taux de mortalité près de trois fois supérieur aux sans-abri qui fréquentent les maisons d’accueil, révèle une nouvelle étude.

L’un des gros problèmes est que ces sans-abri, réfractaires aux maisons d’accueil, développent des problèmes de santé chroniques, comme le cancer ou la cardiopathie, qui sont détectés trop tard pour être traités.

MOURIR À 53 ANS

En 2000, Jill Roncarati a identifié 445 sans-abri dormant régulièrement à l’extérieur durant la nuit, plutôt que dans un refuge, à Boston. La psychologue de l’Université Harvard les a suivis pendant neuf ans. Pendant cette période, 134 d’entre eux sont morts, à un âge moyen de 53 ans.

« Cela signifie qu’ils ont un taux de mortalité 10 fois plus élevé que la moyenne de la population et 2,7 fois plus élevé que la population générale des sans-abri », explique Mme Roncarati, qui vient de publier ses résultats dans la prestigieuse revue JAMA Internal Medicine.

COEUR ET CANCER

L’hypothermie n’explique pas ce taux de mortalité élevé des sans-abri ne fréquentant pas les refuges la nuit.

« Seulement une des 134 morts est directement liée au froid, dit Mme Roncarati. […] La grande différence, c’est sur le plan des maladies chroniques – le coeur et le cancer. Elles sont diagnostiquées beaucoup plus tard chez les sans-abri qui ne fréquentent pas les refuges la nuit. Même s’il y a des équipes qui les visitent régulièrement et que beaucoup d’entre eux fréquentent des refuges de jour, ils n’ont pas un suivi aussi serré. »

NOIRS ET FEMMES

Les Noirs qui dorment à l’extérieur ont un taux de mortalité deux fois moins élevé que les Blancs non hispaniques qui dorment à l’extérieur.

 « C’est une différence raciale qu’on a souvent vue ailleurs dans des études sur les sans-abri, mais que personne n’a jamais réussi à expliquer, dit Mme Roncarati. Les femmes aussi dans notre étude avaient un taux de mortalité trois fois moindre. Dans ce dernier cas, l’hypothèse souvent retenue est qu’il est moins difficile pour une femme que pour un homme de demander de l’aide pour un problème de santé. »

À MONTRÉAL AUSSI

Le constat de l’étude du JAMA Internal Medicine est probablement similaire à la situation montréalaise, estime Éric Latimer, chercheur de l’Institut Douglas qui a dirigé un dénombrement des sans-abri montréalais en mars 2015.

« Je n’ai jamais vu de chiffres, mais c’est ce qu’on entend sur le terrain », dit M. Latimer.

Pierre Gaudreau, directeur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), confirme ce constat. « Si on regardait la santé des sans-abri qui dorment à l’extérieur, on trouverait beaucoup de problèmes de santé cardiaque et de cancers non diagnostiqués. »

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NOMBRE DE SANS-ABRI À MONTRÉAL SELON UN DÉNOMBREMENT EN MARS 2015

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NOMBRE DE SANS-ABRI QUI DORMAIENT À L’EXTÉRIEUR À MONTRÉAL SELON LE DÉNOMBREMENT DE MARS 2015

Source : Institut Douglas

L’ALCOOL DANS LES REFUGES

Deux voies s’ouvrent pour s’attaquer aux problèmes de santé des itinérants qui ne dorment pas dans les refuges, selon Mme Roncarati.

« Soit on augmente le suivi médical itinérant, mais on en fait déjà beaucoup […]. Soit on essaie d’en convaincre de dormir dans les refuges. Un certain nombre d’entre eux n’y vont pas parce qu’ils ne peuvent pas se passer d’alcool, de drogue ou de cigarettes pendant toute une nuit. On pourrait penser à des politiques permettant de sortir fumer pendant la nuit sans perdre son lit. Ou alors, à des refuges où il est permis de boire une certaine quantité d’alcool. Il y en a un à Toronto. »

http://www.lapresse.ca/

Il allait euthanasier ce chien


Starfish et une petite chienne qui est arrivée dans un refuge dans un état précaire. Elle ne tenait pas sur ses pattes, et tout déplacement était pénible. Le personnel du refuge croyait qu’elle n’aurait pas de qualité de vie et on décidé que l’euthanasie était préférable. Au moment de l’injection, le responsable du refuge a refusé de l’euthanasier. Il avait pu diagnostiquer son mal, le Syndrome du chiot nageur. Heureusement, ce syndrome se soigne. C’est un travail de longue haleine, mais cela valait le coup.
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Il allait euthanasier ce chien

 

De plus en plus de mammifères se mettent à vivre la nuit pour éviter les humains


L’homme change vraiment tout, même le comportement des animaux sauvages. La nuit pour plusieurs mammifères est plus sécuritaire. Alors, ils délaissent le jour pour vivre la nuit
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De plus en plus de mammifères se mettent à vivre la nuit pour éviter les humains

Crédits : Geslin Laurent/Science

par  Mehdi Karam

Au fil des années, nous sommes devenus une espèce si toxique que certains mammifères préfèrent se la jouer nyctalope plutôt que d’avoir à nous croiser.

C’est ce que rapporte cette étude publiée ce 15 juin dans la revue Science par des chercheurs de l’université de Berkeley. La dernière fois qu’on a observé un tel type de comportement de la part des mammifères, c’était à l’époque des dinosaures…

Les chercheurs ont réalisé une méta-analyse en compilant les données GPS de 76 études déjà effectuées au sujet de 62 espèces de mammifères sur les six continents. Celles-ci possèdent un point commun : toutes ont modifié leurs habitudes de vie et deviennent de plus en plus nocturnes. Et, pour une fois, le braconnage n’y est pour rien, car l’étude montre que les animaux les plus touchés sont ceux qui vivent à proximité des villes, soit les plus éloignés des zones de chasse.

S’ils ont choisi à la majorité de nous céder le jour pour exister la nuit, c’est car la pénombre leur apporte un semblant de sécurité en plus. Pas d’humain pour leur voler leur gibier ni pour venir les déranger. Qui plus est, le manque de luminosité n’est pas un problème, la plupart profitent de la pollution lumineuse pour y voir net. La nuit, donc, devient refuge.

Source : Science

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Il ouvre un refuge pour les chats victimes de la guerre en Syrie


Les conflits en Syrie a fait des milliers de morts depuis 2011. Et dans les guerres d’aujourd’hui, les animaux ne sont pas épargné. Mohamad Alaa Jalil, 43 ans, a toujours aimé les chats, et il a donc crée un refuge pour ces boules de poils. Malheureusement, il a dû déménager et a emporter 22 chats qui avaient été abandonnés.
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Il ouvre un refuge pour les chats victimes de la guerre en Syrie

 

Ce Pitbull était déprimé et refuse de bouger, jusqu’à la venue d’un garçon


Ce Pitbull a été sauvé par un refuge Nala a refusé de bouger pendant de longues heures pendant 2 jours. La propriétaire du refuge eut l’idée d’amener son fils de 7 ans et ce fut le déclic, Nala a réagit presque instantanément. La propriétaire a donc décidé de l’amener à la maison pour s’adapter et évoluer pour une meilleure chance d’adoption.
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Ce Pitbull était déprimé et refuse de bouger, jusqu’à la venue d’un garçon

Le Saviez-Vous ► Voilà comment l’humanité a survécu à l’éruption d’un super-volcan il y a 74 000 ans


Il y a 74 000 ans, un super volcan fit éruption en Indonésie. Le climat mondial a été chamboulé laissant peu de chance de survie pour bien des animaux et des humains. Pourtant, en Afrique du Sud, les chercheurs ont découvert que des tributs avaient trouvé refuge dans des grottes près de la mer et se nourrissaient principalement de fruits de mer, alors que les plantes et animaux subissaient le soudain changement climatique
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Voilà comment l’humanité a survécu à l’éruption d’un super-volcan il y a 74 000 ans

 

Crédits : DR

par  Mehdi Karam

Il y a près de 74 000 ans, le supervolcan Toba, situé dans la province du Sumatra du Nord en Indonésie, entrait en éruption.

Les conséquences furent alors terribles : d’un indice d’explosivité estimé à 8 sur l’échelle VEI (soit la plus haute valeur possible) la catastrophe aurait duré deux semaines et causé un hiver volcanique de plusieurs décennies, avant de provoquer un refroidissement global qui a duré un millénaire – et la formation du lac Toba visible ci-dessous, entourant le volcan. Ces changements environnementaux drastiques ont bouleversé les écosystèmes et mis à mal la production alimentaire, décimant alors plusieurs peuples de l’âge de la pierre à travers le monde.

Pourtant, malgré le risque d’anéantissement de la vie sur Terre, plusieurs tribus ont prospéré, rapporte le 12 mars dans Nature une équipe de géologues menée par le Pr Curtis Marean de l’université d’État de l’Arizona.

Crédits : Google Maps

Symbole de l’ampleur de la catastrophe, les chercheurs à l’origine de l’étude ont découvert, dans un abri rocheux au sud de l’Afrique du Sud, des éclats microscopiques de verre volcanique provenant de l’éruption survenue à 9 000 kilomètres de là. Ce petit complexe aurait été habité il y a entre 90 000 et 50 000 ans. Surprise : les chercheurs n’ont trouvé aucun signe probant d’abandon du lieu au moment de l’éruption, comme si la vie avait suivi son cours normal et le business, prospéré.

Quant aux raisons de cette surprenante survie, elle serait due à la localisation en bord de mer de ce refuge, ayant permis aux autochtones de se nourrir principalement de coquillages tandis que les plantes et les animaux subissaient de plein fouet le désastre climatique causé par l’éruption la plus puissante depuis deux millions d’années. Habile.

Source : Nature

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En larmes, ces deux fillettes ont eu la plus belle des surprises


Ces petites filles ont beaucoup de peine de ne pas pouvoir adopter un chiot après avoir été visité un refuge. En pleine lamentation et argumentant à leur mère, en attendant papa. Après quelques minutes, il revient avec un chiot dans les bras. Maintenant, espérons que ce chien sera bien dans sa nouvelle famille
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En larmes, ces deux fillettes ont eu la plus belle des surprises