Les chiens nés l’été présentent plus de risques cardiaques


Le mois de la naissance des chiens tout comme l’humain semble avoir une incidence sur la santé. En effet, les chiens sans être prédisposés génétiquement aux maladies cardiovasculaires auraient un risque plus élevé de développer une maladie cardiaque s’ils sont nés en été en référence des chiens qui sont né dans les autres saisons.
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Les chiens nés l’été présentent plus de risques cardiaques

 

Les chiens nés l'été présentent plus de risques cardiaques

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PARIS | Les chiens nés en plein été ont davantage de risques de développer une maladie cardiovasculaire que leurs congénères qui voient le jour à d’autres saisons, selon une étude américaine publiée jeudi.

Cela pourrait s’expliquer par des « facteurs environnementaux », notamment la pollution de l’air, indique à l’AFP Mary Regina Boland, du département biostatistique et épidémiologique de l’université de Pennsylvanie, principal auteur de l’étude.

Le système cardiaque du chien ressemble à celui de l’homme. De précédentes études ont montré que le risque chez l’humain de développer certaines maladies, notamment cardiaques, diffère selon le mois de naissance.

Cette fois, une équipe de chercheurs du département biostatistique et épidémiologique de l’Université de Pennsylvanie a travaillé sur une base de données de la Fondation Orthopédique pour les Animaux (OFA) aux États-Unis, qui recueille des informations sur les maladies des chiens notamment.

Les chercheurs ont étudié les données cardiovasculaires de 129 778 chiens, de 253 races différentes.

Ils ont découvert que parmi les chiens qui ne sont pas prédisposés génétiquement à avoir des problèmes cardiaques, ceux qui sont nés en juin, juillet et août présentent « un risque plus élevé » de développer une maladie cardiaque que ceux nés à d’autres moments de l’année, selon l’étude parue dans Scientific Reports (Nature).

Le risque pour ces chiens peut être accru de 74 % s’ils sont nés en juillet par rapport aux chiens nés en hiver, précise Mary Regina Boland.

Pour les chiens génétiquement prédisposés aux maladies cardiovasculaires, la variation de ce risque selon la saison de naissance est en revanche « marginale », souligne la chercheuse.

« La période de juin à août est une période de pics concernant l’exposition aux particules fines, ce qui conduit les auteurs de l’étude à suggérer que la pollution est un mécanisme possible pour ce risque accru » de maladie cardiovasculaire, avance-t-elle.

Ces résultats corroborent les résultats d’une précédente étude, cette fois sur l’homme, conduite en 2017 par l’équipe de Mary Regina Boland.

L’analyse de données concernant 10,5 millions de patients dans plusieurs pays de climats différents (États-Unis, Corée du Sud, Taïwan) « a établi un lien » entre l’exposition aux particules fines au premier trimestre de la grossesse – comme celles émises par les usines – et une hausse de 9 % du risque de développer plus tard une fibrillation atriale, un trouble du rythme cardiaque, dit-elle.

http://fr.canoe.ca/

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Les vétérinaires préviennent : la mignonnerie des bouledogues français leur coûte cher


Des éleveurs font des sélections génétiques et créer de nouvelles races de chien. Certains sont si mignons qu’ils font fureur. Le problème, c’est qu’il arrive que le physique d’un animal apporte des gros problèmes de santé, Le Bouledogue Français est devenu un chien populaire auprès des Anglais et des Américains. La demande est donc plus forte. Malheureusement, cette race de chien avec son museau écrasé est souvent malade et la facture du vétérinaire augmente ou si c’est trop cher, ces chiens sont abandonnés.
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Les vétérinaires préviennent : la mignonnerie des bouledogues français leur coûte cher

 

Crédits : Pexels / freestocks.org

par Brice Louvet

On observe aux États-Unis et en Grande-Bretagne une très forte augmentation de la population de bouledogues français, race brachycéphale. Une tendance inquiétante, selon une récente étude qui pointe du doigt les nombreux problèmes de santé dont souffrent ces chiens beaucoup trop mignons.

Les bouledogues français sont appréciés, voire adorés. Comment ne pas fondre ? Aux États-Unis, ces bouledogues ne figuraient même pas parmi les 30 races les plus populaires de l’American Kennel Club en 2007. L’année dernière, elle était n° 4. En Grande-Bretagne, elle se classait au 76e rang en 2005. Elle est maintenant en deuxième position, sur la bonne voie pour décrocher la première place face au Golden retriever d’ici la fin de l’année. Mais cette mignonnerie a un prix. Et ce prix, ce sont les chiens qui le paient.

Car, comment respirer avec cet étrange museau ? Ils ronflent, supportent mal la chaleur et encore moins le sport. Si ce faciès leur confère un caractère « humain » de plus en plus recherché, depuis quelques années la sélection génétique exagère cette particularité, ce qui entraîne des conséquences cliniques inquiétantes : ronflements, difficultés respiratoires, vomissements, syncopes. La difficulté de ces races (bouledogue anglais, français, pékinois, shih-tzu, ou carlin) à respirer est telle que plusieurs compagnies aériennes refusent leur admission. United Airlines a récemment rejoint ces transporteurs, deux mois après qu’un bouledogue français ait suffoqué – au point de mourir – dans le compartiment supérieur de l’un de ses avions.

« Ces chiens sont sortis de nulle part il y a 10 ans », explique Dan O’Neill, maître de conférences au Royal Veterinary College de Londres et auteur principal d’une nouvelle étude sur la démographie et les troubles de la race. « Ils n’ont pas une bonne santé, mais c’est leur popularité croissante qui en fait un énorme problème ».

Pour avoir une meilleure idée du problème de cette population en pleine effervescence en Grande-Bretagne, O’Neill et d’autres chercheurs ont enregistré des données sur tous les chiens traités dans plus de 300 cliniques en 2013. Ils se sont retrouvés avec 2228 bulldogs français et quelques points de données plutôt révélateurs.

Parmi les chiots nés cette année-là et observés dans ces cliniques, 1,46 % étaient des bouledogues français, contre seulement 0,02 % en 2003 : une croissance « sans précédent » pour une seule race, expliquent les chercheurs. De plus, l’âge médian des bouledogues français en 2013 était de 1,3 an, comparativement à environ 4,5 pour tous les chiens. Cela indique que beaucoup ont été acquis tout récemment.

Malgré leur jeunesse, 72 % souffraient de divers troubles. Les plus courants étaient des problèmes canins communs tels que la diarrhée ou les infections de l’oreille. Mais plusieurs étaient des troubles typiquement reliés à cette race, ou des maladies liées à l’apparence physique. Les auteurs notent une forte propension à la dermatite cutanée, une infection bactérienne qui se développe entre les rides des chiens et les ulcères cornéens. Par ailleurs – et sans surprise – cinq des 25 problèmes les plus répandus étaient des troubles des voies respiratoires supérieures.

« Ce ne serait pas le cas avec les chiens en général », note le chercheur. « Et quand ces chiens atteindront l’âge mûr, ces valeurs vont augmenter de façon spectaculaire ».

Cette tendance signifie plus d’animaux malades dans les cliniques vétérinaires, des factures plus coûteuses pour les propriétaires – et plus de chiens dans les refuges -, sans compter une incitation majeure pour les éleveurs peu scrupuleux à produire des chiots sans se soucier de leur santé ou bien être. Le but n’est pas ici de mettre en cause les propriétaires de bouledogues, note le chercheur, mais de les aider. Il y a aussi d’autres chiens qui attendent.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Biomedcentral.

Source

http://sciencepost.fr/

Une inquiétante maladie rappelant la vache folle découverte chez les chameaux


    Les dromadaires en Afrique risquent de connaitre une forte contamination d’une forme de la maladie prion, un peu comme celle de la vache folle. Les chercheurs ne savent pas l’origine de la maladie, mais ils supposent des carcasses de boeuf contaminées ou ils se nourrissent dans une décharge des champs de pétrole. Cela pourrait être critique, étant donné l’utilité des dromadaires dans ce continent.
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    Une inquiétante maladie rappelant la vache folle découverte chez les chameaux

    Une nouvelle forme de prion atteint le dromadaire. Peut-être une preuve supplémentaire de la capacité de la maladie à passer d’une espèce à l’autre. © Club Med UK, Flickr

    Une nouvelle forme de prion atteint le dromadaire. Peut-être une preuve supplémentaire de la capacité de la maladie à passer d’une espèce à l’autre. © Club Med UK, Flickr

    Par Céline DELUZARCHE, Futura

    Un prion semblable à celui de la maladie de la vache folle a été détecté chez le dromadaire. Une nouvelle potentiellement dramatique pour les populations qui consomment le lait et la viande de cet animal en Afrique.

    Une nouvelle forme de prion vient d’être découverte chez le dromadaire, rapportent des chercheurs algériens et italiens dans la revue Emerging Infectious Diseases. Les premiers cas ont été rapportés par l’abattoir de Ouargla, le plus grand d’Algérie, qui avait noté des comportements erratiques chez certains animaux (tremblements, agressivité, hyperactivité, mouvementsdésordonnés, chutes, etc). Le diagnostic a été confirmé après le prélèvement de trois cerveaux d’animaux malades, qui présentaient tous les signes d’une infection au prion. 3,1 % des dromadaires de l’abattoir seraient concernés, estime l’étude.

    Les maladies à prion, caractérisées par une dégénérescence du système nerveux central, sont aussi appelées encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (ESST). Elles sont dues à l’accumulation dans le cerveau d’une protéine qui, changeant de conformation, devient pathogène. La forme la plus connue est l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), appelée communément « maladie de la vache folle ». Cette épidémie avait ravagé les troupeaux de vaches dans les années 1980 et 2000, causant la mort directe de 190.000 animaux en Europe et menant à un abattage systématique de troupeaux entiers pour limiter la propagation. L’ESB est potentiellement transmissible à l’Homme sous forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) via la consommation de certains abats (interdits depuis 2001).

    Le dromadaire, source de subsistance pour des millions d’Africains

    Le prion trouvé chez le dromadaire présente une configuration différente de celui de l’ESB, mais les chercheurs n’excluent pas que les animaux aient été contaminés en mangeant des carcasses infectées provenant de vaches européennes.

    « L’origine de ce prion est inconnue », reconnaissent les auteurs. « Cela peut être une forme spécifique au dromadaire ou bien une forme dérivée d’une autre espèce

    Les dromadaires auraient ainsi pu être infectés en se nourrissant dans les décharges situées près des champs de pétrole, avancent-ils.

    Cette nouvelle est particulièrement inquiétante selon les auteurs de l’étude. En Afrique, le dromadaire est une source de subsistance essentielle pour des millions de personnes, qui consomment sa viande ou son lait et s’en servent comme moyen de transport et de déplacement. Ce qui pourrait favoriser une propagation rapide d’une épidémie.

    D’autre part, s’il était avéré que les dromadaires ont été infectés en mangeant de la viande contaminée, cela prouverait la capacité du prion à passer d’une espèce à l’autre, ce qui serait dramatique pour les petits éleveurs. Enfin, les systèmes de contrôle en Afrique du Nord ne sont pas aussi exigeants qu’en Europe.

    « Il existe un vrai risque pour la santé humaine et animale », insistent les auteurs, qui prônent un renforcement urgent de la surveillance.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une nouvelle forme de prion a été détectée pour la première fois chez le dromadaire.

  • On ignore encore si c’est une forme spécifique à l’espèce ou dérivée d’une contamination par de la viande infectée.

  • Le risque sanitaire est réel pour les millions d’Africains qui consomment la viande et le lait de l’animal.

    https://www.futura-sciences.com/

Les tiques chez le chat et le chien : comment bien les enlever et les éviter ?


À l’automne et au printemps, il faut être beaucoup plus alerte contre les parasites qui peuvent contaminer les chiens et les chats. Il est important de faire un examen après une sortie, histoire de voir s’il n’y a pas une tique qui s’est accrochée à notre animale et faire le nécessaire pour limiter les dégâts.
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Les tiques chez le chat et le chien : comment bien les enlever et les éviter ?

 

Savez-vous que votre chien ou votre chat peut héberger de petits êtres vivants qui sont néfastes pour lui : les parasites. Parmi ceux-ci, connaissez-vous les tiques ?

Aide-soignante Spécialisé Vétérinaire et Directrice pédagogique de l’ESAV – Institut Bonaparte, Isabelle Lacroix nous rappellent ce que sont ces parasites et pourquoi ils sont dangereux. Elle nous explique comment bien enlever une tique à son chien ou à son chat mais aussi comment éviter une infestation de tiques.

Qu’est ce qu’une tique ?

Les tiques sont des acariens parasites de nombreuses espèces : chiens, chats, chevaux, rongeurs… et même de l’homme.
Elles vivent dans l’environnement (forêts, broussailles, jardins…) et viennent se nourrir sur un hôte.
Elles sont hématophages (c’est-à-dire qui se nourrissent de sang). On peut les retrouver toute l’année, mais avec deux pics d’activités au printemps et à l’automne, lorsque les températures sont douces.

 

tique*

Les tiques sont surtout présentes à l’automne et au printemps

Est-ce dangereux ?

La tique en elle-même ne représente pas un risque particulier, elle peut entrainer une réaction inflammatoire, parfois un abcès. En revanche, elle peut transmettre des pathologies graves voire mortelles pour certaines ; parmi les plus fréquentes, on retrouve la piroplasmose et la maladie de Lyme chez le chien et l’hémobartonellose chez le chat.

Que faire si mon animal a des tiques ?

En cas d’infestation, il faut procéder au retrait du/des parasite(s) au plus vite avec un instrument adapté (crochet à tique). Idéalement le retrait doit avoir lieu dans les 24heures qui suivent l’implantation, afin de limiter le risque de transmission d’agents pathogènes.

Comment retirer une tique ?

  • Localiser le parasite en écartant bien les poils tout autour
  • Approcher le crochet et le faire glisser de part et d’autres de la tique
  • Réaliser un mouvement rotatif, comme si vous vouliez « dévisser » la tique, jusqu’à ce qu’elle se détache
  • Se débarrasser de la tique (ne pas la jeter dans la nature, ni dans une poubelle)
  • Désinfecter la zone d’implantation avec un antiseptique

 

crochet à tique

Un crochet à tique

A ne pas faire :

  • Ne pas tirer sur la tique
  • Appuyer sur le corps de la tique
  • Utiliser de l’éther ou de l’alcool

Ces erreurs peuvent entrainer la transmission d’agents pathogènes présents dans les glandes salivaires du parasite.

Et après ?

  • Surveiller la zone de morsure, en cas de rougeur, d’induration ou de changement d’aspect, consulter votre vétérinaire
  • Surveiller l’état général de votre animal jusqu’à 15 jours après le retrait de la tique. Toute fatigue, trouble alimentaire, trouble digestif ou autre doit faire l’objet d’une consultation vétérinaire.

Comment prévenir l’infestation de tiques ?

  • Eviter les zones infestées
  • Inspecter son animal après chaque promenade ou à défaut 1 fois par jour (au moment du brossage par exemple)
  • Utiliser un antiparasitaire externe efficace contre les tiques, résistant à l’eau, rémanent (qui dure dans le temps), et non toxique (les produits canins sont souvent toxiques pour les chats). Demandez conseil à l’Aide Soignant Vétérinaire de votre clinique qui saura vous conseiller le produit adapté.
  • Si vous résidez ou séjournez dans des zones infestées par la piroplasmose ou la Maladie de Lyme, sachez qu’il existe des vaccins les prévenants. Rapprochez vous de votre clinique vétérinaire ou l’on pourra vous informer sur le protocole vaccinal à mettre en place. 

> Astuce : Savez-vous que les nouveaux antiparasitaires sous forme de gomme à macher sont plus simples d’utilisation et très efficaces ? Parlez-en à votre vétérinaire !

Isabelle LACROIX
Aide-soignante Spécialisé Vétérinaire
Directrice pédagogique de l’ESAV – Institut Bonaparte

https://wamiz.com/

En demande-t-on trop à son chien ?


    Avoir un chien demande une réflexion importante de ce que nous attendons d’un chien et d’être apte a répondre a ses besoins physiques et psychologiques. Malheureusement, nombre de personne ne prennent pas le temps d’y penser vraiment. Un chien est un animal social et le laisser des heures seul n’est pas pour un chien. Qu’il doit répondre à tous les ordres sans s’occuper de ses besoins n’est pas digne d’un maitre et encore bien des aspects qu’il est important à réfléchir avant d’adopter un chien
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    En demande-t-on trop à son chien ?

    chien triste

    Voici une question philosophique intéressante, et particulièrement complexe. On se positionne souvent par rapport au ressenti de l’animal, son bien-être, mais du point de vue d’un humain.

    Qu’en est-il réellement pour le chien ? S’adapter à un mode de vie humain n’est-il pas trop exigent par rapport à ses besoins naturels ? 

    Le chien est un animal social. En terme éthologique, cela signifie que son espèce a tendance à constituer des groupes qui vivent ensemble : il est donc très compétent pour s’adapter à d’autres individus. Ce qui rend le chien si exceptionnel, c’est qu’en plus, il peut développer ce type de relation avec d’autres espèces, comme c’est le cas avec l’homme depuis sa domestication, c’est-à-dire environ 10.000 ans !

    Donc le chien est très compétent pour adapter son comportement en fonction de l’humain avec qui il vit. L’adage dit « le chien lèche la main qui le frappe », cela signifie qu’il n’est pas rancunier, et peut même vivre dans un état de résignation sociale assez rapidement. Mais on ne se rend pas toujours compte de l’effort que fait le chien, par rapport à ses besoins naturels.

    1. Lui demander de rester seul 

    D’une manière générale, le chien, en tant qu’animal social, a besoin avant tout de présence autour de lui, et d’interactions (et il apprécie le contact physique, contrairement au chat). Le jeu social, qu’il a avec des congénères, ou des humains, peut occuper une part non négligeable de sa journée. C’est la première limite à s’imposer : on demande souvent à son chien de rester seul trop longtemps. Et ce n’est clairement pas un facteur de bien-être pour lui : anxiété, frustration, défaut d’activité… les conséquences néfastes sont variables d’un chien à l’autre (de l’absence de conséquence à des troubles comportementaux majeurs…).

    Tout futur propriétaire de chien se doit de se poser cette question en premier : a-t-il le temps et l’énergie pour fournir au chien les heures d’activité et d’attention qu’il demande, et ce pendant 15 ans ? Trop de personnes réalisent après coup le travail que représente un animal, et cela nuit à leur relation, et au bien-être du chien.

    Au final, il est donc difficile de donner trop d’attention à son chien. C’est plutôt nous qui n’arrivons pas à satisfaire ses besoins. Ce qu’on lui demande en trop, c’est de s’adapter à notre mode de vie mouvementé. Et dans ce cadre-là, il y a d’autres difficultés qui sont discutables.

    chien couverture

    2. Lui demander de faire ses besoins dehors

    L’apprentissage de la propreté est un bel exemple. Il s’agit, pour le chien, d’apprendre à éliminer à l’extérieur du domicile. Or, si l’humain a une belle notion de la propriété et des limites entre « l’intérieur » et « l’extérieur », ces notions sont étrangères au chien. Il faut donc lui apprendre à faire dans un emplacement plutôt favorable pour lui (avec une récompense par exemple), que le chien va délimiter selon ses critères. Et c’est la grosse difficulté : il faut pour cela que son maître soit clair et précis dans son éducation.

    Je vais illustrer avec un cas pratique : pendant des années, on recommandait d’utiliser un journal pour inciter le chiot à faire dessus, et ensuite lui apprendre à faire dehors. On demandait donc au chien d’apprendre à faire sur le journal, puis ensuite le journal devenait interdit : cette logique pouvait heurter le chien, qui ne comprend pas pourquoi un jour il est récompensé sur le journal, et pas le lendemain. Il est bien plus cohérent d’apprendre au chien à s’exécuter dehors directement (avec des renforcements positifs, par exemple).

    Gardez donc à l’esprit que le chien n’a pas la notion de propreté, et qu’il apprendra juste une habitude (faire sur l’herbe, dans le caniveau, pendant la balade…) qui en soit, ne correspond à aucun de ses comportements naturels d’élimination.

    3. Lui demander d’être d’un trop grand soutien

    Donc ce qu’on peut affirmer, c’est qu’on pèche souvent par incompréhension vis-à-vis du chien, en lui demandant trop d’efforts pour nous comprendre, sans tenir compte de ses besoins fondamentaux. L’humain peut être un partenaire exigeant, et le chien subit de plein fouet ses émotions, sans que son propriétaire s’en rende forcément compte. Il faut donc être soi-même bien dans sa peau, et ne pas compter sur le chien pour corriger un trouble dans sa vie d’humain : le chien risque de souffrir de ce statut de compensation, comme une éponge émotionnelle.

    On le voit très bien avec les chiens de travail, comme les chiens guide ou d’assistance. Ce rôle leur procure une grande satisfaction sociale (les races sélectionnées en sont souvent très demandeuses), mais on constate les efforts conséquents que réalise le chien tous les jours pour son maître. D’où l’importance d’avoir une relation saine et équilibrée avec le chien, afin que ces efforts soient pour lui un plaisir !

    Mais au-delà du chien de travail, il est donc important de ne pas faire du chien une réponse à notre propre détresse sociale. Une relation trop fusionnelle, avec un chien en dépendance affective, qui ne supporte pas l’absence de son maître un seul instant, est une relation déséquilibrée.

    4. Lui demander de répondre à toutes vos attentes

      chien ordre marcher laisse

      On sollicite trop souvent le chien pour des petites requêtes qui n’ont aucun sens dans un monde canin. Et pour le coup, cet apprentissage est un fil rouge qui dure toute la vie du chien.

      Par exemple, observez le comportement des enfants de maternelle quand on ouvre les portes des classes : un flot d’enfants courant et hurlant se précipitent souvent dans la cours. Imaginez maintenant que cette effusion de joie se trouve brutalement réprimée par un coup de laisse, et un rappel à l’ordre « Tais-toi ! ». Cela paraît grotesque, c’est pourtant exactement ce qu’on inflige à nos chiens, très souvent.

      On ne se rend pas compte de la quantité d’interdits avec lesquels on vit en permanence, toute la journée. Nous réalisons ces apprentissages dès le plus jeune âge, et cela paraît tellement évident pour nous qu’on ne les voit plus forcément. Mais il faut se méfier du nombre d’ordres qu’on donne à son chien, et de la nature coercitive de ces  requêtes.

      « Fais pas ça », « Mange pas ça », « Arrête de courir », « Chuuut », « Viens ici »… Je vois parfois des chiens se promener, mais de leur point de vue, la balade ressemble plus à une marche forcée pour faire les besoins rapidement qu’à une promenade d’exploration et de défoulement. Et le pire, c’est que le propriétaire, attentif à la rue, ne se rend pas compte de la quantité d’ordres qu’il donne à son chien. Pour lui, c’est naturel. Pour son chien, ça ne l’est pas.

      La conséquence : la résignation acquise

      A terme, le danger est que le chien ne cherche même plus à exprimer ses besoins. Si chaque fois qu’il manifeste un désir ou un besoin, il reçoit l’ordre de rester sage, il finit par ne plus éprouver ce désir. On appelle ce statut la résignation aquise : c’est un état mental auquel tous les animaux peuvent être confrontés (nous inclus), qui traduit l’absence presque totale de motivation et de plaisir dans la réalisation des comportements quotidiens. Or, il est fréquent de voir des chiens qui ont renoncé à exprimer leur besoins fondamentaux, et les propriétaires ne s’en rendent pas toujours compte. On peut observer des comportements de stress et d’anxiété, comme les TOC, les léchages abusifs, etc… mais ce n’est pas systématique, et souvent, les propriétaires ne détectent pas cette situation.

      La relation développée avec un chien ne doit donc pas s’établir sur un rapport asservissant systématique, cela doit être une relation équilibrée, où le chien peut, et est même invité à exprimer ses envies, et surtout ses besoins ! Il y a un écart entre offrir un petit plaisir de temps en temps, et céder systématiquement au caprice. Et on peut tout à fait faire preuve d’autorité et de rigueur, sans se priver : l’équilibre se doit d’être le maître mot de la relation !

      Dr Stéphane Tardif

      Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

      https://wamiz.com

      Grippe canine: le virus H3N2 détecté chez cinq autres chiens en Ontario


      C’est la première fois au Canada qu’on entends parler de la grippe du virus H3N2 canin très contagieux. Il aurait commencé par 2 chiens qui seraient venus de l’Asie et aurait été en contact étroit avec 5 autres chiens.
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      Grippe canine: le virus H3N2 détecté chez cinq autres chiens en Ontario

       

      TWINSTERPHOTO VIA GETTY IMAGES

      Le virus H3N2 est très contagieux pour les chiens.

      Les responsables de la santé de l’Ontario ont annoncé, samedi, que des tests avaient révélé la présence d’une souche particulière de la grippe canine chez cinq autres chiens dans le sud-ouest de la province, portant le nombre total de bêtes contaminées à sept dans le cadre de que les autorités ont décrit comme la première manifestation du virus au Canada.

      Selon l’Unité sanitaire de Windsor comté d’Essex, les deux premiers chiens infectés par le virus canin H3N2 sont arrivés au Canada en provenance de la Corée du Sud et via les États-Unis le mois dernier.

      L’organisme a ajouté que les cinq chiens récemment contaminés avaient été «en contact étroit» avec les deux premières bêtes.

      Les autorités ont précisé que les chiens infectés, et d’autres qui ont été en contact avec eux, avaient été mis en quarantaine par leurs propriétaires.

      D’après les responsables de la santé, le virus H3N2 est très contagieux pour les chiens et très répandu dans certaines régions de l’Asie, en plus d’avoir causé des épidémies à quelques endroits aux États-Unis, surtout dans des refuges.

      Ils ont précisé que le virus ne posait aucun risque connu pour la santé des êtres humains, mais ont souligné que la possibilité qu’il se mêle aux virus de la grippe humaine constituait un «problème potentiel».

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Hausse du nombre de chiens rendus malades par le cannabis


      Quand le cannabis sera légal au Canada, il y aura sûrement une hausse d’intoxication chez les enfants et animaux dont les chiens. Si on se considère assez responsable de prendre un joint, on doit aussi assumer la responsabilité de ne pas laissé la drogue accessible aux enfants et aux animaux
      Nuage

       

      Hausse du nombre de chiens rendus malades par le cannabis

       

      ALEX_UGALEK VIA GETTY IMAGES

      Dans de rares cas, l’intoxication peut entraîner la mort de l’animal.

      • Les vétérinaires disent observer une hausse du nombre de chiens rendus malades après avoir ingéré de la marijuana et mettent en garde les propriétaires d’animaux en vue de la légalisation du cannabis au Canada.

        Le Dr Jeff Goodall, vétérinaire à la clinique Sunnyview de Bedford, en Nouvelle-Écosse, dit avoir traité cinq cas d’intoxication à la marijuana en 2017, contre trois en 2016 et aucun en 2015.

        Il explique que le tétrahydrocannabinol (THC) contenu dans la plante ne rend pas le chien drogué, mais plutôt très malade. L’animal peut vaciller, pleurer et uriner de manière incontrôlée.

        Dans de rares cas, l’intoxication peut entraîner la mort de l’animal.

        Le Dr Goodall aimerait voir plus d’avertissements et d’information auprès du grand public sur les conséquences que peut avoir l’ingestion de cannabis pour un animal de compagnie.

        Au Colorado, où la consommation de cannabis à des fins récréatives a été légalisée en 2012, on a rapporté quatre fois plus de cas d’intoxication chez les chiens entre 2010 et 2015.

      http://quebec.huffingtonpost.ca