Pourquoi mon chat doit avoir à manger en libre service et à volonté ?


Mes chats ont toujours eu leurs écuelles pleines. Fripouille viens quand bon lui semble une croquette ici, une croquette là. On ne se casse pas la tête à mesurer chaque repas
Nuage

 

Pourquoi mon chat doit avoir à manger en libre service et à volonté ?

 

chat gamelle pleine

Voilà une cause de stress importante chez nos chats : la gamelle. Voilà une idée répandue de fractionner en deux ou trois repas un grammage exact de croquettes. Voilà la cause du surpoids des chats domestiques.

Le chat a une capacité stomacale minime. Quelques grammes (environ une cuillère à café). Et un métabolisme rapide qui nécessite de nombreux repas. En effet, les ancêtres de Félix devaient pouvoir se déplacer rapidement pour chasser ou pour survivre. Grimper, sauter, courir, autant de facultés accrues chez nos félins. Mais pour cela, il ne faut pas avoir l’estomac qui déborde !

Le chat se rationne naturellement grâce à ce petit estomac, de lui-même afin de pouvoir garder intactes ses aptitudes.

À l’état sauvage le principal souci d’un chat est d’être sûr d’avoir suffisamment à manger. Des que les proies se font plus rares, l’hiver par exemple, le chat mange plus que normalement afin de stocker assez d’énergie.

Le chat est un animal pessimiste face à son alimentation.

Rationner son chat : une mauvaise idée

chat gamelle

En rationnant le chat dans l’espoir de limiter son poids il va engranger tout le contenu de son écuelle en quelques minutes, distendant ainsi son estomac. Si cette méthode est quotidienne, au bout d’un certain temps, l’estomac reste distendu continuellement (comme chez les canards gavés), et le chat semblera insatiable du fait de la nouvelle capacité de ce dernier passé de quelques grammes à deux ou trois dizaines de grammes, il en faudra toujours plus. Le métabolisme rapide fera qu’il aura rapidement faim et demandera sans cesse à manger. Et là, c’est trop tard, vous êtes dans une spirale infernale. Du coup Félix sera tout le temps angoissé devant son assiette vide… et comme l’anneau gastrique pour chat n’existe pas, ça complique les choses.

Le chat doit toujours avoir de la nourriture à disposition

Par contre, un chat dont on remplira l’écuelle sans compter et qu’il verra constamment pleine, lui, ne fera que grignoter quelques bouchées régulièrement et gardera un poids convenable sans que l’on ait de vocalises. De plus il sera moins en proie au stress, plus détendu. Le dosage indiqué sur le sachet de nourriture n’est qu’indicatif et ne devrait servir qu’à ce titre.

Laissez Minet manger 20 fois par jour dès son plus jeune âge, et faire de l’exercice pendant les séquences de jeux, il vous en remerciera et sa santé aussi.


Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
www.comportement-chat.com

https://wamiz.com/

L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme


La caudectomie est une barbarie extrême. L’amputation de queue de certains animaux. Quelques chiens de race subissent cette amputation pour être dans les critères de l’espèce souvent recommandé dès leur très jeune âge. Il serait prouvé que couper la queue d’un chien aurait des effets secondaires un peu comme une douleur fantôme chez l’humain.
Nuage

 

L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme

 

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique

Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique. Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, une histoire de pratiques ancestrales

A l’origine, cette pratique était issue d’un certain nombre de croyances : couper la queue rendrait les reins plus forts, ou encore éviterait les blessures dans des fourrés épais au cours de la chasse. Au XVIIème siècle déjà, on recommendait déjà de couper la queue des chiots âgés de 6 semaines à deux mois.

De nombreuses mutilations de ce type sont pratiquées, depuis longtemps : en premier, la caudectomie et l’otectomie (coupe des oreilles), mais on citera aussi l’ablation des cordes vocales, ou le dégriffage chez le chat. En général, il s’agit d’adapter l’animal à nos besoins, ou même simplement notre confort.

Ce n’est que depuis peu que la sensibilité et le bien-être animal sont pris en compte dans ces pratiques, et malgré ces nouveaux paramètres, elles persistent encore année après année !

La caudectomie a des effets secondaires neurologiques

Cette pratique ne concerne d’ailleurs pas que le chien : des espèces de rente peuvent la subir, notamment les porcs et les ruminants. Chez le porc, la coupe de queue est même couramment utilisée en élevage intensif, car on observe beaucoup de comportements stéréotypés, et la coupe de queue réduit les automutilation et les morsures de queue.

Une étude parue en 2016, et présentée par le Dr Sandercock à la rencontre organisé par l’UFAW (Universities Federation for Animal Welfare), s’attarde sur les effets secondaires d’une amputation de la queue. Elle montre que la sensibilité dans le moignon de queue est supérieure à la norme 4 mois après l’opération, ce qui est courant dans les cas d’amputation.

En effet, un névrome se forme après cicatrisation, c’est-à-dire que le nerf qui court normalement dans la queue se développe sous la peau, dans le tissu cicatriciel. Cela augmente très fortement la sensibilité dans cette zone. Chez l’homme, cela explique aussi les douleurs fantômes (qu’on ne peut pas vraiment vérifier chez l’animal).

Le Dr Sandercock affirme pouvoir étendre ces résultats à d’autres espèces sans les avoir étudiées, mais il invite à réaliser d’autres études. Or, une publication similaire est parue en 2018, cette fois-ci sur les vaches, et en analysant la sensibilité tactile et à la température. Naturellement, des résultats similaires ont été observés.

Les chercheurs invitent donc fortement à abandonner ces pratiques coercitives, et à modifier la législation pour les rendre illégales.

https://wamiz.com/chiens/

Leishmaniose canine : protégez votre chien toute l’année


Les phlébotomes sont des parasites qui peuvent transmettre la leishmaniose chez les chiens. Il n’y a pas de guérison possible, mais la prévention peut éviter de rendre le chien malade. Sois la vaccination ou encore les antiparasitaires.
Nuage

 

Leishmaniose canine : protégez votre chien toute l’année

 

La leishmaniose est une maladie parasitaire touchant principalement le chien et pouvant avoir de graves conséquences sur la santé de l’animal. E

lle est transmise par un insecte vecteur, le phlébotome. Les premiers symptômes peuvent apparaître des mois, voire des années, après l’infection, ce qui rend le diagnostic de la maladie parfois compliqué.

Les symptomes de la leishmaniose chez le chien

Les signes cliniques de cette maladie sont très variables : les chiens atteints de leishmaniose peuvent présenter des problèmes de peau, avec perte de poils, pellicules, ulcérations, croûtes, ou encore des escarres. La leishmaniose peut entraîner un amaigrissement de l’animal, avec un état général qui se dégrade progressivement.On peut également observer un gonflement des ganglions, une pousse anormale des griffes ou des boiteries. Cette maladie peut également atteindre des organes internes, ce qui peut entraîner une anémie, une atteinte oculaire ou encore une insuffisance rénale par exemple.

Le traitement et le pronostic

Le pronostic de la leishmaniose est sombre, car cette maladie peut être fatale en l’absence de réponse au traitement. Le traitement est long et parfois coûteux : il ne permet pas de guérir l’animal mais de contrôler les symptômes. En effet, il s’agit d’un traitement palliatif, car il ne permet pas d’éliminer complètement le parasite responsable de la leishmaniose. Ainsi, des rechutes ultérieures sont toujours possibles.

Les facteurs de risque

La saison classique d’activité des phlébotomes, les insectes porteurs du parasite, s’étend d’avril-mai à septembre-octobre. Les phlébotomes aiment la chaleur et sont don cplus particulièrement répandus dans les zones méditerranéennes. Des variations existent, qui sont dues aux conditions climatiques. Dans ces périodes et ces zones à risque, il est donc indispensable de protéger son animal contre ces insectes, afin d’éviter la contamination par le parasite de la leishmaniose.

Comment protéger son chien contre la leishmaniose ? 

Pour protéger son chien, il existe deux solutions complémentaires : la vaccination qui permet de prévenir le risque de développer la maladie, et les antiparasitaires qui ont une action répulsive contre les phlébotomes. Cette action répulsive permet de prévenir la piqûre et le repas de sang du phlébotome sur le chien traité et ainsi réduire les risques de contamination par le parasite responsable de la leishmaniose. Ces antiparasitaires sont donc des alliés précieux dans la lutte contre la leishmaniose pour la protection du chien en zone à risque.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

https://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► Les animaux de compagnie ont chaud aussi


Il parait qu’au Québec, nous avoir une pause de canicule en fin de semaine, mais la chaleur intense risque de reprendre encore en juillet. Cependant, nos animaux, aussi subissent les conséquences de la canicule. Il est possible d’atténuer les conséquences des fortes chaleurs ..
Nuage

 

Les animaux de compagnie ont chaud aussi

La canicule a aussi un impact sur les animaux de compagnie

Un chien et un chat dans l’herbe Photo : getty images/istockphoto/vvvita

La canicule a aussi un impact sur les animaux de compagnie. Le vétérinaire Michel Pépin donne quelques conseils.

Les animaux de compagnie sont aussi susceptibles de souffrir de coups de chaleur. Dans un tel cas, les chiens comme les chats vont haleter, dit le vétérinaire Michel Pepin.

Le halètement est leur moyen de lutter contre la chaleur puisqu’ils n’ont pas de glandes sudoripares sur la peau comme les humains.

« Leur air climatisé, c’est vraiment en haletant. Alors quand ils commencent à avoir la langue qui sort et les muqueuses plus foncées, on pense qu’ils commencent à avoir des problèmes » a mentionné Michel Pépin en entrevue à ICI RDI.

De l’eau, de l’eau, de l’eau

Dans tous les cas de figure, le propriétaire d’un petit animal doit s’assurer qu’il a suffisamment d’eau à sa portée. Michel Pépin suggère de mettre une serviette mouillée sur l’abdomen de son chien ou des glaçons dans l’eau à boire. Le vétérinaire confie qu’il utilise même des « ice pack » enveloppés sur lesquels son chat aime se coller.

Il prévient qu’il ne faut pas rafraîchir un animal en le plongeant brusquement dans l’eau froide. Il est aussi inutile de raser son chien ou son chat. Le poil peut, au contraire, protéger les animaux du soleil.

Les animaux très jeunes, chiots et chatons, ou âgés sont plus vulnérables, selon le vétérinaire. Même chose pour les animaux qui ont un museau écrasé, comme les bouledogues et les pékinois.

Les chats s’adaptent mieux à la chaleur. Ils mangent moins, boivent plus et recherchent les surfaces rafraîchissantes. Ils peuvent vomir sans que cela porte à conséquence, affirme Michel Pépin.

Le vétérinaire rappelle qu’il ne faut jamais laisser un animal dans un véhicule par grande chaleur ni dans une pièce fermée, qui peut rapidement être surchauffée. Un animal inconscient ou comateux doit être amené à la clinique vétérinaire pour être réhydraté.

Enfin, les oiseaux sont aussi vulnérables en temps de canicule, le vétérinaire suggère de placer leur cage à l’abri du soleil.

En fait, par ces températures dit-il, seuls les poissons rouges et les lézards se portent bien!

https://ici.radio-canada.ca/

Un parasite menace les oiseaux dans les provinces de l’Atlantique


Pauvres oiseaux, encore une calamité leur tombe dessus, du moins sur les provinces de l’Atlantiques du Canada. Il semble que ce soient surtout les chardonnerets jaunes et le Roselin pourpré qui la bactérie vise. Si vous avez des mangeoires, cela serait une bonne idée de les nettoyer de temps à autre pour diminuer cette contamination, car les symptômes doit être un vrai supplice pour les oiseaux.
Nuage

 

Un parasite menace les oiseaux dans les provinces de l’Atlantique

 

La plupart des cas recensés concernent des roselins... (Photo archives La Presse)

La plupart des cas recensés concernent des roselins pourprés et des chardonnerets jaunes (photo).

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne

Des scientifiques ont été informés de dix cas non confirmés concernant des oiseaux atteints d’une maladie contagieuse en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick cette année.

Selon la pathologiste Megan Jones, du Réseau canadien pour la santé de la faune, des cas de trichomonose aviaire ont été observés depuis plusieurs années chez certaines espèces d’oiseaux, mais principalement depuis 2007 dans les provinces de l’Atlantique.

La plupart des cas recensés concernent des roselins pourprés et des chardonnerets jaunes.

Cette maladie est causée par un parasite microscopique qui s’attaque au bec et à la gorge des oiseaux, ce qui les empêche de respirer et d’avaler librement.

Les oiseaux infectés ont de la difficulté à voler et sont couverts de moisissures sur leurs plumes, autour de leur bec et sur leur poitrine. On peut aussi voir des croûtes de nourriture collée autour de leur bec.

Le parasite se propage principalement par la nourriture et l’eau. Megan Jones suggère aux gens de nettoyer régulièrement leurs mangeoires pour éviter la propagation du parasite.

Elle demande aux personnes qui observent des oiseaux malades ou morts de communiquer avec le Réseau canadien pour la santé de la faune afin que l’organisation puisse suivre l’évolution de la crise.

http://www.lapresse.ca

Les ratons laveurs urbains auraient un plus haut taux de sucre dans le sang


Ah ! Je suis septique !!. On le sait que les ratons laveurs fouillent dans les poubelles pour se nourrir. Ils semblent apprécier les restes alimentaires, humains. Une spécialiste en comportement animal à l’Université York ne croit pas que cela soit dommageable pour eux. Mais ces animaux deviennent obèses, je doute que ce soit des ratons laveurs en santé. Le mauvais gras, le sel n’est pas une alimentation souhaitable pour eux, enfin selon moi.
Nuage

 

Les ratons laveurs urbains auraient un plus haut taux de sucre dans le sang

 

Un animal, qui a des oreilles pointues, des moustaches et des pattes qui peuvent ressembler à des mains d'humain, semble nous regarder droit dans les yeux. Il a la moitié du corps sorti à l'extérieur d'une cabane en bois et il est photographié de face.

Les ratons laveurs qui mangent les restes de nourriture destinée aux humains ont un taux élevé de sucre dans le sang, avance une étude. Photo : Reuters/Ilya Naymushin

Il existe déjà plusieurs raisons de vouloir éloigner les ratons laveurs des déchets humains. Mais si vous en cherchiez une autre, en voici une nouvelle : les ratons qui consomment nos restes de table sont plus susceptibles d’être hyperglycémiques.

RADIO-CANADA AVEC CBC

Selon une étude menée par un groupe de chercheurs en Ontario, les ratons laveurs qui ont facilement accès à nos déchets alimentaires sont visiblement plus gros et ont une concentration de glucose plus élevée dans le sang que les ratons qui ne s’alimentent pas à partir de nos ordures.

Les chercheurs ont comparé les prélèvements sanguins de trois groupes de ratons laveurs : ceux vivant près du zoo de Toronto (qui ont aisément accès à nos détritus), ceux provenant d’une zone protégée (qui ont accès de façon modérée à nos déchets) et ceux vivant dans une zone agricole (qui ont peu accès aux restes de table).

Ils ont observé la présence d’hémoglobine glyquée dans le sang des animaux pour déterminer la concentration de sucre qui s’y trouve. Ils ont découvert que le taux d’hémoglobine glyquée des ratons laveurs urbains était plus du double de celui des ratons laveurs ruraux.

Ce constat ne surprend pas Suzanne MacDonald, spécialiste en comportement animal à l’Université York. Elle mesure depuis deux ans les ratons laveurs morts à Toronto et est déjà tombée sur un raton qui mesure un mètre et qui pèse 15 kilogrammes.

Ils mangent des produits très gras et très salés, comme nous le faisons. Ce n’est pas surprenant que les ratons laveurs ressemblent aux humains vivant dans les villes. Suzanne MacDonald, spécialiste en comportement animal à l’Université York

Malgré cela, Mme MacDonald estime qu’il est peu probable que ces mammifères développent des maladies chroniques liées à la forte concentration de sucre dans leur sang.

La majorité d’entre eux mourront d’un accident de la route d’abord, selon elle. « Ils n’ont pas de prédateurs dans la ville, alors leurs seuls ennemis sont les voitures, précise-t-elle. Je ne crois pas qu’ils vont avoir des problèmes gériatriques. »

Pourquoi s’intéresser aux ratons laveurs urbains?

L’auteur principal de l’étude, Albrecht Schulte-Hostedde, a eu l’idée de mener cette étude lorsque la population a réalisé que de nombreux ratons laveurs obèses vivaient désormais dans les villes.

« Vous n’avez qu’à taper « raton laveur obèse » dans Goggle, et il apparaîtra plein de nouvelles sur des ratons laveurs qui sont restés coincés dans des grillages ou dans des poubelles », ajoute le professeur en écologie évolutive à l’Université Laurentienne de Sudbury, en Ontario.

D’un point de vue évolutif, l’environnement urbain est un nouvel habitat pour ces mammifères. M. Schulte-Hostedde voulait donc découvrir les effets de la vie urbaine sur cette espèce.

« J’avais cette idée que les animaux qui vivent dans les villes pouvaient avoir les mêmes problèmes de santé que les humains, comme l’obésité, le diabète, les problèmes métaboliques, explique-t-il. C’est la première fois que l’on examine les effets de la consommation de résidus alimentaires par les animaux sur leur physiologie. »

Les chercheurs tenteront ensuite de déterminer si la nourriture des humains a des répercussions sur l’évolution de ces mammifères. Les calories qu’ils ingèrent pourraient, par exemple, augmenter leurs chances de reproduction.

« Si la graisse corporelle des ratons laveurs affecte positivement leur reproduction, cela pourrait encourager les villes à mieux gérer leurs déchets », affirme Albrecht Schulte-Hostedde.

Selon les informations de Brandie Weikle

https://ici.radio-canada.ca/

Rendre son chien vegan, une fausse bonne idée ?


Je ne me pose même pas la question pour chien ou un chat s’ils peuvent s’habituer à une alimentation vegan. Pourquoi vouloir dénaturer le mode alimentaire d’un animal, alors qu’il doit avoir une alimentation propre à son espèce ?
Nuage

 

Rendre son chien vegan, une fausse bonne idée ?

 

Rendre son chien vegan, une fausse bonne idée ?

Alors que la tendance vegan fait de plus en plus d’adeptes, certains propriétaires s’interrogent sur ce mode d’alimentation pour leurs animaux de compagnie : donner un régime vegan, donc sans viande, à un chien, est-ce bon pour lui ? Est-ce de la maltraitance ?

Le veganisme est une tendance intéressante. Partant d’un constat urgent, la maltraitance animale et l’exploitation des animaux, ce nouveau mode de vie tend à diminuer, voire à supprimer la consommation de produits d’origine animale. Notre espèce peut en effet se satisfaire d’un régime végétarien sans souffrir de grosses carences, mais qu’en est-il du chien ?

Pour le savoir, nous vous avons posé la question avant d’interroger notre expert : 

Le veganisme : un régime viable pour chien ?

Le chien n’est pas un carnivore strict, on dit qu’il est opportuniste. Cela signifie qu’il va manger en priorité des carcasses de viandes, mais aussi d’autres aliments (notamment des végétaux), qui entrent dans ses besoins alimentaires, mais en moindre proportion. Il s’adapte donc très mal à un régime exclusivement sans viande, car son organisme risque de générer des carences. Son tube digestif aura du mal à récupérer l’énergie dans les autres nutriments, et certains oligo-éléments ne seront plus apportés.

Un régime herbivore risque donc de générer des problèmes de maldigestion, avec une insuffisance en calories dans la ration, et une fonte musculaire pour compenser (l’animal détruit ses propres protéines pour fabriquer son énergie). Des phénomènes inflammatoires ou allergiques sont également à prévoir, comme on le constate avec les alimentations industrielles qui remplacent les protéines animales par des protéines végétales. Parfois, les conséquences de cette malnutrition ne s’observent que des mois, voire des années après.

Un chien vegan : est-ce de la maltraitance ?

L’autre constat dénoncé par la mode du veganisme est l’incohérence de notre alimentation par rapport à nos besoins. Et pour cause : cela fait très peu de temps que l’humain mange autant de viande, et ce n’est pas un régime réservé à toute la population. Cette habitude alimentaire est culturelle, mais ne renvoie pas à nos besoins naturels ; au contraire on a montré qu’elle est clairement excessive.

Donc vouloir appliquer ce principe au chien, en supposant que son alimentation habituelle répond aux mêmes problématiques, est en soi une bonne idée. En effet, on pourra reprocher à un certain nombre d’aliments industriels canins un déséquilibre par rapport aux besoins naturels.

Seulement, on ne part plus en chasse contre les protéines animales, et c’est même plutôt l’inverse ! Des polémiques récentes ont dénoncé l’utilisation de protéines végétales, bien moins chères, à la place des protéines animales. Les alimentations « naturelles » (dixit, plus cohérentes par rapport aux besoins) tendent donc vers un apport majoritaire de produits carnés, et peu transformés. Peut-on encore parler de veganisme dans ce cas ?

En tous cas, nourrir son chien avec des produits d’origine strictement végétale n’est sûrement pas une bonne idée. Le pire est que ce régime permettra au chien de survivre un certain temps, avant que les carences ne se manifestent : pas toujours évident de se rendre compte du problème, d’autant que les recherches diagnostiques en clinique négligent souvent l’alimentation. Et de toute façon, une fois les symptômes d’une carence avérée, c’est que le mal est déjà fait.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wami

https://wamiz.com/