Différences entre maladie cœliaque, sensibilité au gluten non cœliaque et allergie au blé


À moins d’être allergique au blé, il n’y a que 1 % qui ont la maladie coeliaque et 1 % qui serait intolérant au gluten. Donc, suivre un régime sans gluten pour les autres serait inutile qui en plus contiennent moins de fibre et de protéine comme régime sans compter qu’il y a des additifs sans compter qu’on utiles beaucoup la farine de riz, et le riz contient des métaux tel que l’arsenic et du mercure ….
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Différences entre maladie cœliaque, sensibilité au gluten non cœliaque et allergie au blé

 

La maladie cœliaque (intolérance au gluten), la sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC) et l’allergie au blé sont à distinguer.

Le gluten est un composé d’amidon et de protéines qui se trouve dans certains grains comme les différentes espèces de blé (blé dur, épeautre, kamut…), l’orge et le seigle, c’est-à-dire dans une multitude d’aliments comme le pain, les pâtes, les biscuits, les sauces, les plats préparés…

La maladie cœliaque (intolérance au gluten)

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque la muqueuse de l’intestin grêle après l’ingestion de gluten, chez une personne génétiquement sensible.

La maladie se manifeste par des symptômes gastro-intestinaux, tels que des douleurs abdominales, une diarrhée et des ballonnements.

Elle est diagnostiquée au moyen d’analyses sanguines, d’une biopsie de l’intestin grêle et d’un soulagement des symptômes suivant le retrait du gluten de l’alimentation.

Environ 1 % de la population serait affectée par la maladie cœliaque.

La sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC)

Dans la sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC), des personnes qui ne présentent pas les marqueurs sanguins, tissulaires, et génétiques de la maladie cœliaque ont des symptômes qui apparaissent peu de temps après l’ingestion de gluten et qui disparaissent suite au retrait du gluten de l’alimentation.

Elle se manifeste par des symptômes gastro-intestinaux similaires à la maladie cœliaque ainsi que des symptômes systémiques tels que fatigue, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires, problèmes cognitifs, perturbations de l’humeur…

Elle serait causée par des réactions immunitaires différentes de celles de la maladie cœliaque, expliquaient des chercheurs de l’Université Columbia dans la revue Gut en 2016.

Comme la maladie cœliaque, elle toucherait environ 1 % de la population, rapportaient ces chercheurs.

L’allergie au blé

L’allergie au blé figure parmi les allergies les plus fréquentes.

Les symptômes, rapporte Santé Canada, sont analogues à ceux d’autres allergies alimentaires : bouffée de chaleur au visage, urticaire ou éruption cutanée, rougeur et démangeaison de la peau, gonflement des yeux, du visage, des lèvres, de la gorge et de la langue, difficultés à respirer, à parler ou à avaler, faiblesse, crampes, diarrhée ou vomissements, chute de la tension artérielle, accélération du rythme cardiaque, évanouissement…

L’alimentation sans gluten

Contrairement à une croyance répandue, une alimentation sans gluten n’est pas plus saine pour les personnes qui n’en ont pas besoin. Au contraire, les aliments sans gluten contiennent généralement moins de fibres que les aliments au blé.

Ils contiennent aussi souvent beaucoup plus d’additifs et moins de protéines a rapporté une enquête du magazine « 60 millions de consommateurs » de l’Institut national français de la consommation.

Psychomédia avec sources : Santé Canada (allergie au blé), Santé Canada (maladie cœliaque).

http://www.psychomedia.qc.ca/

Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques


Beaucoup de produits sont maintenant offerts pour ceux qui suivent des régimes sans gluten. Le problème, c’est qu’ils contiennent des métaux dangereux tels que l’arsenic et le mercure.
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Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques

 

Le sans gluten, un régime alimentaire qui n'est pas sans risques

Le régime sans gluten est devenu très tendance.Photo Fotolia

La mode est au sans gluten, c’est indéniable. Aux États-Unis, un quart de la population estime déjà avoir consommé des aliments sans gluten, ce qui correspond à une hausse de 67 % en deux ans. Mais ce type de régime n’est peut être pas aussi sain qu’on ne le croit.

Les chercheurs ont découvert que ceux qui consomment des produits sans gluten (gluten free) sont exposés à des niveaux élevés de deux métaux nocifs pour la santé. En analysant les urines de participants, ils ont constaté un fort taux d’arsenic, un élément cancérigène ; et du mercure, un autre élément chimique dangereux pour la santé lorsqu’il est présent à fortes doses.

Ils existent de nombreuses versions sans gluten de céréales (pates, pain…). Pour remplacer le blé, les industriels utilisent le plus souvent de la farine de riz. Mais le riz est connu pour contenir jusqu’à dix fois plus d’arsenic que d’autres aliments.

DES TRACES DE MERCURE 70 % PLUS ÉLEVÉES

Des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago ont évalué l’urine de 73 participants. Ces derniers avaient entre 6 et 80 ans et tous avaient déclaré avoir mangé de la nourriture sans gluten sur une période de cinq ans.

Les niveaux de métaux toxiques étaient près de deux fois plus élevés, selon l’étude publiée dans la revue Epidemiology.

Les résultats ont montré que plus une personne avait consommé du sans gluten, plus elle avait des concentrations élevées d’arsenic dans son urine. Les traces de mercure étaient 70 % plus élevées qu’une personne qui ne suit pas de régime sans gluten.

L’auteur de l’étude, le docteur Maria Argos, a déclaré: «Ces résultats indiquent qu’il pourrait y avoir des conséquences imprévues pour ceux qui suivent un régime sans gluten».

Cependant, elle a ajouté que d’autres recherches sont encore nécessaires pour déterminer les conséquences à long terme sur la santé de la présence de ces deux métaux dans notre corps.

http://fr.canoe.ca/

Les produits sans gluten ne sont pas forcément meilleurs pour la santé


    Le régime sans gluten est assez compliqué pour ceux qui doivent le suivre, même si bien des produits sont maintenant sur le marché. Ces produits commerciaux ne sont pas toutefois meilleurs pour la santé. Donc, à moins que ce soit un avis médical…. s’abstenir de suivre ce régime sans être suivi
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    Les produits sans gluten ne sont pas forcément meilleurs pour la santé

     

    GLUTEN FREE

    Le HuffPost  |  Par Sandra Lorenzo

    Pourquoi arrête-t-on le gluten? À cette question, seules deux réponses sont reconnues par la médecine: parce que l’on est allergique ou intolérant, autrement dit atteint de la maladie cœliaque, soit 1% de la population française. Pour maigrir, pour manger plus sain, pour avoir de meilleures performances physiques, voilà ce qui pousse certainement plusieurs personnes à enlever le gluten de leur alimentation.

    Cette protéine naturellement présente dans le blé, l’avoine, le seigle et l’orge est utile pour donner de l’élasticité à la pâte et de la texture. On trouve du gluten dans le pain, les pâtes, les gâteaux mais aussi certains produits alimentaires industriels comme les chips et les sauces.

    Moins de fibres et de protéines

    Pour réaliser des pâtes ou du pain sans gluten, il ne suffit pas d’enlever cette protéine. Pour pouvoir pétrir les pâtes, les industriels sont donc obligés de rajouter des émulsifiants et des épaississants. Des ajouts qui allongent considérablement la liste des ingrédients. Ainsi, le magazine constate qu’entre une pâte brisée classique et son pendant « sans gluten », pas moins de neuf ingrédients ont été ajoutés comme du sucre, de l’alcool, de la gomme xanthane ou encore de l’acidifiant.

    Dans les apports nutritionnels, la suppression du gluten a aussi de sérieuses conséquences. Dans les gâteaux, les pizzas et le pain de mie étudiés par le magazine, les compositions démontrent qu’on y trouve moins de protéines et de fibres que dans les produits conventionnels. Les farines utilisées sont naturellement moins riches en protéines que la farine de blé et les recettes sont très différentes. Ainsi, dans un paquet de pain mie conventionnel, on trouve 8,3g de protéines, contre 2,6g de protéines pour un pain de mie sans gluten.

    L’éviction complète du gluten est une obligation pour les personnes allergiques au gluten ou souffrant de la maladie cœliaque.

    —————————————————————-L’allergie pure au gluten est très rare

L’allergie au gluten est une pathologie assez rare. Les personnes en souffrant peuvent être diagnostiquées assez facilement car la réaction allergique intervient immédiatement après l’ingestion d’un produit contenant du gluten. Elle se manifeste par des problèmes respiratoires et/ou digestifs et peut aller jusqu’à provoquer des œdèmes. Contrairement à l’intolérance, l’allergie ne détruit pas la paroi de l’intestin grêle.

L’intolérance au gluten reste difficile à diagnostiquer

L’intolérance au gluten est aussi appelée maladie cœliaque. Cette maladie peut se déclarer à n’importe quel moment de la vie. Elle est très difficile à diagnostiquer car les symptômes peuvent être multiples. La maladie cœliaque détruit progressivement la paroi de l’intestin grêle peut avoir de très graves conséquences si le patient ne suit pas à vie un régime sans gluten.

Il ne faut pas arrêter le gluten sans avoir fait des tests au préalable

Attention, avant de se lancer dans un tel régime il faut avoir subi plusieurs tests médicaux. Une prise de sang d’abord pour vérifier le taux d’anticorps anti-transglutaminase IGA. Si celui-ci est très élevé, il faudra procéder à une endoscopie pour faire une biopsie de la paroi intestinale. Si le patient élimine le gluten de son alimentation avant de passer ces tests, la maladie sera impossible à diagnostiquer.

L’hypersensibilité est encore très peu étudiée par la médecine

L’hypersensibilité au gluten fait débat dans le milieu scientifique. Les hypersensibles sont des patients qui ont subi des tests parce qu’ils présentaient des symptômes de la maladie cœliaque sans que les médecins n’y détectent la présence d’anticorps caractéristiques de l’intolérance au gluten. D’autre part, ces personnes réagissent au gluten bien plus rapidement que les intolérants. Jusqu’à aujourd’hui, peu d’études scientifiques se sont intéressées à l’hypersensibilité au gluten.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?


L’intolérance au gluten touche ceux qui souffrent de maladie coeliaque, mais c’est devenu une mode alimentaire et souvent non confirmer par un médecin. Il semble que cette mode touche aussi les animaux tels que les chiens. Alors qu’en réalité, qu’une seule race de chien peut être touchée par cette allergie alimentaire. Des propriétaires semblent décider autrement alors qu’encore, c’est le vétérinaire le mieux placé pour faire ce genre de diagnostique
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Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?

 

Setter Irlandais

Rémi Froment

 

Nous discutions d’allergie alimentaire chez nos animaux dans notre précédent billet. Le «sans-gluten» envahit sans aucun doute les rayons des épiceries. Une allergie alimentaire au gluten est bien reconnue chez l’homme. Qu’en est-il chez le chien? Quel crédit apporter au «sans-gluten» parmi les aliments industriels destinés à nos compagnons?

Aucun modèle animal ne reproduit exactement la maladie céliaque humaine. Les modèles étudiés incluent le chien, le singe, le rat et la souris. Chacun présente des particularités en ce qui concerne les mécanismes immunitaires responsables de l’allergie. Interprétées ensemble, ces informations permettent de mieux comprendre la maladie chez l’homme.

Le gluten c’est quoi?

Lorsque l’on parle de gluten, on réfère à un groupe de protéines qui se trouvent naturellement dans le blé, l’orge et le seigle. Ces protéines ont des propriétés visco-élastiques intéressantes (liant naturel) dans l’industrie agroalimentaire. Parmi ces protéines, la gliadine attire particulièrement l’attention en raison de ses propriétés immunogènes.
Aujourd’hui le gluten est également utilisé «seul» c’est-à-dire isolé du blé.
Sa nature protéique lui donne des propriétés nutritives intéressantes.

La maladie coelique chez l’homme

Chez l’homme la maladie cœliaque (allergie au gluten) se manifeste par des signes digestifs et cutanés.

La destruction de l’épithélium digestif est responsable d’une mauvaise absorption du contenu alimentaire. Il s’agit del’entéropathie sensible au gluten.

La démangeaison cutanée est liée à une inflammation de la peau secondaire à un dérèglement immunitaire. Il s’agit de la dermatite herpétiforme. D’autres symptômes sont possibles.

D’importants mécanismes immunitaires se cachent derrière cette maladie. Dans certains cas l’individu affecté ne développe jamais de tolérance immunologique pour le gluten; dans d’autres cas, cette tolérance est perdue. Les perturbations peuvent avoir lieu à plusieurs niveaux. Le MHCII, un système de présentation des antigènes par certaines cellules (lymphocytes B et cellules dendritiques entre autres) est mis en cause avec une prédisposition génétique. L’assemblage de ce complexe dépend de plusieurs gènes. Plusieurs copies de ces gènes existent. Deux copies doivent s’assembler pour donner une combinaison fonctionnelle du MHCII. Des combinaisons particulières de ces copies peuvent prédisposer à une réponse inappropriée du système immunitaire et hypersensibiliser l’organisme contre le gluten. D’autres mécanismes existent.

L’allergie au gluten chez le chien

Le setter irlandais est la seule race de chien naturellement reconnue sensible au gluten. Cependant, un chien d’une autre race pourra occasionnellement présenter une sensibilité au gluten.

Le setter irlandais allergique montrera comme chez l’homme une diarrhée dépendante au gluten. Celle-ci est causée par une atrophie des villosités intestinales après exposition au gluten. Cette altération morphologique de l’épithélium digestif s’accompagne d’une infiltration marquée en profondeur de lymphocytes (cellules inflammatoires) de type T. Une manifestation cutanée n’est pas classique.

Il a été prouvé que le MHCII n’est pas mis en cause chez le Setter Irlandais. La réponse immunitaire anormale est purement «innée». Seules les cellules en première ligne de la réponse immunitaire et les lymphocytes T sont responsables du dérèglement. Il n’y a pas d’augmentation des anticorps anti-gliadin dans le sang (pas de sélection/amplification d’une réponse impliquant les lymphocytes B.) Cette différence fait du chien un modèle incomplet pour bien comprendre la maladie coeliaque chez l’homme.

Conclusion

Seul le Setter Irlandais démontre une allergie au gluten reconnue avec manifestation digestive (diarrhée). On peut se demander le bien-fondé d’exclure systématiquement le blé et le gluten des aliments industriels pour les autres races de chien.

Comme chez l’homme l’alimentation pour les animaux suit les «tendances santé» du moment.

La composition des aliments est transparente et se retrouve sur l’emballage. Les compagnies d’alimentation vétérinaires (Hills, Royal-Canin, Purina…) ont fait des choix concernant cette utilisation. Leurs arguments peuvent être trouvés en ligne sur leur site web.

En cas de doute et si votre chien présente des signes, l’avis d’un vétérinaire reste essentiel.

Par Rémi Froment, Pathologiste Vétérinaire.

Principales sources:

1. Marietta EV, Murray JA. Animal models to study gluten sensitivity. Seminars in immunopathology 2012.

2. Polvi A, Garden O, Houlston R, Maki M, Batt R, Partanen J. Genetic susceptibility to gluten sensitive enteropathy in Irish setter dogs is not linked to the major histocompatibility complex. Tissue Antigens. 1998.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

Régime sans gluten : les médecins craignent les carences alimentaires


Quand un régime veut enlever une catégorie d’aliment, mieux vaut s’en méfier sauf si c’est une nécessité médicale. Et si des personnes le font quand même, mieux vaut s’assurer d’avoir un substitut pour ne pas avoir des carences
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Régime sans gluten : les médecins craignent les carences alimentaires

 

Régime sans gluten : les médecins craignent les carences alimentaires

A la recherche du régime miracle, trop de personnes suivent un régime sans gluten sans connaître les risques pour la santé de ce mode d’alimentation.

Il y a quelques mois, les médecins américains avaient déjà tiré la sonnette d’alarme : le régime sans gluten, considéré comme un régime miracle depuis que l’actrice Gwyneth Paltrow en a vanté les mérites dans un livre, n’est pas forcément bon pour la santé. Chez les personnes qui n’ont pas de réelle intolérance, il peut en effet provoquer des carences.

Pour éviter les déséquilibres alimentaires, il ne faut pas se contenter d’arrêter de manger des aliments qui en comportent. Il faut aussi les substituer par des aliments sans gluten équivalents, exactement comme une personne atteinte de la maladie coeliaque.

D’origine génétique, la maladie cœliaque est une atteinte inflammatoire de l’intestin grêle entraînant principalement des troubles du transit .

« Pour soulager ces symptômes, le seul moyen est de supprimer le gluten. Il s’agit d’un régime strict à suivre toute la vie », souligne le Pr Bruno Bonaz, gastro-entérologue.

Le gluten est une protéine présente dans les céréales (blé, orge, seigle…). « Il est utilisé en tant qu’additif dans certains aliments, comme la charcuterie ou les sauces », précise le Pr Bonaz. Les plats préparés, les pâtes , les viennoiseries, le pain… sont donc tous proscrits.

Autant ce régime est approprié pour les personnes réellement intolérantes au gluten, autant il est à suivre avec précaution par les personnes adeptes d’un « régime sans » à la recherche d’un simple confort digestif. C’est en tous cas ce que conseillent les médecins et les nutritionnistes. Les aliments sans gluten raffinés étant pauvres en vitamines et en minéraux essentiels, il faut penser à rééquilibrer l’alimentation et compenser ces manques avec des compléments en vitamines et en minéraux, comme le font les personnes atteintes de la maladie coeliaque.

http://www.topsante.com

Le gluten est toujours peu connu du public


Le sans gluten est une mode que je ne comprends pas vraiment. Bien que certaines personnes soient intolérantes ou souffrent d’une maladie cœliaque, les autres n’ont pas besoin d’éviter certains aliments contenants du gluten. En tout cas, cela doit faire l’affaire de certaines compagnies d’alimentation, car c’est payant pour eux
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Le gluten est toujours peu connu du public

 

Le gluten est toujours peu connu du public

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La référence «sans-gluten» présente sur les emballages peut faire penser à certains consommateurs qu’ils optent pour un produit plus sain. Mais à en croire une étude menée par des spécialistes en nutrition de l’université de Floride, ce n’est pas forcément le cas.

La directrice de l’étude, Karla Shelnutt, explique que le régime sans-gluten a la cote auprès des femmes qui cherchent à affiner leur silhouette. Un choix pas forcément judicieux si elles ne sont pas atteintes de maladie cœliaque ou d’intolérance au gluten, qui n’affectent que 1 % de la population.

Les aliments sans gluten manquent souvent de vitamines et de minéraux essentiels, note la chercheuse, c’est pour cela que les personnes intolérantes se voient prescrire des compléments de vitamines et adoptent une alimentation très équilibrée.

«Le problème est que de nombreuses femmes bien portantes choisissent le régime sans gluten parce qu’elles pensent qu’il est plus sain et qu’il peut les aider à perdre du poids», commente Karla Shelnutt.

Elle ajoute que certaines de ces femmes évitent les céréales riches en acide folique qui est pourtant essentiel à la santé féminine.

L’équipe de chercheurs a mené une étude sur une journée pour jauger l’intérêt des consommateurs pour les produits sans gluten et leur perception d’une telle alimentation via des dégustations et des questionnaires.

Il ressort que, sur la centaine de personnes interrogées (hommes et femmes confondus), un tiers pensaient que les produits sans gluten étaient meilleurs pour la santé que les aliments traditionnels, ce qui a étonné l’équipe de chercheurs qui s’attendait à des chiffres plus bas.

Près de 60 % des participants pensaient que le régime sans gluten pouvait traiter certains troubles médicaux et 35 % pensaient que ce type d’alimentation pouvait améliorer la digestion.

De plus, 31 % des personnes interrogées pensaient que ce régime était «plus sain» et 32 % croyaient que les médecins prescrivaient des aliments sans gluten pour perdre du poids et améliorer l’alimentation dans son ensemble.

Mais le professeur Shelnutt note que si le fait d’éviter le gluten entraîne une perte de poids, c’est parce que l’on réduit aussi son apport en glucides.

La chercheuse a cependant reconnu que même s’il peut donner une idée de ce que les Américains pensent, un groupe de participants d’à peine 100 personnes n’est pas un panel assez représentatif de la population.

L’industrie spécialisée des produits alimentaires sans gluten a crû de 44 % entre 2011 et 2013 pour atteindre les 10,5 milliards $ de chiffre d’affaire à en croire des données de l’analyste Mintel. Ce dernier estime même que les ventes de ce secteur pourraient dépasser les 15 milliards $ d’ici 2016.

Cette étude est parue dans le dernier numéro du Journal of Nutrition Education and Behavior.

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Le Saviez-Vous ► 8 choses que les experts en nutrition souhaiteraient que vous arrêtiez de dire à propos des aliments


Nous avons souvent des recherches qui disent que tel aliment est bon et une autre recherche qui dit le contraire. Puis viens le terme sans gluten, détox etc qui sont très à la mode qui donnent des clés pour les publicités en donnant l’impression que nous faisons les bons choix
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8 choses que les experts en nutrition souhaiteraient que vous arrêtiez de dire à propos des aliments

 

Traduction par Bernard Lavallée, nutritionniste et auteur du blogue Le nutritionniste urbain

Alors qu’un jour votre tasse de café matinale semble une excellente idée pour votre santé, le lendemain, elle pose soudainement trop de risques. Même les consommateurs les mieux renseignés peuvent facilement devenir confus entre l’évolution constante de la recherche et les fortes opinions de personnalités importantes.

Et quand le marketing alimentaire est ajouté au mélange, ce qui est blanc et ce qui est noir devient encore plus gris. Emballer des aliments avec des mots comme «biologique», «naturel» ou «léger» nous donne volontairement l’impression qu’il s’agit d’un produit nutritif, alors qu’en réalité, il y a peu de règles qui définissent formellement ce que ces termes signifient.

«Il y a tellement de désinformation par rapport à la nutrition», dit Julie Upton de Appetite for Health, «et lorsque vous ajoutez à ce fait que les compagnies utilisent souvent des descripteurs qui procurent un ‘’halo santé’’ pour vendre des produits, il n’est pas étonnant que les consommateurs soient confus par rapport à ce qui est vraiment bon pour la santé.»

Pour aider à lever le voile sur cette confusion, nous avons demandé à un groupe d’experts en nutrition de discuter des concepts de saine alimentation que nous utilisons le plus souvent à mauvais escient. Voici huit des pires contrevenants.

  • 1«Détox»

  • Flickr:Robert Gourley

    «Si je pouvais effacer un mot du dictionnaire alimentaire, ce serait « détox ». L’idée que certains aliments ou nutriments permettent d’accélérer ou d’améliorer le processus de désintoxication de votre corps est tout simplement ridicule. La meilleure façon d’aider votre corps à se débarrasser des toxines est d’en consommer moins.» –Monica Reinagel, MS, LDN, CNS, Blogueuse pour le HuffPost et auteure de Nutrition Diva’s Secrets for A Healthy Diet

  • 2 Les «bons» et les «mauvais» aliments

    Flickr:Jim Larrison

    «Je n’aime pas dire qu’il y a de bons et de mauvais aliments. Je ne dis pas les frites ne sont pas bourrées de calories, de gras et de sodium ou que la crème glacée n’est pas riche en calories, en gras et en sucre, mais dire qu’ils sont de « mauvais » aliments provoque un sentiment de culpabilité chez ceux qui aiment ces aliments réconfortants. Manger et profiter de la nourriture — même les aliments qui ne sont pas les plus nutritifs — ne devrait jamais être associé à de la culpabilité ou de la honte. Manger devrait être l’un des grands plaisirs de la vie! Et si vous apprenez à manger avec plaisir, vous pouvez même vous sentir plus satisfaits avec moins de nourriture.» –Elisa Zied, MS, RDN, CDN, auteure de Younger Next Week

  • 3 «Propre»

    Flickr:notyourstandard

    «Tout le monde parle des aliments « propres », d’une alimentation « propre », mais il n’y a absolument pas de définition de ce que « manger propre » signifie. Beaucoup d’athlètes utilisent le terme « propre » comme synonyme de manger des vrais aliments, des aliments naturels, et de laisser tomber les aliments transformés. Je pense que cela fait sens, mais je ne sais pas pourquoi nous ressentons le besoin de l’appeler « propre » plutôt que saine alimentation. Je commence à voir des compagnies qui disent que leurs produits transformés sont faits à partir d’ingrédients « propres », donc pour moi c’est un terme qui est vide de sens. Quand j’entends mes amis utiliser ce terme, je me dis « Vous vous êtes faits avoir! ».» —Julie Upton, MS, RD, CSSD, Appetite for Health

  • «J’évite l’expression « manger propre ». Je comprends que les gens utilisent le terme pour décrire une alimentation qui comprend des aliments de haute qualité, non transformés et peut-être même biologiques et cultivés localement, et je salue leurs efforts pour manger des aliments nutritifs. Toutefois, j’ai du mal avec l’étiquette « manger propre » parce que c’est comme dire que si vous ne mangez pas « propre », c’est que vous mangez « sale ». De plus, manger « propre » n’est pas synonyme d’une alimentation équilibrée. Même si j’ai essayé de supporter le terme « manger propre », je sens une certaine honte qui l’accompagne. Par exemple, des gens peuvent se sentir coupable de ne pas pouvoir « manger propre » parce que le coût est trop élevé ou que ce n’est pas pratique. J’ai parfois l’impression que les « mangeurs propres » les plus extrêmes regardent de haut les gens qui ne mangent pas de la même manière qu’eux et qu’ils utilisent ce terme pour se définir plutôt que pour définir leur alimentation. J’aimerais tellement qu’on puisse laisser tomber les étiquettes alimentaires et essayer de manger le moins d’aliments transformés possible, toujours dans le cadre d’une alimentation équilibrée que l’on peut se permettre monétairement et qu’on peut suivre à long terme.» —Elizabeth M. Ward, RD, auteure de MyPlate for Moms, How to Feed Yourself & Your Family Better

  • 4 «Faible en glucides»

    Flickr:WordRidden

    «Ce qui vient le plus me chercher, c’est quand les gens me disent que leur alimentation est « faible en glucides », ou [qu’ils disent] « Je ne mange pas de sucre.  » Je demande toujours: « Qu’est-ce que cela signifie pour vous?  » Je me retrouve tout le temps à expliquer que les glucides sont dans plusieurs groupes alimentaires. Il y a des grammes de glucides (dont du sucre) dans le pain, les produits céréaliers et les fruits, mais aussi dans d’autres aliments auxquels vous ne pensez pas comme le yogourt non sucré et les légumes. Une fois les principes de base en science des aliments expliqués, le concept « faible en glucides » auquel plusieurs prétendent adhérer n’est plus si exact.» –Marjorie Nolan Cohn, MS, RD, CDN, ACSM-HFS, Porte-parole nationale pour l’Academy of Nutrition & Dietetics et auteure de Belly Fat Fix

  • 5 «Sans gluten»

    Flickr:USDAgov

    «Beaucoup des gens qui vantent les mérites d’éliminer le gluten de l’alimentation ne savent même pas ce qu’est le gluten — et il y a peu de preuves que ceux qui n’ont pas la maladie cœliaque (seulement un petit pourcentage de la population) bénéficient d’un régime sans gluten.» –Katherine Brooking MS, RD, Appetite for Health

  • 6 «Les fruits contiennent trop de sucre»

    Flickr:srqpix

    «Bien que les fruits contiennent du sucre naturel, ce dernier est accompagné d’excellents nutriments tels que la vitamine C et les fibres. Les raisins sont un de mes fruits préférés. Ils contiennent [environ 100] calories par tasse et sont riches en antioxydants et en vitamine K. Il est naturel d’aimer les aliments sucrés. Satisfaire notre envie de sucre avec des fruits plutôt que des bonbons est donc une bonne idée. Essayez de viser deux tasses ou deux fruits par jour.» –Dawn Jackson Blatner, RDN, CSSD, LDN, blogueuse pour le HuffPost et auteure de The Flexitarian Diet

  • 7 «Le déjeuner est le repas le plus important de la journée»

    Flickr:Matthew Murdoch

    «NON! Tous les repas sont importants pour des raisons différentes. Chacun d’eux joue un rôle pour vous garder alerte et au sommet de votre forme.» –Joy Bauer, MS, RDN, expert en santé et en nutrition pour le Today show et fondatrice de Nourish Snacks

  • 8 «Fait avec des aliments simples»

    Flickr:JonWestra

    «C’est populaire auprès de marques qui disent des choses comme « fait avec des ingrédients que vous pouvez voir et prononcer. » Nous savons tous ce que simple veut dire, mais « simple » est maintenant un terme marketing qui apparaît sur les tablettes des supermarchés. Les aliments « simples » semblent plus sains et peuvent vous faire croire que vous achetez quelque chose qui est meilleur pour vous et votre famille. Je suis pour les aliments à ingrédient unique, comme les pommes, les bananes, le brocoli, les noix, les œufs, les viandes maigres et les poissons, pour n’en nommer que quelques-uns. Ils représentent la plus simple expression des aliments, sont bourrés de nutriments et fournissent plusieurs bienfaits à la santé. Nous serions tous en meilleure santé et nous vivrions plus longtemps si nous mangions des aliments à ingrédient unique la plupart du temps. Les nouveaux aliments « simples » dont je parle sont des choses comme de la crème glacée, des biscuits, des bonbons, du beurre et d’autres aliments qui peuvent ne contenir que quelques ingrédients. Le problème, c’est que bien que ces ingrédients soient simples et naturels, ils ne fournissent pas beaucoup de nutriments bénéfiques. Je parle ici du sucre, de la crème, du sel et de l’huile. Il ne manque pas du tout de ces ingrédients « simples » dans le régime alimentaire américain typique, alors les positionner comme un bonus pour la santé est faux.» –Upton

http://quebec.huffingtonpost.ca