Sans-gluten : des produits gras et sucrés qui augmentent les risques d’obésité


Sans avoir eu une confirmation médicale pour commencer une restriction d’un régime sans gluten, cela pourrait entraîner de multiples problèmes et de carences. De plus, les produits vendus sans gluten ne sont pas nécessairement plus santé, car il semble qu’elles contiennent plus de gras et plus de sucre … Ce qui est tout autant néfaste pour les enfants avec la consommation de céréales, biscuits et autres
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Sans-gluten : des produits gras et sucrés qui augmentent les risques d’obésité

 

Les aliments sans gluten peuvent contenir jusqu’au double de graisses que les produits classiques. Les scientifiques appellent l’industrie alimentaire à trouver des alternatives plus saines.

De plus en plus de chercheurs pointent du doigt l’inutilité, voire l’effet néfaste, d’une alimentation sans gluten pour les personnes qui ne souffrent pas de la maladie coeliaque, soit environ 1% de la population française. Et d’après une récente étude espagnole présentée lors de la conférence annuelle de l’European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition, ce type de régime pourrait aller jusqu’à favoriser l’obésité.

En effet, les produits utilisés pour substituer le gluten contiennent plus de graisses et de sucres que les aliments originaux. Les scientifiques ont analysé et comparé la composition de 655 aliments classiques avec 654 produits équivalents sans gluten. Ils ont ainsi remarqué que le pain sans gluten contient le double de graisses, en moyenne, par rapport au pain avec gluten. Même constat pour les biscuits. Et les pâtes seraient plus sucrées que leur version conventionnelle. Tous ces produits sont donc plus gras ou plus sucrés, et contiennent également beaucoup moins de protéines.

Les risques de carences

« Il est de la responsabilité de l’industrie alimentaire de produire ce type de produits sans gluten provenant d’autres matériaux qui sont beaucoup plus sains ou ont un profil nutritionnel amélioré que les matières premières actuelles utilisées, comme la farine de maïs ou l’amidon de pomme de terre », indique Calvo Lerma, l’un des auteurs de l’étude.

Les enfants seraient particulièrement à risque, en raison de leur consommation de biscuits et de céréales de petit-déjeuner.

Les chercheurs mettent donc en garde les personnes qui adoptent ce type d’alimentation :

« Une fois que vous entrez dans le territoire de restrictions alimentaires sans symptômes médicaux, alors vous courez le risque de manquer des vitamines ou des différents minéraux sans vous en rendre compte. »

http://www.santemagazine.fr

Êtes-vous cœliaque ou plutôt sensible au gluten?


Beaucoup de gens prétend d’être intolérant au gluten. Il est préférable que le diagnostique par des médecins le confirme ou l’infirme et être guidé par des gens compétents en nutrition pour éviter des carences. De plus ceux qui veulent maigrir, enlever le gluten n’est pas la solution pour les mêmes raisons
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Êtes-vous cœliaque ou plutôt sensible au gluten?

 

NO BREAD

HuffPost Québec  |  Par Catherine Lefebvre

Maintenant que le raz de marée des aliments sans gluten est passé et que nous avons arrêté de nous autodiagnostiquer une intolérance au gluten dès que nous avons du mal à digérer, que reste-t-il de la maladie coeliaque?

C’est maintenant plutôt bien connu, le gluten est la protéine majoritairement retrouvée dans le blé et les céréales de la même famille, l’épeautre, le kamut, l’orge et le seigle. L’avoine en est souvent contaminée par les céréales contenant du gluten dans les usines de transformation. Le gluten est responsable des troubles gastro-intestinaux dont souffrent les personnes atteintes de la maladie coeliaque, touchant environ 1% de la population. À noter qu’elle est plus fréquente chez les personnes atteintes de diabète de type 1, de maladies auto-immunes de la glande thyroïde et du foie, et d’arthrite rhumatoïde juvénile.

Le gluten peut aussi être en cause chez les personnes souffrant de sensibilité au gluten non coeliaque (SGNC) qui s’apparente souvent au syndrome du côlon irritable (SCI). Les symptômes de la SGNC peuvent se manifester autrement que sous forme de maux gastro-intestinaux. Bien que ses causes et son mécanisme d’action ne soient pas encore tout à fait bien compris, nous savons maintenant qu’elle toucherait de 3 à 6% de la population. Parmi ses symptômes les plus fréquents au-delà de ceux gastro-intestinaux, notons l’eczéma, la fatigue, les maux de tête et la dépression.

Les personnes souffrant de SGNC peuvent également être sensibles à d’autres irritants, aussi connus sous l’acronyme FODMAP (fermentable, oligo-, di-, monosaccharides and polyols). Cela regroupe entre autres les fructanes (ex. : inuline), le fructose, le lactose, le sorbitol et le xylitol. Ces différents types de sucres se retrouvent un peu partout dans l’alimentation, notamment dans les légumineuses, certains fruits et légumes, le miel, les produits laitiers, les bonbons et la gomme à mâcher sans sucre. Depuis quelques années, la diète FODMAP fait suite à l’alimentation sans gluten pour aider à apaiser les nombreux malaises gastro-intestinaux dont souffrent plusieurs d’entre nous. À voir la quantité d’aliments riches en FODMAP, il est tout à fait recommandé de consulter un(e) nutritionniste pour nous guider convenablement dans ce processus laborieux.

De plus, il est toujours préférable de consulter notre médecin afin d’obtenir le bon diagnostic, plutôt que d’entreprendre un virage alimentaire restrictif. Il serait dommage d’enlever plusieurs céréales et autres aliments de notre alimentation, sans que cela soit nécessaire. Si le retrait du gluten est toutefois pertinent, consultez le site de la Fondation québécoise de la maladie coeliaque, afin d’obtenir des informations crédibles et de bons outils pour adapter votre alimentation correctement. www.fqmc.org

Vrai ou Faux?

La maladie cœliaque se guérit grâce à un régime sans gluten. FAUX. Il n’existe aucun médicament guérissant la maladie cœliaque. Le régime sans gluten est actuellement la seule façon de contrôler la maladie cœliaque. Il nécessite d’être suivi de façon stricte et pour la vie ce qui permet de prévenir les symptômes et les complications à long terme.

Le régime sans gluten fait maigrir. FAUX. C’est plutôt en bannissant plusieurs produits alimentaires ultra transformés, riches en gras et/ou en sucre (pâtisseries, pizza, etc.) parallèlement avec un changement global d’habitudes de vie que survient en général une perte de poids après l’adoption d’un régime sans gluten.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► 6 idées reçues sur l’alimentation qui sont fausses


Les tendances alimentaires ne sont pas nécessairement mieux pour la santé, et pour la santé du coeur. Une alimentation équilibré et varié est un atout important pour la santé …
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6 idées reçues sur l’alimentation qui sont fausses

 

6 idées reçues sur l'alimentation qui sont fausses

Il y a beaucoup de désinformation dans le domaine de la nutrition.Photo Fotolia

Venant tempérer les tendances récentes nous encourageant par exemple à manger des œufs au petit-déjeuner, une nouvelle étude publiée lundi s’est fixé comme objectif de passer au crible certaines des dernières modes alimentaires afin d’en finir avec la confusion régnant autour des meilleures façons de réduire le risque de maladie cardiaque.

Menée par Andrew Freeman, médecin et directeur de la prévention et du bien-être cardiovasculaire au service de cardiologie de l’hôpital National Jewish Health de Denver (Colorado), cette méta-étude consistait à examiner 25 études préalables afin d’en dégager les grandes lignes concernant plusieurs tendances nutritionnelles récentes.

«Il y a beaucoup de désinformation dans le domaine de la nutrition, notamment au sujet des gélules antioxydantes, du « juicing » ou des régimes sans gluten», explique Andrew Freeman. «Il existe toutefois un certain nombre d’habitudes diététiques qui ont clairement démontré leur efficacité dans la réduction des risques de nombreuses maladies chroniques, notamment la maladie coronarienne.»

Les résultats de l’étude tordent le cou à certaines des modes récentes en matière d’alimentation, mais témoignent également du «consensus de plus en plus large selon lequel un régime basé sur les légumes verts à feuilles, les céréales complètes, les légumineuses et les fruits apporte les meilleures améliorations sur le plan de la santé cardiaque».

Voici, selon l’étude, ce qui est idée reçue à combattre, ou au contraire recommandation à suivre :

LES OEUFS

Contrairement aux recommandations actuelles, l’étude conseille de limiter la quantité d’oeufs dans l’alimentation, et de tout autre aliment riche en cholestérol.

LES HUILES VÉGÉTALES

L’huile de noix de coco et l’huile de palme, riches en acides gras saturés qui augmentent la cholestérolémie, doivent être limitées, voire complètement abandonnées, car trop peu d’études conseillent une consommation régulière. En revanche, l’huile d’olive vierge extra est la meilleure pour le coeur, selon l’étude, mais attention à sa teneur en calories.

LES BAIES ET FRUITS ROUGES

Trois fois par semaine, ils apportent assez d’antioxydants et sont préférables aux compléments alimentaires. Les fruits et légumes sont la meilleure source d’antioxydants pour réduire le risque de maladie cardiaque ; à l’inverse, les données sont insuffisantes pour conclure que les antixoydants pris sous forme de compléments alimentaires améliorent la santé cardiaque.

LES NOIX ET AUTRES FRUITS À COQUE

30 g par jour permettent également d’améliorer la santé du coeur. Mais la taille des portions est importante, car les noix, amandes et autres fruits à coque sont très caloriques.

LE «JUICING»

Attention avec cette mode récente. Les jus de fruits et de légumes utilisés dans le «juicing» sont sans pulpe et donc plus caloriques. Il est préférable de consommer des fruits et légumes entiers. Mais si l’on désire vraiment boire leur jus, il faut éviter d’y ajouter du miel, très sucré et très calorique.

LE GLUTEN

Si l’on ne souffre ni de maladie coeliaque ni d’une véritable allergie au gluten, il n’y a pas de raison de s’en passer: la plupart des affirmations selon lesquelles un régime sans gluten est meilleur pour la santé ne sont en effet pas basées sur des faits scientifiques.

Les résultats de l’étude sont publiés sur le site du Journal of the American College of Cardiology.

http://fr.canoe.ca

Différences entre maladie cœliaque, sensibilité au gluten non cœliaque et allergie au blé


À moins d’être allergique au blé, il n’y a que 1 % qui ont la maladie coeliaque et 1 % qui serait intolérant au gluten. Donc, suivre un régime sans gluten pour les autres serait inutile qui en plus contiennent moins de fibre et de protéine comme régime sans compter qu’il y a des additifs sans compter qu’on utiles beaucoup la farine de riz, et le riz contient des métaux tel que l’arsenic et du mercure ….
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Différences entre maladie cœliaque, sensibilité au gluten non cœliaque et allergie au blé

 

La maladie cœliaque (intolérance au gluten), la sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC) et l’allergie au blé sont à distinguer.

Le gluten est un composé d’amidon et de protéines qui se trouve dans certains grains comme les différentes espèces de blé (blé dur, épeautre, kamut…), l’orge et le seigle, c’est-à-dire dans une multitude d’aliments comme le pain, les pâtes, les biscuits, les sauces, les plats préparés…

La maladie cœliaque (intolérance au gluten)

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque la muqueuse de l’intestin grêle après l’ingestion de gluten, chez une personne génétiquement sensible.

La maladie se manifeste par des symptômes gastro-intestinaux, tels que des douleurs abdominales, une diarrhée et des ballonnements.

Elle est diagnostiquée au moyen d’analyses sanguines, d’une biopsie de l’intestin grêle et d’un soulagement des symptômes suivant le retrait du gluten de l’alimentation.

Environ 1 % de la population serait affectée par la maladie cœliaque.

La sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC)

Dans la sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC), des personnes qui ne présentent pas les marqueurs sanguins, tissulaires, et génétiques de la maladie cœliaque ont des symptômes qui apparaissent peu de temps après l’ingestion de gluten et qui disparaissent suite au retrait du gluten de l’alimentation.

Elle se manifeste par des symptômes gastro-intestinaux similaires à la maladie cœliaque ainsi que des symptômes systémiques tels que fatigue, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires, problèmes cognitifs, perturbations de l’humeur…

Elle serait causée par des réactions immunitaires différentes de celles de la maladie cœliaque, expliquaient des chercheurs de l’Université Columbia dans la revue Gut en 2016.

Comme la maladie cœliaque, elle toucherait environ 1 % de la population, rapportaient ces chercheurs.

L’allergie au blé

L’allergie au blé figure parmi les allergies les plus fréquentes.

Les symptômes, rapporte Santé Canada, sont analogues à ceux d’autres allergies alimentaires : bouffée de chaleur au visage, urticaire ou éruption cutanée, rougeur et démangeaison de la peau, gonflement des yeux, du visage, des lèvres, de la gorge et de la langue, difficultés à respirer, à parler ou à avaler, faiblesse, crampes, diarrhée ou vomissements, chute de la tension artérielle, accélération du rythme cardiaque, évanouissement…

L’alimentation sans gluten

Contrairement à une croyance répandue, une alimentation sans gluten n’est pas plus saine pour les personnes qui n’en ont pas besoin. Au contraire, les aliments sans gluten contiennent généralement moins de fibres que les aliments au blé.

Ils contiennent aussi souvent beaucoup plus d’additifs et moins de protéines a rapporté une enquête du magazine « 60 millions de consommateurs » de l’Institut national français de la consommation.

Psychomédia avec sources : Santé Canada (allergie au blé), Santé Canada (maladie cœliaque).

http://www.psychomedia.qc.ca/

Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques


Beaucoup de produits sont maintenant offerts pour ceux qui suivent des régimes sans gluten. Le problème, c’est qu’ils contiennent des métaux dangereux tels que l’arsenic et le mercure.
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Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques

 

Le sans gluten, un régime alimentaire qui n'est pas sans risques

Le régime sans gluten est devenu très tendance.Photo Fotolia

La mode est au sans gluten, c’est indéniable. Aux États-Unis, un quart de la population estime déjà avoir consommé des aliments sans gluten, ce qui correspond à une hausse de 67 % en deux ans. Mais ce type de régime n’est peut être pas aussi sain qu’on ne le croit.

Les chercheurs ont découvert que ceux qui consomment des produits sans gluten (gluten free) sont exposés à des niveaux élevés de deux métaux nocifs pour la santé. En analysant les urines de participants, ils ont constaté un fort taux d’arsenic, un élément cancérigène ; et du mercure, un autre élément chimique dangereux pour la santé lorsqu’il est présent à fortes doses.

Ils existent de nombreuses versions sans gluten de céréales (pates, pain…). Pour remplacer le blé, les industriels utilisent le plus souvent de la farine de riz. Mais le riz est connu pour contenir jusqu’à dix fois plus d’arsenic que d’autres aliments.

DES TRACES DE MERCURE 70 % PLUS ÉLEVÉES

Des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago ont évalué l’urine de 73 participants. Ces derniers avaient entre 6 et 80 ans et tous avaient déclaré avoir mangé de la nourriture sans gluten sur une période de cinq ans.

Les niveaux de métaux toxiques étaient près de deux fois plus élevés, selon l’étude publiée dans la revue Epidemiology.

Les résultats ont montré que plus une personne avait consommé du sans gluten, plus elle avait des concentrations élevées d’arsenic dans son urine. Les traces de mercure étaient 70 % plus élevées qu’une personne qui ne suit pas de régime sans gluten.

L’auteur de l’étude, le docteur Maria Argos, a déclaré: «Ces résultats indiquent qu’il pourrait y avoir des conséquences imprévues pour ceux qui suivent un régime sans gluten».

Cependant, elle a ajouté que d’autres recherches sont encore nécessaires pour déterminer les conséquences à long terme sur la santé de la présence de ces deux métaux dans notre corps.

http://fr.canoe.ca/

Les produits sans gluten ne sont pas forcément meilleurs pour la santé


    Le régime sans gluten est assez compliqué pour ceux qui doivent le suivre, même si bien des produits sont maintenant sur le marché. Ces produits commerciaux ne sont pas toutefois meilleurs pour la santé. Donc, à moins que ce soit un avis médical…. s’abstenir de suivre ce régime sans être suivi
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    Les produits sans gluten ne sont pas forcément meilleurs pour la santé

     

    GLUTEN FREE

    Le HuffPost  |  Par Sandra Lorenzo

    Pourquoi arrête-t-on le gluten? À cette question, seules deux réponses sont reconnues par la médecine: parce que l’on est allergique ou intolérant, autrement dit atteint de la maladie cœliaque, soit 1% de la population française. Pour maigrir, pour manger plus sain, pour avoir de meilleures performances physiques, voilà ce qui pousse certainement plusieurs personnes à enlever le gluten de leur alimentation.

    Cette protéine naturellement présente dans le blé, l’avoine, le seigle et l’orge est utile pour donner de l’élasticité à la pâte et de la texture. On trouve du gluten dans le pain, les pâtes, les gâteaux mais aussi certains produits alimentaires industriels comme les chips et les sauces.

    Moins de fibres et de protéines

    Pour réaliser des pâtes ou du pain sans gluten, il ne suffit pas d’enlever cette protéine. Pour pouvoir pétrir les pâtes, les industriels sont donc obligés de rajouter des émulsifiants et des épaississants. Des ajouts qui allongent considérablement la liste des ingrédients. Ainsi, le magazine constate qu’entre une pâte brisée classique et son pendant « sans gluten », pas moins de neuf ingrédients ont été ajoutés comme du sucre, de l’alcool, de la gomme xanthane ou encore de l’acidifiant.

    Dans les apports nutritionnels, la suppression du gluten a aussi de sérieuses conséquences. Dans les gâteaux, les pizzas et le pain de mie étudiés par le magazine, les compositions démontrent qu’on y trouve moins de protéines et de fibres que dans les produits conventionnels. Les farines utilisées sont naturellement moins riches en protéines que la farine de blé et les recettes sont très différentes. Ainsi, dans un paquet de pain mie conventionnel, on trouve 8,3g de protéines, contre 2,6g de protéines pour un pain de mie sans gluten.

    L’éviction complète du gluten est une obligation pour les personnes allergiques au gluten ou souffrant de la maladie cœliaque.

    —————————————————————-L’allergie pure au gluten est très rare

L’allergie au gluten est une pathologie assez rare. Les personnes en souffrant peuvent être diagnostiquées assez facilement car la réaction allergique intervient immédiatement après l’ingestion d’un produit contenant du gluten. Elle se manifeste par des problèmes respiratoires et/ou digestifs et peut aller jusqu’à provoquer des œdèmes. Contrairement à l’intolérance, l’allergie ne détruit pas la paroi de l’intestin grêle.

L’intolérance au gluten reste difficile à diagnostiquer

L’intolérance au gluten est aussi appelée maladie cœliaque. Cette maladie peut se déclarer à n’importe quel moment de la vie. Elle est très difficile à diagnostiquer car les symptômes peuvent être multiples. La maladie cœliaque détruit progressivement la paroi de l’intestin grêle peut avoir de très graves conséquences si le patient ne suit pas à vie un régime sans gluten.

Il ne faut pas arrêter le gluten sans avoir fait des tests au préalable

Attention, avant de se lancer dans un tel régime il faut avoir subi plusieurs tests médicaux. Une prise de sang d’abord pour vérifier le taux d’anticorps anti-transglutaminase IGA. Si celui-ci est très élevé, il faudra procéder à une endoscopie pour faire une biopsie de la paroi intestinale. Si le patient élimine le gluten de son alimentation avant de passer ces tests, la maladie sera impossible à diagnostiquer.

L’hypersensibilité est encore très peu étudiée par la médecine

L’hypersensibilité au gluten fait débat dans le milieu scientifique. Les hypersensibles sont des patients qui ont subi des tests parce qu’ils présentaient des symptômes de la maladie cœliaque sans que les médecins n’y détectent la présence d’anticorps caractéristiques de l’intolérance au gluten. D’autre part, ces personnes réagissent au gluten bien plus rapidement que les intolérants. Jusqu’à aujourd’hui, peu d’études scientifiques se sont intéressées à l’hypersensibilité au gluten.

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Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?


L’intolérance au gluten touche ceux qui souffrent de maladie coeliaque, mais c’est devenu une mode alimentaire et souvent non confirmer par un médecin. Il semble que cette mode touche aussi les animaux tels que les chiens. Alors qu’en réalité, qu’une seule race de chien peut être touchée par cette allergie alimentaire. Des propriétaires semblent décider autrement alors qu’encore, c’est le vétérinaire le mieux placé pour faire ce genre de diagnostique
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Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?

 

Setter Irlandais

Rémi Froment

 

Nous discutions d’allergie alimentaire chez nos animaux dans notre précédent billet. Le «sans-gluten» envahit sans aucun doute les rayons des épiceries. Une allergie alimentaire au gluten est bien reconnue chez l’homme. Qu’en est-il chez le chien? Quel crédit apporter au «sans-gluten» parmi les aliments industriels destinés à nos compagnons?

Aucun modèle animal ne reproduit exactement la maladie céliaque humaine. Les modèles étudiés incluent le chien, le singe, le rat et la souris. Chacun présente des particularités en ce qui concerne les mécanismes immunitaires responsables de l’allergie. Interprétées ensemble, ces informations permettent de mieux comprendre la maladie chez l’homme.

Le gluten c’est quoi?

Lorsque l’on parle de gluten, on réfère à un groupe de protéines qui se trouvent naturellement dans le blé, l’orge et le seigle. Ces protéines ont des propriétés visco-élastiques intéressantes (liant naturel) dans l’industrie agroalimentaire. Parmi ces protéines, la gliadine attire particulièrement l’attention en raison de ses propriétés immunogènes.
Aujourd’hui le gluten est également utilisé «seul» c’est-à-dire isolé du blé.
Sa nature protéique lui donne des propriétés nutritives intéressantes.

La maladie coelique chez l’homme

Chez l’homme la maladie cœliaque (allergie au gluten) se manifeste par des signes digestifs et cutanés.

La destruction de l’épithélium digestif est responsable d’une mauvaise absorption du contenu alimentaire. Il s’agit del’entéropathie sensible au gluten.

La démangeaison cutanée est liée à une inflammation de la peau secondaire à un dérèglement immunitaire. Il s’agit de la dermatite herpétiforme. D’autres symptômes sont possibles.

D’importants mécanismes immunitaires se cachent derrière cette maladie. Dans certains cas l’individu affecté ne développe jamais de tolérance immunologique pour le gluten; dans d’autres cas, cette tolérance est perdue. Les perturbations peuvent avoir lieu à plusieurs niveaux. Le MHCII, un système de présentation des antigènes par certaines cellules (lymphocytes B et cellules dendritiques entre autres) est mis en cause avec une prédisposition génétique. L’assemblage de ce complexe dépend de plusieurs gènes. Plusieurs copies de ces gènes existent. Deux copies doivent s’assembler pour donner une combinaison fonctionnelle du MHCII. Des combinaisons particulières de ces copies peuvent prédisposer à une réponse inappropriée du système immunitaire et hypersensibiliser l’organisme contre le gluten. D’autres mécanismes existent.

L’allergie au gluten chez le chien

Le setter irlandais est la seule race de chien naturellement reconnue sensible au gluten. Cependant, un chien d’une autre race pourra occasionnellement présenter une sensibilité au gluten.

Le setter irlandais allergique montrera comme chez l’homme une diarrhée dépendante au gluten. Celle-ci est causée par une atrophie des villosités intestinales après exposition au gluten. Cette altération morphologique de l’épithélium digestif s’accompagne d’une infiltration marquée en profondeur de lymphocytes (cellules inflammatoires) de type T. Une manifestation cutanée n’est pas classique.

Il a été prouvé que le MHCII n’est pas mis en cause chez le Setter Irlandais. La réponse immunitaire anormale est purement «innée». Seules les cellules en première ligne de la réponse immunitaire et les lymphocytes T sont responsables du dérèglement. Il n’y a pas d’augmentation des anticorps anti-gliadin dans le sang (pas de sélection/amplification d’une réponse impliquant les lymphocytes B.) Cette différence fait du chien un modèle incomplet pour bien comprendre la maladie coeliaque chez l’homme.

Conclusion

Seul le Setter Irlandais démontre une allergie au gluten reconnue avec manifestation digestive (diarrhée). On peut se demander le bien-fondé d’exclure systématiquement le blé et le gluten des aliments industriels pour les autres races de chien.

Comme chez l’homme l’alimentation pour les animaux suit les «tendances santé» du moment.

La composition des aliments est transparente et se retrouve sur l’emballage. Les compagnies d’alimentation vétérinaires (Hills, Royal-Canin, Purina…) ont fait des choix concernant cette utilisation. Leurs arguments peuvent être trouvés en ligne sur leur site web.

En cas de doute et si votre chien présente des signes, l’avis d’un vétérinaire reste essentiel.

Par Rémi Froment, Pathologiste Vétérinaire.

Principales sources:

1. Marietta EV, Murray JA. Animal models to study gluten sensitivity. Seminars in immunopathology 2012.

2. Polvi A, Garden O, Houlston R, Maki M, Batt R, Partanen J. Genetic susceptibility to gluten sensitive enteropathy in Irish setter dogs is not linked to the major histocompatibility complex. Tissue Antigens. 1998.

http://www.sciencepresse.qc.ca/