Le premier musée de la nourriture dégoûtante va bientôt voir le jour


Connaissez-vous l’émission « Bizarre appétit » avec Andrew Zimmern qui goûte vraiment n’importe quoi, certains mets de ce futur musée à été expérimenter par lui, comme par exemple, le hareng fermenté : surströmming, le durian qui est un fruit qui a une odeur affreuse, le Casu Marzu, ce fromage blanc avec des vers vivants dedans etc .. Moi, je ne suis vraiment pas sûr que j’oserais y goûter
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Le premier musée de la nourriture dégoûtante va bientôt voir le jour

 

Un Khach, met traditionel du caucase à la tête d'agneau | Anja Barte Telin https://www.anjabartetelin.com

Un Khach, met traditionel du caucase à la tête d’agneau | Anja Barte Telin https://www.anjabartetelin.com

Repéré par Barthélemy Dont

Repéré sur The Independant

Il vise à nous interroger sur l’idée que l’on se fait du dégoût

La ville de Malmö, en Suède, va accueillir un musée unique en son genre: le «Disgusting food museum», ou Musée de la nourriture dégoûtante. Il ouvrira le 31 octobre mais pour trois mois seulement, jusqu’à la fin du mois de janvier 2019. Le nom du musée ne laisse que peu de suspens sur ce qui s’y trouvera. Au menu, quatre-vingts spécialités culinaires que le monde n’envie pas.

Parmi les plats exposés, du Hákarl, le doux nom d’une friandise islandaise qui consiste en une assiette de requin fermenté (moisi). Du Durian, un fruit du sud-est de l’Asie connu pour son odeur pestilentielle. L’Italie est représentée par le Casu Marzu, un fromage dans lequel on peut trouver des petits asticots vivants. On s’arrêterait bien là dans la description, mais difficile de ne pas parler du pénis de taureau cru et de la bouteille d’alcool pleine de cadavres de souriceaux.

La nourriture sera changée tous les jours et conservée dans des bocaux spéciaux qui évitent aux odeurs nauséabondes de trop se répandre. Le surströmming, un plat suédois à base de harengs fermentés, a apparemment présenté un challenge particulièrement difficile. On veut bien le croire vu la tête que font les dizaines d’imprudents qui se filment en train d’en déguster sur YouTube.

Spécialiste des musées originaux

Le conservateur de ce musée hors norme est Samuel West, un psychologue américain qui avait déjà su faire parler de lui lorsqu’il avait ouvert le Museum of failure, dédié aux inventions ratées. Situé lui-aussi en Suède, cet établissement avait vite fait des émules et ouvert des franchises à Toronto, Los Angeles et bientôt à Shanghai.

«Les deux concepts sont fun mais on peut plus facilement s’identifier au musée de la nourriture. Et puis c’est compliqué de renifler les échecs, alors que quand vous avez un requin moisi devant vous, vous désirez ne jamais être venu au monde», a déclaré West à The Local, un journal suédois.

Le musée n’est pas uniquement pensé pour être divertissant. L’idée est aussi d’interroger le concept de dégoût. Pierre Breteau prédisait sur Slate que d’ici 2050, nous mangerons tous et toutes des insectes. Et pour nous faire à l’idée de consommer cette source de protéines plus écologique, il faudra outrepasser le blocage psychologique qui veut que «les insectes, c’est dégoûtant».

 

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Yémen: plus de cinq millions d’enfants menacés par la famine


Des conflits tuent plus de civils que des combattants ! Au Yémen, les enfants ont faim. En plus de la famine, le coût de l’épicerie est exorbitant, que des parents ne peuvent subvenir aux besoins des enfants … Quand il ne reste que la peau et les os, et que les conflits retardent l’aide humanitaire, il ne reste que la mort comme avenir.
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Yémen: plus de cinq millions d’enfants menacés par la famine

 

Dans un hôpital de la province de Hajjah,... (Photo Essa Ahmed, Agence France-Presse)

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Dans un hôpital de la province de Hajjah, un photographe de l’AFP a assisté à la pesée d’un enfant n’ayant plus que la peau sur les os.

PHOTO ESSA AHMED, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Sanaa

Plus de cinq millions d’enfants sont menacés de famine au Yémen, a prévenu mercredi l’ONG Save the Children, au moment où le conflit s’aggrave et que les prix de la nourriture s’envolent.

Dans un rapport, l’organisation britannique Save the Children a mis en garde contre « une famine d’ampleur sans précédent » dans ce pays qui connaît la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite, combat les rebelles Houthis, appuyés par l’Iran, dans une guerre qui a déjà entraîné la mort de 2200 enfants, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Save the Children a estimé qu’un million d’enfants supplémentaires risquaient de souffrir de la famine alors que les prix des denrées alimentaires augmentent, portant à 5,2 millions le nombre total d’enfants menacés par la famine dans ce pays pauvre de la péninsule arabique.

« Dans un hôpital que j’ai visité dans le nord du Yémen, les bébés étaient trop faibles pour pleurer, leur corps épuisé par la faim », a déclaré Helle Thorning-Schmidt, directrice générale de Save the Children.

Dans un hôpital de la province de Hajjah, un photographe de l’AFP a assisté à la pesée d’un enfant n’ayant plus que la peau sur les os. Plus loin, une infirmière tentait de réconforter un autre enfant rachitique, allongé sur un lit.

La reprise lundi d’une offensive des forces progouvernementales sur le port stratégique de Hodeida – principal point d’entrée des importations et de l’aide internationale – met en péril l’accès à l’aide humanitaire et a déjà un impact économique sur les civils, notent des experts.

« Le temps commence à manquer » pour empêcher « une famine dévastatrice » au Yémen et « nous ne pouvons permettre la moindre perturbation » dans la distribution de l’aide, a averti mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM).

« Catastrophe provoquée »Dans des déclarations à l’AFP, David Miliband, qui a achevé mercredi une visite de trois jours au Yémen en tant que président de l’International Rescue Committee (IRC), a qualifié de « très fragile » la situation humanitaire.

« Je suis venu ici pour que le monde se réveille par rapport à ce qui se passe au Yémen », a dit l’ex-responsable de la diplomatie britannique, en dénonçant une « catastrophe provoquée par l’homme ».

Maintenant, il ne s’agit pas seulement d’assurer un meilleur flux de vivres et un accès sans entrave pour les travailleurs humanitaires, la situation exige aussi « un cessez-le-feu pour permettre la reprise du processus politique », a-t-il ajouté.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le prix des denrées alimentaires a augmenté de 68 % depuis 2015, date à laquelle une coalition sous commandement saoudien est entrée en guerre aux côtés du gouvernement pour combattre les Houthis qui contrôlent de vastes territoires, dont la capitale Sanaa et le port de Hodeida.

Selon l’OCHA, le coût d’un panier alimentaire de produits de base a augmenté de 35 %, tandis que les prix de l’essence, du diesel et du combustible pour la cuisine ont augmenté de plus de 25 % depuis novembre 2017.

Dès octobre dernier, le PAM avait averti qu’au-delà des combats et des raids aériens, l’accès à la nourriture était désormais « une arme de guerre » au Yémen.

« Épuisés par la faim »L’interruption de l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires par le biais du port de Hodeida, sur la mer Rouge, « mettrait la vie de centaines de milliers d’enfants en danger immédiat, tout en poussant des millions d’autres vers la famine », a réaffirmé Save the Children.

Des affrontements meurtriers ont repris autour de la ville portuaire, après l’échec de pourparlers plus tôt ce mois-ci à Genève.

Les Nations unies ont averti que tout combat majeur dans la ville de Hodeida pourrait mettre un terme aux distributions de nourriture à huit millions de Yéménites qui en dépendent pour leur survie.

Sur 20 enfants de moins de cinq ans, au moins un souffre de malnutrition aiguë sévère à Hodeida, selon l’UNICEF. Plus de 11 millions d’enfants, soit 80 % des enfants du pays, ont « un besoin désespéré d’assistance humanitaire », d’après la même source.

L’Arabie saoudite et ses alliés accusent les rebelles de faire transiter clandestinement des armes venues d’Iran par Hodeida et ont imposé un blocus quasi-total au port. Les Houthis et l’Iran nient ces accusations.

Depuis mars 2015, quelque 10 000 personnes ont été tuées, en majorité des civils, et plus de 56 000 blessés dans le conflit. Selon l’ONU, trois Yéménites sur quatre ont aujourd’hui besoin d’aide, notamment alimentaire, et le pays est menacé par une troisième vague de choléra.

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Le bilan carbone du tourisme est bien plus mauvais qu’on ne l’imaginait


Le tourisme mondial est responsable de 8% des gaz à effet de serre, et pourraient augmenter dans les années à venir si le tourisme durable n’est pas en vigueur. Ce sont surtout les petites iles qui sont les plus touchés,de 30% à 80% et pourtant le tourisme aide a l’économie de ces iles.
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Le bilan carbone du tourisme est bien plus mauvais qu’on ne l’imaginait

 

Hé, vous: saviez-vous que les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires?  | Ishan @seefromthesky via Unsplash License by

Hé, vous: saviez-vous que les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires? | Ishan @seefromthesky via Unsplash License by

Arunima Malik et Ya-Yen Sun

Il devient urgent de développer le tourisme durable, notamment dans les destinations insulaires, qui possèdent les empreintes les plus élevées.

Selon une étude publiée en mai 2018 dans la revue scientifique Nature Climate Change, et conduite pour la première fois à l’échelle mondiale, l’empreinte carbone du secteur touristique s’avère environ quatre fois plus importante que ce que l’on pensait.

Des chercheurs et chercheuses des Universités de Sydney, du Queensland et de Cheng Kung à Taïwan –dont nous faisons partie– ont travaillé ensemble pour évaluer l’intégralité de la chaîne de production de ce secteur, qui inclut le transport, l’hébergement, la nourriture et les boissons, les objets souvenirs, les vêtements, les cosmétiques et bien d’autres produits.

Tous ces éléments pris en compte, le tourisme mondial est responsable d’environ 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dépassant de beaucoup les précédentes estimations.

Tout compte fait

Le secteur du tourisme pèse plus d’un billion de dollars et croît plus vite que le commerce international.

Pour évaluer concrètement les émissions produites par le tourisme, nous avons analysé plus d’un milliard de filières d’approvisionnement, portant sur les multiples produits consommés par les voyageurs et voyageuses. En combinant une base de données détaillée sur le commerce international à des comptes permettant de savoir quels biens et services les touristes avaient achetés, nous avons identifié les flux de carbone entre 160 pays pour la période 2009-2013.

Nos résultats montrent que ces émissions ont augmenté d’environ 15% au cours de cette période, passant de 3,9 gigatonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2e) à 4,5 gigatonnes. Cette hausse provient principalement des dépenses touristiques liées au transport, aux achats et à la nourriture.

Carte du monde montrant les flux de carbone. En 2013, les voyages internationaux représentaient 23% de l’empreinte carbone mondiale du tourisme. | Nature Climate Change

Si rien ne change, notre appétit croissant pour les voyages devrait porter ces émissions à environ 6,5 Gt d’ici 2025. Cet engouement s’explique principalement par une hausse des revenus, dont le tourisme dépend fortement.

À qui la faute?

Dans cette étude, nous avons comparé deux analyses d’attribution de la responsabilité pour ces émissions: une comptabilité se basant sur la résidence, une autre sur la destination. La première impute les émissions au pays de résidence des touristes, la seconde au pays hôte.

Traduisons cela en termes simples: les émissions de CO2du tourisme sont-elles la responsabilité des voyageurs ou celle des destinations touristiques?

Si la responsabilité incombe aux voyageurs, il nous faudrait dès lors identifier les pays envoyant le plus de touristes dans le monde et identifier les moyens de réduire l’empreinte carbone de leurs déplacements.

D’un autre côté, une comptabilité prenant en compte la destination peut donner une idée des lieux touristiques –on pense notamment aux îles– qui bénéficieraient le plus d’améliorations technologiques et de réglementations visant à réduire l’empreinte carbone du tourisme.

En outre, le suivi sur une période donnée des émissions en fonction de la destination pourrait aider les chercheurs et chercheuses et les responsables politiques à évaluer le succès de programmes d’incitation et de réglementations, ainsi que la vitesse de décarbonisation des activités touristiques.

Comment les pays se classent-ils en fonction des deux analyses possibles, touristes ou pays hôte? Les États-Unis arrivent en tête quelle que soit la perspective adoptée –un grand nombre de personnes voyagent à la fois depuis et vers les États-Unis. Viennent ensuite la Chine, l’Allemagne et l’Inde.

Quels sont les résultats si l’on regarde au niveau des pays, mais des habitantes et habitants? La situation diffère: les destinations insulaires possèdent les empreintes les plus élevées pour ce qui est des destinations. Les Maldives arrivent en tête, avec 95% des émissions liées au tourisme imputables aux visiteurs et visiteuses internationales.

Les touristes sont responsables de 30% à 80% des émissions nationales des économies insulaires. Ces résultats posent la question de l’impact du tourisme sur les petits États insulaires.

Les îles, point chaud du tourisme

Si les petites îles dépendent des revenus générés par le tourisme, cette activité menace la biodiversité insulaire. Mais ces États n’ont généralement pas la capacité de répondre à cette menace, en raison de leurs faibles économies d’échelle et de leur relatif isolement.

Apporter un soutien financier et technique à ces îles pourrait potentiellement les aider à décarboniser leurs infrastructures. Ce soutien traduirait la part de la responsabilité que prennent les touristes, et tout particulièrement celles et ceux des pays développés.

Les Maldives, l’île Maurice et d’autres petites îlesexplorent très activement les moyens de développer leur capacité d’énergie renouvelable pour réduire l’intensité carbone de leurs hôtels, transports et espaces de loisirs.

Espérons que notre étude fournira un point de départ pour des échanges entre le public, les entreprises et les responsables politiques à propos du tourisme durable.

Les changements concrets émergeront de la mise en œuvre de réglementations et d’incitations communes pour encourager des voyages plus sobres en carbone. Au niveau personnel, il vaut vraiment la peine d’examiner le coût en carbone de ses vols, en choisissant, pourquoi pas, de compenser ses émissions et en soutenant les entreprises œuvrant pour un tourisme «durable».

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

The Conversation

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Les six dégoûts essentiels aux humains


Le dégout que ce soit une mauvaise hygiène, de certains animaux, de lésion, d’insecte sert à diminuer les risques de maladies. Probablement une intuition en rapport à leur environnement et l’évolution des maladies
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Les six dégoûts essentiels aux humains

 

Deux pommes pourries.

Le dégoût est une réponse innée pour éviter, ou du moins diminuer, les risques d’infection et de transmission de maladies. Photo : iStock

Le dégoût est reconnu depuis longtemps comme une émotion dont l’évolution au cours des siècles a permis à nos ancêtres d’éviter les infections de toutes sortes. Des chercheurs britanniques montrent aujourd’hui qu’il se structure autour de six thèmes différents liés à l’évitement d’animaux ou de personnes, et à des habitudes.

Un texte d’Alain Labelle

C’est la première fois que des chercheurs utilisent la perspective de la maladie pour analyser la nature du dégoût, ce qui leur a permis d’établir six catégories qui le déclenchent :

  • De la nourriture pourrie;
  • Une mauvaise hygiène;
  • Des animaux et des insectes;
  • La sexualité;
  • Les difformités physiques;
  • Les lésions et blessures.

Le dégoût est ainsi une réponse du corps pour éviter, ou du moins diminuer, les risques d’infection et de transmission de maladies.

Les chercheurs de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM) affirment que l’établissement de ces catégories peut aider à mieux cibler les messages de santé publique, par exemple pour encourager le lavage des mains ou contrer la stigmatisation associée à certaines maladies.

Des rats fouillent dans des sacs de poubelle.

Les animaux et insectes inspirent le dégoût. Photo : iStock/Chanawat Phadwichit

Ce type de comportement d’évitement de la maladie est très répandu chez les animaux, ce qui nous porte à croire qu’il est très ancien du point de vue de l’évolution. Le professeur Val Curtis, LSHTM

Le professeur Val Curtis et son équipe ont interrogé plus de 2500 personnes sur Internet, énumérant 75 scénarios potentiellement dégoûtants auxquels elles pourraient devoir faire face, comme des personnes présentant des signes évidents d’infection, des lésions cutanées purulentes, ou encore des objets grouillant d’insectes.

Les participants devaient évaluer la force de leur réaction de dégoût pour chaque scénario sur une échelle allant de « pas de dégoût » à « dégoût extrême ».

Parmi tous les scénarios présentés, les plaies purulentes ont été jugées les plus dégoûtantes. Le manquement aux normes d’hygiène de base, comme le fait d’avoir une mauvaise odeur corporelle, a également été jugé particulièrement dégoûtant.

Une plaie ouverte avec du pus.

Les infections purulentes inspirent aussi le dégoût. Photo : iStock

Le dégoût d’hier à aujourd’hui

C’est en analysant les réponses des participants que les chercheurs ont été en mesure de déterminer les six catégories communes de dégoût. Elles se rapportent toutes à divers types de menaces de maladies infectieuses rencontrées chez nos ancêtres.

Par exemple, le fait de manger de la nourriture pourrie menait à des maladies comme le choléra. Un contact intime avec des personnes malpropres risquait de transmettre la lèpre, des pratiques sexuelles exposaient un individu à la syphilis et le contact avec des plaies ouvertes pouvait conduire à la peste ou à l’infection par la variole.

Éviter les parasites

Ces résultats confirment la « théorie de l’évitement parasitaire », selon laquelle la notion du dégoût a évolué chez les animaux, ce qui les encourage à adopter des comportements visant à réduire le risque d’infection.

Un comportement qui est reproduit par l’humain, le dégoût incitant celui-ci à agir de manière particulière, ce qui minimise chez lui le risque d’être exposé aux maladies.

Une meilleure compréhension du dégoût nous permet de mieux comprendre les mécanismes du comportement d’évitement des maladies et nous aidera à mettre au point de nouvelles méthodes pour garder notre environnement, les animaux et nous-mêmes en bonne santé. Le professeur Val Curtis, LSHTM

Différences entre hommes et femmes

Ces travaux montrent qu’il existe des différences entre les sexes dans leurs réactions aux différents scénarios dégoûtants qui leur ont été présentés. Par exemple, les femmes évaluent les scénarios plus intensément que les hommes.

Une réalité qui concorde avec le fait que les hommes sont connus pour se livrer à des comportements plus risqués que les femmes.

Les catégories les plus dégoûtantes pour les participantes étaient liées aux comportements sexuels à risque et aux animaux porteurs de maladies.

Avant cette étude, l’équipe avait prédit que les types de dégoût correspondraient directement aux catégories de menaces potentielles de maladies.

Cependant, ce travail a permis de constater que les types de dégoût étaient plus étroitement liés aux mesures que les gens doivent prendre pour éviter les maladies, par exemple en ne touchant pas les lésions cutanées ou en ne s’approchant pas des personnes ayant une mauvaise odeur corporelle.

Il est certain, d’après ces résultats, que les gens ont un sens intuitif de ce qu’ils doivent éviter dans leur environnement, et notre coévolution avec les maladies n’y serait pas étrangère.

Micheal de Barra, Université Brunel de Londres

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Biological Sciences.

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Malbouffe: Ottawa veut restreindre la publicité ciblant les enfants


Une bonne chose de diminuer l’impact de la publicité de la malbouffe chez les enfants, mais pourquoi ne pas accentuer les pubs sur une alimentation équilibrée . ? Au Québec, il y a une publicité d’enfants qui chantent des chansons connus pour insister à boire du lait. Cela a conquis bien des adultes d’après ce que j’ai vu sur Facebook. Quand j’étais petite, il y avait l’entrée de la pomme Macintosh, voir une personne manger cette pomme qui avait l’air si délicieuse m’a incité a manger des pommes … Bref, je pense que cela serait un bon moyen pour les enfants qui sont capables de réfléchir de faire de meilleurs choix
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Malbouffe: Ottawa veut restreindre la publicité ciblant les enfants

 

L'industrie alimentaire dépense des centaines de millions de... (Photo archives Bloomberg)

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L’industrie alimentaire dépense des centaines de millions de dollars à promouvoir la malbouffe auprès des enfants.

PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG

 

La Presse Canadienne

Une loi conçue pour restreindre la publicité de nourriture et de boissons destinées aux enfants devrait traverser les étapes législatives en 2018, alors que le gouvernement libéral veut s’attaquer au taux d’obésité.

Le projet de loi S-228 a été mis de l’avant par l’ex-olympienne et sénatrice Nancy Greene Raine, qui croit que le resserrement des règles va aider à améliorer la situation même s’il n’existe pas de formule magique pour régler le problème.

Selon elle, limiter la publicité destinée aux enfants demeure la mesure la plus simple à adopter.

Mme Greene Raine souligne que l’industrie alimentaire dépense des centaines de millions de dollars à promouvoir la malbouffe aux enfants et qu’elle continue de le faire parce que ça fonctionne.

Le projet de loi déposé par la sénatrice a atteint l’étape de la deuxième lecture à la Chambre des communes, où il est parrainé par le député libéral Doug Eyolfson. La loi n’entrerait toutefois en vigueur que deux ans après avoir reçu la sanction royale.

Doug Eyolfson, un médecin de Winnipeg, dit être «assez confiant» que le projet devienne loi en 2018, soulignant qu’elle empêcherait de vanter les aliments à teneur élevée en gras, sel et sucre aux enfants.

«On sait que la publicité fonctionne sur tous les groupes d’âges et lorsque vous adoptez des comportements alimentaires dans l’enfance, vous les conserverez pratiquement toute votre vie», a commenté le député qui défend le projet de loi.

M. Eyolfson ajoute qu’il est urgent d’agir, car il s’agit d’un problème de santé publique qui doit être corrigé.

L’industrie alimentaire s’est objectée à plusieurs aspects du projet de loi, dont le fait qu’elle empêcherait de s’adresser à toute personne de moins de 17 ans.

Une objection à laquelle la ministre de la Santé Ginette Petitpas Taylor a répondu en indiquant que le projet sera amendé pour fixer l’âge à 13 ans. Un seuil calqué sur les articles 248 et 249 de la Loi québécoise sur la protection du consommateur.

La ministre a déclaré avoir pris cette décision dans le but d’éviter les recours judiciaires puisque la jurisprudence en la matière existe au Québec.

Le gouvernement veut aussi s’assurer que les commandites sportives seront exclues de la loi, comme le programme de hockey «Timbits» commandité par la chaîne de café Tim Hortons.

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