Le contenu de votre assiette risque de changer avec le réchauffement climatique


En fin de semaine, en faisant l’épicerie, je n’ai pas voulu acheter un céleri à 4 $. Les aliments changent de goût et de prix et de valeur nutritive. Vouloir une alimentation équilibrée pourra être plus compliqué surtout si nous continuons à acheter des produits hors saisons venant d’ailleurs. Les changements climatiques vont continuer, nous devons changer de comportement, protéger ce que l’on peut de la faune et de la flore. Si ce n’est pas pour nous, faisons-le pour nos enfants et ceux qui suivront.
Nuage

 

Le contenu de votre assiette risque de changer avec le réchauffement climatique

 

Des fruits et légumes à l'épicerie

Des fruits et légumes à l’épicerie Photo: AFP / PAUL J. RICHARDS

Andrée Langlois

Les changements climatiques s’accélèrent. D’ailleurs, le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète. Il y aura différentes répercussions un peu partout et jusque dans notre assiette.

L’agriculture contribue environ au quart de tous les gaz à effet de serre émis chaque année.

C’est donc dire que notre système alimentaire, la manière dont nous produisons et consommons la nourriture, a un impact important sur l’environnement.

« Quand on mange des fraises qui arrivent de Californie ou des épinards qui viennent du Chili, on ne mange pas juste l’aliment. On mange aussi les émissions de cet avion-là qui les a transportés dans notre assiette », affirme la biologiste et experte en climat Catherine Potvin.

Les décisions et les choix que nous faisons aujourd’hui pourraient donc avoir un impact sur la disponibilité des aliments de demain, selon Sylvia Wood, chercheuse au laboratoire d’économie écologique de l’Université du Québec en Outaouais.

De tous les temps, les cultivateurs ont eu à faire face à des intempéries. Ils peuvent composer avec une sécheresse ou une inondation qui se produit tous les cinq ans, mais c’est une autre histoire quand ces situations arrivent chaque année. Tout devient alors précaire. Et comment soutenir une agriculture dans un monde aussi imprévisible? C’est la question que se pose la chercheuse.

Gros plan sur une fraise avec un champ de fraises en arrière plan

Une fraise du Québec Photo : Radio-Canada / Dany Croussette

Nous serons donc confrontés à un manque de disponibilité des aliments chaque année.

Un peu comme la crise du chou-fleur que nous avons connue il n’y a pas si longtemps. Par exemple, une année, les oranges pourraient développer une maladie. Trop chères, elles vont se raréfier, puis ne seront plus disponibles dans les supermarchés. Deux ans plus tard, elles seront de retour aux comptoirs des épiceries, mais cette fois, les fraises seront affectées. Alors, ce qui compose nos assiettes changera d’année en année, selon Sylvia Wood.

Des conséquences économiques

Ces problématiques influenceront énormément le prix des aliments

« Ceci aura des retombés monétaires pour les consommateurs », avance Alain Cuerrier, ethnobotaniste au Jardin botanique de Montréal.

De plus, il y aura assurément des variétés d’aliments qui vont disparaître de notre assiette.

Notamment des variétés de tomates ou encore de pommes qui ne peuvent résister à la chaleur ou au manque d’eau. Sans compter les changements dans la texture des aliments, comme des pommes molles, moins croquantes, par exemple. Des goûts aussi qui risquent de changer, comme le démontrent les travaux d’Alain Cuerrier sur le sirop d’érable.

« Nos travaux montrent des effets plus directs sur la qualité des aliments, par exemple le sirop d’érable du Québec et des États-Unis. On sait que le taux de sucre va diminuer et donc [on obtiendra] un rendement plus faible. »

Un seau est attaché à un érable entaillé.

Récolte de l’eau d’érable au printemps Photo : Radio-Canada / Jean-Pierre Perouma

D’autres recherches montrent une diminution du pouvoir antioxydant de certaines plantes indigènes. Il est donc possible qu’il y ait une diminution de la valeur nutritive de certains aliments, explique Alain Cuerrier.

« Donc, moins de bienfaits pour la santé des gens lié aux changements climatiques. On l’a vu, nous, sur des plantes indigènes. »

Des aliments de tous les jours pourraient aussi être transformés en produits de luxe, notamment le café, sensible aux précipitations. On devra trouver d’autres régions pour cultiver les plants de café, explique Sylvia Wood, et les rendements chuteront.

« Ça va devenir vraiment un aliment de luxe, quelque chose que l’on partage de temps en temps avec des amis, dit-elle. Peut-être que tu ne prendras pas trois tasses par jour. »

Cependant, selon Catherine Potvin, l’assiette des riches ne changera probablement pas. Il y aura toujours des gens dont le pouvoir économique élevé leur permettra de s’acheter des produits plus difficiles à cultiver.

Des impacts sur la faune et la flore sauvages

Mais ce qui est plus inquiétant encore, ce sont les pollinisateurs qui disparaissent ou qui changent leur cycle de vie. Ils ne sont plus synchronisés avec les plantes pour produire les fruits comme les bleuets sauvages par exemple. Et ce, en partie en raison de nos modes de production.

Une abeille sur une fleur

Une abeille lors de la pollinisation d’une fleur Photo : iStock

Il faut donc réfléchir et produire de façon plus efficace sur le plan environnemental comme sur le plan de la nutrition, affirme Colleen Thorpe de l’organisme Équiterre. Quand on sait que la production d’un kilo de boeuf est cinq fois plus polluante que la même quantité de poulet, il faut essayer de voir comment mieux intégrer ces aliments à nos régimes alimentaires afin de diminuer nos impacts sans nécessairement devenir végétarien, souligne Sylvia Wood

D’ailleurs, une nouvelle étude de Eat-Lancet recommande de consommer tout au plus 100 g de boeuf par semaine, soit l’équivalent d’un petit steak ou d’un hamburger.

Des gestes qui, comme l’achat local, peuvent changer les choses. Aujourd’hui, nous avons l’habitude d’avoir tout à notre disposition tout le temps, mais selon Colleen Thorpe d’Équiterre, il faut revenir à une consommation saisonnière, locale et qui a moins d’impacts.

Deux vaches cornues dans un pâturage.

Élevage de bétail Photo : iStock

De son côté, Alain Cuerrier est troublé de voir tous les changements qui se font rapidement dans le Grand Nord chez les communautés Inuits. Un pergélisol qui fond, les baies qui se dessèchent sur les plants et qui n’ont pas le même goût, la moelle des caribous qui n’a pas le même goût non plus, les phoques qui développent plus de maladies… tout cela est une sonnette d’alarme, selon lui.

Nos comportements ont des impacts importants et, jusqu’à présent, la nature est de notre côté, mais il y a urgence d’agir, pour Catherine Potvin de l’Université McGill.

« Jusqu’à présent, si nous, les humains, on réduit nos émissions, la nature va nous aider et elle va nettoyer, mais si on continue à pousser sur la nature et à réchauffer, la nature ne pourra plus le prendre et elle va se mettre à émettre; et là, c’est le point de non-retour. »

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Cet additif alimentaire affaiblirait nos défenses contre la grippe


Les chercheurs croient, mais des études plus poussés devront être faites que le BHQT, (code E319) que l’on retrouve dans les aliments ultra-transformés, serait responsable de l’affaiblissement du système immunitaire pour combattre la grippe et diminuerais aussi l’efficacité des vaccins anti-grippaux. Quoi qu’il en soit, les additifs alimentaires n’aident sûrement pas au corps pour rester en santé.
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Cet additif alimentaire affaiblirait nos défenses contre la grippe

Nathalie Mayer

Journaliste

On le trouve dans les aliments dits ultra-transformés. Car dans les huiles de cuisson, il sert à stabiliser les gras. Selon des chercheurs, le butylhydroquinone tertiaire (BHQT), ou E319, aurait pourtant pour effet d’affaiblir notre système immunitaire notamment lorsqu’il s’agit de lutter contre la grippe.

Entre 290.000 et 650.000. C’est le nombre de personnes qui mourraient chaque année de complications respiratoires liées à la grippe. Et la découverte faite par des chercheurs de l’université d’État du Michigan (États-Unis) pourrait apporter une explication. Des travaux menés sur des souris suggèrent en effet que le butylhydroquinone tertiaire (BHQT) affaiblit notre réponse immunitaire au virus de la grippe !

Mais le BHQT, c’est quoi ? Un additif alimentaire. Nom de code E319. Un additif plutôt courant que l’on trouve par exemple dans les chewing-gums, dans les céréales de petit déjeuner, dans les préparations pour gâteaux, dans les soupes ou encore dans les viandes surgelées.

« Nous avons observé qu’un régime alimentaire riche en BHQT supprime la fonction des cellules T auxiliaires et des cellules T tueuses », explique Robert Freeborn.

De quoi aggraver les symptômes des souris atteintes de la grippe.

Les chercheurs de l’université d’État du Michigan (États-Unis) comptent désormais étudier les effets d’un régime riche en butylhydroquinone tertiaire (BHQT) sur des échantillons de sang humain. © Bokskapet, Pixabay License

Les chercheurs de l’université d’État du Michigan (États-Unis) comptent désormais étudier les effets d’un régime riche en butylhydroquinone tertiaire (BHQT) sur des échantillons de sang humain. © Bokskapet, Pixabay License

BHQT diminuerait aussi l’efficacité du vaccin

Les chercheurs soupçonnent le BHQT de réguler à la hausse la production de certaines protéines – à savoir CTLA-4 et IL-10 – connues pour affaiblir le système immunitaire. Mais des travaux plus poussés seront nécessaires pour confirmer cette hypothèse.

Un régime riche en BHQT semble par ailleurs également affecter la mémoire du système immunitaire. Car lors d’une nouvelle infection par une souche apparentée, les souris soumises à ce régime ont subi une grippe plus longue que les autres. Une observation qui inquiète les chercheurs. Elle pourrait en effet avoir des conséquences sur l’efficacité des vaccins antigrippaux qui repose justement sur le principe de mémoire du système immunitaire.

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La musique change-t-elle le goût du fromage ?


Vous connaissez la sonochimie ? c’est l’étude des vibrations sonores sur les objets. Ici les objets sont des meules de fromage emmental. L’idée était de faire jouer diverses musiques pendant quelques mois de fermentation. Il semble qu’un genre de musique a retenu l’attention lors de la dégustation. Les bactéries, auraient-elles l’oreille musicale.
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La musique change-t-elle le goût du fromage ?

 

Céline Deluzarche
Journaliste

 

Soumises à des musiques de styles différents durant leur affinage, des meules de fromages ont été dégustées par des experts qui sont formels : le hip-hop donne un meilleur goût. Cette curieuse discipline a même un nom, c’est la sonochimie.

La région de l’Emmental est célèbre pour son fromage éponyme au lait cru, reconnaissable immédiatement à ses nombreux trous. Sa fabrication n’a pas fondamentalement évolué depuis le XIIIe siècle, mais il est possible d’obtenir un grand nombre de textures et de saveurs, en jouant par exemple sur la durée d’affinage, l’humidité, la température ou les bactéries utilisées. Mais un autre critère pourra désormais être mis en œuvre : la musique. Persuadé que celle-ci influence le goût du fromage, Beat Wampfler a voulu en avoir le cœur net. Ce fromager-affineur de Berthoud, dans l’ouest de la Suisse, a convaincu la Haute école des Arts de Berne de mener une expérience scientifique sur le sujet. Intitulée « Insonifier le fromage : entre acoustique et gastronomie », celle-ci a démarré en août dernier.

La Flûte enchantée de Mozart ou Heaven de Led Zeppelin ?

De petites meules d’emmental d’environ 40 cm de diamètre ont été installées dans des caisses en bois avec une enceinte diffusant de la musique en continu et par en-dessous, un fromage non sonorisé servant de référence. Parmi les huit mélodies testées : la Flûte enchantée de Mozart, Stairway to Heaven de Led Zeppelin, un morceau du groupe de hip-hop A Tribe called quest, un morceau de techno et des sons « sinusoïdaux » (des ondes sonores uniformes de hauteurs différentes).

Un jury d’experts s’est réuni le 16 mars dernier à Berthoud pour déterminer si les meules d’Emmental avaient un goût différent selon la musique à laquelle elles avaient été exposées. © Fabrice Coffrini, AFP

Un jury d’experts s’est réuni le 16 mars dernier à Berthoud pour déterminer si les meules d’Emmental avaient un goût différent selon la musique à laquelle elles avaient été exposées. © Fabrice Coffrini, AFP

    Après huit mois de cet affinage un peu spécial, un jury d’experts a évalué les résultats au cours d’une dégustation à l’aveugle le 16 mars dernier. Et l’expérience s’est avérée plus que concluante

    «  Il y a des différences vraiment marquées, au point où l’on se demande si c’était le même fromage au début », assure le chef Benjamin Luzuy, membre du jury, à la Radio Télévision Suisse(RTS).

    « Le fromage soumis au hip-hop se révèle particulièrement fruité, tant en termes d’odeur que de goût, et se distingue donc clairement des autres échantillons », précise le communiqué de presse de la Haute Ecole des Arts de Berne. Les basses fréquences de cette musique donneraient « des notes beaucoup plus douces et beaucoup plus florales ».

    Les meules ayant bénéficié du Mozart auraient, quant à elles, un goût plus équilibré.

    La sonochimie ou l’étude des vibrations sonores sur les objets

    Une troisième étude sera menée pour déterminer s’il y a des différences dans la composition chimique du fromage, indique Peter Kraut, directeur adjoint du département musique de la Haute Ecole des Arts de Berne et porte-parole du jury. Pour Beat Wampfler, pas de doute : les bactéries sont vivantes et certainement sensibles aux ondes. Il existe même un nom pour cette discipline s’intéressant à l’influence des ondes sonores et l’effet des résonances sur des corps solides : la sonochimie.

    Une nouvelle piste de création culinaire ?

    Au-delà du « coup de com », cette expérience ouvre la voie à un « travail créatif des aliments », juge la Haute école des Arts de Berne.

    Il pourrait également y avoir un intérêt économique, avec la possibilité de raccourcir la période d’affinage et donc d’avoir une période de stockage moins longue – un facteur de coût important dans la branche.

    Beat Wampfler n’est pas le seul à croire en la sonochimie. Le groupe de heavy metal américain Metallica fabrique par exemple son propre whisky bourbon appelé Blackened, où les fûts sont exposés à un morceau dont les ondes de basse fréquence ont été amplifiées afin « d’améliorer la structure moléculaire du whisky », indique le distilleur Dave Pickerell qui a aidé à concevoir ce breuvage.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des meules d’Emmental ont été soumises à des morceaux de musique différents durant leur affinage.

  • Selon un jury d’expert qui les a dégustées, le hip-hop donnerait un goût plus fruité que les autres styles.

  • D’après certains chercheurs, les bactéries, responsables de la fermentation, seraient sensibles aux fréquences musicales.

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Les sons “f” et “v” seraient apparus grâce à des changements de régime alimentaire


Il y a 30 ans, un linguiste américain Charles Hockett, avait émit l’hypothèse que les sons F et V étaient apparus récemment dans l’histoire humaine. Il a été beaucoup critiqué pour cette hypothèse, mais aujourd’hui, cela semble prouver qu’il avait raison. Ce qui laisse à penser que les sons du langage pourraient encore évoluer.
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Les sons “f” et “v” seraient apparus grâce à des changements de régime alimentaire

 

  • Le squelette d'un homme du Néolithique, avec la reconstruction de son visage, le 11 décembre 2013. © Leon Neal, AFP, Archives

Le squelette d’un homme du Néolithique, avec la reconstruction de son visage, le 11 décembre 2013. © Leon Neal, AFP, Archives

 

Une nouvelle étude révèle que l’introduction d’aliments mous – liés à l’apparition de l’agriculture – dans l’alimentation des premiers humains a modifié la configuration leur mâchoire, ouvrant la voie à de nouveaux sons dans le langage parlé.

Les consonnes labiodentales – ainsi dénommées car elles mobilisent l’action de la lèvre inférieure et de la rangée supérieure des dents – sont probablement apparues au cours du dernier millénaire, parallèlement aux changements dans le mouvement d’occlusion de la mâchoire provoqués par l’évolution de notre régime alimentaire”, révèle The Scientist qui relaie les conclusions d’une étude publiée dans Science le 14 mars.

En d’autres termes, l’introduction d’aliments plus mous que la viande crue à mastiquer longuement dans le régime alimentaire d’Homo sapiens s’est accompagnée d’une transformation de la façon dont se ferme la mâchoire, ce qui a permis l’apparition de sons nouveaux dans le langage parlé.

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs se sont appuyés sur des bases de données historiques de linguistique, de paléoanthropologie et de production alimentaire. Puis ils ont développé un modèle biomécanique de la mâchoire qui a permis de calculer la force musculaire nécessaire pour produire ces consonnes chez l’homme moderne du paléolithique et d’aujourd’hui.

Le “système de production des sons n’est pas immuable”

“À l’aide d’outils statistiques, ils ont étudié le rapport entre la présence des consonnes labiodentales dans près de 2 000 langues et les sources de nourriture de leurs locuteurs, détaille The Scientist qui complète : Leur constat : les sociétés de chasseurs-cueilleurs ne disposent en moyenne que de 27 % des consonnes labiodentales existant dans les sociétés produisant leur propre nourriture.”

L’équipe internationale s’est penchée sur cette question en reprenant une hypothèse du linguiste américain Charles Hockett émise trente ans plus tôt. Selon lui, les sons “f” et “v” seraient apparus relativement récemment dans l’histoire de l’humanité, avec le développement de l’agriculture. À l’époque, cette proposition radicale avait été largement critiquée et Charles Hockett lui-même l’avait abandonnée.

Pour Pedro Tiago Martins, qui étudie l’évolution du langage à l’université de Barcelone, cette toute nouvelle étude s’ajoute au nombre croissant de preuves tendant à démontrer que “notre système de production des sons n’est pas immuable”, comme il le dit dans The Scientist, et qu’il peut évoluer en fonction de l’environnement et de la culture.

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Des bactéries résistantes aux antibiotiques dans des crevettes


80 % des antibiotiques sont vendus dans le monde pour les animaux. En plus, comme pour la crevette cultivée dans certains pays, l’eau est souillée. Il y a aussi les antibiotiques destinés aux humains se retrouvent dans les eaux usées. Ce qui aurait pour conséquence que des crevettes surtout importés seraient résistants aux antibiotiques
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Des bactéries résistantes aux antibiotiques dans des crevettes

 

Alain Roy

La crevette est le crustacé le plus consommé au monde. La demande est si importante qu’on en fait l’élevage à grande échelle. Or, nos analyses révèlent que certaines crevettes contiennent des bactéries pathogènes, comme E. coli ou Salmonella, qui résistent aux antibiotiques.

En collaboration avec l’émission Marketplace de CBC, L’épicerie a fait analyser 51 sacs de crevettes crues et cuites, achetées congelées dans des supermarchés de Toronto, Calgary, Montréal et Saskatoon.

Les analyses ont été effectuées par l’équipe du Dr Joseph Rubin, de l’Université de la Saskatchewan, qui se spécialise en surveillance de la résistance antimicrobienne.

« Nous avons trouvé un certain nombre de bactéries résistantes aux antibiotiques », résume-t-il, « ce qui dénote l’importance de se préoccuper des aliments importés susceptibles de porter ces organismes ».

Le constat est inquiétant : 14 échantillons sur 51 portaient une ou plusieurs bactéries et 9 de ces échantillons étaient porteurs de bactéries pathogènes résistantes à au moins un antibiotique utilisé en médecine humaine. Un de ces produits était un sac de crevettes cuites.

On voit une crevette crue tenue à l'aide de pinces au-dessus d'un sac en plastique placé dans un bécher.

Une crevette testée en laboratoire Photo : Radio-Canada

De ces neuf produits, cinq venaient de l’Inde, deux de Chine et les deux autres venaient de la Thaïlande et du Vietnam. Dans certains cas, la résistance vient directement de l’utilisation d’antibiotiques dans les bassins d’élevages et dans d’autres, ce sont les bassins eux-mêmes qui posent problème.

La résistance aux antibiotiques

Depuis la découverte de la pénicilline il y a plus de 70 ans, l’utilisation d’antibiotiques pour soigner toutes sortes d’infections chez l’humain a exposé nombre de bactéries à une grande quantité d’antibiotiques.

« Cette exposition soutenue a eu pour effet que les bactéries ont puisé dans leur bagage génétique les manières de se défendre contre les antibiotiques », affirme Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue au Laboratoire de santé publique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

La résistance aux antibiotiques provient autant du recours répétitif aux antibiotiques dans le traitement des maladies chez l’humain que de leur administration à des fins préventives dans la nourriture des animaux d’élevage. C’est en effet 80 % des antibiotiques vendus dans le monde qui sont destinés aux animaux d’élevage.

« On a fait un usage trop intensif des antibiotiques dans le passé », avance Marie Archambault, professeure à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, « ce qui fait qu’on assiste aujourd’hui à une résistance aux antibiotiques en médecine vétérinaire comme en médecine humaine. Il faut agir en réduisant le recours aux antibiotiques autant que possible, car de plus en plus de ceux-ci ne fonctionnent plus pour traiter certaines infections ».

On voit en gros plan plusieurs flacons d'antibiotiques sur un comptoir de la pharmacie d'un hôpital.

Des antibiotiques qui sont administrés aux patients d’un hôpital. Photo : Radio-Canada / Martin Thibault

« Si c’est une seule bactérie, notre système immunitaire est généralement en mesure de la combattre. Mais si c’est une grande quantité, c’est plus grave », s’inquiète Mme Archambault.

Lorsque la personne infectée se présente à l’hôpital et que l’antibiotique utilisé ne fonctionne pas, on a un problème. Marie Archambault, professeure à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

On voit, du haut des airs, des bassins d'élevage de crevettes.

Des bassins d’élevage de crevettes Photo : iStock

« La résistance aux antibiotiques des bactéries trouvées sur ces crevettes-là confirme qu’elles ont été exposées à des antibiotiques d’une manière ou d’une autre », explique Richard Marchand, de l’INSPQ.

« Dans plusieurs pays, surtout ceux où il n’y a pas de contrôle serré, on utilise des antibiotiques en grande quantité, parce que l’eau des rivières où sont installées les crevettières est souillée. Sinon, ce sont les antibiotiques prescrits chez les humains qui se retrouvent dans les eaux usées, puis dans ces mêmes rivières où on élève les crevettes. »

On voit des crevettes vivantes, de haut, dans un bassin rempli d'eau.

Un élevage de crevettes Photo : iStock

Avisé de nos résultats, Santé Canada répond que la lutte contre l’antibiorésistance est une priorité et que le gouvernement songe à inclure les fruits de mer dans le programme de surveillance en place, le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA). Pour le moment, on contrôle l’utilisation des antibiotiques chez les animaux d’élevage, mais on ne vérifie pas l’antibiorésistance des bactéries dans les crevettes et les fruits de mer importés.

Également interrogé sur le sujet, le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), qui représente les détaillants en alimentation, répond de son côté que les crevettes qu’on trouve dans nos épiceries répondent aux normes en vigueur au Canada et que la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques dans les crevettes n’est pas inhabituelle. L’organisme ajoute que le risque pour la santé est éliminé par la cuisson.

On voit des colonies de bactéries dans une boîte de Petri.

Des cultures bactériennes examinées en laboratoire Photo : Radio-Canada

Boeuf, poulet, crevettes, même traitement

« Les bactéries E. coli, Klebsiella, Salmonella ou Campylobacter détectées se trouvent la plupart du temps à la surface des crevettes », explique Marie Archambault, « parce qu’elles ont été contaminées par l’environnement où elles ont grandi. Qu’elles soient crues ou cuites, il convient donc de bien les laver avant de les consommer », recommande-t-elle.

Et comme pour le boeuf ou le poulet, Richard Marchand rappelle une règle de base en cuisine 

Faites-les cuire suffisamment! La chaleur détruit toutes les bactéries, même celles qui résistent aux antibiotiques. Richard Marchand, microbiologiste et infectiologue au Laboratoire de santé publique de l’Institut national de santé publique du Québec

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Le Saviez-Vous ►14 aliments encore pires pour les dents que les bonbons


Il n’y a pas juste les bonbons qui abîment les dents. Il y a des aliments qui peuvent aussi faire des dommages à l’émail et provoqués des caries. Parmi eux, on peut trouver des alternatives, mais bon, d’autres, c’est plus difficile car on aime cela .. Donc, il faut trouver des compensations pour éviter le désastre
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14 aliments encore pires pour les dents que les bonbons

 

Les dents sont abîmées par le sucre des fruits secs.

nada54/Shutterstock

Par Daisy Chan, RD.com

Vous êtes peut-être en train de saboter votre beau sourire sans même vous en rendre compte. Sachez que les dents réagissent aux aliments que vous mettez dans votre bouche. En voici certains – autres que les bonbons – à éviter, selon les dentistes.

Fruits secs

« Manger des fruits séchés, c’est comme manger des bonbons, dit Stephen J. Stefanac, professeur de médecine orale et de parodontie à la faculté de dentisterie de l’Université du Michigan. Ils sont tout aussi collants et riches en sucre. »

 Cela signifie que ce dernier reste coincé entre les dents – la formule parfaite pour les caries. Oubliez les fruits secs et préférez-leur les fruits frais.

Soda

Il n’est pas surprenant que le soda ne soit pas bon pour vos dents. Une canette de soda de 350 ml (12 onces) contient 39 grammes de sucre, soit près de dix cuillères à café! Mais ce n’est pas le seul problème.

« C’est très acide, dit Tricia Quartey, dentiste à Brooklyn, New York. Et l’acidité peut éroder l’émail. »

Le pire, c’est de siroter du soda toute la journée, parce qu’alors vos dents sont longuement exposées au sucre et à l’acide.

Jus

Comme le soda, le jus embouteillé peut être acide et contenir des sucres ajoutés, parfois jusqu’à dix cuillères à café par portion. Ce sucre nourrit les bactéries qui causent la carie dentaire. Mais il existe au moins un dentiste qui recommande une surprenante alternative: le jus de pomme.

« Il n’y a généralement pas de sucres ajoutés dans le jus de pomme », explique Tyrone Rodriguez, directeur du service de dentisterie pédiatrique au Yale-New Haven Hospital.

Le Dr Rodriguez suggère de couper le jus de pomme avec de l’eau pour réduire davantage le sucre naturel ou de faire soi-même ses propres jus maison.

Sauce pour les pâtes

Les tomates sont bonnes pour la santé, mais très acides :

« Manger de la sauce tomate avec des spaghettis multiplie par deux les dommages à l’émail », dit la Dre Quartey.

La sauce acide peut attaquer l’émail des dents et les glucides contenus dans les pâtes aident à nourrir les bactéries responsables de la carie. La Dre Quartey recommande plutôt des pâtes au fromage.

Les dents sont sensibilisées par l'eau en bouteille.

aastock/Shutterstock

Eau embouteillée

Même l’eau ordinaire peut contenir des minéraux ajoutés pour en rehausser la saveur – et ceux-ci peuvent faire grimper l’acidité. En fait, ces eaux peuvent être aussi acides que le café ou le thé. Il est difficile de dire quelles marques sont plus acides que d’autres.

Par contre, si vous prenez de l’eau distillée, vous obtiendrez une eau moins acide (la distillation abaissant le pH – une échelle qui indique l’acidité – à un état plus neutre). Ou buvez simplement de l’eau du robinet.

Vinaigre de cidre de pomme

On a beaucoup vanté les vertus détoxifiantes de ce vinaigre, mais peu de gens réalisent que sa grande acidité peut éroder l’émail des dents en un rien de temps. Deux dentistes à qui nous avons parlé ont constaté une augmentation du nombre de personnes dont les dents ont été endommagées à cause du vinaigre de cidre de pomme.

Si vous en consommez, diluez-le toujours avec de l’eau, buvez-le en une fois et rincez-vous bien la bouche ensuite.

Café ou thé glacé

Le café et le thé peuvent vous aider à bien démarrer vos journées, mais ce ne sont pas des amis pour les dents. Ils sont en effet acides et diurétiques, ce qui signifie qu’ils peuvent assécher votre bouche.

« La salive est le système tampon que nous offre la nature pour tout rincer, explique le Dr Rodriguez. Quand on a la bouche sèche, on est plus vulnérable aux caries et aux maladies des gencives. »

Les café et thé glacés? Encore pire pour les dents, à cause du sucre ajouté. Un conseil : rincez-vous la bouche avec de l’eau après en avoir bu, cela vous aidera à protéger vos dents.

Les dents sont abîmées par le sucre des jujubes vitaminés.

Olga Malysheva/Shutterstock

Jujubes vitaminés

Ne perdez jamais de vue que les jujubes vitaminés ou les suppléments de fibres sont essentiellement des bonbons. Ils contiennent du sucre et sont à la fois moelleux et collants, ce qui leur permet de se nicher entre vos dents et de causer des caries. Protégez vos dents en choisissant les vitamines que vous avalez.

Croustilles aromatisées

Tout d’abord, les éclats durs peuvent couper vos gencives. Ensuite, ce sont des glucides raffinés et dont des aliments dont les bactéries de la bouche se nourrissent.

Enfin, leurs arômes, qui sont souvent acides, agissent comme du papier de verre sur vos dents, dit le Dr Rodriguez. Et plus l’arôme est prononcé, pire c’est. Essayez plutôt du maïs soufflé à l’air ou, mieux encore, des noix.

Pastilles contre la toux

Comme pour les jujubes vitaminés, les pastilles contre la toux ne sont peut-être pas considérées comme des bonbons, mais pour vos dents, c’est exactement ce qu’ils sont.

Le Dr Stefanac se souvient d’une patiente qui avait beaucoup de caries parce qu’elle prenait ces pastilles comme des médicaments : « Elle en suçait toute la journée. »

Alcool

La bière, le vin, les alcools forts et les cocktails peuvent tous abîmer vos dents, surtout si vous aimez siroter tranquillement votre verre. En plus des sucres qu’elle contient – sucres dont se nourrissent les bactéries – la bière subit un processus de carbonatation qui la rend acide, ce qui érode également l’émail des dents.

Le vin pourrait contenir plus de sucre que vous ne le pensez (un verre de blanc doux peut en contenir jusqu’à huit grammes), mais ce sont les cocktails sucrés que vous devriez vraiment surveiller : en plus du sucre, les boissons à forte teneur en alcool peuvent assécher la bouche, ce qui vous rend plus vulnérable aux caries et aux maladies des gencives.

 

Les dents sont abîmées par la glace.

Sergiy Kuzmin/Shutterstock

Glace

Le coupable, ici, c’est la dureté de la glace : en mâcher peut facilement casser une dent

« Je vois ça souvent, dit le Dr Stefanac. On le voit souvent chez les gens qui ont beaucoup de plombages, qui affaiblissent les dents. Ils mordent sur de la glace et se cassent un morceau de dent. »

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De l’arsenic dans des aliments à base de riz pour nourrissons


J’ai toujours préféré faire la bouffe de mes bébés moi-même. Les aliments tout prêts, c’était pour dépanner. En tout cas, il est normal de trouver de l’arsenic dans le riz, le hic, c’est le taux qui très haut. Les adultes arrivent à l’éliminer, mais pas les bébés.
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De l’arsenic dans des aliments à base de riz pour nourrissons

 

On voit divers produits posés sur une table.

Des aliments pour nourrissons à base de riz Photo: Radio-Canada

Alain Roy

L’épicerie a fait analyser 11 aliments à base de riz destinés à des nourrissons, achetés à Calgary, Toronto et Montréal. Deux produits contenaient de l’arsenic dans des proportions dépassant les limites européennes et américaines.

Déjà, en 2013, L’épicerie avait révélé que de nombreux riz et produits à base de riz dont des céréales pour bébés contenaient un taux d’arsenic inquiétant, surtout pour les nourrissons, car ceux-ci mangent beaucoup plus en proportion de leur poids que les adultes.

« Un nourrisson, ça grandit », rappelle Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal, « et un nourrisson n’a pas la même physiologie qu’un adulte pour traiter les produits toxiques. Ses reins et son foie ne sont pas encore complètement efficaces », précise-t-il.

L’arsenic ne présente pas un danger d’empoisonnement en tant que tel, mais il est cancérigène.

Un adulte en bonne santé l’élimine, mais pas un bébé. Et comme le riz est un des premiers aliments solides introduits à partir de 6 mois dans la diète des nourrissons parce qu’il est riche en fer, il est souhaitable que ce riz contienne un minimum d’arsenic.

Présent naturellement dans tous les végétaux, l’arsenic se trouve particulièrement dans le riz, car celui-ci pousse dans des sols saturés d’eau et dans des rizières où il y a naturellement beaucoup d’arsenic dans le sol.

« Le riz est enclin à contenir des traces de l’arsenic le plus toxique, l’inorganique, qui est principalement d’origine géologique et présent dans l’eau des nappes phréatiques », ajoute M. Sauvé.

On voit des plants de riz qui poussent dans des parcelles remplies d'eau.

Une rizière Photo : Radio-Canada

Pas de limite pour l’arsenic dans les aliments au pays

Santé Canada impose une limite de concentration maximale de 10 parties par milliard (ppb) pour l’arsenic dans l’eau et les jus de pomme, mais pas dans les autres aliments.

L’Union européenne impose pour sa part une limite de 100 ppb sur le riz et les produits du riz. La Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, de son côté, recommande la même limite sans toutefois la rendre obligatoire.

Selon Marion Nestle, auteure réputée et professeure en nutrition, études alimentaires et santé publique à l’Université de New York, « ces limites dérangent l’industrie, et aucun gouvernement ne veut agir. Toujours en avance sur les États-Unis, l’Union européenne a imposé une limite de 100 ppb », souligne-t-elle.

Au Canada, comme ici aux États-Unis, on semble ne pas vouloir écorcher l’industrie. Marion Nestle, auteure et professeure en nutrition

Des traces d’arsenic et des taux préoccupants

En collaboration avec l’émission Marketplace de CBC, L’épicerie a donc fait analyser 11 produits à base de riz destinés aux nourrissons (à raison de 3 échantillons chacun) pour en vérifier la teneur en arsenic.

Tous les produits analysés en contenaient des traces, mais des taux préoccupants d’arsenic inorganique ont été détectés dans deux produits en particulier. Des céréales de riz crémeux de la marque Baby Gourmet en contenaient entre 110 et 152 ppb, et des collations « Soufflés de riz à grains entiers » de la marque Choix du Président Biologique, entre 110 et 202 ppb.

Contactées à ce sujet, les deux compagnies ont voulu rassurer la population et disent respecter la réglementation canadienne :

« Baby Gourmet se conforme aux règles de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour ses produits vendus au Canada. […] Nous étudions présentement les nouvelles informations que vous nous avez fournies en tenant compte des directives d’autres pays qui diffèrent des canadiennes. En tant que fière compagnie canadienne, nous sommes engagés à travailler avec les autorités et les experts de l’industrie pour offrir des produits qui respectent les plus hauts standards de qualité. »

« Choix du Président veut rassurer les consommateurs à l’effet que nos produits sont totalement sécuritaires pour les enfants. […] Même si le Canada n’impose pas de limites ou standards sur les produits du riz, nous travaillons de pair avec nos fournisseurs afin de minimiser ces faibles niveaux d’arsenic […] et nous allons utiliser les références européennes. »

Pour sa part, Santé Canada a finalement annoncé qu’elle élabore un projet de règlement visant à établir des concentrations maximales nationales précises pour l’arsenic dans le riz vendu au Canada.

« Ce processus sera lancé au milieu de 2019, débutant par une consultation de tous les intervenants. Le processus prendra quelques mois. […] Pour déterminer si des mesures supplémentaires de gestion des risques sont nécessaires pour les aliments dont le riz blanc ou brun est le principal ingrédient, y compris les aliments pour nourrissons, Santé Canada, en consultation avec l’ACIA, recueille des données supplémentaires sur les concentrations d’arsenic dans ces aliments. »

« Les parents devraient exiger de connaître les taux d’arsenic dans les céréales de leurs enfants », renchérit Marion Nestle. « Je crois que les compagnies devraient être contraintes d’afficher ces taux sur les emballages, c’est une question de santé publique. »

D’ici là, la nutritionniste et directrice générale du Dispensaire diététique de Montréal, Jackie Demers, suggère de diversifier l’alimentation des nourrissons.

« Les recommandations pour l’introduction des aliments auprès des enfants ont changé. On favorise des aliments riches en fer ou qui sont non transformés. On parle d’introduire la viande, les légumineuses. Donc, ce n’est plus obligatoire de passer par des céréales de riz enrichies. Je pense que ça aide, déjà, à réduire le risque d’exposition à l’arsenic. »

Le reportage de Dany Croussette et Johane Despins

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