Des vêtements venus de Chine produits avec du travail forcé?


Le Xinjiang est une région autonome de la Chine. Beaucoup de firmes étrangères font faire des vêtements de coton dans cette région. Malheureusement, c’est des ex-prisonniers, et parmi les plus pauvres Ouïgours, une ethnie minoritaire sont voués au travail forcé. Donc les vêtements de coton made in China provenant de cette région est fait par des personnes qui sont menacés pour le profit des autres.
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Des vêtements venus de Chine produits avec du travail forcé?

PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon des organisations de défense des droits de l’homme, l’importation de vêtements de coton en provenance du Xinjiang, en Chine, risque de contribuer à la campagne de répression des Ouïgours.

Les firmes étrangères qui font produire en Chine des vêtements de coton à des fins d’exportation courent le risque d’être mêlées à la campagne de répression en cours dans le Xinjiang.

MARC THIBODEAU
LA PRESSE

Plusieurs organisations de défense des droits de la personne préviennent qu’il est difficile de garantir que ces commandes ne seront pas produites sous la contrainte par des Ouïgours détenus ou recrutés de force dans la région, qui fournit 80 % du coton chinois.

Le risque de contribuer indirectement à la situation est si élevé que l’Uyghur Human Rights Project recommande aux entreprises occidentales de suspendre tout approvisionnement de coton, de textiles ou de vêtements venant de firmes établies au Xinjiang.

La mise en garde n’a rien de superflu puisque plusieurs entreprises connues ont dû répondre à des questions à ce sujet au cours des derniers mois.

Le détaillant Costco a notamment été interpellé en octobre après que les services frontaliers américains ont intercepté une commande de pyjamas pour enfants provenant de Chine.

Les autorités américaines sont intervenues parce que l’entreprise exportatrice chinoise, Hetian Taidai Apparel, avait déjà été identifiée comme l’une de celles qui profitent du travail forcé dans le Xinjiang.

Costo Wholesale a assuré, dans un communiqué, que son fournisseur chinois n’avait pas fait appel à des usines du Xinjiang utilisant du travail forcé.

L’entreprise a ajouté qu’elle « n’avait aucune raison de croire » que les produits commandés aient pu être fabriqués dans des circonstances répréhensibles.

La filière canadienne de Costco a indiqué à La Presse que les pyjamas en question n’avaient pas été vendus dans ses magasins et qu’elle n’avait aucun lien avec le fournisseur chinois.

Une entreprise japonaise, Muji, a été critiquée récemment pour avoir annoncé dans ses publicités que les chemises en coton qu’elle commercialise contiennent du coton provenant du Xinjiang.

Muji, qui n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue de La Presse, continue d’utiliser la référence à cette région sur son site internet pour commercialiser des chemises, notamment dans la version de sa filière canadienne.

Scott Nova, directeur de Workers Rights Consortium, une organisation qui enquête sur les conditions de travail dans les usines de nombreux pays, juge que Muji fait preuve d’un grave manque de sensibilité éthique et politique en évoquant le Xinjiang à des fins de marketing.

L’enseigne japonaise dit enquêter pour s’assurer qu’elle ne bénéficie pas du travail forcé dans la région, mais cette promesse sonne creux dans la mesure où il est pratiquement impossible, note M. Nova, de procéder à des vérifications dignes de ce nom.

Régime de terreur

Les autorités chinoises, qui subventionnent la production de coton au Xinjiang, bloquent l’accès aux unités de production et cherchent à brouiller les pistes en utilisant des coquilles administratives. Elles imposent par ailleurs aux Ouïgours un régime de terreur qui fait en sorte que les ex-détenus ne peuvent parler ouvertement, même lorsqu’ils réussissent à passer à l’étranger, par crainte de représailles envers leur famille.

Selon M. Nova, nombre d’entreprises ayant des liens avec le Xinjiang « font profil bas à l’heure actuelle dans l’espoir que les médias et le public vont cesser de s’intéresser à la situation ».

Leurs dirigeants, dit-il, savent qu’il sera « coûteux et compliqué » de se désengager complètement de la région et rechignent à revoir leurs pratiques même s’ils devraient le faire.

Dans un récent rapport, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), établi à Washington, dit avoir trouvé une trentaine d’usines et de parcs industriels au Xinjiang susceptibles d’utiliser du travail forcé.

La main-d’œuvre, indique-t-on, peut provenir de « centres de rééducation » assimilables à des prisons, dans lesquels les autorités chinoises détiennent des centaines de milliers d’Ouïgours. La population carcérale des prisons officielles, très élevée dans la région, est aussi mise à profit.

Amy Lehr, coauteure du rapport, note que la Chine force aussi un grand nombre d’Ouïgours vivant en milieu rural à travailler en usine dans le cadre d’une campagne officielle de « lutte contre la pauvreté » qui vise aussi à accélérer la dissolution de la communauté musulmane.

« Les entreprises étrangères doivent se demander si elles peuvent faire appel éthiquement à des fournisseurs du Xinjiang dans un tel contexte », dit Mme Lehr.

L’experte estime que les firmes désirant favoriser l’éradication du travail forcé devraient boycotter tout produit de coton venant de la région, de manière à faire pression sur la Chine.

Des centaines d’entreprises avaient convenu d’une telle stratégie relativement au coton ouzbek, favorisant une évolution progressive des conditions de travail dans le pays.

Le coton chinois représente une part « beaucoup plus substantielle » du marché international, ce qui risque de compliquer les choses, prévient-elle.

https://www.lapresse.ca/

Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


Le gaspillage des vêtements invendus n’est pas quelque chose qu’on entend parler, mais c’est une réalité. Il y a des commerces qui aiment mieux découper les vêtements et les enfouirent que les donner à des organismes, il semble qu’à Montréal cela va changer et peut espérer que d’autres villes suivront l’exemple.
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Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentaire


Objectif zéro déchet: la Ville entend s’attaquer au gaspillage vestimentairePhoto: Métro

En plus de s’attaquer au gaspillage alimentaire, la Ville entend interdire aux commerces du textile de jeter leurs invendus aux ordures. Une mesure qui vise à réduire le nombre de déchets enfouis tout en donnant une seconde vie à ces vêtements.

«Dans le même état d’esprit de valorisation plutôt que d’enfouissement, nous allons interdire aux commerçants de détruire et de jeter des vêtements qui ne seront pas vendus», a déclaré jeudi la responsable de la transition écologique à la Ville de Montréal, Laurence Lavigne Lalonde.

Cette dernière a pris part à une conférence de presse à l’hôtel de ville en compagnie de l’élu responsable des services aux citoyens, Jean-François Parenteau.

Les deux conseillers ont présenté le Plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025 de la Ville. Ce document, qui fera l’objet d’une consultation publique au cours des prochains mois, se donne des cibles ambitieuses. Il vise notamment à tendre vers le zéro déchet en détournant de l’enfouissement 85% des matières résiduelles de la métropole d’ici 2030.

Selon la Ville, il presse de trouver des moyens de réduire le volume de déchets alors que le site d’enfouissement de Terrebonne aura atteint son point de saturation dans 10 ans.

«L’urgence d’agir pour réduire nos matières enfouies est bien réelle.» -Laurence Lavigne Lalonde

«Un fléau»

Pour atteindre les objectifs de ce plan, la métropole entend agir sur plusieurs fronts. En plus de réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2025, la Ville compte interdire aux commerces de jeter leurs vêtements invendus.

«La question du gaspillage vestimentaire est un fléau et nous savons que nous devons l’attaquer, surtout lorsque nous savons que l’industrie du textile est l’une des plus polluantes à l’échelle de la planète», a souligné Mme Lavigne-Lalonde.

La Ville entend d’abord demander aux commerces du textile de s’associer avec des organismes qui redistribuent les vêtements usagés. L’administration mettra aussi en place un encadrement règlementaire pour faciliter le déploiement de boîtes de dons.

Les commerces qui refuseront de changer leurs habitudes pourraient en subir les conséquences, a prévenu Mme Lavigne-Lalonde.

«Économie circulaire»

La Ville aimerait aussi voir plus de vêtements être transformés en d’autres produits sur le principe de «l’économie circulaire».

L’entreprise Certex, basée dans la municipalité de Saint-Hubert, transforme notamment des vêtements usagés ou invendus en chiffons industriels. Les vêtements en polyester, qui sont faits à base d’hydrocarbures, peuvent aussi servir comme source d’énergie dans les cimenteries

Le textile usagé pourrait par ailleurs servir au rembourrage de meubles ou encore comme isolant dans les maisons, si la loi le permet.

«Au Québec, on est une des dernières rares provinces qui n’autorise pas l’usage du textile usagé pour le rembourrage. Donc, évidemment, nous allons interpeller le gouvernement du Québec pour lui demander de relancer ce marché, qui est un marché énorme pour nous», a évoqué M. Parenteau. 

Le rôle des citoyens

La Ville entend aussi réduire de 10% la quantité de déchets produits par habitant dans la métropole d’ici 2025 et de 20% d’ici 2030. Cela signifie que chaque Montréalais devra produire 10 kilos de déchets en moins annuellement.

Pour atteindre cette cible, la Ville entend notamment adopter l’an prochain un règlement visant à réduire l’usage du plastique à usage unique sur son territoire. La Ville réalisera en outre des projets pilotes dans 22 écoles de la métropole dès cette année pour y intégrer des systèmes de collecte des matières organiques.

La Ville n’a pu fournir un estimé de la facture qui sera associée à l’application de l’ensemble de ce plan.

https://journalmetro.com/

Les vêtements antimoustiques débarquent au Canada


Des pantalons sportifs, des chemises unies ou à carreaux, des vestes et des chapeaux sont vendus au Canada en guise d’insecticides. Ces vêtements protégeraient des insectes comme les fourmis, mouches, poux, puces, araignées, et tiques. Ce n’est pas pour faire de la pub, mais c’est vendu chez L’équipeur.
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Les vêtements antimoustiques débarquent au Canada


Les vêtements antimoustiques débarquent au

LIFEMOMENT VIA GETTY IMAGES

La technologie à base de perméthrine vient d’arriver chez nous.


S’enfoncer en nature pendant les vacances est super énergisant… jusqu’à ce que vous vous faites dévorer par les bébites. Pour faire du camping en paix, vous pourriez être tentés par la toute première ligne de vêtements anti-moustiques disponible au Québec.

Non, elle ne sent pas la citronnelle. Non, votre peau ne fondera pas au contact du tissu. Et non, vous n’aurez pas besoin de rajouter une couche de chasse-moustique, promet la marque WindRiver Outfitting Co.

Mais comment ça marche alors? Les vêtements No Fly Zoneélaborés en collaboration avec le fabricant de tissu technique Burlington sont infusés de perméthrine, un insecticide chimique qui affecte le système nerveux des insectes (fourmis, mouches, poux, puces, araignées, tiques) et les repoussent avant qu’une morsure ne surviennent. La protection serait efficace pendant plus de 70 lavages.

La collection vendue en exclusivité chez L’Équipeur comprend des pantalons sportifs, des chemises unies ou à carreaux, des vestes et des chapeaux. Le design reste très sobre, de la coupe jusqu’aux couleurs, et a visiblement été conçu pour les amateurs de plein air. Gris pâle et beige dominent pour bien voir les insectes qui pourraient s’agglutiner aux vêtements.

Les pièces No Fly Zone se détaillent entre 19,99$ pour un bandana et 139,99$ pour la veste chasse-moustiques pour femmes.

Si les vêtements traités au perméthrine sont offerts depuis déjà quelques années dans le reste du monde, le Canada n’a autorisé la vente que récemment, notamment pour aider à repousser les tiques qui transmettent la maladie de Lyme.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

N’aie pas honte


J’aime cette citation ! Cela met en garde d’une certaine façon la surconsommation et de faire comme tout le monde.
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N’aie pas honte

 

 

N’aie pas honte à mettre les mêmes vêtements, à ne pas avoir le dernier portable ou à voyager avec une vieille voiture. La honte c’est faire semblant d’être quelqu’un que tu n’es pas.

José Mujica

Voici le premier pantalon indestructible qui dure 100 ans


Un pantalon qui dure 100 ans, donc plus qu’une vie d’adulte. Il résiste au feu, imperméable, extensible, protège du vent … Il est très cher, mais peut-être pour certains travailleurs, cela finirait par être rentable.
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Voici le premier pantalon indestructible qui dure 100 ans

 

Céline Deluzarche
Journaliste

Résistant à l’abrasion, à la torsion, aux déchirures, au vent et à l’eau, ce pantalon permet même de traverser un feu sans se brûler ! À contre-courant de la fast-fashion, ce vêtement durable a été mis au point par une startup en collaboration avec un groupe spécialiste des textiles militaires.

Des vêtements toujours moins chers pour vendre toujours plus : tel est le modèle économique de la plupart des enseignes de mode. Les marques à petit prix ont ainsi instauré le concept de « fast fashion », qui conduit à un énorme gaspillage textile. En France, 2,5 milliards de vêtements sont ainsi mis sur le marché chaque année, soit 600.000 tonnes selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Une personne achète aujourd’hui 60 % de vêtements en plus qu’il y a 15 ans et les conserve moitié moins longtemps, révèle une étude McKinsey.

À contre-pied de cette tendance, la startup Vollebak vient de lancer un pantalon conçu pour durer… 100 ans. Il a été testé avec une machine mécanique qui frotte inlassablement le tissu jusqu’à ce que les fibres cèdent. Résultat :

« Alors qu’un tissu polyester classique résiste à 25.000 tours, chaque fibre de notre pantalon était intacte après 100.000 cycles », assure Nick Tidball, le cofondateur de Vollebak.

Outre sa résistance exceptionnelle aux déchirures et à l’abrasion, le « 100 Years Pants » est imperméable, respirant, extensible, coupe-vent, et permet même « de marcher à travers un feu».

Bref, il sera difficile d’en venir à bout, à moins d’être déchiqueté par un grizzly.

Le pantalon Vollebak est vendu 575 euros… pour une durée de vie affichée de 100 ans. © Vollebak, Sun Lee

Le pantalon Vollebak est vendu 575 euros… pour une durée de vie affichée de 100 ans. © Vollebak, Sun Lee

    Un sandwich de trois couches de tissu

    Conçu à l’origine pour les soldats opérant en situations extrêmes, ce pantalon est fabriqué dans un tissu spécial développé par la marque suisse Schoeller, spécialisée dans les textiles techniques pour la police et les militaires.

    Alors que la plupart des vêtements résistants au feu sont lourds, inconfortables et contiennent des produits chimiques, le « 100 Years Pants » promet d’être « un des pantalons les plus confortables que vous n’ayez jamais porté », garantit Nick Tidball.

    Le secret de ce matériau innovant ? Un sandwich de trois couches de tissu différents. La couche extérieure fait office de protection contre le vent et l’eau. Celle du milieu joue le rôle « d’airbag » : elle peut gonfler de 1.000 fois sa taille instantanément et former ainsi une barrière ignifugeinfranchissable. La couche intérieure, tissée en fibre aramide ultra-fine, consolide le tout et apporte le confort.

    En mode survie

    En outre, le pantalon est doté de 5 poches, dont 4 zippées, et renforcé à tous les endroits les plus sollicités (fesses, genoux…). Chaque couture est doublée avec du fil spécial ultra-résistant conçu pour la torsion et l’étirement, et les chevilles sont protégées par une membrane en polyuréthane que, « même des crampons ne peuvent pas traverser ». Il est équipé de boucles de paracorde dans une petite puce sous la ceinture. Cette corde en nylon multibrins a d’ailleurs été utilisée par les cosmonautes pour s’arrimer dans l’espace !

    « Elle pourra éventuellement vous servir à allumer un feu si vous ne disposez de rien d’autre sous la main », souligne la marque.

    Veste en graphène et blouson en Kevlar

    Ce n’est pas la première fois que la marque s’illustre pour ses vêtements indestructibles. En 2017, elle avait sorti un blouson renforcé en Kevlar, également conçu pour durer 100 ans, et une veste phosphorescente. En juillet 2018, elle avait présenté la première veste en graphène capable de se transformer en véritable radiateur. Reste à savoir qui est prêt à débourser 575 euros ($ 853 canadien) (même avec frais de port offerts vers l’Europe) pour s’offrir un tel pantalon. Certes, cela représente seulement 5,75 euros par an… à condition de vivre suffisamment longtemps pour vérifier la promesse, ce qui ne sera pas évident si vous vivez des aventures aussi dangereuses que celles prévues par le vêtement.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • La startup Vollebak a mis au point un pantalon conçu pour durer 100 ans.

  • Résistant aux flammes, imperméable, respirant et extensible, il est constitué d’un sandwich de trois couches de tissu.

  • La marque est spécialiste des vêtements innovants, avec déjà à son actif, la première veste en graphène.

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Pourquoi Lucky Luke est-il habillé en jaune, rouge et noir ?


J’ai beaucoup lu de Lucky Luke quand j’étais jeune. Je ne m’étais jamais posé la question sur les vêtements, mais en plus de l’explication on apprend beaucoup de chose sur ce personnage, comme des censures dont la bande dessinée a subit au cours des années, étant donné qu’il était destiné à la jeunesse.
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Pourquoi Lucky Luke est-il habillé en jaune, rouge et noir ?

 

Pour être exhaustif le personnage de Lucky Luke porte aussi un jean de couleur bleu et un chapeau blanc. Mais si on se limite à la description de ses vêtements pour le haut du corps, on trouve bien une chemise jaune, un veston noir et un foulard rouge.

Si ces couleurs ne vous disent rien, il s’agit de celle du drapeau de la Belgique ! Pourquoi la Belgique ? Tout simplement parce que Lucky Luke fut créé par un Belge, le dessinateur Morris. Il a donc voulu faire un clin d’oeil à sa partie.

Lucky Luke est apparu pour la première fois dans l’Almanach 1947, un hors-série du journal Spirou publié en 1946 et compte aujourd’hui 80 albums.

A noter que cette bande dessinée fut censurée à de nombreuses reprises. En France à cause de la loi de 1949 sur les publications pour la jeunesse, mais aussi en Belgique quelques années plus tard où le gouvernement l’accuse de pervertir la jeunesse. Pourquoi exactement ? Et bien car à la fin de la 12e histoire Hors-la-loi, Bob Dalton est arrêté par Lucky Luke, puis on le découvre mort. On imagine que c’est Lucky Luke qui l’a tué mais aucun dessin ne représente la scène. Dans la version originale, on voit Bob Dalton mourir après qu’une balle lui ait traversé la tête. Mais ce sera la version censurée qui sera publiée dans le journal Spirou en 1952.

De même dans l’histoire Billy the Kid une planche représentant ce personnage bébé en train de sucer un pistolet fut censurée par le comité français au nom de la moralité et du bon goût. Elle réapparaitra dans les albums publiés à partir de 1981.

Des épisodes de censure qui furent également accompagnés d’auto censure de la part de Morris. Une pratique qui a pu sembler lui peser puisqu’en 1966 il dessina, comme pour se défouler, pour le journal étudiant belge Le Point, une planche où Lucky Luke boit beaucoup de whisky, tue ceux qui l’agacent, et passe une nuit torride avec une danseuse.

Quant à la cigarette, Morris la remplaça par une brindille dès 1983, et ce alors même qu’il n’y était pas contraint par la loi. En effet les publications “jeunesse” devaient a l’époque répondre à une loi de 1949 qui n’interdiaent que l’apologie du vol, du mensonge, de la débauche ou de la paresse. C’est tout.

https://www.chosesasavoir.com/

Le potentiel émotionnel de la couleur de vos fringues


Moi, j’aime bien porter des couleurs sombres surtout le noir au grand, malgré certaines contestations familials. Ce n’est pas par déprime, mais je me sens plus à l’aise comme cela. En fait, on croit peut-être que la couleur que l’on choisit en matière de vêtements reflète nos émotions, mais en fait, ce sont les autres ont une perception de nos humeurs.
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Le potentiel émotionnel de la couleur de vos fringues

J'ai rien à me mettre | MikesPhotos via Pixabay

J’ai rien à me mettre | MikesPhotos via Pixabay

Daphnée Leportois

Les coloris de nos habits peuvent avoir un effet sur nos émotions. Une réaction cérébrale.

Il fait gris. Le ciel est couvert. Les rayons du soleil ne filtrent que très peu derrière la masse nuageuse. Et, de toute façon, la luminosité n’est jamais de longue durée: le soleil se couche en fin d’après-midi. C’est l’hiver. Ça vous déprime. Alors, parfois, pour contrer cette morosité ambiante, vous décidez d’enfiler une écharpe vert prairie, un manteau jaune d’or, un pull rouge cerise ou un T-shirt bleu électrique. Comme si la coloration de votre garde-robe avait le pouvoir de vous remonter le moral –c’est en tout cas l’objectif. Une stratégie vestimentaire qui peut s’avérer opérationnelle. Sauf que ce ne sont pas vraiment les couleurs qui vont jouer sur votre psychisme en berne, et ce, même si votre cerveau est aux commandes.

Comme l’explique John Maule, chercheur post-doctorant qui travaille sur la perception et le discernement des couleurs, «il n’y a pas vraiment de preuve scientifique appuyant l’hypothèse que la couleur a un effet direct sur l’humeur».

Lui qui est pourtant membre du Sussex Colour Group n’a pas même connaissance de confrère ni de consœur travaillant sur cette question (ce qui est, remarque-t-il, étonnant au vu de cette conviction partagée que porter des couleurs vives a quelque chose de dynamisant et influerait positivement notre psyché).

«Bien sûr, les gens peuvent associer certains vêtements avec un sentiment de mieux-être. Mais ça ne veut pas dire que c’est la couleur en tant que telle qui en est à l’origine ni qu’un habit d’une autre couleur ne pourrait pas être associé aussi fortement avec ce sentiment», précise-t-il.

C’est bien pour cela qu’«il n’existe pas de prescription médicale d’une couleur de vêtement pour aller mieux», comme le constatait le psychiatre Michel Lejoyeux dans un article de Madame Figaro publié en octobre 2018.

Pas de réaction physiologique automatique: de la même façon que l’on ne s’arrête pas par réflexe face au rouge ni n’avance au vert, on ne se déride pas en endossant une couleur dite gaie. C’est culturel!

Personnage en costume

La psychologue et psychanalyste Ludivine Beillard-Robert, qui a mené une thèse sur la psychopathologie du corps féminin habillé, convoque l’exemple d’une patiente qui avait revêtu une jupe jaune vif au travail.

«Tout le monde lui avait fait la remarque qu’elle était lumineuse, qu’elle amenait un rayon de soleil. Elle était assez étonnée que ce vêtement ait égayé la journée de ses collègues. Pour elle, sa jupe était jaune, point.»

C’est en fait cette association symbolique, laquelle varie suivant les cultures, qui peut amener à s’attifer avec des couleurs chaudes ou éclatantes pour booster son moral.

C’est à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice

Ce n’est pas tant que l’on croit profondément que le tissu va rendre notre journée ou notre vie plus éclatante, c’est davantage que l’on endosse un costume, celui d’un personnage chatoyant. Parce que les couleurs sont symboliques, comme le rappelait l’historien spécialiste des couleurs et des symboles Michel Pastoureau, notamment dans ses ouvrages Une couleur ne vient jamais seule (éd. du Seuil, 2017) et Les couleurs de nos souvenirs(Seuil, 2010). Les siècles passés les ont chargées de sens et nous n’en percevons pas seulement les longueurs d’ondes. Elles sont devenues des indices sociaux, des signes d’appartenance.

La couleur des vêtements, par l’imaginaire qu’elle convoque, peut aider à catégoriser les gens –le noir aux gothiques par exemple

Le mécanisme est le suivant, détaille Ludivine Beillard-Robert: «On ne s’habille pas que pour soi mais aussi pour l’autre social. On s’imagine que tel groupe de personne est représenté par tel habit et on veut le porter pour s’y inclure. C’est un peu comme si c’était le dossard d’une équipe.»

C’est donc à travers le regard des autres que les couleurs prennent sens et viennent accomplir leur prophétie autoréalisatrice.

«L’habit est destiné à porter un message à soi et aux autres», pointait la psychiatre Catherine Joubert, co-autrice de l’ouvrage Déshabillez-moi – Psychanalyse des comportements vestimentaires (Fayard, 2011), dans une interview à Psychologies de 2015. «On a tendance à voir le vêtement comme porteur, en soi, d’une histoire. [Le mettre] devient une façon de s’approprier une autre image», ajoutait sa co-autrice et consœur Sarah Stern.

«Cintre à humeurs»

Une image marquée qui tient aussi à nos comportements.

«Lorsque l’on est maussade, on va avoir tendance à se cacher et, plutôt que de s’habiller en jaune pétant, se vêtir le plus communément possible afin de se fondre dans la masse», détaille Ludivine Beillard-Robert.

On associe donc les tons grisâtres à la petite déprime et les teintes pétillantes à un état d’esprit joyeux ou un caractère expansif. Pour bien montrer aux autres (et s’en convaincre par la même occasion) que l’on est gai, on se fringuera de manière colorée. Un peu comme si l’on se faisait remarquer par un grand éclat de rire.

Car la couleur a aussi ceci de notable qu’elle permet de sortir du lot.

«Pendant très longtemps, il convenait de s’habiller en noir quand on était en public, d’où l’expression “noir de monde”», complète la psychanalyste.

Certes, ce n’est plus le cas mais, à tous enfiler des jeans, les frusques aux couleurs pétulantes ne sont pas nombreuses.

«On met de la couleur pour orienter et provoquer le regard, en espérant que cela va produire un effet. Et, de fait, cela produit un effet par contraste», qui plus est par un hiver sans soleil, expose le philosophe du corps Bernard Andrieu, entre autres auteur de l’article «Sentir sa couleur de la santé par les teintes ? Quel détournement du modèle oriental» (Communications, 2010) et de l’ouvrage Rester beau (éd. Le Murmure, 2017). «On parle bien de couleurs pétantes, comme si c’était quelque chose qui allait exploser à l’œil et au regard», souligne Ludivine Beillard-Robert.

Derrière ce message codifié, il y a aussi l’idée que d’«une perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur», indiquait Catherine Joubert à Psychologies. «On se sert de la couleur comme d’un cintre à humeurs, pour exprimer et manifester la sienne dans un cadre codé», abonde Bernard Andrieu.

De la même manière que l’on cherche à créer une harmonie entre la couleur de sa peau, de ses yeux, de ses cheveux et ses vêtements et à présenter une «cohérence chromatique», indique le philosophe, on croit confusément que l’«on exprime ses sentiments internes en les projetant sur ses vêtements» et que ces bouts de tissu servent à relier «corps intérieur et extérieur, surface et profondeur».

Un moyen d’exprimer son identité et d’en revêtir une nouvelle au fil de son humeur. Pas étonnant que l’idée que les couleurs vives contribuent au bien-être ne dépérisse pas.

https://www.slate.fr/