Ta vie


On doit apprendre à être autonome dans notre vie présente, personne ne peut mener notre vie, seulement nous
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Ta vie est entre tes mains, pas entre celles des autres en encore moins de ton passé

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Il trouve sa poule bizarre


Cela se passe dans une ferme en Nouvelle-Galles du Sud, un matin, un fermier passe devant le poulailler, il est surpris qu’une poule refuse de bouger, elle réagissait bizarrement, alors il décide de lever sa poule. Elle couvait bien sûr ses oeufs, mais elle gardait aussi au chaud des chatons en attendant que la maman reviennent. Une bonne gardienne …
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Il trouve sa poule bizarre

 

Le Saviez-Vous ► Les 10 plus gros fruits et légumes du monde


Ces records Guinness sont de 2016 en descendant. Des records des plus gros fruits et de légumes qui ont été cultivés autant par des jardiniers amateurs que professionnels. Ce que je me demande ces fruits et légumes ont un goût plus faible ou plus prononcés, si la texture est la même
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Les 10 plus gros fruits et légumes du monde

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

Un peu partout dans le monde, il est des jardiniers très prolifiques et bienheureux qui, chaque année, se retrouvent pour disputer les concours des plus gros fruits et légumes. Voici les derniers records homologués. Ils sont tous aussi impressionnants les uns que les autres.

Chaque année en septembre, depuis le début du XXe siècle, des jardiniers de l’extrême se retrouvent à Harrogate, au Royaume-Uni, pour présenter les légumes qu’ils ont cultivés tout un été avec tellement d’amour (et de recettes dont ils ont le secret)... qu’ils sont énormes ! Le Giant vegetable competition est un rendez-vous incontournable pour de nombreux Britanniques qui, comme on le sait, sont férus de jardinage. On peut y voir les plus gros ou les plus longs légumes du royaume, voire du monde ! Depuis les débuts de la compétition, plusieurs records mondiaux y ont été établis tel celui du plus gros oignon (voir plus bas) : 8,47 kg !

Un peu partout dans le monde, d’autres jardiniers amateurs ou professionnels ont relevé le défi. Non seulement du plus gros légume mais aussi du plus gros fruit. Voici 10 d’entre eux, vus en 2016, des records homologués tous aussi impressionnants les uns que les autres.

Le chou-fleur le plus lourd du monde

Son nom est associé à cinq records du monde de gros, très gros légumes. De la ferme de Peter Glazebrook, située à Hallam dans le Nottinghamshire, sont sorties les plus longues betteraves au monde, mais aussi les pommes de terre, oignons et choux-fleurs les plus gros et les plus lourds… Pour ce dernier, c’est un spécimen de la variété Darwin qui détient le record du plus massif que la Terre ait jamais porté, homologué au Guinness des records : 27,48 kg ! C’est 20 fois le poids ordinaire. Les amateurs de gratin de chou-fleur pourraient en manger tous les jours des semaines durant !

 

Peter Glazebrook détient depuis le 21 avril 2014 le record du monde du plus gros et lourd chou-fleur. © Tig Media, Peter Glazebrock, Caters News

Peter Glazebrook détient depuis le 21 avril 2014 le record du monde du plus gros et lourd chou-fleur. © Tig Media, Peter Glazebrock, Caters News

La plus longue carotte du monde

Décidément, le Nottinghamshire est une terre fertile où poussent les plus gros légumes du monde. C’est de ce comté que vient l’interminable carotte de Joe Atherton : 6,245 mètres de longueur ! Lors de sa présentation au National Giant Vegetables Championship de Malvern au Royaume-Uni, le 23 septembre 2016, elle a pulvérisé le précédent record du monde détenu depuis 2007 avec 5,841 mètres.

 

Joe Atherton a cultivé la plus longue carotte du monde. Il détient aussi les records de la plus longue betterave et du plus long radis. © Joe Atherton, Malvern’s Giant Vegetables Show

Joe Atherton a cultivé la plus longue carotte du monde. Il détient aussi les records de la plus longue betterave et du plus long radis. © Joe Atherton, Malvern’s Giant Vegetables Show

La plus grosse carotte du monde

Le record est détenu depuis 2014 par le très prolifique Pete Glazebrook, jardinier exclusif de légumes géants. Elle pèse 9,1 kg !

 

Pete Glazebrook cumule les records des plus gros légumes du monde. Pesant 9,1 kg, cette carotte détient depuis 2014 le record absolu de la plus grosse. © Guinness World Records

Pete Glazebrook cumule les records des plus gros légumes du monde. Pesant 9,1 kg, cette carotte détient depuis 2014 le record absolu de la plus grosse. © Guinness World Records

Le plus gros poireau du monde

Nous sommes bien sur Terre et non dans un jardin extraterrestre. Avec ses 10,5 kg, ce poireau cultivé par Paul Rochester bat tous les records. Son secret ? Les recettes transmises par son père et aussi, affirme-t-il, le best of de Glenn Miller qu’il leur fait écouter toute la journée.

 

Avec ce poireau de 10,5 kg, Paul Rochester a battu le précédent record mondial, 9,75 kg, qu’il détenait. © SWNS, Realfix

Avec ce poireau de 10,5 kg, Paul Rochester a battu le précédent record mondial, 9,75 kg, qu’il détenait. © SWNS, Realfix

Le plus gros oignon du monde

Incroyable mais vrai ! Jusqu’en 2014, c’était Pete Glazebrook qui détenait le record du plus gros et lourd oignon du monde mais Tony Glover a fait encore mieux, le battant de peu avec ce spécimen de 82 cm dans sa plus grande largeur et pesant 8,47 kg. Il y en a assez pour préparer une soupe à l’oignon pour 36 personnes.

 

Tony Glover pose à côté de l’oignon qu’il a cultivé durant 11 mois et qui lui a valu de figurer dans le Guinness. © Cascade

Tony Glover pose à côté de l’oignon qu’il a cultivé durant 11 mois et qui lui a valu de figurer dans le Guinness. © Cascade

La plus grosse citrouille du monde

En 1900, à la Foire internationale de Paris, la plus grosse citrouille du monde affichait sur la balance 181 kg. Aujourd’hui, le record du monde détenu par Beni Meier est pour une citrouille de… 1.054 kg !

 

Surprise : la citrouille la plus lourde jamais cultivée, qui dépasse la tonne, ne vient ni des États-Unis ni du Canada mais d’Allemagne. © Meier, BigPumpkins.com

Surprise : la citrouille la plus lourde jamais cultivée, qui dépasse la tonne, ne vient ni des États-Unis ni du Canada mais d’Allemagne. © Meier, BigPumpkins.com

Le plus gros radis du monde

Il en suffit d’un pour faire une salade pour toute la famille. Les plus gros radis jamais cultivés proviennent du jardin du Japonais Manabu Oono. Le radis qu’il a présenté lors de la Sakurajima Radish Contest de 2003, à Kagoshima, conserve le record absolu : une circonférence de 119 cm pour un poids de 31,1 kg !

Très appréciés au Japon, les radis font l’objet d’une compétition chaque année qui récompense, selon les catégories, les plus beaux, étonnants, goûteux et aussi les plus gros ! © Guinness World Record

Très appréciés au Japon, les radis font l’objet d’une compétition chaque année qui récompense, selon les catégories, les plus beaux, étonnants, goûteux et aussi les plus gros ! © Guinness World Record

La plus grosse tomate du monde

La plus lourde tomate jamais produite est américaine. De la variété Big Zac, elle pèse 3,81 kg. Dan MacCoy, le jardinier qui l’a cultivée ne s’attendait pas vraiment à battre le précédent record. Les graines, nommées « 8.41 MacCoy Big Zac » (8,41 est son poids en livres), ont été vendues à des jardiniers français et britanniques qui espèrent obtenir des tomates encore plus grosses pour de futurs concours. Quant au plant de tomate le plus long jamais mesuré, il mesurait 19,8 mètres.

 

Une tomate titan. Dan MacCoy se prépare à la cueillir. © Dan MacCoy

Une tomate titan. Dan MacCoy se prépare à la cueillir. © Dan MacCoy

La plus grosse pastèque du monde

Depuis octobre 2013, on n’a pas vu de pastèques plus lourdes que celles de Chris Kent : 159 kg sur la balance. Elle fut honorée dans cette catégorie lors du festival Operation Pumpkin, à Hamilton dans l’Ohio

 

159 kg à la pesée. Record inégalé de la pastèque la plus lourde du monde. © Guinness World Records

159 kg à la pesée. Record inégalé de la pastèque la plus lourde du monde. © Guinness World Records

Le plus gros navet du monde

Depuis 2004, personne n’a réussi à battre Scott Robb, inscrit au Guinness. Le navet qu’il a cultivé pesait 17,78 kg. Il ne reste plus qu’à trouver de bonnes recettes pour l’agrémenter.

 

Ce navet de près de 18 kg, record absolu, a été cultivé en Alaska. © Scott Robb

Ce navet de près de 18 kg, record absolu, a été cultivé en Alaska. © Scott Robb

La plus grosse pomme de terre du monde

C’est aussi du jardin de Peter Glazebrook que proviennent les plus grosses pommes de terre cultivées du monde. Celle qui fut pesée lors du National Gardening Show, le 4 septembre 2011, au Royal Bath & West Showground à Shepton Mallet, dans le Somerset, atteignait 4,98 kg. Elle surpasse de plus d’un kg celle qu’il avait présentée l’année précédente et qui avait décroché le record du monde

 

Peter Glazebrook, jardinier de tous les records, pose avec sa pomme de terre de 5 kg. Elle demeure à ce jour la plus lourde jamais cultivée. © Guinness World Records

Peter Glazebrook, jardinier de tous les records, pose avec sa pomme de terre de 5 kg. Elle demeure à ce jour la plus lourde jamais cultivée. © Guinness World Records

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Une porte d’entrée du stress dans le cerveau découverte


Il y aurait une porte d’entrée entre le système sanguin et le cerveau pour le stress et un risque de dépression. Les causes sont le surmenage au travail, mais aussi chez les enfants ayant vécu la pauvreté, la séparation des parents, la violence. Ces facteurs augmentent le risque de dépression à l’âge adulte
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Une porte d’entrée du stress dans le cerveau découverte

 

Le type de stress qui mène à la... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

 

Le type de stress qui mène à la dépression peut être le surmenage au travail. Le stress durant l’enfance (pauvreté, séparation des parents, violence) augmente aussi le risque de dépression à l’âge adulte.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Le stress mène à la dépression, particulièrement si les événements difficiles surviennent durant l’enfance. Une étude à laquelle ont participé trois chercheurs québécois vient de trouver une « porte » entre le système sanguin et le cerveau qui joue un rôle crucial dans l’équation stress-dépression. Leurs travaux pourraient mener à des médicaments et à un meilleur test diagnostique pour la dépression.

« Il y a de plus en plus d’intérêt sur le lien entre le système immunitaire, qui est stimulé par le stress social, et le cerveau », explique Caroline Ménard, auteure principale de l’étude publiée hier dans la revue Nature Neuroscience et neurobiologiste à l’École de médecine Mount Sinai à New York – et qui commencera en février à travailler à l’Université Laval. « On essaie de comprendre comment les molécules du système immunitaire qui circulent dans le sang entrent dans le cerveau. Nous avons trouvé une porte dans la barrière hématoencéphalique qui sépare sang et cerveau. »

Le type de stress qui mène à la dépression peut être le surmenage au travail. Le stress durant l’enfance (pauvreté, séparation des parents, violence) augmente aussi le risque de dépression à l’âge adulte.

Quand cette « porte » entre le système sanguin et le cerveau était ouverte, une région du cerveau très importante dans la dépression et la régulation de l’humeur était envahie par des molécules du système immunitaire qui sont générées par le stress. Les neurones de cette région, appelée nucleus accumbens septi, étaient affectés par ces molécules du système immunitaire. Les chercheurs en ont fait la preuve chez la souris et aussi grâce à deux banques de cerveaux, au Texas et à l’Institut Douglas de l’Université McGill à Montréal.

« Avec cette découverte, on pourrait utiliser l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour voir les gens qui ont une porte ouverte. On pourrait avoir un diagnostic plus précis de la dépression. », explique Caroline Ménard.

Une étape préliminaire, pour restreindre le nombre de personnes devant subir un test de dépistage par l’IRM, serait de mesurer dans le sang la présence de molécules provenant du cerveau, qui circulent elles aussi par la « porte » ouverte par le stress.

L’autre avenue de recherche que veut suivre Mme Ménard quand elle s’installera à l’Université Laval est d’étudier les personnes qui résistent mieux au stress que d’autres.

« Il y a des souris résilientes, chez qui la porte dans la barrière hématoencéphalique ne s’ouvre pas en présence de stress, dit Mme Ménard. Il se peut qu’on identifie des gènes ou des molécules qui entrent en jeu. Ça pourrait donner des cibles pour refermer les portes et traiter la dépression. »

En chiffres

 

1,9 FOIS

augmentation du risque de dépression chez les enfants dont les parents se séparent avant qu’ils aient l’âge de 7 ans

3,5 FOIS

augmentation du risque de dépression chez les enfants dont les parents se séparent et dont la mère se remet en couple avant qu’ils aient l’âge de 7 ans

3,4 FOIS

augmentation du risque de dépression chez les enfants nés d’une mère de famille monoparentale

Source : American Journal of Psychiatry

http://www.lapresse.ca/

Voici l’Halszkaraptor escuilliei !


Un dinosaure d’un nouveau genre a pu être décrit microtomographie multirésolution par rayons X. C’est quoi ça ? J’en ai aucune idée, mais le résultat démontre que cet animal qui a vécu il y a 72 millions d’années en Mongolie était un bien drôle de mélange pour avoir un tel physique. Pour le décrire, c’est un peu de tout cela : un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin
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Voici l’Halszkaraptor escuilliei !

 

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.   Photo : Lukas Panzarin/Andrea Cau

Une analyse 3D sophistiquée d’ossements fossilisés a permis à des paléontologues européens de décrire un étrange dinosaure qui vivait sur le territoire de la Mongolie au crétacé, il y a 72 millions d’années.

Un texte d’Alain Labelle


Son nom officiel : Halszkaraptor escuilliei. « Halszka » pour les intimes. Il s’agit d’une nouvelle espèce issue d’un nouveau genre de dinosaures qui appartient à la famille des droméosaures, dont il partage la lignée avec le vélociraptor.

L’animal, d’un mètre vingt environ, ne ressemblait à aucun dinosaure, mais possédait des pattes rappelant celles du vélociraptor, un cou similaire à celui du cygne, et des ailes comparables à celles du pingouin.

Selon le paléontologue Paul Tafforeau, du Synchrotron européen de Grenoble, la combinaison inattendue des caractéristiques physiques de ce prédateur laisse à penser qu’il devait avoir un mode de vie semi-aquatique.

Il faut imaginer un mélange entre un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin. Paul Tafforeau, Synchrotron européen de Grenoble

Le scientifique estime qu’Halszka avait hérité des griffes tueuses des pattes arrière très développées des droméosaures qui permettaient d’égorger leurs proies.

Il était un prédateur redoutable également dans l’eau, puisqu’il possédait aussi des dents et un museau de crocodile.

Une première chez les dinosaures

Pour chasser sous l’eau, l’animal devait se replier en S puis se projeter très rapidement, bouche ouverte, au passage des poissons.

Les paléontologues avaient bien décrit des dinosaures qui mangeaient du poisson par le passé, comme le spinosaure, mais aucun qui ne puisse nager.

C’est grâce au recours à la microtomographie multirésolution par rayons X que les scientifiques ont pu avoir accès aux parties du squelette toujours enfouies au coeur de la roche.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

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La prolifération des armes pourrait s’aggraver aux États-Unis


Peut-on vraiment comparer un permis de port d’armes à un permis de conduire ? Ainsi ou qu’une personne peut-être avec son permis de port d’armes, il aura cette permission dans tous les états. Avec les enfants qui tuent par accident, les tueries qui arrivent trop souvent. Est-ce vraiment un moyen pour se protéger ?
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La prolifération des armes pourrait s’aggraver aux États-Unis

 

Va-t-on pouvoir se promener avec une arme à feu au coeur de Manhattan ou autour... (Photo Philip Kamrass, archives Associated Press)

PHOTO PHILIP KAMRASS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

SÉBASTIEN BLANC
Agence France-Presse
Washington

Va-t-on pouvoir se promener avec une arme à feu au coeur de Manhattan ou autour de la Maison-Blanche ? La Chambre des représentants vote mercredi une proposition de loi qui permettrait à tout détenteur de permis local de port d’arme de voyager dans tous les États américains.

Cette mesure, devenue une priorité pour la National Rifle Association (NRA), le premier lobby des armes, s’inspire de ce qui existe en matière automobile: quel que soit l’État américain dans lequel on l’a obtenu, le permis de conduire est valide sur l’ensemble du territoire.

Cette idée qualifiée d’«incroyablement stupide» par le Los Angeles Times et dénoncée par les associations luttant contre les violences par balles concerne les autorisations de transport d’une arme dissimulée sous les vêtements, dans le coffre ou la boîte à gants d’une voiture.

Tous les États américains et la capitale fédérale Washington prévoient cette possibilité pour leurs citoyens. Dans 12 États, elle va de soi. Mais, dans 28 États, elle est assortie de la présentation impérative d’un permis plus ou moins aisé à obtenir.

En pratique, il est très difficile d’obtenir un tel permis dans des États comme la Californie ou New York, qui exigent que le candidat avance une «bonne raison» justifiant sa nécessité de se déplacer armé.

Mais, «dans 41 des 50 États, le citoyen lambda n’a pas besoin de montrer grand-chose pour obtenir un permis d’arme dissimulée», explique à l’AFP Gregg Carter, un expert de la Bryant University à Rhode Island.

Malgré les tueries

L’idée de la NRA est d’imposer une réciprocité entre les États. New York et la Californie seraient alors contraints d’accepter qu’un habitant de Louisiane ou de Floride, où les armes pullulent et les permis sont facilement attribués, puisse se comporter chez eux comme chez lui.

Si elle est adoptée, la loi «permettra à d’innombrables auteurs de violences conjugales et harceleurs de se déplacer armés dans tout le pays», a averti cette semaine Everytown for Gun Safety, une organisation qui lutte contre la prolifération des armes aux États-Unis.

L’examen de cette proposition de loi au Congrès témoigne qu’en dépit de récentes fusillades qui ont choqué l’Amérique, le lobby des armes parvient à faire progresser ses objectifs.

Un retraité a tué 58 personnes et en a blessé près de 500 en ouvrant le feu sur les spectateurs d’un concert de musique country à Las Vegas en octobre. Le 5 novembre, un ex-caporal a fait 25 morts dans une église du Texas, dont des enfants et une femme enceinte.

Pas moins de 24 procureurs généraux – chefs des autorités judiciaires de leur État – ont adressé vendredi au Congrès une lettre de soutien à la mesure de réciprocité des permis.

«Les États qui empêchent les visiteurs respectueux des lois de porter leur arme dissimulée mettent leurs habitants en plus grand danger de violence armée, et non en moindre danger. Ces États laissent les citoyens sans véritable option pour se défendre», ont-ils écrit.

Soutien républicain

Quelques jours plus tôt, 17 procureurs généraux s’étaient au contraire déclarés contre la proposition de loi.

D’autres organisations représentant les maires ou les parquets judiciaires, comme la Conference of Mayors ou l’Association of Prosecuting Attorneys, ont prévenu que la loi effacerait les restrictions prises localement et compliquerait la mission des policiers.

Un grand rassemblement était prévu mercredi sur la colline du Capitole, réunissant notamment des familles de victimes de récentes tueries comme celle de l’école primaire Sandy Hook (20 enfants tués), l’église de Charleston (neuf paroissiens noirs tués), le cinéma d’Aurora (12 tués) ou San Bernardino (14 morts).

La très vaste majorité des républicains qui contrôlent le Congrès soutiennent la proposition de loi.

Ils ont joint au texte une disposition améliorant les contrôles d’antécédents judiciaires et psychiatriques pour tout acheteur xd’arme, une façon de piéger leurs rivaux démocrates qui exigent depuis longtemps une telle mesure de «bon sens».

Si la proposition de loi est votée à la Chambre des représentants, elle devra alors franchir l’étape du Sénat où son avenir n’est toutefois pas garanti.

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Visite d’une société où les femmes dominent les hommes


Un endroit de 3 millions d’habitants en Inde fait contraste à tout le reste du pays. Ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Être une femme, c’est d’être le chef de famille, appartenir une entreprise, avoir la responsabilité de l’argent. Il y a beaucoup moins d’agression et d’attentats à la pudeur envers les femmes, ce qui est vraiment positif. Mais, bien que ce soit une société qui fonctionne assez bien, je crois que le problème est le même qu’ailleurs. Quand un de deux sexes se sent abusé, en dessous de l’autre, cela finit par faire des frictions, cela est moins gratifiant, comme il existe chez les femmes envers les hommes de la plupart des pays. En tout cas, il semble que chez les Khasi, beaucoup d’homme accepte ce genre d’arrangement
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Visite d’une société où les femmes dominent les hommes

 

Plesmili (au centre) pose avec ses soeurs et ses nièces devant son magasin de vêtements de Shillong, dans la région indienne du Meghalaya. Elle ne fait pas confiance aux hommes pour travailler.

Plesmili (au centre) pose avec ses soeurs et ses nièces devant son magasin de vêtements à Shillong, dans la région indienne du Meghalaya. Elle ne fait pas confiance aux hommes pour travailler. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Imaginez un endroit sur Terre où les femmes seraient totalement libres. Même plus libres que les hommes. Un lieu où elles seraient le sexe fort, avec davantage de pouvoirs. Eh bien cet endroit existe, en Inde. Nous l’avons visité.

Un reportage de Thomas Gerbet, de retour d’Inde

La province du Meghalaya, dans le nord-est de l’Inde, est une région de 3 millions d’habitants, au carrefour du Tibet, du Bangladesh et du Myanmar. Il suffit de poser le pied dans la capitale, Shillong, pour sentir le changement.

De nombreuses femmes dans la rue qui n’ont pas peur d’occuper l’espace public. Des femmes à la tête de commerces. Des femmes qui conduisent sans leur mari. Tout un contraste avec le reste de l’Inde.

Ici, les jeunes filles s’habillent comme elles le veulent, sans crainte d’être agressées.

Ces deux adolescentes de Shillong âgées de 18 et 19 ans se sentent en sécurité et respectées par les hommes. Elles se disent fières d'être des filles.

Ces deux adolescentes de Shillong âgées de 18 et 19 ans se sentent en sécurité et respectées par les hommes. Elles se disent fières d’être des filles. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« On est conscientes d’être en sécurité ici. On sait que les hommes ont plus de respect chez nous que dans d’autres sociétés », confie une adolescente.

Au prorata de la population, une femme a quatre fois moins de risques de se faire agresser ici que dans la capitale New Delhi et 10 fois moins de subir un attentat à la pudeur, selon les chiffres du National Crime Records Bureau.

« Je suis contente d’être une fille, dit une autre adolescente. J’ai toujours été très contente. Comme femme, on a un rôle important à jouer, alors ça me plaît. »

Pour comprendre l’importance des femmes dans la culture khasi, il faut commencer par une visite à la maternité.

L’infirmière en chef Fabulous Lynden, dans la maternité de Cherrapunji.

L’infirmière en chef Fabulous Lynden, dans la maternité de Cherrapunji. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« À la maternité, on entend des cris de joie quand c’est une fille qui vient au monde, raconte l’infirmière en chef, Fabulous Lynden. Quand c’est un garçon, les parents sont quand même contents, mais on ne les entend pas. »

Les parents khasi prient pour mettre au monde une fille, en raison du droit coutumier. Dans les familles khasi, la lignée se fait de mère en fille. C’est la plus jeune des filles qui hérite de la propriété et des biens. À défaut d’avoir une fille, l’héritage revient à une nièce. Les enfants prennent aussi le nom de leur mère.

Les parents qui n’ont eu que des garçons ont de la pression de leur famille pour avoir une fille. Fabulous Lynden, infirmière en chef de la maternité de Cherrapunji

Il s’agit d’un paradoxe total avec le reste de l’Inde, où les filles sont considérées comme une charge financière et où il arrive encore trop souvent qu’elles soient éliminées avant la naissance.

La petite Magdeline est venue au monde à la maternité de Cherrapunji, pour le plus grand bonheur de sa mère qui souhaitait une fille.

La petite Magdeline est venue au monde à la maternité de Cherrapunji, pour le plus grand bonheur de sa mère qui souhaitait une fille. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Chez les Khasi, les femmes sont libres de choisir leur mari et, après le mariage, l’homme déménage dans sa belle-famille. Les anthropologues qualifient ce système de matrilinéaire et matrilocal.

« Je ne fais pas vraiment confiance aux hommes. On n’a pas besoin d’eux », dit Plesmili, la propriétaire d’un magasin de vêtements de Shillong.

Même si son mari est au chômage, elle préfère donner du travail à ses deux soeurs.

« Je ne pense pas que mon mari ait les compétences pour travailler ici », ajoute Plesmili.

Dans la langue khasi, c’est le féminin qui l’emporte

Les éléments de la nature les plus importants, l’air, l’eau, le feu, la terre… sont tous féminins dans la langue khasi. Et ce qui est amusant, c’est dès que quelque chose devient utile, il passe du masculin au féminin. Le bois est masculin, mais une fois coupé, il est féminin. Le riz est masculin, mais une fois cuit, il est féminin.

Dans le Meghalaya, il n’est pas rare de croiser des hommes en train de s’occuper des enfants pendant que la femme travaille.

Dans le Meghalaya, il n’est pas rare de croiser des hommes en train de s’occuper des enfants pendant que la femme travaille. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Très rare, le système matrilinéaire s’observe dans une trentaine de régions du monde. Le Meghalaya, avec ses 3 millions d’habitants, fait partie des communautés les plus importantes et les plus développées, avec celle de Sumatra, en Indonésie.

Origines de cette tradition

Deux théories s’affrontent pour l’expliquer. Selon la première, le système matrilinéaire daterait d’avant l’institution du mariage, quand les Khasi avaient des partenaires sexuels multiples et qu’il était difficile de déterminer la paternité des nouveau-nés. Selon une autre explication, la coutume daterait de l’époque où les hommes partaient trop longtemps faire la guerre pour pouvoir s’occuper de leur famille.

Le point de vue des hommes

« Il y a des gens qui essaient de nous faire changer, de nous faire suivre un modèle patrilinéaire, explique Johnny, 20 ans, étudiant à l’université. Mais je ne pense pas qu’il faille changer. C’est bien ici, nous avons beaucoup de respect pour les femmes, on leur donne la priorité. »

Balawan Pynskhem est un restaurateur de Shillong. En tant qu'homme, il doit donner tous ses revenus à sa femme, mais comme il n’est pas marié, dans son cas, c’est à sa soeur qu’il les verse.

Balawan Pynskhem est un restaurateur de Shillong. En tant qu’homme, il doit donner tous ses revenus à sa femme, mais comme il n’est pas marié, dans son cas, c’est à sa soeur qu’il les verse. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Beaucoup d’hommes vivent très bien avec ce système. C’est le cas de Balawan Pynskhem, un restaurateur.

« Nous, les hommes, quand on sort, on aime dépenser. Parfois, il ne reste plus d’argent. Donc si on le donne aux femmes, on se sent plus tranquilles. »

« C’est une vieille tradition qui date de nos ancêtres et nous continuons de la respecter, explique-t-il. Je ne veux pas changer ce système, parce que les femmes savent mieux gérer les foyers. »

Mais tout ne va pas bien chez les Khasi. Beaucoup de garçons décrochent de l’école et tombent dans l’alcool et la drogue.

Keith Pariat a fondé une association d’hommes qui réclament plus d’égalité.

Keith Pariat a fondé une association d’hommes qui réclament plus d’égalité. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« Notre système social ne donne aux hommes aucun but dans la vie, aucune responsabilité, aucune charge sur les épaules, déplore Keith Pariat, qui représente le groupe Syngkhong Rympei Thymmai (Association pour la réforme de la structure familiale).

Il souhaite donner davantage de responsabilités aux hommes khasi envers leurs familles.

« La seule façon d’y arriver, croit-il, c’est de transmettre le nom du père à l’enfant. »

Certains jeunes couples, plus modernes, tentent de partager davantage les responsabilités pour éviter les conflits, influencés par le modèle occidental.

 

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