Un touriste fait une chute de 20 mètres au cœur d’un volcan parce qu’il voulait mieux voir


Ce n’est pas vraiment brillant. Certains pensent que les barrières de sécurité sont là juste pour la déco. L’homme qui a voulu avoir une belle photo du volcan Kilauea a été plutôt chanceux de n’être pas blessé avec une chute de 20 mètres et que le volcan n’était pas en éruption. Car c’est un des volcans les plus actifs au monde
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Un touriste fait une chute de 20 mètres au cœur d’un volcan parce qu’il voulait mieux voir

par  Mathilda Caron

 

1er mai dernier, un touriste a survécu à une chute de 20 mètres au cœur du volcan Kilauea, au sud-est de l’ar­chi­pel d’Ha­waï, rappor­tait The New York Times le 2 mai.

La victime, dont le nom n’a pas été révélé, voulait avoir une vue impre­nable sur le cratère. Il a donc fran­chi les barrières de sécu­rité pour s’ap­pro­cher du préci­pice. Mauvaise idée.

L’homme est tombé vers 18 h mais n’a été retrouvé que vers 21 h, griè­ve­ment blessé. Il a immé­dia­te­ment été trans­porté par avion au centre hospi­ta­lier d’Hilo, la ville la plus peuplée d’Ha­waï. Le volcan n’est pas en érup­tion en ce moment – heureu­se­ment pour la victime –, mais il fait partie des volcans les plus actifs du monde.

« Il pour­rait même être en tête de liste », affirme l’Ins­ti­tut d’études géolo­giques des États-Unis.

Selon les auto­ri­tés du Parc natio­nal des volcans d’Ha­waï, la dernière fois qu’une personne est morte à la suite d’une telle chute remonte au mois d’oc­tobre 2017. 

« Fran­chir les barrières de sécu­rité et péné­trer dans les zones inter­dites  peut entraî­ner des bles­sures graves ou même la mort », explique l’agent John Broward.

Source : The New York Times

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À 68 ans, l’oiseau le plus vieux du monde pond un nouvel œuf


68 ans et pondre encore un oeuf, c’est un oiseau coriace. L’albatros de Laysan et son compagnon de toujours reviennent à chaque année sur l’atoll de Midway près d’Honolulu. Généralement, les albatros ont une espérance de vie de 50 ans. Elle dépense largement le niveau d’espérance de vie tout en étant active.
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À 68 ans, l’oiseau le plus vieux du monde pond un nouvel œuf

 

albatros de Laysan Wisdom

L’albatros Wisdom, fidèle à ses habitudes depuis plus de 50 ans. Crédits : Wikimédia commons / USFWS – Pacific Region

par Brice Louvet

Wisdom, un albatros de Laysan, continue de défier la nature. L’oiseau sauvage le plus vieux du monde est retourné à son point d’attache pour y pondre encore un nouvel œuf à l’âge de 68 ans.

S’il est vrai que les Albatros de Laysan ne connaissent pas la ménopause, la durée de vie moyenne de ces oiseaux tourne autour des 50 ans environ. D’où la surprise, chaque année, de revoir Wisdom (sagesse en anglais) revenir chez elle, dans son port d’attache. « Elle est de retour ! », s’est de nouveau joyeusement exclamé mercredi matin le service américain chargé de la faune sauvage dans la région pacifique.

À 68 ans, l’oiseau le plus vieux du monde est en effet revenu pondre un nouvel œuf sur l’atoll de Midway, un territoire américain de l’océan Pacifique, où elle retrouve chaque année son compagnon, rencontré en 2006.

Un œuf chaque année avec le même partenaire

On ne connaît pas l’âge exact de Wisdom. Elle a été baguée pour la première fois en 1956 par le biologiste Chandler Robbins. À l’époque, l’albatros était déjà adulte, ce qui veut dire qu’elle avait au moins 6 ans (estimer l’âge d’un oiseau est néanmoins très difficile). Elle fréquente depuis chaque année l’atoll de Midway, situé à environ 1 900 km au nord-est d’Honolulu, tout comme 3 millions d’autres oiseaux de mer. Tous les ans, Wisdom pond un œuf. Une fois le poussin sorti de sa coquille et autonome – une durée de sept mois environ – le couple d’albatros reprend alors son envol pour de nouveaux territoires avant de revenir l’année suivante.

Des oiseaux menacés

On note par ailleurs que, comme beaucoup d’animaux, les albatros de Laysan sont menacés par l’ingérence humaine. Au début du XXe siècle, l’espèce a notamment souffert de la chasse pour ses plumes et de la collecte des œufs. Elle reste également vulnérable aux palangres, comme tous les oiseaux de mer. Sans compter la pollution plastique qui représente aujourd’hui un danger supplémentaire.

En ce sens, Wisdom se présente comme un formidable exemple de résilience animale. Notons au passage que l’oiseau n’est pas le plus âgé connu. Cet honneur revient au cacatoès Cookie, décédé en 2016 au zoo de Chicago à l’âge de 83 ans. L’oiseau, souffrant d’ostéo-arthrite et d’ostéoporose, avait dû être euthanasié pour abréger ses douleurs. Cookie était par ailleurs très apprécié. Une cérémonie en son hommage avait même été organisée par les responsables du zoo.

Source

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Un éden du Pacifique interdit les crèmes solaires pour sauver son corail


Voilà une action concrète pour protéger les coraux. L’interdiction des crèmes solaires dans ces îles, car elles sont toxiques pour l’univers marin. Ils ont même interdit auparavant la pêche pour protéger les requins.
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Un éden du Pacifique interdit les crèmes solaires pour sauver son corail

 

Les Rock Islands, aux Palaos.... (Photo fournie par Palau Visitors Authority)

Les Rock Islands, aux Palaos.

PHOTO FOURNIE PAR PALAU VISITORS AUTHORITY

Agence France-Presse
Koror

 

Les Palaos, îles paradisiaques de Micronésie, interdiront en 2020 l’usage des crèmes solaires « toxiques pour les récifs » afin de protéger des coraux prisés par les plongeurs du monde entier, expliquant qu’il s’agit d’une première mondiale.

La minuscule nation du Pacifique Ouest, située à peu près à mi-chemin entre l’Australie et le Japon, est considérée comme l’un des meilleurs endroits de plongée de la planète, mais le gouvernement craint que cet engouement n’ait un coût environnemental.

Un porte-parole du président Tommy Remengesau a expliqué que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.

Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour.

« Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les emplacements célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a-t-il déclaré à l’AFP. « On regarde ce qu’on peut faire pour empêcher la pollution de pénétrer dans l’environnement ».

Les crèmes « toxiques pour les récifs » seront interdites à compter du 1er janvier 2020 aux termes d’une loi adoptée la semaine dernière. Toute personne important ou revendant de telles crèmes sera passible d’une amende de 1000 dollars. Les touristes se verront confisquer leurs tubes de crème en arrivant.

L’État américain d’Hawaii a annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021.

L’interdiction des Palaos concerne les produits contenant de l’oxybenzone, de l’octocrylene et des parabènes, soit ceux de la plupart des grandes marques.

Les Palaos se veulent pionniers en matière de protection marine. L’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.

Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment.

Les Palaos étaient jadis une destination confidentielle réservée aux connaisseurs. Mais ces dernières années, le nombre de touristes a explosé, faisant pression à la fois sur les infrastructures et sur le paysage. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, en hausse de 70 % par rapport à 2010.

Craig Downs, directeur général du Haereticus Environmental Laboratory d’Hawaii, s’est félicité de la décision. 

« Je crois que c’est le premier pays à bannir ces produits chimiques du secteur touristique. Ils ne veulent pas devenir comme la Thaïlande, les Philippines ou l’Indonésie, où ils ont dû fermer des plages. Les récifs coralliens de ces plages sont morts ».

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Ces deux minuscules pieuvres ne sont pas plus grosses qu’un petit pois !


Ils ont beau être minuscules, ces petites pieuvres grosses comme un pois trouver dans des débris de plastiques à Hawaï, elles sont quand même de redoutables prédatrices.
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Ces deux minuscules pieuvres ne sont pas plus grosses qu’un petit pois !

 

Pieuvres minuscules

Les deux pieuvres découvertes étaient de la taille d’un petit pois.

© KALOKO-HONOKŌHAU NATIONAL HISTORICAL PARK

Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs américains ont découvert par hasard deux jeunes pieuvres minuscules. Ils les ont photographiées avant de les relâcher.

Alors qu’ils étudiaient les coraux durant le mois d’août 2018, des biologistes marins du parc historique national de Kaloko-Honokōhau (Hawaï) ont noté une étrange présence parmi les débris plastiques qu’ils venaient de ramasser. Il s’agissait de deux minuscules pieuvres (des juvéniles), pas plus grosses que des petits pois, selon la chercheuse Sallie Beavers interrogée par The Associated Press en octobre 2018. L’une d’entre elles a été photographiée alors qu’elle attaquait (et finalement tuait) un jeune crabe.

« Peut-être ne sont-elles pas si adorables que cela ? », s’amuse le parc sur sa page Facebook.

Des pieuvres relâchées dans un espace protégé

Les biologistes ne sont pas certains de savoir à quelle espèce appartiennent ces deux minuscules spécimens.

« A Hawaï, seulement deux espèces de pieuvres (la « round spot » et la « crescent-spot ») grandissent jusqu’à avoir la taille d’une balle de golf et peser au maximum 85 grammes alors que l’espèce Callistoctopus ornatus (la plus commune à Hawaï) peut mesurer environ 60 centimètres », note sur sa page Facebook le département intérieur des Etats-Unis qui a relayé la découverte le 23 octobre 2018.

Au cours d’une nouvelle séance de plongée, les deux pieuvres ont été relâchées « saines et sauves dans un espace protégé », assurent les biologistes qui ne connaîtront donc pas le fin mot de l’histoire.

Le parc historique national de Kaloko-Honokōhau, créé en 1978, abrite de nombreuses espèces animales et végétales. Ainsi, il est possible de voir sur ses plages des phoques moines d’Hawaï (Monachus schauinslandi), des animaux menacés, des échasses hawaïennes (Himantopus mexicanus knudseni) ou encore des tortues vertes (Chelonia mydas), une autre espèce menacée d’extinction.

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À Hawaï, un gecko passe une dizaine d’appels anonymes


On aime toujours savoir quel imbécile qui s’amuse avec le téléphone pour appeler sans rien dire. Ce coup-là, l’imbécile ne l’est pas vraiment …
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À Hawaï, un gecko passe une dizaine d’appels anonymes

 

par  Dylan Kuperblum

 

Votre téléphone sonne, vous répondez. À l’autre bout du fil, personne. Tout le monde a déjà fait l’expérience de cette blague téléphonique.

C’est ce qui est arrivé à Claire Simeone, vétérinaire au Centre des mammifères marins de Ke Kai Ola à Hawaii, le 5 octobre dernier.

Après avoir reçu un bon nombre d’appels mystérieux, « j’ai pensé que quelqu’un m’appelait avec une question concernant un phoque » explique-t-elle sur son compte twitter.

Pourtant, quand elle décroche, c’est silence radio. Mais l’interlocuteur insiste, l’appelant neuf fois en l’espace de 15 minutes. Simeone commence à paniquer, pensant qu’il est peut-être arrivé quelque chose de grave à un phoque. Elle se rend alors compte que la personne qui l’appelle se trouve elle aussi à l’intérieur de l’hôpital et décide de se renseigner auprès d’Hawaii Telecom. La société lui confirme que les appels proviennent bien d’un téléphone de l’hôpital. La vétérinaire se met alors en quête du téléphone en question.

« Pas dans la cuisine, pas dans les bureaux », écrit-elle, toujours sur twitter.

Finalement, c’est en entrant dans le laboratoire que l’identité du farceur est dévoilée : un petit gecko est perché sur l’écran tactile d’un téléphone. Comme l’explique Science Alert, les geckos sont capables de coller à la plupart des surfaces grâce à leurs minuscules orteils, tant qu’ils sont secs et propres. Ils sont même les plus grands animaux capables de coller à des murs complètement lisses. Et des adeptes de canulars téléphoniques.

Source : Twitter

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Ces serpents venimeux qui voyagent dans des avions


Depuis la Deuxième Guerre mondiale, des serpents bruns venimeux prennent des avions militaires pour voyager vers d’autres pays et envahissent d’autres territoires et ils continuent à le faire encore aujourd’hui. Bien que le venin ne soit pas dangereux pour l’humain, il est mortel pour les oiseaux.
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Ces serpents venimeux qui voyagent dans des avions

 

par Brice Louvet

Boiga irregularis, un serpent brun venimeux, voyage depuis 80 ans en auto-stop par avion. Crédits : Wikipedia

Une récente étude suggère que Boiga irregularis, un serpent brun venimeux, est arrivé sur l’île de Guam (Pacifique) en faisant de l’auto-stop depuis l’Australie sur des avions pendant la Seconde Guerre mondiale. Problème : les serpents qui voyagent par les airs déciment les populations d’oiseaux.

Les serpents bruns seraient devenus l’une des espèces les plus envahissantes en faisant de “l’auto-stop”, révèle une étude.

Tout aurait commencé il y a environ 80 ans, pendant la Seconde Guerre mondiale. Certains spécimens ont commencé à grimper dans les avions militaires, les menant d’Australie vers l’île de Guam, située dans la partie occidentale de l’océan Pacifique, en territoire américain. Un nouveau colonisateur au venin toxique, qui aura mené à l’extinction de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques de l’île. Il n’en resterait que trois aujourd’hui.

« L’impact des serpents était si dévastateur qu’il se classe maintenant parmi les pires ravageurs de tous les temps », peut-on lire dans l’étude.

Car s’il n’est pas forcément dangereux pour l’Homme, le venin de ces serpents est 1000 fois plus toxique pour les oiseaux.

« Il contient une toxine composée de deux petites toxines réunies, une caractéristique qui est considérée comme propre aux couleuvres brunes », note Bryan Fry, de l’École des sciences biologiques de l’Université du Queensland (Australie), et principal auteur de l’étude publiée dans le Journal of Molecular Evolution.

Problème, les reptiles ne se sont pas contentés d’un seul trajet. Ils continuent – encore aujourd’hui – d’emprunter les avions militaires américains pour se disperser dans d’autres régions du monde, notamment à Hawaii où un spécimen a déjà été intercepté dans les années 1990.

« […] si ces vols directs sont autorisés à se poursuivre, ce n’est qu’une question de temps avant d’arriver à Hawaii et d’éliminer les oiseaux comme ils l’ont fait à Guam », prévient le chercheur.

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Le Saviez-Vous ►Les plages de sable blanc sont en réalité composées d’excréments de poissons


Ou il y a des poissons-perroquets, il y a des chances que le beau sable blanc soit faite en partie par ses excréments. C’est du sable très biologique !!
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Les plages de sable blanc sont en réalité composées d’excréments de poissons

 

plage sable

Crédits : iStock

par Brice Louvet

Saviez-vous que ces magnifiques plages de sable blanc d’Hawaii et d’autres endroits similaires ne sont pas seulement composées de morceaux de roche finement moulus. Vous retrouverez aussi dedans beaucoup, beaucoup de caca de poissons.

Les responsables ? Les poissons-perroquets – des poissons tropicaux de grande taille et colorés qui vivent dans les récifs coralliens près des côtes rocheuses du monde entier. Ces poissons aux grandes dents sont très importants pour l’écosystème puisqu’ils se nourrissent d’algues charnues qui bloquent la lumière du soleil, et favorisent ainsi la croissance des micro-organismes pathogènes près des coraux. Les poissons-perroquets rendent ainsi un grand service à la nature en faisant le nettoyage des récifs coralliens, mais ce régime très riche à un coût, du moins sur le plan métabolique.

Corail croquant, algues, et même de bactéries riches en protéines ou autres microbes à l’intérieur du corail lui-même, tout cela entre par la bouche du poisson et ressort de l’autre côté du système digestif sous forme de sable de carbonate de calcium. La biologiste marine Ling Ong, de la SWCA Environmental Consultants d’Hawaii, affirme qu’un gros poisson-perroquet hawaiien peut rejeter jusqu’à 362 kilogrammes de sable par an.

poisson perroquet

Un charmant poisson-perroquet, responsable de ces jolies plages de sable blanc. Crédits : burnsboxco / iStock

« Dans des endroits comme Hawaï, où nous avons très peu de sable terrestre, presque tout notre sable est d’origine biologique », explique-t-elle dans une interview réalisée en 2014 par Wired. « Alors j’aime dire aux gens que le sable sur lequel ils sont allongés a probablement traversé l’intestin d’un poisson-perroquet ».

Rassurez-vous, toutes les plages ne sont pas « digérées ». La majeure partie du sable dans le monde provient de forces mécaniques et non biomécaniques. Celui-ci se forme lorsque les roches se décomposent et s’érodent pendant des milliers, voire des millions d’années. Les roches descendent lentement les rivières et les cours d’eau, se décomposant sur le chemin, avant de finalement atteindre l’océan, où elles s’érodent encore davantage par l’action constante des vagues et des marées.

Toujours est-il que la prochaine fois que vous ferez de la plongée avec des poissons-perroquets, assurez-vous de les remercier pour ces jolies plages de sable blanc.

Source

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