Les coûts des catastrophes naturelles à des sommets en 2017


Dans un film de catastrophe, « Le jour d’après » lors d’une conférence sur l’environnement, le délégué du gouvernement américain sur l’environnement rouspétait des coûts occasionné pour lutter contre le réchauffement climatique, et le spécialiste a répondu .. Ne rien faire coûtera encore plus cher. Et cela est vrai dans notre réalité de partout sur terre
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Les coûts des catastrophes naturelles à des sommets en 2017

 

Les trois ouragans Harvey, Irma et Maria, qui se sont abattus sur... (AP)

Les trois ouragans Harvey, Irma et Maria, qui se sont abattus sur les Caraïbes et le sud-est des États-Unis, ont à eux seuls engendré 217 milliards de pertes économiques et 92 milliards de frais pour les assureurs, ce qui en fait la deuxième année la plus coûteuse pour les assureurs depuis les ouragans Katrina, Rita et Wilma en 2005.

Agence France-Presse
Zurich

Les coûts des catastrophes naturelles ont atteint des sommets en 2017, selon une étude publiée mardi par le réassureur suisse Swiss Re, qui a revu ses premières estimations à la hausse.

L’an passé, les pertes économiques engendrées par les catastrophes naturelles et les désastres causés par l’homme (tels que les incendies ou les accidents industriels) se sont montées à 337 milliards de dollars US (273 milliards d’euros), a indiqué le groupe suisse dans son étude intitulée Sigma.

Les pertes prises en charge par les assureurs après les catastrophes ont, elles, atteint 144 milliards de dollars, ce qui en fait l’année la plus coûteuse pour les assureurs enregistrée jusqu’à aujourd’hui, a précisé Swiss Re qui réalise une évaluation chaque année depuis 50 ans.

En décembre, le groupe suisse avait déjà procédé à une première estimation, devisant les pertes économiques à 306 milliards de dollars et les coûts pour les assureurs à 136 milliards, mais avait d’emblée précisé que ces premiers chiffres étaient appelés à être ajustés compte de l’ampleur des dégâts liés en particulier aux ouragans.

Les trois ouragans Harvey, Irma et Maria, qui se sont abattus sur les Caraïbes et le sud-est des États-Unis, ont à eux seuls engendré 217 milliards de pertes économiques et 92 milliards de frais pour les assureurs, ce qui en fait la deuxième année la plus coûteuse pour les assureurs depuis les ouragans Katrina, Rita et Wilma en 2005.

Les coûts des incendies ont quant eux atteint un niveau record pour les assureurs qui ont couvert 14 milliards de dollars de demandes de dédommagements, entre les feux qui se sont propopagés en Californie, mais aussi au Canada et au Portugal.

L’année 2017 a été marquée par de nombreuses catastrophes naturelles, entre les ouragans et les incendies auxquels se sont ajoutés le cyclone Debbie en Australie et les tremblements de terre au Mexique.

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Ni Dieu ni la nature: nous sommes les seuls coupables


Ce que nous voyons depuis quelques années des catastrophes naturelles, enfin pas si naturelles que cela, tout le chamboulement de l’environnement a une seule cause : l’être humain. Il ne sert a rien de rejeter la faute autre qu’à l’humain,. On a tout changer les règles, on aime mieux protéger l’économie que l’environnement, alors que sans cet environnement, il n’y a pas d’économie d’un pays qui tienne. On peut s’en rendre compte avec les dommages que coûtent les changements climatiques
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Ni Dieu ni la nature: nous sommes les seuls coupables

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RENEAU FRIGON


David Suzuki
 Scientifique et auteur, co-fondateur de la Fondation David Suzuki

Nous devons assumer notre responsabilité et agir de toute urgence, puisque la situation le réclame

Nous qualifions souvent d’« acte de Dieu » ou de « catastrophes naturelles » les événements indépendants de notre volonté. Mais, qu’y a-t-il de « naturel » dans les catastrophes d’origine climatique d’aujourd’hui ? Les scientifiques désignent sous le nom d’Anthropocène l’après-révolution industrielle, une période pendant laquelle notre espèce est devenue à l’échelle géologique le principal facteur d’altération biologique, physique et chimique de notre planète. Poussée par des technologies alimentées aux énergies fossiles, la croissance rapide de la population, l’accélération constante de la consommation et une forte pression sur l’économie mondiale, notre espèce est responsable des conséquences catastrophiques actuelles.

Nous savons que le poids de l’eau retenue par les grands barrages et que l’injection souterraine d’eau pressurisée dans le processus de fractionnement provoquent des tremblements de terre. L’élimination de grandes étendues de forêt, le drainage des terres humides, le pompage excessif de l’eau par l’agriculture industrielle, la pollution des écosystèmes marins et des eaux douces avec du nitrogène, des plastiques et des pesticides des terres agricoles et des villes, l’expansion des zones urbaines et le recours à des modes de pêche non écologiques comme les filets dérivants et le chalutage sont autant de facteurs qui, combinés, contribuent à l’extinction d’espèces à une échelle jamais observée depuis la méga-extinction des dinosaures il y 65 millions d’années.

Pourtant, nous tenons des propos qui nous déresponsabilisent. Il n’y a pas si longtemps, on qualifiait le loup, le phoque et le requin pèlerin de véritables « pestes » ou de « prédateurs », des nuisances dont l’élimination donnait droit à des primes. Les insectes sont les animaux les plus nombreux, variés et importants de nos écosystèmes. Pourtant, tous sont affectés par les insecticides que l’on utilise pour éliminer le petit nombre d’entre eux qui s’attaquent aux cultures commerciales. Parmi les pires classes de pesticides, on retrouve les néonicotinoïdes, des neurotoxines auxquelles sont particulièrement sensibles les abeilles, d’importants pollinisateurs. On qualifie les forêts anciennes de « sauvages » ou de « dégradées », mais de « normales » ces plantations qui les ont remplacées après des coupes à blanc.

La forêt ombrophile tempérée qui s’étend de l’Alaska au nord de la Californie, entre l’océan Pacifique et la chaîne côtière, constitue l’un des écosystèmes les plus rares sur Terre. Or, ses immenses arbres ont été décimés : aux États-Unis, il n’en reste que dix pour cent. Les environnementalistes qui réclamaient la protection de ce qui restait ont été accusés d’être « insatiables ».

Les véritables ennemis, les radicaux et les écoterroristes sont ceux qui détruisent les forêts, les bassins hydrographiques et l’atmosphère sans se soucier des conséquences écologiques.

Glen Clark, l’ancien premier ministre de la Colombie-Britannique, a déjà qualifié des environnementalistes comme moi « d’ennemis de la CB ». Joe Oliver, l’ancien ministre fédéral des Finances nous a collé l’étiquette de « radicaux financés par l’étranger » ; d’autres nous ont appelés « écoterroristes ». Les véritables ennemis, les radicaux et les écoterroristes sont ceux qui détruisent les forêts, les bassins hydrographiques et l’atmosphère sans se soucier des conséquences écologiques.

Christy Clark, la première ministre de la Colombie-Britannique défaite en 2017, a traité de « forces négatives » les opposants aux oléoducs et aux centrales au gaz naturel liquéfié. Comme nous luttons pour protéger ce qu’il nous faut tous pour survivre, on devrait plutôt nous appeler les « forces positives » qui disent « oui » à l’énergie renouvelable dans un monde propre et prospère.

Nous semblons avoir oublié que le mot « économie », comme « écologie », vient du grec « oikos », qui veut dire « domaine » ou « foyer ».

En raison de leur capacité à trouver des moyens d’exploiter ce qui les entoure, les humains ne se sont pas confinés à un seul habitat ou écosystème. Ils ont pu habiter partout, dans les déserts, dans l’Arctique, dans la jungle, les terres humides et les montagnes. Les écologistes recherchent les principes, les règles et les lois qui permettent aux espèces de s’épanouir de façon durable. Les économistes se chargent de « gérer » notre activité au sein de la biosphère, notre domaine.

L’ancien premier ministre Stephen Harper a décrété qu’il était impossible d’agir en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour prévenir les changements climatiques parce que cela mettrait notre économie en péril. Pour des gens de son acabit, l’économie est plus importante que l’air qui conditionne la météo et le climat, et qui nous permet de vivre. En même temps, des « conservateurs fiscaux » s’élèvent contre une mesure financière efficace contre les changements climatiques : la tarification du carbone. Ceux-ci font fi de l’exemple de la Suède qui a imposé une taxe sur le carbone de 35 $ la tonne en 1991. En 2012, le pays avait fait progresser son économie de 60 pour cent, tout en réduisant ses émissions de 25 pour cent. En 2014, cette taxe est passée à plus de 160 $.

Nous savons que les changements climatiques sont causés principalement par notre utilisation des énergies fossiles. Ce faisant, nous influençons la fréquence et l’intensité des catastrophes : feux de forêt immenses (Kelowna, Fort McMurray), inondations (Calgary, Toronto), ouragans (Katrina, Sandy), sécheresses (Californie, Alberta) et fonte des glaciers et de la calotte glaciaire. Il n’y a plus rien de « naturel » dans ces désastres. Nous devons reconnaître l’empreinte humaine. Si nous sommes la cause de ces problèmes, nous devons cesser de pointer du doigt la « nature » ou « Dieu ». Nous devons assumer notre responsabilité et agir de toute urgence, puisque la situation le réclame.

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Les phénomènes climatiques seront encore plus violents


Avec la météo extrême dans différents coins du monde, il est clair que nous sommes vraiment dans l’ère des changements climatiques. Chaleurs extrêmes à l’autre bout du monde, froid extrême dans mon coin du ciel, feux de forêts, tornades, pluies abondantes, un peu partout, des changements drastiques de températures en peu de temps, nous allons en voir de toutes les couleurs
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Les phénomènes climatiques seront encore plus violents

 

THE CANADIAN PRESS/ADRIAN WYLD

Mia Rabson

La Presse canadienne

Pourtant, 2017 n’a pas été un jardin de roses.

  • Prédire exactement où et quand des conditions climatiques extrêmes s’abattront est une tâche difficile, voire impossible. Toutefois, comme le rappelle le directeur général de l’organisme Environmental Defence Canada, Tim Gray, une chose est sûre: de tels phénomènes météorologiques vont continuer de se produire.

    M. Gray prévoit que ces phénomènes seront, cette année, encore plus nombreux et plus violents qu’en 2017.

    Pourtant, 2017 n’a pas été un jardin de roses. Des températures records et le temps sec dans l’Ouest canadien ont alimenté la pire période de feux de forêt de l’histoire de la Colombie-Britannique. Pendant ce temps, le soleil brillait par son absence dans le centre du pays.

    Les États-Unis ont été frappés par de puissants ouragans. L’Europe a souffert de vagues de chaleur qui ont provoqué des feux de forêt et causé l’annulation de la saison de ski d’été en Italie et en Autriche, une première en 90 ans. L’Australie a subi sa troisième année la plus chaude de son histoire en 2017.

    La Swiss Reinsurance Company dit que le coût des dégâts provoqués par les désastres naturels en 2017 atteindra 130 milliards $ US, plus du double de la moyenne des 10 années précédentes (58 milliards $ US).

    Les gaz à effet de serre comme le carbone et le méthane se retrouvent dans l’atmosphère terrestre où ils emprisonnent une certaine quantité d’énergie thermique, laquelle influence les conditions climatiques, explique M. Gray. La formule est simple: plus l’atmosphère renferme de l’énergie thermique, plus graves seront les conditions météorologiques. Et comme la quantité de carbone dans l’atmosphère croît d’année en année…

    M. Gray souligne que la récente vague de froid qui a frappé l’Amérique du Nord est un signe de l’existence du réchauffement climatique.

    Les changements climatiques ne signifient pas que les Canadiens pourront faire des barbecues dans leurs cours en février, ajoute-t-il. Les phénomènes climatiques du passé sont chamboulés. Les courants-jets se déplacent plus rapidement, laissant les climats plus propices aux changements soudains et aux conditions extrêmes.

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Catastrophes naturelles en 2017: coût estime de 306 milliards aux É.-U.


Les catastrophes naturelles coûteront sûrement de plus en plus chers avec les changements climatiques. Aux États-Unis, la facture, est très onéreuses, plus de 300 milliards dollars.Et l’année 2018 à aussi commencé durement pour les américains.  Dire que Donald Trump demande plus 10 milliards de dollars pour son mur qui sépare les États-Unis du Mexique. Alors que cet argent serait plus utile ailleurs
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Catastrophes naturelles en 2017: coût estime de 306 milliards aux É.-U.

 

L'ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d'eau... (AFP)

L’ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d’eau au Texas a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.

AFP

 

Agence France-Presse
Washington

L’année 2017 a été la plus coûteuse dans les annales des catastrophes naturelles aux États-Unis avec une série d’ouragans et d’incendies destructeurs dont le coût est estimé à 306 milliards de dollars, selon un rapport de l’Agence océanique et atmosphérique (NOAA) publié lundi.

Seize de ces désastres ont provoqué des dégâts dépassant le milliard de dollars, du jamais vu, a précisé la NOAA, rappelant que la précédente année record remontait à 2005 avec 215 milliards de dollars de pertes ayant surtout résulté des ouragans Katrina, Wilma et Rita.

Les incendies dans l’ouest du pays qui ont surtout ravagé une grande partie de la Californie se sont chiffrés à 18 milliards de dollars, soit «le triple du précédent record annuel», souligne le rapport.

L’ouragan Harvey qui a provoqué des précipitations de 1,27 mètre d’eau au Texas a provoqué des dégâts estimés à 125 milliards de dollars devenant le deuxième sinistre naturel le plus coûteux après l’ouragan Katrina de 2005.

L’ouragan Maria qui a dévasté Porto Rico a infligé 90 milliards de pertes selon la NOAA tandis que Irma qui a balayé les Caraïbes et la Floride a provoqué 50 milliards de dégâts.

Maria se situe au troisième rang dans les annales des catastrophes naturelles les plus coûteuses aux États-Unis et l’ouragan Irma est au 5e rang, selon le rapport de la NOAA.

L’agence a également relevé qu’il faut remonter à 2011 pour compter 16 désastres naturels ayant coûté au total au moins un milliard de dollars en une seule année.

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Le Saviez-Vous ► Météo: l’année 2017 aura été marquée par la démesure au Canada


L’année 2017 s’achève et le métrologue David Phillips choisi 10 évènements météorologiques qui a marqué l’année au Canada. Ces évènements sont généralement ordinaires, sauf qu’ils ont perduré plus que la normale, causant des quantités de neiges impressionnantes, des inondations (dont dans mon quartier), des feux qui ont été pénible à éteindre, et encore d’autres péripéties dont certaines ont été tragiques
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Météo: l’année 2017 aura été marquée par la démesure au Canada

 

CHRISTINNE MUSCHI / REUTERS

Des feux de forêt aux inondations, en passant par le verglas…

L’année 2017 aura été une année d’excès, du point de vue météorologique: trop humide, trop sec, trop chaud, trop froid.

« Ça n’a pas été une année typiquement canadienne, où si l’on n’aime pas le temps qu’il fait devant chez nous, on n’a qu’à aller voir à l’arrière », illustre le climatologue principal d’Environnement Canada, David Phillips.

M. Phillips a dévoilé sa liste des 10 événements météorologiques les plus marquants de l’année. Si l’on devait y trouver un thème, ce serait celui d’une météo ordinaire qui est devenue extraordinaire simplement en ne changeant pas.

Par exemple, la Colombie-Britannique a connu au printemps dernier une pluie qui ne voulait pas s’arrêter. La province a ensuite connu son été le plus sec jamais enregistré, ce qui s’est traduit par une saison d’incendies désastreuse.

Ces incendies, qui ont forcé l’évacuation de 50 000 personnes, ont été choisis par M. Phillips comme événement météorologique de l’année au Canada.

Partout à travers le pays, des phénomènes météorologiques qui n’auraient normalement dû durer que quelques jours se sont éternisés.

Un dôme de chaleur massif est demeuré sur les Prairies pendant la majeure partie de l’été. Calgary a connu sa période de mai à août la plus chaude depuis 1881.

Plus à l’est, le printemps a entraîné des inondations au Québec et dans l’est de l’Ontario. La région de Windsor a connu deux « tempêtes du siècle » en moins d’un an.

Les Ontariens ont eu l’impression de ne pas avoir eu d’été en 2017, la saison étant demeurée froide et humide. La province a connu davantage de journées chaudes après le début officiel de l’automne qu’avant.

Terre-Neuve a été frappée par un blizzard ayant ravagé l’île avec des vents de 190 km/h qui ont arraché des arbres, renversé des feux de circulation et fait voler des toits comme s’il s’agissait de grains de poussière.

David Phillips, comme la majorité des scientifiques, ne va toutefois pas jusqu’à accuser les changements climatiques pour l’étrange météo de 2017… même s’il admet que ce type de phénomènes météorologiques est le genre de choses que les changements climatiques pourraient provoquer.

« Les gens croient que les changements climatiques ne font que provoquer du réchauffement, du réchauffement et du réchauffement. Mais ce que l’on observe, c’est une transformation des régimes climatiques, où l’on peut en arriver à l’opposé de ce à quoi l’on s’attend. »

Après 22 années à observer les phénomènes météorologiques, M. Phillips affirme que les choses ont bien changé.

« Je me souviens, au début de ma carrière, nous avions une saison qui était intéressante. Maintenant, chacune d’entre elles a quelque chose d’intéressant. »

« La météo change. Elle a une personnalité différente, en matière de durée et d’intensité. »

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Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2017 selon Environnement et Changement climatique Canada

1. La saison des incendies de forêt la plus longue et la plus destructrice de l’histoire de la Colombie-Britannique

La province a connu le plus long état d’urgence de son histoire lorsque 1265 incendies ont dévasté 12 000 kilomètres carrés de forêts, de broussailles et de pâturages. Quelque 50 000 personnes ont dû évacuer leur domicile. Les incendies sont survenus pendant l’été le plus sec jamais enregistré dans la province.

2. La chaleur et la sécheresse dans l’Ouest

Les températures estivales ont fracassé des records – Medicine Hat, en Alberta, a connu 34 jours de plus de 30 degrés – et étaient si sèches que les précipitations à Regina ont été 22 pour cent moins élevées que le record dans la province. Le seul résultat favorable de la chaleur sèche persistante a été la réduction du nombre de moustiques.

3. Les inondations printanières au Québec et en Ontario

Montréal et Ottawa ont connu le printemps le plus humide de leur histoire. En mai, plusieurs rivières ont dépassé la quantité maximale d’eau libérée par le passé et ont débordé de Gananoque jusqu’en Gaspésie. Plus de 5000 résidences ont été inondées, 550 routes ont été emportées par des inondations ou des glissements de terrain et, tragiquement, deux personnes ont été entraînées par les flots gonflés de la rivière Sainte-Anne dans la région de Gaspé.

4. L’hiver froid et neigeux de la Colombie-Britannique

La côte Ouest a connu son deuxième hiver le plus froid en 25 ans, qui s’est distingué par sa durée, la fréquence et la durée des chutes de neige et l’accumulation de neige au sol. Les skieurs en ont profité, mais les terrains de golf ont été fermés pendant deux mois pour la première fois en 20 ans.

5. Encore une inondation à Windsor: deux tempêtes du siècle en une seule année

Moins d’un an après qu’une inondation record ayant causé des dommages de 153 millions $ eut frappé Windsor et le comté d’Essex, un autre déluge a déversé des pluies aussi intenses et causé autant de dégâts en inondant la même région, le 28 août. En moins de 48 heures, 222 mm de pluie sont tombés dans le sud-ouest de Windsor et de 140 à 200 mm à Riverside-Tecumseh. La collectivité toute proche de LaSalle a encaissé 125 mm de pluie avant d’en recevoir 160 mm de plus le lendemain.

6. L’été absent du centre du Canada

Les chutes de pluie entre avril et juillet près des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent ont été les plus abondantes en 70 ans. Des températures fraîches, un ciel couvert et des averses fréquentes ont marqué l’été. Les activités agricoles sont restées des semaines à la traîne jusqu’en septembre. Le lac Ontario a atteint une hauteur record de 75,9 mètres au-dessus du niveau de la mer en mai. L’élévation des eaux a rendu les îles de Toronto inaccessibles de la mi-mai jusqu’à la fin de juillet.

7. Une nouvelle « tempête du siècle »

Une tempête a frappé l’Ontario le 13 mars, avant de se diriger vers le Québec et le Canada atlantique. La tempête s’est soldée par un carambolage impliquant 15 camions et de nombreuses voitures dans des conditions de tempête hivernale sur l’autoroute 401, à Brockville. Les autorités ont fermé l’autoroute dans les deux directions, puisque des pièces de métal tordues jonchaient la chaussée et un déversement d’acide fortement toxique polluait l’air. La tempête a ensuite gagné le Québec. Cinquante centimètres de neige ont été enregistrés à plus de la moitié des stations d’observation météorologique du sud. Aucune tempête précédente n’avait battu autant de records de chute de neige dans la province. Cinq personnes ont perdu la vie.

8. L’été en septembre

Le premier jour de l’automne a été marqué par la température la plus chaude du centre du Canada. Du 22 au 27 septembre, plus de 1000 records de chaleur ont été fracassés, alors que les valeurs humidex s’approchaient ou dépassaient 40 degrés. Le sud du Québec a connu son mois d’octobre le plus chaud depuis au moins 1870.

9. La bourrasque du Brier à Terre-Neuve

Des vents d’ouragan ont ravagé Terre-Neuve les 1er et 2 mars, mais c’est la « bourrasque du Brier » du 11 mars qui a défini le reste de l’hiver et du printemps. Des rafales qui se sont déchaînées sur la presqu’île d’Avalon ont atteint la force d’un ouragan de 190 km/h à Bay de Verde, privant d’électricité plus de 70 000 résidants et visiteurs.

10. La tempête de verglas du Nouveau-Brunswick

Une longue période de précipitations composées d’un mélange de pluie, de neige, de pluie verglaçante et de grésil a eu des répercussions désastreuses sur certaines parties du Québec et du Canada atlantique lors de la dernière semaine de janvier. Ces conditions ont causé la mort de deux personnes et des dizaines de blessures, en plus d’empoisonner plus de 30 personnes malades au monoxyde de carbone. Près de 300 000 résidants ont été privés de courant, certaines communautés pendant 12 jours. Les troupes canadiennes ont été déployées pour donner un coup de main.

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Profonde, la grande tache rouge de Jupiter


Mieux vaut être sur Terre que sur Jupiter. Il y a des tempête là-bas qui sont immense. En fait, la fameuse tache rouge de cette planète gazeuse, est 1,3 fois le diamètre de la Terre, cet anticyclone dure depuis plus de 185 ans. La sonde Juno, a donné des renseignements sur la profondeur de cette tache qui serait d’environ 300 km, et même voir  plus.
Nuage

 

Profonde, la grande tache rouge de Jupiter

 

La grande tache rouge de Jupiter

La grande tache rouge de Jupiter   Photo : NASA

La profondeur de la grande tache rouge sur Jupiter, la plus grande tempête du système solaire, est mieux cernée grâce aux données recueillies en juillet 2017 par la sonde américaine Juno.

Un texte d’Alain Labelle

Cet anticyclone de 16 000 kilomètres de largeur qui fait 1,3 fois le diamètre de la Terre existe depuis plus de 185 ans, mais sa profondeur demeurait un mystère pour les astrophysiciens.

Les nouvelles analyses permettent d’établir que la tempête pénètre au moins jusqu’à 300 kilomètres sous son couvert nuageux, mais qu’elle pourrait être encore plus profonde.

Comparaison entre la taille de la grande tache rouge de Jupiter et la Terre.

Comparaison entre la taille de la grande tache rouge de Jupiter et la Terre.   Photo : NASA

Juno a découvert que les racines de la grande tache rouge sont 50 à 100 fois plus profondes que les océans de la Terre et qu’elles sont plus chaudes à la base qu’au sommet. Andy Ingersoll, professeur à l’institut de technologie de la Californie (Caltech)

« Les vents sont associés à des différences de température; la chaleur à la base de la tache explique les vents féroces qu’on observe à la surface de son atmosphère », explique le Pr Andy Ingersoll de l’institut de technologie de la Californie (Caltech)

La prochaine vidéo montre une vue en plongée dans l’atmosphère de Jupiter réalisée par la NASA à partir des informations recueillies par la sonde Juno.

En fait, cette tempête s’étend aussi loin que peut le détecter le radiomètre micro-ondes embarqué sur la sonde Juno. Cet instrument traque la chaleur (des centaines de degrés Celsius) dans l’atmosphère de la planète associée à la tempête de forme ovale qui se trouve dans son hémisphère sud.

Elle se déplace dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et les vents qui la composent atteignent des vitesses plus grandes que n’importe quelle tempête sur Terre.

Si Juno pouvait également effectuer des mesures gravimétriques dans la région, elle pourrait détecter des mouvements de masse liés à la tache à plus de 1000 kilomètres sous le sommet des nuages de cette planète.

Cette image a été captée le 10 juillet lorsque Juno se trouvait à 9866 km du sommet de la couverture nuageuse de la planète. Les couleurs ont été modifiées afin de mettre en évidence les détails de la tempête.

Cette image a été captée le 10 juillet lorsque Juno se trouvait à 9866 km du sommet de la couverture nuageuse de la planète. Les couleurs ont été modifiées afin de mettre en évidence les détails de la tempête.   Photo : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Gerald Eichstädt

Le saviez-vous?

  • Jupiter est la cinquième planète du système et de loin la plus grosse.
  • Jupiter est située à 778 millions de kilomètres en moyenne du Soleil.
  • Elle est si imposante qu’elle pourrait contenir les sept autres planètes du système.
  • Elle parcourt son orbite autour du Soleil en 11,86 ans.
  • Elle est une géante gazeuse (comme Saturne, Uranus et Neptune). Ces planètes sont dites gazeuses en raison de l’épaisse atmosphère qui entoure leur noyau de dimension relativement faible.

Les nouvelles données montrent aussi l’existence de deux zones de radiation inconnues à ce jour près de l’équateur.

De l’hydrogène, de l’oxygène et des ions de soufre s’y déplacent à une vitesse proche de celle de la lumière.

Ces nouvelles connaissances ont été partagées par l’équipe scientifique associée à la mission Juno lors de la rencontre annuelle de l’American Geophysical Union qui se tenait à La Nouvelle-Orléans.

À ce jour, Juno a effectué 8 vols rapprochés au-dessus de Jupiter. Un neuvième est prévu le 16 décembre.

Cette image montre le pôle Sud de Jupiter lorsque la sonde Juno se trouvait à  52 000 kilomètres d'altitude. Les formes ovales sont d'énormes ouragans.

Cette image montre le pôle Sud de Jupiter lorsque la sonde Juno se trouvait à 52 000 kilomètres d’altitude. Les formes ovales sont d’énormes ouragans.   Photo : NASA/JPL-Caltech/SwRI/MSSS/Betsy Asher Hall/Gervasio Robles

La sonde a été placée en orbite autour de la géante gazeuse le 5 juillet 2016, après un voyage de 2,8 milliards de kilomètres depuis son lancement du cap Canaveral en Floride, le 5 août 2011.

Cette sonde de 1,1 milliard de dollars pèse 3,6 tonnes et est aussi longue qu’un terrain de tennis.

Depuis son entrée en fonction, la sonde a détecté de gigantesques ouragans sur les pôles de Jupiter et a effectué des observations inédites de l’atmosphère et de l’intérieur de la planète gazeuse.

Les neuf instruments embarqués sur la sonde ont aussi détecté :

  • des masses brillantes de formes ovales à ses pôles, qui sont en fait de colossaux ouragans dont certains peuvent atteindre un diamètre de 1400 kilomètres;
  • un champ magnétique environ 10 fois plus puissant que celui de la Terre, beaucoup plus intense que ce que prévoyaient les modèles mathématiques;
  • des aurores boréales qui se comportent de manière totalement différente de celles que l’on observe sur Terre. Elles sont en effet alimentées par les électrons qui sont aspirés dans la région polaire, ce qui tend à montrer que la planète alimente ses aurores en lumière;
  • des panaches d’ammoniaque qui se forment à partir de la zone équatoriale et qui créent des systèmes météorologiques géants ressemblant à une version à grande échelle des courants d’air qui s’élèvent de l’équateur terrestre et génèrent les alizés;
  • des sons étranges dans l’énorme magnétosphère de la planète, qui se contracte et se développe selon les mouvements du vent solaire.

À ce jour, les informations recueillies ne permettent pas de déterminer si Jupiter possède un noyau solide, comme certains modèles le prédisent. Peut-être qu’il existe en son centre un petit noyau solide, mais sa composition reste inconnue.

La formation de Jupiter a influé sur le développement et la position de toutes les autres planètes de notre système solaire. Selon les théories, l’immense champ gravitationnel de Jupiter aurait protégé la Terre du bombardement de comètes et d’astéroïde.

http://ici.radio-canada.ca

Des singes verts inquiètent la Guadeloupe


Me semble que les gens devraient y penser deux fois avant d’importer des animaux qui ne sont pas originaire de la région. S’ils s’échappent, il y a de gros risques pour les maladies et pour les animaux de la région et les  êtres humains
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Des singes verts inquiètent la Guadeloupe

 

Les autorités tentent de retrouver deux « singes verts » potentiellement dangereux aperçus à plusieurs reprises en Guadeloupe.

Le chlorocebus, ou « singe vert » a été introduit dans les petites Antilles durant la période coloniale. © thinkstock.

Depuis plusieurs semaines, deux « singes verts » inquiètent les autorités guadeloupéennes. Repérés après le passage des ouragans Irma et Maria dans une zone boisée proche des habitations, dans la commune des Abymes, ces primates font partie de l’espèce chlorocebus. Ils peuvent peser de 4 à 6 kg, ont le pelage d’une couleur verdâtre et sont considérés comme potentiellement invasifs et dangereux.

Originaires d’Afrique, ces singes ont été introduits par l’homme dans les petites Antilles. Ils sont notamment très présents à Saint-Christophe ou encore à Saint-Martin, ce qui pourrait expliquer leur arrivée en Guadeloupe après le passage des ouragans.

« Cela pourrait être un couple, auquel cas le risque est réel de reproduction et c’est le début d’invasion d’une espèce », explique David Rozet, chef du service mixte de la police de l’environnement de Guadeloupe, à l’AFP.

Selon lui, ces primates « ont été importés tout à fait illégalement en Guadeloupe ».

L’objectif pour les autorités est donc de les retrouver le plus rapidement possible afin d’éviter leur reproduction.

Les singes représentent « des risques plus ou moins importants ». Ces animaux « certes sympathiques » pour le grand public, peuvent être porteurs de maladies telles que « la rage, l’hépatite E, le chikungunya, l’herpès virus B ou le sida ». « On a eu sur Saint-Martin des cas d’agressions de chiens et on peut avoir des morsures sur l’homme car ils sont capables de rentrer dans les maisons quand ils ont faim », explique encore David Rozet.

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