Après Irma, Maria s’installe dans l’Atlantique et menace les Caraïbes


La saison des ouragans est assez agitée, certaines sont plein océan et ne touchera pas la terre ferme, d’autre sont moins d’envergures, mais un autre ouragan appelée Maria risque de faire d’autres dégâts dans l’Atlantique et elle menace des Caraïbes
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Après Irma, Maria s’installe dans l’Atlantique et menace les Caraïbes

 

Plusieurs îles se trouvant sur la trajectoire de Maria, comme Saint-Martin, se relèvent encore péniblement de l’impact d’Irma. Photo : Reuters

La tempête tropicale Maria représenterait une menace croissante contre des îles des Caraïbes déjà dévastées par l’ouragan Irma, affirme le Centre national des ouragans (NHC) des États-Unis.

Associated Press

Selon cet organisme, Maria devrait se transformer en un ouragan de grande importance. La tempête se déplace actuellement au-dessus des Îles du Vent en direction de Porto Rico, de la République dominicaine et d’Haïti.

Des avertissements d’ouragan étaient en vigueur pour ces mêmes îles qui peinent déjà à surmonter la dévastation provoquée par l’ouragan Irma, y compris Saint-Martin, Saint-Barthélemy ainsi qu’Antigua-et-Barbuda.

Dimanche matin, la tempête soufflait avec des vents de 100 km/h et se dirigeait vers le nord-ouest à une vitesse de 24 km/h.

Pendant ce temps, l’ouragan Jose, toujours présent dans l’Atlantique, poursuit son voyage vers le nord, suscitant la formation de vagues violentes et de forts courants, mais ne devrait pas toucher terre.

L’ouragan se trouve à environ 680 km au sud-est de Cap Hatteras, en Caroline du Nord, et se déplace vers le nord à raison de 13 km par heure.

De l’autre côté du continent, la menace contre la ville mexicaine de Los Cabos, au bord du Pacifique, semblait s’amenuiser alors que la tempête tropicale Norma perd de la puissance et devrait demeurer au large des côtes.

Il y a deux semaines, cette région de la péninsule de Basse-Californie avait été frappée par une autre tempête tropicale, Lidia, qui a inondé des rues et des maisons, en plus de faire au moins quatre morts.

Le gouvernement de l’État de Basse-Californie du Sud a préparé des abris et annulé les classes prévues lundi, en plus du défilé militaire qui devait avoir lieu dans la capitale de l’État, La Paz.

Enfin, la journée de samedi a donné naissance à deux autres tempêtes tropicales : Lee est apparue dans l’Atlantique, tandis qu’Otis se formait dans le Pacifique. Aucune des deux ne menace la terre ferme.

http://ici.radio-canada.ca/

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Irma : les 54 chats à six doigts d’Hemingway sains et saufs


Une maison battit en 1851 en Floride en plein dans la trajectoire de l’ouragan Irma, a résister aux vents violent et destructeurs. C’est heureux que ces gens aient pu en sortir indemne ainsi que les chats, mais il aurait quand été plus sage, de quitter les lieux avec les chats
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Irma : les 54 chats à six doigts d’Hemingway sains et saufs

 

Ces chats seraient les descendants d'un félin blanc... (ARCHIVES REUTERS)

Ces chats seraient les descendants d’un félin blanc à six doigts, offert par un capitaine de navire à Ernest Hemingway et nommé «Blanche Neige».

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Miami

Avec des vents à plus de 200km/h, la déferlante de l’ouragan Irma a «dévasté» l’archipel des Keys, à la pointe sud de la Floride. Mais, soulagement aux États-Unis, les chats d’Ernest Hemingway, connus pour avoir six doigts, ont survécu sans accroc.

Ni les ordres d’évacuation, les prévisions alarmistes ou les appels pressants de la petite-fille de l’illustre écrivain américain, n’y ont rien fait: les gardiens de la maison d’Ernest Hemingway sur l’île de Key West ont préféré rester enfermés avec les 54 descendants de son chat à six doigts pendant que l’ouragan balayait cette basse langue de terre particulièrement vulnérable aux éléments, convaincus que la solide bâtisse historique résisterait.

«Nous les avons pris dans la forteresse avec nous», a expliqué le commissaire des expositions de cette résidence-musée, Dave Gonzales, sur la chaîne NBC, en référence à la maison de type coloniale, construite en 1851 en épaisses briques.

«Dix employés sont restés ici sur place. (…) Les chats sont habitués à nos voix et à nos soins, on est bien avec eux, ils sont bien avec nous. On les aime, ils nous aiment. Nous sommes tous restés ensemble la nuit dernière», a-t-il confié dimanche soir.

L’inquiétude était montée à l’approche de l’ouragan, lorsque malgré l’ordre d’évacuation lancé par les autorités, les responsables de la maison-musée avaient annoncé leur décision de rester.

 «Sauvez les chats, mettez tous les chats dans une voiture mais partez», avait exhorté Mariel Hemingway, la petite-fille de l’écrivain, dans une vidéo mise en ligne par le site people TMZ vendredi.

Mais, se sentant responsable de la protection des lieux, des employés ne pouvant pas partir faute de voiture, et des fameux félins, la directrice de la maison-musée Jacque Sands a préféré rester. Les occupants ont renforcé les fenêtres de la résidence bordée d’une végétation luxuriante où le prix Nobel de littérature s’est installé en 1931, puis ont attendu l’ouragan.

«Les chats ont semblé remarquer que la tempête arrivait plus tôt, et d’ailleurs quand on a commencé à rassembler les chats pour les amener à l’intérieur, certains ont couru vers l’intérieur, sachant qu’il était temps de se mettre aux abris», a raconté Dave Gonzales. «Parfois, je pense qu’ils sont plus intelligents que les humains.»

Ces chats seraient les descendants d’un félin blanc à six doigts, offert par un capitaine de navire à Ernest Hemingway et nommé «Blanche Neige», selon son musée. Environ la moitié des chats du musée ont six doigts, au lieu de cinq à l’avant et quatre à l’arrière, d’après ses responsables, mais tous portent le gène de cette malformation.

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Le Saviez-Vous ► Harvey, Irma, Jose ou Katia : d’où viennent les noms des ouragans ?


J’ajouterais sur ces explications qu’un ouragan dévastateur comme Katrina qui a fait beaucoup de victimes et de dégâts, ne sera plus sur la liste qui fait une rotation de 6 ans. On peut penser aussi qu’Irma, sera désormais enlevé de la liste aussi. Si maintenant on donne un prénom tour à tour masculin et féminin, étrangement ce sont les ouragan au prénom féminin qui sont les plus dévastateurs
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Harvey, Irma, Jose ou Katia : d’où viennent les noms des ouragans ?

 

Image d'une webcam à Saint-Martin, ravagé par Irma

Image d’une webcam à Saint-Martin, ravagé par Irma.

©MOREL/SIMAX/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Harvey sur le Texas, Irma sur les Caraïbes, bientôt Jose et Katia… les tempêtes tropicales et ouragans sont désignés par un prénom choisi à l’avance.

Explications.

« Un nom est beaucoup plus facile à retenir que des chiffres et des termes techniques », explique l’Organisation météorologique mondiale (OMM), institution spécialisée de l’ONU basée à Genève.

C’est une pratique déjà ancienne de baptiser les cyclones tropicaux. Le besoin de donner un nom aux cyclones est apparu dès la fin du XVIIIe siècle.

Jusqu’au début du XXe siècle, les ouragans qui frappaient les îles espagnoles des Caraïbes étaient nommés selon le saint patron du jour. En Australie, vers la fin du XIXe siècle, un météorologue a l’idée de baptiser les cyclones de noms de politiciens qu’il n’aimait pas.

« Accoler un nom à un cyclone tropical facilite le travail des médias, renforce l’impact des avertissements et accroît la préparation des populations », ajoute l’OMM.

SEXISME. Pendant la Seconde guerre mondiale, les marins américains ont commencé à baptiser régulièrement les ouragans. Ils leur donnaient souvent le nom de leur femme ou de leur petite amie. En 1950, le Bureau météorologique américain décide de donner systématiquement un nom aux ouragans et reprend l’alphabet des transmissions (Charlie etc.). Puis à partir de 1953, il se met à utiliser des prénoms de femmes. Mais dans les années 1970, les féministes américaines protestent contre cette association avec des phénomènes dévastateurs. En 1979, la parité est établie : les prénoms féminins et masculins alternent désormais. Inconvénient de cette pratique ? Même là vient se nicher le sexisme ! Ainsi, une étude scientifique de 2014 menée à l’université de l’Illinois avait montré que les ouragans aux noms féminins sont les plus mortels.

Des listes qui suivent l’ordre alphabétique… en sautant les lettres trop rares, comme Q et U !

La surveillance des tempêtes et cyclones dans le monde est confiée à différents organismes en fonction de l’endroit où ces événements prennent naissance. Ils doivent proposer des listes de noms pour les phénomènes climatiques sévères à venir dans leur zone. L’OMM dispose de correspondants dans chaque région : elle donne son avis et intervient au besoin pour éviter d’éventuelles polémiques. Ainsi, en avril 2015, un comité d’experts de l’OMM a retiré le prénom « Isis » de la liste des cyclones à venir en 2016 dans la région Nord-Pacifique car le nom de la déesse égyptienne est devenu également un des acronymes anglais du groupe Etat Islamique (EI). Le cyclone a pris le nom plus anodin d’Yvette…

L’ouragan Irma de catégorie 5 a frappé mercredi 6 septembre 2017 les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin. Il sévit dans une zone surveillée par le Centre national des ouragans (National Hurricane Center, NHC), basé à Miami (Floride). Tout comme la tempête tropicale Jose qui se dirige vers les Caraïbes. Et la tempête tropicale Katia qui vient de se former au large du Mexique. Pour les Caraïbes, le Golfe du Mexique et l’Atlantique nord, le NHC dispose de six listes de 21 noms chacune, à raison d’une liste par an.

Ces listes suivent l’ordre alphabétique, en sautant les lettres trop rares (Q ou U par exemple). 2017 a commencé avec Arlene suivie de Bret, puis de Cindy et de Don. Irma figure en neuvième position. Alberto inaugurera 2018. Et ainsi de suite jusqu’à 2022 qui attaquera par Alex. Les prénoms sont anglais, espagnols ou français en référence aux pays potentiellement concernés. Dans le cas d’une année record où le nombre de tempêtes tropicales et ouragans dépasse le nombre de 21 comme en 2005, les tempêtes suivantes font appel à l’alphabet grec, en commençant par Alpha.

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Message de la police aux Américains: ne tirez pas sur l’ouragan Irma!


Samedi soir, un peu avant 23 heures (heure de la Floride), les autorités en Floride ont réagi sur un groupe Facebook qui s’est créer face à l’ouragan Irma. Ce n’était qu’une blague, mais la police a tenu quand même à alerté la population de la Floride de ne pas tirer sur l’ouragan à cause des conséquences graves qui peut arriver. Car certains esprits tordus et armés ont peut-être trouvé l’idée intéressante. Voir ce que les gens peuvent avoir comme armement c’est carrément effrayant
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Message de la police aux Américains: ne tirez pas sur l’ouragan Irma!

 

Illustration de la page Facebook «Shoot At Hurricane Irma».

Illustration de la page Facebook «Shoot At Hurricane Irma».

Repéré par Jean-Marie Pottier

Repéré sur Twitter

Un shérif floridien a été obligé de faire ce rappel à ces concitoyens face au succès massif d’une page Facebook, a priori humoristique.

Les autorités floridiennes ont été obligées de rappeler qu’il ne servait à rien de tirer sur l’ouragan Irma, qui devait arriver sur les côtes de l’État, dimanche 10 septembre, avec une force 4.

«Soyons clairs, NE TIREZ PAS sur Irma. Vous ne le ferez pas s’éloigner et vous risquez des effets secondaires dangereux», a alerté sur Twitter, samedi 9 septembre, le shérif du comté de Pasco, dans l’ouest de l’État.

Le tweet s’accompagne d’un graphique montrant quelqu’un tirant sur un ouragan à la mitrailleuse, accompagné de la légende: «Les balles reviennent, ne tirez pas.»

En cause dans ces curieux messages, l’existence d’une page Facebook à plus de 25.000 participants, intitulée «Shoot At Hurricane Irma» et dont le message est plutôt clair:

«YO, DONC CETTE FOUTUE D’IDIOTE VENTEUSE PRÉNOMMÉE IRMA DIT QU’ELLE ARRIVE SUR NOUS. MONTRONS À IRMA QUE NOUS TIRONS LES PREMIERS.»

Une simple blague? Sans doute, au vu des propos d’un des cocréateurs de la page, Ryon Edwards, qui a expliqué à la BBC qu’il avait fait ça pour «alléger l’atmosphère» et qu’il y avait été poussé par «une combinaison de stress et d’ennui»:

«La réponse reçue est une surprise complète et totale pour moi. Je n’aurais jamais imaginé que cet événement devienne ce genre d’idée dingue complètement énorme. Tout cela a quelque peu échappé à mon contrôle.»

Mais il suffit d’un participant non-blagueur pour que l’idée provoque un drame. Le site pro-armes The Truth About Guns a accueilli l’initiative avec scepticisme:

«J’ai cliqué sur “intéressé” –intéressé par l’idée de voir s’il existait quelqu’un de suffisamment irresponsable pour violer une des quatre règles de sûreté des armes à feu: connaître sa cible et ce qu’il y a derrière elle. Un ouragan est déjà quelque chose de suffisamment mauvais à balancer des choses dans l’air à bien plus de 120 km/h. Ajouter des balles là-dessus… euh, qui a besoin de ça? Mais bon, c’est une blague et personne ne peut prendre cela au sérieux. N’est-ce pas?»

Espérons qu’au final, tous les participants à ce groupe Facebook prendront la situation avec autant d’humour que celui-ci.

http://www.slate.fr

Irma : du « jamais-vu » à Cuba


Dans des pays tels que Cuba, n’a pas les mêmes ressources lors de catastrophes naturelles comme des pays comme les États-Unis, l’Europe, le Canada, etc. Alors imaginé face à un ouragan tel qu’Irma., comment la population peut se protéger ?
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Irma : du « jamais-vu » à Cuba

 

De fortes vagues ont pris d'assaut le Malecon, boulevard de bord de mer de La Havane.

De fortes vagues ont pris d’assaut le Malecon, boulevard de bord de mer de La Havane. Photo : Associated Press/Ramon Espinosa

Les résidents et les visiteurs de Cuba ont droit à des scènes de désolation « jamais vues », après le passage dévastateur d’Irma, ont indiqué plusieurs témoins, dimanche. Il s’agit de l’ouragan le plus puissant à y avoir touché terre depuis 1932.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

« La Havane, elle est en train de tomber en morceaux », a lancé le Québécois Éric Guilbert en entrevue téléphonique à Radio-Canada depuis la capitale cubaine.

« Les Cubains disent en riant que le plus grand ouragan qui a frappé Cuba a été celui du 1er janvier 1959 », a-t-il dit, en faisant référence à la date du coup d’État qui a couronné la révolution menée par Fidel Castro et Che Guevara.

Un humour qui masque le désarroi d’une population dépassée par les événements.

Ils n’ont rien pour faire face à tout ça. Ils n’ont pas de ressources. On ne peut pas aller acheter du contreplaqué pour protéger ses fenêtres et sa maison : il n’y en a pas, ça n’existe pas, et il n’y aurait pas d’argent de toute façon. Le salaire moyen d’un fonctionnaire d’État est de 17 $ par mois. Ce n’est même pas suffisant pour se nourrir. Éric Guilbert, en entrevue à Radio-Canada

« La particularité, et c’est du jamais vu ici à La Havane, c’est le niveau de la mer, les marées hautes qu’on a vues, a noté M. Guilbert. Il y a des endroits où on n’a jamais vu ça dans l’histoire. Il y a de l’eau jusqu’à certaines rues où l’eau n’est jamais montée. »

C’est notamment le cas du Malecon, célèbre boulevard de bord de mer havanais, où « la mer a avancé comme jamais elle ne l’avait fait auparavant », a dit Mercedes Lopez Acea, présidente du conseil de défense de La Havane.

« Cela fait 49 ans que j’habite ici, c’est la première fois. Il y a toujours eu un peu de pénétration de la mer, mais jamais autant, à ce niveau », a témoigné auprès de l’AFP Ernesto Loza.

Nous avons eu peur. Les rafales de vent étaient très fortes, ce n’est qu’aujourd’hui, à la lumière du jour, que nous avons pu faire le point […] Il y a pas mal de dégâts.Yasel Vargas, un résident de la vieille ville

Une rue de Caibarién, ville du centre de la côte septentrionale de l'île, dévastée par Irma.

Une rue de Caibarién, ville du centre de la côte septentrionale de l’île, dévastée par Irma. Photo : Reuters/Alexandre Meneghini

Des touristes inquiets

Sonya Bisson, une Québécoise en voyage à Varadero, a passé la soirée de vendredi et la nuit suivante dans le sous-sol de son hôtel.

« Ils sont venus nous chercher hier vers 11 h 30, juste avant l’heure du dîner, a-t-elle relaté. Ils nous ont emmenés dans ce qu’ils appellent « le bunker », le sous-sol de l’hôtel. On a passé 17 heures dans le sous-sol. Et 500 personnes dans un sous-sol, c’est un peu long. On est sorti vers 4 h du matin. »

« Il y a quand même assez de dommages, a constaté Mme Bisson. Cet ouragan a cassé beaucoup d’arbres, évidemment, des tuiles des toits qui ont décollé et qui sont rentrées dans les portes-patio. Les balcons, on ne peut pas les utiliser… »

Censée revenir au Canada lundi, Sonya Bisson n’était sûre de rien, samedi matin.

« On n’a aucune information, a-t-elle déploré. On ne sait pas ce qui arrive avec Sunwing. On est un petit peu déçus, parce que [les voyageurs de] WestJet ont tous été rapatriés d’urgence. Même affaire pour Air Transat. Mais nous, on est laissés à nous-mêmes. On n’a aucune idée de ce qui arrive. »

Sunwing a fait valoir dans un communiqué que « le plan d’évacuation à Cuba était particulièrement complexe » pour elle puisqu’elle y avait plus de clients que n’importe quelle autre compagnie aérienne canadienne.

« Nous travaillons en collaboration avec les officiers locaux afin de ramener les clients à la maison aussitôt que l’aéroport de Varadero sera rouvert », a mentionné le transporteur.

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Après Irma et avant José, course contre la montre aux Antilles


Du jamais vue, des ouragans puissants se forment et fait au temps de dégâts. Île Saint-Martin dans les Caraïbes a été détruite à 95 % et le pire l’ouragan Jose semble prendre presque la même trajectoire.
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Après Irma et avant José, course contre la montre aux Antilles

 

La ville de Marigot, à Saint-Martin, a été... (PHOTO Martin BUREAU, AFP)

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La ville de Marigot, à Saint-Martin, a été saccagée par Irma.

PHOTO MARTIN BUREAU, AFP

 

ROMAIN FONSEGRIVES, VALENTINE AUTRUFFE, CÉCILE REMUSAT AVEC TIPHAINE LE LIBOUX À PARIS
Agence France-Presse
MARIGOT

Entre protéger et évacuer, les îles caribéennes de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, déjà dévastées par le passage d’Irma, étaient engagées samedi dans une course contre la montre avant l’arrivée de l’ouragan José, qui va interrompre le travail des secours.

José, rehaussé en niveau 4, a commencé à affecter vers 10 h les deux îles, passées en vigilance maximale, synonyme de confinement total. Le phénomène doit durer jusqu’à dimanche 6 h. L’ouragan passera à 100 km au nord de Saint-Martin, déjà détruite à 95% par Irma, qui a touché Cuba samedi et doit atteindre dimanche la Floride.

Le passage de deux ouragans «aussi puissants» au même moment sur l’Atlantique est «sans précédent connu», selon Météo-France.

«Des vagues puissantes avec des creux de 6 à 8 mètres, de fortes pluies orageuses et des rafales de vents allant jusqu’à 130 km/h» sont attendues, contre plus de 300 km/h pour Irma.

Une nouvelle épreuve pour les habitants, déjà sous le choc. À l’aéroport de Gustavia (Saint-Barth), certains ont patienté des heures dans l’espoir d’évacuer, non sans tensions. Les derniers départs ont eu lieu samedi matin, a constaté une correspondante de l’AFP.

Toutes les liaisons aériennes et maritimes avec les deux îles sont désormais interrompues.

Pour les évacuations, priorité avait été donnée aux blessés, femmes et enfants.

«Les femmes raccompagnent les enfants en métropole, ou au moins sur un lieu sûr en Guadeloupe», selon une infirmière à l’aéroport de Grand-Case dans la partie française de Saint-Martin.

Neuf abris capables d’abriter «1600 personnes» sont prévus à Saint-Martin, selon la ministre française Annick Girardin, qui reste dans l’île pendant l’ouragan.

«En colère après Paris»

Avant le confinement, les gens manquaient d’information. Certains, rassemblés à l’aéroport, demandaient aux secouristes ou gendarmes la localisation des abris, selon un journaliste de l’AFP sur place.

«Nous sommes là pour veiller à ce que tout le monde ait un abri samedi avant midi», avait précisé la ministre. «Notre défi c’est zéro mort pendant José», a dit une source de sécurité à l’AFP.

Dans l’île franco-néerlandaise jonchée de détritus, morceaux de tôles, murets ou poubelles pourraient devenir des projectiles dangereux.

Les autorités comptent attendre que José soit passé pour distribuer eau et nourriture.

 En attendant, «3000 rations alimentaires ont été distribuées» et «100 000 le seront», a indiqué samedi un responsable de la sécurité civile.

«Il nous reste 12 bouteilles d’eau, pour trois, pour se laver et boire» alors qu’il fait «une chaleur torride», a témoigné au téléphone Olivier Toussaint, habitant de Saint-Barth, calfeutré.

«La préfecture a bien fait son travail avant l’ouragan, mais maintenant je suis en colère après Paris et sa gestion de crise. On voit des militaires qui sont là, mais ils n’ont pas de matériel», a déploré un capitaine de la sécurité civile, 50 ans.

Sécurité difficile à assurer

Sur l’île, entre pillage et rumeurs d’évacuation, «on n’arrive pas à sécuriser tous les points», a dit vendredi à l’AFP le major Mertz, détaché à Marigot.

Le chaos profite aux pilleurs qui ont dévalisé des magasins.

Le premier ministre néerlandais Mark Rutte a averti samedi les auteurs de pillages que la police et l’armée étaient prêtes à agir si nécessaire.

Il a reconnu que les pillages n’étaient toujours pas «sous contrôle» dans la partie néerlandaise de l’île, soulignant que les circonstances étaient «compliquées».

En France, le président Emmanuel Macron a convoqué une réunion de crise à l’Élysée samedi soir, centrée notamment sur la sécurité.

Un premier coût des dommages a été évalué samedi à 1,2 milliard d’euros par la Caisse centrale de réassurance (CCR).

L’ouragan Irma a fait au moins dix morts et sept disparus dans les îles françaises, selon le dernier bilan.

Cela porte à 25 le total des personnes ayant trouvé la mort dans les Caraïbes, si l’on ajoute six décès dans les îles Vierges britanniques, quatre dans les îles Vierges américaines, deux dans la partie néerlandaise de Saint-Martin, deux à Porto-Rico, une à Barbuda.

Irma, repassé en catégorie 3, a atteint Cuba samedi matin et se dirigeait vers la Floride où les autorités ont appelé 6,3 millions de personnes à évacuer.

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Seriez-vous prêt à affronter un ouragan?


Les alertes météos nous avertissent quand il y a un danger, il serait bon de prendre le temps de préparer avant qu’une catastrophe naturelle puisse nous tomber dessus.
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Seriez-vous prêt à affronter un ouragan?

 

Un résident de Cape Hatteras, en Caroline du Nord, se prépare au passage de l'ouragan Irene, en août 2011, en barricadant les fenêtres de sa maison.

Un résident de Cape Hatteras, en Caroline du Nord, se prépare au passage de l’ouragan Irene, en août 2011. Photo : Reuters/Jose Luis Magana

Le passage des ouragans Harvey et Irma cause bien des maux chez nos voisins du Sud. Mais il pourrait arriver qu’un cyclone provoque la destruction de bâtiments au Canada, comme lors du passage de Hazel, en 1954, ou de Juan, en 2003, qui ont fait des morts ici. Seriez-vous prêt en cas d’ouragan? Voici quelques conseils pour faire face à la tempête.

Il est important de connaître les risques pour votre région. Au Canada, ce sont les provinces de l’Est qui sont concernées pendant la période des ouragans, qui s’étend de juin à novembre.

Les Canadiens peuvent s’informer en tout temps sur le site du Centre canadien de prévision des ouragans, pour connaître en temps réel la situation concernant leur localité.

Si les autorités vous demandent d’évacuer votre résidence, faites-le.

Protégez votre maison

À l’approche d’un ouragan, il est recommandé d’ancrer tout ce qui pourrait être emporté ou arraché par le vent, comme le mobilier de jardin ou les poubelles – ils peuvent causer des blessures et des dommages importants. Les fenêtres et les portes de la maison devraient être barricadées à l’aide de panneaux de contreplaqué et le toit consolidé pour éviter l’infiltration de vent.

Le site Préparez-vous du gouvernement canadien recommande de couper les branches et les arbres morts afin de diminuer le risque qu’ils tombent sur votre maison pendant une tempête.

Ceux qui vivent dans une maison mobile devraient en fixer solidement la structure et se réfugier dans un bâtiment plus sécuritaire en prévision de l’arrivée de l’ouragan.

Faites des provisions

En situation d’urgence, les services de base comme l’eau, l’électricité, le gaz ou le téléphone pourraient être coupés.

C’est donc une bonne idée de faire provision d’eau (deux litres par personne par jour, pour au moins trois jours, de préférence en petites bouteilles) et de nourriture (préférablement non périssable, comme des conserves ou des aliments secs), de se munir de piles, d’une radio et d’une lampe de poche. On peut aussi penser à de l’huile à chauffage ou à une génératrice.

D’ailleurs, on devrait toujours avoir à notre portée une trousse de premiers soins contenant bandages, antiseptiques, analgésiques et médicaments sur ordonnance.

Il peut également être utile de garder de l’argent en petites coupures et de la monnaie, car les distributeurs automatiques pourraient cesser de fonctionner.

À l’extérieur

Si une tempête violente approche et que vous êtes à l’extérieur, réfugiez-vous dans un bâtiment sécuritaire.

Si l’œil de l’ouragan passe sur votre secteur, sachez qu’il y aura une accalmie de quelques minutes. Vous devez vous assurer de rester dans un endroit sûr. Il faut garder en tête qu’après le passage de l’œil, les vents vont s’élever à nouveau, en sens contraire, et parfois avec encore plus de force, fait remarquer le gouvernement canadien.

Les autorités recommandent de se tenir loin des côtes, en raison des vagues déferlantes et des rafales puissantes.

Pensez à faire le plein d’essence de votre voiture. Si vous devez prendre votre auto après le passage de l’ouragan, évitez de conduire dans des endroits inondés, puisqu’il pourrait y avoir du courant.

Pensez à vos proches

La Croix-Rouge recommande de discuter avec votre famille des règles de sécurité à suivre lors d’un ouragan, ce qui aide à calmer les craintes. Elle conseille aussi de vérifier si vos proches, vos amis et vos voisins vulnérables ont besoin d’une aide particulière.

Si vous avez le temps, pensez à mettre vos documents précieux en sécurité.

Dans une perspective de préparation aux ouragans à plus long terme, le gouvernement recommande de protéger votre maison, par exemple en vous assurant que le sous-sol et les fondations sont à l’abri des inondations, et que vous êtes munis d’une assurance habitation appropriée.

D’ailleurs, la Croix-Rouge a une application qui peut vous aider à vous préparer à l’arrivée d’un ouragan.

http://ici.radio-canada.ca