Non, cette photo ne montre pas les résultats de la tempête du 1er novembre à Blainville


Je l’ai vue cette photo qui a été partager sur Facebook. Il est vrai qu’il y a eu pas mal de dégâts dans quelques coins du Québec lors de la dernière tempête automnale,  mais il y a toujours quelqu’un qui aime glisser des fausses informations. Cette photo est vraie, mais elle a été prise en décembre 2012 aux États-Unis.
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Non, cette photo ne montre pas les résultats de la tempête du 1er novembre à Blainville


On voit une pelouse complètement arrachée par le vent.

L’image n’a pas été prise à Blainville, mais à 3400 km de là, dans l’État de Washington.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

On y voit plutôt des dégâts causés par le vent dans l’État de Washington, aux États-Unis, en 2012.

Jeff Yates


Une photo semble montrer d’importants dégâts causés par les vents forts qui ont déferlé sur le Québec le 1er novembre. Or, elle a été prise dans l’État de Washington, aux États-Unis, en 2012.

Malade!!, a écrit un internaute en publiant la photo en question sur Facebook. Il a ajouté que l’image avait été prise à Blainville, dans les Basses-Laurentides.

Nous voyons une pelouse arrachée par le vent.

La publication a été supprimée en début d’après-midi lundi.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

L’image, partagée près de 3000 fois, montre de la pelouse arrachée par le vent devant une maison. Le Québec a été frappé par des vents violents vendredi dernier, ce qui a causé des pannes d’électricité dans près d’un million de foyers dans la province. La publication a été supprimée en début d’après-midi, lundi, après la publication de cet article.

Or, la photo en question circule sur le web depuis bien plus longtemps. Par exemple, ce blogue français l’a publiée en 2015(Nouvelle fenêtre) Elle figure aussi dans plusieurs palmarès de photos insolites un peu partout sur Internet. Impossible, donc, qu’elle montre les résultats de la tempête de vendredi dernier.

En fait, le cliché a été publié pour la première fois sur le site Reddit le 18 décembre 2012 (Nouvelle fenêtre). Des vents forts dans l’État de Washington, affirme l’internaute, avant d’ajouter dans les commentaires :Ce n’est pas ma maison, c’est juste une maison que j’ai vue dans le coin ici et je voulais vous la montrer. Un autre utilisateur confirme que la demeure est située dans la ville de West Richland.

Il y avait en effet eu une importante tempête à Washington le 17 décembre 2012. Des vents allant jusqu’à 160 km/h avaient déferlé sur l’État. Une maison avait d’ailleurs été ensevelie sous des débris végétaux(Nouvelle fenêtre).

https://ici.radio-canada.ca/

Tempête automnale: près de 850 000 clients privés d’électricité


Hier et aujourd’hui, nous avons eu des alertes météorologiques un peu partout au Québec. Une bombe météo, et elle a bien eu lieu. Pour ma part, hier, nous avons eu beaucoup de pluie et aujourd’hui, ce sont les feuilles d’automne qui ont fait de l’excès de vitesse, le vent était assez fort, mais je n’ai pas remarqué de dégâts. Ailleurs, pannes électriques, arbres tombés, glissement de terrain et inondation ont été au menu. Puis plus au nord, dans ma région natale en Abitibi, une première tempête de neige.
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Tempête automnale: près de 850 000 clients privés d’électricité


Si le nombre de pannes a déjà commencé à chuter à travers le Québec, les vents continueront vraisemblablement d’endommager le réseau d’électricité de la province au cours de la soirée et samedi en début de journée.

MAYSSA FERAH
LA PRESSE

RAPHAEL PIRRO
LA PRESSE

> Consultez l’état du réseau d’Hydro-Québec

« Je pense qu’il faut être réaliste : on a beaucoup de travail qui se fait présentement, mais on va en avoir pour tout le week-end », a déclaré Éric Filion, président d’Hydro-Québec Distribution, dans un point de presse organisé vers 16h30 aujourd’hui au siège social de la société d’État.

Les vents violents, prédominants dans le sud du Québec, se dirigent vers la Côte-Nord, où de nouveaux dégâts sont attendus.

M. Filion précise cependant que malgré l’ampleur des dommages et le nombre quasi inédit de pannes, la situation devrait être réglée dans un temps relativement bref, soit d’ici le début de la semaine prochaine. En effet, le réseau de transport, fait de pylônes en acier, reste « intact ».

Les dommages se situent plutôt au niveau du réseau de distribution, fait majoritairement de poteaux de bois placés à proximité des résidences.

« C’est une bonne nouvelle pour nous », a ajouté M. Filion.

« On espère rétablir une bonne partie de notre clientèle pendant le week-end, mais c’est possible que dans les endroits où le réseau est plus fortement endommagé, que les clients soient rétablis plutôt en début de semaine prochaine », a-t-il précisé.

Vers 18 h, on comptait 848 224  clients privés de courant, en raison des vents forts. Il s’agit du plus important bassin de population touché par des pannes depuis le grand verglas de 1998, lorsque 1,4 million d’abonnés québécois avaient été en panne.

Contrairement à 1998, toutefois, où c’était le réseau de transport d’électricité qui s’était effondré, c’est le réseau de distribution qui est touché cette fois et on parle de multiples pannes individuelles causées par des branches brisées par le vent ou carrément les poteaux qui ont été arrachés par le vent.

À l’heure actuelle, il est trop tôt pour chiffrer en argent les dommages.

Les grands moyens

Actuellement, plus de 1000 employés d’Hydro-Québec sont déployés à la grandeur du réseau. De ce nombre, autour de 800 sont des monteurs de ligne.

« C’est plus de 2000 endroits où il y a des bris, où l’on doit déplacer des équipes pour faire des réparations soit sur les poteaux, sur les équipements comme les transformateurs, les lignes de réseau », a précisé le président d’Hydro-Québec distribution.

Les réparations en situation d’urgence fonctionnent selon un ordre de priorités. Les hôpitaux et les usines de filtration, par exemple, sont les endroits qu’Hydro-Québec place en tête de liste, a déclaré M. Filion.

Par ailleurs, il a profité du point de presse pour avertir la population de prendre toutes les précautions nécessaires en vue des sorties prévues ce soir.

« Dans plusieurs municipalités, l’Halloween a été remise. Il y aura plusieurs jeunes dans les rues. On vous rappelle d’être très, très prudents. »

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Un arbre s’est abattu sur une voiture à l’intersection de Mont-Royal et l’Esplanade, à Montréal.

La tempête de vent et de pluie a fait une victime à Bromont. Un homme de 63 ans a perdu la vie après qu’un arbre lui est tombé dessus alors qu’il était en train d’en photographier un autre déjà au sol. Le tragique incident est survenu vers 10 h 30 près d’un immeuble à condos. Des manœuvres de réanimation ont été tentées, mais le décès du sexagénaire a été constaté après son arrivée à l’hôpital.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Un arbre s’est affaissé sur une voiture sur la rue St-Hubert, à Montréal.

Les avertissements de pluie abondante ont été levés dans le sud du Québec, qui en a reçu généralement de 50 à 70 millimètres selon les endroits, mais les quantités ont dépassé les 100 millimètres en Estrie et dans la Beauce. Des avertissements de vents violents sont toutefois toujours en vigueur dans l’ensemble de la province. Environnement Canada a enregistré des rafales de 105 kilomètres à l’aéroport de Dorval.

Un avertissement de pluie abondante est en vigueur pour les régions de Sherbrooke, Rimouski, Saint-Georges, Saguenay, Baie-Comeau et Sept-Îles. Entre 40 et 80 millimètres de pluie devaient tomber jeudi et vendredi dans ces secteurs.

Le premier ministre du Québec, François Legault a réagi aux intempéries. « Nos équipes de la Sécurité publique et d’Hydro-Québec sont sur le terrain. Nous sommes au travail. Votre sécurité est notre priorité : soyez prudents ! », peut-on lire sur son compte Twitter.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Une route inondée en Estrie

Inondations en Estrie

Plusieurs municipalités de l’Estrie sont aux prises avec des inondations depuis vendredi matin.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Une résidence inondée à Ascot Corner

Des mesures d’urgence ont été déclenchées à Cowansville, où le niveau de la rivière Yamaska a atteint 2,50 m à certains endroits, les secteurs Bonnette, Jean-Baptiste, des Vétérans et Saint-Rémi ont été évacués. Un centre d’hébergement d’urgence a été ouvert à la Bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Des voitures ont été submergées à Sherbrooke.

À Sherbrooke, les pluies diluviennes ont fait augmenter le niveau de la rivière Saint-François, qui a dépassé les 20 pieds

« Des évacuations préventives ont actuellement lieu », a indiqué la Ville de Sherbrooke sur son compte Twitter.

Quelque 150 résidences ont été évacuées à titre préventif. 

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Emmie Cloutier a dû évacuer son domicile de Sherbrooke.

Les autorités ont fait le point à la suite du débordement de la rivière Saint-François, ce matin.

On avait prévu 50 millimètres, on se retrouve avec beaucoup plus […] On n’est pas habitué de voir ça. C’est une situation difficile à contrôler », a dit le coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

Beaucoup d’infrastructures sont touchées par des arbres et des branches, signale-t-il. À cela s’ajoutent de nombreux glissements de terrain à superviser. « Toutes les équipes municipales sont sur le terrain », a-t-il ajouté.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La rivière Saint-François, à East Angus

« On demande à la population d’écouter les consignes et de collaborer », a conseillé le maire de Sherbrooke, Steve Lussier. Un service de coordination en sécurité civile avait déjà été établi dans la nuit de jeudi à vendredi. « Nous étions en préalerte », a indiqué M. Lussier. Cependant, le niveau d’eau est monté très rapidement, au-delà des prévisions.

Les autorités soulignent le niveau d’eau inusité de la rivière.

Des résidants de Coaticook ont aussi été évacués par les services d’incendie en raison de l’accumulation d’eau, a rapporté la Sûreté du Québec (SQ). 

Dans la région de l’Estrie, 51 108 clients d’Hydro-Québec sont toujours sans électricité. 

> Pour suivre en temps réel le niveau de la rivière Saint-François

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le parc Pomerleau, à Ascot Corner

Montréal n’est pas épargné

À Montréal, entre 50 et 60 millimètres de pluie sont tombés. Des voitures qui traversaient le viaduc Hochelaga ont été remorquées en raison de l’accumulation d’eau. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rapporte avoir reçu plusieurs appels concernant des dommages et bris aux résidences.

« Pour rapporter des dommages matériels à votre propriété, contactez votre assureur. Un rapport de police n’est pas requis. », indique-t-on sur le compte Twitter du SPVM.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Un mur de brique s’est effondré sur une voiture stationnée sur le boulevard LaSalle.

Quelque 32 vols sont annulés à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, en raison des forts vents dans le Nord-Est américain. Il s’agit principalement de vols à destination des États-Unis et du reste du Canada. Il est conseillé aux passagers de vérifier l’état de leur vol.

Toiture d’église endommagée

Les vents violents ont arraché une partie de la toiture en cuivre de l’Église Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, forçant la fermeture de l’école primaire adjacente Marie-Favery, dans le quartier de Villeray, à Montréal.

« La toiture de l’église se détachait peu à peu et risquait qu’une partie soit emportée par les grands vents. Cette situation devenait à risque pour les élèves, » a souligné Guy Lauzé, directeur de l’école, dans une lettre envoyée aux parents plus tôt cet après-midi.

Le directeur précise dans sa lettre que les pompiers ont immédiatement été appelés, et que ceux-ci ont coupé l’électricité dans le secteur pour des raisons de sécurité.

« L’école ayant une génératrice, nous avons bénéficié de plusieurs lumières pour assurer la sécurité dans les déplacements, a ajouté M. Lauzé. L’électricité nous est revenue vers 13 h 45. »

Du côté de l’Abitibi, c’est une tempête de neige qui a frappé la région dans la nuit de jeudi à vendredi. Les habitants de la région ont reçu entre 15 et 20 centimètres de neige.

– Avec La Presse canadienne

https://www.lapresse.ca

Après chaque tempête


C’est stressant, pénible quand nous nous heurtons à un mur et des difficultés difficiles à franchir, pourtant notre attitude positive peut nous donner le goût d’avancer encore plus loin.

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Après chaque tempête



Quand on trouve le courage et le goût de sourire après chaque tempête, on peut espérer faire très bon ménage avec le bonheur.


Berthe Bernage

Le Saviez-Vous ► 7 choses inattendues que votre chien peut "flairer"… bien avant vous


Les chiens ont du flair ! On sait depuis longtemps, qu’ils sont très utiles pour retrouver des personnes disparues, ou même des voleurs. Depuis quelques années, les chiens sont de plus en plus reconnus pour leur flair dans d’autres domaines. Ils sont capables de détecter certains cancers, grossesse, glycémie, et même les changements du temps.
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7 choses inattendues que votre chien peut « flairer »… bien avant vous

image: Flickr

Les chiens sont les meilleurs amis de l’homme. Encore plus que les chats, ces anges à quatre pattes sont aussi considérés comme de véritables gardiens qui veillent sur nos vies, mais aussi sur notre santé. Saviez-vous que l’odorat développé des chiens peut aussi « intercepter » des maladies organiques d’une ampleur considérable ?

C’est donc vrai que le flair de nos amis à quatre pattes peut parfois « sauver » nos vies ! Voici sept choses que nos amis les chiens arrivent à repérer pour notre plus grande surprise !

Ils peuvent « flairer » les pathologies cancéreuses : les recherches scientifiques les plus récentes ont confirmé la théorie selon laquelle les chiens peuvent « sentir » de nombreuses pathologies cancéreuses dans notre organisme ; par exemple, grâce à l’odeur de l’urine, nos amis à quatre pattes peuvent détecter le cancer de la prostate et de la vessie, car les cellules atteintes dans notre organisme produisent un type spécifique de protéines que les chiens peuvent intercepter.

  • Ils peuvent « prédire » une crise d’épilepsie : non seulement les chiens ont un « nez » exceptionnel pour les maladies cancéreuses en cours, mais ils peuvent aussi prédire environ 45 minutes à l’avance si une crise d’épilepsie surviendra, car les animaux domestiques ont une prédisposition génétique à percevoir une odeur spécifique que cette condition médicale produit. Pour attirer notre attention, il aboiera continuellement, sans raison apparente.

  • Ils peuvent flairer une grossesse en cours : en plus de tout cela, les chiens peuvent aussi remarquer des changements dans notre corps et notre physique, notamment en cas de grossesse en cours. Des mouvements corporels changeants et de nouvelles odeurs sont les signaux olfactifs que nos chiens perçoivent que quelque chose de totalement nouveau est sur le point de… naître !
  • Ils peuvent percevoir l’arrivée d’une tempête ou d’un ouragan : les chiens ont un contact plus étroit avec la nature que les humains, ce qui leur permet de sentir plus précisément si un phénomène naturel important, tel qu’un tremblement de terre, un cyclone ou une tempête, s’approche. Leur odorat est aussi infaillible dans ce cas !

  • Ils peuvent comprendre que vous avez eu des interactions avec un autre chien : nos amis à quatre pattes comprennent tout, même si nous avons eu une « interaction » avec un autre spécimen à quatre pattes. Il suffira qu’il vous sente à votre retour à la maison pour qu’il reconnaisse avec précision la race, la taille et l’état de santé de l’autre « prétendant ».

  • Ils peuvent sentir une baisse de la glycémie : les chiens ont aussi la capacité extraordinaire de sentir un changement soudain de la glycémie dans notre sang grâce au fort sens de l’odorat qui perçoit une odeur différente dans notre sueur. Cela peut être crucial pour tous les maîtres de chiens qui souffrent de diabète mais qui ne le savent pas encore avec un diagnostic médical précis.


image: Imgur

Ils peuvent distinguer l’identité d’une personne des autres : le sens de l’odorat des chiens est aussi très souvent utilisé par les forces de police pour retrouver des personnes disparues ; c’est parce que leur instinct exceptionnel pour les odeurs est aussi une question de « particularités«  entre une personne et une autre. Pour nos amis à quatre pattes, chaque personne a une empreinte olfactive différente, tout comme chaque environnement, même si celui-ci est dégradé par des parfums ou des signes différents.

Avoir un chien à la maison n’est pas seulement le meilleur remède contre la solitude, une recette parfaite pour le bonheur et la compagnie des jeunes et des plus vieux, il peut aussi avoir des qualités salvatrices que nous n’avions pas imaginées. On pourrait donc dire que tout est question de… nez !

Source:

https://www.curioctopus.fr/

Ouragan Dorian : les résidents des Maritimes prennent la mesure des dégâts


L’ouragan Dorian fait encore des ravages même si elle est classée tempête post-tropicale. Elle s’est abattue dans l’est du Québec aux îles de la Madelaine et dans les Maritimes et elle continue sa route. J’étais inquiète pour mon petit frère qui reste à Halifax depuis 2 ans.  Hier, il a poster sur Facebook que la tempête avait commencé et qu’il n’y avait plus d’électricité. Toute la journée, j’ai pensé à lui guettant son statut. et ce n’est que vers 16h 30 qu’il s’est manifesté aujourd’hui. Il dit que cela n’a pas été si terrible enfin pas si on regarde les photos… mais je suis quand même soulagée.
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Ouragan Dorian : les résidents des Maritimes prennent la mesure des dégâts


Plusieurs résidents ramassent des branches d'arbres tombées dans une rue d'Halifax.

Des résidents d’Halifax s’attaquent au nettoyage de leur rue, dimanche matin.

PHOTO : RADIO-CANADA / STÉPHANIE BLANCHET

Radio-Canada

Les citoyens des Maritimes, dont des centaines de milliers sont sans électricité, s’éveillent dimanche et constatent l’ampleur des dégâts. L’ouragan Dorian, rétrogradé en puissante tempête post-tropicale tout juste avant de toucher terre dans la région d’Halifax, samedi, a causé d’importants dommages dans la journée de samedi et la nuit dernière.

Les intempéries ont plongé de nombreuses régions dans le noir. À travers les trois provinces maritimes, ils étaient un demi-million à être privés de courant samedi soir.

Un arbre tombé au travers d'une rue à Halifax.

Les scènes comme celle-ci sont nombreuses, à Halifax.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

Les pires pannes de l’histoire de la Nouvelle-Écosse

À 10 h 45, dimanche matin, il y avait toujours 368 000 clients de NS Power sans électricité. La société d’énergie affirme qu’il s’agit des pires pannes de l’histoire de la province.

Au Nouveau-Brunswick, 54 000 clients d’Énergie NB étaient sans courant. À l’Île-du-Prince-Édouard, il y avait toujours 50 000 clients de Maritime Electric privés d’électricité.

Dimanche, ce sont quelque 1000 employés, dont 600 techniciens, qui se sont attaqués à la tâche monumentale de rebrancher tous les Néo-Écossais. Des monteurs de ligne du Maine ont été appelés en renfort.

Un monteur de ligne dans une nacelle s'apprête à réparer une ligne électrique.

Un monteur de lignes effectue un rebranchement dans un quartier d’Halifax.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

Au Nouveau-Brunswick, 69 équipes seront sur le terrain dimanche, indique un porte-parole d’Énergie NB, Marc Belliveau. Il n’est pas en mesure de prédire à quel moment le courant sera rétabli pour tous. Une estimation pourra être faite plus tard dimanche, indique-t-il.


Ce ne sont pas que les techniciens des distributeurs d’électricité qui seront sur le terrain dimanche; les forces armées canadiennes s’apprêtent à déployer 700 militaires.

Des arbres tombés sur des maisons à Halifax.

La tâche d’enlever les nombreux arbres et débris qui sont tombés, à Halifax, sera monumentale.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

En Nouvelle-Écosse, des vents soufflant parfois jusqu’à 150 km/h, accompagnés de pluie souvent forte, ont déraciné des arbres, cassé des branches et abîmé des toitures et des véhicules. 

Au centre-ville d’Halifax, une grue s’est effondrée et affaissée sur le toit d’un immeuble en construction.

Une grue tombée sur un immeuble d'Halifax.

En début de journée dimanche, à Halifax, l’ampleur des dégâts causés par Dorian apparaissait au grand jour.

PHOTO : RADIO-CANADA / NICOLAS STEINBACH

De lourds dégâts

Dans le port d’Halifax, les vagues ont déferlé et endommagé certaines sections de la promenade du front de mer. Des images et des vidéos partagés sur les médias sociaux dans l’après-midi montraient l’eau atteignant les restaurants situés près de l’eau.

Des vagues montent sur un quai

Les eaux étaient très agitées sur le front de mer d’Halifax à l’approche de l’ouragan Dorian.

PHOTO : RADIO-CANADA / ALAIN ARSENEAU

Trois refuges avaient été ouverts pour accueillir des sinistrés. Ils ont hébergé environ 150 résidents selon une porte-parole de la Croix-Rouge canadienne, Sarah Palisio. Il s’agit de gens touchés par des évacuations volontaires, ou des résidents touchés par des dommages à leurs habitations ou par des inondations. Leurs besoins seront évalués en cours de journée dimanche pour déterminer combien de temps les refuges demeureront ouverts.

Au Nouveau-Brunswick, les précipitations ont été abondantes. À la marina de Shediac, plusieurs bateaux ont été poussés les uns sur les autres par la force des vents et des marées. Le quai de Pointe-du-Chêne, à proximité, a subi de lourds dommages.

Des voiliers éparpillés dans une marina au Nouveau-Brunswick. Image prise des airs.

Des voiliers projetés dans tous les sens au Shediac Bay Yacht Club, au Nouveau-Brunswick.

PHOTO : GRACIEUSETÉ DE GILLES MAILLET

À Saint-Jean, on rapportait samedi des inondations par endroits.

Quantité de pluie tombée samedi :

  • Moncton : 121 mm;

  • Miramichi : 101 mm;

  • Saint-Jean, N.-B. : 83 mm;

  • Summerside : 89 mm;

  • Halifax : 73 mm.

La tempête n’a pas épargné la Péninsule acadienne. Des inondations ont été signalées à Pointe Canot, sur l’île de Lamèque, notamment.

Les débris d'un toit au sol, à l'Anse-Bleue, dans la Péninsule acadienne.

Une toiture qui s’est envolée à l’Anse-Bleue, dans la Péninsule acadienne.

PHOTO : RADIO-CANADA / FRANÇOIS VIGNEAULT

L’armée en renfort

Environ 700 militaires du Canada Atlantique se préparent à être déployés dès dimanche matin en Nouvelle-Écosse, a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, par communiqué samedi soir.

Dans l’après-midi, M. Goodale avait annoncé que le gouvernement fédéral déploierait sans hésitation l’armée, à la demande du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Des voitures sont écrasées par une toiture sous la pluie.

Une toiture a été arrachée d’un immeuble et elle a atterri sur des véhicules garés non loin, à Halifax, en raison de la tempête post-tropicale Dorian, samedi.

PHOTO : RADIO-CANADA / CRAIG PAISLEY

Un arbre déraciné en face d'une maison à Halifax.

Après avoir été classé comme ouragan de catégorie 2 en début d’après-midi, Dorian a été rétrogradé en tempête post-tropicale en fin d’après-midi.

PHOTO : REUTERS / JOHN MORRIS

La tempête se dirige vers le Cap-Breton et Terre-Neuve, où des avertissements d’ouragan demeurent en vigueur pour certaines régions. À Terre-Neuve, la tempête devrait toucher particulièrement le sud-ouest, la côte ouest et la péninsule Nord de l’île de Terre-Neuve. Des rafales de vent de 150 km/h pourraient toucher des secteurs côtiers dans les environs de Channel-Port aux Basques, entre autres, dimanche après-midi.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce qu’un ouragan de catégorie 5 ?


L’ouragan Dorian qui a frappé les Bahamas était un ouragan de catégorie 5. Comme les tornades, il existe une échelle basée sur l’intensité des vents qui finissent en ouragan et qui peut provoquer des pluies torrentielles et des inondations. Depuis quelques années, ces ouragans sont plus fréquentes. Avec les changements climatiques, la hausse et le réchauffement des océans, il semble probable que cela ne s’améliorât pas.
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Qu’est-ce qu’un ouragan de catégorie 5 ?


Agence France-Presse

|L’ouragan Dorian qui s’est abattu sur le nord des Bahamas, est l’une des pires tempêtes de l’histoire de cet archipel des Caraïbes. C’est aussi aussi le cinquième ouragan de catégorie 5 à s’être formé dans l’Atlantique ces quatre dernières années.

En météorologie, les scientifiques classent les ouragans sur une échelle de 1 à 5 sur l’échelle dite de Saffir-Simpson, permettant de décrire l’intensité des tempêtes.

Les ouragans de catégorie 5 génèrent des vents supérieurs à 252 kilomètres par heure, selon cette classification.

Outre les vents dévastateurs, ce type d’ouragan peut s’accompagner de pluies torrentielles et de catastrophiques montées des eaux, provoquant des inondations semblables à des tsunamis, lorsqu’ils frappent les côtes.

Les vents de l’ouragan Dorian ont frôlé les 300 km/h, un niveau sans équivalent dans l’histoire des Bahamas, selon le Centre national des ouragans américain (NHC).

Ce type de cyclone devient aussi plus fréquent: on en a observé un chaque année depuis 2015, soit une série record. Ils étaient beaucoup plus rares auparavant.

En 2016, l’ouragan Matthew fut le premier cyclone de catégorie 5 à sévir sur l’Atlantique depuis 2007.

Autre ouragan de catégorie 5, Irma qui a dévasté les Caraïbes et le sud des Etats-Unis en septembre 2017.

Particulièrement violent, l’ouragan Katrina – également de catégorie 5 – a provoqué le décès de plus de 1800 personnes sur la côte du Golfe des États-Unis en 2005.

En comparaison, l’ouragan Florence en 2018 a été rétrogradé en catégorie 1, avant de toucher les côtes de Caroline du Nord et de Caroline du Sud, bien qu’il fut toutefois extrêmement dangereux.

«Un événement de moindre catégorie peut donc être dangereux et faire de gros dégâts», expliquait Emmanuel Bocrie, prévisionniste à Météo-France, interrogé à l’époque.

Moins puissant, Florence avait toutefois charrié des pluies diluviennes dans les terres déjà gorgées d’eau en Caroline du Nord, Caroline du Sud et dans l’ouest de la Virginie, causant des inondations et laissant plus de 480 000 foyers sans électricité.

En 2018, une série de tempêtes particulièrement violentes, incluant l’ouragan Florence en septembre et l’ouragan Michael un mois plus tard, ont tué des dizaines de personnes et ont occasionné quelque 32 milliards de dollars américains de dommages en Caroline du Nord, Caroline du Sud et Floride.

L’ouragan Michael est considéré comme la tempête la plus puissante à avoir frappé les États-Unis depuis 1969.

En mai, l’Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA avait prédit pour 2019 une saison des ouragans «proche de la normale» dans l’Atlantique. Mais les autorités encouragent les Américains à se tenir prêts à faire face à ces phénomènes, alors que plus de 80 millions de personnes vivent dans des zones considérées à hauts risques, même s’ils n’habitent pas directement sur les côtes.

En effet, pour les habitants, la principale menace sont majoritairement les inondations, plus que les vents violents.

Les scientifiques estiment depuis longtemps que le réchauffement climatique devrait rendre à l’avenir les tempêtes tropicales encore plus destructrices, une réalité d’ores et déjà visible, selon certains d’entre eux.

L’augmentation de la température des océans, principale cause de l’intensification des ouragans, et la montée du niveau de la mer pourraient aussi mettre à mal les dispositifs de défense côtière.

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