Le Manitoba déclare l’état d’urgence après la tempête de neige


A ma connaissance, il n’y a pas de neige au Québec, enfin pas d’accumulation jusqu’è maintenant, cela fait un peu étrange d’entendre parler de tempête de neige à l’extérieur de la province. Le Manitoba a dû faire face à une tempête de neige qui a fait des dégâts considérables que l’état d’urgence à été demandé par l’hydro Manitoba au gouvernement. Même des routes sont fermées et ils attendent encore une bonne accumulation de neige. Comme si ce n’est pas suffisant, dans certaines municipalités, il y a des risques d’inondation.
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Le Manitoba déclare l’état d’urgence après la tempête de neige

Une équipe technique s'emploie à nettoyer, à Winnipeg, au lendemain d'une tempête de neige.

Une équipe technique s’emploie à nettoyer, à Winnipeg, au lendemain d’une tempête de neige.

PHOTO : THE CANADIAN PRESS / JOHN WOODS

À la demande d’Hydro Manitoba, le gouvernement manitobain a déclaré l’état d’urgence dimanche, au lendemain d’une tempête de neige prématurée et dévastatrice dans le sud de la province.

Le fournisseur d’électricité explique que la tempête hivernale extrêmement puissante et lente a endommagé de grandes tours de transmission et brisé des centaines de poteaux électriques dans les régions de Portage la Prairie, de Westbourne, d’Amaranth, d’Alonsa, du lac Manitoba, de Ashern, de Lundar, la région d’Entre-les-lacs et d’autres localités.

Environ 34 000 clients étaient toujours privés d’électricité dimanche midi. « Les effets de la tempête sont bien pires que ce que nous avions initialement prévu », déclare Jay Grewal, président et chef de la direction d’Hydro Manitoba.

Selon lui, les réparations prendront des jours.

Une tour de transmission de Portage la Prairie brisée

Hydro Manitoba explique que la tempête a endommagé de grandes tours de transmission et brisé des centaines de poteaux électriques.

PHOTO : RADIO-CANADA / MARIE-MICHELLE BORDUAS

Entre autres, la déclaration de l’état d’urgence permet à Hydro Manitoba d’invoquer les accords d’aide mutuelle avec les provinces voisines et des États américains afin d’obtenir du matériel supplémentaire tel que des poteaux, des câbles aériens et de l’équipement, selon M. Grewal.

C’est la première fois qu’Hydro Manitoba sollicite l’aide mutuelle d’autres services publics.

« Hydro Manitoba a officiellement demandé au gouvernement de déclarer l’état d’urgence afin d’obtenir l’accès aux ressources matérielles et humaines dont elle a besoin pour rétablir le courant électrique le plus rapidement possible », soutient Brian Pallister.

Le centre de coordination des urgences de la province a augmenté son niveau d’alerte en raison « des inquiétudes plus élevées », explique le premier ministre.

Il ajoute que certains Manitobains pourraient encore être privés d’électricité pendant plusieurs jours.

De 20 mm à 25 mm de précipitations sont encore attendus dans le sud de la province.

En plus de nombreux secteurs laissés sans courant électrique, le niveau de certains cours d’eau donne également des sueurs froides aux autorités.

La province surveille notamment la vallée de la rivière Rouge, la région d’Entre-les-lacs, celle de Whiteshell et l’ensemble du sud-est de la province.

La Ville de Winnipeg avait déjà activé ses mesures de prévention des inondations mercredi. Des opérations de pompage sont également en cours à Emerson, Morris, Dominion City et dans quelques autres municipalités.

Winnipeg tente aussi de se relever

De son côté, le maire de Winnipeg, Brian Bowman, soutient que les employés de la province et de la Ville travaillent de concert pour rétablir les services.

M. Bowman admet que la situation que vit la province est inédite.

La Winnipeg Transit, les services de pompiers, les services de police, le 311, Hydro Manitoba et de nombreux autres services travaillent d’arrache-pied depuis des heures, et pourtant beaucoup de choses restent encore à faire, dit M. Bowman.

Le maire réitère que la priorité demeure la sécurité des citoyens. Il demande aux uns et aux autres d’éviter de s’approcher des fils électriques qui jonchent certaines rues, d’éviter les déplacements non essentiels et d’être patients.

Je sais que ce n’est pas facile, dit-il, nous demandons aux Winnipegois de veiller avant toute chose sur leur sécurité et celle de leur proche. Autant que possible, prenez des nouvelles vos voisins, amis et familles.

Il déclare que la Ville mettra à jour les informations relatives aux travaux de nettoyage et de rétablissement de services sur son site Internet et ses différentes plateformes sociales.

Dommages importants aux arbres

Une ligne électrique est écrasée sous une branche d'arbre.

Des lignes électriques ont été endommagées par les chutes de branches et d’arbres, notamment dans le quartier Norwood Flats.

PHOTO : RADIO-CANADA / ANIE CLOUTIER

La Ville dit également avoir reçu près de 2000 appels en lien avec des arbres et des branches tombés.

Elle indique qu’environ 50 équipes sont à pied d’œuvre pour les dégager.

La tempête a terrassé trop d’arbres dans notre ville, souligne M. Bowman. Nous aurons un plan de restauration après le nettoyage.

L’administration municipale ajoute que les autobus enregistrent actuellement des retards et que toutes ses installations de loisirs et ses bibliothèques demeurent fermées.

Fermetures d’autoroutes

Un certain nombre d’autoroutes du sud-ouest sont toujours fermées en raison des conditions météorologiques.

Des dizaines d’autoroutes et de routes traversant le sud du Manitoba, jusqu’à la frontière américaine, et l’ouest, jusqu’à la frontière de la Saskatchewan sont fermées à la circulation en raison des mauvaises conditions de conduite.

On ignore quand elles rouvriront. Certaines autoroutes sont fermées depuis plus de 24 heures.

Avec des informations d’Austin Grabish

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«Les enfants laissés ici seront mangés»: un panneau soulève un tollé


Mauvais choix de mot pour demander aux parents de ne pas déposer les enfants sur un terrain qui n’appartient même pas à l’école. Il est vrai que parfois, les parents manquent un peu de discernement quand il est question de déposer leur enfant à l’école. Croyant que c’est plus sécuritaire pour eux, peut avoir un effet contraire et non sécuritaire.
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«Les enfants laissés ici seront mangés»: un panneau soulève un tollé

 

Une entreprise de Winnipeg a dû s'excuser après avoir tenté de dissuader les... (Photo tirée de Twitter)

PHOTO TIRÉE DE TWITTER

 

La Presse Canadienne
Winnipeg

Une entreprise de Winnipeg a dû s’excuser après avoir tenté de dissuader les parents de déposer leurs enfants sur sa propriété avec une touche d’humour.

La pancarte posée devant l’établissement de Parenty Reitmeier Translation Services indiquait « Ceci n’est pas une zone de débarquement » et « Les enfants laissés ici seront mangés ».

Un parent, de même que la division scolaire de Louis Riel, se sont plaints du choix de mots, ce qui a poussé le propriétaire de l’entreprise à recouvrir la deuxième phrase. Jean-Pierre Parenty dit avoir commandé un nouveau panneau par souci de bon voisinage.

M. Parenty fait valoir qu’il demande année après année aux parents de ne pas utiliser son terrain pour déposer leurs enfants à l’école primaire avoisinante, en raison de nombreux accidents évités de justesse.

« Il est question d’intrusion sur ma propriété et, deuxièmement, mais surtout, de la sécurité des enfants, plaide-t-il. Nous voyons que les enfants sont mis en danger par cette pratique. »

Christian Michalik, directeur par intérim de la division scolaire, croit toutefois que M. Parenty a envoyé le mauvais message.

« Dans un monde idéal, ce panneau ne serait pas accroché. Nous voulons vraiment collaborer avec le propriétaire pour trouver des solutions », a-t-il déclaré.

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Sept chiots affamés découverts sur une île du Manitoba


Des chiots de 4 mois, affamés et effrayées retrouver sur une île déserte, et semble t’il qu’ils sont sur cette île depuis plusieurs semaines. On peut présumer qu’ils ont été abandonnés sans ressources pour se nourrir. Au moins, ils sont sauvés et ils se portent bien.
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Sept chiots affamés découverts sur une île du Manitoba

 

La portée est aujourd'hui hors de danger: les... (PHOTO AFP)

La portée est aujourd’hui hors de danger: les chiots mangent, boivent de l’eau, s’amusent avec des jouets et se familiarisent avec leurs sauveteurs.

Agence France-Presse

Sept chiots affamés, livrés à eux-mêmes sur une petite île déserte au nord de Winnipeg, au Manitoba, ont été découverts par hasard par des plaisanciers et devraient être récupérés en fin de semaine pour être adoptés.

Les jeunes chiens, quatre mâles et trois femelles âgés d’environ quatre mois, se sont retrouvés pour une raison inconnue sur une petite île inhabitée située dans la région de Cross Lake, à environ 500 km au nord de Winnipeg.

En début de semaine, deux hommes passant non loin en bateau avaient été intrigués par des cris d’animaux provenant de l’île la nuit tombée, explique la directrice d’un refuge pour animaux de Winnipeg, Deb Vandekerkhove.

«Ils ont aperçu des silhouettes sombres sur l’île et ils ont pensé que c’était peut-être des loups qui se battaient», a-t-elle raconté. «Le lendemain matin, ils y sont allés en bateau et ont trouvé les sept chiots (…) Ils leur ont donné la nourriture qu’ils avaient avec eux et ont contacté un refuge des environs».

Les deux plaisanciers ont apporté une vieille niche sur l’île, pour que les chiots puissent s’abriter, ainsi que de la nourriture.

Mme Vandekerkhove a prévu de se rendre sur place vendredi et de ramener à la civilisation les jeunes chiots, sans doute un croisement entre des labradors et des huskys.

Après quelques semaines de remise en forme, les rescapés seront proposés à l’adoption au refuge de Winnipeg.

«Apparemment, ils étaient seuls sur cette île depuis plusieurs semaines», a expliqué la responsable. «Ils sont vraiment très mignons, avec des poils ébouriffés sur la tête, mais ils étaient affamés, ils ont la peau sur les os et ils ont été terrifiés en voyant des humains».

La portée est aujourd’hui hors de danger: les chiots mangent, boivent de l’eau, s’amusent avec des jouets et se familiarisent avec leurs sauveteurs.

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Incursion dans le plus grand rassemblement de serpents jarretières du monde


Le village de Narcisse est une région propice pour les serpents jarretières ou appelé aussi couleuvre rayée. À chaque printemps, ils sortent de leur hibernation, d’abord les mâles, ensuite les femelles qui sont assaillies par les mâles dans le but d’accouplement. Pauvre elle ! Bien que cela attire les touristes, pour une fois, ils ont un impact positif pour ses petites bêtes. Les touristes éloignent les prédateurs.
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Incursion dans le plus grand rassemblement de serpents jarretières du monde

 

Une dizaine de couleuvres en mouvement.

Des couleuvres près de Narcisse, au Manitoba   Photo : CBC

Chaque printemps, près de 70 000 couleuvres rayées à flancs rouges sortent d’hibernation près des villages de Narcisse et d’Inwood, au Manitoba. La masse grouillante de couleuvres  s’engage dans des parades nuptiales, un spectacle qui attire des centaines de touristes et de curieux.

Un texte de Samuel Rancourt

À quelque 130 kilomètres au nord de Winnipeg, un chemin de terre battue mène à la zone de gestion de la faune de Narcisse, où le totem géant d’une couleuvre souhaite la bienvenue aux visiteurs. Quelques mètres plus loin se trouve un stationnement rempli de voitures cordées. En ce samedi matin de mai, des dizaines de familles se dirigent allègrement vers des sentiers où elles pourront observer, dans leur habitat naturel, la plus importante colonie de reptiles du monde.

Voyez le phénomène intrigant de reproduction des serpents jarretières à Narcisse :


À l’évidence, la popularité des lieux fait l’affaire des entrepreneurs du coin. Installée pour la journée à l’entrée des sentiers, une cantine mobile vend des hot-dogs aux touristes affamés. Même la station d’essence la plus proche écoule des chandails sur lesquels sont représentées des couleuvres, espérant trouver preneurs parmi les amateurs des ophidiens qui se déplacent par centaine tous les ans.

Précisons que Narcisse ne constitue pas qu’une attraction de renommée internationale, mais fait également office de site de recherche pour les scientifiques

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L'artiste franco-manitobaine Kelly Bado touche une couleuvre rayée.

L’artiste franco-manitobaine Kelly Bado visite les terriers de Narcisse pour la première fois. Photo : Radio-Canada/Dominique Gauthier

Selon Jacques Bourgeois, responsable du marketing et des communications au marais Oak Hammock, un centre d’interprétation spécialisé en milieux humides, l’attrait touristique du lieu, suscité en grande partie par la copulation des couleuvres, serait bénéfique aux reptiles

« Avoir tous ces gens ici fait peur aux prédateurs – par exemple les corneilles et les corbeaux – qui sont très friands du foie [des couleuvres]. »

Des rites d’accouplement inusités

M. Bourgeois explique que les mâles sortent les premiers de leurs lieux d’hibernation et attendent les femelles, qui émergent une par une ou en petits groupes. Ces dernières sont alors assaillies par les mâles, qu’elles attirent grâce à leurs phéromones.

Entre 50 à 100 mâles vont tenter de s’accoupler avec une femelle. Jacques Bourgeois, responsable du marketing et des communications au marais Oak Hammock

Ce comportement peut créer de véritables « boules d’accouplement », que les Manitobains surnomment « mating balls ».

Image représentant le rite d'accouplement des couleuvres rayées.

Le rite d’accouplement commence au moment où les couleuvres rayées émergent des gîtes d’hiver à Narcisse. Photo : Radio-Canada

Le professeur Ibrahima Diallo, de la Faculté des sciences à l’Université de Saint-Boniface, s’intéresse lui aussi à la reproduction des couleuvres rayées.

« Les mâles ne peuvent résister aux phéromones femelles, même après être restés plus de six mois sans manger, précise-t-il. Si nous imbibons un mouchoir de phéromones femelles, les mâles vont se jeter dessus! »

Certains mâles peuvent également émettre la phéromone sécrétée par les femelles afin d’éloigner les concurrents de celles-ci.

Les mâles atteignent une taille maximale d’environ 50 cm, tandis que les femelles mesurent en moyenne de 65 à 90 cm. La couleuvre rayée est un ovovipare, c’est-à-dire que les oeufs incubent et éclosent dans le ventre de la mère.

Seul un mâle parvient à s’accoupler avec la femelle. Celui-ci libère des phéromones qui font fuir les autres mâles, puis sécrète un bouchon de mucus, obstruant l’orifice cloacal de la femelle et l’empêchant de s’accoupler avec d’autres mâles pendant quelques jours.

La femelle peut alors se faufiler dans la broussaille pour aller dans les endroits où elle trouvera de la nourriture et un gîte, et où elle commencera sa gestation jusqu’à l’accouchement des serpenteaux. Ibrahima Diallo, professeur, Université de Saint-Boniface

Après avoir assuré la survie de leur espèce, les couleuvres chassent sur une région de 20 km en superficie, se nourrissant de petits mammifères dans les marais. Elles reviennent à leurs tanières à l’automne, lorsque les températures redeviennent plus fraîches.

Image d'une couleuvre rayée sur le bras d'un visiteur.

Les couleuvres rayées (Thamnophis sirtalis parietalis) ne sont pas venimeuses. Photo : Radio-Canada/Thibault Jourdan

Une géologie propice aux serpents

La région manitobaine d’Entre-les-lacs, où se situe le village de Narcisse, se compose de plusieurs marais et lacs peu profonds. L’eau y creuse des crevasses dans la roche calcaire, permettant aux couleuvres de s’y protéger du froid.

« Toute l’eau qui percole au travers du sol crée un bon système de cavernes, de crevasses, qui est idéal pour que les serpents puissent passer l’hiver sous la ligne de gel », précise Jacques Bourgeois.

Le nombre de terriers est toutefois limité sur le territoire, ce qui oblige les serpents jarretières à trouver refuge aux mêmes endroits lors des hivers manitobains, conférant ainsi à Narcisse le titre de capitale mondiale des couleuvres.

Avec des informations de l’équipe de recherche de l’Université d’État de l’Oregon, sous la direction du Dr Robert T. Mason.

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Aider les policiers à comprendre les personnes atteintes de maladies mentales


Il y a des applications mobiles qui peuvent être utiles. À Winnipeg, des policiers sont en formation avec une application pour mieux comprendre les maladies mentales. Ils sont dans une situation qu’ils entendent voix pendant que d’autres policiers donnent des ordres pour se rendre. Cela pourra aider dans la vie réelle à mieux interagir et éviter des morts
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Aider les policiers à comprendre les personnes atteintes de maladies mentales

 

Trois policiers discutent.

Le formateur des services de police de Winnipeg, Julio Berzenji, explique aux policiers Dan Atwell et Rob Thimm l’exercice qu’ils auront à faire à l’aide d’une nouvelle application mobile. Photo : Radio-Canada/Trevor Brine

Difficile d’imaginer les voix qu’entendent dans leur tête les personnes atteintes de maladies mentales. C’est dans le but d’aider les policiers qui interagissent avec des personnes en situation de crise qu’une entreprise de Winnipeg vient de créer une application mobile qui simule des hallucinations auditives.

« C’est révolutionnaire », affirme Julio Berzenji, formateur au service de police de Winnipeg.

Il dit que les policiers peuvent maintenant apprendre rapidement ce qui aurait pris des mois ou des années à apprendre par sur le terrain, au gré des expériences.

« Quand un policier participe à ce type de formation et qu’il entend ces voix, il comprend beaucoup de choses », affirme-t-il.

Une enquête de CBC a révélé que, depuis 2000, 70 % des personnes tuées par la police avaient des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie.

SetCan, une entreprise de Winnipeg qui fabrique des produits de formation inspirés de la vie réelle pour les forces policières et militaires, a créé SimVoice.

Le programme est simple. Un agent porte un casque sans fil connecté à l’application qui fonctionne sur un appareil mobile. Un certain nombre de scénarios sont préprogrammés. La personne qui porte les écouteurs entend des voix et est armée d’un couteau, d’un pistolet ou d’un bâton.

Une application mobile ouverte sur une tablette.

L’interface de l’application SimVoice utilisée pour contrôler les voix entendues dans les écouteurs pendant l’entraînement de policiers. Photo : Radio-Canada/Trevor Brine

Pendant que des policiers tentent de désamorcer la situation, celui qui entend la voix doit se conformer à ce qui est dit.

Le formateur peut rendre les choses plus faciles ou plus difficiles, selon la manière dont les policiers réagissent.

Pour la personne qui porte les écouteurs, c’est troublant.

« C’était très, très difficile parce qu’il y a beaucoup de voix différentes, de tons et de niveaux différents, et qui me disent de faire des choses qui sont contradictoires avec ce que l’agent me disait de faire », affirme Justin Casavant, un policier qui a 15 ans d’expérience.

Pour reproduire la sensation d’hallucinations auditives, Jonathan Wilson, de SetCan a lu des revues médicales et des blogues sur la santé mentale.

« J’ai fait beaucoup de recherche pour comprendre ce que les gens qui souffrent de problèmes de santé mentale entendent et subissent », explique le créateur de l’application.

L’entreprise espère que sa création permettra aux policiers de mieux comprendre ce que vivent les personnes atteintes de maladies mentales afin d’améliorer leurs interventions.

La police de Winnipeg est la première force policière à utiliser cette application, mais une centaine d’autres corps policiers ont manifesté leur intérêt pour l’application.

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Les forêts malmenées par les changements climatiques, les insectes et le feu


Le Canada est reconnu pour ses forêts boréales. Avec les changements climatiques, ces forêts ont la vie dure, feux, insectes .. Même si le feu détruit des millions d’hectares, ce sont les insectes qui sont devenus les pires ennemis des arbres. Chez-moi, dans mon quartier, beaucoup d’arbres ont été coupés, car ils sont mort à cause d’un insecte, agrile du frêne
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Les forêts malmenées par les changements climatiques, les insectes et le feu

 

THE CANADIAN PRESS/HO, PARKS CANADA – JONATHAN LARGE

Derek Nighbor, président de l’Association des produits forestiers du Canada, estime qu’il faut rapidement créer des modélisations afin de prévoir et prévenir pour s’assurer d’une forêt en santé.

Un feu de forêt embrasant la forêt boréale du parc national de Wood Buffalo.

Les incendies et les insectes détruisent chaque année 20 fois plus de couvert forestier que la coupe industrielle au Canada, et les producteurs soutiennent que cette situation empire avec les changements climatiques.

Derek Nighbor, président de l’Association des produits forestiers du Canada, estime qu’il faut rapidement créer des modélisations afin de prévoir et prévenir pour s’assurer d’une forêt en santé.

Le ministère fédéral des Ressources naturelles indiquait en 2016 que le Canada avait perdu environ 1,4 million d’hectares de forêts à cause du feu, et 17,6 millions d’hectares à cause des insectes. Les producteurs de bois ont quant à eux coupé 779 000 hectares de forêt. En d’autres mots, 5,4 pour cent du couvert forestier canadien a disparu à cause des insectes, contre 0,2 pour cent à cause du feu.

«On assiste à une infestation sans précédent d’insectes nuisibles qui ravagent nos forêts», soutient M. Nighbor en entrevue. «Nos biologistes et nos employés croient que ce phénomène est en grande partie attribuable aux changements climatiques.»

La tordeuse des bourgeons de l’épinette ravage des forêts du Québec et des provinces de l’Atlantique, alors que le dendroctone du pin ponderosa détruit le bois dans l’ouest du pays et progresse vers l’est. Selon M. Nighbor, le coléoptère s’apprête à s’inviter en Saskatchewan — si ce n’est déjà fait.

Pendant ce temps, l’agrile du frêne, qui a détruit des millions d’arbres dans l’est du Canada et des États-Unis, se dirige vers l’ouest. La Ville de Winnipeg a découvert des cas le 7 décembre, et craint de perdre jusqu’à 350 000 frênes.

Lorsque l’insecte s’installe, il tue l’arbre, qui devient du bois mort. L‘augmentation des températures et la prolongation des périodes de sécheresse, attribuables aux changements climatiques, favorisent ensuite la combustion de ce bois mort. La Colombie-Britannique a ainsi connu cette année sa pire saison d’incendies de forêt: 1,1 million d’hectares s’est envolé en fumée.

M. Nighbor suggère notamment de planter en forêt davantage d’arbres qui sauraient résister aux insectes.

Mais Dan Kraus, de l’organisme Conservation de la nature Canada, juge périlleux d’introduire en forêt de nouvelles espèces d’arbres. Rappelant que les incendies de forêt font partie intégrante d’un processus naturel, il admet toutefois que les changements climatiques ont multiplié les risques.

Plutôt que de planter de nouvelles espèces, M. Kraus suggère de pratiquer des coupes autour de secteurs où le bois mort est concentré, puis de procéder à des incendies contrôlés afin d’éliminer ces poches de bois mort.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Des chiens donneurs de sang sollicités


Comme les êtres humains, le don sang existe aussi chez les chiens, et même sur d’autres animaux. Au Canada, une banque de sang existe pour les cliniques vétérinaires qui en besoin pour sauver une vie de chien
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Des chiens donneurs de sang sollicités

 

PC/JASON FRANSON

Hans Granholm et son chien Parker.

Parker, un schnauzer géant croisé, a donné 12 fois en même pas cinq ans!

 

  • Colette Derworiz

  • La Presse canadienne

Parker n’a pas encore célébré son cinquième anniversaire, mais il donne du sang depuis trois ans déjà.

Hans Granholm, d’Edmonton, rapporte qu’il en est à son douzième don.

Ce que l’altruisme de Parker a de particulier, c’est qu’il est un schnauzer géant croisé. Le chien enjoué ne semble voir aucun inconvénient à ses séances de collecte de sang.

Hans Granholm, son propriétaire, le présente comme un véritable «clown».

«C’est le seul chien que j’aie rencontré qui sourit réellement, dit-il. Quand on entre, il fait son tour et sourit à toutes les filles et à tous les techniciens.»

Parker, qui a quatre ans et demi, compte parmi les donneurs réguliers à la clinique NAIT d’Edmonton, qui tente actuellement de recruter plus de chiens comme lui.

«Notre bassin de donneurs s’est considérablement appauvri», se désole Beth Knight, directrice de laboratoire à la Banque canadienne de sang pour animaux, à Winnipeg.

Tout don de sang effectué par un chien dans une clinique canadienne est acheminé à la Banque pour des soins vétérinaires. Les transfusions sont destinées aux chiens en convalescence après une chirurgie ou à ceux qui se remettent de maladies comme le cancer.

Les chats et les autres animaux peuvent également donner du sang, mais il s’agit d’une procédure plus complexe qui n’est pas réalisée dans le cadre de ce programme.

Les donneurs canins doivent remplir plusieurs exigences, et les cliniques sont plus particulièrement à la recherche de chiens «de nature douce».

Beth Knight affirme que les cliniques ne posent pas trop de questions personnelles, mais elles s’assurent que les donneurs n’ont pas tendance à mordre.

Les chiens doivent fournir un petit échantillon de sang pour vérifier s’ils sont eux-mêmes aux prises avec des problèmes de santé, précise Mme Knight.

«Une fois que le donneur a franchi ces petits obstacles, nous lui donnons un gros câlin et lui demandons de s’étendre sur la table», explique-t-elle.

Un total de 450 millilitres de sang — le même volume que celui demandé des humains — est prélevé avec une seringue à partir de la veine jugulaire, après que la zone eut été rasée et préparée.

«Ça prend deux à trois minutes», dit Beth Knight.

Chaque pitou est différent.

«Nous avons à la fois le yin et le yang en matière de donneurs, soutient-elle. Certains adorent venir, certains sont contents de partir. D’autres pensent qu’ils vont se faire couper les griffes, alors ils paniquent jusqu’à ce qu’ils aient la grosse aiguille dans leur jugulaire et alors ils relaxent totalement. Ils se disent:  »Oh, c’est ça qu’on est venu faire. »»

Elle expose que le meilleur ami de l’homme récupère généralement plus vite que lui après un don de sang.

On dénombre sept principaux groupes sanguins parmi les chiens. Les lévriers, les bergers allemands, les pitbulls et les braques de Weimar ont de meilleures chances d’être des donneurs universels.

Chaque don peut aider jusqu’à trois autres chiens.

Les donneurs canidés doivent avoir entre un et huit ans, peser au moins 25 kilogrammes et être à jour dans leur vaccination.

S’ils en ont un jour besoin, ils peuvent recevoir gratuitement des produits sanguins. Après leur deuxième don, ils ont aussi droit à un bandana, à une médaille et à une puce électronique.

M. Granholm, qui fait effectuer des dons de sang à ses chiens depuis 2004, exhorte les autres propriétaires à faire de même avec leurs compagnons canins.

«C’est la même chose qu’un humain qui donne du sang, croit-il. C’est rendre service aux autres.»

«Ah oui, et il a droit à une gâterie après.»

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