Il y avait autrefois des hyènes en Arctique


Il y a déjà eu des hyènes au Canada, ils ont pris le détroit de Béring pour venir sur le continent. Ces hyènes ont vécu sur terre, il y a environ 4,9 millions et 780 000 ans.

Nuage


Il y avait autrefois des hyènes en Arctique


Crédits : Julius T. Csotonyi

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

L’analyse de dents retrouvées il y a plusieurs années suggère que des hyènes préhistoriques ont évolué dans l’Arctique au cours de la dernière période glaciaire. 

Nous savions déjà que d’anciennes hyènes préhistoriques, connues sous le nom de Chasmaporthetes, avaient évolué en Mongolie. Dans l’actuel Kansas, également. Pour aller d’un point à un autre, l’espèce avait donc forcément dû passer par le détroit de Béring. Mais jusqu’à présent, les paléontologues manquaient de fossiles témoignant de ce passage. Ce vide dans les archives fossiles vient d’être comblé, avec la découverte de deux petites dents retrouvées dans le Yukon, au Canada. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Open Quaternary.

« On a longtemps émis l’hypothèse que les hyènes avaient traversé le pont terrestre de Béring pour entrer en Amérique du Nord, mais jusqu’à présent les preuves manquaient », explique Blaine Schubert, de la East Tennessee State University (États-Unis).

Cette nouvelle découverte confirme ainsi que ce “voyage” était effectivement à la portée de l’animal.

Notons par ailleurs que, comme c’est souvent le cas, ces dents ont été retrouvées il y a plusieurs décennies (dans les années 70, pour ce cas précis), mais elles n’avaient jusqu’alors pas été étudiées. Du moins pas avec précision. Elles reposaient depuis toutes ces années au Musée canadien de la nature à Ottawa, en Ontario. Jack Tseng, paléontologue à l’Université de Buffalo à New York, s’est récemment proposé pour le faire. Et le chercheur s’est très vite rendu compte qu’il était en présence de raretés.

« Au bout de cinq minutes j’étais déjà à peu près sûr que ces dents – une molaire et une prémolaire – appartenaient à un spécimen de Chasmaporthetes », dit-il.

hyènes

Une des deux dents de hyène découverte en 1977 au Canada. Crédits : Grant Zazula/Gouvernement du Yukon

Un ancien broyeur d’os

Cet ancien carnivore, de la famille des Hyaenidae, évoluait sur Terre il y a entre 4,9 millions et 780 000 ans. Pour le cas de cet animal, l’analyse de ses dents suggère qu’il évoluait il y a entre 1,4 million et 850 000 ans. Comme les hyènes aujourd’hui en Afrique, l’étude suggère que ces anciens carnivores étaient des broyeurs d’os. Autrement dit, ces animaux devaient jouer un rôle très important dans leur écosystème en éliminant les carcasses.

Ce que nous apprend également cette nouvelle découverte, c’est que ces anciens carnivores étaient donc parfaitement capables de s’adapter à tout type d’environnement. On n’en saura malheureusement pas plus quant aux raisons de la disparition de l’espèce (les humains n’étaient pas encore arrivés dans la région à cette époque). Les chercheurs soupçonnent néanmoins une concurrence féroce avec d’autres grands carnivores, tels que l’ours à face courte géant (Arctodus), ou le Xenocyon, un ancien canidé.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Panthère des neiges : 10 choses à savoir sur le plus bel animal du monde


La panthère des neiges qu’on connait aussi sous le nom de léopard des neiges ou encore l’once est un animal magnifique. Son comportement diffère un peu des autres fauves autant par le choix de son habitat que de ses capacités physiques et son anatomie. Malheureusement, comme toutes belles bêtes, cette panthère est menacée.
Nuage

 

Panthère des neiges : 10 choses à savoir sur le plus bel animal du monde

 

© Steve Winter / National Geographic Stock

© Steve Winter / National Geographic Stock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Aussi appelée léopard des neiges ou once, la panthère des neiges est considérée comme l’un des plus beaux animaux du monde. Et pour cause, son épaisse fourrure grise tachetée de noir, ses larges pieds touffus, sa longue queue et son regard intense ont de quoi fasciner. Pourtant, de par sa rareté, elle a rarement été observée dans son habitat naturel. En effet, on ne sait pas combien d’individus il reste à l’état sauvage, ce qui fait d’elle un animal bien mystérieux… Voici donc les faits les plus importants et les plus étonnants à savoir sur cet incroyable fauve.

1. Elle vit en altitude

Contrairement au autres grands fauves (lions, guépards, léopards…), la panthère des neiges préfère vivre en montagne, dans des endroits particulièrement froids. En effet, on peut la rencontrer dans les hautes montagnes des vallées escarpées d’Asie centrale, notamment en Chine, au Népal ou encore en Mongolie, à une altitude qui varie de 3000 à 5000 mètres.

Elle privilégie les falaises abruptes et les ravins, afin de pouvoir se camoufler plus facilement et ainsi surprendre ses proies, que sont les moutons et les chèvres sauvages. Cependant, elle peut également se nourrir d’animaux plus petits, comme les rongeurs, les lièvres ou les oiseaux. Et chose étonnante, les végétaux constituent une partie importante de son régime alimentaire.

léopard panthère des neiges

Crédits : iStock

2. Ses pieds sont très larges

Afin de se protéger du froid, la panthère des neiges possède une fourrure incroyablement dense ainsi que de grands pieds recouverts de poils. Leur taille particulièrement large permet au félin de ne pas s’enfoncer dans la neige, ses pieds agissant comme des raquettes. En effet, cela permet de répartir le poids du corps de manière plus uniforme sur la neige.

De plus, ses grandes pattes l’aident à étouffer le son de ses mouvements afin de passer plus inaperçue

.

léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

3. Elle ne peut pas rugir

En plus de préférer les climats froids et secs aux climats chauds et humides, la panthère des neiges se distingue également des autres grands félins par le fait qu’elle ne peut pas rugir. En revanche, elle est tout à fait capable de feuler, de miauler ou de grogner. Les sons qu’elle émet sont similaires à ceux d’un chat domestique (et à peine plus forts).

De plus, ses yeux sont généralement gris ou vert clair, ce qui est plutôt inhabituel chez les grands fauves. En effet, ces derniers ont normalement les yeux jaunes ou dorés.

léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Wikimedia Commons

4. Elle est solitaire

La panthère des neiges est un animal solitaire qui s’active à l’aube et au crépuscule. Elle ne va à la rencontre de ses congénères que lors de la période de reproduction, qui a lieu de janvier à mai. Après l’accouplement, le mâle et la femelle repartent chacun de leur côté.

Après une gestation d’environ 100 jours, la femelle met au monde 2 à 4 petits qui resteront à ses côtés pendant au moins 18 mois.

bébés léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

5. Sa queue est très (très) longue

 

La panthère des neiges pèse en moyenne 45 kilos pour une taille d’environ 2 mètres de long, queue comprise. Mais la queue seule mesure généralement pas moins d’1 mètre, c’est-à-dire qu’elle est presque aussi longue que le corps de l’animal.

La raison d’une telle taille ? La queue de la panthère des neiges joue un rôle très important de balancier lors de ses ascensions dans des lieux escarpés. En effet, elle lui permet de toujours garder l’équilibre. De plus, elle est un véritable atout pour se protéger contre le froid lors des périodes de repos. Il suffit à la panthère des neiges d’enrouler sa queue autour de son corps, comme une écharpe, afin de se maintenir au chaud pour dormir.

Mais le plus étonnant, c’est que la panthère des neiges utilise sa queue pour stocker les graisses afin de l’aider à traverser les périodes de vache maigre !

léopard panthère des neiges

Crédits : skeeze/Pixabay

6. Elle saute très loin

La panthère des neiges possède des pattes arrière particulièrement longues, ce qui lui permet de sauter loin. En effet, elle est réputée pour faire des bonds de 15 mètres de long, rien que ça ! Mais elle peut également sauter 6 mètres à la verticale, c’est-à-dire suffisamment haut pour atteindre le toit d’une maison moyenne de deux étages.

Il s’agit même de l’un des meilleurs sauteurs parmi les félins. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette aptitude est très pratique pour chasser.

léopard panthère des neiges

Crédits : iStock

7. Elle est territoriale

 

Chaque panthère des neiges possède un vaste territoire dont elle parcourt chaque zone durant plusieurs jours. Cet animal endurant peut marcher plus de 20 kilomètres par jour.

léopard panthère des neiges

Crédits : iStock

8. Elle peut vivre 15 ans

 

En captivité, la panthère des neiges peut atteindre les 25 ans. Toutefois, à l’état sauvage, son espérance de vie dépasse rarement les 15 ou 18 ans.

léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

9. Elle est pacifique

 

La panthère des neiges n’est vraiment pas un félin comme les autres. En effet, elle possède un caractère particulièrement calme et docile qui lui vaut la réputation d’être le plus doux des grands carnivores. Pas du tout agressive, les attaques sur l’Homme sont quasiment inexistantes. Elle peut même s’avérer être incapable de se défendre face à un humain…

léopard panthère des neiges

Crédits : smerikal/Flickr

10. Elle est menacée

Comme la grande majorité des espèces vivantes qui peuplent la planète, la panthère des neiges est menacée d’extinction. En cause ? Le braconnage et la destruction de son habitat. Toutefois, on ne sait pas combien il reste d’individus à l’état sauvage, même si on estime leur nombre entre 4000 et 8000.

léopard panthère des neiges

Crédits : Eric Kilby/Flickr

Source

https://animalaxy.fr/

Un reste fossilisé d’enfant prouve l’accouplement entre deux espèces humaines


L’homme du Neandertal et l’homme Dénisovien ont tout deux disparus. Cependant, on sait que les dénisovien ont eu des croisements avec l’homme moderne. Cependant grâce un à un os de la jambe d’une jeune femme morte il y a 50 000 ans aurait des gènes néandertalien et dénisoviens que l’on retrouve chez les amérindiens, asiatiques, aussi chez les aborigènes d’Australie.
Nuage

 

Un reste fossilisé d’enfant prouve l’accouplement entre deux espèces humaines

Un

Photo AFP

Il était une fois, il y a 50 000 ans, une Néandertalienne et un Dénisovien. De leur union naquit une enfant… Un minuscule fragment d’os apporte aujourd’hui la preuve d’un accouplement entre ces deux espèces de la lignée humaine.

«C’est la première fois qu’on trouve un descendant direct de ces deux groupes», explique à l’AFP Viviane Slon, de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig en Allemagne, coauteur de l’étude publiée mercredi dans Nature.

Les Dénisoviens et les Néandertaliens se sont séparés il y a 400 000/500 000 ans, devenant deux espèces distinctes du genre Homo (les Homo sapiens en formant une autre).

L’homme de Néandertal a disparu de la surface de la Terre il y a environ 40 000 ans, pour une raison toujours inconnue. Les Dénisoviens se sont également éteints mais l’on ne sait pas exactement quand.

Par contre, des analyses ADN ont prouvé que l’Homme de Denisova a laissé une partie de son génome à certains Homo sapiens: moins de 1% chez les populations asiatiques et amérindiennes, et jusqu’à 5% pour les aborigènes d’Australie ou les Papous de Nouvelle-Guinée.

De la même manière, tous les humains modernes à l’exception des Africains ont dans leur génome environ 2% d’ADN légué par Néandertal, preuve des croisements qui ont pu se produire entre ces espèces dans un lointain passé.

«Denny»

Cette histoire familiale est révélée par un os de 1,5 cm, si petit que les chercheurs ne pouvaient dire au premier abord s’il avait appartenu à un hominidé ou à un animal.

Découvert en 2012 dans une grotte des montagnes de l’Altaï en Sibérie, près de la frontière actuelle entre la Russie et la Mongolie, «Denny» comme l’ont appelé les chercheurs, appartenait à un être de sexe féminin d’au moins 13 ans, vivant il y a environ 50 000 ans. L’os viendrait de son fémur, de son tibia ou de son humérus.

La grotte où elle est décédée, dite de Denisova, était déjà célèbre pour avoir livré les premiers reste fossiles de l’Homme de Denisova, des fragments d’une phalange d’auriculaire.

En analysant «Denny», des généticiens sont parvenus à distinguer les chromosomes que la jeune femme a hérités de son père et de sa mère. Pas de doute pour eux, ils lui ont été légués par une Néandertalienne et un Dénisovien.

«J’ai d’abord pensé qu’il y avait eu une erreur en laboratoire», raconte Svante Pääbo, également chercheur à l’Institut Max-Planck et coauteur de l’étude.

En quittant l’Afrique, les Néandertaliens se sont dispersés en Europe et dans l’ouest de l’Asie tandis que les Dénisoviens se sont dirigés vers l’Asie de l’Est.

«Néandertaliens et Dénisoviens n’ont peut-être pas eu beaucoup d’occasions de se rencontrer. Mais quand cela arrivait, ils ne semblaient pas avoir de préjugés les uns envers les autres», note Svante Pääbo qui est à l’origine de l’identification de l’Homme de Denisova.

«Ils devaient s’accoupler fréquemment, beaucoup plus que ce que nous pensions auparavant, sinon, nous n’aurions pas été aussi chanceux», ajoute-t-il.

http://fr.canoe.ca/

Les Mongols avaient des dentistes pour chevaux il y a 3 700 ans


Il semble que des nomades mongoliens aient élaboré des traitements dentaires pour les chevaux, il y a 3,700 ans bien avant la Chine ou autre endroit de la Méditerranéen. D’ailleurs, une technique ressemble beaucoup cette pratiquer par la dentisterie vétérinaire moderne.
Nuage

 

Les Mongols avaient des dentistes pour chevaux il y a 3 700 ans

 

Crédits : William Taylor

par  Malaurie Chokoualé

Une équipe de chercheurs a trouvé la plus ancienne preuve de soins dentaires vétérinaires connue à ce jour. En Mongolie, ils ont pu dater des traces de procédures dentaires sur des chevaux datant de 3 300 à 3 700 ans. Le 2 juin dernier, ils publiaient leurs conclusions sur le site d’actualité scientifique ScienceDaily.

William Taylor – auteur principal de l’étude et professeur à l’Institut Max-Planck pour la science de l’histoire humaine – et son équipe ont ainsi analysé les restes de chevaux d’un peuple pastoral (c’est-à-dire d’éleveurs de bêtes, marqués par les transhumances) mongol, connu sous le nom de Deer Stone-Khirigsuur (entre 1 300 et 700 avant J.-C.). Selon Taylor, le développement de l’équitation et d’une activité pastorale avec des chevaux a été essentiel pour l’invention des soins vétérinaires de ces équidés. 

« Les résultats de notre étude montrent qu’une compréhension approfondie de l’anatomie du cheval et une tradition de soins ont été développées, non pas dans les civilisations sédentaires de la Chine ou de la Méditerranée, mais des siècles plus tôt, parmi les nomades dont la subsistance dépendait du bien-être de leurs chevaux », écrit Taylor.

Les chercheurs ont également découvert que les changements dans les soins vétérinaires accordés aux cheveux ont suivi les développements majeurs de prise de contrôle du cheval (évolution de la bride et de la selle avec l’introduction du métal, par exemple). De fait, l’utilisation du métal a entraîné de nouveaux problèmes buccaux pour les cheveux : quand les éleveurs ont commencé à utiliser des mors en métal, ils ont en prime développé une méthode pour extraire une dent problématique, qui ressemble à s’y méprendre à une méthode contemporaine utilisée en dentisterie vétérinaire.

Nicole Boivin, directrice du département d’archéologie de l’Institut Max-Planck pour la science de l’histoire humaine, va même plus loin sur l’impact de ces techniques.

« L’étude du Dr Taylor montre que la dentisterie vétérinaire  développée par les éleveurs asiatiques a peut-être été un facteur clé qui a contribué à stimuler la diffusion des personnes, des idées et des organismes entre l’Est et l’Ouest. »

Source : ScienceDaily

http://www.ulyces.co/

Le «cocktail à l’oxygène», remède mongol contre la pollution


Dans une ville de Mongolie, l’air, y est tellement pollué que les gens essaient tant bien que mal de se préserver des méfaits de la pollution de l’air. Malheureusement, certains y voient la bonne affaire et font la publicité d’un cocktail d’oxygène, qui est en fait un jus. On dit que boire cette boisson équivaut a marcher 3 heures dans une forêt. C’est pitoyable comme publicité pour vendre un produit qui ne peut pas donner ce qu’ils prétendent.
Nuage

 

Le «cocktail à l’oxygène», remède mongol contre la pollution

 

Dans les rayons d'un grand magasin d'Etat, les... (BYAMBASUREN BYAMBA-OCHIR, AFP)

Dans les rayons d’un grand magasin d’Etat, les consommateurs peuvent acheter pour 1,65 euro (environ 2,50 $CAD) des bombes d’oxygène en aérosol bleues estampillées « L’air c’est la vie ». Chaque bombe permet, à l’aide d’une paille spéciale, de transformer un jus de fruits en cocktail oxygéné à la mousse onctueuse et sucrée. Dans les rues, des publicités promettent que « boire un seul cocktail oxygéné équivaut à une marche de trois heures dans une forêt verdoyante ».

BYAMBASUREN BYAMBA-OCHIR, AFP

 

ANAND TUMURTOGOO
Agence France-Presse
OULAN-BATOR, Mongolie

Tisanes purifiantes pour soulager les poumons et « cocktails à l’oxygène » : face à l’épais brouillard gris-brun qui recouvre Oulan-Bator, capitale la plus froide et la plus polluée au monde, un juteux business se développe, promettant aux Mongols de lutter contre les effets du « smog » sur la santé.

Avec ses bidonvilles de yourtes chauffées au poêle à charbon pour affronter le rigoureux hiver mongol, Oulan-Bator a dépassé en 2016 New Delhi et Pékin au rang des capitales les plus polluées, selon un rapport de l’Unicef.

Le 30 janvier, la pollution de l’air était ainsi 133 fois plus importante que la limite fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La pneumonie est maintenant la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, selon l’Unicef.

Tandis que des parents inquiets pressent le gouvernement d’agir, des industriels exploitent le filon des boissons anti-smog bonnes pour la santé, même si l’OMS met en garde contre la réalité de leurs bénéfices.

Dans les rayons d’un grand magasin d’Etat, les consommateurs peuvent acheter pour 1,65 euro (environ 2,50 $CAD) des bombes d’oxygène en aérosol bleues estampillées « L’air c’est la vie ». Chaque bombe permet, à l’aide d’une paille spéciale, de transformer un jus de fruits en cocktail oxygéné à la mousse onctueuse et sucrée.

D’autres commerces et pharmacies proposent à leurs clients de transformer leur jus de fruits en cocktail mousseux grâce à un appareil ressemblant à une machine à café. Coût de l’opération: 0,80 euro (environ 1,25 $CAD).

Dans les rues, des publicités promettent que « boire un seul cocktail oxygéné équivaut à une marche de trois heures dans une forêt verdoyante ».

Cocktails « miracle »

Les femmes enceintes figurent parmi les principaux consommateurs de cette boisson venue de Russie voisine, certaines affirmant suivre les prescriptions de leur médecin.

Munguntuul Batbayar, une comptable de 34 ans mère de trois enfants, a bu ces cocktails « miracle » lorsqu’elle était enceinte. Pour finir par dépenser bien plus en médicaments.

« Chaque hiver, nous n’arrêtons pas d’avaler des médicaments », explique-t-elle à l’AFP. « Au point qu’ils sont devenus des produits de consommation courante qu’on achète régulièrement ».

Comme beaucoup de Mongols, elle a dû s’équiper en purificateurs pour protéger sa famille à la maison. Ses trois machines, qui filtrent les particules présentes dans l’air, lui ont coûté 245 euros (environ 380 $CAD), et à chaque fois qu’elle change les filtres, elle est horrifiée de constater ce qui s’y est déposé.

Le niveau moyen de particules fines (PM 2,5), très dangereuses, car elles pénètrent dans les poumons, était en moyenne de 75 microgrammes par mètre cube l’an passé à Oulan-Bator. C’est trois fois le niveau recommandé par l’OMS pour une exposition de 24 heures.

La pollution atmosphérique peut entraîner ou aggraver l’asthme, la bronchite et d’autres maladies respiratoires chroniques.

« Aucune preuve scientifique »

Outre les cocktails, certains Mongols s’en remettent à des tisanes spéciales aux vertus présentées comme purifiantes.

Chantsaldulam Baatar, PDG de Dr. Baatar, l’une des entreprises productrices, explique que ses ventes bondissent de 20 à 30 % chaque hiver.

« Cette infusion permet tout d’abord d’éliminer les toxines présentes dans le sang. Ensuite, elle transforme les toxines des poumons en mucus. Et les plantes aident à renforcer le système immunitaire », assure-t-il à l’AFP.

Mais Maria Neira, directrice du département santé publique à l’OMS, juge que la « vraie solution » serait de réduire la pollution atmosphérique et d’éviter d’y être exposé.

« Les entreprises proposeront toujours de nombreuses solutions de ce genre », déclare-t-elle en référence aux cocktails à oxygène et aux tisanes purifiantes. « Mais nous n’avons aucune preuve scientifique démontrant une quelconque efficacité ».

Pour l’association « Parents contre le smog », qui a organisé un sit-in de protestation en début d’année, les autorités ne font pas assez pour réduire la pollution de l’air et les Mongols ne devraient pas à avoir à payer autant pour protéger leur santé.

« La seule manière dont les députés abordent le problème, c’est en parlant de distribuer des réchauds et du charbon propres », se désole Mandakhjargal Tumur, le coordinateur de l’association.

« Aucun effet »

Le gouvernement a dépensé 98 millions d’euros (environ 150 millions de dollars canadiens) entre 2008 et 2016 pour lutter contre la pollution, la moitié des fonds provenant de l’aide internationale.

Une partie de l’argent a servi à distribuer dans les bidonvilles de la capitale des réchauds plus modernes, à faible niveau d’émissions de particules.

En 2017, le Parlement a par ailleurs voté une exonération fiscale pour les entreprises productrices de purificateurs d’air. Et le premier ministre Ukhnaa Khurelsukh a publié un décret en ordonnant la distribution de tels appareils dans les écoles, pour un coût de 1,3 million d’euros (environ 2 millions de dollars canadiens).

De leur côté, les ONG distribuent elles aussi des purificateurs et des masques antipollution dans les écoles, les maternelles et les hôpitaux. L’association Smog and Kids a ainsi donné un système sud-coréen de ventilation d’air à une maternelle située dans l’un des quartiers les plus pollués d’Oulan-Bator et la qualité de l’air à l’intérieur s’en est ressentie.

Mais de tels systèmes coûtent 2000 euros (environ 3100 $CAD), auxquels s’ajoutent 400 euros (environ 615 $CAD) d’installation.

Pour Davaadalai Tumendalai, représentant de l’association « Smog et enfants », tous ces appareils ne sont de toute façon pas la solution et le fait que le gouvernement en distribue est « une très mauvaise décision ».

« Cela ne fait que subventionner des entreprises. Et il n’y a aucun effet positif », dit-il. « Car les purificateurs ne produisent pas d’oxygène, ce ne sont pas des plantes ».

http://www.lapresse.ca

Voici l’Halszkaraptor escuilliei !


Un dinosaure d’un nouveau genre a pu être décrit microtomographie multirésolution par rayons X. C’est quoi ça ? J’en ai aucune idée, mais le résultat démontre que cet animal qui a vécu il y a 72 millions d’années en Mongolie était un bien drôle de mélange pour avoir un tel physique. Pour le décrire, c’est un peu de tout cela : un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin
Nuage

 

Voici l’Halszkaraptor escuilliei !

 

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.   Photo : Lukas Panzarin/Andrea Cau

Une analyse 3D sophistiquée d’ossements fossilisés a permis à des paléontologues européens de décrire un étrange dinosaure qui vivait sur le territoire de la Mongolie au crétacé, il y a 72 millions d’années.

Un texte d’Alain Labelle


Son nom officiel : Halszkaraptor escuilliei. « Halszka » pour les intimes. Il s’agit d’une nouvelle espèce issue d’un nouveau genre de dinosaures qui appartient à la famille des droméosaures, dont il partage la lignée avec le vélociraptor.

L’animal, d’un mètre vingt environ, ne ressemblait à aucun dinosaure, mais possédait des pattes rappelant celles du vélociraptor, un cou similaire à celui du cygne, et des ailes comparables à celles du pingouin.

Selon le paléontologue Paul Tafforeau, du Synchrotron européen de Grenoble, la combinaison inattendue des caractéristiques physiques de ce prédateur laisse à penser qu’il devait avoir un mode de vie semi-aquatique.

Il faut imaginer un mélange entre un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin. Paul Tafforeau, Synchrotron européen de Grenoble

Le scientifique estime qu’Halszka avait hérité des griffes tueuses des pattes arrière très développées des droméosaures qui permettaient d’égorger leurs proies.

Il était un prédateur redoutable également dans l’eau, puisqu’il possédait aussi des dents et un museau de crocodile.

Une première chez les dinosaures

Pour chasser sous l’eau, l’animal devait se replier en S puis se projeter très rapidement, bouche ouverte, au passage des poissons.

Les paléontologues avaient bien décrit des dinosaures qui mangeaient du poisson par le passé, comme le spinosaure, mais aucun qui ne puisse nager.

C’est grâce au recours à la microtomographie multirésolution par rayons X que les scientifiques ont pu avoir accès aux parties du squelette toujours enfouies au coeur de la roche.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

http://ici.radio-canada.ca

En Mongolie, les places en maternelle sont tirées au sort


Un tirage au sort pour aller à la maternelle, c’est assez inusité. En Mongolie, il y a eu un baby boum dans les années 80 et aujourd’hui, les écoles ne se sont pas préparer au nombre d’enfants qui pourraient fréquenter l’école. Cependant, ces enfants ont de 2 à 5 ans. C’est un peu jeune pour commencer alors que les premières années sont pour consolider la famille. La maternelle n’est pas obligatoire, mais à partir de 6 ans tous doivent fréquenter l’école primaire qui est déjà eux aussi pleine
Nuage

 

En Mongolie, les places en maternelle sont tirées au sort

 

JOEL SAGET VIA GETTY IMAGES

Et ceux qui gagnent la loterie font leur apprentissage dans des classes de 60 élèves.

En Mongolie, le boom des naissances fait déborder les maternelles et affole les enseignants. A tel point que des parents doivent remporter un tirage au sort pour pouvoir scolariser leurs enfants dans le public, ou s’en remettre à de coûteuses écoles privées, s’ils en ont les moyens.

Dans la capitale Oulan Bator, les places sont en effet attribuées au hasard grâce à un système de loterie en ligne. Et malheur aux perdants.

« On pensait gagner au tirage au sort et on s’apprêtait à acheter les fournitures scolaires à mon fils », témoigne Sukhbaatariin Boldbaatar, un jeune papa de 27 ans. « Mais on a reçu un texto nous disant qu’il n’était pas pris. Sur le moment, je me suis demandé comment l’avenir d’un enfant de 2 ans pouvait être déterminé juste par le hasard. »

Son fils faisait partie des 22 000 bambins ayant participé à la loterie: seuls 12 600 ont finalement été sélectionnés. Les autres doivent rester à la maison ou être scolarisés dans des écoles privées, inaccessibles pour les familles modestes comme celle de Boldbaatar qui est actuellement au chômage.

Car les maternelles publiques d’Oulan Bator n’ont de place que pour accueillir la moitié des 146.000 enfants âgés de 2 à 5 ans que compte la capitale, selon le bureau municipal de l’éducation.

Un problème qui s’explique selon les experts par un manque de planification sur le long terme.

La majorité des écoles publiques ont été construites durant l’ère communiste. Et très peu après la transition démocratique de 1990. Résultat: les salles de classe sont aujourd’hui pleines à craquer, les enseignants surmenés et les ressources utilisées à leur maximum.

60 par classe

Lassés de devoir faire cours dans ces conditions extrêmes, les professeurs des écoles étaient en grève les 21 et 26 septembre.

« On a dû s’habituer à travailler avec plus de 60 enfants par classe », raconte à l’AFP Tsergiin Bayalag, enseignant à la maternelle numéro 122 d’Oulan Bator.

L’établissement compte actuellement quelque 660 élèves, soit le double de sa capacité théorique.

« La charge de travail supplémentaire n’affecte pas que les professeurs. Les cuisiniers aussi doivent préparer deux fois plus de repas. Je veux que le gouvernement verse un salaire décent aux enseignants », déclare Bayalag.

La promiscuité dans les classes favorise aussi la diffusion de microbes et de la grippe et les hôpitaux ont du mal à gérer l’afflux constant de tout jeunes patients.

Face à cette situation, les parents aisés ne s’enquiquinent même plus à participer au tirage au sort et inscrivent directement leur progéniture dans le privé. Les plus modestes gardent leurs enfants à la maison, la maternelle n’étant pas obligatoire en Mongolie.

Le taux de natalité a explosé en dix ans en Mongolie, passant de 18,4 naissances pour 1.000 habitants en 2006 et à 25,4 pour 1.000 en 2016, selon les statistiques gouvernementales – il est ainsi plus de deux fois supérieur à celui de la France. Ce bond s’explique en partie par le fait que la génération née lors d’un précédent baby boom dans les années 80 est désormais en âge de procréer.

‘Des mesures insuffisantes’

Et à Oulan Bator, où vit déjà la moitié des 3 millions de Mongols, l’afflux depuis les campagnes d’ex-bergers nomades sans emploi accentue le problème.

Pour Batkhuyagiin Batjargal, directeur exécutif de l’association Alliance mongole pour l’éducation, la crise est surtout le résultat de la politique gouvernementale.

« Il y a eu suffisamment de signes avant-coureurs, mais les mesures prises ont été insuffisantes », souligne-t-il.

Les naissances ont explosé lors de l’Année « du cochon d’or » en 2007, les enfants nés durant cette période étant censés connaître la prospérité, selon le calendrier mongol. Mais peu a été fait depuis pour faire face à l’afflux prévisible de nouveaux élèves.

La municipalité d’Oulan Bator construit certes de nouvelles écoles dans les quartiers déshérités. Mais la Mongolie est percluse de dettes, ce qui limite fortement les dépenses publiques.

Les écoles primaires, elles, ne font pas l’objet d’un tirage au sort car la Constitution du pays garantit l’éducation gratuite pour tous les enfants à partir de l’âge de 6 ans. Mais elles sont tout aussi bondées que les maternelles.

A l’Ecole primaire numéro 65, Lkhagvasurengiin Oyunchimeg a 44 élèves dans sa classe, mais aucune salle n’y est disponible pour donner ses cours de rattrapage.

« Parfois, avec les enfants, on s’installe dans les couloirs », explique-t-elle. « Mais ce n’est pas un endroit adapté pour étudier et ils sont facilement distraits. »

http://quebec.huffingtonpost.ca