Le Saviez-Vous ► Non, la peste n’est pas une maladie du passé


Nous entendons rarement parler de la peste qui a fait temps de mort à travers le monde, souvent, c’est l’histoire de la maladie, pourtant la peste existe toujours surtout dans les pays plus pauvres. En plus, la maladie qui se transmet généralement par les puces à évoluer pour la transmission, par des animaux que des humains mange. La peste peut-elle revenir en force ? Avec les changements climatiques, la mondialisation et un vaccin indisponible, les risques augmentent
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Non, la peste n’est pas une maladie du passé

2017, la peste a fait plus de cinquante morts à Madagascar, pour un demi-millier de personnes touchées. Cette maladie, que l’on sait très bien combattre, sévit toujours, notamment dans des pays d’Afrique, et est considérée comme une maladie réémergente dans le monde par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est ce que montrait nettement une étude parue en 2013 sur la période 2000-2009.

Article d’Agnès Roux

Avec l’amélioration des connaissances et les progrès de la médecine, certaines maladies ont peu à peu disparu de nos vies. La variole par exemple, qui était autrefois un fléau redoutable, est aujourd’hui complètement éradiquée. Cependant, les épidémies de choléra et de polio qui frappent régulièrement certains pays nous rappellent que les maladies oubliées dans le monde occidental ne font pas toujours partie du passé.

Décrite depuis l’Antiquité et rendue tristement célèbre par ses vagues meurtrières sans pareilles, la peste est la grande maladie des livres d’histoire. Dans l’imaginaire collectif, cette maladie infectieuse est synonyme de fléau. Au Moyen Âge, elle terrifia par sa virulence et sa contagiosité, notamment lors de l’épisode de la peste noire qui extermina entre 30 et 50 % de la population européenne, ce qui correspond à plus de 25 millions d’êtres humains. La dernière pandémie, appelée peste de Chine, a pris naissance à la fin du XIXe siècle en Chine et s’est répandue dans le monde entier tuant plus de 10 millions de personnes.

Représentation d'un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

Représentation d’un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

La peste et ses vagues meurtrières

C’est au cours de cet épisode meurtrier qu’Alexandre Yersin, un jeune médecin d’origine suisse, a isolé le bacille de la peste (appelé ensuite Yersinia pestis), sur des cadavres d’Hommes et de rongeurs. Véhiculée par des puces de rats et d’autres rongeurs, la bactérie est transmise à l’Homme par les morsures d’insectes infectés. La suite n’est pas rassurante : après une semaine d’incubation, de nombreux symptômes comme une forte fièvre, des frissons et des vertiges apparaissent. En l’absence de traitement, la peste bubonique emporte 60 à 70 % des malades. Les formes les plus graves de la maladie, à savoir la peste pulmonaire et la peste septicémique, sont quant à elles presque systématiquement fatales.

Heureusement, au XXe siècle, la découverte des antibiotiques et les mesures de santé publique ont fait énormément reculer les épidémies. En France, les derniers cas de peste remontent à 1945. Or, la maladie sévit encore dans certains pays pauvres d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), près de 40.000 cas de peste auraient été recensés dans plus de 25 pays entre 1989 et 2003. La maladie est donc loin d’avoir disparu. À l’heure actuelle, il existe un vaccin, mais son utilisation est délicate et entraîne de lourds effets secondaires. Pour ces raisons, il n’est pas encore disponible au public.

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

La peste : une maladie loin d’avoir disparu

Dans une étude publiée récemment dans The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, Thomas Butler, chercheur de la Ross University School of Medicine située dans les Caraïbes, a rassemblé les données recueillies sur la peste entre 2000 et 2009. Ses résultats démontrent une fois de plus qu’elle est loin d’être une maladie du passé.

La République démocratique du Congo figure au triste premier rang des pays les plus touchés avec 10.581 cas recensés. Selon l’auteur, la guerre civile, les déplacements de populations et les conditions de vie difficiles ont probablement favorisé les contacts entre les rongeurs porteurs de la peste et l’Homme. Avec 7.182 cas, l’île de Madagascar prend la deuxième place de ce classement lugubre, et devance la Zambie qui compte quant à elle 1.309 malades. Au total, 21.725 personnes ont été frappées par la peste et 1.612 en sont mortes au cours des dix années concernées par l’étude. Avec plus de 97 % des cas, l’Afrique est de loin le continent le plus touché par cette maladie infectieuse.

Des recherches sont encore nécessaires

Au cours de cette étude, l’auteur montre également que l’agent de la peste a plus d’un tour dans son sac pour infecter l’être humain. La plupart du temps, ce sont les puces qui transmettent le germe infectieux, mais d’autres stratégies semblent exister. Ainsi, en 2007, en Afghanistan, 66 personnes sont tombées malades et 17 sont mortes suite à l’ingestion d’un chameau contaminé. Plus récemment au Kirghizistan, un jeune homme de 15 ans est mort de la peste après avoir mangé une marmotte malade.

Selon l’auteur, l’augmentation des températures, la mondialisation des échanges, l’absence de vaccin et la résistance aux antibiotiques de l’agent de la peste sont autant de facteurs qui contribuent à la diffusion de cette maladie. Il paraît donc indispensable de continuer les recherches sur le sujet afin de mieux guérir les malades et peut être un jour d’éradiquer ce mal pernicieux.

https://www.futura-sciences.com

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Une Française a grandi avec des animaux sauvages


Une fillette a pu vivre une expérience extraordinaire dans la savane africaine à Namibie grâce à ses parents. Elle a pu côtoyer des animaux sauvages qui ont été soignés alors que la plupart étaient orphelins. Personnellement, certains animaux m’apparaissaient dangereux pour la petite qui aujourd’hui, c’est une jeune femme qui est retournée en Afrique pour des documentaires
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Une Française a grandi avec des animaux sauvages

Née en 1990, Tippi a grandi dans la savane africaine jusqu’à l’âge de 10 ans avec ses parents Sylvie Robert et Alain Degré.

« C’était une période magique, d’être capable d’être dans la nature sauvage et libre avec notre enfant, » a dit Sylvie à The Telegraph.

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« C’était une petite fille chanceuse. Elle a grandi dans la nature jusqu’à ses dix ans. Il n’y avait que nous trois et tous les animaux. Nous n’avions pas beaucoup de contact avec d’autres personnes. »

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Même si cela ne se voit pas particulièrement dans certaines des photos, les parents de Tippi sont extrêmement préoccupés par sa sécurité.

« De nombreux fermiers des environs prenaient soin de certains animaux orphelins et nous avions l’habitude d’être proches d’eux. Ils étaient presque domptés ou très habitués aux gens et c’est pourquoi Tippi pouvait s’approcher d’eux. »

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Il est évident que les parents de Tippi sont des photographes professionnels, car les photos de leur fille sont vraiment fantastiques.

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Les cheveux en bataille de la petite fille, les beaux paysages et les animaux sauvages font des photos exceptionnelles. Vous pouvez voir le lien fort qui unit Tippi et les animaux.

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Après 10 ans en Namibie, Tippi est retournée à Paris avec ses parents. Mais la vie sauvage d’Afrique tient toujours une place de choix dans le cœur de Tippi. Elle y est retournée 6 fois pour filmer des documentaires pour Discovery Channel.

Aujourd’hui, Tippi est âgée de 27 ans.

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Les merveilleuses photos de l’enfance de Tippi sont maintenant publiées dans un livre, Tippi – Mon Livre d’Afrique.

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Vous pouvez voir d’autres photos de Tippi ci-dessous. Plus bas, vous pouvez aussi voir à quoi elle ressemble aujourd’hui.

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Voici Tippi aujourd’hui :

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Quelles photos magiques ! On dirait vraiment qu’elle a eu une enfance merveilleuse.

Vous pouvez regarder une vidéo au sujet de Tippi ci-dessous.

Entrez la légende de la vidéo ici

https://fr.newsner.com/

Un plésiosaure vivait en Antarctique il y a 150 millions d’années


Avec l’archéologie, il arrive souvent que les découvertes reculent de plusieurs milliers voir millions d’années la présence d’animaux de la préhistoire. C’est ce qui est arrivé avec le plésiosaure trouver en Antarctique. À l’époque de la dérive des continents, alors que l’Antarctique était relié à l’Afrique
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Un plésiosaure vivait en Antarctique il y a 150 millions d’années

 

Représentation artistique des restes fossilisés découverts en Antarctique.

Représentation artistique des restes fossilisés découverts en Antarctique.   Photo : Conicet

Les restes fossilisés d’un reptile marin carnivore qui vivait il y a 150 millions d’années en Antarctique ont été mis au jour par une équipe de paléontologues argentins.

Les ossements ont été découverts dans un nouveau gisement paléontologique situé à 113 kilomètres au sud-ouest de la station de recherche argentine de Marambio.

À cet endroit, nous avons trouvé une grande diversité de [fossiles] de poissons et de mollusques, mais nous ne pensions pas trouver un plésiosaure aussi ancien. Soledad Cavalli, Centre national d’études scientifiques et techniques d’Argentine associé à l’Université de La Matanza

La taille du reptile pourrait atteindre 12 mètres. Il avait un long cou et quatre nageoires.

Cette découverte repousse de 80 millions d’années la présence de plésiosaures en Antarctique.

À ce moment de l’ère jurassique, la température des océans était beaucoup plus élevée qu’aujourd’hui et la carte du monde était fort différente. La dérive des continents était bien enclenchée. En fait, l’Antarctique venait de se séparer de l’Afrique après avoir fait partie d’une grande plateforme commune avec l’Australie, l’Inde, Madagascar, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Selon le paléontologue José O’Gorman, ce plésiosaure, en plus d’être le premier du genre découvert en Antarctique qui y vivait durant cette ère, apporte une preuve concrète de la dispersion de ces reptiles au moyen d’un passage qui existait entre l’Afrique et l’Antarctique.

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Comment on apprend la propreté aux enfants à travers le monde


Les bébés sont propres surtout vers 3 ans, quoique certains le sont plus tôt. On utilise des couches jetables ou lavables. Ailleurs, dans le monde, cela peut être différents dépendant du contexte économique, tradition, travail, disponibilité des couches… Quelle méthode est le mieux ? Des culottes avec une fente ? Des lavements peu après la naissance pour que les bébés soient propres au moins à 2 ans ?
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Comment on apprend la propreté aux enfants à travers le monde

 


Potty training | David D via Flickr CC License by

Potty training | David D via Flickr CC License by

Alma Gottlieb

Couches, pots et pantalons fendus, à deux ans ou dès la naissance, il existe plus d’une voie pour éduquer son enfant à être propre.

Un enfant de deux ans est-il trop jeune pour apprendre à faire ses besoins sur le pot? Pour la plupart des petits, c’est effectivement trop tôt. En particulier pour les garçons. C’est en tous cas ce que les pédiatres américains répondraient à cette question. Aujourd’hui, seul un enfant américain sur deux peut se passer de couches à l’âge de trois ans.

Si elles lisaient cela, les grands-mères chinoises seraient effarées, et diraient probablement qu’à l’aide des «pantalons fendus», la plupart des enfants peuvent être propres dès l’âge deux ans. Ce vêtement traditionnel est en effet pourvu d’une ouverture sur la couture de l’entrejambe, qui permet aux enfants d’uriner et de déféquer à leur guise sans souiller leurs vêtements. C’est le vêtement de prédilection de tous les petits Chinois qui vivent à la campagne.

Pas de modèle unique pour élever un enfant

Quand il s’agit d’évoquer les différentes méthodes d’entraînement à la propreté (et bien d’autres sujets concernant l’éducation des enfants), chacun a tendance à présenter son choix comme la seule option valable.

De nos jours, les parents sont confrontés à des conseils soi-disant fondés scientifiquement et présentés comme pertinents pour tous les enfants, même lorsque les différentes stratégies en question sont en conflit direct les unes avec les autres. Avec plus de 2.000 livres de conseils parentaux imprimés en anglais et pléthore de blogs sur l’éducation des enfants –il existe même une parodie du genre–, on comprend aisément pourquoi beaucoup de parents se sentent perdus quant à la façon d’élever leurs enfants.

En tant qu’anthropologue, j’étudie depuis 25 ans les pratiques liées à l’éducation des enfants dans le monde. Ayant vécu avec mon mari (l’écrivain Philip Graham) dans de petits villages de la forêt tropicale d’Afrique de l’Ouest pendant de longues périodes, je suis convaincue que nous, humains, sommes une espèce résiliente, capable de prospérer dans une foule de contextes différents.

La découverte de l’incroyable diversité des façons d’élever les enfants à travers le monde nous a incités à repenser et à modifier certaines des pratiques d’éducation des enfants de notre propre famille (autour du partage du lit, de l’indépendance et des tâches ménagères, par exemple).

Qu’on se le dise: il n’existe pas de modèle unique qui conviendrait à tous les parents du monde pour élever ses enfants. Pour diffuser ce message, mes collègues et moi-même avons écrit un essai intitulé «A World of Babies: Imagined Childcare Guides for Eight Societies», fondé sur nos études ethnographiques de terrain au long cours en Israël et dans les territoires palestiniens, en Chine, au Portugal, au Pérou, au Danemark, en Côte d’Ivoire, en passant par une communauté somalo-américaine de Minneapolis.

En détaillant les multiples solutions apportées aux défis quotidiens auxquels sont confrontés les parents du monde entier, nous espérons montrer qu’il existe plus d’une voie pour élever un enfant adapté à la vie en société –et permettre aux parents angoissés de se détendre!

Apprendre la propreté dès la naissance?

Alors, pourquoi les parents choisissent-ils une pratique éducative donnée plutôt qu’une autre? Souvent, c’est pour des raisons qui ont trait à l’argent et la disponibilité des produits. Étudions le cas de l’apprentissage de la propreté.

En Côte d’Ivoire, les mères Beng commencent à «entraîner» les intestins de leurs nourrissons quelques jours après leur naissance. Elles administrent en effet des lavements aux bébés deux fois par jour, à partir du jour où le cordon ombilical desséché du nouveau-né tombe. Avec cette pratique, au bout de quelques mois seulement, l’enfant ne défèque plus du tout en journée.

Comment expliquer une telle pratique, apparemment extrême? D’une part, les couches jetables ne sont pas disponibles dans les villages Beng –comme dans la plupart des pays du Sud. Et même si elles étaient vendues sur les marchés locaux, peu de familles pourraient se les acheter, dans des régions où l’on vit de l’agriculture de subsistance.

Rappelons aussi que pour la planète, les couches jetables posent problème, étant le troisième plus grand article de consommation dans les décharges, tandis leur production nécessite quelque 7 milliards de gallons de pétrole chaque année.

Mais la disponibilité et le coût des couches n’expliquent pas tout. La vie professionnelle et les valeurs d’une société donnée sont aussi des facteurs déterminants dans les choix des parents.

En Côte d’Ivoire (comme ailleurs en Afrique subsaharienne), les bébés Beng passent la plupart de leurs journées au dos de quelqu’un. Souvent, cette personne n’est pas la mère, puisqu’elle travaille dans les champs pour nourrir sa famille nombreuse. La société Beng (contrairement à la société chinoise traditionnelle) qualifie aussi tous les excréments (y compris ceux des bébés) de sales, et la pensée d’un bébé qui défèque sur le dos de quelqu’un produit du dégoût.

Compte tenu de l’attitude locale vis-à-vis des excréments, aucune baby-sitter ne s’occuperait d’un enfant susceptible de déféquer sur son dos quand elle le porte. Par conséquent, commencer un apprentissage de la propreté dès la naissance permet d’aider les mères à continuer de travailler aux champs. En ce sens, l’apprentissage précoce de la propreté favorise un approvisionnement alimentaire adéquat pour la famille de la mère.

Un observateur occidental pourrait frémir d’horreur à l’évocation de cette pratique, imaginant qu’il s’agit d’un traumatisme précoce pour l’enfant, qui en gardera forcément des séquelles émotionnelles. Mais, si l’on fait abstraction des ravages de la pauvreté qui peuvent mettre en péril leur santé et réduire les opportunités éducatives et économiques, ces bébés très tôt entraînés à la propreté semblent devenir des adultes aussi heureux et adaptés à la vie en société que les enfants qui portent des couches.

Le rôle du contexte culturel

Par rapport à ce qui la motive, cette pratique n’est pourtant pas si aussi exotique qu’elle y paraît de prime abord à un lecteur non-Beng.

Aux États-Unis et en Europe, le travail des femmes peut également dicter le calendrier d’entraînement au pot, mais avec un démarrage plus tardif. Beaucoup de crèches n’acceptent que les enfants complètement propres. Si une mère qui travaille manque d’options pour faire garder son enfant à domicile, elle peut s’efforcer de former son tout-petit à la propreté le plus tôt possible, afin de retourner travailler à plein temps.

Pour les mères au foyer ou les mères qui travaillent et dont les parents vivent suffisamment près pour prendre soin de leur enfant, différents contextes peuvent présider aux décisions en matière d’apprentissage de la propreté. Dans les territoires palestiniens, par exemple, de nombreuses femmes commencent à apprendre la propreté à leur enfant dès l’âge de 14 ou 15 mois. Ce n’est possible que parce qu’elles ne travaillent pas à l’extérieur de la maison; elles ont le temps. Une Palestinienne qui travaille commencera cet apprentissage plus tard, peut-être vers l’âge de deux ans. Comme les femmes de la famille élargie hamula») s’occupent de l’enfant pendant que la mère travaille, il n’y a pas de nécessité à commencer plus tôt l’apprentissage de la propreté.

Quand on prend la peine d’explorer le contexte local de la vie quotidienne des gens, certaines pratiques qui peuvent nous sembler exotiques, voire abusives –pantalons fendus, lavements infantiles– semblent soudain moins étranges.

Ouvrir l’esprit de nouveaux parents inquiets à d’autres manières d’élever des enfants peut apaiser leur angoisse de «mal faire» et de nuire à l’avenir de leur enfant. En réalité, il existe de nombreuses «bonnes façons» d’élever un enfant.

http://www.slate.fr/

Spiruline : les effets néfastes d’une algue soi-disant miraculeuse


On vante souvent et beaucoup trop que certains produits peuvent faire des miracles pour le corps, cependant, la quantité et la manière que certains produits sont présentés peuvent avoir des effets néfastes. C’est ce que les chercheurs soulignent pour la spiruline
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Spiruline : les effets néfastes d’une algue soi-disant miraculeuse

 

Spiruline : les effets néfastes d’une algue soi-disant miraculeuse

Le 1er décembre 2017.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de mettre en garde les consommateurs contre certains effets néfastes de la spiruline, une algue présentée comme un produit miracle.

Des effets indésirables signalés

Il faut toujours se méfier de ces produits qui peuvent à la fois vous requinquer, vous faire maigrir et vous muscler. Cela fait quelques années que les vertus de la spiruline, une algue que l’on trouve en Afrique, en Asie du Sud et en Amérique latine, sont vantées sur les forums ou par certains naturopathes. Riche en protéines, elle est même distribuée dans des pays en développement pour lutter contre la malnutrition des enfants.

Mais, ce que l’on ne savait pas, c’est qu’elle aurait également de nombreux effets indésirables. C’est ce que révèle l’Anses dans un avis rendu public le 30 novembre. 49 signalements d’effets indésirables (troubles digestifs, allergie, atteintes musculaires ou hépatiques…) ont en effet conduit l’agence sanitaire à mener son enquête pour évaluer les risques associés à la consommation de cette algue.

Des traces de plomb, de mercure et d’arsenic

En France, la spiruline est consommée sous forme de compléments alimentaires.

Elle « ne semble pas présenter de risque sanitaire à de faibles doses (jusqu’à plusieurs grammes par jour chez l’adulte) », note l’Anses. « Les produits contenant de la spiruline peuvent en revanche être contaminés par des cyanotoxines (mycrocystines notamment), des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, arsenic) ».

L’agence ne conseille pas aux consommateurs de renoncer à la spiruline mais elle demande aux pouvoirs publics d’être plus attentifs aux circuits d’approvisionnement. Elle recommande en revanche aux personnes qui présentent un terrain allergique, qui souffrent de fragilités musculaires ou hépatiques ou de phénylcétonurie (une maladie génétique rare et grave) de ne pas consommer ces compléments alimentaires. 

Marine Rondot

http://www.passeportsante.net/

Des phénomènes naturels étonnant aux quatre coins du monde


Il y a tellement des coins magnifiques sur notre Terre. Chaque endroit est unique avec un paysage époustouflant. Il serait dommage que tout cela disparaisse par notre faute
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Des phénomènes naturels étonnant aux quatre coins du monde

1. La porte de l’enfer, au Turkménistan, est un champ de gaz naturel brûlant en permanence depuis qu’il a été allumé par des scientifiques soviétiques

@sfw.so

2. Situé au plein centre de l’île, le Wai-O-Tapu Geothermal Wonderland est un parc géothermique des plus étonnants.

La star incontestée des lieux, c’est « Lady Knox », un geyser qui projette son eau à plus de 20 m de haut !

@Florian Bugiel/Flickr

3. Le lac Natron est un lac salé au nord de la Tanzanie (Afrique).

Ses eaux chargées de micro-organismes (qui donnent cette couleur écarlate aux fonds) attirent une importante communauté de flamants nains qui se régalent d’algues bleues et qui s’y reproduisent et y nidifient.

@flgoo.com

4. La dépression de Danakil, d’une superficie de 4000 km², est située sous le niveau de la mer (jusqu’à -155m).

Elle s’étale entre l’Éthiopie, l’Érythrée, le sud de Djibouti et l’extrême nord-ouest de la Somalie, entourée de montagnes et de falaises culminant à plus de 4000m d’altitude.

@phununews.vn

5. Le Parc Naturel des Lagunas de La Mata-Torrevieja est situé dans la province d’Alicante.

Il se compose principalement de deux lagunes, le Salinas de Torrevieja, et Salinas de La Mata, dont les eaux ont une couleur rose caractéristique. Les lagunes sont interconnectées et le sel y est exploité.

@David Herraez Calzada/Shutterstock.com

6. Pamukkale (« château de coton » en turc) est un site naturel et touristique de Turquie composé de sources formant une tufière (une création géologique insolite qui occasionne ces concrétions calcaires en formes d’escaliers et de cascades).

@muratart/Shutterstock.com

7. Dans la ville de Genève se rejoignent le Rhône, dont l’eau est claire, et la rivière Arve, dont l’eau chargée en éléments minéraux venant des montagnes et a une couleur gris/beige.

Leur jonction offre un spectacle très spécial, les deux eaux ne se mélangeant pas.

@Elenarts/Shutterstock.com

8. Les rizières en terrasse de Yuanyang, en Chine, s’étendent sur une vaste superficie au sud de la rivière Rouge.

Elles totalisent plus de 11300 ha de rizières en terrasse. Les pentes des rizières en terrasse varient de 15 à 75 degrés. Une rizière peut alors posséder 3000 terrasses !

@asharkyu/Shutterstock

9. Le lac du Croissant de lune, une oasis au milieu d’un désert en Chine.

Situé à environ 6 km au sud de la ville de Dunhuang, dans le nord-ouest de la Chine, ce point d’eau existerait depuis 2000 ans.

@DR Reddit

10. Le Grand Prismatic Spring est un énorme bassin d’eau chauffée à plus de 70 °C se trouvant dans le parc national de Yellowstone.

Il s’agit de la troisième plus importante source chaude au niveau mondial. Chaque minute, plus de deux mille litres d’eau brûlante montent des entrailles de la terre et viennent remplir cette cuvette volcanique aux anneaux bleus, verts, jaunes et ocre.

@windows10free.org

11. Les Salinas Grandes, en Argentine, est un petit désert de sel situé sur les hauts plateaux des provinces de Jujuy et de Salta. Sa superficie est de plus ou moins 12 000 ha, soit 120 km2. Le site se trouve à environ 3 350 m d’altitude.

@flickr.com

12. Le Vermilion Cliffs National Monument abrite bien des merveilles.

La plus connue de toutes est sans aucun doute « The Wave » (traduction : la vague) aux lignes absolument parfaites.

@blaineharrington.photoshelter.com

13. La station de ski la plus connue dans la préfecture de Yamagata est sans aucun doute celle de Zao Onsen.

Chaque hiver, un phénomène naturel célèbre dans le monde entier pour sa beauté se produit. Les rudes conditions climatiques génèrent du givre qui recouvre les arbres donnant ainsi l’illusion de monstres enneigés peuplant la montagne.

@KPG_Payless/Shutterstock.com

14. La structure de Richat, surnommée « l’œil de l’Afrique, est une structure géologique située dans le désert du Sahara en Mauritanie.

Longtemps considérée comme une « énigme scientifique », elle mesure environ 50 km de diamètre et ne s’observe pleinement que depuis l’espace. Depuis les années 2000, il est acquis que la structure de Richat est issue d’une forme rare de volcanisme géant, vieux de 100 millions d’années.

@mashable.com

15. Le parc national des lacs de Plitvice, situé en Croatie, entre les villes de Zagreb et Zadar, et d’une superficie de 296 kilomètres carrés, est formé d’un ensemble de seize grands lacs, reliés entre eux par 92 cascades ou de petites rivières.

@wilderange.org

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Source : ScienceAlert

http://www.demotivateur.fr

La hausse des mariages d’enfants, autre conséquence du réchauffement climatique


Une réaction des changements climatiques en Afrique assez insolite pour nous. Pour lutter contre la pauvreté, réussir a nous nourrir leur famille se contraint a donner leur jeune fille en mariage, pendant d’autres réussissant tant bien que mal à aller à l’école.
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La hausse des mariages d’enfants, autre conséquence du réchauffement climatique

 

Albertina Ricardo, 17 ans, et son enfant, le 11 november 2015 à Inhambane, Mozambique | Adrien Barbier / AFP

Albertina Ricardo, 17 ans, et son enfant, le 11 november 2015 à Inhambane, Mozambique | Adrien Barbier / AFP

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur The Guardian

Le nombre de ces unions pourrait doubler et atteindre jusqu’à 310 millions d’ici 2050, si la tendance actuelle se poursuit.

«Pour de plus en plus de jeunes filles en Afrique, la manifestation la plus palpable du changement climatique, c’est le bébé qu’elles tiennent dans leurs bras alors qu’elles s’assoient pour regarder leurs amis aller à l’école», écrit Gethin Chamberlain pour The Guardian.

Du Malawi au Mozambique, c’est la même histoire trop familière. Les températures augmentent, les pluies se font plus rares, plus tardives, imprévisibles, et les familles se retrouvent sur la paille. Celles qui auraient pu nourrir leurs enfants et les envoyer à l’école n’en ont plus les ressources, alors elles cherchent une dernière solution pour ne pas dépérir: les voilà contraintes à marier leurs plus jeunes filles —une bouche de moins. Et le réchauffement climatique engendre une nouvelle génération d’enfants mariés.

«Nous n’avons pas de chiffres exacts, mais selon moi, entre 30% et 40% des unions entre mineurs au Malawi sont liées aux inondations ou à la sécheresse, relève Mac Bain Mkandawire, le directeur exécutif de Youth Net and Counselling, une organisation qui lutte pour les droits des femmes et des enfants.

Se marier pour sauver sa propre famille

Filomena Antonio, Fatima Mussa, Lucy Anusa, Maliya Mapira, Majuma Julio… Chamberlain égrène les noms et les témoignages un à un, qui se succèdent comme pris dans une mécanique inexorable.

«Pour le bien du reste de la famille, une fille devait être sacrifiée. […] Quelques fois, c’était la fille elle-même qui en prenait la décision et forçait ses parents à l’accepter. Malheureuse, affamée, elle espérait qu’un mari pourrait être la solution.»

Il y a Carlina Nortino, qui a épousé son mari, Horacio, à 13 ans, quand lui-même n’en avait pas plus de 14. C’était il y a deux ans déjà. Elle se souvient qu’avant cela, elle vendait du poisson au village, récupéré auprès des pêcheurs –Horacio était l’un d’entre eux. Mais l’eau a disparu, les poissons sont morts, Horacio est devenu agriculteur et son père a dû accepter sa proposition de mariage. Carlina, elle, a dû quitter l’école, et a perdu son premier enfant un an plus tard, faute d’avoir pu se rendre à l’hôpital. Son père se désole:

«Si j’étais capable de nourrir mes enfants, je ne l’aurais pas poussée à se marier si jeune. Regardez mes autres filles, elles ont grandit, elles sont allées à l’école, elles se sont mariées à un âge normal.»

Des mesures prises par les États

En 2015, l’Organisation des Nations unies estimait que 13,5 millions d’enfants se mariaient chaque année, dont 4,4 millions en dessous de 15 ans –ce qui équivaut à près de 37.000 mariages par jour. Ces chiffres sont encore soumis à caution et pourraient être quelque peu sous-estimés dans la mesure où de nombreuses unions demeurent informelles. Le mariage reste encore souvent conçu comme une forme de protection, et ce notamment contre la pauvreté, rapporte l’Unicef.

Au Mozambique, où 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté, près d’une fille sur deux se marie avant 18 ans, et une sur sept avant 15 ans. Heureusement, certains États comme le Malawi commencent à prendre des mesures. Après avoir été enterinée par la loi en 2015, l’interdiction du mariage entre mineurs a été inscrite dans la Constitution cette année. Si certains espéraient une vraie chute du nombre de ces unions, celles-ci persistent à ce jour.

http://www.slate.fr/