Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes


On sait que l’homme moderne a des traces des ancêtres de la préhistoire. On croyait aussi que le croisement entre l’homme du Néandertal et l’homme moderne seraient à 100 000 ans,. Cependant avec l’étude d’une protéine de la salive, les premiers croisement serait plus il y a plus de 150 o00 ans et on ajouterait dans les hommes qui ont pu exister jusqu’à maintenant un homo fantôme, dont on ne sait rien du tout
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Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes

 

Photo : University at Buffalo/Bob Wilder

L’histoire évolutive d’une protéine salivaire semble indiquer la présence d’un croisement entre les premiers humains et une espèce « fantôme » qui aurait contribué au matériel génétique des ancêtres des personnes d’origine subsaharienne.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle


Les résultats d’un nombre croissant d’études laissent à penser que les premiers humains d’Europe et d’Asie ont eu des contacts intimes avec les Néandertaliens et les Dénisoviens, deux espèces du genre Homo aujourd’hui disparues.

Les résultats obtenus par Omer Gokcumen et ses collègues du Collège des arts et sciences de l’Université d’État de New York à Buffalo, aux États-Unis, tendent à montrer la même réalité pour les premiers humains en Afrique, mais ceux-ci auraient également échangé du matériel génétique avec une autre espèce inconnue.

Il semble que les croisements entre les premières espèces du genre Homo n’étaient pas des exceptions, et qu’ils étaient peut-être même la norme. Omer Gokcumen

Des preuves dans la protéine MUC7

Ces travaux ont retracé l’évolution d’une protéine mucine appelée MUC7 qui se trouve dans la salive. Lorsque les chercheurs ont remonté dans l’histoire du gène qui code la protéine, ils ont observé la signature d’un mélange archaïque retrouvé dans les populations subsahariennes actuelles.

Les scientifiques ont découvert cette réalité en cherchant le but et les origines de la protéine MUC7, qui donne au crachat sa consistance gluante et se lie aux microbes, ce qui aide à débarrasser le corps des bactéries pathogènes.

Dans leur enquête, les chercheurs ont examiné le gène MUC7 dans plus de 2500 génomes de populations humaines modernes.

C’est à ce moment qu’ils ont découvert que la population subsaharienne possédait une version du gène qui est très différente des versions que l’on trouve chez les autres humains actuels.

Cette variante subsaharienne est si distincte que les gènes MUC7 des hommes de Néandertal et de Denisovan ressemblent plus à ceux d’autres humains modernes qu’à ceux de la population subsaharienne.

Un Homo fantôme

Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans le journal Molecular Biology and Evolution, cette variation génétique s’expliquerait par le phénomène d’introgression archaïque par lequel un gène est transféré d’une espèce vers une autre génétiquement assez proche pour qu’il puisse y avoir interfécondation.

Dans le cas présent, il s’agirait d’une espèce inconnue.

Ce membre de la famille humaine pourrait être une sous-espèce de l’Homo erectus ou d’un homininé encore inconnu. Nous l’appelons « espèce fantôme » parce que nous ne possédons pas de fossiles de l’espèce. Omer Gokcumen

En prenant en considération le taux de mutation des gènes durant le processus de l’évolution, les chercheurs ont calculé que les ancêtres des personnes qui portent la variation subsaharienne de MUC7 se sont croisés avec une autre espèce humaine ancienne il y a plus de 150 000 ans après avoir suivi une évolution divergente depuis 1,5 à 2 millions d’années.

Par comparaison, des anthropologues allemands estimaient que les premiers croisements entre néandertaliens et hommes modernes remonteraient à 100 000 ans.

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Les hippopotames à travers l’histoire : leur évolution dévoilée par leurs dents


Cela fait des millions d’années que les hippopotames existent, la sous-famille de nos hippo que l’ont connaît aujourd’hui seraient apparus vers les 7 millions d’années. Sauf qu’il y a un trou qu’on ne sait pas ce qui s’est passée entre -9,5 millions à -7,5 millions d’années. Des débuts de réponses ont été trouvés dans les dents de fossiles
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Les hippopotames à travers l’histoire : leur évolution dévoilée par leurs dents

 

Hippopotame

Il existe actuellement deux espèces d’hippopotames : l’hippopotame amphibie et l’hippopotame nain.

JORGE GUERRERO / AFP

Marine Van Der Kluft

 

Les hippopotames se sont soudainement développés il y a 7 millions d’années, en Afrique. Avant cela, nulle trace des pachydermes. Mais des dents fossilisées retrouvées en Ethiopie permettent d’en savoir un peu plus sur l’évolution de l’espèce.

Les hippopotames sont vieux, très vieux. Si l’homme actuel est né il y a 300.000 ans, la sous famille des Hippopotamidae, à laquelle appartient l’hippopotame tel qu’on le connaît, est apparue il y a 7 millions d’années en Afrique. Un  » boum «  dont on a retrouvé les déflagrations dans de nombreux fossiles. Avant cette explosion du nombre d’hippopotames, on trouvait surtout leurs ancêtres, les Anthracothères et les Kenyapotaminae, qui étaient alors bien moins nombreux et assez différents des hippopotames actuels. Seulement, il existe un  » trou «  dans l’intervalle allant de -9,5 millions à -7,5 millions d’années.

Il faut dire que les fossiles datant de cette période sont très peu nombreux. Sans eux, impossible de comprendre les événements évolutifs qui ont eu lieu, et notamment les raisons de l’émergence des hippopotames. Que s’est-il passé pendant cette période ? Grâce à des dents fossilisées, retrouvées par une équipe éthio-japonaise à Chorora, un site d’exploration paléontologique en Ethiopie, quelques éclaircissements sont apportées.

Une espèce de transition 

 

Ces dents d’hippopotamidae ont été datées précisément dans cet intervalle mystérieux, révèle une étude publiée le 9 juin 2017 dans le Journal of Vertebrate Paleontology. Dans le lot, on y retrouve plusieurs espèces, dont une inconnue.

Baptisée Chororatherium roobii, il s’agirait en fait du tout premier hippopotame moderne.

« Cette nouvelle espèce d’hippopotame est tellement nouvelle que nous l’avons attribuée à un nouveau genre », détaille Jean-Renaud Boisserie, auteur principal de l’étude, directeur de recherche en paléontologie au CNRS et paléontologue au Centre français des études éthiopiennes.

Grâce aux dents retrouvées, cette nouvelle espèce serait en fait la transition « entre les hippopotames primitifs, aux dents compliquées, et les hippopotames plus dérivés, dont les molaires sont plus simples » et dont font partie les hippopotames actuels.

En effet, ses dents présentent un mélange de caractères primitifs compliqués et de ceux caractéristiques de nos hippopotames.

De taille petite à moyenne, « il était déjà semi-aquatique, comme les hippopotames actuels », explique Jean-Renaud Boisserie, qui étudie les hippopotames depuis 20 ans. « Cette écologie particulière est une clef du succès de ces animaux, qui aujourd’hui ont un fort impact sur les lacs et rivières d’Afrique, dont ils modifient l’étendue, la composition chimique et par répercussion impactent la flore et le reste de la faune ».

A partir de -8 millions d’années, les hippopotames deviennent plus gros et se diversifient.

 Ils envahissent les milieux humides d’une grande partie de l’Afrique en moins d’un million d’années, « une expansion très soudaine à l’échelle des temps géologiques », rappelle Jean-Renaud Boisserie à Sciences et Avenir.

Alors pourquoi une expansion aussi rapide ?

« Nous ne sommes pas sûrs du régime alimentaire de C. roobii », mais « cette expansion coïncide avec celle des graminées tropicales en Afrique ».

Il y aurait eu coévolution entre ces herbes et les hippopotames, qui auraient bénéficié l’un de l’autre pour devenir l’animal que l’on connaît, cousin des baleines et carnivore. 

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L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?


Pour ceux qui s’intéressent comme moi à l’archéologie, dans le domaine de l’évolution humaine, ces quelques mois ont été vraiment fructueuse. Avec des nouvelles technologies, la collaboration internationale fait reculer l’apparition de l’homme de plusieurs milliers d’années
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L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?

 

L'évolution humaine représentée par une illustration

Illustration de l’évolution humaine Photo : iStock

En quelques mois seulement, 2017 a étonné les anthropologues de la planète : l’analyse d’outils et d’ossements fossilisés a fait reculer à au moins trois reprises l’apparition de notre espèce sur Terre et en Amérique. Une année exceptionnelle pour la science puisqu’elle bouleverse les théories acquises à ce jour.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Des restes humains, des outils en pierre et des ossements d’animaux fossilisés, retrouvés sur le site archéologique de Djebel Irhoud, au Maroc, ont permis de situer l’être humain sur le continent africain il y a environ 315 000 ans, soit 100 000 ans plus tôt qu’on le croyait.

La conclusion de l’équipe de chercheurs à l’origine de cette découverte sans précédent se retrouve dans de nouvelles études publiées récemment dans la revue Nature.

La datation des sédiments a été obtenue par thermoluminescence, une méthode qui consiste à dater d’autres objets retrouvés sur le site, plutôt que les ossements, comme des morceaux de galets brûlés par le feu à l’époque.

« En les chauffant à nouveau, l’énergie emmagasinée dans le silex est libérée. Et on peut la comparer, en calculer l’irradiation, et déterminer l’âge de l’occupation du site archéologique », explique Daniel Richter, de l’Institut allemand Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, qui a daté les fossiles retrouvés au Maroc.

« C’était la seule façon de procéder pour dater d’aussi vieux ossements », ajoute le chercheur, qui se dit surpris d’en être arrivé à un chiffre aussi reculé dans le temps.

Les dents ont pour leur part été datées grâce à la résonance de spin électronique (une autre méthode de datation) pour contre-vérifier les résultats obtenus.

Un bond de 100 000 ans

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d'un crâne d’Homo sapiens trouvé à Jebel Irhoud, au Maroc.

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d’un crâne d’Homo sapiens trouvé au Maroc   Photo : Hublin/Ben-Ncer/Bailey

Le plus vieil être humain moderne connu à ce jour remontait à environ 200 000 ans. Ses restes avaient été retrouvés en Éthiopie. L’Afrique de l’Est était depuis considérée comme le berceau de l’humanité.

Les travaux effectués au Maroc bouleversent donc deux fois plutôt qu’une : l’être humain est non seulement beaucoup plus âgé qu’on le croyait, mais il était aussi présent dans toute l’Afrique.

D’autres surprises en Amérique

Au début de l’année, des travaux menés à l’Université de Montréal ont permis de chiffrer la présence de l’humain en Amérique à plus de 20 000 ans, grâce à l’analyse au radiocarbone d’artéfacts provenant de grottes dans le nord du Yukon.

L’être humain aurait donc peuplé le continent 10 000 ans plus tôt qu’on le croyait au départ. Sauf que, peu après, des travaux, cette fois menés aux États-Unis, ont donné lieu à une autre théorie, selon laquelle les premiers hommes avaient plutôt foulé le sol de l’Amérique il y a 130 000 ans.

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego Photo : La Presse canadienne

La professeure au département d’anthropologie de l’Université de Montréal Ariane Burke qualifie de formidables les avancées de la science depuis le début de l’année, bien qu’il ne soit pas si étonnant, selon elle, que des artéfacts et des sites archéologiques soient redatés.

Ce qui fait l’éclat et attire l’attention en 2017, c’est qu’on repousse encore plus loin les origines de l’homme. Ariane Burke, archéologue et anthropologue

« Au fil des années, on ajoute des précisions sur des dates imprécises avec l’objectif d’affiner notre chronologie », ajoute-t-elle.

Les fragments de Djebel Irhoud, au Maroc, ont été retrouvés en 2004. Il a ensuite fallu plus de 10 ans pour les dater et contrevérifier les résultats obtenus avant d’être présentés la semaine dernière.

Le site archéologique avait révélé ses premiers secrets dans les années 60, mais c’est justement parce que les chercheurs de l’Institut Max-Planck doutaient des chiffres obtenus à l’époque qu’ils ont repris les fouilles. Les sédiments qui y étaient restés ont donc fait l’objet de nouvelles analyses.

« Depuis une vingtaine d’années, on a vu beaucoup de progrès dans les méthodes de datation, explique Ariane Burke. Les sites fouillés plus récemment peuvent être repris, parce que des sédiments ont été laissés en place en prévoyant qu’il y aurait peut-être des avancés dans les techniques archéologiques qui nous permettraient de revenir sur les lieux et de poser de nouvelles questions ».

Faire le point

L’archéologie n’a pas fini de révéler tous ses secrets sur l’être humain. Daniel Richter concède lui-même qu’avec le perfectionnement des technologies, d’autres découvertes pourraient le surprendre à nouveau.

De très vieux fossiles se cacheraient d’ailleurs toujours en Afrique, ce qui s’explique, selon plusieurs archéologues, par le manque de fouilles sur le continent.

La professeure Burke cite d’ailleurs un quatrième cas, en 2017, qui a cependant moins retenu l’attention : celui de la découverte, en Afrique du Sud, de nouveaux restes de l’Homo naledi, un cousin de l’Homo sapiens. Si on estimait à l’origine qu’il avait vécu il y a environ un ou deux millions d’années, il a plutôt été daté récemment entre 236 000 et 335 000 ans et aurait donc cohabité avec l’homme moderne, bouleversant l’ordre établi dans la chaîne de l’évolution.

« Je pense qu’on peut s’attendre à d’autres nouveautés et découvertes. On a une espèce qui a une portée géographique très vaste », poursuit Ariane Burke, en rappelant que des collaborations internationales et le perfectionnement des technologies permettent justement d’écrire l’histoire de l’être humain avec plus de précision.

« C’est ça la science, résume-t-elle. On émet des hypothèses, on les teste, puis on les ajuste. C’est un domaine très enrichissant et en plein mouvement ».

Les découvertes de cette année en archéologie et en anthropologie montrent qu’une chose est certaine : l’histoire de l’humain réserve encore des surprises.

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Homo sapiens prend un coup de vieux


Alors qu’on croyait avoir écrit la lignée humaine, il semble qu’il faut réécrire les livres d’histoire pour reculer la présence d’Homo Sapiens en Afrique. En effet, au Maroc, une découverte de tailles de restes humains et d’outils qui dateraient de 315 000 ans.
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Homo sapiens prend un coup de vieux

 

Photo : Musée d’histoire naturelle de Londres

Des outils et des restes fossilisés de cinq Homo sapiens datant de 315 000 ans, mis au jour au Maroc, font reculer de 100 000 ans le moment de l’apparition de notre espèce.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Un texte d’Alain Labelle

C’est un véritable tremblement de terre qui secoue aujourd’hui le monde de l’anthropologie. Non seulement cette découverte fait reculer notre entrée en scène sur la surface de la Terre, mais elle montre aussi que des changements dans notre biologie et nos comportements sont apparus dans tout le continent africain, et pas seulement en Afrique de l’Est.

Cette découverte représente la racine même de notre espèce, l’Homo sapiens le plus vieux jamais trouvé en Afrique ou ailleurs. Jean-Jacques Hublin, Institut Max Planck de Leipzig

Les fossiles, notamment une face humaine et une mandibule, ont été découverts lors de fouilles réalisées en 2004 sur le site de Jbel Irhoud dans le nord-ouest du Maroc.

Une mandibule découverte au Maroc.

Une mandibule découverte au Maroc.   Photo : (Jean-Jacques Hublin/MPI-EVA

L’équipe d’anthropologues menée par le Français Jean-Jacques Hublin a été très surprise de constater que le visage d’un de ces premiers Homo sapiens ressemblait à celui « de quelqu’un que l’on pourrait rencontrer dans le métro ».

Toutefois, sa boîte crânienne était encore assez différente de celle de l’homme actuel.

Les fossiles des premiers Homo sapiens trouvés au Maroc (à gauche) affichent une forme de crâne plus allongée que celle des humains modernes (à droite).   Photo : NHM Londres

Il reste encore une longue évolution avant d’arriver à une morphologie moderne. Jean-Jacques Hublin

Ce site est bien connu des paléontologues. Déjà, en 1968, il a livré le fossile d’un jeune Homo sapiens, appelé d’Irhoud 3, dont l’âge est initialement estimé à 40 000 ans, puis à 160 000 ans.

Le Pr Hublin doutait de la véracité de cette datation. Il a donc entrepris de nouvelles fouilles en 2004.

Des restes appartenant à au moins cinq individus – trois adultes, un adolescent et un enfant – ont été mis au jour.

La datation des fossiles a été obtenue au moyen de la thermoluminescence, une technique très connue et utilisée depuis les années 80.

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d'un crâne d’Homo sapiens trouvé à Jebel Irhoud, au Maroc.

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d’un crâne d’Homo sapiens trouvé à Jebel Irhoud, au Maroc.   Photo : Hublin/Ben-Ncer/Bailey

Des Homo sapiens en Afrique de l’Ouest

Les hommes de Jebel Irhoud détrônent Omo I et Omo II, découverts à Omo Kibish en Éthiopie et datant d’environ 195 000 ans. Également en Éthiopie, trois crânes fossilisés datant d’environ 160 000 ans avaient été découverts près du village de Herto, en pays Afar.

Toutes ces découvertes réalisées dans la même région laissaient à penser que tous les hommes actuels descendaient d’une population qui vivait en Afrique de l’Est.

Or, cette théorie est mise à mal par les découvertes de Jebel Irhoud.

En outre, des outils trouvés sur le site avec nos ancêtres – des éclats et surtout des pointes retouchées – sont typiques de la grande étape de la Préhistoire africaine.

On a déjà retrouvé ce type d’outils, également datés de 300 000 ans, un peu partout en Afrique sans savoir qui avait pu les fabriquer. Daniel Richter, Institut Max Planck deLeipzig

Les présents travaux permettent d’associer la présence des outils à celle de l’Homo sapiens.

Très certainement avant 300 000 ans, avant Jebel Irhoud, une dispersion des ancêtres de notre espèce sur l’ensemble du continent africain avait déjà eu lieu. Toute l’Afrique a participé au processus. Daniel Richter

Un buisson, pas un arbre généalogique

De nombreux groupes très différents ont donc coexisté, non seulement dans des régions éloignées les unes des autres, mais peut-être également dans des régions proches.

Ainsi, de nombreux groupes d’Homo sapiens archaïques, mais également d’autres espèces humaines comme l’Homo erectus, les néandertaliens, les denisoviens et peut être les Homo naledi auraient coexisté.

Il y a donc eu pendant longtemps plusieurs espèces d’hommes à travers le monde, qui se sont croisées, ont cohabité, échangé des gènes… Antoine Balzeau paléoanthropologue

Ces récentes découvertes remettent en question la vision linéaire de l’évolution humaine « avec une succession d’espèces qui viennent les unes au bout des autres », conclut Jean-Jacques Hublin.

Elles sont l’objet de deux études publiées dans la revue Nature.

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Le Saviez-Vous ► Des animaux hybrides


Les animaux hybrides ne sont pas toujours créés par l’homme, s’il le fait, c’est souvent dans un but lucratif. Généralement, chez les animaux hybrides, les femelles sont fécondes, alors que les mâles sont souvent stériles
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Des animaux hybrides

 

1. Le zébrâne (hybride du zèbre et de l’âne).

C’est le résultat du croisement entre un zèbre et un âne, alors que certains y voient une relation digne de la belle et la bête, le résultat est à vous couper le souffle ! Cet être rare court majestueusement dans les déserts de l’Afrique subsaharienne dans lesquels il vit.

2. Le chien-loup (hybride du loup gris et du chien).

Voici le résultat de l’accouplement entre un chien et un loup gris, et il est grandiose ! Voici quelques super-créatures que l’on dirait tout droit sorties d’une bande dessinée Marvel ! Les chiens-loups sortent généralement la nuit pour se nourrir…

3. Le requin à pointes noires (hybride du requin à pointes noires australien et du requin à pointes noires commun).

Il est très courant près des côtes de la Floride. En fait, la plupart des attaques de requins qui s’y déroulent proviennent de ce requin qui est particulièrement agressif. Il s’agit du seul hybride de requin connu et son apparence est vraiment cool, si vous voulez notre avis !

4. Le coyloup (hybride du coyote et du loup).

Le coyloup a une incroyable fourrure grise qu’il tire de ses parents prédateurs ! Il est très rare et on estime sa population à quelques centaines au monde ! Il s’agit d’un grand prédateur et se nourrissent de petits mammifères.

5. Le bengal (hybride du chat-léopard et du chat domestique).

Accouplez un chat domestique avec un chat-léopard du Bengale et vous obtiendrez une boule de poils câline à l’allure très exotique ! Il devient de plus en plus populaire comme animal domestique du fait de son étonnante fourrure et de sa nature enjouée !

6. Le grolar (hybride de l’ours polaire et du grizzli).

L’habitat de l’ours polaire est de plus en plus compromis du fait des effets du réchauffement climatique. La part élevée d’ours polaires mourants les a poussés à s’accoupler avec des grizzlis, et voici l’étonnant résultat ! Regardez juste cette incroyable fourrure !

7. Le cama (hybride du chameau et du lama).

Ce n’est probablement pas l’animal le plus beau, mais regardez ces dents ! Cette créature semble tout droit sortie d’un film de Walt Disney, mais nous vous assurons qu’elle est totalement réelle ! Voici le terrible résultat de l’accouplement d’un chameau et d’un lama.

8. Le wholphin (hybride du grand dauphin et de la fausse orque).

Cette extraordinaire créature marine est si rare que de nombreuses personnes ne l’ont, et ne la verront, jamais en personne. Le wholphin est le résultat unique d’un accouplement de différents cétacés et c’est un être extrêmement intelligent, parmi les plus intelligentes créatures marines.

9. Motty (hybride de l’éléphant d’Afrique et l’éléphant d’Asie).

Cet éléphant s’appelle Motty et c’est actuellement le seul hybride connu entre les éléphants d’Afrique et d’Asie ! Il est aujourd’hui très âgé et reste unique, car il est bien plus adaptable en matière d’habitat que les éléphants non métissés !

10. Le tigron (hybride du tigre et du lion).

Les tigrons sont le résultat de l’accouplement entre des lionnes et des tigres. Ils sont extrêmement forts, rapides et disposent d’excellentes capacités athlétiques ! Cerise sur le gâteau, ils sont particulièrement rusés.

11. Le beefalo (hybride de bison et de vache domestique).

Faisant suite à une rencontre que personne n’attendait, cette créature est le petit d’un bison et d’une vache domestique, et le résultat est plutôt décevant ! Le beefalo a constamment l’air confus et/ou triste !

12. Le chabin (hybride de la chèvre et du mouton).

Les éleveurs adorent leur bétail. Parmi ce dernier, les chèvres et les moutons génèrent la majorité des profits, donc une créature hybride entre ces deux espèces doit constituer un rêve pour un éleveur ! On estime que cet hybride est bien plus intelligent que ses deux parents.

13. Le zébrule (hybride du zèbre et du cheval).

Les zèbres adorent s’accoupler avec d’autres espèces ! Voici un autre hybride impliquant le zèbre, cette fois-ci avec un cheval ! C’est une créature très paisible que l’on peut trouvé en Afrique du Sud, et il est particulièrement friand du climat chaud !

14. Le jaglion (hybride du jaguar et du lion).

Le jaglion est le résultat de l’accouplement d’un jaguar et d’un lion. Il est incroyablement fort et on pense qu’il a l’un des corps les plus puissants du règne animal ! Il s’agit d’un prédateur dangereux et il utilise sa force pour harceler sa proie !

15. Le ligre (hybride du lion et du tigre).

Le ligre est le résultat de l’accouplement d’un lion et d’une tigresse. Cela crée un super félin qui est plus imposant que les deux espèces dont il est issu et qui dispose d’une attitude plus furtive. Le ligre est connu pour briser la nuque de sa proie en un seul coup de mâchoire !

16. Le cochonglier (hybride du sanglier et du cochon domestique).

Ce super cochon est le résultat de l’accouplement d’un sanglier et d’un cochon domestique et il s’agit d’une version moins grossière que les deux espèces dont il est issu ! Il dispose d’une intelligence et de capacités physiques accrues, et est un excellent prédateur.

17. Le dzo (hybride de la vache et du yak).

Une bien étrange combinaison si vous voulez notre avis ! C’est le résultat de l’accouplement d’une vache et d’un yak, et on la croise souvent en Mongolie et au Tibet. Cette créature est prisée dans ces deux pays, car elle produit plus de lait et de viande qu’une vache ordinaire. Ce qui peut s’avérer utile…

18. Le léopon (hybride du léopard et du lion).

Cette magnifique créature est le résultat de l’accouplement d’un léopard et d’un lion ! Il est extrêmement rare et est une merveille de la jungle ! Cette créature hybride est une sorte de super félin, il est extrêmement fort, rapide et est un excellent prédateur ! Faites attention…

19. L’australian kelpie (hybride du dingo et du chien de berger).

Ces chiens sont comme résultant de l’hybridation des dingos avec des chiens de berger anglais. Ils sont excellents pour rassembler le bétail à l’aide de très peu d’indications, et sont donc souvent utilisés comme chiens de ferme.

20. L’hybride du pinson des arbres et du pinson du Nord.

Cet hybride est souvent utilisé comme oiseaux domestiques, en particulier au Royaume-Uni. Il est sage et bien élevé, et présente une longue durée de vie.

21. Le cichlidé Blood Parrot (hybride de l’amphilophus citrinellus et du cichlidé à tête rouge).

Le premier blood parrot a été découvert en 1986 et il est connu pour ses nombreuses malformations physiques ! Cette créature connaît des difficultés à manger et respirer du fait de ses muscles de la gorge étroits, et sa bouche ne peut pas se fermer complètement !

22. Le lépjag (hybride du léopard et du jaguar).

Cette étonnante créature est le résultat de l’accouplement d’un léopard et d’un jaguar ! Ce super-félin est extrêmement puissant, plus que ses parents, et est particulièrement doué pour attraper des prédateurs !

23. Le mulard (hybride du canard domestique et du canard colvert).

Le mulard est un canard qui a connu une rapide évolution au cours des années ! Cette espèce hybride est le meilleur canard de chasse, et on a remarqué que ses dents devenaient de plus en plus effilées avec le temps, alors prenez garde…

http://bridoz.com

Le Saviez-Vous ► Les crocodiles peuvent grimper aux arbres


Surprenant étant donné le physique que les crocros peuvent grimper aux arbres, mais ce n’est pas pour faire une attaque surprise, mais pour d’autres raisons
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Les crocodiles peuvent grimper aux arbres

Après avoir mené des enquêtes en Australie, en Afrique et en Amérique, une équipe de scientifiques vient de publier une étude surprenante : les crocodiles peuvent grimper aux arbres!

Et il semble que ce ne soit pas un comportement exceptionnel. Bien que ces reptiles ne possèdent pas une morphologie adaptée à ce genre de pratique, il n’est pas rare de les trouver sur des branches élevées, voire même au sommet des arbres (on en a vu à plus de 9 mètres). 

Mais soyons rassurés, les crocodiles ne se hissent pas ainsi pour tendre des embuscades. Ils grimpent aux arbres pour régulariser leur température interne (ils ont le sang froid et recherchent le plein soleil) et surveiller leur territoire.

http://www.canald.com/

Le Saviez-Vous ► Une histoire de l’origine des esclaves africains


 

L’origine de l’esclavage africain vers l’Europe, (on ne parle pas pour le moment des États-Unis, qui comme on le sait, beaucoup d’hommes africains ont été esclaves dans ce pays) a commencé par les empires africains qui ont vendu aux Européens, mais quand des pays européens ont vu le potentiel, ils ont fini par venir les chercher eux-mêmes
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Une histoire de l’origine des esclaves africains


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Source)

 Il faut comprendre que l’origine du commerce d’esclaves est liée tant aux guerres entre royaumes et tribus africaines qu’à leur contact avec les premiers Européens. Cette semaine, intéressons-nous aux grands royaumes africains qui ont commercé avec l’Europe et qui, notamment par les guerres internes, ont eux-mêmes fourni au départ les esclaves aux Européens… avant de réaliser l’hécatombe qui était en train de les frapper.

Des royaumes et Empires puissants:


L’Empire du Mali de Kanga Moussa en 1375
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Source)

L’Afrique est un immense continent de plus de 30 millions de km2 qui a vu passer sur son territoire de très nombreuses populations aux moeurs, langues et traditions différentes. Un des plus connus grâce aux écrits et vestiges qui existent encore aujourd’hui a été le puissant Empire du Mali. Du XIIIe au XVIIe siècles, le Mali et sa capitale, Tombouctou, ont été la plaque tournante du commerce entre l’Afrique et les grands royaumes arabes et à travers eux, de l’Europe même. L’Histoire se rappelle entre autres du roi Kanga Moussa, qui a fait un pèlerinage à la Mecque avec une impressionnante quantité d’or qu’il aurait distribué sur son passage!


Pages de manuscrits astronomiques de Tombouctou
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Source)

Bien situé comme zone d’arrêt pour les caravanes en raison de sa proximité du fleuve Niger, le Mali a constamment agrandi son territoire et géré un important commerce de l’or et du sel, en échange de produits de luxe comme le papier. Ses souverains s’intéressèrent au savoir sous toutes ses formes, investissant des mosquées, des bibliothèques et dans les plus anciennes universités du monde. Les célèbres manuscrits de Tombouctou, menacés par les conflits avec certains groupes religieux radicaux entre autres, sont un témoin important de cette histoire. 


Art de l’Empire du Congo
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Source)

Des XVe au XIXe siècles, l’Empire du Congo est lui aussi devenu un joueur important dans le commerce africain, surtout que sa situation géographique lui permettait une riche agriculture, ce qui n’était pas le cas partout en Afrique. Ses souverains ont conquis un vaste territoire en Afrique de l’Ouest, qui nécessitait de positionner des gouverneurs dans les zones annexées pour en assurer la gestion et la surveillance.

Contact avec l’Europe et commerce d’esclaves:


L’intérieur d’un navire marchand d’esclaves
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Des Empires comme celui du Congo ou de Dahomey acquéraient leur territoire par le biais de guerres et de conquêtes, ce qui impliquait de faire des prisonniers. Il faut noter que l’Afrique fournissait déjà des esclaves provenant de leurs conquêtes aux États arabos-musulmans depuis le VIIème siècle. Mais au XVème, les Portugais et les Hollandais atteignirent la côte atlantique de l’Afrique et entrèrent en contact avec ces Empires. Si les Européens étaient au départ intéressés par l’or, le développement des plantations de canne à sucre dans les colonies les amena à s’intéresser eux-mêmes à une marchandise humaine.


La reine Njingha Mbandi
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En échange entre autres d’armes à feu, intéressantes pour leurs guerres, certains royaumes africains commencèrent à vendre leurs prisonniers aux Européens, les condamnant à une vie d’esclaves hors d’Afrique. Au XVIème siècle, on estime que 10% de la population de la ville de Lisbonne était déjà d’origine africaine! Ces esclaves venaient entre autres du Nigéria, du Cameroun et des territoires périphériques au Congo. Mais les Européens voulurent de plus en plus d’esclaves et en vinrent à les capturer eux-mêmes, faisant stagner la démographie africaine jusqu’à la fin du XIXème siècle. Certains souverains commencèrent à réaliser la tragédie et tentèrent de s’opposer à ces raids illégaux. Ce fut notamment le cas de la reine du Matamba Njingha Mbandi, qui passa sa vie à résister aux tentatives de raids des Portugais sur son territoire au XVIIème siècle.


Affiche de vente d’esclaves de 1855
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Plus de 11 millions d’Africains et possiblement davantage, furent ainsi exportés vers les différentes colonies européennes entre les XVe et XIXe siècles, donnant ainsi naissance à une impressionnante diaspora noire de par le monde.

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

 

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