La girafe a un morceau de métal autour de la jambe


En Afrique, ceux qui travaillent à la protection des animaux on beaucoup de travail avec le braconnage et les accidents. Des vétérinaires de Lewa Wildlife Conservancy sont intervenues auprès d’une girafe coincée dans une sorte de bande métallique. Pas facile d’aider un animal sauvage qui ne comprend pas ce qui se passe. Il faut éviter les coups de patte et ensuite la remettre debout avec les moyens du bord
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La girafe a un morceau de métal autour de la jambe

 

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Les éléphants d’Afrique deviennent nocturnes pour éviter les braconniers


Les éléphants sont vraiment intelligents. Voyant le danger du braconnage, ils peuvent s’adapter à devenir des animaux diurne. Malheureusement, cela peut avoir des conséquences considérables sur leur mode de vie
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Les éléphants d’Afrique deviennent nocturnes pour éviter les braconniers

 

Elephants

Pour échapper aux braconniers, les éléphants peuvent choisir de se déplacer davantage la nuit que le jour.

© CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP le 16.09.2017 à 08h00

Des chercheurs ont découvert que les éléphants, des animaux diurnes, peuvent changer de comportement et vivre la nuit afin d’éviter les braconniers.

Les éléphants de savane d’Afrique (Loxodonta africana) sont des animaux diurnes. Pourtant, une étude parue en septembre 2017 dans la revue Ecological Indicators et menées par des chercheurs néerlandais, britanniques et par l’ONG Save The Elephants, affirme que ces pachydermes ont appris à se déplacer et à se nourrir la nuit. Ce changement de comportement viserait à éviter les braconniers dans les zones où ceux-ci sévissent tout particulièrement.

« Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne »

En 2016, un éléphant nommé Morgan avait adopté ce comportement. Equipé d’un collier GPS, la progression de l’animal était suivie à distance.

Selon un communiqué de l’Université de Twente (Pays-Bas), ce mâle solitaire avait quitté la région côtière du sud-est du Kenya pour se diriger vers « l’un des pays les plus déchirés par la guerre, la Somalie ».

Mais alors qu’il se rapprochait de la frontière, il ne marchait plus que la nuit et se cachait derrière des arbustes le jour.

Alors pour mieux étudier la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire, les scientifiques ont établi un ratio permettant de mesurer l’activité de l’animal la nuit par rapport à celle de jour.

« Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne », expliquent-ils dans l’article scientifique.

S’adapter pour rester en vie

L’équipe menée par le chercheur Festus Ihwagi, à la fois membre de Save The Elephants et doctorant à l’Université de Twente, s’est appuyée sur des données recueillies sur des éléphants – 28 femelles et 32 mâles – équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le Nord du Kenya. Les chercheurs se sont focalisés sur deux périodes : la première, de 2002 à 2009 et la seconde, de 2010 à 2012. Si pendant la première période, le nombre d’actes de braconnage était « modéré », lors de la seconde, un pic a été observé dans le nord du Kenya.

Selon les résultats de l’étude, durant la période 2010-2012, « les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour », ont remarqué les chercheurs. 

Et cette attitude était encore plus marquée chez les femelles que chez les mâles. Entourées d’éléphanteaux, ces dernières sont souvent plus prudentes

« Cette étude montre la capacité de l’éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité », souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l’étude.

Des changements qui peuvent avoir des conséquences néfastes

Mais ces changements sont susceptibles « d’avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, sur sa reproduction et sa survie, qui ne sont pas encore totalement comprises », ajoute-il. « Pour les éléphanteaux, le risque d’être attrapés par des lions ou des hyènes la nuit pourrait être plus grand », indique à l’AFP Festus Ihwagi. « Et pour les éléphants adultes, cela implique une altération de leur vie sociale » et cela peut avoir un impact sur leur activité sexuelle, ajoute-t-il.

Les chercheurs suggèrent d’utiliser leur ratio « comme un indicateur du niveau de braconnage quasiment en temps réel » afin de le contrer. 

Environ 30.000 éléphants sont encore tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d’ivoire, à destination principalement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

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5 choses à savoir sur la leishmaniose canine


La leishmaniose canine est une maladie qui vient de la méditerranée, elle est en Europe et serait aussi présente en Asie, Afrique et en Amérique du Nord. Cette maladie est transmise par un insecte qui ressemble à un moustique, malheureusement l’animal n’en guérit pas, même s’il y a des traitement très cher et très long
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5 choses à savoir sur la leishmaniose canine

 

chien malade

Crédits photo :

Shutterstock

Chaque année, elle tue quelque 40 000 chiens en France, et elle ne cesse de se répandre dans le pays, menaçant des centaines de milliers d’animaux. Pourtant, la leishmaniose canine est encore trop peu connue des propriétaires de chiens.

Comment se transmet la maladie et à quelle période ? Quelles zones sont les plus touchées et comment prévenir cette maladie qui ne peut malheureusement pas être guérie ?

Voici 5 choses à savoir sur la leishmaniose canine :

1. Comment se transmet la leishmaniose ?

 

    La leishmaniose est transmise par le phlébotome, un insecte que l’on peut aisément confondre avec un moustique. Cet insecte est particulièrement actif durant la nuit, du crépuscule à l’aube, et tout au long du printemps et de l’été, d’avril à septembre voire octobre. Une période qui dépend bien sûr des conditions climatiques. Et depuis quelques années, ils apparaissent de plus en plus tôt.

    C’est par la piqure de l’insecte vecteur de la maladie que le chien (comme l’homme) est contaminé.

    2. Où sévit cette maladie ?

    Il y a encore quelques années, la leishmaniose était encore une maladie méditerranéenne. Mais elle s’est étendue vers le nord de l’Europe. Elle est aussi présente en Asie, en Afrique et sur le continent américain. Seuls l’Australie et l’Antarctique en sont indemnes.

    En France, la leishmaniose touche particulièrement les régions du sud.

    3. Les symptômes de la leishmaniose

    • Chute de poils, autour des yeux et du museau

    • Perte de poids malgré un appétit normal

    • Escarres, ulcères, inflammations cutanées, squames…

    • Lorsque la maladie est à un stade très avancé, les griffes du chien se mettent à pousser à une vitesse anormale.

    • Des boiteries mais aussi une insuffisance rénale peuvent se manifester

        Ces symptômes n’apparaissent que plusieurs mois, et dans certains cas plusieurs années, après la contamination, ce qui rend le diagnostic plus compliqué.

        En cas de doute, n’attendez pas pour vous rendre chez votre vétérinaire qui pourra réaliser un test sanguin pour dépister la maladie.

        4. Comment prévenir la maladie ?

        Les personnes vivant dans les régions les plus touchées ou s’y rendant régulièrement sont vivement invitées à faire vacciner leur chien contre la leishmaniose.

        Il est conseillé de garder son chien à l’intérieur durant la nuit et de lui appliquer régulièrement un antiparasitaire spécifique.

        5. Existe-t-il un traitement ?

        La leishmaniose ne peut pas être guérie. Aucun traitement ne permet en effet d’éradiquer le parasite une fois qu’il s’est installé.

        Si le chien est dans un état grave, à un stade avancé de la maladie, l’euthanasie sera malheureusement la meilleure option. Des chiens en meilleur état général peuvent bénéficier d’un traitement, long et coûteux, qui luttera contre les symptômes de la maladie mais ne guérira pas complètement l’animal.

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      Quand la pollution déforme le visage des chimpanzés


      Des singes dans une région dans l’Ouganda ont des déformations du visage qu’il n’y a pas ailleurs en Afrique. C’est un parc national qui a une particularité d’être proche des installations humaines avec des exploitations agricoles dont le maïs qu’ils vont chercher la nuit. Les pesticides sont montrés du doigt en particulier le DDT qui est interdit dans beaucoup de pays, mais pas en Ouganda.
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      Quand la pollution déforme le visage des chimpanzés

       

      La femelle chimpanzé Kyara est porteuse d'un bec-de-lièvre

      Sur les 16 chimpanzés porteurs d’une déformation de la face, la femelle Kyara est la seule à avoir un bec-de-lièvre.

      © JEAN-MICHEL KRIEF

      Par Olivier Lascar

      La vétérinaire Sabrina Krief lance l’alerte sur le grand nombre de chimpanzés porteurs d’une déformation de la face à Sebitoli, dans le parc national de Kibale, en Ouganda : ce pourrait être la conséquence d’une trop grande exposition aux pesticides…

      C’est à Sebitoli, parc national de Kibale, à l’ouest de l’Ouganda. 25 ans que les scientifiques étudient les chimpanzés dans ce parc africain, et ils n’avaient jamais vu cela : les primates y sont victimes d’une  » épidémie «  de déformation faciale. Narines disymétriques, absentes, lèvres tordues par un bec-de-lièvre. Si cette fente labiale a été observée sur un unique individu – une femelle baptisée Kyara – elle symbolise à elle seule le mystère de Sebitoli…

      Comment expliquer en effet que 25% des chimpanzés étudiés par l’équipe de la primatologue française Sabrina Krief portent ces stigmates ?

      « Nous avons constaté ces déformations sur 16 des 66 chimpanzés que nous étudions à Sebitoli depuis 2008 », confirme la vétérinaire, professeure au Muséum National d’Histoire naturelle (MNHN).

      Et le mal semble circonscrit à cette seule région du parc national. Car il y a près de 1000 chimpanzés dans Kibale pris dans son entièreté. Au sud de Sebitoli, plus de 300 grands singes sont  » monitorés «  quotidiennement dans les zones de Ngogo, Kanyawara et Kanyanchu. Or seul un autre cas de déformation labiale a été répertorié chez les chimpanzés sauvages… dans toute l’Afrique !

      Mais Sebitoli a une particularité par rapport aux autres régions du parc national de Kibale. C’est sa très grande proximité avec les installations humaines. A sa bordure, on trouve des exploitations industrielles de thé et d’eucalyptus. Cette zone a été exploitée dans les années 70 pour son bois en faisant usage d’Agent Orange, le défoliant tristement connu pour son usage par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam : la forêt tropicale originelle ne correspond plus qu’à 14% de Sebitoli. On y trouve aussi autour des myriades de petits jardins où les habitants de la région cultivent leur nourriture, tout particulièrement du maïs.

      Une situation dramatique pour les grands singes comme pour les populations humaines de la région de Sebitoli

      « Les caméras installés dans ces cultures vivrières montrent que les chimpanzés viennent de nuit chaparder du maïs pour se nourrir », raconte Sabrina Krief.

      La primatologue et ses collègues ougandais ont donc décidé d’analyser des échantillons de maïs, les graines, les tiges, mais aussi la terre, l’eau des rivières et les poissons de l’habitat des chimpanzés de Sebitoli. Résultat des analyses pratiqués dans le laboratoire d’écotoxicologie de l’Ecole vétérinaire de Lyon : ils recèlent d’alarmantes quantités de pesticides. Du DDT (interdit pour un usage agricole par la convention de Stockholm depuis 2001, signée par plus de 100 pays, mais pas par l’Ouganda qui ne doit l’utiliser qu’à l’intérieur des maisons), le chlorpyrifos, un insecticide organophosphoré, ou encore de l’imidaclopride, le principe actif du Gaucho, le célèbre insecticide de la famille des néonicotinoïdes qui enrobe les grains de maïs que plantent les villageois.

      Pour les scientifiques, dont Barbara Demeneix, Professeure au MNHN et co-auteure de l’article publié dans Science of the Total Environment, l’exposition à ces substances chimiques est très probablement responsable des déformations faciales des chimpanzés. Ces substance agiraient comme des perturbateurs endocriniens qui affectent le développement facial in utero du bébé chimpanzé.

      « Nous suspectons également ces pesticides d’agir sur le cycle de la reproduction car certaines femelles n’ont pas de cycle sexuel », ajoute Sabrina Krief, qui tire le signal d’alarme : cette situation est dramatique pour les grands singes, mais aussi pour les populations humaines qui vivent dans la région.

      Les scientifiques tentent actuellement d’analyser urines et selles des chimpanzés pour vérifier la présence de pesticides dans l’organisme des primates. Mais ils ont d’ores et déjà entamé un travail de sensibilisation auprès des Ougandais pour expliquer que le mésusage des pesticides a, pour tous, des conséquences dramatiques. C’est à ce prix que les chimpanzés retrouveront le « sourire ».

       

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      Le Saviez-Vous ► Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


      En avril 2016, nous apprenons qu’une vieille robe  qui a séjourné 400 ans dans l’eau à été retrouvé (en 2014) quasi-intact. Voici un peu l’histoire de cette robe et du commerce international maritime de cette époque
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      Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


      Photo:
      ©Kaap Skil/AFP / Peiter de Vries

      Il y a environ 400 ans, un navire marchand sombrait dans la mer des Wadden aux Pays-Bas. À son bord, du buis, de l’encens, du tabac et de l’anis. Mais aussi un coffre bien protégé par les sables, dont le contenu émerveille le Web … Parmi les trésors de ce coffre se trouvaient des vêtements, dont une très rare robe en soie de damas dans un très bon état!

      Les Pays-Bas et le commerce international :


      Photo:
      Famille nantie du XVIIe siècle

      Aux XVIe – XVIIe siècles, à l’époque des découvertes en Amérique et conséquemment du colonialisme, les Pays-Bas étaient une puissance commerciale et maritime très importante dans le monde, avec les royaumes d’Espagne et du Portugal. Le pays s’enrichit considérablement par le commerce, entre autres avec l’Orient, et multiplia les innovations militaires, scientifiques et artistiques. À un point tel que le XVIIe siècle est considéré comme l’Âge d’or hollandais.


      Photo:
      Rembrandt, la guilde des drapiers

      À cette époque, leurs excellents navires et instruments de navigation comme le sextan, leur permirent de faire des conquêtes de territoires en Amérique du Nord (Manhattan), en Amérique du Sud, en Afrique et dans l’océan indien. Mais ils furent plus particulièrement reconnus pour le commerce, développant les compagnies des Indes orientales et occidentales à l’aube du XVIIe siècle. La «Compagnie des Indes orientales» les amena à développer le commerce des épices et des soieries avec l’Inde et l’Indonésie, de même que du thé et de la porcelaine avec la Chine.


      Photo:
      Faïence de Delft

      Une fabuleuse découverte:


      Photo:
      Pochette de velours rouge brodée @Kaap Skil

      Au mois d’août 2014, des plongeurs ont fait la découverte d’artefacts émergeant des sables près de l’île Texel, provenant des vestiges d’une épave d’un navire marchand du XVIIe siècle déjà connue. À leur grande surprise, un coffre pointait sous la vase. Lorsque le coffre fut remonté à la surface, le contenu émerveilla tous les gens présents…


      Photo:
      Couverture de livre en cuir ©Kaap Skil

      Le coffre contenait les effets personnels d’une dame de la noblesse, Jean Kerr, comtesse de Roxburghe, liée à la famille royale britannique des Stuarts. Le coffre contenait des bas de soie, des sous-vêtements, une pochette de velours rouge en bon état, un peigne et des couvertures de livres en cuir. Mais la découverte la plus spectaculaire fut celle d’une robe de soie de damas dans un étonnant état de conservation… considérant qu’elle avait séjourné 400 ans sous l’eau!


      Photo:
      @Kaap Skil

      Bien qu’elle ait été sortie de la mer en 2014, la découverte de la robe (et des autres artefacts) a été gardée secrète jusqu’à tout récemment, pour éviter que des pilleurs cherchent le lieu de l’épave d’où provenaient les objets. Les analyses ont confirmé qu’il s’agissait d’une robe de soie du XVIIe siècle de qualité exceptionnelle, portée par une dame de haut rang. La robe était fort probablement un vêtement de tous les jours cependant, puisqu’il n’y a pas de fils d’argent ou d’or sur l’étoffe. 


      Photo:
      Un exemple possible d’une robe similaire à celle découverte

      Ce coffre et le reste des objets découverts sur l’épave, comme des cargaisons d’épices, offrent une vitrine rarissime sur le commerce oriental, le transport et la vie de la noblesse au XVIIe siècle.

      Coup de théâtre, cette découverte met aussi en lumière une histoire de complot! En effet, le navire appartenait à une flotte partie de Dover, en Angleterre, en 1642. Plusieurs navires avaient sombré en février de cette année-là, en raison du mauvais temps en mer. La comtesse de 56 ans à laquelle appartenait la robe, faisait le voyage en tant que dame de compagnie d’Henriette Marie de France, épouse du roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, Charles Ier. 


      Photo:
      Henriette Marie de France

      Le voyage, en apparence pour permettre à la fille de Charles 1er de rejoindre son mari, était en réalité un voyage visant à vendre des bijoux royaux afin d’amasser des fonds pour financer l’armée des royalistes dans le cadre de la guerre civile anglaise (1642-1651). La comtesse de Roxburghe a survécu au naufrage, mais selon les archives, elle serait décédée la même année.

      Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

      http://www.historiatv.com/

      La découverte d’un crâne de primate éclaire l’évolution des singes


      Cela ne prouve pas, du moins à mon humble avis, qu’il y a un ancêtre commun au singe, quoiqu’il en soit c’est une belle découverte d’une espèce de singe qui aurait apparu il y a 13 millions d’années en Afrique
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      La découverte d’un crâne de primate éclaire l’évolution des singes

       

      Nyanzapithecus alesi

      Le crâne de la nouvelle espèce éteinte.

      FRED SPOOR.

      Par Sciences et Avenir avec AFP

      La découverte d’un crâne vieux de 13 millions d’années appartenant à un singe proche de l’ancêtre commun des singes actuels et des humains offre de nouveaux indices sur leur évolution. 

      A quoi pouvait ressembler l’ancêtre commun aux grands singes vivants et aux humains ? La remarquable découverte en Afrique d’un crâne de jeune primate âgé de 13 millions d’années permet de s’en faire une idée, révèle une étude. Trouvé près du lac Turkana au Kenya, le fossile est celui d’une nouvelle espèce appartenant au genre Nyanzapithecus, une branche primitive des hominoïdes. Le groupe des hominoïdes, dit des grands singes (« ape » en anglais), comprend actuellement les humains, les chimpanzés, les gorilles, les bonobos, les orangs-outans et les gibbons.

      « Il s’agit d’une découverte exceptionnelle car le crâne est quasiment complet« 

      Surnommée Nyanzapithecus alesi (« ales » signifiant ancêtre en langue Turkana), la nouvelle espèce « ressemblait à un gibbon » sur certains aspects mais pas sur d’autres, déclare à l’AFP Isaiah Nengo, premier auteur de l’étude parue mercredi 9 août 2017 dans Nature. Le primate avait une face plate mais il ne se déplaçait pas de la même façon que les gibbons. Il était âgé de un an et quatre mois au moment de sa mort, ont déterminé les scientifiques. Adulte, il aurait pesé environ 11 kilos.

      « Nyanzapithecus alesi faisait partie d’un groupe de primates qui a vécu en Afrique pendant plus de 10 millions d’années », note Isaiah Nengo. « Sa découverte montre que ce groupe était proche de l’origine des grands singes actuels et des humains et que cette origine se trouvait en Afrique », ajoute le chercheur de l’Institut du Bassin du Turkana et de l’Université de Stony Brook (Etats-Unis).

      Le crâne retrouvé partiellement nettoyé. © Isaiah Nengo, Photo de Christopher Kiarie.

      C’est son équipe qui a mis au jour le fossile en 2014 dans des sédiments volcaniques de la région de Napudet, à l’ouest du lac Turkana (nord du Kenya).

       « Il s’agit d’une découverte exceptionnelle car le crâne est quasiment complet », déclare à l’AFP Paul Tafforeau, paléoanthropologue à l’ESRF, le synchrotron européen de Grenoble (France) où le fossile a été scanné en trois dimensions.

      Combler un manque 

      Alesi vivait pendant le Miocène (entre 23 millions et 5 millions d’années). Or très peu de fossiles de grands singes ont été trouvés jusqu’à présent pour la période antérieure à 7 millions d’années. Le plus vieux fossile de grand singe connu a été découvert dans des dépôts vieux de 25 millions d’années en Tanzanie, mais il ne s’agit que d’un maxillaire. Sinon, quelques dents isolées et un morceau d’humérus ont été trouvés. Alesi vient donc combler un manque et les paléontologues s’en réjouissent.

      « Je n’aurais jamais pensé que cela se produirait de mon vivant », écrit Brenda Benefit, de l’Université du Nouveau Mexique (Etats-Unis), dans un commentaire publié dans Nature.


      Le crâne examiné au scanner. © Paul Tafforeau / ESRF

      « Ce qui fait tout l’intérêt de ce spécimen, c’est qu’on est à une période charnière de la diversification des grands singes, juste avant la colonisation de l’Europe et l’Asie par certaines espèces à partir de l’Afrique », relève Paul Tafforeau. « On se doutait que l’origine du groupe était en Afrique mais ce fossile permet de montrer que l’évolution principale du groupe est bien restée sur ce continent« , poursuit ce chercheur, co-auteur de l’étude. « Cela invalide en grande partie une théorie dite du « ticket aller-et-retour », c’est-à-dire le fait que le groupe des hominoïdes serait apparu en Afrique, aurait évolué en Asie et serait revenu en Afrique après », selon lui.

      Il s’agit du fossile de grand singe le plus complet pour le Miocène, découvert à ce jour, ajoute-t-il. Légèrement déformé, il ne lui manque que ses dents de lait qui ont été cassées. L’imagerie sophistiquée du synchrotron de Grenoble a permis de calculer quasiment au jour près l’âge de ce primate, grâce aux stries de croissance des dents. Au moment de sa mort, il avait 485 jours, avec une marge d’erreur de 40 jours.

      « Sa séquence dentaire est la même que celle des gibbons actuels », note Paul Tafforeau. Mais son oreille interne est très différente de celle de ces derniers, très agiles pour se déplacer dans les arbres. L’oreille interne d’Alesi ressemble davantage à celle d’un chimpanzé. L’ancêtre commun à l’homme et aux chimpanzés vivait en Afrique il y a sept millions d’années.

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      Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes


      On sait que l’homme moderne a des traces des ancêtres de la préhistoire. On croyait aussi que le croisement entre l’homme du Néandertal et l’homme moderne seraient à 100 000 ans,. Cependant avec l’étude d’une protéine de la salive, les premiers croisement serait plus il y a plus de 150 o00 ans et on ajouterait dans les hommes qui ont pu exister jusqu’à maintenant un homo fantôme, dont on ne sait rien du tout
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      Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes

       

      Photo : University at Buffalo/Bob Wilder

      L’histoire évolutive d’une protéine salivaire semble indiquer la présence d’un croisement entre les premiers humains et une espèce « fantôme » qui aurait contribué au matériel génétique des ancêtres des personnes d’origine subsaharienne.

      Explications.

      Un texte d’Alain Labelle


      Les résultats d’un nombre croissant d’études laissent à penser que les premiers humains d’Europe et d’Asie ont eu des contacts intimes avec les Néandertaliens et les Dénisoviens, deux espèces du genre Homo aujourd’hui disparues.

      Les résultats obtenus par Omer Gokcumen et ses collègues du Collège des arts et sciences de l’Université d’État de New York à Buffalo, aux États-Unis, tendent à montrer la même réalité pour les premiers humains en Afrique, mais ceux-ci auraient également échangé du matériel génétique avec une autre espèce inconnue.

      Il semble que les croisements entre les premières espèces du genre Homo n’étaient pas des exceptions, et qu’ils étaient peut-être même la norme. Omer Gokcumen

      Des preuves dans la protéine MUC7

      Ces travaux ont retracé l’évolution d’une protéine mucine appelée MUC7 qui se trouve dans la salive. Lorsque les chercheurs ont remonté dans l’histoire du gène qui code la protéine, ils ont observé la signature d’un mélange archaïque retrouvé dans les populations subsahariennes actuelles.

      Les scientifiques ont découvert cette réalité en cherchant le but et les origines de la protéine MUC7, qui donne au crachat sa consistance gluante et se lie aux microbes, ce qui aide à débarrasser le corps des bactéries pathogènes.

      Dans leur enquête, les chercheurs ont examiné le gène MUC7 dans plus de 2500 génomes de populations humaines modernes.

      C’est à ce moment qu’ils ont découvert que la population subsaharienne possédait une version du gène qui est très différente des versions que l’on trouve chez les autres humains actuels.

      Cette variante subsaharienne est si distincte que les gènes MUC7 des hommes de Néandertal et de Denisovan ressemblent plus à ceux d’autres humains modernes qu’à ceux de la population subsaharienne.

      Un Homo fantôme

      Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans le journal Molecular Biology and Evolution, cette variation génétique s’expliquerait par le phénomène d’introgression archaïque par lequel un gène est transféré d’une espèce vers une autre génétiquement assez proche pour qu’il puisse y avoir interfécondation.

      Dans le cas présent, il s’agirait d’une espèce inconnue.

      Ce membre de la famille humaine pourrait être une sous-espèce de l’Homo erectus ou d’un homininé encore inconnu. Nous l’appelons « espèce fantôme » parce que nous ne possédons pas de fossiles de l’espèce. Omer Gokcumen

      En prenant en considération le taux de mutation des gènes durant le processus de l’évolution, les chercheurs ont calculé que les ancêtres des personnes qui portent la variation subsaharienne de MUC7 se sont croisés avec une autre espèce humaine ancienne il y a plus de 150 000 ans après avoir suivi une évolution divergente depuis 1,5 à 2 millions d’années.

      Par comparaison, des anthropologues allemands estimaient que les premiers croisements entre néandertaliens et hommes modernes remonteraient à 100 000 ans.

      http://ici.radio-canada.ca/