Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots


N’importe quoi pour importer de la drogue. Un vétérinaire ne fait pas honneur à sa profession en mettant en danger des chiens et des chiots au service du cartel en Colombie pour passer la frontière américaine.
Nuage

 

Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots

 

Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots

U.S. Drug Enforcement Administration via AP

Un vétérinaire colombien a été condamné jeudi à purger une peine de six ans de prison, après avoir implanté «chirurgicalement» une quantité indéterminée d’héroïne liquide dans des chiots, pour servir des cartels de drogue en Colombie.

D’après l’Associated Press, Andres Lopez Elorez a d’abord loué une ferme dans la ville de Medellin. Il y a secrètement élevé plusieurs chiens pendant les mois qui ont suivi, en implantant des sacs d’héroïne liquide dans le corps de neuf d’entre eux.

Trois chiots seraient morts des suites de la chirurgie, après avoir attrapé un virus.

En janvier 2005, la police locale avait obtenu un mandat de perquisitionner la ferme du vétérinaire, et était parvenue à saisir quelque 17 sacs d’héroïne liquide.

M. Elorez avait par ailleurs plaidé coupable, en septembre dernier, d’avoir contribué à importer de l’héroïne en sol américain, et d’avoir utilisé à cette fin des chiots et des chiens comme des «passeurs de drogue».

Selon les informations obtenues par la Cour, deux chiots ont réussi à se sortir de leur fâcheuse position. L’un d’eux serait même devenu un chien détecteur de drogue pour la police en Colombie, alors que l’autre a été acheté puis adopté par un policier colombien lui-même.

Andres Lopez Elorez était considéré comme un fugitif depuis plusieurs années, jusqu’à ce qu’il soit arrêté par les forces de l’ordre espagnoles en 2015. Il avait été ensuite extradé aux États-Unis, en mai de l’année dernière.

https://journalmetro.com/

Le Saviez-Vous ► Les perles du véto : avez-vous déjà vu un Lassie ?


Il y a des fois qu’on se demande à quoi peuvent penser les gens en énonçant des choses qui n’ont aucun sens ..
Nuage

 

Les perles du véto : avez-vous déjà vu un Lassie ?

 

Les perles du véto : avez-vous déjà vu un Lassie ?

    Comme beaucoup de professions de service, les vétérinaires voient souvent des petites histoires rigolotes entre les murs de leur clinique. Voici une série qui reprend quelques-unes des anecdotes les plus mignonnes que nous rapportent les propriétaires de chats ou de chiens.

    Ces histoires sont inspirées de mon expérience propre, ainsi que du groupe public Facebook « Les perles des clients vétérinaires ». Elles sont anonymes et ne visent pas à dénigrer, simplement à partager quelques petits moments cocasses ou insolites de notre quotidien !

    Colley, un Lassie d’exception !

    Véto : « Vous lui avez donné quel nom ?

    – Cliente : il s’appelle Colley.

    – Véto : oui, c’est un très joli Colley, mais il s’appelle comment ?

    – Cliente : Bah, j’viens d’vous l’dire ! Il s’appelle Colley.

    – Véto : ????

    – Cliente : Bah, oui !!! C’est un Lassie, alors on l’a appelé Colley !! »

    Oreille droite ou à droite ?

    Une conversation au téléphone : « Bonjour, je suis passé tout à l’heure avec la vétérinaire. Elle a prescrit une pommade à mettre dans l’oreille droite de mon chien. Mais je voulais savoir… laquelle d’oreille droite ? »

    Recueil de jeux de mots et petites questions amusantes :

    « Oui bonjour, je viens prendre un médicament pour pas que les animaux ils meurent »

    « Je voudrais prendre rendez-vous pour faire le vaccin contre les poux de chenil… »

    « Bonjour, je vous appelle parce que ma chatte est insignifiante aujourd’hui… »

    « Docteur, l’otite de mon chien ne passe pas : pourtant je lui nettoie les oreilles tous les jours avec la solution Philosophique ! »

    « Il avait perdu l’ouïe et l’audition, heureusement il a retrouvé l’ouïe, mais par contre il est sourd… »

    « J’avais une petite chienne de 17 ans, mais vous comprenez, elle est morte de décès… »

    Lapsus révélateur

    Véto : « Quel âge a-t-il, ce toutou ?

    – 8 ans.

    – Ah ben dites donc il ne les fait pas !

    – Ah ben oui, il fait jeune, comme son maître !

    Sur un ton enjoué, le monsieur donne son âge, la cinquantaine, sans qu’on le lui demande. Le véto répond, commerçant :

    – Et oui, tel maître, tel chien, n’est-ce pas ! Et sinon, il a déjà eu des antécédents pathologiques ?

    – Oui, des soucis de prostate. »

    Une question de taille

    En parlant du labrador de 34kg : « Mais c’est normal que ses testicules soient si gros ? Parce qu’ils sont quand même plus gros que les miens ! » Euh…

    La bosse de tous les records

    Comme d’habitude pour finir, voici une anecdote personnelle, qui date de l’école : ce chien est anesthésié, en attente d’être opéré. Il a été tondu sur toute la moitié postérieure, car la chirurgie consiste à retirer cette énorme bosse !

Les perles du véto : avez-vous déjà vu un Lassie ?

La nature de cette bosse est ce qui la rend exceptionnelle : c’est un hématome. Le mot « bosse » désigne souvent un hématome, petite bulle de sang qui s’accumule sous la peau souvent suite à un choc. Mais celui-ci fait 8 litres ! (en comparaison, vous avez 6 litres de sang dans votre corps, en tout). Et le chien le portait depuis plus d’un an…

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

 

https://wamiz.com/

Les Mongols avaient des dentistes pour chevaux il y a 3 700 ans


Il semble que des nomades mongoliens aient élaboré des traitements dentaires pour les chevaux, il y a 3,700 ans bien avant la Chine ou autre endroit de la Méditerranéen. D’ailleurs, une technique ressemble beaucoup cette pratiquer par la dentisterie vétérinaire moderne.
Nuage

 

Les Mongols avaient des dentistes pour chevaux il y a 3 700 ans

 

Crédits : William Taylor

par  Malaurie Chokoualé

Une équipe de chercheurs a trouvé la plus ancienne preuve de soins dentaires vétérinaires connue à ce jour. En Mongolie, ils ont pu dater des traces de procédures dentaires sur des chevaux datant de 3 300 à 3 700 ans. Le 2 juin dernier, ils publiaient leurs conclusions sur le site d’actualité scientifique ScienceDaily.

William Taylor – auteur principal de l’étude et professeur à l’Institut Max-Planck pour la science de l’histoire humaine – et son équipe ont ainsi analysé les restes de chevaux d’un peuple pastoral (c’est-à-dire d’éleveurs de bêtes, marqués par les transhumances) mongol, connu sous le nom de Deer Stone-Khirigsuur (entre 1 300 et 700 avant J.-C.). Selon Taylor, le développement de l’équitation et d’une activité pastorale avec des chevaux a été essentiel pour l’invention des soins vétérinaires de ces équidés. 

« Les résultats de notre étude montrent qu’une compréhension approfondie de l’anatomie du cheval et une tradition de soins ont été développées, non pas dans les civilisations sédentaires de la Chine ou de la Méditerranée, mais des siècles plus tôt, parmi les nomades dont la subsistance dépendait du bien-être de leurs chevaux », écrit Taylor.

Les chercheurs ont également découvert que les changements dans les soins vétérinaires accordés aux cheveux ont suivi les développements majeurs de prise de contrôle du cheval (évolution de la bride et de la selle avec l’introduction du métal, par exemple). De fait, l’utilisation du métal a entraîné de nouveaux problèmes buccaux pour les cheveux : quand les éleveurs ont commencé à utiliser des mors en métal, ils ont en prime développé une méthode pour extraire une dent problématique, qui ressemble à s’y méprendre à une méthode contemporaine utilisée en dentisterie vétérinaire.

Nicole Boivin, directrice du département d’archéologie de l’Institut Max-Planck pour la science de l’histoire humaine, va même plus loin sur l’impact de ces techniques.

« L’étude du Dr Taylor montre que la dentisterie vétérinaire  développée par les éleveurs asiatiques a peut-être été un facteur clé qui a contribué à stimuler la diffusion des personnes, des idées et des organismes entre l’Est et l’Ouest. »

Source : ScienceDaily

http://www.ulyces.co/

Des vétérinaires en détresse


Si on croit que la profession vétérinaire est un boulot rêver, vous allez être déçu. L’étude s’est faite au Québec, 15 suicides en 15 ans, mais c’est comparable ailleurs aussi comme aux États-Unis, en Australie et en Norvège. Il semble qu’être vétérinaire, c’est de grosses émotions qui pèsent sur les épaules et ce qui les touches le plus est l’euthanasie, que ce soit pour abandon, maladie ou vieillesse.
Nuage

 

Des vétérinaires en détresse

 

Au Québec, pas moins de 15 suicides ont... (PHOTO THINKSTOCK)

Au Québec, pas moins de 15 suicides ont été relevés en 15 ans par l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ).

SARA CHAMPAGNE
La Presse

Syndrome du sauveur, amour des animaux, paradoxe de l’euthanasie; le suicide chez les médecins vétérinaires est près de trois fois plus fréquent que dans la population québécoise, révèlent des données compilées par une chercheuse au doctorat de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Anne-Sophie Cardinal.

Il ne se passe pas une année sans qu’un vétérinaire se donne la mort, soutiennent plusieurs professionnels rencontrés par La Presse. Il y a les clients à satisfaire à tout prix. Comme ce propriétaire prêt à tout pour sauver son animal de compagnie, quitte à réclamer l’acharnement. Ou l’autre qui demande l’euthanasie parce que chaton n’est plus la boule de poils rêvée.

Au Québec, pas moins de 15 suicides ont été relevés en 15 ans par l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ). Dans tous les cas, la profession a joué un rôle de premier plan. Preuve que le sujet est tabou, les avis de décès de l’ordre vétérinaire provincial ont dû être épluchés par l’association pour en arriver à ce chiffre.

«On ne va pas se le cacher, le suicide est un réel problème», affirme le Dr Michel Carrier, doyen sortant de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Anne-Sophie Cardinal, du département de psychologie communautaire de l’UQAM, consacre ses travaux de doctorat à la santé mentale des travailleurs du monde animal. Selon elle, l’euthanasie pèse lourd dans la balance. Elle a comparé le taux de suicide dans la population en général avec les données chez les quelque 2500 vétérinaires du Québec, entre 1987 et 2007, pour découvrir que la proportion était 2,9 fois plus élevée.

La chercheuse explique qu’il y a très peu d’études au Québec et au Canada, mais que le phénomène est bien documenté au Royaume-Uni, avec un taux de suicide quatre fois plus élevé que dans la population. Des études ont aussi été réalisées en Australie, en Norvège, aux États-Unis, avec des idéations suicidaires rapportées chez un vétérinaire sur six.

«La vocation, le stress et le syndrome du sauveur comptent pour beaucoup, mais je crois que l’euthanasie, la mise à mort, ce qu’on appelle le « caring-killing paradox », est un élément central», avance Mme Cardinal. Dans le domaine, l’expression renvoie à des professionnels formés pour guérir, et non pour mettre un terme à la vie.

Des clients mécontents

Au Canada, le plus récent sondage mené par l’Association canadienne des médecins vétérinaires a révélé que 12% (769 vétérinaires répondants sur 3879 sondés par courriel) ont déjà reçu un diagnostic médical d’épuisement. Plus sombre encore : près d’un répondant sur cinq (19%) a confié avoir déjà pensé sérieusement au suicide, tandis que 9% ont fait une tentative de suicide. Finalement, 90% des personnes vulnérables ont indiqué que la profession contribuait largement à leur état d’épuisement.

Partant de ce constat, l’AMVQ a décidé d’en savoir plus sur le «bien-être et la détresse psychologique» en questionnant ses vétérinaires l’an dernier. La démarche, menée par la gestionnaire et vétérinaire retraitée Johanne Hamel, a permis de recueillir un questionnaire complet auprès d’un vétérinaire québécois sur quatre.

Mme Hamel a d’abord cherché à savoir s’il est vrai que les vétérinaires sont en général plus épuisés que dans les autres professions. Plus d’une femme sur dix interrogée (10,8%) et 5,6% des hommes ont affirmé souffrir sérieusement de détresse. À noter que la majorité des répondants, soit 58%, pratique auprès des animaux de compagnie.

«Notre patient, c’est l’animal, mais on a aussi un client qui est le propriétaire du patient. Ça peut mener à des conflits, explique-t-elle. Si on parle des petits animaux, la facture peut être chère. C’est donc économique, émotif, et il y a le danger de l’erreur médicale», affirme Mme Hamel.

Au Québec, 300 000 euthanasies sont effectuées chaque année, selon l’AMVQ. Les causes principales : abandon, maladie, vieillesse.

La Dre Kim Langlois a obtenu son doctorat en médecine vétérinaire il y a sept ans. Elle soigne chats, chiens et oiseaux exotiques à la Clinique vétérinaire Laval, un centre où des services d’urgence sont offerts sept jours sur sept. Elle a la vocation depuis son tout jeune âge. Elle est membre bénévole du conseil d’administration de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal. La jeune médecin venait d’euthanasier un chien quand La Presse l’a rencontrée entre deux consultations. Elle ne s’en cache pas, elle venait de pleurer avec sa cliente.

«Dans le temps, on procédait à des euthanasies à la chaîne dans les refuges. Il y a encore des euthanasies tous les jours, on ne s’habitue pas, mais on se forge une carapace. Au moins, il est possible de refuser les euthanasies de convenance. On a des mécanismes pour essayer de trouver des solutions de rechange, on a un comité d’adoption. On travaille fort avec l’équipe pour diminuer les euthanasies.»

Comme la plupart de ses collègues, la Dre Langlois a déjà sauvé un animal de la piqûre fatale. Un client s’était présenté avec un chien husky malamute dans la force de l’âge, doux avec les enfants. L’homme réclamait l’euthanasie. Le chien avait eu le museau plein d’épines de porc-épic. Au lieu de le tuer, la médecin a choisi de l’adopter.

«Les clients jouent souvent avec nos sentiments pour les animaux, affirme-t-elle. Au début, je pleurais souvent. Il y a aussi ceux qui insinuent qu’on est là juste pour l’argent.»

La Dre Langlois relève les demandes de faveurs, les demandes de traitements gratuits. Les possibilités de poursuite.

«On doit aussi gérer les cas de maltraitance. On en voit de toutes les couleurs, par exemple des chiots lancés sur des murs, des chats avec juste la peau sur les os, on a même des cas de sodomie. On doit vivre avec le paradoxe de soigner à travers ça, le don de soi, l’épuisement par compassion. On est tellement impliqués, une niaiserie peut faire sauter notre presto.»

« On culpabilise beaucoup »

 

Le chien Nico souffrait le martyre. À cause d’une mauvaise blessure à la patte, il était confiné la plupart du temps à son enclos. Prolonger sa vie aurait nécessité beaucoup de ressources. La médication ne suffisait plus. Il ne restait que l’euthanasie.

À contrecoeur, la directrice du bien-être animal de la SPCA Montréal, Amélie Martel, a dû informer son équipe qu’il était temps de lui dire adieu. Dans un message aux employés transmis à La Presse par la direction du refuge, on comprend l’impact de la décision sur le personnel.

« Vous pouvez passer du temps avec lui aujourd’hui afin qu’il sorte au maximum, explique Mme Martel aux employés. Toutefois, je ne veux pas que vous alliez pleurer dans son enclos. Comprenez qu’il ne connaît pas le futur, il vit uniquement dans le moment présent. Par conséquent, nous désirons qu’il passe vraiment du bon temps, avec ses copains canins et ses humains préférés (vous !) pour sa dernière journée. »

Le nombre d’euthanasies a chuté de moitié depuis cinq ans à la SPCA Montréal. N’empêche, selon le dernier rapport rendu public, on a effectué 2528 euthanasies en 2015, en majorité des chats. Jusqu’à 16 000 animaux sont accueillis chaque année ; des bêtes abandonnées, maltraitées, négligées, perdues ou blessées.

« C’est partout pareil »

Vétérinaire et membre de la direction de l’Association médicale vétérinaire du Québec (AMVQ), le Dr Michel Pepin a mis sur pied un « comité santé et mieux-être » après avoir dénombré 15 suicides en 15 ans dans les avis de décès. Une portion du colloque annuel de l’association des vétérinaires a porté sur la détresse. En 10 ans, une centaine de vétérinaires ont utilisé le service de soutien téléphonique. La majorité du temps, les appels à l’aide concernent la dépression, l’épuisement professionnel ou le suicide, explique-t-on.

L’euthanasie n’est évidemment pas le seul facteur de détresse, mais le Dr Pepin reconnaît qu’elle pèse dans la balance. 

« Le nombre de suicides chez nos vétérinaires serait anecdotique si c’était juste au Québec, mais c’est partout pareil. On a un grand privilège de pouvoir mettre fin à des souffrances, mais on culpabilise beaucoup », explique le Dr Pepin.

Dans certaines cliniques, comme celle où pratique la docteure Kim Langlois, une salle vouée à l’euthanasie avec éclairage tamisé a été aménagée. Les clients ont l’espace pour passer un dernier moment avec leur animal. Les vétérinaires ont la possibilité de confier la procédure à un collègue.

14$ l’heure

Stéphanie Aubry pensait « donner un coup de volant » afin d’en finir avec sa vie quand elle s’est traînée chez le médecin. Elle a obtenu trois mois pour épuisement professionnel. La technicienne en santé animale a accepté de dévoiler son identité, contrairement à des vétérinaires joints par La Presse qui ont réclamé l’anonymat pour préserver leur réputation. Mme Aubry a démissionné. Elle est en congé de maternité et travaille pour une autre clinique.

« Je ne prendrai pas une retraite de technicienne en santé animale. Je vais bien, mais je n’ai pas retrouvé ma fougue. Je n’ai plus envie de gérer le réveil agressif d’un chien après une anesthésie, et les risques de morsure », raconte la jeune maman dont la carrière a commencé avec passion, dans un refuge, comme bénévole.

La technicienne d’expérience se rappelle avoir pleuré après une 11e euthanasie en 12 heures en refuge. Mais ce n’est pas ça qui lui a coûté la santé, enchaîne-t-elle. Elle parle plutôt de son ancienneté qu’on ne pouvait plus lui garantir, du jour de l’instauration d’un système « d’employé du mois », de ce nouveau vétérinaire. De ce salaire « minable » de 14 $ l’heure.

Mme Aubry fait une pause en caressant Roméo, l’un de ses chats, un autre rescapé de l’euthanasie.

« Je n’arrêtais pas de dire que ça n’allait pas bien, je cherchais de l’écoute, des solutions. Je faisais de l’insomnie, je pleurais dans l’auto, je prenais des Gravol pour dormir. J’avais des idées morbides, comme celle de me casser une jambe en glissant sur le plancher. »

Au Québec, le salaire moyen d’un médecin vétérinaire après 15 ans de pratique chez les petits animaux de compagnie est de 76 500 $, et de 130 000 $ chez les grands animaux.

« Un changement de culture à effectuer » dès l’université

Les toilettes de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal sont placardées d’affiches en couleur avec une main tendue pour prévenir le suicide. C’est nouveau. L’installation découle d’une consultation avec les étudiants et du déploiement, à terminer, d’un plan stratégique qui s’articule autour de 12 actions concrètes.

« Le bien-être de nos étudiants est un souci constant chez nous », a assuré le doyen sortant de la faculté, le Dr Michel Carrier, lors d’un entretien avec La Presse.

À partir de juin, la professeure titulaire Christine Theoret sera la première femme à diriger, pour un mandat de cinq ans, les cohortes constituées en majorité d’étudiantes.

« C’est vrai que plusieurs d’entre nous ont en mémoire le suicide d’un membre de la profession. Je me rappelle un confrère de classe qui s’est enlevé la vie quelques années après la fin de nos études. Je me souviens aussi d’un étudiant d’une autre classe, c’était dans les années 80. »

À l’instar des facultés de médecine humaine, celles vouées à la santé animale ont pour tradition de retenir les candidats les plus performants sur le plan scolaire. Chaque année, environ 1000 personnes font une demande d’admission. De ce nombre, à peine 96 ont été admis cette année, soit un candidat sur dix.

« À la base, ils veulent tous performer, ce sont des performants. Par définition, ce sont donc des perfectionnistes anxieux. C’est à nous d’y voir. Personnellement, je leur dis au début de chaque année qu’ils ont traversé le goulot d’étranglement, qu’ils n’ont plus à se faire compétition. Mais, vous savez, plusieurs pensent déjà à aller chercher des spécialités aux États-Unis. » – Le Dr Michel Carrier, doyen sortant de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

Afin d’équilibrer les classes, les facultés du domaine de la santé de l’Université de Montréal vont maintenant soumettre les candidats à des tests psychométriques. Un moyen qui permettra de ne pas miser seulement sur l’acquisition de connaissances, mais aussi sur la gestion des compétences, espère-t-on.

Encore récemment, le doyen de la faculté a été interpellé par une nouvelle publication du Journal of the American Veterinary Medical Association (JAVMA) décortiquant le taux de suicide chez 11 620 vétérinaires morts aux États-Unis de 1979 à 2014. Les chercheurs ont conclu que le suicide était en moyenne près de trois fois plus élevé que dans la population en général.

GESTION DU STRESS

« L’idéal, ce serait d’avoir un psychologue, comme dans certaines écoles, qui effectue des rondes dans les couloirs. Un professionnel qui aurait un bureau sur place, mais un peu à l’écart afin que les étudiants puissent le consulter sans se faire remarquer », estime M. Carrier.

À l’heure actuelle, les futurs vétérinaires ont droit à un cours sur la gestion du stress et à une série d’ateliers dépassant le cadre des actes sur l’animal, comme les relations avec les clients, comment parler d’argent, l’aspect émotif de l’euthanasie et la méditation.

La majorité des étudiants de la faculté n’ont pas connu l’échec, fait remarquer M. Carrier.

 « Il faut leur apprendre à relativiser, ajoute-t-il. Avoir de l’empathie, c’est une chose, prendre un fardeau sur ses épaules, c’est autre chose. Il y a un changement de culture à effectuer. Nous en sommes conscients. »

http://www.lapresse.ca/

Un vétérinaire transportait de l’héroïne dans des chiots


N’importe quoi pour s’enrichir avec la drogue. Un vétérinaire opère des chiots pour y mettre des sachets de drogue dans le ventre des chiots qui seront expédiés aux USA pour y être opéré de nouveau. C’est pitoyable.
Nuage

Un vétérinaire transportait de l’héroïne dans des chiots

 

© reuters.

Un vétérinaire colombien a été inculpé mardi de trafic de drogue et notamment transport d’héroïne vers les Etats-Unis dans des abdomens de chiots.

 

Andres Lopez Elorez doit comparaître devant un tribunal de New York après son extradition d’Espagne lundi, a indiqué la justice américaine.

Vétérinaire indigne

« Comme le mentionne l’acte d’accusation, Andres Lopez Elorez n’est pas seulement un trafiquant de drogue, il a également trahi son serment de vétérinaire en faisant souffrir des animaux », a commenté l’avocat Richard P. Donoghue.

Cruauté inhumaine

Une enquête menée il y a 12 ans a mis au jour une « cruauté inhumaine », celle d’utiliser des chiots pour du trafic de drogue, a souligné James J. Hunt, de la Drug Enforcement Administration.

Mode opératoire

© afp.

Elorez, 38 ans, insérait lors d’opérations des paquets d’héroïne liquide dans le ventre de chiots afin de dissimuler la drogue aux autorités. Lorsque les stupéfiants arrivaient de Colombie aux Etats-Unis, la drogue était extraite via une nouvelle opération.

« Crimes impensables« 

« La soif insatiable de profit des trafiquants de drogue les pousse à commettre des crimes impensables, comme l’utilisation de chiots innocents », a poursuivi James J. Hunt.

Le juge a ordonné que le prévenu soit écroué en attendant son procès. L’homme encourt une peine de minimum 10 ans de prison.

http://www.7sur7.be

Utiliser l’ADN pour inculper des braconniers


Le braconnage n’est pas juste dans des pays étrangers, ici au Québec, c’est une réalité que les agents fauniques essaient d’empêcher les réseaux de braconnage. Une aide précieuse peut maintenant poursuivre les braconniers grâce aux sciences judiciaires fauniques, c’est un peu comme la police scientifiques, mais pour les animaux
Nuage

 

Utiliser l’ADN pour inculper des braconniers

 

Un cerf de Virginie

Un cerf de Virginie Photo : iStock

La science judiciaire faunique est devenue une alliée indispensable pour contrer le braconnage organisé. Voici comment s’y prennent les experts pour démanteler les réseaux qui sévissent au Québec.

Un texte de Gilbert Bégin, de La semaine verte

La généticienne Vicky Boucher se souvient de la minuscule goutte de sang qu’elle a dénichée dans le recoin d’un camion. Le braconnier avait pourtant pris soin de faire disparaître toute trace du chevreuil qu’il venait d’abattre.

On a démontré qu’il existait un lien entre cette goutte de sang et des viscères retrouvés dans une zone de chasse interdite. Ça nous a permis d’inculper un suspect. On est en quelque sorte les CSI de la faune. Vicky Albert, responsable du Laboratoire d’expertise biolégale

Vicky Albert dirige la petite équipe du LEB, le Laboratoire d’expertise biolégale rattaché au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec.

On voit en gros plan une patte de cervidé déposée sur la table d'un laboratoire. Des mains gantées en prélèvent un bout à l'aide de pincettes.

Les experts du Laboratoire d’expertise biolégale prélèvent des échantillons aux fins d’analyse Photo : Radio-Canada

Généticiens, médecins vétérinaires et biologistes moléculaires offrent un soutien aux enquêtes que mènent les agents de la faune sur le terrain. Ils traquent les braconniers jusque dans leurs derniers retranchements.

Dans une pièce du laboratoire, d’immenses congélateurs témoignent des saisies effectuées par les agents : pièces de viande, écailles de saumon, plumes, couteaux, pointes de flèches, la liste est longue. On conserve même des pièces de vêtements oubliés par des braconniers trop pressés.

On voit en gros plan des morceaux de viande conservés dans des sacs de plastique transparents. Ils sont étiquetés, avec une date, un site de prélèvement et le nom de l'échantillonneur.

Des morceaux de chair sont conservés dans les congélateurs du Laboratoire d’expertise biolégale. Photo : Radio-Canada

C’est notre matière première. Un seul poil de gibier accroché sur un manteau peut dénouer toute une enquête. Parfois, une simple analyse de dent d’orignal permet de confirmer que la bête était trop jeune pour être abattue. Vicky Albert, responsable du Laboratoire d’expertise biolégale

On voit en gros plan Mme Albert, dans le laboratoire, qui parle à la caméra.

Vicky Albert, généticienne et responsable du Laboratoire d’expertise biolégale Photo : Radio-Canada

Bon an mal an, les agents de la faune constatent chaque année quelque 5000 infractions aux lois et règlements sur la conservation de la faune au Québec. De ce nombre, seulement 150 requièrent l’intervention du LEB.

Mais le travail qu’effectuent les scientifiques sur ces cas est désormais essentiel, surtout quand il s’agit de lutter contre les réseaux organisés de braconnage.

On voit, déposés sur des tables, une hache, des scies, des couteaux, des vêtements de chasse, ainsi qu'une carabine.

Des outils et des armes saisis sont analysés au Laboratoire d’expertise biolégale. Photo : Radio-Canada

Des réseaux sans scrupules

L’opération Balbuzard menée il y a quelques années reste à ce jour une des opérations marquantes dans le démantèlement du braconnage organisé au Québec.

Des braconniers avaient mis en place un marché noir de la vente de gros gibier au Bas-Saint-Laurent. Ils chassaient même dans le parc national du Bic et les réserves fauniques.

Une frappe d’importance permet l’arrestation de 33 braconniers et la saisie de 1200 kg de viande d’orignal et de chevreuil, un butin prélevé à même les congélateurs des braconniers.

Mais pour inculper ces prévenus, il fallait prouver l’existence d’un réseau de partage et de revente de gibier. Pour la première fois, des agents de la faune ont fait appel aux spécialistes du LEB.

C’était un véritable casse-tête. Il fallait déterminer quelle pièce de viande appartenait à quel animal et combien de bêtes avaient été distribuées entre combien de personnes.

Vicky Albert, responsable du Laboratoire d’expertise biolégale

Les spécialistes du LEB utilisent la piste de l’ADN pour mettre à jour les liens du réseau.

On voit un agent de la faune agenouillé près d'une carcasse, la nuit, éclairé par un projecteur. De la neige recouvre le sol.

Un agent de la faune effectue un prélèvement sur une carcasse d’animal en forêt. Photo : Radio-Canada

Les scientifiques ont d’abord dressé le profil génétique de chaque pièce de viande. Pour ce faire, ils ont recours aux microsatellites de l’ADN, exactement comme on le fait en médecine légale. Ces microsatellites sont des marqueurs génétiques qui ne laissent aucun doute sur l’identité d’une bête.

En comparant les profils génétiques, les spécialistes ont pu relier toutes les pièces de viande entre elles.

« L’ADN nous a permis d’établir l’ampleur du réseau. On a même pu démontrer que certaines braconnières avaient partagé leurs bêtes avec huit autres clients », relate Vicky Albert.

L’opération Balbuzard fut un véritable succès : 32 braconniers sur 33 plaideront coupables, sans même exiger de procès.

Des preuves béton

Le LEB a contribué à démanteler quantité d’autres réseaux de braconnage depuis l’opération Balbuzard. La science apporte désormais des preuves béton aux enquêtes.

On voit, dans le coffre d'un camion, la carcasse du cerf, déposée sur une bâche bleue.

La carcasse d’un cerf de Virginie saisie par les agents de la faune  Photo : Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

« On évite maintenant beaucoup de procès. Les accusés préfèrent plaider coupables devant la force des preuves », confirme Réjean Rioux, grand patron des agents de la faune au Québec.

Les réseaux de braconnage privent les régions des revenus que procure la chasse sportive. Les agents de la faune soulignent également que les cas de cruauté envers les animaux sont fréquents.

Pour plusieurs agents, les sciences judiciaires fauniques représentent l’outil qui pourrait un jour freiner les réseaux organisés de braconnage. Ce type de braconnage est un fléau qui continue de prospérer au Québec.

Le reportage de Gilbert Bégin et de Luc Rhéaume est diffusé à La semaine verte,

http://ici.radio-canada.ca

Des vétérinaires mettent en garde contre les problèmes de santé liés à la sélection artificielle


L’homme ne veut plus de sélection naturelle du moins dans les élevages, ils veulent jouer à l’apprenti sorcier et créer des races qui peuvent donner des aspect douteux comme un élevage de chevaux purs sangs arabes aux États-Unis, El Rey Magnum est issu de sélection artificielle, il a une allure bizarre. Le vétérinaire du coin prétend qu’il n’a aucun problème pour respirer, ce que doute les vétérinaires britanniques même s’il est difficile de voir des pronostics futurs à partir d’une vidéo. Car d’après eux jouer avec la génétique des cheveux apportera probablement des problèmes de santé tout comme chez les chiens qui ont un museau écrasé
Nuage

 

Des vétérinaires mettent en garde contre les problèmes de santé liés à la sélection artificielle

 

El Ray Magnum

Des vétérinaires craignent que El Ray Magnum développe à terme des problèmes de santé.

© INSTAGRAM / ORRIONFARMS

Par Anne-Sophie Tassart

Si Orion Farms est très fier du physique de son dernier poulain, des vétérinaires britanniques ont quand même tenu à rappeler que la sélection artificielle peut engendrer de graves problèmes chez les animaux.

« Le monde entier l’attendait », n’hésite pas à écrire sur son compte Instagram Orrion Farms, un centre d’élevage américains de purs sangs arabes situé dans l’Etat de Washington.

En observant le profil du cheval en question, on peut affirmer sans trop prendre de risques que ce n’est pas vraiment la phrase qui convient. Suite à la sélection artificielle, l’animal nommé El Rey Magnum et qui fait la fierté de l’établissement, présente un chanfrein (partie de la tête qui s’étend des yeux aux naseaux) complètement tordu.

« Cette difformité est plus significative pour un cheval que pour un chien »

C’est une vidéo publiée le 4 octobre 2017 sur Vimeo, qui a attiré l’attention des internautes. On y présente El Rey Magnum – qui est par ailleurs âgé de seulement quelques mois – mais également d’autres chevaux, tous possédant la même forme de tête, totalement aberrante. Dans un article publié dans la revue spécialisée Veterinary Record, plusieurs spécialistes s’insurgent contre cette recherche de l’originalité qui peut conduire à de graves problèmes de santé pour l’animal.

L’expert équin Tim Greet, qui au départ avoue avoir cru à un photo montage, s’inquiète de cette dérive :

« En réalité, cette difformité est plus significative pour un cheval que pour un chien. Les chiens comme les humains peuvent respirer par la bouche, mais les chevaux ne peuvent respirer que grâce à leurs naseaux. Je pense que les efforts physiques seront limités pour cet animal ».

Le spécialiste britannique fait ici référence aux races de chiens dont la truffe est particulièrement écrasée comme chez les bouledogues Français ou Anglais. Ces derniers sont plus enclins à développer des problèmes de santé, notamment le syndrome brachycéphale qui se caractérise par l’obstruction des voies respiratoires en raison d’un surplus de peau au fond de la gorge de l’animal.

« Bien qu’il soit évidemment impossible de conclure sur un animal et sur une photographie, en règle générale, toute tendance qui conduit à la reproduction afin d’obtenir des physiologies extrêmes et qui affecte négativement les besoins normaux d’un animal doit être condamnée, pour des raisons de bien-être, indique Madeleine Campbell, une spécialiste de la reproduction équine et experte dans le domaine du bien-être animal. Cela s’applique aussi à la forme de la tête qui peut compromettre l’habilité à respirer ou à se nourrir normalement ».

Un cheval qui a une allure de personnage de cartoon

Un vétérinaire aurait cependant confirmé à la revue que El Ray Magnum n’a pas de problème respiratoire.

 Interrogé par Veterinary Record, Doug Leadley, l’un des principaux conseillers en reproduction d’Orrion Farms, a déclaré que « la perfection n’existe pas mais que ce cheval est probablement à deux doigts de l’approcher ».

Concernant les critiques, Leadley les balaie d’un revers de main arguant que la plupart de ces détracteurs ne baignent pas dans le milieu hippique. Mais Jonathan Pycock, expert en reproduction équine et président de la British Equine Veterinary Association est pourtant opposé à ce genre de caractéristiques extrêmes :

« Je n’aime pas le résultat. Ce n’est vraiment pas attirant ».

Le professionnel a même ajouté que pour lui, l’animal ressemble à un personnage de cartoon.

https://www.sciencesetavenir.fr