Le Saviez-Vous ► 3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens


On a cette fâcheuse tendance à donner aux animaux domestiques des sentiments humains, alors que c’est une erreur. Comme on le voit dans diverse vidéos, cette croyance est très forte
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3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens

 

Chien

3 idées reçues sur les chiens totalement fausses.

© CATERS/SIPA

Anne-Sophie Tassart Journaliste

Fidèle compagnon de l’Homme depuis des milliers d’années, le chien (Canis lupus familiaris) est un animal encore mal compris : certaines idées reçues ont la vie dure. L’anthropomorphisme, ou la tendance à attribuer à un animal (ou à autres choses) des sentiments humains, n’y est pas pour rien dans ces erreurs. Certaines vidéos virales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux contribuent à propager ces interprétations inexactes du comportement canin.

Non, les chiens n’aiment pas forcément les câlins

Si entre humains, une étreinte peut avoir un effet apaisant, ce n’est pas forcément le cas pour nos compagnons à quatre pattes. En effet, dans un papier paru sur le site Psychology Today, Stanley Coren, un neuropsychologue américain et spécialiste canin affirme que 4 chiens sur 5 montrent des signes de stress lorsqu’ils sont câlinés par une personne, familière ou inconnue. C’est en observant plus de 250 photos de chiens enlacés que le chercheur a constaté que 81,6 % de ces animaux s’en trouvent stressés, contre seulement 7,6% appréciant l’étreinte amicale dont ils sont l’objet. Suivant son caractère, l’animal peut ressentir de l’anxiété et de l’inconfort, détournant le regard, abaissant ses oreilles et se léchant de manière compulsive, pendant l’étreinte. D’autres peuvent vivre cet acte comme une agression. Enfin, certains chiens peuvent apprécier les étreintes : ouf.

Non, les chiens ne voient pas en noir et blanc

La croyance commune veut que les chiens ne soient capables de percevoir le monde qu’en noir et blanc : erreur ! Ces animaux ont une vision bien plus complexe que cela. Même si leur spectre de vision est plus étroit que le nôtre, ils sont néanmoins sensibles au marron, au bleu et au jaune tout comme les chats. Cependant, les chiens ont une meilleure perception du mouvement que nous. Conséquence : lorsque nous voyons une image continue sur notre télévision, ces animaux voient une série d’images qui clignotent très rapidement à cause du rafraichissement de l’écran qui se produit 60 fois par seconde. Mais ce phénomène ne les empêchent pas d’avoir un réel intérêt pour le petit écran et plus particulièrement pour les sons qu’il diffuse surtout s’il s’agit de jappements et d’aboiements.

Non, ce chien ne se sent pas coupable

Le chien a fait une bêtise et sous les réprimandes de son maître (muni de son smartphone), il s’éloigne et semble se cacher. Ce genre de vidéos fait régulièrement le buzz sur les réseaux sociaux : un animal penaud qui semble s’excuser, ça plaît. Sauf que la réalité est tout autre : selon une étude parue en 2015 dans la revue Behavioural Processes, ces animaux ne ressentent pas de culpabilité. Et d’après une autre étude, l’attitude fuyante du chien serait en réalité une réponse au comportement négatif de son maître, qu’il ait fait une bêtise ou non. Il ne s’agit donc pas ici de culpabilité mais bien de crainte

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Les maladies du rein chez les chiens et chats âgés


Les chats et les chiens vivent plus longtemps donc, il est normal qu’on rencontre plus de maladies en relation avec le vieillissement. Ils peuvent entre autres avoir un dysfonctionnement de l’appareil urinaire et s’il n’est pas soigné le rein sera détruit
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Les maladies du rein chez les chiens et chats âgés

 

    Lorsqu’ils vieillissent, nos animaux domestiques rencontrent fréquemment des dysfonctionnements de l’appareil urinaire. Ces dérèglements touchent le plus souvent les reins qui sont des organes très fragiles, notamment chez le chat. Ce vieillissement anormal des reins conduit inexorablement à destruction de l’organe et à la mort si on ne le stoppe pas.

    Qu’il intervienne chez un chien ou chez un chat, ce vieillissement des reins se manifeste de la même façon. Mais pour des raisons encore mal connues, les chats développent facilement une insuffisance rénale en vieillissant. Cela signifie que le rein devient peu à peu incapable d’assumer son rôle principal, c’est-à-dire d’éliminer les déchets de l’organisme. Par un mécanisme complexe, le vieillissement anormal du rein s’auto-aggrave et s’auto-accélère. Il faut donc agir vite.

    Pour agir à temps, voici quelques conseils qui vous permettront d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard :

    1. Surveillez le poids de votre vieil animal

    En effet, les premiers symptômes de la maladie rénale peuvent ne se traduire que par une diminution progressive, légère mais constante du poids. Un vieux chat en bonne santé est un chat au poids stable. Un vieux chien ne doit ni maigrir ni grossir sans raison apparente.

    2. Surveillez la quantité d’eau bue par votre animal

    Un chat en bonne santé est un chat qui boit peu. Rappelons-nous que notre chat domestique est issu d’ancêtres qui vivaient en Afrique et qui s’étaient adaptés au désert. Si votre matou se met à boire anormalement, c’est que ses reins ne fonctionnent plus bien ; paradoxalement (et contrairement à ce qui se passe chez nous les humains), un chat qui boit et urine beaucoup est un chat qui ne va pas bien. Je vous suggère de contrôler ce dérèglement en mesurant la quantité d’eau bue ou en observant votre animal (qui va rester plus longtemps près de son bol d’eau, ou refaire pipi à l’intérieur la nuit) ou encore en changeant sa litière (anormalement sale).

    3. Surveillez l’appétit de votre vieux compagnon

    Lorsque la maladie s’aggrave, les toxines habituellement éliminées par l’urine, ne le sont plus (l’urine est de plus en plus claire). Elles restent dans le sang où elles vont peu à peu empoisonner l’animal. Cette « intoxication » par l’urée (une des toxines les plus connues) va se traduire par une baisse de l’appétit s’expliquant par la présence d’une gastrite (se manifestant sous la forme de vomissements, ou d’un appétit de plus en plus capricieux), d’une mauvaise haleine et de lésions buccales.

    4. Surveillez l’état général de votre animal

    Une fatigue anormale (ce n’est pas parce que votre animal est vieux qu’il doit être fatigué) se manifestant par une somnolence quasi permanente peut très bien révéler le lent travail de sape de l’urée sur le cerveau. Enfin une détérioration du pelage se traduisant par un poil piqué, en amas doit aussi vous alerter.

    Plus vous interviendrez tôt dans le cours de la maladie et plus vous serez efficace dans son contrôle. Le plus sage étant d’opter pour la réalisation annuelle d’un bilan de santé gériatrique à partir de 10 ans pour les chats et de 7 ans pour les chiens.

    En effet, la maladie rénale se traduit assez vite par une élévation de certains paramètres sanguins que le vétérinaire peut mesurer par une simple prise de sang. Mais attention, lorsque les marqueurs du fonctionnement rénal sont dans le rouge, le rein a déjà été détruit de plus des ¾ de sa substance ; il est grand temps d’intervenir.

    Face à la maladie rénale : que faire ?

En France nous ne disposons pas de centre de dialyse comme il en existe pour nous, les humains. Il nous faut donc absolument intervenir le plus tôt possible dans l’histoire de la maladie pour ralentir son développement.  Ainsi lorsque vous avez observé un changement dans le mode de vie ou l’allure de votre animal, que vous avez alerté votre vétérinaire et que ce dernier a pu diagnostiquer le début d’une maladie rénale, il est temps d’agir :

  • D’abord par l’alimentation : c’est un moyen essentiel et efficace de lutter contre la progression du vieillissement rénal anormal. Votre vétérinaire vous conseillera la meilleure alimentation en fonction du stade de l’insuffisance rénale. Il s’agira le plus souvent d’une alimentation industrielle (boite ou croquette) très performante dans le contrôle du vieillissement rénal. Vous pourrez enrichir cette ration en lui ajoutant des acides gras oméga 3 dont on a découvert récemment qu’ils participaient activement à la lutte contre la destruction rénale : vous les trouverez dans les sardines, l’huile de Colza (une cuillère à café par jour) ou des compléments alimentaires spécifiques.

  • Ensuite par un traitement médical que votre vétérinaire vous prescrira. De nouvelles molécules permettent aujourd’hui de garantir de très bons résultats. Il vous appartiendra de vous assurer de la prise quotidienne de ce traitement qui existe en gouttes ou en comprimés. Il assure un ralentissement notable de la vitesse de destruction du rein.

  • Par un contrôle régulier de votre animal, de son poids, de son appétit, et de sa quantité d’eau bue. Toutes ces précautions vont pouvoir empêcher la survenue d’une crise d’insuffisance rénale aigue : « la crise d’urée ». Pour éviter d’être confronté à cette terrible crise, alertez votre vétérinaire au moindre risque de déshydratation : petite gastro-entérite, rhume passager, canicule, fugue… si vous ne réagissez pas vite, il faudra hospitaliser votre animal et le mettre sous perfusion pendant plusieurs jours pour essayer de libérer son corps de cette urée qui l’empoisonne. Une autre solution pour prévenir ce terrible déséquilibre est d’anticiper la crise en amenant votre animal une fois tous les deux ou trois mois chez le vétérinaire pour qu’il le rééquilibre grâce à une perfusion qui peut durer entre 24 et 48H.

En conclusion, n’oubliez pas que le maître mot des maladies rénales liées à l’âge, c’est prévention. Dès les premiers signes observés, dès les premières anomalies constatées lors du bilan de santé gériatrique annuel, il faut agir en freinant la course de la maladie par une alimentation et un traitement adapté. Ainsi protégé, votre compagnon pourra de nouveau espérer vivre longtemps en pleine forme.

Dr Boudaroua
Docteur Vétérinaire à Solliès-Pont dans le Var (83)

Par Elisa GorinsCrédits photo :Shutterstock

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Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans


 

Les chercheurs ont découvert que la sédentarisation des hommes de la préhistoire a commencé plus tôt qu’on pensait. Et l’indice est les souris de maisons qui augmentaient quand nos ancêtres ont commencé à s’installer de façon permanente pour créer une société humaine
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Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans

 

AFPQC  |  Par Agence France-Presse

Les chasseurs-cueilleurs ont commencé à vivre dans des habitations sédentaires il y a 15 000 ans, bien plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’alors, selon une étude publiée lundi, basée sur la présence de souris grises dans ces premières maisons ancestrales.

Quand ces humains ont commencé à s’installer dans des habitations au lieu d’être itinérants, les souris de maison sont peu à peu devenues plus nombreuses que leurs homologues sauvages, note l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« Cette étude fournit les premières preuves qu’il y a au moins 15 000 ans, les humains vivaient déjà au même endroit suffisamment longtemps pour avoir un impact sur la faune locale, ce qui a résulté dans la présence dominante de souris grises », précise Fiona Marshall, professeure d’anthropologie à l’Université de Washington à St Louis (Missouri), principal co-auteure.

Jusqu’à présent on estimait que l’essor de l’élevage et des cultures, il y a 12 000 ans, correspondait au moment où les humains avaient commencé à se sédentariser, opérant une transformation dans les relations entre les hommes et le monde animal, notamment avec les petits mammifères comme les souris.

« L’occupation permanente de ces colonies humaines a eu des impacts étendus sur les systèmes écologiques locaux, la domestication animale et les sociétés humaines », estime la scientifique.

En s’installant dans des habitations, qui offraient un abri et un accès durable à de la nourriture pour les petits animaux, ces peuplades ont ouvert la voie au commensalisme, une première étape de la domestication durant laquelle les espèces animales apprennent à tirer avantage de leurs interactions avec les humains, expliquent ces chercheurs.

Selon eux, cette découverte a des implications étendues sur les processus ayant conduit à la domestication animale, dont le premier exemple est le chien.

La domestication du chat a suivi avec le début de l’agriculture, ces félins protégeant les réserves de céréales des souris et des rats.

Abondance de nourriture

L’équipe de chercheurs, dont Thomas Cucchi, du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), et Lior Weissbrod, de l’Université de Haïfa, en Israël, ont examiné les petites variations dans la forme des molaires fossilisées de diverses espèces de souris remontant jusqu’à 200.000 ans.

Ils ont pu reconstituer une chronologie montrant comment les populations de deux espèces de ces rongeurs ont évolué sur un site dans la vallée du Jourdain durant les différentes périodes de mobilité humaine.

L’analyse révèle que le degré de mobilité des groupes humains a agi sur la taille respective des populations de la souris grise (ou « souris de maison ») et de la souris des champs, qui continuent à coexister aujourd’hui autour des habitations modernes en Israël.

Des relations similaires ont été observées chez deux autres espèces de souris parmi les tribus Maasaï, des éleveurs semi-nomades dans le sud du Kenya.

Les souris grises ont commencé à vivre dans les habitations des chasseurs-cueilleurs dans la vallée du Jourdain il y a environ 15.000 ans.

Les chercheurs ont pu également voir que les populations de souris grises augmentaient fortement par rapport à celles de leurs cousines vivant dans la nature quand les groupes humains restaient plus longtemps au même endroit, leur laissant le temps de pleinement profiter de l’abondance de nourriture qui favorisait une plus grande reproduction.

Mais durant des périodes de sécheresse ou de pénurie alimentaire qui forçaient les chasseurs-cueilleurs à déménager plus souvent, les populations de souris de maison et de souris des champs s’équilibraient.

Le même phénomène est constaté aujourd’hui chez les deux espèces de souris vivant parmi ou près des tribus Maasai, dont la mobilité est similaire à celle des populations anciennes de la vallée du Jourdain.

« Cela montre le degré de sensibilité des environnements locaux à la mobilité des groupes humains, ainsi que la complexité de l’impact des hommes sur les écosystèmes, qui remonte loin dans la préhistoire« , ajoute-t-il.

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D’après la science, les chats peuvent transmettre la maladie d’Alzheimer !


Les chats pourraient transmettre l’Alzheimer et la schizophrénie enfin sur des souris. Il est vrai que nos boules de poils peuvent transmettre des maladies causées par toxoplasma gondii. Alors, qu’ils transmettre la maladie d’Alzheimer ou non, il est vraiment important de se laver les mains après avoir nettoyé la litière
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D’après la science, les chats peuvent transmettre la maladie d’Alzheimer !

 

C’est ce qu’affirment depuis peu des scientifiques iraniens : il est possible que les chats favorisent -malgré eux – l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

A cause des risques de toxoplasmose, il était déjà recommandé aux femmes enceintes d’éviter de nettoyer la litière de leur chat. Mais voilà qu’une étude de la Lorestan University of Medical Sciences récemment parue dans le Journal of Parasitology alerte sur le fait que les matous puissent également causer des ennuis de santé à tout à chacun. En effet, ils pourraient involontairement être les facteurs de développement de maladies telles qu’Alzheimer ou la schizophrénie.

La faute au Toxoplasma Gondii, un parasite qui loge dans la matière fécale des félins. Une fois contracté, celui aurait pour rôle d’altérer les transmissions neurologiques dans le cerveau humain.

Des troubles de la mémoire et de l’apprentissage

Comment les scientifiques en sont-ils arrivés à une telle conclusion ? Ils ont observé trois groupes de souris : un sain, un modifié pour développer la maladie d’Alzheimer et le dernier auquel ils avaient inoculé le parasite. Leurs résultats ont été édifiants : les rongeurs infectés par le Toxoplasma Gondii ont présenté des déficiences dans leurs fonctions de mémorisation et d’apprentissage… exactement comme s’ils souffraient déjà d’Alzheimer.

Bien sûr, cette étude ne doit pas vous faire mettre votre chat à la porte pour autant. Oui le risque existe MAIS avec une bonne hygiène, il peut être largement évité. Lavez-vous bien les mains après avoir changé la litière de votre tigre de salon afin d’empêcher l’infection de se déclarer et de bloquer la progression du parasite jusqu’au cerveau.

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Que voit un chien quand il regarde la télévision?


Je n’ai pas de chien, mais à voir certaines vidéos, les chiens peuvent être captivés par les images à la télévision et avec les nouvelles technologies que les images sont plus claires, plus précises. La question est qu’est-ce qu’ils aiment regarder ? Voit-ils la même chose que nous ?
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Que voit un chien quand il regarde la télévision?

 

Pause écran | RichardBH via Flickr CC License by

Pause écran | RichardBH via Flickr CC License by

Ilyena Hirskyj-Douglas

Les chiens semblent apprécier la télévision. Mais que voient-ils au juste quand ils fixent un écran, et quels sont leurs programmes préférés?

Ceux qui ont un chien l’ont déjà remarqué: les toutous aiment regarder la télévision, les écrans et les tablettes en tous genres. Mais qu’est-ce qui se passe dans le cerveau des canidés quand ils sont devant un écran? En étudiant leur vision selon les méthodes que l’on emploie pour la vision humaine, la recherche démontre que les chiens domestiques ont une préférence marquée pour certaines images et vidéos.

Les chiens ont, en effet, un goût prononcé pour les images qui montrent leurs congénères– mais notre recherche a permis de découvrir également que c’est souvent le son qui les attire vers les écrans. Parmi leurs sons préférés, on compte les aboiements et les gémissements d’autres chiens, les gens qui interagissent avec des chiens (demandes, ordres), et le son des jouets qui couinent.

Vision dichromatique

Cependant, les chiens ne regardent pas la télévision comme nous. Plutôt que de rester tranquillement assis, ils s’approchent de l’écran pour le voir de plus près, et font des aller-retour incessants entre leur propriétaire et l’écran. Ce sont des téléspectateurs agités et portés sur l’interaction avec ce qui se passe à la fois dans la pièce et à l’écran.

Ce qu’ils perçoivent diffère également de ce que nous voyons. Les chiens sont dotés d’une vision dichromatique –cela signifie qu’ils ne distinguent que les nuances de bleu et de jaune. La couleur est très importante pour eux, c’est pourquoi la chaîne canine DogTV privilégie ces deux tons dans sa programmation. Les yeux des chiens sont également plus sensibles au mouvement et les vétérinaires pensent que la résolution en haute définition, désormais monnaie courante, permet aux chiens de mieux percevoir les images diffusées à la télévision.

Les chiens aiment-ils la télévision?

Afin de comprendre si les chiens choisissent de regarder tel programme plutôt que tel autre, les chercheurs les ont mis devant plusieurs écrans. Une étude a prouvé que lorsque les chiens sont face à trois écrans, ils se montrent incapables de décider lequel privilégier et au final, ils n’en regardent aucun. Ils préfèrent en regarder un seul, quel que ce soit le programme diffusé. Mais il reste à refaire le test avec deux écrans, et pourquoi pas avec plus de 3 écrans.

Oh, mon programme préféré… Shutterstock

La science a prouvé que les chiens s’intéressent à ce qui se passe à l’écran et ont un penchant pour certains programmes, mais il reste à comprendre s’ils aiment véritablement regarder la télévision. Nous autres humains, nous regardons souvent des programmes qui nous perturbent, et qui peuvent nous plonger dans toute une série d’émotions: détresse, colère, horreur. Nous ne la regardons pas toujours pour nous détendre. Et nous ne savons pas si les chiens ont le même genre de motivations quand ils regardent la télévision.

Cependant, ce qui va plaire à tel chien ne plaira pas forcément à tel autre. Tout dépend de la personnalité, des expériences et des préférences de l’animal. On suppose que leurs goûts sont influencés par ce que leurs propriétaires ont l’habitude de regarder. Les chiens ont, en effet, tendance à suivre le regard de leur propriétaire et sont sensibles à d’autres signaux de communication, tels que des gestes ou les mouvements de la tête.

Fans du zapping

Contrairement aux humains, les chiens ont souvent de très courtes interactions avec la télévision, qui durent moins de 3 secondes. Ils préfèrent jeter un coup d’œil à la télé plutôt que de se concentrer sur un programme comme le font les hommes. La recherche montre que même quand on diffuse une émission spécialement pensée pour les chiens, ils passent le plus clair de leur temps à ne pas regarder l’écran. La télévision idéale, pour les chiens, doit donc proposer de petits fragments d’action plutôt que des histoires qui s’étirent en longueur.

Mais même si les chiens ont leur propre chaîne de télévision, et qu’on sait désormais qu’ils aiment les programmes mettant en scène d’autres chiens dans des émissions colorées faites d’interactions très courtes, on ne comprend pas entièrement leur perception de la télévision. Cependant, une chose est sûre: la technologie est désormais en mesure de fournir des divertissements aux chiens domestiques, améliorant ainsi leur bien-être quand ils sont seuls à la maison ou dans des chenils.

Cet article a été initialement publié sur le site de The Conversation

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Le tabagisme passif tue aussi les animaux et même peut-être plus que les hommes


Ah la cigarette, tellement difficile à s’en débarrasser. Si cela peut convaincre certains fumeurs qui ont des animaux domestiques, la fumée secondaire est aussi nocif pour eux que pour les êtres humains
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Le tabagisme passif tue aussi les animaux et même peut-être plus que les hommes

 

Les associations de protection des animaux étaient en émoi après la diffusion d’une vidéo où l’on pouvait voir un chimpanzé en train d’allumer ses propres cigarettes dans un zoo de Pyongyang, en Corée du Nord. Cette vidéo pour le moins inhabituelle nous interroge aujourd’hui sur les effets du tabagisme passif sur la santé de l’animal, et plus précisément sur nos animaux domestiques. Peuvent-ils, eux aussi, mourir d’un cancer des poumons ?

Le HuffPost est allé poser la question à Brigitte Henriquez, professeur en toxicologie vétérinaire à l’école Nationale Vétérinaire d’Alfort.

Des cancers et des allergies cutanées

Quand ils vivent avec des fumeurs, les chiens et chats sont aussi impactés par les effets du tabagisme passif. En effet, en inhalant la fumée et en avalant ses toxiques déposés sur leur pelage, les animaux domestiques peuvent aussi attraper de nombreuses pathologies.

 « Les études ont montré qu’il y avait d’une part un risque pour l’animal de développer un cancer de la cavité nasale – et non pas un cancer pulmonaire comme cela est très fréquent chez l’homme -, et d’autre part un risque plus élevé d’atopies, c’est-à-dire d’allergies cutanées », explique Brigitte Henriquez.

Selon la vétérinaire, les animaux seraient presque plus vulnérables au tabagisme passif que l’homme à cause du monoxyde de carbone qui se dégage de la fumée de cigarette.

« En ayant une fréquence respiratoire plus élevée que celle de l’homme, l’animal ingurgite encore plus rapidement et en plus grande quantité le gaz toxique contenu dans la fumée de cigarette », analyse le médecin vétérinaire.

Les oiseaux, les chiens, les chats et les rongeurs y seraient encore plus sensibles du fait de leur petite taille.

Des symptômes alarmants

En cas d’affection, les maladies chroniques ou cancers survenus chez l’animal sont plus rapidement visibles que chez l’homme.

« Le cancer du poumon peut mettre une dizaine d’années avant de s’exprimer chez l’humain alors qu’il suffit de quelques années seulement pour avoir une symptologie en lien avec des cancers des nasaux chez l’animal « , poursuit la spécialiste.

Les symptômes sont aussi plus rapidement visibles.

« Les animaux peuvent avoir des difficultés respiratoires, des pertes d’appétit, des allergies de la peau, des fatigues chroniques, de la toux ou encore un changement global d’attitude », averti la vétérinaire Brigitte Henriquez.

Espérons que la santé de votre compagnon vous donne une bonne raison d’arrêter de fumer.

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Les animaux aussi prennent de la drogue


Il n’y a pas juste l’être humain qui se drogue, les animaux aussi, à la différence que la plupart des drogues sont la plupart naturelles. Certains n’ont l’effet euphorisant, alors que d’autres peuvent devenir hallucinogène et parfois dangereux pour l’animal
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Les animaux aussi prennent de la drogue

 

(Illustration d'un kangourou) En Australie et en Tasmanie, les wallabies s'introduisent dans les cultures de pavot somnifère et consomment ces fleurs à opium. ©Pixabay/ CC0 Public Domain/Unsplash(Illustration d’un kangourou) En Australie et en Tasmanie, les wallabies s’introduisent dans les cultures de pavot somnifère et consomment ces fleurs à opium. ©Pixabay/ CC0 Public Domain/Unsplash

Par Johanne-Eva Desvages

Des mammifères marins aux animaux sauvages ou domestiques, certaines espèces présentent des penchants toxicomanes…

FÉLINS. De tous les animaux consommant de la drogue, le chat est l’exemple le plus connu. Accros à l’herbe, les félins d’appartement sont particulièrement sensibles à la cataire, une plante connue pour avoir un effet euphorisant sur eux. Aussi appelée menthe-aux-chats ou herbe-à-chats, elle libère une molécule chimique qui active le déclenchement de phéromones sexuelles. En quelques minutes seulement, les chats vont se mettre à renifler, se rouler à terre, lécher ou se frotter contre des objets, faire des étirements, des sauts ou somnoler. Certains peuvent aussi se mettre à baver. Les chercheurs suggèrent également que les chats auraient des hallucinations. Des comportements de chasse soudains sans aucune proie à chasser ont en effet déjà été observés.

Les félins d’appartements ne sont pas les seuls à consommer des drogues. Alors que la cataire procure le même effet aux tigres, léopards et lynx, les jaguars préfèrent machouiller les feuilles d’une plante utilisée pour l’ayahuasca, un breuvage à base de lianes, aussi appelée yagé. Celles-ci, plus fortes que la cataire, contiennent de la diméthyltryptamine, une substance psychotrope qui provoque notamment de fortes hallucinations et une multiplication des sens.

Les vaches et moutons en quête de sensations fortes

Dans les montagnes rocheuses canadiennes, les moutons à cornes dévient souvent de leur trajectoire pour atteindre des coins où poussent les lichens hallucinogènes. Ils empruntent ainsi des corniches escarpées et des sentiers étroits, ce qui les met en danger de mort. Un article paru en 1991 dans Journal of Range Management évoquait déjà des moutons consommant de la drogue, et plus particulièrement des variétés américaines d’astragale et d’oxytropis.

Les animaux consommant régulièrement ces plantes « se sont progressivement intoxiqués », indiquaient les auteurs del’étude en 1991 : « les moutons présentaient souvent des convulsions involontaires soudaines lorsqu’ils tentaient de prendre une bouchée de fourrage. La tête tremblait et rentrait sous la poitrine dans un mouvement de pompage, et les paupières papillonnaient pendant quelques secondes avant que l’animal ne soit en mesure de se nourrir ». Beaucoup sont morts de cette intoxication. 

Les animaux, tels que le mouton ou la vache, consommant des variétés américaines de l’astragale (appelées locoweed), s’exposent à de graves problèmes neurologiques et physiques. Les femelles peuvent aussi transmettre les toxines à leurs petits via le lait. Aux Etats-Unis, plusieurs fermiers ont également rapporté l’intérêt de leurs vaches pour cette plante. Les premiers cas recensés d’intoxication chez les vaches remonteraient à 1873 en Californie. Le locoweed agirait sur elles comme un tranquillisant. Elles peuvent rester immobiles de longues heures après l’avoir mangé et ne réagissent plus aux perturbations alentours. S’il est difficile pour l’animal de s’arrêter de brouter après y avoir goûté, il s’agirait davantage d’une attitude sociale répandue que d’une addiction, d’après les auteurs d’une étude datant de 1994. Cette conclusion n’en demeure pas moins contestée.

Champignons hallucinogènes pour les caribous

Beaucoup de cervidés consomment des champignons hallucinogènes, parmi lesquelles les caribous et les élans. A la recherche de nourriture, ces animaux vont déterrer des amanites tue-mouches congelés sous la neige hivernale. Après les avoir mangées, ils présentent souvent un comportement similaire à l’ivresse. Des caribous ont notamment été observés se mettant à courir sans but et sans raison, secouant la tête et faisant du bruit. Les animaux ayant consommé des champignons hallucinogènes se détachent également de leur troupeau. Déboussolés, ils deviennent des cibles faciles pour leurs prédateurs.

L’urine des caribous ayant mangé des amanites contient des agents psychoactifs. Les animaux buvant cette urine vont alors être sous l’effet de la drogue comme s’ils avaient consommé des champignons hallucinogènes. Après avoir traversé le système digestif du cerf, les agents psychoactifs des champignons sont même encore plus puissants, et la plupart des produits chimiques qui causent des effets secondaires indésirables ont été filtrés. Ainsi, cela donne lieu à des affrontements entre les caribous pour s’imposer comme celui qui boira cette fameuse urine. Mais les animaux ne sont pas les seuls à la consommer. Certaines populations de Sibérie et Scandinavie la boivent également pour en recevoir les effets, rapporte Animal Cognition. 

L’opium des wallabies

En Océanie, alors que la procureure générale de Tasmanie, Lara Giddings, faisait état en 2009 d’une audition parlementaire sur la culture légale de pavot somnifère (espèce végétale produisant l’opium), elle a révélé le penchant des wallabies pour ces fleurs. Les animaux, habitués à brouter l’herbe, s’introduisent régulièrement dans les champs et mangent les pavots somnifères, mettant en péril les cultures.

Sous l’emprise de l’opium, ils sont complètement « perchés et tournent en rond. Puis ils tombent », indique la procureure.

Ce problème a déjà été observé avec d’autres animaux : « il y a eu beaucoup d’histoires sur les moutons qui ont mangé certaines fleurs après la récolte et qui se sont tous mis à faire des cercles », a déclaré Rick Rockliff, porte-parole des producteurs de pavot de Tasmanie.

Ces petites escapades au milieu des fleurs à opium peuvent néanmoins causer beaucoup de dégâts. Un problème pour l’Australie qui fournit la moitié de la production légale mondiale, destinée à fabriquer la morphine et autres analgésiques.

Du poisson-globe pour les dauphins ?

Mâchouiller un poisson pour entrer en transe, c’est une technique peu commune adoptée par les dauphins. En 2014, nous avions déjà relayé cette vidéo montrant ces mammifères se saisissant d’un poisson-globe et se le passer de bouche en bouche en le pressant avec leurs dents. Une technique visant à faire secréter au poisson une neurotoxine les mettant dans un état de bien-être. C’est cette même neurotoxine (de type tétrodotoxine) qui constitue un poison mortel pour l’homme si la chair du poisson fugu consommée est mal cuisinée. 

© Youtube/ JohnDownerProd

Mais si le zoologiste Robert Pilley maintient que les animaux, après avoir inhalé la substance, « ont commencé à agir de manière particulière » et notamment « à traîner à la surface en y pointant leur nez comme s’ils étaient fascinés par leur propre reflet », cet avis est pourtant contesté par d’autres biologistes.« Je ne trouve rien de particulier dans le comportement de ces dauphins. Selon moi, c’est une surinterprétation de ce qui ne peut être qu’un simple jeu avec le poisson », avait notamment déclaré à Sciences et Avenir Alexander Gannier, président du Groupe de Recherche sur les Cétacés.

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