De l’animal-machine à la machine animale


On peut faire des robots-animaux, et maintenant, on fait de plus en plus des animaux-robots, ainsi être connecté ou bien les diriger. Je ne suis pas sûr que tout soit positif dans la technologie animale
Nuage

 

De l’animal-machine à la machine animale

 

  •  

Face aux robots, la nature a-t-elle toujours le dernier mot?

Geoffrey Da Costa Docteur en communication sur les relations humaines et animales

 

STEPHANE ARMÉDE

Les prédictions d’il y a vingt ans, nous promettaient des machines échappant aux lois de la biologie, imposant ainsi leurs suprématies sur le monde du vivant. Et effectivement, comme promis, discrètement, mais sûrement, elles commencent déjà à s’imposer sur les animaux domestiques. Face aux robots, la nature a-t-elle toujours le dernier mot?

Il y a longtemps que la nature inspire les experts en robotique. Les ingénieurs empruntent à la biologie pour concevoir des machines de toutes sortes. Après la copie de l’animal par les robots, voici venu le temps de l’incursion des robots dans les groupes d’animaux. Des bêtes synthétiques s’infiltrent, influencent et dirigent des animaux. Cela ne vous fait-il pas penser au GPS?

Des chercheurs ont construit un robot poule qui exploite le phénomène naturel de « l’empreinte filiale ». Rapidement après leur naissance, les poussins se lient au premier objet mouvant rencontré. Ainsi, les poussins ont tendance à suivre naturellement le Poulbot, le prenant pour leur mère. Certains voudront sans doute, à cause de cela, interdire l’accès des fermes à R2D2!

Les robots prennent le leadership animal, maximisant la production des élevages. En copiant artificiellement les canaux de communication des animaux, nous pourrons bientôt utiliser des robots pour gérer de façon plus « naturelle » le bétail. Plus besoin de clôtures, les bêtes suivront le robot devenu l’alpha du groupe jusqu’à l’abattoir.

Une autre application de la robotique est de créer des « Abeilbots ». Ils sont faits pour manipuler les abeilles directement dans les ruches pour prendre soin de la couvée de larves. Cette technologie pourrait contribuer à augmenter la population d’abeilles, considérée en déclin. Après tout, les abeilles sont des pollinisateurs essentiels aux cultures arboricoles.

Les scientifiques se sont aussi attaqués à une espèce d’insecte jugé bien moins sociable que les abeilles, mais vivant tout de même en groupe : Ceux-là avec qui nous cohabitons parfois sans le vouloir les cafards. Les cafards identifient leurs camarades par l’odeur. Il suffit alors de construire des robots imprégnés des phéromones de cafard. Puis, on les mêle aux cafards vivants. Une fois bien installés dans le groupe, les robots prennent le contrôle. Et on peut alors facilement déplacer les cafards dans l’immeuble d’à côté.

Cependant, le robot cafard a bien des défauts. Il ne peut grimper correctement aux murs et il n’est pas capable de fuir un prédateur. Et si plutôt que de construire des robots cafards, on transformait des cafards en robots? Les scientifiques ont introduit du matériel électronique dans cet insecte, puis ils l’ont stimulé à distance par l’intermédiaire d’un signal de téléphone intelligent. Et voilà un cafard qui répond au doigt et à l’œil. Un petit « cyborg », parfait pour l’espionnage et l’exploration.

Ce n’est que l’un des nombreux mélanges animaux-technologies qui nous entourent. Le domaine le plus spectaculaire reste celui des « prothèses de hautes-technologies », qui profitent à la fois aux animaux et aux humains. Il n’y a pas si longtemps, les animaux lourdement blessés ou handicapés étaient euthanasiés. Grâce aux prothèses pour animaux, ce n’est plus le cas. Ces technologies leur donnent une deuxième vie. Il en est question dans la série télévisée « My bionic pet », que je vous recommande chaudement. Vétérinaires et ingénieurs travaillent ensemble pour faire des reproductions quasi identiques d’articulation de l’animal. Les handicaps n’étant pas uniquement moteurs, il y a des prothèses « implants » reliées directement au cerveau, essentiellement pour l’ouïe et la vue, mais pas que. Et le tout sans fil, en plus!

La fabrication d’implants neuronaux ouvre la voie à des perspectives intéressantes dans les milieux thérapeutiques vétérinaires.

Le cas le plus surprenant est celui d’un macaque paralysé qui a pu remarcher grâce aux neuroprothèses. Elles sont des puces électroniques implantées dans le cerveau et la colonne vertébrale qui répare certaines déficiences nerveuses du singe. La communication des signaux électriques est ainsi rétablie entre le cortex et les nerfs. Il peut utiliser ses membres inférieurs sans entraînement. La fabrication d’implants neuronaux ouvre la voie à des perspectives intéressantes dans les milieux thérapeutiques vétérinaires.

On ne sera pas étonné d’apprendre que ces animaux domestiques ont une présence non négligeable de technologies dans le corps. C’est pourquoi on pensera immédiatement que ce sont des chiens et chats cyborgs. Phénomène d’autant plus prévisible que, dans une société de consommation comme la nôtre, la barrière entre le thérapeutique et le ludique est bien mince. Ajouter des gadgets à nos toutous, nous le faisons déjà très bien. Qu’en sera-t-il lorsqu’il ne s’agira plus de remplacer les membres, mais de gadgétiser son chat ou son chien en bonne santé? On parle alors du concept de chiens et de chats « augmentés ». C’est l’avènement de nouvelles races chiens cyborgs, plus puissants, plus performants, avec une force de mâchoire accrue, lesquels sont « utilisés » en contexte de guerre ou dans le cadre de combats de chiens.

Mais, plus que les augmentations physiologiques animales, ce sont les technologies de communication qui vont recevoir le plus d’attention. Imaginez comme il serait pratique de connecter son iPhone avec son chat! Et de pouvoir texter son matou toute la journée! Ou bien de « Skyper » son chien pour ne pas qu’il s’ennuie! Et surtout, de le « poker » quand nous nous ennuyons. Assez étrangement, je suis sûr qu’il sera l’un de vos seuls amis Facebook à vous répondre instantanément : il n’aurait pas le choix.

Générant à la fois espoirs et inquiétudes, l’animal cyborg semble destiné à devenir l’un des piliers de notre société. Des technologies implantées dans l’animal sont déjà monnaie courante. Il suffit de penser aux puces électroniques d’identification. Mais aujourd’hui, nous pouvons aller plus loin en ce sens. Les avancées technologiques nous donnent maintenant de nouvelles occasions de modifier les trajectoires évolutives des animaux domestiques, les plus proches de nous. À nous d’y mettre une limite… ou pas. Dans tous les cas, nos animaux de compagnies seront inlassablement liés aux technologies. En espérant qu’ils ne deviennent pas aussi dépendants que nous de la moindre notification reçue alors que nous sommes en pleine activité… humaine.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Publicités

Le Saviez-Vous ► 3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens


On a cette fâcheuse tendance à donner aux animaux domestiques des sentiments humains, alors que c’est une erreur. Comme on le voit dans diverse vidéos, cette croyance est très forte
Nuage

 

3 choses fausses que vous pensez savoir sur les chiens

 

Chien

3 idées reçues sur les chiens totalement fausses.

© CATERS/SIPA

Anne-Sophie Tassart Journaliste

Fidèle compagnon de l’Homme depuis des milliers d’années, le chien (Canis lupus familiaris) est un animal encore mal compris : certaines idées reçues ont la vie dure. L’anthropomorphisme, ou la tendance à attribuer à un animal (ou à autres choses) des sentiments humains, n’y est pas pour rien dans ces erreurs. Certaines vidéos virales qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux contribuent à propager ces interprétations inexactes du comportement canin.

Non, les chiens n’aiment pas forcément les câlins

Si entre humains, une étreinte peut avoir un effet apaisant, ce n’est pas forcément le cas pour nos compagnons à quatre pattes. En effet, dans un papier paru sur le site Psychology Today, Stanley Coren, un neuropsychologue américain et spécialiste canin affirme que 4 chiens sur 5 montrent des signes de stress lorsqu’ils sont câlinés par une personne, familière ou inconnue. C’est en observant plus de 250 photos de chiens enlacés que le chercheur a constaté que 81,6 % de ces animaux s’en trouvent stressés, contre seulement 7,6% appréciant l’étreinte amicale dont ils sont l’objet. Suivant son caractère, l’animal peut ressentir de l’anxiété et de l’inconfort, détournant le regard, abaissant ses oreilles et se léchant de manière compulsive, pendant l’étreinte. D’autres peuvent vivre cet acte comme une agression. Enfin, certains chiens peuvent apprécier les étreintes : ouf.

Non, les chiens ne voient pas en noir et blanc

La croyance commune veut que les chiens ne soient capables de percevoir le monde qu’en noir et blanc : erreur ! Ces animaux ont une vision bien plus complexe que cela. Même si leur spectre de vision est plus étroit que le nôtre, ils sont néanmoins sensibles au marron, au bleu et au jaune tout comme les chats. Cependant, les chiens ont une meilleure perception du mouvement que nous. Conséquence : lorsque nous voyons une image continue sur notre télévision, ces animaux voient une série d’images qui clignotent très rapidement à cause du rafraichissement de l’écran qui se produit 60 fois par seconde. Mais ce phénomène ne les empêchent pas d’avoir un réel intérêt pour le petit écran et plus particulièrement pour les sons qu’il diffuse surtout s’il s’agit de jappements et d’aboiements.

Non, ce chien ne se sent pas coupable

Le chien a fait une bêtise et sous les réprimandes de son maître (muni de son smartphone), il s’éloigne et semble se cacher. Ce genre de vidéos fait régulièrement le buzz sur les réseaux sociaux : un animal penaud qui semble s’excuser, ça plaît. Sauf que la réalité est tout autre : selon une étude parue en 2015 dans la revue Behavioural Processes, ces animaux ne ressentent pas de culpabilité. Et d’après une autre étude, l’attitude fuyante du chien serait en réalité une réponse au comportement négatif de son maître, qu’il ait fait une bêtise ou non. Il ne s’agit donc pas ici de culpabilité mais bien de crainte

http://www.sciencesetavenir.fr

Les maladies du rein chez les chiens et chats âgés


Les chats et les chiens vivent plus longtemps donc, il est normal qu’on rencontre plus de maladies en relation avec le vieillissement. Ils peuvent entre autres avoir un dysfonctionnement de l’appareil urinaire et s’il n’est pas soigné le rein sera détruit
Nuage

 

Les maladies du rein chez les chiens et chats âgés

 

    Lorsqu’ils vieillissent, nos animaux domestiques rencontrent fréquemment des dysfonctionnements de l’appareil urinaire. Ces dérèglements touchent le plus souvent les reins qui sont des organes très fragiles, notamment chez le chat. Ce vieillissement anormal des reins conduit inexorablement à destruction de l’organe et à la mort si on ne le stoppe pas.

    Qu’il intervienne chez un chien ou chez un chat, ce vieillissement des reins se manifeste de la même façon. Mais pour des raisons encore mal connues, les chats développent facilement une insuffisance rénale en vieillissant. Cela signifie que le rein devient peu à peu incapable d’assumer son rôle principal, c’est-à-dire d’éliminer les déchets de l’organisme. Par un mécanisme complexe, le vieillissement anormal du rein s’auto-aggrave et s’auto-accélère. Il faut donc agir vite.

    Pour agir à temps, voici quelques conseils qui vous permettront d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard :

    1. Surveillez le poids de votre vieil animal

    En effet, les premiers symptômes de la maladie rénale peuvent ne se traduire que par une diminution progressive, légère mais constante du poids. Un vieux chat en bonne santé est un chat au poids stable. Un vieux chien ne doit ni maigrir ni grossir sans raison apparente.

    2. Surveillez la quantité d’eau bue par votre animal

    Un chat en bonne santé est un chat qui boit peu. Rappelons-nous que notre chat domestique est issu d’ancêtres qui vivaient en Afrique et qui s’étaient adaptés au désert. Si votre matou se met à boire anormalement, c’est que ses reins ne fonctionnent plus bien ; paradoxalement (et contrairement à ce qui se passe chez nous les humains), un chat qui boit et urine beaucoup est un chat qui ne va pas bien. Je vous suggère de contrôler ce dérèglement en mesurant la quantité d’eau bue ou en observant votre animal (qui va rester plus longtemps près de son bol d’eau, ou refaire pipi à l’intérieur la nuit) ou encore en changeant sa litière (anormalement sale).

    3. Surveillez l’appétit de votre vieux compagnon

    Lorsque la maladie s’aggrave, les toxines habituellement éliminées par l’urine, ne le sont plus (l’urine est de plus en plus claire). Elles restent dans le sang où elles vont peu à peu empoisonner l’animal. Cette « intoxication » par l’urée (une des toxines les plus connues) va se traduire par une baisse de l’appétit s’expliquant par la présence d’une gastrite (se manifestant sous la forme de vomissements, ou d’un appétit de plus en plus capricieux), d’une mauvaise haleine et de lésions buccales.

    4. Surveillez l’état général de votre animal

    Une fatigue anormale (ce n’est pas parce que votre animal est vieux qu’il doit être fatigué) se manifestant par une somnolence quasi permanente peut très bien révéler le lent travail de sape de l’urée sur le cerveau. Enfin une détérioration du pelage se traduisant par un poil piqué, en amas doit aussi vous alerter.

    Plus vous interviendrez tôt dans le cours de la maladie et plus vous serez efficace dans son contrôle. Le plus sage étant d’opter pour la réalisation annuelle d’un bilan de santé gériatrique à partir de 10 ans pour les chats et de 7 ans pour les chiens.

    En effet, la maladie rénale se traduit assez vite par une élévation de certains paramètres sanguins que le vétérinaire peut mesurer par une simple prise de sang. Mais attention, lorsque les marqueurs du fonctionnement rénal sont dans le rouge, le rein a déjà été détruit de plus des ¾ de sa substance ; il est grand temps d’intervenir.

    Face à la maladie rénale : que faire ?

En France nous ne disposons pas de centre de dialyse comme il en existe pour nous, les humains. Il nous faut donc absolument intervenir le plus tôt possible dans l’histoire de la maladie pour ralentir son développement.  Ainsi lorsque vous avez observé un changement dans le mode de vie ou l’allure de votre animal, que vous avez alerté votre vétérinaire et que ce dernier a pu diagnostiquer le début d’une maladie rénale, il est temps d’agir :

  • D’abord par l’alimentation : c’est un moyen essentiel et efficace de lutter contre la progression du vieillissement rénal anormal. Votre vétérinaire vous conseillera la meilleure alimentation en fonction du stade de l’insuffisance rénale. Il s’agira le plus souvent d’une alimentation industrielle (boite ou croquette) très performante dans le contrôle du vieillissement rénal. Vous pourrez enrichir cette ration en lui ajoutant des acides gras oméga 3 dont on a découvert récemment qu’ils participaient activement à la lutte contre la destruction rénale : vous les trouverez dans les sardines, l’huile de Colza (une cuillère à café par jour) ou des compléments alimentaires spécifiques.

  • Ensuite par un traitement médical que votre vétérinaire vous prescrira. De nouvelles molécules permettent aujourd’hui de garantir de très bons résultats. Il vous appartiendra de vous assurer de la prise quotidienne de ce traitement qui existe en gouttes ou en comprimés. Il assure un ralentissement notable de la vitesse de destruction du rein.

  • Par un contrôle régulier de votre animal, de son poids, de son appétit, et de sa quantité d’eau bue. Toutes ces précautions vont pouvoir empêcher la survenue d’une crise d’insuffisance rénale aigue : « la crise d’urée ». Pour éviter d’être confronté à cette terrible crise, alertez votre vétérinaire au moindre risque de déshydratation : petite gastro-entérite, rhume passager, canicule, fugue… si vous ne réagissez pas vite, il faudra hospitaliser votre animal et le mettre sous perfusion pendant plusieurs jours pour essayer de libérer son corps de cette urée qui l’empoisonne. Une autre solution pour prévenir ce terrible déséquilibre est d’anticiper la crise en amenant votre animal une fois tous les deux ou trois mois chez le vétérinaire pour qu’il le rééquilibre grâce à une perfusion qui peut durer entre 24 et 48H.

En conclusion, n’oubliez pas que le maître mot des maladies rénales liées à l’âge, c’est prévention. Dès les premiers signes observés, dès les premières anomalies constatées lors du bilan de santé gériatrique annuel, il faut agir en freinant la course de la maladie par une alimentation et un traitement adapté. Ainsi protégé, votre compagnon pourra de nouveau espérer vivre longtemps en pleine forme.

Dr Boudaroua
Docteur Vétérinaire à Solliès-Pont dans le Var (83)

Par Elisa GorinsCrédits photo :Shutterstock

https://wamiz.com

Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans


 

Les chercheurs ont découvert que la sédentarisation des hommes de la préhistoire a commencé plus tôt qu’on pensait. Et l’indice est les souris de maisons qui augmentaient quand nos ancêtres ont commencé à s’installer de façon permanente pour créer une société humaine
Nuage

Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans

 

AFPQC  |  Par Agence France-Presse

Les chasseurs-cueilleurs ont commencé à vivre dans des habitations sédentaires il y a 15 000 ans, bien plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’alors, selon une étude publiée lundi, basée sur la présence de souris grises dans ces premières maisons ancestrales.

Quand ces humains ont commencé à s’installer dans des habitations au lieu d’être itinérants, les souris de maison sont peu à peu devenues plus nombreuses que leurs homologues sauvages, note l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« Cette étude fournit les premières preuves qu’il y a au moins 15 000 ans, les humains vivaient déjà au même endroit suffisamment longtemps pour avoir un impact sur la faune locale, ce qui a résulté dans la présence dominante de souris grises », précise Fiona Marshall, professeure d’anthropologie à l’Université de Washington à St Louis (Missouri), principal co-auteure.

Jusqu’à présent on estimait que l’essor de l’élevage et des cultures, il y a 12 000 ans, correspondait au moment où les humains avaient commencé à se sédentariser, opérant une transformation dans les relations entre les hommes et le monde animal, notamment avec les petits mammifères comme les souris.

« L’occupation permanente de ces colonies humaines a eu des impacts étendus sur les systèmes écologiques locaux, la domestication animale et les sociétés humaines », estime la scientifique.

En s’installant dans des habitations, qui offraient un abri et un accès durable à de la nourriture pour les petits animaux, ces peuplades ont ouvert la voie au commensalisme, une première étape de la domestication durant laquelle les espèces animales apprennent à tirer avantage de leurs interactions avec les humains, expliquent ces chercheurs.

Selon eux, cette découverte a des implications étendues sur les processus ayant conduit à la domestication animale, dont le premier exemple est le chien.

La domestication du chat a suivi avec le début de l’agriculture, ces félins protégeant les réserves de céréales des souris et des rats.

Abondance de nourriture

L’équipe de chercheurs, dont Thomas Cucchi, du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), et Lior Weissbrod, de l’Université de Haïfa, en Israël, ont examiné les petites variations dans la forme des molaires fossilisées de diverses espèces de souris remontant jusqu’à 200.000 ans.

Ils ont pu reconstituer une chronologie montrant comment les populations de deux espèces de ces rongeurs ont évolué sur un site dans la vallée du Jourdain durant les différentes périodes de mobilité humaine.

L’analyse révèle que le degré de mobilité des groupes humains a agi sur la taille respective des populations de la souris grise (ou « souris de maison ») et de la souris des champs, qui continuent à coexister aujourd’hui autour des habitations modernes en Israël.

Des relations similaires ont été observées chez deux autres espèces de souris parmi les tribus Maasaï, des éleveurs semi-nomades dans le sud du Kenya.

Les souris grises ont commencé à vivre dans les habitations des chasseurs-cueilleurs dans la vallée du Jourdain il y a environ 15.000 ans.

Les chercheurs ont pu également voir que les populations de souris grises augmentaient fortement par rapport à celles de leurs cousines vivant dans la nature quand les groupes humains restaient plus longtemps au même endroit, leur laissant le temps de pleinement profiter de l’abondance de nourriture qui favorisait une plus grande reproduction.

Mais durant des périodes de sécheresse ou de pénurie alimentaire qui forçaient les chasseurs-cueilleurs à déménager plus souvent, les populations de souris de maison et de souris des champs s’équilibraient.

Le même phénomène est constaté aujourd’hui chez les deux espèces de souris vivant parmi ou près des tribus Maasai, dont la mobilité est similaire à celle des populations anciennes de la vallée du Jourdain.

« Cela montre le degré de sensibilité des environnements locaux à la mobilité des groupes humains, ainsi que la complexité de l’impact des hommes sur les écosystèmes, qui remonte loin dans la préhistoire« , ajoute-t-il.

http://quebec.huffingtonpost.ca

D’après la science, les chats peuvent transmettre la maladie d’Alzheimer !


Les chats pourraient transmettre l’Alzheimer et la schizophrénie enfin sur des souris. Il est vrai que nos boules de poils peuvent transmettre des maladies causées par toxoplasma gondii. Alors, qu’ils transmettre la maladie d’Alzheimer ou non, il est vraiment important de se laver les mains après avoir nettoyé la litière
Nuage

 

D’après la science, les chats peuvent transmettre la maladie d’Alzheimer !

 

C’est ce qu’affirment depuis peu des scientifiques iraniens : il est possible que les chats favorisent -malgré eux – l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

A cause des risques de toxoplasmose, il était déjà recommandé aux femmes enceintes d’éviter de nettoyer la litière de leur chat. Mais voilà qu’une étude de la Lorestan University of Medical Sciences récemment parue dans le Journal of Parasitology alerte sur le fait que les matous puissent également causer des ennuis de santé à tout à chacun. En effet, ils pourraient involontairement être les facteurs de développement de maladies telles qu’Alzheimer ou la schizophrénie.

La faute au Toxoplasma Gondii, un parasite qui loge dans la matière fécale des félins. Une fois contracté, celui aurait pour rôle d’altérer les transmissions neurologiques dans le cerveau humain.

Des troubles de la mémoire et de l’apprentissage

Comment les scientifiques en sont-ils arrivés à une telle conclusion ? Ils ont observé trois groupes de souris : un sain, un modifié pour développer la maladie d’Alzheimer et le dernier auquel ils avaient inoculé le parasite. Leurs résultats ont été édifiants : les rongeurs infectés par le Toxoplasma Gondii ont présenté des déficiences dans leurs fonctions de mémorisation et d’apprentissage… exactement comme s’ils souffraient déjà d’Alzheimer.

Bien sûr, cette étude ne doit pas vous faire mettre votre chat à la porte pour autant. Oui le risque existe MAIS avec une bonne hygiène, il peut être largement évité. Lavez-vous bien les mains après avoir changé la litière de votre tigre de salon afin d’empêcher l’infection de se déclarer et de bloquer la progression du parasite jusqu’au cerveau.

https://wamiz.com

Que voit un chien quand il regarde la télévision?


Je n’ai pas de chien, mais à voir certaines vidéos, les chiens peuvent être captivés par les images à la télévision et avec les nouvelles technologies que les images sont plus claires, plus précises. La question est qu’est-ce qu’ils aiment regarder ? Voit-ils la même chose que nous ?
Nuage

 

Que voit un chien quand il regarde la télévision?

 

Pause écran | RichardBH via Flickr CC License by

Pause écran | RichardBH via Flickr CC License by

Ilyena Hirskyj-Douglas

Les chiens semblent apprécier la télévision. Mais que voient-ils au juste quand ils fixent un écran, et quels sont leurs programmes préférés?

Ceux qui ont un chien l’ont déjà remarqué: les toutous aiment regarder la télévision, les écrans et les tablettes en tous genres. Mais qu’est-ce qui se passe dans le cerveau des canidés quand ils sont devant un écran? En étudiant leur vision selon les méthodes que l’on emploie pour la vision humaine, la recherche démontre que les chiens domestiques ont une préférence marquée pour certaines images et vidéos.

Les chiens ont, en effet, un goût prononcé pour les images qui montrent leurs congénères– mais notre recherche a permis de découvrir également que c’est souvent le son qui les attire vers les écrans. Parmi leurs sons préférés, on compte les aboiements et les gémissements d’autres chiens, les gens qui interagissent avec des chiens (demandes, ordres), et le son des jouets qui couinent.

Vision dichromatique

Cependant, les chiens ne regardent pas la télévision comme nous. Plutôt que de rester tranquillement assis, ils s’approchent de l’écran pour le voir de plus près, et font des aller-retour incessants entre leur propriétaire et l’écran. Ce sont des téléspectateurs agités et portés sur l’interaction avec ce qui se passe à la fois dans la pièce et à l’écran.

Ce qu’ils perçoivent diffère également de ce que nous voyons. Les chiens sont dotés d’une vision dichromatique –cela signifie qu’ils ne distinguent que les nuances de bleu et de jaune. La couleur est très importante pour eux, c’est pourquoi la chaîne canine DogTV privilégie ces deux tons dans sa programmation. Les yeux des chiens sont également plus sensibles au mouvement et les vétérinaires pensent que la résolution en haute définition, désormais monnaie courante, permet aux chiens de mieux percevoir les images diffusées à la télévision.

Les chiens aiment-ils la télévision?

Afin de comprendre si les chiens choisissent de regarder tel programme plutôt que tel autre, les chercheurs les ont mis devant plusieurs écrans. Une étude a prouvé que lorsque les chiens sont face à trois écrans, ils se montrent incapables de décider lequel privilégier et au final, ils n’en regardent aucun. Ils préfèrent en regarder un seul, quel que ce soit le programme diffusé. Mais il reste à refaire le test avec deux écrans, et pourquoi pas avec plus de 3 écrans.

Oh, mon programme préféré… Shutterstock

La science a prouvé que les chiens s’intéressent à ce qui se passe à l’écran et ont un penchant pour certains programmes, mais il reste à comprendre s’ils aiment véritablement regarder la télévision. Nous autres humains, nous regardons souvent des programmes qui nous perturbent, et qui peuvent nous plonger dans toute une série d’émotions: détresse, colère, horreur. Nous ne la regardons pas toujours pour nous détendre. Et nous ne savons pas si les chiens ont le même genre de motivations quand ils regardent la télévision.

Cependant, ce qui va plaire à tel chien ne plaira pas forcément à tel autre. Tout dépend de la personnalité, des expériences et des préférences de l’animal. On suppose que leurs goûts sont influencés par ce que leurs propriétaires ont l’habitude de regarder. Les chiens ont, en effet, tendance à suivre le regard de leur propriétaire et sont sensibles à d’autres signaux de communication, tels que des gestes ou les mouvements de la tête.

Fans du zapping

Contrairement aux humains, les chiens ont souvent de très courtes interactions avec la télévision, qui durent moins de 3 secondes. Ils préfèrent jeter un coup d’œil à la télé plutôt que de se concentrer sur un programme comme le font les hommes. La recherche montre que même quand on diffuse une émission spécialement pensée pour les chiens, ils passent le plus clair de leur temps à ne pas regarder l’écran. La télévision idéale, pour les chiens, doit donc proposer de petits fragments d’action plutôt que des histoires qui s’étirent en longueur.

Mais même si les chiens ont leur propre chaîne de télévision, et qu’on sait désormais qu’ils aiment les programmes mettant en scène d’autres chiens dans des émissions colorées faites d’interactions très courtes, on ne comprend pas entièrement leur perception de la télévision. Cependant, une chose est sûre: la technologie est désormais en mesure de fournir des divertissements aux chiens domestiques, améliorant ainsi leur bien-être quand ils sont seuls à la maison ou dans des chenils.

Cet article a été initialement publié sur le site de The Conversation

http://www.slate.fr/

Le tabagisme passif tue aussi les animaux et même peut-être plus que les hommes


Ah la cigarette, tellement difficile à s’en débarrasser. Si cela peut convaincre certains fumeurs qui ont des animaux domestiques, la fumée secondaire est aussi nocif pour eux que pour les êtres humains
Nuage

 

Le tabagisme passif tue aussi les animaux et même peut-être plus que les hommes

 

Les associations de protection des animaux étaient en émoi après la diffusion d’une vidéo où l’on pouvait voir un chimpanzé en train d’allumer ses propres cigarettes dans un zoo de Pyongyang, en Corée du Nord. Cette vidéo pour le moins inhabituelle nous interroge aujourd’hui sur les effets du tabagisme passif sur la santé de l’animal, et plus précisément sur nos animaux domestiques. Peuvent-ils, eux aussi, mourir d’un cancer des poumons ?

Le HuffPost est allé poser la question à Brigitte Henriquez, professeur en toxicologie vétérinaire à l’école Nationale Vétérinaire d’Alfort.

Des cancers et des allergies cutanées

Quand ils vivent avec des fumeurs, les chiens et chats sont aussi impactés par les effets du tabagisme passif. En effet, en inhalant la fumée et en avalant ses toxiques déposés sur leur pelage, les animaux domestiques peuvent aussi attraper de nombreuses pathologies.

 « Les études ont montré qu’il y avait d’une part un risque pour l’animal de développer un cancer de la cavité nasale – et non pas un cancer pulmonaire comme cela est très fréquent chez l’homme -, et d’autre part un risque plus élevé d’atopies, c’est-à-dire d’allergies cutanées », explique Brigitte Henriquez.

Selon la vétérinaire, les animaux seraient presque plus vulnérables au tabagisme passif que l’homme à cause du monoxyde de carbone qui se dégage de la fumée de cigarette.

« En ayant une fréquence respiratoire plus élevée que celle de l’homme, l’animal ingurgite encore plus rapidement et en plus grande quantité le gaz toxique contenu dans la fumée de cigarette », analyse le médecin vétérinaire.

Les oiseaux, les chiens, les chats et les rongeurs y seraient encore plus sensibles du fait de leur petite taille.

Des symptômes alarmants

En cas d’affection, les maladies chroniques ou cancers survenus chez l’animal sont plus rapidement visibles que chez l’homme.

« Le cancer du poumon peut mettre une dizaine d’années avant de s’exprimer chez l’humain alors qu’il suffit de quelques années seulement pour avoir une symptologie en lien avec des cancers des nasaux chez l’animal « , poursuit la spécialiste.

Les symptômes sont aussi plus rapidement visibles.

« Les animaux peuvent avoir des difficultés respiratoires, des pertes d’appétit, des allergies de la peau, des fatigues chroniques, de la toux ou encore un changement global d’attitude », averti la vétérinaire Brigitte Henriquez.

Espérons que la santé de votre compagnon vous donne une bonne raison d’arrêter de fumer.

http://quebec.huffingtonpost.ca/