Un chat héroïque veut tout tenter pour sauver son ami… de chez le vétérinaire


Aller chez le vétérinaire n’est pas forcément une partie de plaisir pour nos amis les animaux. Deux magnifiques chats chez le vétérinaire. L’un des deux est prêt à tout pour sortir son ami félin des griffes du vétérinaire ! Pourtant, l’autre chat n’est pas effrayé de se faire examiner par un humain. Mais le premier chat tient mordicus a ramener son copain en lieu sûr.
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Un chat héroïque veut tout tenter pour sauver son ami… de chez le vétérinaire

 

Le propriétaire dit au cacatoès qu’ils vont chez le vétérinaire


Les animaux peuvent comprendre assez vite qu’ils ont un rendez-vous chez le vétérinaire et peuvent fortement démontrer leur désaccord. Ce cacatoès ne vraiment pas y aller, il commence par se cacher et dit « je n’irai pas » et « je te l’avais dit » . Puis sort de sa cachette en faisant un va et viens en signe de protestation. Cependant, je trouve toujours dommage que ce genre d’oiseau ne vivent pas en liberté
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Le propriétaire dit au cacatoès qu’ils vont chez le vétérinaire

 

Inquiète pour la santé de son chat, une fillette envoie le plus adorable des emails à un vétérinaire


Pour faire changement, un petit billet qui fait sourire d’une enfant de 12 ans inquiète de son chat qui a goûté à son lait aux fraises envoie un courriel pour faire part de son inquiétude pour la santé de son chat
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Inquiète pour la santé de son chat, une fillette envoie le plus adorable des emails à un vétérinaire

 

fillette avec son chat

Il n’y a pas d’âge pour être un maître responsable. Une jeune fille l’a d’ailleurs récemment prouvé en envoyant un message électronique à un cabinet vétérinaire tant elle était inquiète pour son félin domestique.

Maggie a 12 ans et il y a un être qu’elle aime par-dessus tout : Shadow, son chat. Alors qu’il regardait tranquillement la télé avec sa petite humaine, le tigre de salon a décidé d’aller se désaltérer directement dans le verre de cette dernière. Problème : il était rempli de lait à la fraise. Terriblement inquiète, la jeune fille s’est donc emparée de son ordinateur pour envoyer un e-mail à une clinique vétérinaire, comme le montre cette photo postée sur Reddit par ChiefAcorn, un vétérinaire qui a lu le mot :

lettre à un vétérinaire pour un chat qui a bu du lait

«Bonjour. Mon chat, Shadow, était en train de regarder la télévision avec moi et a bu quelques gorgées de mon lait à la fraise. Il était sur la table et il l’a bu lorsque je ne regardais pas. Je suis inquiète de ce que ça peut lui causer parce que je ne sais pas s’il a déjà bu du lait ou du lait à la fraise. Je suis également inquiète parce que je suis la seule personne de ma famille à être réveillée et j’ai seulement 12 ans et demi donc je ne sais pas quoi faire. S’il vous plait aidez-moi», peut-on lire.

Touchés par la démarche très responsable de la fillette, les vétérinaires ont décidé de lui répondre. Et voici ce que lui a écrit l’une d’entre eux :

 

lettre à un vétérinaire pour un chat qui a bu du lait

«Bonjour Maggie ! Je suis désolée nous n’avons pas pu te répondre plus tôt. Merci d’être une maîtresse si responsable et d’être préoccupée lorsque ton animal fait quelque chose qu’il ne devrait pas. Bonne nouvelle ! Tu n’as pas besoin de t’inquiéter. Même si le lait n’est pas ce qui se fait de meilleur pour les chats, en petite quantité il ne devrait pas être dangereux. A ta place je ne le laisserai pas prendre des gorgées de ton lait à la fraise de façon régulière, mais ça ira pour cette fois. Si tu remarques que ton chat se met à vomir ou à être pris de diarrhées, s’il te plait dis-le à ta maman et ton papa pour qu’ils l’emmènent faire un examen. Merci encore d’être une maîtresse si attentionnée. Reviens vers nous si tu as besoin de plus d’aide. Passe une bonne journée.»

 

https://wamiz.com

Un projet de vétérinaire de rue voit le jour à Montréal


Je trouve l’initiative vraiment intéressante ! Les sans-abris qui ont des animaux, tiennent à leur copain à 4 pattes. Les frais médicaux pour les animaux sont très chers, alors pour un itinérant, cela est impensable. Cette solidarité de la vétérinaire qui rend visite au chien dans la rue où ils sont, c’est génial
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Un projet de vétérinaire de rue voit le jour à Montréal

 

Un projet de vétérinaire de rue voit le jour à Montréal

Isabelle Pinard auprès de Sébastien et de son pitbull, dans le cadre de la clinique au Sac à dos. Photo Camille Dufétel / Agence QMI

 

La directrice de Solidarité dans la rue et une vétérinaire parcourent désormais une fois par mois les rues de Montréal afin de prodiguer des soins aux animaux des personnes itinérantes.

Depuis cet été, chaque mois pendant une journée, Isabelle Pinard, vétérinaire, et Caroline Leblanc, qui a fondé il y a quatre ans l’organisme d’entraide Solidarité dans la rue, redonnent le sourire à de nombreuses personnes vivant dehors et dans la précarité, pour qui leur animal de compagnie passe avant tout.

«Les gens que je rencontre sont extrêmement touchés, émus même, certains pleurent: c’est extraordinaire et très important pour eux de savoir que leur animal est protégé au niveau des vaccins, qu’il est soigné. Ça passe avant eux et ça leur permet de respirer un peu», affirme Mme Pinard.

Rencontrées lundi auprès de l’organisme Sac à dos, toutes deux étaient à l’écoute de ceux venus faire soigner ou vacciner leur animal.

«On n’a pas d’argent et ils nous aident beaucoup, mon chien a des problèmes de dents et ça coûte vraiment cher», a lancé Denis Lurette, qui vit depuis une dizaine d’années dans la rue et estime que ce projet répond à un besoin criant.

DIRECTEMENT DANS LA RUE

Pour Caroline Leblanc, qui a elle-même vécu près d’une quinzaine d’années dans la rue «in and out» et avait ce projet en tête depuis longtemps, il était important de se rendre directement dehors auprès des personnes itinérantes.

«Les organismes n’acceptent pas tous les animaux, le Sac à dos étant un des rares à Montréal», a-t-elle indiqué.

Après leur clinique au sein de cette association, direction donc le centre-ville, notamment auprès de Rick, accompagné de son chien et enchanté par l’initiative.

«Il y a du monde qui préférerait mourir plutôt que d’abandonner leur animal», a-t-il rappelé. «J’ai moi-même eu une chienne dès l’âge de 16 ans qui m’a énormément responsabilisée, a confié Mme Leblanc. De savoir qu’elle n’allait pas m’abandonner m’a appris à gérer mon comportement, quand je dépassais les limites elle me remettait les pendules à l’heure. Elle m’a raccrochée à la vie.»

UNE CONTINUITÉ

Venir en aide aux personnes de la rue ou en situation de précarité est une véritable vocation pour celle qui détient désormais une maîtrise en travail social et s’apprête à entamer un doctorat en santé communautaire.

«Mon mémoire de maîtrise portait sur la relation entre les personnes itinérantes et leur animal de compagnie, je voulais voir si cette relation était pour d’autres aussi intense que la mienne, a précisé Mme Leblanc. Ceux qui sont dans la rue sans chien sont souvent plus deep dans la consommation, ça ressort beaucoup dans mes recherches. Le regard social n’est pas le même.»

Avec Mme Pinard, Caroline Leblanc dit tenter aussi d’apporter «une continuité» au travail de l’organisme Dans la rue, qui l’a soutenue pendant des années et propose également un service de vétérinaire.

«Dans leur cas, les gens qui peuvent faire soigner leur animal doivent avoir moins de 25 ans. Je n’ai pas de limite d’âge mais quand ces personnes ont moins de 25 ans, je peux les référer à Dans la rue», a-t-elle expliqué.

Mme Leblanc parvient à financer ce projet à l’aide de dons amassés et aimerait poursuivre l’expérience avec une fourgonnette. Une deuxième vétérinaire pourrait se greffer prochainement à cette initiative.

http://fr.canoe.ca/

Des vétérinaires offrent leur service pour soigner des animaux… en peluche


C’est une idée intéressante de parfaire les techniques de chirurgie tout en réparant des toutous pour les enfants
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Des vétérinaires offrent leur service pour soigner des animaux… en peluche

 

Des vétérinaires offrent leur service pour soigner des animaux… en peluche

Fort Leavenworth Veterinary Treatment Facility/Facebook

BOBOS – Au Kansas, des vétérinaires ont décidé d’ouvrir leur clinique pendant deux jours à de drôles de patients : les peluches blessées. En plus de réparer les doudous, oursons et autres pandas, cette initiative avait pour but d’entraîner les internes à la chirurgie.

 

Du lundi 18 au mercredi 20 juillet, les vétérinaires de la clinique Fort Leavenworth dans le Kansas aux Etats-Unis ont reçu des patients bien sages. Les internes ont offert leurs services pour réparer, recoudre, greffer, ou rafistoler les peluches des jeunes propriétaires.

Réparer et s’entraîner

En plus d’apporter leur expertise pour offrir une deuxième jeunesse aux peluches, les internes en ont profité pour parfaire leurs compétences en chirurgie, en vue de manipuler des patients vivants. La clinique a reçu environ 12 peluches à soigner, selon le site The Dodo.

Les vétérinaires ont effectué les mêmes gestes de chirurgie que sur des patients plus classiques.

Les vétérinaires ont effectué les mêmes gestes de chirurgie que sur des patients plus classiques.

Fort Leavenworth Veterinary Treatment Facility/Facebook

« Nous avons eu un bras amputé à réattacher. Nous avons même eu un don d’organe – une paire d’yeux. Nous avons cousu de nouveaux boutons sur les yeux d’un panda », a expliqué Lynelle, membre de la clinique.

Selon la presse locale, cette idée a été inspirée par une initiative similaire à Fort Carson dans le Colorado. En mai dernier, des militaires avait soigné 60 peluches.

http://www.metronews.fr/

Ce vétérinaire mange avec ce chien trop effrayé pour se nourrir


Un vétérinaire qui n’a pas peur de prendre les grands moyens pour soigner ses patients. Assis dans la même cage du chien tout partageant un moment ensemble pour le déjeuner
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Ce vétérinaire mange avec ce chien trop effrayé pour se nourrir

 

La tendresse se partage. Partagée il y a quatre jours, cette vidéo d’un vétérinaire partageant un repas avec un chiot malade a déjà enregistré plus de six millions de vue.

Andy Mathis, vétérinaire au centre de soin animalier de Elberton dans l’état de Géorgie aux États-Unis s’est vu remettre Graycie, une jeune pitbull trouvée au bord d’une route. Recroquevillée dans sa cage et trop effrayée pour se nourrir et s’hydrater, le jeune chien était très mal en point, rapporte le vétérinaire.

Plutôt que d’encourager l’animal, le médecin a préféré lui montrer l’exemple le lendemain matin, s’asseyant à ses côtés derrière la grille, rapprochant la gamelle de la chienne tout en en prenant une pour lui (l’histoire ne précise pas ce que le vétérinaire y avait mis).

Tranquillement assis en tailleur, le soignant a débuté son petit-déjeuner la gamelle dans une main, une cuillère dans l’autre, comme si de rien n’était. Voyant que Graycie n’osait toujours pas manger, il décide de lui donner les premières bouchées à la main. Après quelques secondes seulement le chiot apeuré se met à se nourrir seul, comme son compagnon. Une fois lancée, il lui aura fallu cinq minutes pour vider son récipient.

Si le vétérinaire n’a partagé cette vidéo que le 13 février, Graycie est arrivée le 29 janvier au centre. Elle y était entrée affamée, déshydratée et blessée  Visiblement, elle va beaucoup mieux.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les chirurgies esthétiques sur les animaux seront désormais interdites


Enfin, une sage décision pour enfin interdire les chirurgies esthétiques sur les animaux sans qu’il y ait une bonne raison sur la santé de l’animal, même s’il faut attendre qu’en 2017, c’est un grand pas de fait
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Les chirurgies esthétiques sur les animaux seront désormais interdites

 

Avec les informations de Boualem Hadjouti

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec interdit à ses membres la pratique de chirurgies esthétiques sur les animaux. L’interdiction, qui entrera en vigueur en janvier 2017, concerne l’ablation de la queue ou la coupe d’oreilles chez le chien, le chat et chez certains bovins aussi. Une décision qui ne plaît pas à certains éleveurs.

L’ablation sur des animaux a diminué au fil du temps dans la province. Malgré ce constat, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec l’interdira à ses membres. Pour le président Joël Bergeron, l’Ordre a le souci du bien-être animal.

« C’est dans une volonté qui touche le bien-être animal, qui touche la santé animale. Ç’a vraiment été la préoccupation centrale actuellement dans l’évolution des réflexions que la profession a faites », explique-t-il.

« Ça pourra donner un outil à nos membres pour dire « non seulement je refuse de la faire, mais mon Ordre me prévient de la faire ». »
— Joël Bergeron, président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec

 

La présidente de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Val-d’Or, Mylène Marenger, salue cette décision.

« C’est très bien, au Québec, de faire le pas dans cette direction-là. C’est sûr que la SPCA approuve ».

Selon Stéphanie Dubé, propriétaire de la Clinique vétérinaire de Val-d’Or, cette pratique n’est pas répandue en Abitibi-Témiscamingue. Elle admet ne l’avoir jamais pratiqué, car selon elle, elle est injustifiable.

« L’animal vient au monde avec une queue, ça sert à quelque chose, les oreilles c’est la même chose », commente-t-elle.

De son côté, le président du Regroupement des éleveurs de chiens champions du Québec, Benoit Bouchard, croit, au contraire, que certaines ablations servent le bien-être de l’animal.

« Il faudra qu’ils démontrent si c’est purement esthétique ou si c’est pour éviter des problèmes futurs, comme les otites externes ou les cassages de queues ».

Les ablations pour des raisons médicales restent toutefois autorisées par l’Ordre.

http://ici.radio-canada.ca/

Chirurgie esthétique: Une tradition démodée?


Plusieurs pays ont interdit la chirurgie esthétique des chiens, mais au Québec on traine encore la patte de ces actes barbares.
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Chirurgie esthétique: Une tradition démodée?

 

Chirurgie esthétique: Une tradition démodée?

Fotolia

À une certaine époque, les modifications chirurgicales chez l’animal de compagnie étaient nécessaires. Aujourd’hui, elles sont purement esthétiques. Serait-ce une tradition dépassée?

La coupe de la queue

Tous les chiens naissent avec une queue. Toutefois, chez certaines races, elle est coupée lorsque les chiots sont âgés d’à peine deux ou trois jours. Malheureusement, cette intervention se fait souvent à froid. Certains éleveurs la font eux-mêmes et d’autres la confient à leur vétérinaire, par souci de stérilité et d’analgésie. Plusieurs vous diront que ça ne fait pas mal à cet âge-là. Pourtant, les cris du chiot au moment de la coupe pourraient prouver le contraire.

L’essorillage (taille des oreilles)

Chez certaines races de chiens, une partie de l’oreille est taillée ou coupée vers l’âge de 9 à 12 semaines. Les oreilles sont ensuite bandées pendant quelque temps pour la guérison et pour leur donner un port érigé.

Des désavantages pour les animaux

Ces chirurgies esthétiques nuisent à la communication entre chiens et à celle avec les humains. Pour communiquer, les chiens utilisent plusieurs parties de leur corps pour créer des signaux de communication. Ainsi, la position des oreilles et de la queue et leurs mouvements respectifs font partie intégrante des signaux de communication de l’espèce.

Les risques

Dans son énoncé de position sur le sujet, l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ) explique que:

«Les chirurgies esthétiques n’améliorent pas la santé des animaux et comportent certains risques médicaux, notamment l’anesthésie, les infections secondaires et la douleur.»

Il existe aussi un risque de mauvaise guérison et de déformation du pavillon de l’oreille et même un risque d’hémorragie.

Positons des diverses associations vétérinaires

«L’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV) s’oppose à toute intervention chirurgicale effectuée pour des raisons purement esthétiques et recommande que les associations d’élevage modifient leurs normes afin de faire cesser la pratique de la chirurgie esthétique.»

L’Article 54 du Code de déontologie des médecins vétérinaires québécois stipule que:

«Le médecin vétérinaire doit refuser de pratiquer toute intervention pouvant nuire au bien-être de l’animal ou d’une population d’animaux ou qui, selon lui, comporte des souffrances inutiles.

Les chirurgies esthétiques animales sont maintenant illégales dans plusieurs pays tels que ceux de la Scandinavie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, ainsi que dans bon nombre de pays européens et dans certaines provinces canadiennes, mais ce n’est pas encore le cas au Québec.

L’AMVQ est d’avis que les standards de race devraient être revus afin d’éliminer la demande pour ce type de procédures chirurgicales, qu’elle juge contraire au bien-être animal.

L’ACMV encourage les maîtres à conserver les oreilles et la queue de leurs chiens:

«Si vous êtes à la recherche d’un chiot d’une race pour laquelle les oreilles ou la queue sont traditionnellement modifiées, dites à l’éleveur que vous ne voulez pas de cette intervention.

Vous devrez en informer l’éleveur avant la naissance du chiot, car les queues sont coupées quelques jours après la naissance.

Exemples de races de chiens traditionnelles pour l’essorillage en Amérique du Nord

  • Terrier de Boston; Boxer
  • Doberman-pinscher
  • Pinscher miniature
  • Pinscher allemand
  • Danois Schnauzer (toutes les tailles)

Exemples de races de chiens traditionnelles pour la taille de la queue en Amérique du Nord

  • Boxer
  • Doberman pinscher
  • Pinscher miniature
  • Pinscher allemand
  • Caniche (toutes les tailles)
  • Certaines races de chiens de troupeau (berger anglais, berger australien, etc.)
  • Certaines races sportives (la plupart des épagneuls, certains chiens d’arrêt, etc.)
  • Certains terriers (Yorkshire, Jack Russell/ Parson, Russell, Norwich, Norfolk, etc.)

http://fr.canoe.ca/

Quand est-il moral d’euthanasier son animal domestique


Il est vrai que notre mentalité a beaucoup changé face aux animaux et je crois qu’avec Internet cela s’est amplifié. Ceci dit, l’euthanasie est devenue pour plusieurs une question de morale, alors que malheureusement pour d’autres, c’est une solution pratique
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Quand est-il moral d’euthanasier son animal domestique?

 

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«Please?» | Anne Worner via Flickr CC License by

Bernard Rollin

Traduit par Alexandre Lassalle

L’amélioration de la condition animale entraîne l’émergence de questions sur la fin de vie.

Dans les années 1960, j’ai connu des gens qui faisaient piquer leur chien avant de partir en vacances. Ils expliquaient qu’il était plus économique pour eux de l’euthanasier et d’en acheter un nouveau à leur retour que de payer pour un chenil.

Vingt ans plus tard, alors que je travaillais à l’hôpital vétérinaire de l’université d’État du Colorado, un groupe de motards affolés est arrivé en portant un chihuahua: le chien était gravement malade et devait être piqué pour lui éviter des souffrances inutiles. Les psychologues de l’hôpital ont alors décidé de trouver une chambre d’hôtel aux motards, qui étaient tellement dévastés que nous avons estimé qu’il était dangereux pour eux de reprendre la route.

Ces deux histoires montrent le changement radical qui est intervenu dans notre perception des animaux. Bien que les humains élèvent des animaux domestiques depuis des milliers d’années, c’est uniquement au cours des quarante dernières qu’ils sont devenus des membres à part entière de nos familles.

L’amélioration de la condition animale est certes une avancée majeure. Mais elle entraîne aussi l’émergence de questions sur la fin de vie similaires à celles auxquelles notre système de santé est confronté. Comme celles des êtres humains, les vies des animaux domestiques sont parfois indûment prolongées, avec pour conséquence des souffrances inutiles et une surcharge financière pour les maîtres.

Le développement de l’éthique vétérinaire

 

En 1979, j’ai commencé à enseigner l’éthique vétérinaire à l’université d’État du Colorado. C’était le premier cours de ce genre dans le monde.

Un an plus tard, l’école vétérinaire a recruté un oncologiste. Et, rapidement, nous avons commencé à appliquer des thérapeutiques humaines aux cancers des animaux. Le directeur du programme vétérinaire a alors eu l’idée visionnaire de recruter des psychologues pour accompagner les maîtres dans leur deuil… Il s’agissait d’une autre première dans le monde vétérinaire.

J’ai pourtant continué à penser que la plupart des propriétaires seraient réticents à payer des sommes importantes pour les soins vétérinaires de leurs animaux. J’ai donc été extrêmement surpris quand, au printemps suivant, le Wall Street Journal a publié un reportage sur des personnes dépensant jusqu’à des centaines de milliers de dollars pour traiter le cancer de leur animal de compagnie.

Dans le même temps, le nombre de spécialités vétérinaires s’est considérablement développé, permettant de soigner les animaux domestiques victimes de bien d’autres maladies que des cancers. En tant que défenseur acharné d’une meilleure prise en compte du bien-être animal dans notre société, j’ai été très heureux de ce changement d’attitudes.

Un membre à part entière de la famille

Mais qu’est-ce qui sous-tend ce changement dans la façon dont les animaux domestiques sont perçus et traités?

Dans un premier temps, des sondages effectués au cours des vingt dernières années indiquent qu’un nombre croissant de propriétaires, plus de 80 % selon la plupart de ces études et jusqu’à 95 % selon certaines d’entre elles, considèrent désormais leur animal de compagnie comme «un membre de la famille».

D’autre part, l’éclatement de la famille nucléaire et l’augmentation du nombre de divorces ont contribué au développement de liens encore plus étroits entre les personnes célibataires et leurs compagnons à quatre pattes.

Ces tendances ne pouvaient qu’engendrer de profonds changements dans notre perception globale de l’euthanasie des animaux domestiques. Si la plupart des propriétaires n’hésitaient auparavant pas à faire piquer leur animal, ils sont aujourd’hui de plus en plus réticents à le faire et ils sont capables d’aller très loin pour garder leurs animaux malades en vie.

Les vétérinaires en première ligne

Les vétérinaires sont ainsi de plus en plus régulièrement confrontés à un dilemme difficile à gérer. Ils sont en effet tiraillés entre deux extrêmes tout aussi néfastes: mettre un terme trop rapide à la vie de l’animal ou le laisser souffrir trop longtemps.

Dans un article que j’ai publié intitulé «Euthanasie et questions morales», j’ai décrit l’importance du stress subi par les vétérinaires, les assistants vétérinaires et les autres professionnels du secteur. En effet, la plupart ont choisi ce domaine pour améliorer les conditions de vie des animaux: ils finissent pourtant par devoir euthanasier un grand nombre d’entre eux, pour des raisons pas toujours éthiques qui vont de

«Je fais mon jogging avec mon chien, mais il est maintenant trop vieux pour courir» à «Si je meurs, je veux que vous l’euthanasiez parce qu’il ne pourra pas vivre sans moi».

Dans d’autres cas, l’animal souffre terriblement, mais son maître n’arrive pas à le laisser partir. Dû au fait que les propriétaires voient de plus en plus souvent leur animal comme un membre de la famille, ces réticences deviennent monnaies courantes. Les maîtres redoutent la culpabilité d’avoir fait piquer l’animal trop tôt.

Et cette situation peut aussi causer des difficultés inutiles aux vétérinaires: ils savent que l’animal souffre, mais ne peuvent rien faire sans la permission du propriétaire.

Les conséquences en sont plus graves qu’on ne croit: une étude récente a ainsi montré qu’un vétérinaire sur six a déjà pensé au suicide. Une autre a souligné un risque de suicide élevé dans le secteur de la médecine vétérinaire. Se voir demander de tuer des animaux en bonne santé pour le confort du propriétaire est sans nul doute une contribution aux difficultés de la profession.

Comment prendre la décision d’euthanasier

Comme l’explique le philosophe Martin Heidegger, les êtres humains trouvent un sens à leur vie à la fois dans leurs expériences passées et dans leurs aspirations futures, comme souhaiter voir son enfant obtenir son diplôme ou espérer revoir une dernière fois son pays natal.

Mais les animaux ne possèdent pas les outils linguistiques leur permettant d’imaginer le futur ou de créer une narration interne de leur passé. Ils vivent essentiellement dans le présent. Et quand un maître est réticent à faire piquer son animal, je pointe souvent le fait que l’animal n’est plus en mesure de vivre des moments agréables dans le présent.

Voici un conseil pour quiconque envisage d’adopter un animal: quand vous l’accueillez, établissez la liste de tout ce qui le rend heureux (manger une friandise, courir après une balle, etc.). Mettez la liste de côté jusqu’au jour où votre animal est touché par une maladie incurable, comme un cancer. À ce moment-là, reprenez votre liste: votre animal est-il encore capable de courir après une balle? est-il toujours heureux de recevoir une friandise? S’il a perdu sa capacité à profiter de ces moments-là, c’est qu’il est temps de le laisser partir.

En définitive, le problème de l’euthanasie dérive de l’amélioration de la condition des animaux dans notre société. Et pour y répondre au mieux, les propriétaires doivent faire confiance à leur vétérinaire, qui a souvent connu l’animal durant toute sa vie et qui est un partenaire fiable au moment de décider si l’euthanasie peut être une alternative à la souffrance.

http://www.slate.fr/