Quatre abeilles vivaient sous sa paupière et se nourrissaient de ses larmes


Des abeilles appelés abeilles de sueur ont été retiré vivantes dans l’oeil d’une femme taïwanaise. Ces abeilles aiment le sel qui se retrouve dans la sueur et elles se sont nourrit grâce aux canaux lacrymaux..
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Quatre abeilles vivaient sous sa paupière et se nourrissaient de ses larmes

 

Par: Deborah Laurent 

C’est un cas unique selon les médecins qui ont ôté les insectes vivants de l’oeil d’une jeune femme de 29 ans.

Une jeune femme taïwanaise de 29 ans s’est présentée chez le médecin la semaine passée en se plaignant de douleurs oculaires. Les docteurs qui l’ont examinée ont découvert que quatre abeilles vivaient sous sa paupière et se nourrissaient dans ses canaux lacrymaux.

C’est la première fois qu’un tel cas est signalé. La jeune femme devrait se remettre complètement de son aventure, notamment parce qu’elle ne s’est pas trop frotté les yeux, ce qui aurait pu provoquer une inflammation supplémentaire.

La jeune femme a confié aux médias locaux qu’elle avait l’impression d’avoir une poussière ou du sable dans l’oeil en permanence. Elle a bien tenté de rincer ses yeux mais sans succès. Au fur et à mesure de la journée, elle a ressenti des douleurs aiguës et ses yeux pleuraient.

A l’hôpital, les abeilles étaient vivantes lorsqu’on les a ôtées de son oeil. Il s’agissait d’abeilles de sueur, attirées par le sel et la sueur humaine. Elles sont minuscules et se déplacent en nombre.

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Le Saviez-Vous ► 5 animaux aux pratiques de toilettage étonnantes


Faire sa toilette est important et nécessaire. Nous ne sommes pas les seuls qui se nettoient, les animaux aussi. Quand on dit animal, on imagine immédiatement le chat, mais il y aussi d’autres animaux dont certains ont des méthodes beaucoup moins conventionnels que nous.
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5 animaux aux pratiques de toilettage étonnantes

 

capuchin monkeys

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Dans le monde animal, la toilette est une activité importante. Eh oui, il n’y a pas que les humains qui ont la notion de propreté ! Cependant, tandis que certains animaux vouent un véritable culte à l’hygiène, d’autres deviennent délibérément sales. Voici quelques-unes des pratiques de toilettage les plus folles du règne animal !

1. L’abeille

Malgré leur petite taille, les abeilles aussi ont une routine de toilettage. En effet, les abeilles butineuses, dont la mission est de récolter le nectar des fleurs, se couvrent, sans le vouloir, de pollen. Pour s’en débarrasser, elles utilisent donc tous leurs membres pour se nettoyer.

Mais ce qui est incroyable, c’est qu’elles effectuent leur toilette uniquement lorsqu’elles sont en vol ! Cela demande une adresse et une dextérité particulièrement impressionnantes…

abeille

Crédits : Skitterphoto/Pixabay

2. Le singe capucin

Certains animaux, comme les singes capucins, se salissent volontairement pour se protéger. Ainsi, ils n’hésitent pas à se frotter le corps avec des aliments à l’odeur particulièrement forte, comme des citrons verts ou des oignons, pour éloigner les parasites.

Cela permet également de mettre en évidence les zones de la peau difficiles à atteindre, indiquant ainsi aux autres singes les endroits où ils doivent concentrer leurs efforts. En effet, les singes capucins se toilettent entre eux, la toilette étant une activité extrêmement importante dans le groupe.

singe capucin

Crédits : Myagi/Pixabay

3. Le chat

La langue du chat a la particularité d’être râpeuse, ce qui est un véritable atout pour ce maniaque de la propreté. En effet, grâce aux petites épines rigides qui la composent, la langue de nos amis félins leur permet de nettoyer leur pelage en profondeur, de retirer les poils morts mais aussi de rafraîchir leur corps plus rapidement.

Ainsi, la toilette est une activité absolument essentielle pour le chat, et notamment pour sa survie. Pour cette raison, il passe un tiers de sa vie à se laver !

chat lèche toilette

Crédits : iStock

4. Le chien

Afin d’éliminer les saletés ou l’excès d’eau de son pelage, le chien a la capacité de se secouer. Son anatomie lui permet de recourir à ce réflexe pour rester propre. En effet, comme sa peau est lâche, elle peut bouger plus vite que son corps, ce qui permet une telle accélération. Cette pratique permet au chien de se débarrasser de 70 % de l’eau contenue dans sa fourrure en à peine quelques secondes.

Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette pratique de toilettage n’est vraiment pas courante. En effet, il est l’un des seuls animaux à pouvoir le faire !

chien mouillé secoue

Crédits : iStock

5. La chrysope verte

La chrysope verte, aussi appelée demoiselle aux yeux d’or, est un insecte qui se nourrit de miellat et de pollen. Mais ses larves sont réputées pour s’attaquer aux pucerons. En effet, une larve de chrysope peut, au cours de son développement, se nourrir de pas moins de 500 pucerons !

Afin de pouvoir se régaler de pucerons à leur guise, les larves de chrysopes ont développé une technique de toilettage surprenante. En effet, elles recouvrent leur corps de carcasses de pucerons ainsi que d’autres matières organiques, comme le lichen, afin de pouvoir évoluer au milieu des fourmis sans être repérées.

Comme on le sait, les fourmis et les pucerons ont conclu un pacte depuis des millénaires : les pucerons fournissent du miellat aux fourmis afin de les nourrir et les fourmis défendent les pucerons contre les prédateurs. Les fourmis sont ainsi les seuls animaux, hormis l’être humain, à avoir des animaux de compagnie ! Ainsi, en infiltrant les colonies de fourmis, les larves de chrysopes sont assurées d’y trouver des pucerons…

larve chrysope verte

Crédits : Eric Steinert/Wikipédia

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Le Saviez-Vous ► 10 phobies animales peu connues, voire même insolites !


On connaît certaines phobies qui peuvent être de vrai cauchemar pour certaines personnes. D’autres phobies qui sont moins connues, et même surprenantes peuvent aussi être invivables pour ces personnes.
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10 phobies animales peu connues, voire même insolites !

 

iStock.com/Scacciamosche

par Clara Zerbib, journaliste animalière

On a tous des peurs plus ou moins irrationnelles, dues à une méconnaissance du sujet ou à un traumatisme de l’enfance. Par exemple, l’arachnophobie (la peur des araignées), l’ophiophobie (la peur des serpents) ou encore la cynophobie (la peur des chiens) sont plutôt courantes et donc rarement jugées. Mais d’autres peurs peuvent être tout aussi terrifiantes et pourtant ne jamais être prises au sérieux.

La preuve ici !

1. L’ailurophobie (la peur des chats)

Si vous êtes un amoureux des chats, vous pourrez avoir du mal à comprendre comment des créatures aussi douces et aussi mignonnes peuvent inspirer la peur. Et pourtant… Les personnes qui souffrent d’ailurophobie ont non seulement peur des chats mais aussi de tout ce qui y est lié. Ainsi, le son d’un ronronnement, la vue de croquettes ou de litière pour chat peut également être source d’angoisse. Imaginez la dure vie que mènent ces personnes à l’heure où les félins sont de plus en plus présents dans nos foyers !

chat

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Crédits : Pxhere

2. L’alektorophobie (peur des poulets)

Lorsqu’ils voient une poule ou un coq, les alektorophobes ont tendance à être pétrifiés de peur, voire même à avoir des palpitations cardiaques. Certains vont même plus loin puisqu’ils ont également peur des poulets morts, voire même des oeufs (on dit alors qu’ils sont ovophobes).

Par extension, les alektorophobes peuvent également être ornithophobes, c’est-à-dire avoir peur des oiseaux en général.

poules

Crédits : iStock

3. La lépidophobie (peur des papillons)

Alors que certains en font collection, d’autres ne peuvent pas les approcher, de près ou de loin. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les papillons, avec leurs couleurs multicolores et leur grâce naturelle, ne font pas l’unanimité. Au contraire, ils sont même l’objet d’une peur irraisonnée qui est bien difficile à gérer lorsque les beaux jours arrivent…

À noter que les lépidophobes peuvent aussi être entomophobes, c’est-à-dire avoir peur des insectes en général. L’entomophobie inclut également la myrmécophobie (peur des fourmis), l’apiphobie (peur des abeilles) ou encore la katsaridaphobie (peur des cafards).

battus philenor papillon

Crédits : John Flannery/Wikimedia Commons

4. L’ostraconophobie (peur des fruits de mer)

Si à chaque fois que vous mangez dans un restaurant, vous avez peur d’apercevoir un mollusque ou un crustacé sur la table voisine, c’est que vous êtes ostraconophobe. Et ne parlons même pas de ceux qui sont vivants ! Tomber nez à nez à la mer avec un homard, un crabe ou même une huître peut être d’autant plus angoissant.

À noter que la plupart des personnes atteintes de cette phobie l’ont développé après avoir mangé des fruits de mer et être tombées malades.

crabe de cocotier

Crédits : iStock

5. La batrachophobie (peur des amphibiens)

Cette peur incontrôlée des amphibiens, et plus particulièrement des grenouilles, des crapauds et des salamandres, trouve parfois son origine dans les légendes urbaines. En effet, on dit par exemple que toucher un crapaud donne des verrues… Mais cette phobie pourrait également être liée à un dégoût pour les choses gluantes.

grenouille

Crédits : Pixnio

6. L’ (peur des chevaux)

Les chevaux sont des animaux imposants et il n’est donc pas surprenant qu’ils puissent parfois inspirer une certaine crainte. D’autant plus qu’un seul coup de sabot peut être fatal… Il arrive même que le simple son des sabots sur le sol suffise à déclencher l’anxiété des personnes atteintes de cette phobie.

cheval appaloosa

Crédits : iStock

7. La musophobie (peur des rongeurs)

Vous avez peur de tous les rongeurs ? Ou simplement des souris ou des rats ? Dans tous les cas, vous êtes musophobe ! Malgré le fait qu’elle soit très répandue, cette phobie, qui touche surtout les femmes, a le don de faire rire. Pourtant, la panique qui s’empare des musophobes lorsqu’ils aperçoivent un rongeur est bien réelle…

L’origine de la musophobie est bien souvent la peur de la saleté, cette dernière étant associée aux rats et aux souris.

souris

Crédits : iStock

8. L’ichtyophobie (peur des poissons)

Cette peur maladive des poissons s’exprime par la peur d’être entouré de poissons vivants, la peur de manger des poissons morts ou la peur de toucher des poissons. Certains sont même écoeurés par la vue ou l’odeur des poissons sur les étals de marchés par exemple.

poisson rouge

Crédits : iStock

9. L’arctophobie (peur des ours)

Non seulement les personnes atteintes de cette phobie ont peur des ours (et on peut les comprendre) mais en plus elles ont peur de toutes leurs représentations… Cela signifie que la simple vue d’un ours en peluche peut être source de panique ! Imaginez en période de Noël…

ours

 

Crédits : Pxhere

10. La cuniculophobie (peur des lapins)

Un simple dessin de lapin peut faire bondir d’horreur les cuniculophobes. On imagine alors aisément qu’ils ne crient pas qu’ils sont atteint de cette phobie sur tous les toits, sous peine de subir quelques moqueries…

lapin

 

Crédits : Simona R/Pixnio

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Un apiculteur enfourne des centaines d’abeilles dans sa bouche


Un apiculteur pas comme les autres. Il aime s’entourer d’abeilles et il n’a aucune protection. Il semble qu’il soit immunisé contre leurs piqûres et il aime le montrer.
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Un apiculteur enfourne des centaines d’abeilles dans sa bouche

 

Suk Mohammad Dalal © You Tube.

Suk Mohammad Dalal, un apiculteur indien âgé de 32 ans, se filme régulièrement en train de mettre des centaines d’abeilles dans sa bouche. L’homme collecte le miel de ses abeilles depuis seize ans.

Depuis deux ans, Suk Mohammad Dalal s’amuse à se filmer avec des abeilles sur ses vêtements ou même sur le visage. L’Indien a décidé aujourd’hui d’aller plus loin, en en mettant dans sa bouche. Il justifie son geste par « le plaisir d’avoir des abeilles en bouche ». Il ne les avale jamais. 

Le « mangeur d’abeilles » travaillait auparavant en tant qu’assistant de médecin. Il a, un jour, décidé de changer de métier pour se consacrer entièrement à sa passion: les abeilles.

Ayant travaillé avec des médecins, il conseille toutefois de ne pas l’imiter. C’est parce qu’il a été piqué des centaines de fois qu’il est devenu résistant au venin des abeilles

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Les scientifiques ont retrouvé la trace de la plus grande abeille du monde


 

L’abeille géante de Wallace n’avait pas été vue depuis 38 ans. Et voilà qu’une femelle apparaît ! Il y a t’il de l’espoir pour cet insecte qu’elle soit protéger en Indonésie, car en plus de la perte de son habitat, il y a les collectionneurs qui sans scrupule voudront voir l’abeille géante de Wallace épinglé dans leur collection.
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Les scientifiques ont retrouvé la trace de la plus grande abeille du monde

 

© Clay Bolt.

The Guardian

L’abeille géante de Wallace a été redécouverte en Indonésie alors que les scientifiques la croyaient disparue depuis des décennies.

Aussi grande que le pouce d’un adulte, possédant une mâchoire semblable à celle d’un coléoptère et quatre fois plus grosse qu’une abeille domestique: il semble difficile de passer à côté de l’abeille géante de Wallace. Pourtant, cela faisait 38 ans que les scientifiques n’avaient plus croisé son chemin… jusqu’à aujourd’hui. Une équipe de biologistes américains et australiens ont en effet (re)découvert une abeille géante de Wallace dans les Moluques du Nord, en Indonésie. L’insecte vivrait seul dans un nid de termites dissimulé dans un arbre, à plus de deux mètres du sol.

« Bulldog volant »

« C’était absolument époustouflant de voir ce ‘bulldog volant’ d’insecte qu’on pensait disparu », a déclaré le photographe scientifique Clay Bolt, qui a eu la chance de capturer les premières images de l’espèce. « Voir à quel point cette abeille est belle et grande, entendre le bruit de ses ailes géantes frémir alors qu’elle passait près de ma tête: c’était tout simplement incroyable ».

Cette abeille géante, dont la femelle peut mesurer jusqu’à quatre centimètres de long, a été découverte pour la première fois en 1858 par l’explorateur et naturaliste britannique Alfred Russel Wallac sur l’île indonésienne de Bacan

Il avait alors décrit l’abeille comme « un grand insecte noir, semblable à une guêpe, avec une mâchoire immense comme un doryphore ».

Rares apparitions

Les scientifiques ne virent cette abeille pour la deuxième fois qu’en 1981. Adam Messer, un entomologiste américain, put l’observer sur trois îles indonésiennes, et il découvrit que l’abeille utilise ses mandibules géantes pour récolter de la résine et du bois afin de se construire un nid résistant à l’assaut des termites.

La redécouverte d’une abeille femelle ravive ainsi l’espoir que les forêts de la région abritent encore cette espèce. Son habitat est menacé par la déforestation massive en Indonésie, et sa taille et sa rareté en font une cible privilégiée pour les collectionneurs. Il n’existe actuellement aucuneloi concernant le commerce de l’abeille géante de Wallace.

Espèce en danger?

« Nous savons que diffuser la nouvelle de cette redécouverte peut sembler être un gros risque (…), mais en réalité, les collectionneurs sans scrupules savent déjà que l’abeille est là-bas », a déclaré Robin Moore, biologiste chez Global Wildlife Conservation.

Pour lui, il est essentiel que les défenseurs de l’environnement alertent le gouvernement indonésien et le poussent à agir pour protéger l’espèce.

« En faisant de cette abeille un symbole en matière de conservation, nous sommes certains que l’avenir de cette espèce sera meilleur que si nous la laissions tranquillement tomber dans l’oubli« , a-t-il ajouté.

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Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde


Un monde sans insecte, ça vous tente ? Cela serait une catastrophe et il semble que les insectes vont tout droit a une extinction comme les dinosaures. Si cela arrive, l’écosystème sera en péril.
Il faut interdire au plus vite les pesticides, restaurer les lieux humides, etc…
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Près de la moitié des espèces d’insectes en déclin dans le monde

 

ALE-KS VIA GETTY IMAGES

L’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies, sont en déclin rapide dans le monde entier, alerte une étude qui met en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels.

« La conclusion est claire: à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies », soulignent les auteurs de ce bilan « effrayant », synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive.

Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction « et chaque année environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste », ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland.

Ce qui équivaut, notent-ils, « au plus massif épisode d’extinction » depuis la disparition des dinosaures.

« La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10%) huit fois plus, » soulignent-ils.

Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont « d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires »: « un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement des écosystèmes naturels qui serait catastrophique », insistent les scientifiques, dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation.

Exemple de service vital rendu par les insectes, et sans doute le plus connu, la pollinisation des cultures.

A l’inverse, exemple d’impact de leur disparition sur toute la chaîne alimentaire: le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes révélé en France en 2018.

« Il n’y a quasiment plus d’insectes, c’est ça le problème numéro un », expliquait alors un des auteurs de l’étude française, Vincent Bretagnolle: car même les volatiles granivores ont besoin d’insectes à un moment dans l’année, pour leurs poussins…

Papillons, coccinelles, fourmis

Selon une étude parue fin 2017 et basée sur des captures réalisées en Allemagne, l’Europe aurait perdu près de 80% de ses insectes en moins de 30 ans, contribuant à faire disparaître plus de 400 millions d’oiseaux.

Oiseaux, mais aussi hérissons, lézards, amphibiens, poissons… tous dépendent de cette nourriture.

A l’origine de cette chute des insectes, les chercheurs australiens désignent la perte de leur habitat (urbanisation, déforestation, conversion agricole) et le recours aux pesticides et engrais de synthèse, au coeur de l’intensification des pratiques agricoles ces soixante dernières années.

L’étude se base notamment sur les cas de l’Europe et des États-Unis, où l’on dispose des suivis les plus réguliers.

« Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement ».

A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes (virus, parasites), les espèces invasives et enfin le changement climatique mais surtout à ce stade dans les régions tropicales.

Le recul des insectes, qui forment les deux tiers des espèces terrestres, remonte au début du XXe siècle, mais s’est accéléré dans les années 1950-60 pour atteindre « des proportions alarmantes » ces 20 dernières.

Parmi les plus affectés, les lépidoptères (les papillons), les hyménoptères (abeilles, guèpes, fourmis, frelons… présents sur tous les continents sauf en Antarctique) et les coléoptères (scarabées, coccinelles).

Quelque 60% des espèces de bousiers sont ainsi sur le déclin dans le bassin méditerranéen. Et une espèce d’abeilles sur six a disparu au niveau régional, dans le monde.

Les insectes aquatiques ne sont pas épargnés, qu’il s’agisse des libellules ou des éphémères.

« Restaurer les habitats, repenser les pratiques agricoles, avec en particulier un frein sérieux à l’usage de pesticides et leur substitution par des pratiques plus durables, s’imposent urgemment », soulignent les auteurs du rapport, qui appellent aussi à assainir les eaux polluées, en ville comme en milieu rural.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les abeilles savent compter


Si on se demande pourquoi étudier les mathématiques, quoique la réponse soit évidente, sachez que de primates, certains oiseaux, araignée, et même des abeilles comprennent les mathématiques de base. Malheureusement, avec l’effondrement des abeilles, les insecticides détruisent leurs neurones du cerveau, sans leurs capacités cognitives pour butiner.
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Les abeilles savent compter

 

Gros plan sur la tête d'une abeille.

Les abeilles ont la réputation d’être des insectes intelligents. Photo: iStock / Andy Nowack

Alain Labelle

Les abeilles mellifères peuvent réaliser des calculs mathématiques de base, ont démontré des scientifiques australiens et français.

Les chercheurs sont affiliés à l’Université RMIT et à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier. L’année dernière, la même équipe avait établi que ces insectes sociaux étaient capables de se représenter et d’interpréter le zéro.

La présente étude montre qu’on peut apprendre aux abeilles à reconnaître les couleurs comme des représentations symboliques de l’addition et de la soustraction, et à utiliser cette information pour résoudre des problèmes arithmétiques.

La résolution de problèmes mathématiques exige un niveau d’intelligence sophistiquée, qui fait appel à une gestion mentale complexe de nombres, de règles, mais aussi à une mémoire de travail à court terme.

En outre, les opérations numériques comme l’addition et la soustraction sont complexes, parce qu’elles nécessitent deux niveaux de traitement.

Vous devez être capable de maintenir les règles d’addition et de soustraction dans votre mémoire à long terme, tout en manipulant mentalement un ensemble de nombres donnés dans votre mémoire à court terme. Le professeur Adrian Dyer, de l’Université RMIT

« De plus, nos abeilles ont également utilisé leur mémoire à court terme pour résoudre des problèmes arithmétiques, car elles ont appris à reconnaître les notions de plus et de moins comme des concepts abstraits plutôt qu’en les associant à des aides visuelles », explique le Pr Adrian Dyer.

Le saviez-vous?

  • Les abeilles n’ont qu’un million de neurones, soit 100 000 fois moins que l’humain;
  • elles possèdent une mémoire à court terme élaborée qui leur permet d’envisager les décisions à venir;
  • elles comprennent des concepts abstraits comme la similitude et la différence;
  • elles acquièrent des compétences complexes auprès d’autres abeilles.

Ces surprenantes capacités élargissent, selon les chercheurs, notre compréhension de la relation entre la taille et la puissance du cerveau.

Ainsi, même le petit cerveau d’une abeille peut réaliser des opérations mathématiques de base, une connaissance qui pourrait servir au développement futur de l’intelligence artificielle en raffinant l’apprentissage machine.

Nos résultats laissent à penser que la cognition numérique avancée pourrait être plus répandue dans la nature chez les non-humains que ce que l’on pensait. Adrian Dyer

De précédentes études ont montré que certains primates, des oiseaux comme le corbeau, et même des araignées sont capables d’additionner et de soustraire.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science Advances(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Une abeille sur une fleur.

Une abeille. Photo : Getty Images / Peter Vahlersvik

Un cerveau déstabilisé

De plus en plus de travaux, dont plusieurs menés à l’Université Laval de Québec, montrent que l‘effondrement des colonies d’abeilles observé en Amérique et en Europe depuis une dizaine d’années est lié aux insecticides, particulièrement à ceux de la famille des néonicotinoïdes. Pour réussir à butiner, les abeilles se servent de leurs grandes capacités cognitives, mais les produits toxiques attaquent la communication entre les neurones de leur cerveau, ce qui les déstabilise et nuit au butinage.

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