Nouvelles espèces marines exotiques découvertes en mer de Java


C’est ce qui s’appelle une expédition très productive dans la mer de Java. 12 000 créatures sur les 800 espèces que les scientifiques on étudier d’animaux marins exotiques qui sont des petites créatures différentes de ce qu’ils connaissent à ce jour
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Nouvelles espèces marines exotiques découvertes en mer de Java

Ces scientifiques vont étudier en détail plus de... (South Java Deep Sea Biodiversity Expedition 2018 via AFP)

Ces scientifiques vont étudier en détail plus de 12 000 créatures sur les 800 espèces qu’ils ont rencontrées au cours de l’expédition et publier les résultats de leurs travaux en 2020, a dit M. Peter Ng. Sur cette photo prise lors de l’expédition, un crabe-araignée qui n’a toujours pas de nom.

SOUTH JAVA DEEP SEA BIODIVERSITY EXPEDITION 2018 VIA AFP

 

Agence France-Presse

Un crabe ermite et une crevette aux yeux brillants figurent parmi une bonne dizaine de nouvelles espèces marines exotiques découvertes au cours d’une expédition en eaux profondes au large de l’île indonésienne de Java, ont annoncé jeudi des scientifiques.

Au cours de cette expédition de 14 jours effectuée par une équipe de l’Université nationale de Singapour (NUS) et de l’Institut indonésien des sciences (LIPI) en mars et avril, les scientifiques ont exploré une vaste zone de l’océan Indien au large de la côte sud de Java et dans le détroit de la Sonde qui sépare cette île de celle de Sumatra.

« C’est une zone de l’océan Indien qui n’a jamais été explorée pour des animaux en eaux profondes, donc nous ne savions vraiment pas ce que nous allions trouver », a déclaré à l’AFP Peter Ng, un spécialiste des crabes.

« Nous étions très surpris par les découvertes » de ces espèces exotiques totalement nouvelles pour la science, qui « nous disent qu’il se passe des choses dans cette partie de l’Indonésie que nous ne connaissons pas », a-t-il ajouté.

Trois nouvelles espèces d’araignées de mer ont été découvertes pendant l’expédition au cours de laquelle 63 sites ont été explorés, ont précisé les scientifiques dans un communiqué.

L’une d’elles avait une plaque protégeant ses yeux qui ressemblait à des oreilles surdimensionnées, tandis qu’une autre était de couleur orange vif, ont-ils poursuivi.

Parmi les autres découvertes figure un crabe ermite avec des yeux verts brillants, selon le scientifique indonésien Dwi Listyo Rahayu, également un expert en crabes.

Autre nouveauté, une espèce de crevettes aux yeux brillants qui reflètent la lumière.

Ces scientifiques vont étudier en détail plus de 12 000 créatures sur les 800 espèces qu’ils ont rencontrées au cours de l’expédition et publier les résultats de leurs travaux en 2020, a dit M. Peter Ng.

http://www.lapresse.ca/

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Un reptile préhistorique vieux de 180 millions d’années enceinte d’octuplés


Les ichtyosaures ont été très productifs que plusieurs d’entre eux étant vivipares avaient des oeufs dans leur ventre. Le plus jeune ichtyosaure qui a été trouvé date d’environ 180 millions d’années et portait 8 oeufs. Je serais curieuse de voir en dedans de l’oeuf
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Un reptile préhistorique vieux de 180 millions d’années enceinte d’octuplés

 

Ichtyosaure enceinte avec octuplets. Crédit: (c) Nobumichi Tamura

par Brice Louvet

Une équipe de paléontologues annonce la découverte d’une partie du squelette d’un ichtyosaure vieux de 180 millions d’années avec les restes de six à huit petits embryons retrouvés entre ses côtes.

Les ichtyosaures étaient des reptiles aquatiques qui dominaient les mers jurassiques. Ils mesuraient entre un et dix mètres de longueur en moyenne, étaient piscivores et vivipares. Ils se nourrissant d’autres reptiles, de poissons et d’invertébrés marins tels que les bélemnites semblables à des calmars. Les fossiles d’ichthyosaures sont assez communs au Royaume-Uni. Cependant, seulement cinq spécimens d’ichtyosaures ont ici été retrouvés avec des embryons « à l’intérieur » (et aucun avec autant).

Le nouveau spécimen, en plus d’être le premier ichthyosaure embryonnaire enregistré dans le Yorkshire, est également géologiquement le plus jeune des spécimens porteurs d’embryons britanniques, provenant du stade toarcien du Jurassique, âgé d’environ 180 millions d’années (les autres étaient datés à entre 190 et 200 millions d’années). Le fossile reposait depuis 2010 chez un collectionneur de fossiles, Martin Rigby qui, soupçonnant la présence d’embryons, fit appel aux paléontologues Mike Boyd et Dean Lomax, de l’Université de Manchester.

Le spécimen est coupé en deux, ce qui expose plusieurs grandes côtes (de la femelle) et plusieurs chaînes de vertèbres et divers petits os indéterminés. Les chercheurs pensent qu’il y a entre ces petits os au moins six embryons présents, mais probablement huit.

« Nous avons également envisagé la possibilité que les minuscules restes puissent être contenus dans l’estomac, bien qu’il semblait hautement improbable qu’un ichtyosaure avale six à huit embryons avortés ou des ichtyosaures nouveau-nés en même temps, note Mike Boyd. Ce ne semble pas avoir été le cas, parce que les embryons ne présentent aucune érosion par les acides gastriques et que les embryons ne sont associés à aucun contenu stomacal commun chez les ichtyosaures du Jurassique précoce, comme les restes de bélemnites semblables à des calmars ».

Huit espèces différentes d’ichtyosaures ont été documentées avec des embryons. L’ichtyosaure le plus fréquemment trouvé avec des embryons est Stenopterygius. Plus d’une centaine de ces spécimens ont été retrouvés avec des embryons (de 1 à 11) dans la région de Holzmaden et ses environs, en Allemagne.

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Phoques, baleines, coyotes : la faune sauvage insoupçonnée de New-York


Quelque chose de positif des États-Unis, du moins a New-York, dans Central Park. Ils ont réussit à faire cohabiter des animaux sauvages et humain. Bien sûr, ce n’est pas tout le monde qui sont content surtout quand, des visiteurs, comme des ratons-laveurs viennent fouiller les poubelles, ou des cerfs vont se régaler dans des jardins, mais il est possible d’avoir des habitats en pleine ville pour les animaux
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Phoques, baleines, coyotes : la faune sauvage insoupçonnée de New-York

Raton laveur, New-York

Un raton laveur au creux d’un arbre à New York, le 16 mars 2018.

© DON EMMERT / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Ces dernières années, la faune sauvage a augmenté à New-York. Dans une ville qui compte presque 10 millions d’habitants, la cohabitation est parfois compliquée.

Coyotes et phoques dans le Bronx, renards roux dans le Queens, hiboux à Brooklyn, ratons laveurs, faucons et écureuils à Manhattan : une faune abondante et souvent insoupçonnée vit à New York (États-Unis) à l’ombre des gratte-ciel. D’ailleurs, ces 30 dernières années, la population d’animaux sauvages dans la grosse pomme n’a cessé d’augmenter, à la faveur de nouveaux espaces verts – dans une ville où l’on en compte au total plus de 11.000 hectares -, où la chasse est interdite et les prédateurs naturels absents.

Des coyotes dans le Bronx, des baleines dans le Queens

Selon Jason Munshi-South, professeur de biologie de l’université de Fordham et expert de la vie animale new-yorkaise, on trouve à New York aujourd’hui des milliers de ratons laveurs – dont une centaine à Central Park – quelques milliers de cerfs et une cinquantaine de coyotes, pour la plupart dans le Bronx. Sans parler des animaux marins : les phoques sont réapparus sur les rochers de Pelham Bay, dans le nord-est du Bronx, et on aperçoit même parfois des baleines dans les eaux de Queens ! La ville travaille aussi à la protection du pluvier siffleur (Charadrius melodus) sur la plage de Rockaway, toute proche de l’aéroport JFK, où cet oiseau vient nicher au printemps. Il est toujours considéré comme une espèce en voie de disparition par les autorités américaines, même si l’Union pour la conservation de la nature (UICN) est plus optimiste depuis que sa population augmente de nouveau. Elle l’a placé dans la catégorie « quasi-menacé« .

Une cohabitation parfois difficile avec les New-yorkais

Mais la cohabitation entre 8,5 millions d’êtres humains et des millions d’animaux sauvages issus de plus de 600 espèces n’est pas toujours simple dans la première métropole américaine : les New-yorkais, lassés du béton et des embouteillages, se réjouissent volontiers de cette faune… jusqu’à ce qu’ils voient un coyote dévorer un chat ou un lapin domestique, un cerf se nourrir de plants de tomates biologiques ou un raton laveur fouiller dans les ordures.

« Il faut donner aux gens les moyens de mieux cohabiter avec la faune sauvage. Si on ne sait pas qu’il y a 2.000 cerfs à Staten Island et qu’on conduit trop vite, on peut en renverser un« , dit à l’AFP Richard Simon, directeur de la faune pour la mairie de New York.

La ville a créé une unité dédiée à la faune fin 2016 et a déjà stérilisé environ 95% de la population de cerfs mâles de Staten Island, soit quelque 1.100 animaux, selon les estimations de M. Simon.

« Quand il y a des problèmes, en général c’est la faute des gens, pas celle des animaux« , dit Jason Munshi-South, le professeur de biologie. « Le mieux est de les laisser tranquilles« .

« La ville est assez grande pour tout le monde », estime Richard Simon. Parfois, des gens appellent pour demander que les animaux soient reconduits (ailleurs) dans la nature, dit-il.

« Mais il n’y a nulle part où les emmener. Ils vivent ici maintenant ».

 Alors, la cohabitation avec la faune sauvage fait régulièrement l’objet de campagnes dans le métro et sur les abribus : l’une montrait récemment des photos d’animaux – cerfs, coyotes, pluviers – barrées du slogan

« Les habitants de la ville prennent diverses formes ».

Une autre rappelait simplement de ne pas nourrir ces animaux.

« Il n’y aucune raison de donner un hot-dog ou un bretzel aux écureuils », premiers responsables de morsures à New York, dit M. Simon.

 Lorsqu’on les nourrit, les animaux perdent leur peur instinctive de l’être humain ; ils peuvent aussi se mettre à mordre ; et les ratons laveurs de Central Park s’en prennent parfois aux promeneurs pour essayer d’ouvrir leur sac, souligne M. Munshi-South.

Malgré ces problèmes de cohabitation, autorités et experts font valoir les bénéfices d’habiter une ville où des animaux sauvages vivent en liberté.

« Certains sont surpris et disent qu’ils pensaient qu’il n’y avait que des rats à New York », dit Jason Munshi-South. « Mais parfois, quand on travaille dans les parcs l’été, qu’il fait chaud et qu’il y a des moustiques », on se croirait presque dans un pays exotique, dit-il.

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Les baleines n’ont pas toujours été aussi grosses


Les baleines à fanons n’ont pas toujours été gigantesques, en fait cela fait 3 millions d’années que les changements ont mit à l’avant pour s’adapter à leur environnement changeant à cause d’un changement climatiques du passé et la redistribution de leurs ressources alimentaires. Maintenant, nous sommes en plein changement climatiques, on parlent plus d’espèces menacées que de changement physique de ces animaux marins
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Les baleines n’ont pas toujours été aussi grosses

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

 Quand il pense aux baleines en effet, l’Homme les imagine en général gigantesques. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas depuis le début de leur histoire commencée il y a environ 36 millions d’années. Qu’est-ce qui a provoqué cette augmentation de taille caractéristique des baleines à fanons d’aujourd’hui ?

Des chercheurs pensent avoir trouvé la réponse à l’énigme.

Article paru le 29/05/2017

Parmi les mysticètes (le nom vient du grec mystax qui signifie lèvre supérieure), un sous-ordre des cétacés regroupant toutes les baleines à fanons, on trouve le rorqual bleu austral, l’un des plus grands animaux qui aient jamais vécu sur Terre (certains mesurent un peu plus de 30 m). Avec un poids pouvant atteindre pour certains 200 tonnes, ce sont sans doute les créatures les plus lourdes de tous les temps, surpassant dans ce domaine les plus gros dinosaures.

Ces créatures qui fascinent Homo sapiens depuis qu’il les a rencontrées se présentent généralement dans son imaginaire comme des animaux gigantesques tantôt terrifiants tantôt pacifiques. Pourtant les baleines à fanons n’ont pas toujours eu ces tailles records.

En effet, « si l’on observe leur histoire longue de 36 millions d’années, elles n’ont été géantes que pendant un dixième de cette période », indique dans The Guardian le biologiste Graham Slater.

Il y a deux à trois millions d’années, les membres de cette famille de cétacés avaient encore des tailles inférieures à 10 mètres. Alors pourquoi sont-ils devenus si grands ? C’est la question que lui et ses collègues de l’université de Chicago se sont posée. Les résultats de leurs recherches viennent de paraître dans les Pnas (Proceedings of the Royal Society B ).

Plusieurs cétacés ont grandi en même temps

Pour mener leur enquête, les chercheurs ont bénéficié de nombreux fossiles qui leur ont permis de reconstituer l’évolution de ces mammifères marins : pas moins de 63 crânes d’espèces éteintes et 13 autres d’espèces toujours vivantes. Pour celles disparues, leurs longueurs ont été déduites à partir des restes disponibles. En examinant l’arbre généalogique qu’ils ont construit avec l’aide de modèles informatiques, les chercheurs ont observé que la tendance au gigantisme semble être apparue à peu près en même temps pour nombre de ces cétacés. Et cela, pas seulement pour ceux qui étaient déjà les plus grands. La baleine pygmée par exemple, longue aujourd’hui de 5 m en moyenne, est aussi concernée.

Ce gigantisme aurait commencé progressivement il y a environ 4,5 millions d’années. La cause ? Un changement climatique important, selon les auteurs. Il aurait donc eu pour conséquence une redistribution dans les océans de la nourriture préférée de ces grands animaux, le plancton. Le refroidissement des eaux et la présence de prédateurs comme les requins géants ne sont pas pointés du doigt.

Les baleines à fanons continuent d’être chassées. © IUCN, SeaShepherd, IWC, NOAA, ProjectMinke.org, Japan Fisheries Agency, Marinebio.org

Les baleines à fanons continuent d’être chassées. © IUCN, SeaShepherd, IWC, NOAA, ProjectMinke.org, Japan Fisheries Agency, Marinebio.org

    Les baleines à fanons sont confrontées à des changements climatiques rapides

    Ces changements coïncident avec l’avènement d’une ère glaciaire. Ce refroidissement aurait modifié les courants de circulation océanique et éclaté les ressources en plancton en petites poches éloignées les unes des autres. Le temps d’une répartition uniforme était fini… Pour aller chercher leur nourriture, les baleines ont dû alors parcourir de plus grandes distances. Augmenter leur taille aurait été une réponse à ce besoin :

     « quand vous êtes plus gros, vous pouvez stocker plus d’énergie et donc, vous avez un plus grand réservoir pour aller où vous voulez » , explique Graham Slater. En outre, « plus votre bouche est grande, plus vous pouvez absorber en dépensant un minimum d’énergie ».

    Interrogé par The Guardian sur son opinion sur ces recherches, Olivier Lambert, paléontologue à l’Institut royal des sciences naturelles en Belgique, estime que, même si la conclusion est convaincante, il ne faut peut-être pas exclure que les prédateurs ou des changements dans l’environnement aient pu aussi jouer un rôle majeur.

    Néanmoins, il remarque qu’un « un tel travail souligne l’actuelle situation précaire des populations de baleines à fanons, lesquelles sont confrontées à des menaces majeures compte tenu des effets à court terme du changement climatique sur la circulation océanique et le transport de nutriments ».

    Ce que ne contredit pas Graham Slater : « si nous fermons le robinet d’eau froide, et si le changement climatique se poursuit, ce que nous pensons, il va y avoir de mauvaises nouvelles pour ces grandes baleines ».

    La diminution du plancton, qui apprécie les eaux froides, ajoutée à la chasse à la baleine qui continue de se pratiquer, « tout cela peut avoir des conséquences écologiques graves que nous ignorons encore, a déclaré Nick Pyenson, coauteur de l’étude. Que se passera-t-il quand nous aurons perdu toute cette biomasse dans l’océan ? Tout cela, nous tentons encore de le découvrir ».

    Les baleines mais aussi de nombreuses autres espèces sur Terre sont face à un grand défi que tous ne pourront pas relever.

    « Il y aura des gagnants et des perdants. »

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les baleines à fanons ne sont devenues gigantesques que depuis trois millions d’années.

  • Cette augmentation de la taille, qui affecte plusieurs espèces, serait la conséquence d’un changement climatique.

  • Les mysticètes auraient été contraints de grandir pour faire face à la dispersion des ressources de plancton dans l’océan mondial.

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L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions


Et voilà nous y sommes presque, les organismes marins qui pourraient être en service de l’armé Américaine a titre d’espion. Ce qui est pire, c’est qu’il n’est pas impossible  que des poissons, coraux, crustacés, mollusques soient modifiés pour être à la hauteur de leurs demandes
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L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions

 

Le projet PALS de la DARPA

L’agence de recherche du ministère de la Défense américain veut utiliser les espèces marines pour détecter et suivre l’intrusion de véhicules sous-marins dans ses eaux.

DARPA

Par Olivier Hertel

Les militaires américains lancent un nouveau programme de surveillance très « bio ». Le but : utiliser les espèces marines comme un vaste réseau de capteurs naturels capable de détecter l’intrusion de véhicules sous-marins ennemis près des côtes.

SURVEILLANCE. Et si les poissons, les coraux, les crustacés et autres mollusques marins étaient recrutés par les militaires pour surveiller les côtes ? C’est la dernière idée de la fameuse Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) qui dépend de l’armée américaine. Baptisé PALS pour Persistent Aquatic Living Sensors (capteurs aquatiques vivants et persistants), ce nouveau programme prévoit d’exploiter les capacités naturelles des organismes vivants pour percevoir leur environnement au profit de la surveillance et de la défense du littoral américain. Effectivement, la plupart des espèces marines sont dotées de capteurs très performants, capables de détecter un mouvement, une odeur, un bruit ou encore une silhouette, révélateurs entre autres, de la présence d’un prédateur ou d’une proie. Par exemple, les poissons disposent le long du corps, d’une ligne latérale qui leur permet de percevoir les moindres variations hydrodynamiques (vitesse, pression) du milieu ainsi que les sons (vibrations). Certaines espèces sentent d’infimes variations du champ électrique ou du champ magnétique qui les entoure.

Leur immense atout : l’ubiquité

Autant de capteurs vivants qui font rêver les militaires, non pas pour détecter des poissons, des méduses ou des poulpes, mais plutôt des mini-sous-marins autonomes ou toutes autres menaces ennemies pouvant venir de la mer. Car l’immense atout des organismes marins, c’est leur ubiquité : la vie est présente tout le temps et partout, de la surface jusqu’aux abysses. Autres avantages : elle s’adapte aux changements du milieu, ne nécessite aucun entretien et se reproduit toute seule. À l’inverse, les systèmes de surveillances conventionnels, que ce soit des microphones, des caméras, des sonars, des satellites ou encore des radars, ne peuvent être aussi exhaustifs. Ils exigent d’être constamment alimentés en énergie, entretenus voire remplacés. En plus leur mise en œuvre demande beaucoup de moyens tant humains que matériels.

“L’approche actuelle de la marine américaine pour détecter et suivre des véhicules est centrée sur le matériel et sur des ressources importantes. En conséquence, les capacités sont essentiellement utilisées à un niveau tactique pour protéger des équipements de grande valeur comme par exemple un porte-avions, et moins à un niveau stratégique, plus large,” explique, dans le communiqué de la Darpa, Lori Adornato, la chercheuse responsable du projet PALS.

La Darpa n’exclut pas de modifier des organismes vivants

La Darpa ne donne pas de détail sur les technologies qu’elle compte employer ou développer pour ce programme. Toutefois, le but annoncé est, dans un premier temps, d’évaluer les capacités de détection des organismes. Mais il faudra aussi mettre au point des technologies matériels, des logiciels, des algorithmes capables de traduire l’information provenant des organismes marins pour être en mesure de l’exploiter. La Darpa va donc commencer par analyser les variations du comportement des ces espèces face aux passages de véhicules sous-marins. Pour cela, elle prévoit de déployer un système permettant de collecter les signaux émis par les espèces intéressantes et ce jusqu’à 500 mètres de distance. Pour éviter les faux positifs, cet ensemble de capteurs biologiques et non biologiques devra non seulement détecter les objets passant dans les parages mais aussi distinguer les véhicules ciblés, de tous les débris sans intérêt ou de grosses espèces comme des requins, des lions de mers, des dauphins pouvant circuler librement dans ces mêmes eaux. L’agence américaine souhaite favoriser l’utilisation d’organismes naturels, mais n’exclut pas la possibilité de les modifier pour qu’ils correspondent à ses besoins. Cependant, elle assure que s’il devait y avoir des tests avec des organismes modifiés, ils seraient réalisés en milieu confiné. Le programme PALS devrait ainsi durer quatre ans mêlant recherche en biologie, chimie, physique, intelligence artificielle, océanographie, ingénierie etc. Le projet, annoncé début février commencera début mars par une grande réunion à Arlington (Virginie) à laquelle participeront les laboratoires et entreprises qui souhaitent faire des propositions.

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L’extrême en vidéo : le manchot chute mais est incassable !


    Les manchots portent bien leur nom, ils sont très agiles sur l’eau, mais sur la terre ferme, ils sont tellement maladroit que s’en est drôle. Qu’ils chutent, qu’ils glissent peut importe, aucune égratignure.
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    L’extrême en vidéo : le manchot chute mais est incassable !

    Par Delphine Bossy, Futura

    Il glisse sur les plaques de verglas, tombe du haut des rochers, chute dans l’eau glaciale, atterrit sur ses congénères… Sur les côtes, le manchot connaît bon nombre de gamelles, mais se redresse presque toujours sans une égratignure ! L’animal est robuste et parfaitement adapté à son environnement, tout à fait hostile pour l’Homme.

    En voici la preuve en vidéo.

    Les manchots sont parfaitement adaptés à leur environnement extrême, même s’ils ont parfois l’air quelque peu gauche. Dotés d’ailes ne leur permettant plus de voler, ces oiseaux sont plus marins que terrestres, et ont parfois quelques difficultés à se déplacer sur le continent. Bien que dans les eaux australes ils soient d’épatants plongeurs, ces quelques images donnent du sens à leur nomination de « manchot ». Pleine d’humour, voici une compilation des plus belles chutes de manchots filmées durant la réalisation du projet Waddle All the Way.

    Entrez la légende de la vidéo ici

    Une compilation des meilleures chutes de manchots au cours du tournage de Waddle All the Way. © JohnDownerProd, YouTube

    La vidéo décryptée : des pieds qui ont pourtant inspiré l’Homme

    Ces images, au caractère cruellement humoristique, sont extraites d’un projet produit conjointement par les chaînes Discovery et BBC. L’objectif était de filmer les colonies de manchots empereurs, de gorfous sauteurs et de manchots de Humboldt de la façon la plus intime possible. Pour cela, le réalisateur John Downer, accompagné d’une équipe de cameramen, a développé quelque 50 caméras camouflées en manchots hyperréalistes. Le projet est de taille : l’équipe a fabriqué des robots de manchots empereurs, debout ou sur le ventre, équipés de caméras dans les yeux, des gorfous sauteurs articulés capables de se déplacer et de se redresser après une chute, etc. Certains disposent même d’œufs équipés de caméra ! Le mimétisme est si réussi que quelques manchots se seraient grandement intéressés à leurs homologues robots.

    Dans cette compilation, les oiseaux des eaux australes semblent maladroits. Pourtant, pas une seule de ces chutes n’est fatale : l’oiseau tombe, mais se redresse presque toujours aussi rapidement. Il faut donc bien le reconnaître, ces animaux sont excellemment adaptés aux rudes conditions australes. Les trois espèces sont de grandes plongeuses. Le manchot empereur est le meilleur, capable de plonger à plus de 300 m de profondeur et de remonter en quelques minutes à la surface. Ses os sont extrêmement solides et peuvent supporter 40 fois la pression atmosphérique. Les autres oiseaux (ou l’Homme) subiraient de terribles barotraumatismes pour le même type de plongée. Une petite chute, comme dans la vidéo, semble donc dérisoire.

      • Le transfert de chaleur de l'artère à la veine dans le corps du manchot a inspiré l'Homme, qui s'est servi de ce système pour construire des radiateurs. © www.ornithomedia.com

        Le transfert de chaleur de l’artère à la veine dans le corps du manchot a inspiré l’Homme, qui s’est servi de ce système pour construire des radiateurs. © http://www.ornithomedia.com

        Par ailleurs, s’il ne semble pas toujours bien tenir dessus, le manchot est doté de pieds hors du commun. Le manchot empereur peut connaître sur le continent antarctique des températures inférieures à -40 °C, et pourtant ses pattes ne gèlent pas. Elles servent de couveuse pour les œufs et permettent au manchot de maintenir sa température corporelle à 39 °C. En effet, la circulation du sang, allant du cœur vers les pieds, peut entraîner une perte de chaleur vers l’atmosphère au niveau de la peau. Pour éviter cela, le manchot dispose d’un véritable échangeur de chaleur à contre-courant. Les artères et les veines adjacentes ont des courants sanguins de sens opposés. L’artère amène du sang chaud dans les pieds, et la chaleur du sang dans l’artère est transférée au sang circulant dans la veine. Le sang dans le pied du manchot est alors relativement frais, ce qui évite une déperdition de chaleur trop importante.

        L’après-vidéo : manchots ou gorfous, mystérieux à bien des égards

        Sur les côtes, les pattes du manchot sont de formidables outils thermorégulateurs : sous l’eau, ce sont des gouvernails. Leurs ailes servent quant à elles de nageoires. Toute la morphologie de cet animal est adaptée au milieu aquatique : le manchot empereur par exemple est capable de se propulser hors de l’eau à 10 km/h en moyenne. La solidité des os lui permet de piquer jusqu’à au moins 300 m de profondeur, sans barotraumatisme et même sans avoir de problèmes de décompression au diazote. Sa manière de procéder reste mystérieuse.

        John Downer a présenté quelques-uns des robots-caméras qui lui ont permis de réaliser le documentaire Waddle All the Way. De gauche à droite, un gorfou (équipé d’une caméra dans l'œil, et d'un œuf-caméra), un manchot empereur glissant sur le ventre, un manchot de Humboldt avec un œuf-caméra et un gorfou articulé capable de se redresser s'il tombe. © Capture d'écran, BBC

        John Downer a présenté quelques-uns des robots-caméras qui lui ont permis de réaliser le documentaire Waddle All the Way. De gauche à droite, un gorfou (équipé d’une caméra dans l’œil, et d’un œuf-caméra), un manchot empereur glissant sur le ventre, un manchot de Humboldt avec un œuf-caméra et un gorfou articulé capable de se redresser s’il tombe. © Capture d’écran, BBC

        Pour le projet Waddle All the Way, l’équipe de John Downer a également construit des robots-manchots plongeurs. C’est une petite révolution, car sous l’eau, le manchot disparaît rapidement s’il aperçoit un cameraman. Pour ce documentaire, le manchot empereur nageur dispose d’une caméra, et nage comme ses homologues vivants. Il en est de même pour observer les éclosions. Pour ne pas stresser les oiseaux, l’équipe a posé des caméras en forme d’œuf, qui ont ensuite été remplacées par des robots de bébés manchots. Le projet a duré plus d’un an, et 1.000 heures ont été enregistrées au total. Les manchots empereurs ont été observés 330 jours consécutifs, ce qui fait de cette surveillance la plus longue jamais réalisée. Au-delà de la robustesse de ces oiseaux, ces vidéos devraient donc éclairer sur bien des caractéristiques comportementales encore ignorées à ce jour.

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        Publiée toutes les deux semaines sur Futura-Sciences, la chronique L’extrême en vidéo décrypte des phénomènes naturels ou des exploits humains à couper le souffle. La nature déchaînée, mystérieuse ou étonnante, et les Hommes qui risquent leur vie pour l’explorer seront les thèmes de ces séquences spectaculaires que nous analyserons avec l’œil du scientifique.

        https://www.futura-sciences.com

      "Il n’est pas nécessaire de créer des monstres, la nature l’a déjà fait"


      En haut mer, dans les profondeurs de la mer, ou la lumière n’arrive pas du tout a fendre les vagues pour étendre sa lueur, des animaux hors du commun nagent dans cette noirceur. Un pêcheur russe prend toutes les photos des poissons étranges qui se font prendre dans ses filets
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      « Il n’est pas nécessaire de créer des monstres, la nature l’a déjà fait »

       

      Roman Fedortsov se sert des réseaux sociaux (Instagram et Twitter) pour partager des photos de créatures sous-marines étranges qui se promènent dans ses filets. © (Twitter)

      Sur Instagram et Twitter, il existe deux comptes consacrés aux étranges monstres marins (photos sous l’article).

      Roman Fedortsov est un pêcheur de haute mer à Mourmansk. La ville russe surplombe la mer de Barents, relativement peu profonde qui débouche dans l’océan Arctique. Il se sert des réseaux sociaux (Instagram et Twitter) pour partager des photos de créatures sous-marines étranges qui se promènent dans ses filets.

      Plus aucun rayon de soleil

      « Il n’est pas nécessaire de créer des monstres, la nature l’a déjà fait », assure le pêcheur russe.

      Selon Science Alert, les créatures de Roman Fedortsov vivent dans la « zone crépusculaire » (la zone aphotique) de l’océan qui s’étend d’une profondeur de 200 à 1.000 mètres sous la surface. En-dessous de cette zone (de 1.000 à 4.000 mètres), il n’y a plus aucun rayon de soleil. On comprend mieux pourquoi ces espèces méconnues de la science sont majoritairement noires ou rouges, ce qui leur permet de rester invisibles dans leur habitat naturel face aux éventuels prédateurs marins.

      Un album photo original

      « Les animaux noirs absorbent toutes les couleurs de la lumière disponible, et les animaux rouges apparaissent noirs aussi: il n’y a pas de lumière rouge à refléter et leurs corps absorbent toutes les autres longueurs d’ondes de lumière disponibles, donc les animaux rouges et noirs prédominent », explique la NOAA (National Ocean and Atmospheric Administration).

      Dans l’album photo original de Roman Fedortsov, on épinglera les démons marins barbus, les requins fantômes, les poissons cyclopes et toutes sortes de crustacés assez exceptionnels.

       

      Crédit photos ;  Роман Федорцов @rfedortsov

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