Une tenue de plongée révolutionnaire pour "voler" dans l’océan


Oceanwings vous connaissez ? Et un wingsuit, le fait de voler dans les airs comme une chauve-souris ? Bien le Ocenawings, c’est un peu la même chose, mais utilisée en apnée dans l’océan. Pour le moment, il n’est pas encore en mode de fabrication, mais il sera utile pour l’étude des animaux marins, des soins et l’identification sans stresser l’animal
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Une tenue de plongée révolutionnaire pour « voler » dans l’océan

 

OceanWings

La tenue créée par Pierre Frolla permet de « planer » dans l’océan.

© BORIS HORVAT / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Pierre Frolla, un champion d’apnée, a développé une combinaison de plongée qui permet de glisser dans l’eau.

C’est l’histoire d’un champion d’apnée, aussi amateur de chute libre, qui a décidé de faire de la plongée autrement. Son rêve : approcher au plus près les grands animaux marins. Il est devenu réalité grâce à une idée de génie : s’inspirer de la discipline du wingsuit  (sport qui consiste à sauter d’une falaise et à voler grâce à une combinaison spéciale) pour planer dans l’océan.

Faire de la sensibilisation autrement

Entre 1996 et 2007, Pierre Frolla, né en principauté monégasque il y a quarante-deux ans, est d’abord athlète de haut niveau. Il enchaîne les records en apnée. Quatre de France, deux d’Europe, et encore quatre au niveau mondial. Puis, las de cette « recordite«  comme il dit, il prend conscience de la nécessité de sensibiliser le public à la fragilité du milieu marin.

« Mais je voulais le faire de façon différente de gens tels que Nicolas Hulot, en continuant à plonger et en cherchant à aller au contact des plus gros animaux, cachalots, raies manta ou requins, pour réaliser des choses qui touchent les gens », confie le quadragénaire.

MONACO. Avec cet objectif, le champion crée plusieurs écoles de plongée en apnée ou en scaphandre à Monaco, tournées vers cette thématique environnementale et ouvertes aux enfants dès 8 ans. La dernière, créée en 2013 avec la princesse Charlène, est dédiée au sauvetage en mer. Mais Pierre Frolla ne souhaite pas se limiter aux sorties avec les enfants de ces écoles. Alors avec une marque leader dans le domaine de la plongée, il développe d’abord une combinaison dans un souci esthétique puis ensuite réfléchit à un moyen de révolutionner sa discipline.

« Voler » en apnée pendant 3 à 4 minutes

Son inspiration viendra du wingsuit dont il a suivi l’essor avec intérêt.

« Pouvoir parcourir en apnée de longues distances sans aucun effort » : voilà l’objectif.

 Le premier prototype prend vie il y a 4 ans. La combinaison en néoprène couvre le corps et se déploie aussi entre les jambes et sous les bras. Mais le premier jet met en évidence quelques défauts :

« C’était très bien pour glisser en descendant. Mais sans mes palmes, j’avais toujours besoin de quelqu’un pour me remonter », dit-il.

Mais Pierre Frolla a trouvé la solution depuis quelques mois : quatre petites cartouches de gaz de 38 grammes vissées à des percuteurs. Une fois déclenchées, quelle que soit la profondeur, elles permettent de remonter seul à la surface grâce à une poche gonflable placée dans le dos, sous la combinaison.

© BORIS HORVAT / AFP

NÉOPRÈNE. L’innovation de son « Oceanwings » (le nom de sa combinaison) tient donc à la fois à la forme, au procédé de remontée et au matériau utilisé, un néoprène très souple qui permet de moins flotter et donc de glisser plus facilement dans les courants donnant l’impression de voler pendant 3 à 4 minutes. La sensation procurée par cette combinaison révolutionnaire, seul Pierre Frolla peut en parler aujourd’hui, car il n’existe que trois prototypes, qui sont tous à sa taille. Par ailleurs, aucune commercialisation n’est (pour l’instant) envisagée.

Un déplacement souple et calme pour attirer les animaux

L’objectif de cette tenue est « de s’approcher au contact des animaux, sans avoir besoin de faire des mouvements avec les bras et les jambes, et donc d’inverser la tendance, c’est à dire d’attirer leur curiosité et de les faire venir à moi », explique-t-il.

À terme, Pierre Frolla prévoit donc d’autres usages éthologiques ou vétérinaires pour cette innovation, comme la pratique de biopsies sur des animaux ou encore la facilitation de leur identification.

© BORIS HORVAT / AFP

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Le Saviez-Vous ► Savez-vous ce que vous avalez quand vous buvez la tasse?


Il y a tout un monde dans une goutte d’eau ! Alors imaginez que vous buvez une tasse d’eau de mer ! La photo de David Liittschwager en 2006, vous donne un petit aperçu qui ne semble pas très rajoutant
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Savez-vous ce que vous avalez quand vous buvez la tasse?

Il n’y a pas que de microscopiques végétaux et animaux que l’on absorbe en buvant la tasse | Phuket@photographer.net via Flickr CC License by

Il n’y a pas que de microscopiques végétaux et animaux que l’on absorbe en buvant la tasse | Phuket@photographer.net via Flickr CC License by

Daphnée Leportois

Eh non, l’eau de mer, ce n’est pas que de l’eau salée.

Qui n’a jamais bu la tasse pour cause de vague plus puissante que prévue ou d’«ami» qui a décidé de vous couler par surprise? La quinte de toux passée, afin de recracher l’eau qui s’était frayée un chemin dans vos poumons, vous êtes passé(e) à autre chose. Alors que vous auriez dû, par amour pour la science, vous demander ce que vous aviez vraiment avalé –plus ou moins de travers. Car ce n’est pas parce que cette eau est dite salée (et non douce) qu’elle contient uniquement de nombreux sels dissous.

«Il suffit de regarder une goutte d’eau de mer au microscope pour s’apercevoir que ça grouille de bestioles!» énonce la biologiste Françoise Gaill, conseillère scientifique à l’Institut CNRS Écologie et Environnement et spécialiste des milieux marins et océaniques.

Si vous voulez les admirer (et non vous contenter de les avaler en buvant la tasse), allez observer cette photo prise en 2006 par David Liittschwager, qui s’est amusé à grossir vingt-cinq fois une goutte d’eau de mer. Et, en effet, ça fourmille.

Végétation en suspension

On y retrouve des êtres unicellulaires, comme les ciliés, appelés ainsi en raison de la présence de cils vibratiles à leur surface. Mais aussi de nombreuses bactéries, «qui vivent dans l’eau naturellement» le bactérioplancton. Celles du genre Vibrio par exemple, comme la Vibrio alginolyticus, qui a l’inconvénient de pouvoir être à l’origine d’otites post-baignade mais est, rassurez-vous, rarement pathogène pour l’être humain.

On trouvera également des cyanobactéries. Si ce terme peut faire peur à tous ceux qui lui trouvent une consonance trop proche du cyanure, dites-vous que leur nom vient du grec ancien kuanos, qui signifie «éclat bleu». Ce n’est pas pour rien que les quatre premières lettres de ces bactéries, qui tiennent donc leur dénomination de la couleur qu’elles donnent à la mer, sont aussi celle d’une des couleurs primaires: le cyan. Et qu’elles portent aussi le nom plus parlant pour les néophytes d’algues bleues –même si elles ont l’air de petits filaments marron orangé. L’oxygène que vous respirez, c’est en partie grâce à elles, puisqu’elles «jouent le rôle de pompage de carbone» et de relargage de dioxygène dans l’air par le processus de photosynthèse. Appréciez donc ce phytoplancton (ou plancton végétal) à sa juste saveur pour toutes les fois où vous l’avez ingéré par mégarde en buvant la tasse!

Photosynthèse en surface

Ce ne sont pas la seule espèce de phytoplancton à camper en suspension dans l’eau de mer. Il y a aussi les diatomées, des microalgues unicellulaires. Sous leur délicate apparence de petits rectangles tachetés jaune et brun sur la photo prise par David Liittschwager, elles jouent elles aussi un rôle photosynthétique. Et c’est pour cela qu’on les trouve majoritairement en surface, au plus près de la lumière. Comme elles ont une enveloppe en silice, à leur mort, elles coulent au fond de la mer et viennent constituer des gisements de tourbe siliceuse ou former une roche appelée diatomite.

Forcément, cette composition de l’eau varie suivant les températures:

«Quand il fait très chaud, le phytoplancton est boosté par la température et se multiplie très rapidement. Quand il fait plus froid, tout fonctionne au ralenti.»

Ainsi que la profondeur et les courants, qui viennent brasser l’ensemble:

«La densité des excréments des poissons et animaux marins est telle qu’ils tombent au fond de l’eau. Certaines bactéries peuvent aussi mourir plus facilement à la surface de l’eau quand la mer est agitée car l’air peut être toxique pour ces aquatiques», pointe Françoise Gaill.

L’écume en est donc davantage exempte qu’une eau un peu plus calme.

Larves en croissance

Au côté de ces végétaux, on trouve du zooplancton (ou plancton animal). Certains sont du plancton temporaire, comme les œufs de poisson ou le crabe au stade larvaire, qui est, alors qu’il fait moins de 5 mm et est transparent, déjà reconnaissable par ses pattes sur la photo de David Liittschwager. D’autres, comme les copépodes, sont du plancton du début à la fin de leur vie. Avec leurs airs de minuscules crevettes, ils constituent la principale source de protéines des poissons en mer.

Il suffit de regarder une goutte d’eau de mer au microscope pour s’apercevoir que ça grouille de bestioles! Françoise Gaill, conseillère scientifique à l’Institut CNRS Écologie et Environnement

On peut aussi observer des chétognathes, des petits prédateurs appelés «vers sagittaires» parce qu’ils ont une forme de flèche. Ils représentent à eux seuls près de 10% du zooplancton. Il ne faudrait pas oublier non plus les vers aquatiques qui portent le nom de polychètes et, malgré leur petite taille, sont au-dessus du plancton dans la chaîne alimentaire.

Microplastiques en profusion

Il n’y a évidemment pas que des végétaux et animaux aux dimensions microscopiques que l’on absorbe en buvant la tasse. Il y a aussi tous les rejets dit anthropiques. Ceux qui sont dus à l’être humain. Je ne parle pas ici de l’urine, qui est, faut-il le rappeler, majoritairement constituée d’eau et se dilue dans l’immensité de la mer, mais des déchets, de l’essence aux crèmes solaires. On considère en effet que les océans sont recouverts d’un film d’hydrocarbures car environ six millions de tonnes d’hydrocarbures sont introduites chaque année par l’activité humaine dans les océans. Et qu’environ 25% des composants de la crème solaire se retrouvent dans l’eau au bout de vingt minutes de baignade —mais tous n’arrivent pas dans nos poumons ni notre estomac, puisque les silicones tout comme certains filtres non solubles dans l’eau se déposent et se sédimentent au fond de l’océan.

Et il ne faudrait pas oublier dans cette tasse d’eau de mer les microplastiques. Il arrive que des microplastiques conçus comme tel –des granulés industriels qui nécessitent moins d’énergie pour être chauffés, devenir du liquide et ainsi être moulés à la forme voulue–, se retrouvent dispersés en mer et prennent alors le poétique nom de «larmes de sirène», explique le spécialiste des déchets François Galgani, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). À cause du typhon Vicente, un bateau avait perdu sa cargaison en juillet 2012 non loin de Hong-Kong et 150 tonnes de microplastiques avaient ainsi envahi les plages.

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Lorsqu’ils sont stressés, les requins vomissent jusqu’à leur estomac


On sait que les serpents peuvent régurgiter leur proie en cas de stress,un requin en cas de stress peut faire la même chose, et même aller jusqu’à vomir son estomac pour ensuite le ravaler (Cela lui permet entre autres de purifier son estomac de bactéries .. ) Cependant, il arrive que ce comportement naturel ne réussissent pas toujours
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Lorsqu’ils sont stressés, les requins vomissent jusqu’à leur estomac

 

A shark swims at the Ocearium in Le Croisic, western France, on December 6, 2016. LOIC VENANCE / AFP

A shark swims at the Ocearium in Le Croisic, western France, on December 6, 2016. LOIC VENANCE / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Verge

Il est courant d’avoir mal au ventre à l’approche d’un examen ou de se sentir nauséeux avant un entretien d’embauche. À l’instar des humains, les requins sont eux-aussi sensibles aux situations stressantes. Au point de risquer leur vie.

Les requins ont à juste titre la réputation d’être de gros mangeurs et de dévorer tout ce qui leur passe sous le museau, même les choses les plus indigestes, comme l’explique The Verge. Quand un squale qui a l’habitude de se promener tranquillement en mer se retrouve prisonnier d’un filet de pêche, poursuivi par un congénère ou bien attiré sur un bateau par des scientifiques, il est probable que l’animal soit pris de peur et vomisse son dernier repas. Selon Neil Hammerschlag, un chercheur spécialiste des requins à l’université de Miami, cette réaction primaire résulte du fait qu’il est plus facile d’échapper à une situation dangereuse le ventre vide. Face à une menace, les requins se débarassent donc instinctivement de tout ce qu’ils n’ont pas digéré pour fuir rapidement.

Le biologiste américain Austin Gallagher confie à Verge avoir été témoin de ce genre d’événement à plusieurs reprises. Lorsque lui et son équipe posaient des émetteurs satellites sur des requins tigres des Bahamas qu’ils avaient fait monter à bord de leur bateau, les squales les gratifiaient de cadeaux appétissants:

«Un requin tigre une fois a vomi d’énormes pinces de homard, des tourteaux, des plumes d’oiseaux et même une carapace de tortue.» 

Il ajoute: «Voir ça, c’est un moment unique. Ça nous fait rentrer dans la vie secrète de ces animaux.»

Vomir son estomac pour le ravaler ensuite

En situation de stress, les requins peuvent même vomir leur estomac, comme ce fut le cas en 2015 pour ce requin bleu échoué sur une plage du Massachussets. Ce phénomène, appelé éversion gastrique et rarement observé par les scientifiques, peut aboutir à la mort du requin lorsqu’il se produit hors de l’eau. En effet, sans le mouvement de l’eau et de sa propre nage, l’animal ne peut ravaler son organe digestif.

Mais il s’agit d’un processus pourtant naturel qui, au-delà du stress, permet aux requins de purifier leur estomac des parasites et de la nourriture indigeste, avant de le ravaler comme si de rien n’était, comme on peut le voir dans la vidéo ici

Dans le règne animal, les requins n’ont pas le monopole du vomi pour échapper aux situations stressantes. Les serpents savent eux-aussi recracher leurs proies lorsqu’ils se sentent menacés. Il y a quelques mois, on a aussi pu voir des vidéos et photos d’une capture de dauphins à Taiji, au Japon, au cours de laquelle les mammifères, paniqués, vomissaient de peur. 

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Pourquoi les laboratoires pharmaceutiques saignent plus de 500.000 «crabes fer à cheval» par an


La limule est un crabe qui a une particularité d’avoir le sang bleu. Il a survécu aux dinosaures, mais dans les mains de l’homme rien n’est moins certain. Son sang permet de détecter des bactéries Gram négatives qui se retrouvent dans l’E.coli qui pourrait se retrouver dans des médicaments, des genoux de remplacement des outils d’hôpitaux, etc. Sauf que, la demande a beaucoup augmenter. Le crabe fer à cheval risque d’être en voie disparition si ce rythme continue à augmenter
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Pourquoi les laboratoires pharmaceutiques saignent plus de 500.000 «crabes fer à cheval» par an

 

Limules | Didier Descouens via Wikimédia CC License by

Limules | Didier Descouens via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Populare Mechanics

Le prix de leur sang bleu s’élève à 14.000 dollars le litre.

Le limule (surnommé «crabe fer à cheval» à cause de sa forme arrondie) est un arthropode fascinant. En plus d »avoir survécu aux dinosaures, son sang, bleu, regorge de qualités exceptionnelles.

Popular Mechanics écrit à son sujet: «Leur sang bleu distinctif est utilisé pour détecter des bactéries Gram négatif dangereuses comme l’E. coli dans des médicaments injectables comme l’insuline, sur des appareils médicaux implantables comme les genoux de remplacements, sur des outils d’hôpitaux intraveineux et sur les scalpels.»

La capacité de détection de ce sang est telle que l’industrie pharmaceutique tue 500.000 crabes fer à cheval par an et que le litre s’achète 14.000 dollars.

La demande ne faisant qu’augmenter (le marché américain devrait grimper de 25% d’ici 2020), les scientifiques commencent à se demander si cela ne pose pas un risque pour la survie des limules.

«Le nombre de crabes pêchés par l’industrie biomédicale américaine est passée d’une estimation de 200.000 à 250.000 dans les années 1990 à plus de 610.000 en 2012», note Popular Mechanics.

L’International Union for Conservation of Nature a lancé un comité en 2012 pour surveiller cette population et a décidé l’année dernière de placer le limule américain sur la liste des espèces «vulnérables», un cran en dessus des espèces «en danger». D’ici quarante ans, la population de ces crabes pourrait chuter de 30%.

«Survivent-ils? Sont-ils toujours les mêmes?»

De plus, s’ils ne prélèvent que le tiers du sang de chaque crabe avant de le relâcher dans la mer, il n’y a pour l’instant aucune limitation sur la quantité de sang que l’on peut prendre sans le mettre en danger.

«Personne ne sait vraiment ce qui arrive aux crabes quand ils sont relâchés dans la mer. Survivent-ils? Sont-ils toujours les mêmes?» L’homme, après tout, a toujours déconsidéré ce qu’il se passait sous l’eau, estimant que cela ne le concernait pas. Les industriels assurent que les crabes survivent, mais peut-on s’en sortir sans séquelle quand on vient de perdre un tiers de son sang et de subir un stress notable hors de son milieu naturel?

«Citez-moi une autre créature marine qui respire sous l’eau et qui peut survivre sur la terre comme eux, demande Win Watson, neurobiologiste de l’université de New Hampshire. Vous ne pouvez pas faire ça avec un poisson, ou avec un homard. Ils sont très vigoureux. Mais je pense qu’ils en paient le prix.»

L’objectif du scientifique et de son équipe n’est pas d’interdire les prélèvements sanguins. Mais ils espèrent, avec les recherches qu’ils ont lancé sur les limules, que les industriels réaliseront enfin que leur quête du sang bleu ne peut pas continuer ainsi.

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Le Saviez-Vous ► 4 informations scientifiques à savoir sur les baleines


Les baleines sont fascinantes autant par leur aspect physique, par la protection des baleineaux et par leurs formes de communications entre elles. Malheureusement, elles sont menacées par l’être humain et les changements climatiques
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4 informations scientifiques à savoir sur les baleines

 

Baleine

Les éthologues ne cessent de faire de nouvelles découvertes concernant les baleines.

© CRIAG PARRY/CATERS/SIPA

Retour sur les connaissances actuelles qui portent sur le comportement des baleines, ces géants marins aussi fascinants que menacés.

BALEINE. Depuis toujours, elles fascinent petits et grands. Animaux majestueux et mystérieux, les vraies baleines appartiennent à un sous-ordre de cétactés appelés mysticètes (contrairement à certaines espèces du sous-ordre odontocètes nommées baleines par abus de langage). Elles délivrent au compte-gouttes leurs secrets scientifiques. Chaque année apporte son lot de découvertes sur ces animaux qui dévoilent des comportements incroyablement complexes. Sciences et Avenir revient sur quelques uns d’entre eux, et sur quelques anecdotes scientifiques qui ont changé à jamais la vision que l’homme avait de ces cétacés.

Un animal proche des siens 

Les baleines sont des animaux qui ont le sens de la famille. Par exemple, chez les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) les mères s’occupent longuement de leur progéniture après les avoir portés entre 11 et 12 mois, ces cétacés étant des mammifères. Le « petit » (1 tonne sur la balance et 4,50 mètres de longueur, tout de même) est sevré vers 11 mois et ne devient complètement autonome qu’à l’âge de 4 ans. Mais avant cela, la mère l’allaite : lors de ce processus, le baleineau alterne entre les phases de succions et de respirations car il a besoin de reprendre son souffle à la surface régulièrement. Tant qu’il n’est pas autonome, la mère se montre particulièrement protectrice avec son petit.

SUPER-MAMAN. Ce comportement de défense s’étend parfois même à d’autres animaux : des chercheurs ont découvert en 2016 qu’une mère baleine à bosse est capable de s’attaquer à un orque pendant qu’il chasse… afin de secourir sa proie, qu’elle que soit l’espèce de celle-ci. Et ceci dans le seul but de dissuader l’épaulard de venir un jour chasser son baleineau, en faisant démonstration de ses capacités de défense. De son côté, le baleineau éprouve un fort attachement pour sa mère, comme le montre une vidéo parue en octobre 2016 dans laquelle un baleineau s’est acharné pendant 40 minutes à pousser sa mère, échouée malgré elle sur un banc de sable au large des côtes de Brisbane en Australie.

Pour en savoir plus :

VIDEO. Une baleine bleue allaite son petit

La baleine à bosse, cette justicière des océans

VIDEO. Un baleineau sauve sa mère piégée par un banc de sable

Un langage complexe

Les baleines utilisent des ultrasons pour communiquer, en tirant parti des conditions particulières de l’océan (profondeur, température et salinité de l’eau). Ainsi, certains sons émis à profondeur moyenne se retrouvent « piégés » dans un canal où les signaux se réfractent et peuvent se propager sur de longues distances. De quoi permettre à ces animaux d’envoyer un signal d’un continent à l’autre en quelques heures !

SALTO. Mais l’utilisation des ultrasons ne serait pas la seule méthode de communication de ces géants des mers. En effet, un comportement appelé breaching (qui se traduit par un saut de l’animal hors de l’eau pour ensuite retomber bruyamment), servirait aussi de moyen de communication.

Cette dernière méthode serait utilisée préférentiellement quand deux groupes sont séparés d’environ 4 kilomètres, ou si la météo est défavorable. Les baleines accompagnent parfois ces sauts de claquements des nageoires pectorales et de la queue. Ces mouvements sont plutôt observés lorsque des membres d’un groupe sont séparés, ou suite à l’apparition d’un nouvel individu. Ils auraient donc un rôle dans une communication rapprochée ou dans un échange à l’intérieur du groupe.

 

Figures artistiques pour tour de force

Ces animaux de plusieurs dizaines de tonnes ne sautent pas uniquement pour converser les uns avec les autres. Lorsque les baleines élèvent leur corps hors de l’eau puis effectuent une torsion pour retomber sur le ventre, les flancs ou le dos, c’est avant tout pour démontrer leur force. En effet, ce mouvement demande beaucoup de puissance au mammifère. Pour cette raison, les mâles utilisent ce comportement pour attirer les membres du sexe opposé ou afin de montrer un comportement agressif face à un rival. Les adultes peuvent également sauter pour se débarrasser des parasites cutanés, effrayer des proies ou les assommer, mais aussi pour se rafraîchir ou respirer quand les vagues sont trop fortes. Mais attention : toutes les espèces de baleines ne sautent pas. Selon les chercheurs, ce comportement est uniquement observable chez le rorqual à bosse, la baleine noire, le cachalot et le petit rorqual.

Des espèces menacées

Appréciées pour leur viande ou leur graisse, les baleines doivent faire face à de nombreuses menaces. Sous couvert de « pêche scientifique » (la recherche létale, c’est à dire sur des spécimens morts, est autorisée sur ces animaux), des pays tel que le Japon n’hésitent pas à chasser bon nombre de ces mammifères pour ensuite en consommer la chair.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE. Et malheureusement, comme beaucoup d’autres animaux,  ces cétacés pâtissent aussi de la hausse des températures, qui modifie leurs sources d’alimentation et leurs cycles migratoires. Ces derniers deviennent de plus en plus longs et épuisants à cause du réchauffement des eaux, qui désoriente les baleines et chamboule leur parcours. En outre, l’acidification des océans, également due au changement climatique, met en danger la reproduction de ces animaux.

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Le Saviez-Vous ► Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?


Il y a des animaux domestiques qui reviennent à la maison par conditionnement (ayant appris la route jusqu’à la maison) d’autres laissent des phéromones sur leur passage, et il y a ceux qui ont une boussole interne. Mais d’autres animaux, veulent leur liberté et n’essaieront pas de retrouver leur foyer, alors que d’autres n’ont aucun sens de l’orientation
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Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?

 

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

Nina Montané

Cela dépend de leur capacité à s’orienter et de leur envie de retrouver le domicile de leur maître ou leur lieu de reproduction.

Willow va enfin rentrer chez elle. Willow est une chatte américaine qui a été retrouvée dans les rues de Manhattan à 2.500 km du domicile de ses maîtres, 5 ans après sa disparition, raconte The Huffington Post. Partie de Rocky Mountains (dans le Colorado), elle n’est donc pas rentrée toute seule chez elle, contrairement à de nombreux autres animaux qui ont l’honneur des médias justement parce qu’ils réussissent à parcourir de longues distances pour regagner leurs pénates.

Quels sont donc ces animaux qui rentrent chez eux? Quel est l’animal le plus capable de le faire?

Le cheval et l’appel de l’écurie

Dans le cas du cheval, «l’animal rentre tout seul à l’écurie, c’est connu de tous les cavaliers», explique Michel Macé, comportementaliste équin.

Mais la plupart des éducateurs apprennent à ces animaux à rester auprès de celui qui les monte en cas de chute. Malgré tout, ils ont tendance à rentrer là où ils se sentent en sécurité. En se reposant sur des repères olfactifs et visuels, le cheval reconnaît un parcours sans effort.

Avec sa mémoire extraordinaire, il mémorise les chemins et peut retrouver des tronçons sur lesquels il est passé il y a plus d’un an», observe Michel Macé. 

Le chien aussi a une mémoire de cheval

Le chien, comme le cheval, mémorise les itinéraires, principalement grâce à son flair très développé, à sa vue et parfois à des sons, à force de répétition.

«C’est une compétence qu’on développe chez les chiens d’aveugles, en leur montrant le même parcours plusieurs dizaines de fois, explique Manuel Castaneda, chef d’équipe du centre d’éducation canine Caniscool. Le chien n’a pas de sixième sens, il reproduit un parcours à la suite d’un conditionnement, ça n’a rien à voir avec l’instinct.»

Ainsi, de nombreux chasseurs mettent des colliers GPS à leurs chiens, pour les retrouver quand ils s’éloignent trop dans la forêt.

Néanmoins, le chien peut retrouver le chemin jusqu’à chez lui, sur de courtes distances, porté par deux motivations: l’appartenance au groupe que forment ses maîtres et ses congénères (un besoin primaire chez le chien comme chez l’homme, d’après l’éducateur canin, qui cite la pyramide de Maslow) et l’aspect territorial, car il veut retourner sur son lieu de vie. La plupart des animaux «sociaux», comme les chiens — mais aussi les éléphants ou les singes, s’attachent d’abord à la mère, puis au groupe; c’est pour ça qu’ils le rejoignent.

«Les chiens qui ne cherchent pas à rentrer chez eux sont déséquilibrés», observe Daniel Castaneda.

Les chats, petits Poucet à l’odorat hyper puissant

De la même manière, le chat rentre chez lui pour retrouver ses habitudes et son confort.

«Très angoissé, il a besoin de rituels, que chaque jour se passe exactement comme le précédent, explique Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste pour chats.

Sa capacité à rentrer chez lui dépend surtout de son flair. Le persan au nez écrasé sera perdu si on le pose à 20 mètres de sa maison, alors que le siamois à l’odorat surdéveloppé retrouvera vite son chemin (d’autant plus que cette espèce sait ouvrir des portes).

Le chat peut en effet retrouver son chemin grâce aux marquages olfactifs qu’il laisse sur ses pas. En frottant ses joues, son cou et la base de sa queue, il dépose des phéromones sur son chemin, et n’aura plus qu’à remonter cette piste au retour. S’il gratte l’écorce d’un arbre avec ses griffes, son odeur peut rester incrustée dans le bois pendant des années.

Les histoires de chats qui marchent sur des centaines de kilomètres pour retrouver leur maître restent anecdotiques. Mais il arrive que certains parcourent des distances surprenantes, comme le raconte Ariane Demazier, vétérinaire à Allogny, dans le Cher:

«Des clients ont une chatte qu’ils avaient laissée chez leur fille pendant les vacances, à 5 km à vol d’oiseaux de chez eux. La chatte s’est échappée et a fini par revenir chez eux, de l’autre côté de la forêt, un mois plus tard. C’est étonnant, car elle ne connaissait pas le chemin avant».

L’habitude à être dehors joue aussi. Un félin qui n’est jamais sorti de son appartement sera complètement perdu si on le lâche au bout de sa rue (sans lui avoir permis de marquer son chemin), alors qu’un chat de gouttière se montrera plus débrouillard.

Les pigeons à tête chercheuse

Parmi les oiseaux apprivoisés, certains sont aussi mieux armés que d’autres.

Les pigeons voyageurs « sont capables de s’orienter grâce au champ magnétique terrestre et à la position du soleil», observe Romain Julliard, maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle.

Lors de courses organisées, des pigeons peuvent être lancés à des centaines de kilomètres de chez eux, le gagnant étant celui qui retourne le plus vite à sa volière.

Ces espèces de pigeons peuvent voler d’une traite jusqu’à destination. Les oiseaux domestiques, comme les canaris, les perruches et les perroquets, retourneront également dans leur cage s’ils la considèrent comme leur territoire. Mais leur mauvaise connaissance de l’environnement extérieur peut les faire se perdre facilement; ces espèces s’avèrent également plus vulnérables, et auront du mal à déjouer les prédateurs.

La boussole interne des oiseaux migrateurs

Les champions de l’orientation dans l’air restent les oiseaux migrateurs. Grues, cigognes, canards… il en existe de nombreuses espèces — rien que 522 populations sur l’itinéraire Afrique-Eurasie, notamment. En général, ils parcourent des milliers de kilomètres pour retourner sur leur site de reproduction chaque année. Les hirondelles vont jusqu’à retrouver le même nid au fil des ans.

Ils s’orientent grâce aux champs magnétiques générés par la Terre et aux étoiles, car la plupart de ces espèces volent de nuit pour échapper aux prédateurs. Les montagnes et les mers constituent autant des obstacles à éviter que des repères. Ces capacités d’orientation sont à la fois innées et acquises. Romain Julliard:

«Les jeunes volent instinctivement dans une certaine direction, la première fois qu’ils migrent. Mais alors qu’un jeune sera désorienté si on le déplace de son point de départ naturel, un adulte saura s’adapter. De même, ces chemins s’apprennent au sein d’un groupe: si l’hiver est plus rigoureux que d’habitude, les jeunes suivront les vieux pour aller plus au sud. Il y a une transmission culturelle.»

Quant aux animaux marins migrateurs, comme certaines tortues, ils se repèrent sur de très longues distances grâce, eux aussi, aux champs magnétiques.

«Les femelles doivent retourner sur certains sites pour pondre leurs œufs», explique Ivan Ineich, responsable de la collection reptiles et amphibiens au Muséum national d’histoire naturelle.

Fourmis exploratrices et système de navigation social

Pour une fourmi, rentrer chez soi signifie rentrer à la fourmilière. Mais toutes n’ont pas la même capacité à y retourner – non seulement parce qu’il existe 12.000 espèces de fourmis, avec chacune des manière d’orientation différentes, mais aussi parce qu’il existe des rôles différents au sein des colonies, explique Dominique Fresneau, directeur du Laboratoire d’éthologie expérimentale et comparée Université Paris-XIII:

«Les fourmis exploratrices se déplacent d’abord au hasard, puis trouvent de la nourriture et rentrent avec. Elles sont capables de repérer le chemin le plus court pour rentrer à la fourmilière, tout en laissant une piste chimique qui va servir aux autres fourmis à retourner jusqu’à la nourriture.»

La bonne vue de ces fourmis et leur mémoire leur permettent de repérer exactement leur position. Elles peuvent parcourir ainsi des distances impressionnantes pour leur taille, jusqu’à 30 mètres. Certaines espèces primitives utilisent également la lumière polarisée du soleil pour s’orienter. En revanche, de nombreuses fourmis ouvrières peuvent se perdre, car elles ne disposent pas d’un aussi bon système de navigation interne. Surtout si la piste chimique tracée par les exploratrices est coupée, comme s’en amusent les studios Pixar au tout début de 1001 pattes.

Serpents et lézards fugueurs

Les serpents et les lézards domestiques, eux, ne reviendront jamais dans leur cage spontanément. Ils chercheront toujours la liberté, explique Ivan Ineich :

«Comme ce sont des animaux à température variable, ils ressentent par moment le besoin de se mettre au froid ou au chaud, ce qu’ils peuvent faire sans problème dans la nature. Dans une cage, la température est constante, donc l’animal sera stressé.»

Les vaches et l’appât de l’herbe

Dans un élevage, une vache ne fuguerait jamais toute seule, car le troupeau lui importe trop. Par contre, elles ont aussi une tendance à vouloir fuir l’étable en groupe, à aller vers l’extérieur… et surtout vers la bonne herbe, raconte Cyril Guiet, éleveur bovin:

«Si les meneuses, les plus vieilles vaches, restent, alors tout le groupe reste. Mais si le troupeau entier s’en va,elles peuvent marcher loin, jusqu’à 10 km, mais s’arrêteront de préférence dans un champ où elles sont déjà allées et où elles savent l’herbe bonne.»

Les rongeurs pas équipés pour les expéditions lointaines

Les rongeurs domestiques finissent derniers de ce palmarès. Lapins, hamsters et autres cochons d’Inde seront les plus prompts à se perdre définitivement.

Selon le docteur Quinton, vétérinaire à Paris, «si vous prenez un lapin et que vous le mettez à quelques centaines de mètres de son habitat habituel, c’est fichu pour lui», explique-t-il. «Les rongeurs ne sont pas équipés pour revenir depuis une destination lointaine» et se retrouvent très vite désorientés.

Nina Montané

http://www.slate.fr/

Sous la glace, la vie: un robot filme sous l’Antarctique


Le dioxyde de carbone acidifie les océans et dans les zones polaires cette acidification est plus rapide que dans les zones tropicales. En Antarctique, il y a pourtant une vie marine qui est bien productive et risquent donc de souffrir plus vite qu’ailleurs
Nuage

 

Sous la glace, la vie: un robot filme sous l’Antarctique

 


Les scientifiques cherchent à mieux comprendre l'impact de... (PHOTO VIA AFP)

Les scientifiques cherchent à mieux comprendre l’impact de l’acidification de l’océan Austral sur les espèces vivant sur le plancher océanique, sous l’effet des émissions croissantes de dioxyde de carbone.

PHOTO VIA AFP

Agence France-Presse
Sydney

 

Sous la glace, la vie: un robot sous-marin a capturé sous la banquise de l’Antarctique des images qui révèlent un monde coloré rempli d’éponges en forme de noix de coco, des vers semblables à des pissenlits ou des algues roses.

La Division australienne de l’Antarctique (AAD), qui dépend du ministère australien de l’Environnement, a attaché une caméra à un véhicule téléguidé qui est rentré dans l’eau via un petit trou percé dans la glace par les scientifiques.

Ce robot était chargé d’enregistrer les niveaux d’acidité, d’oxygène, la salinité et la température de l’eau.

«Quand on pense à l’environnement marin côtier de l’Antarctique, des espèces emblématiques comme les pingouins, les phoques et les baleines sont dans tous les esprits», a déclaré Glenn Johnstone, biologiste de l’AAD, dans un communiqué publié mercredi.

«Ces images révèlent un habitat qui est productif, coloré, dynamique et rempli d’une large variété de biodiversité, y compris des éponges, des araignées de mer, des oursins, des concombres de mer et des étoiles de mer», ajoute-t-il.

Ces espèces filmées à O’Brien Bay, près de la station de recherches de Casey, vivent dans des eaux à moins 1,5 degré Celsius toute l’année tandis que la couche de glace mesure 1,5 mètre pendant 10 mois de l’année.

«De temps en temps, un iceberg peut se déplacer et éradiquer une communauté malchanceuse, mais la plupart du temps, la glace protège (les espèces) des tempêtes qui font rage au-dessus, ce qui fournit un environnement relativement stable dans lequel la biodiversité peut s’épanouir», explique M. Johnstone.

Les scientifiques cherchent à mieux comprendre l’impact de l’acidification de l’océan Austral sur les espèces vivant sur le plancher océanique, sous l’effet des émissions croissantes de dioxyde de carbone.

Le directeur des recherches Johnny Stark explique qu’un quart des émissions de dioxyde de carbone partant dans l’atmosphère sont absorbées par les océans, ce qui augmente leur acidité.

«Le dioxyde de carbone est davantage soluble dans les eaux froides et les eaux polaires s’acidifient à un rythme deux fois plus élevé que dans les régions tropicales et tempérées», a déclaré M. Stark. «Nous nous attendons à ce que ces écosystèmes soient les premiers affectés par l’acidification de l’océan».

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