À 17 ans, cette Colom­bienne peut dormir deux mois d’af­fi­lée sans se réveiller


Moi qui aimerais simplement dormir un minimum de 6 heures/nuit, alors qu’il existe un syndrome qui cause de l’hypersomnie. Une jeune colombienne peut dormir jusqu’à 2 mois d’affilé. Imaginer le trouble que cela peut faire, retard dans les études, le réseau social, la vie de famille, l’alimentation, l’hydratation et plus encore ..
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À 17 ans, cette Colom­bienne peut dormir deux mois d’af­fi­lée sans se réveiller

par  Adrien Gingold

La mère d’une jeune Colom­bienne souf­frant du syndrome de Kleine-Levin, provoquant des épisodes de sommeil exces­sifs, a demandé de l’aide au gouver­ne­ment pour sa fille, qui peut rester jusqu’à deux mois sans se réveiller, relayait le Mirror vendredi 25 octobre.

Sharik Tovar, 17 ans, souffre d’une mala­die extrê­me­ment rare dont seuls 40 cas sont connus dans le monde. Le syndrome de Kleine-Levin provoque des épisodes d’hy­per­som­nie allant dans son cas jusqu’à deux mois. Des périodes pendant lesquelles sa mère la nour­rit régu­liè­re­ment avec de la nour­ri­ture liqué­fiée.

« Après un épisode de sommeil de 48 jours en juin dernier, elle a tempo­rai­re­ment perdu la mémoire et m’a demandé qui j’étais », témoigne la mère, Marleny.

Elle a dû quit­ter son emploi pour s’oc­cu­per de sa fille et demande aujourd’­hui de l’aide aux auto­ri­tés colom­biennes.

En 2017, lorsque le drôle de cas de Sharik Tovar avait fait les gros titres natio­naux, le maire d’Acacías s’était engagé à four­nir un loge­ment à la famille. Mais jusqu’à main­te­nant, rien n’a été proposé :

« Nous devons résoudre un problème lié aux réser­voirs souter­rains pour pouvoir stocker l’eau », a simple­ment botté en touche le maire, Orlando Gutier­rez.

Le prin­ci­pal souci de Marleny concerne le mode d’ali­men­ta­tion de sa fille, qui a besoin de supplé­ments nutri­tion­nels pour survivre pendant ses crises d’hy­per­som­nie. Les méde­cins n’ont pas réussi à déter­mi­ner la cause du syndrome de Kleine-Levin dont souffre Sharik depuis l’âge de deux ans. Et aucun trai­te­ment n’est connu à l’heure actuelle.

https://www.ulyces.co/

Une superbe rivière en Colombie se pare de cinq couleurs


Surnommé la rivière aux 5 couleurs ou la rivière qui coule du paradis près de la ville La Macarena en Colombie ressemble à toutes les rivières. Pourtant, une algue rouge pousse de septembre à novembre quand l’eau est au niveau de l’eau est basse. Le sable jaune avec les plantes aux alentours donne un effet spectaculaire qui transforme l’eau en arc-en-ciel.
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Une superbe rivière en Colombie se pare de cinq couleurs

Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots


N’importe quoi pour importer de la drogue. Un vétérinaire ne fait pas honneur à sa profession en mettant en danger des chiens et des chiots au service du cartel en Colombie pour passer la frontière américaine.
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Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots

 

Six ans de prison pour un vétérinaire qui cousait des sacs d’héroïne dans des chiots

U.S. Drug Enforcement Administration via AP

Un vétérinaire colombien a été condamné jeudi à purger une peine de six ans de prison, après avoir implanté «chirurgicalement» une quantité indéterminée d’héroïne liquide dans des chiots, pour servir des cartels de drogue en Colombie.

D’après l’Associated Press, Andres Lopez Elorez a d’abord loué une ferme dans la ville de Medellin. Il y a secrètement élevé plusieurs chiens pendant les mois qui ont suivi, en implantant des sacs d’héroïne liquide dans le corps de neuf d’entre eux.

Trois chiots seraient morts des suites de la chirurgie, après avoir attrapé un virus.

En janvier 2005, la police locale avait obtenu un mandat de perquisitionner la ferme du vétérinaire, et était parvenue à saisir quelque 17 sacs d’héroïne liquide.

M. Elorez avait par ailleurs plaidé coupable, en septembre dernier, d’avoir contribué à importer de l’héroïne en sol américain, et d’avoir utilisé à cette fin des chiots et des chiens comme des «passeurs de drogue».

Selon les informations obtenues par la Cour, deux chiots ont réussi à se sortir de leur fâcheuse position. L’un d’eux serait même devenu un chien détecteur de drogue pour la police en Colombie, alors que l’autre a été acheté puis adopté par un policier colombien lui-même.

Andres Lopez Elorez était considéré comme un fugitif depuis plusieurs années, jusqu’à ce qu’il soit arrêté par les forces de l’ordre espagnoles en 2015. Il avait été ensuite extradé aux États-Unis, en mai de l’année dernière.

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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques


La prochaine fois que vous manger des avocats provenant du Chili, pensez que des enfants de 10 ans n’ont jamais vue de l’eau dans le fleuve, car la plantation d’avocats demande beaucoup d’eau.. Au Mexique pour satisfaire la demande, on est prêt provoquer des incendies pour contourner la loi pour la plantation illégale d’avocats, ce qui a entraîner la déforestation de milliers d’hectares
Sans nécessairement ne plus manger d’avocat, nous serions mieux de diminuer la consommation surtout lors d’évènement spécial qui fait monter en flèche la consommation de ce fruit.
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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques

 

L’avocat a même été surnommé le nouveau «diamant de sang».

 

Sa couleur verte flashy est partout sur les réseaux sociaux, sa consistance crémeuse fait le bonheur des vegans, et ses propriétés nutritionnelles ne cessent d’être vantées: l’avocat est une star des exportations latino-américaines vers les États-Unis et l’Europe, au risque de conséquences néfastes sur l’environnement.

Car la demande croissante dans ces deux continents est de plus en plus montrée du doigt en raison des répercussions induites par la production en Amérique latine, en particulier au Mexique, au Chili, au Pérou et en Colombie.

Le chef irlandais JP McMahon, une étoile au Michelin, a été le premier à qualifier l’avocat de nouveau « diamant de sang », en référence aux diamants extraits en Afrique qui ont alimenté des conflits meurtriers sur ce continent.

Il a arrêté de proposer ce fruit dans son restaurant de Galway (ouest de l’Irlande). D’autres chefs lui ont emboîté le pas.

« Cela m’a frappé que l’avocat soit associé au changement climatique et à la déforestation parce que c’est un symbole de santé dans le monde occidental », a-t-il déclaré à l’AFP.

Voici la situation au Mexique et Chili.

L »or vert » du Mexique

Le Mexique est le premier producteur au monde d’avocats. La majorité des plantations se trouve dans l’État de Michoacan (centre) sur la côte Pacifique, qui jouit d’un sol volcanique adapté.

Mi-janvier, un camion chargé d’avocats sortait de l’État toutes les six minutes afin de répondre à la demande pour le Super Bowl, la grande finale de football américain aux États-Unis, qui aura lieu le 3 février.

En 2018, plus de 377 000 tonnes, soit 80% de la production, ont été envoyées vers le voisin du nord, soit une hausse de 13% par rapport à l’année précédente.

Plus de 57 000 tonnes sont exportées vers les autres marchés (+ 8%), selon les chiffres de l’Association des producteurs et exportateurs d’avocats du Mexique (APEAM).

Mais des plantations illégales de cet « or vert » ont entraîné la déforestation de milliers d’hectares dans cet État de près de 5 millions d’habitants, selon des chercheurs qui dénoncent des contournements de la loi. La législation locale autorise des plantations sur un terrain forestier quand les arbres ont été coupés ou ravagés par le feu.

« Il y a une pratique très commune chez les propriétaires forestiers qui consiste à semer des avocatiers sous les arbres, et peu à peu, ils coupent les arbres pour laisser les avocatiers à découvert », explique à l’AFP Luis Mario Tapia Vargas, chercheur à l’Institut national de recherches forestières, agricoles et d’élevage (Inifap).

Il y a aussi les incendies. Selon le chercheur, 95% d’entre eux sont intentionnels et peuvent ravager 10 000 hectares les années de sécheresse. Quant aux plantations illégales, elles ont atteint 15 000 hectares en 2018.

« De nouvelles plantations sont autorisées contre des pots-de-vin », souligne-t-il.

Le porte-parole de l’APEAM, Ramon Paz Vega, affirme à l’AFP que la déforestation massive a eu lieu dès 1997, avant que la production d’avocats n’explose.

« Cela ne veut pas dire que la production d’avocats n’a pas de conséquences sur l’environnement, elle en a », reconnaît-il.

Selon l’APEAM, cette production industrielle est une source importante d’emplois, 75 000 directs et 30 000 indirects.

« Sans cette culture, de nombreux petits agriculteurs et travailleurs agricoles seraient des émigrants ou membres de bandes criminelles », explique M. Paz Vega.

La guerre de l’eau au Chili

« Il y a des enfants de 10 ans qui n’ont jamais vu d’eau dans le fleuve », déplore Rodrigo Mundaca, fondateur de Modatima, une organisation pour l’accès à l’eau dans la province de Petorca, dans le centre du Chili.

Dans la localité du même nom, à 150 km au nord de Santiago, sont produits une grande partie des avocats chiliens destinés à l’exportation.

Pour la saison 2017-2018, le pays a produit près de 225 000 tonnes d’avocats, selon l’association des producteurs. Environ 30% étaient destinés à la consommation locale et le reste a été exporté vers les États-Unis, l’Europe, la Chine et l’Argentine.

Mais les habitants accusent la filière d’être à l’origine des graves sécheresses qui frappent la région depuis dix ans.

La culture de l’avocat a besoin d’importante quantités d’eau, environ 100 000 litres par jour et par hectare, selon Rodrigo Mundaca qui s’indigne que les 3 000 habitants de Petorca n’ont même pas d’eau « pour répondre à leurs besoins quotidiens ».

Selon les estimations, la localité compte 9 000 hectares de plantations d’avocatiers — contre 2 000 dans les années 1990 — dont 60% dans des zones qui n’étaient pas initialement dédiées à l’agriculture.

Pour s’assurer l’eau suffisante, l’industrie draine les fleuves et creuse des puits pour capter l’eau souterraine, explique Rodrigo Mundaca. Selon lui, les grandes entreprises productrices reçoivent des certificats de qualité qui leur permettent d’exporter à l’étranger, mais les règles sont « facilement contournables », explique-t-il.

Il en appelle désormais à l’éthique des consommateurs, tout comme JP McMahon.

« Avons-nous réellement besoin d’avocats toute l’année ? Nous devons commencer à réfléchir à la provenance des aliments », estime le chef irlandais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Des scarabées nommés d’après Game Of Thrones



Il y a encore beaucoup à découvrir que ce soit des animaux, des insectes et autres. Quand une nouvelle espèce se dévoile, il faut trouver des noms. Un entomologiste a décidé de les nommer 3 nouveaux scarabées selon le Game Of Thrones, simplement pour attirer l’attention.
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Des scarabées nommés d’après

 

 Game Of Thrones

Le professeur Brett Ratcliffe, de l'Université de Nebraska-Lincoln, a... (Photo Brett Ratcliffe, AP)

Le professeur Brett Ratcliffe, de l’Université de Nebraska-Lincoln, a nommé trois nouvelles espèces de scarabées « drogoni », « rhaegali » et « viserioni », rapporte le quotidien local The Omaha World-Herald.

PHOTO BRETT RATCLIFFE, AP

 

Associated Press
Lincoln

Un entomologiste du Nebraska a nommé trois de ses récentes découvertes d’après des dragons de la série télévisée Game Of Thrones, une adaptation des livres de George R. R. Martin.

Le professeur Brett Ratcliffe, de l’Universitéde Nebraska-Lincoln, a nommé trois nouvelles espèces de scarabées « drogoni », « rhaegali » et « viserioni », rapporte le quotidien local The Omaha World-Herald.

Ces noms constituent des versions latinisées de « Drogon », « Rhaegal » et « Viserion », trois dragons appartenant au personnage de Daenerys Targaryen dans cet univers fantastique.

M. Ratcliffe est un amateur de la série, mais il explique avoir retenu ces noms pour attirer un peu plus d’attention sur la quantité d’espèces qui demeurent inconnues.

« Lorsqu’on crée des noms comme ceux-là, on le fait pour gagner un peu de notoriété et attirer l’attention du public, fait-il valoir. Nous continuons de découvrir la vie sur Terre. Un être vivant sur quatre est un scarabée. Nous ne les avons pas tous découverts. Nous ne sommes même pas près. »

Ratcliffe dit avoir déjà baptisé des centaines d’espèces au cours de ses cinquante ans de carrière et il doit dorénavant faire preuve de beaucoup d’imagination. Les règles de dénomination déconseillent d’utiliser de l’humour ou d’insultes, et elles s’avèrent particulièrement utiles pour éviter les doublons, explique-t-il.

M. Ratcliffe admet avoir également choisi ces références à la culture populaire afin de s’amuser un peu.

« Je me suis souvent dit que les scientifiques se prennent trop au sérieux », a-t-il lancé.

Les drogoni et viserioni peuvent être trouvés en Colombie et en Équateur, tandis que les rhaegali viennent de Guyane française.

https://www.lapresse.ca/

37 cellules de prison à travers le monde


Des prisons à travers le monde pour loger des criminel à court ou à long terme. Il y a des prisons qui sont dignes d’une chambre d’hôtel, propre, colorés, alors que d’autres, sont des prisons bien ordinaires et ailleurs, ce n’est qu’un entassement de prisonniers.
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37 cellules de prison à travers le monde

 

Prison d’Aranjuez, à Aranjuez, en Espagne

Prison de Bastøy, à Horten, en Norvège

Prison de Luzira, à Kampala, en Ouganda

Prison pour femmes à sécurité moyenne de San Diego, à Carthagène, en Colombie

Prison de Halden, à Halden, en Norvège

Prison de Norgerhaven, à Veenhuizen, aux Pays-Bas

Penal De Ciudad Barrios, à Ciudad Barrios, à San Miguel, en El Salvador

HMP Addiewell, à Lothian, en Écosse

Prison Black Dolphin, à Sol-Iletsk, en Russie

Prison d’Onomichi, à Onomichi, au Japon

Prison de Champ-Dollon, à Genève, en Suisse

La prison de Maula, à Lilongwe, en Malawi

Prison civile d’Haïti, à Arcahaie, en Haïti

Prison Skien d’Oslo, à Oslo, en Norvège

Prison Landsberg, à Landsberg Am Lech, en Allemagne

Prison de Quezon City, à Quezon City, aux Philippines

Prison d’Evin, à Téhéran, en Iran

ADX Florence, au Colorado, aux États-Unis

Otago Corrections Facility, à Milburn, en Nouvelle-Zélande

Prison d’État de San Quentin, à San Quentin, en Californie

Quartier pénitentiaire des Nations Unies, à l’extérieur de La Haye, aux Pays-Bas

Prison d’Abashiri, à Abashiri, au Japon

Centre Provincial de Détention et de Réhabilitation de Cebu (CPDRC), à Cebu, dans la province de Cebu, aux Philippines

Neve Tirza, à Ramla, en Israël

Maison d’arrêt de Bois-d’Arcy, à Yvelines, en France

Las Colinas Detention And Reentry Facility, à Santee, en Californie

Prison de San Pedro, à La Paz, en Bolivie

Prison de l’île Petak, à Vologda, en Russie

Rikers Island Prison, à New York, aux États-Unis

Prison d’État de Pelican Bay, à Crescent City, en Californie

HM Prison Dartmoor, à Princetown, en Angleterre

Prison pour femmes El Buen Pastor, à Bogota, en Colombie

Prison de Bordeaux, à Montréal, au Canada

Prison Altiplano, à Almoloya De Juarez, au Mexique

Desembargador Raimundo Pénitencier Vidal Pessoa, à Manaus, au Brésil

Prison centrale de Kashimpur, à Gazipur, au Bangladesh

Federal Correctional Institution, à El Reno, en Oklahoma

https://www.idees-de-genie.fr/

Au moins 207 défenseurs de l’environnement tués en 2017


On proteste contre la pollution, la déforestation enfin, tout ce qui nuit à l’environnement derrière nos claviers et nous faisons notre maigre part. Malheureusement, des gens sont morts pour avoir protégé l’environnement, soit par des activistes ou des gens sans appartenance à un groupe qui veulent protéger leur terre, leurs rivières, leurs forêts. Soit par des gens sans scrupules pour veulent accroitre leurs productions ou par des militaires ou autre. D’autres subissent des menaces des violences sexuelles ou disparait pour avoir voulu protéger la terre. Ceux qui ont le pouvoir de décider n’ont t’ils rien à offrir à leurs descendants ? Ne veulent-ils pas que leurs petits enfants puissent profiter d’espace naturel, et sans être malade pour manger de simples pommes ?
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Au moins 207 défenseurs de l’environnement tués en 2017

Au Brésil, des fermiers armés de machettes et... (Ana MENDES, CIMI VIA AFP)

Au Brésil, des fermiers armés de machettes et fusils ont blessé 22 indiens Gamela, dont ils convoitaient les terres. Certaines victimes ont eu la main tranchée.

ANA MENDES, CIMI VIA AFP

 

CATHERINE HOURS

Agence France-Presse

Paris

Pour s’être opposées à des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, au moins 207 personnes ont été tuées dans le monde en 2017, année la plus meurtrière pour les défenseurs de l’environnement, selon Global Witness.

Ce bilan, publié mardi, est sans doute bien en deçà de la réalité, souligne l’ONG britannique. Et il surpasse celui de 2016 qui, avec au moins 200 morts, était déjà une année record.

Leaders autochtones, rangers chargés de protéger la faune sauvage ou « personnes ordinaires » défendant leur terre ou leur rivière, ces victimes ont été recensées dans 22 pays, à 60 % en Amérique latine.

Le Brésil a connu la pire année, avec 57 meurtres. Mexique et Pérou ont vu les exactions passer en un an respectivement de 3 à 15 et de 2 à 8. La Colombie en a compté 24. Rapporté à sa population, le Nicaragua est le plus affecté (4 meurtres).

En Afrique, sur 19 meurtres (12 en RDC), 17 étaient liés à du braconnage ou des activités minières illégales.

De l’autre côté de la planète, 48 personnes ont été tuées pour les seules Philippines, du jamais vu dans un pays asiatique, selon ce rapport.

Au total, un quart des homicides (au moins 46, deux fois plus qu’en 2016) sont liés à l’« agrobusiness ». Quarante ont eu lieu sur fond de disputes minières (33 en 2016), 26 en lien avec l’abattage de forêts, et un nombre record de 23 personnes, surtout des rangers africains, ont été tuées en tentant de protéger les animaux des braconniers.

Pour Global Witness, « le lien » est clair entre cette violence et nos produits de consommation courante :

« agriculture de masse, mines, braconnage, abattage forestier… alimentent en composants et ingrédients les rayons de nos supermarchés, qu’il s’agisse d’huile de palme pour les shampooings, de soja pour le boeuf ou de bois pour nos meubles ».

« Ceux qui défendent leurs terres face à une agriculture destructrice » subissent en particulier une recrudescence d’attaques, s’alarme l’ONG, qui « appelle gouvernants, mais aussi entreprises à agir ».

« Des activistes locaux sont assassinés tandis que des gouvernements et des entreprises privilégient les profits rapides par rapport à la vie humaine », déplore dans un communiqué Ben Leather, pour Global Witness.

Des progrès ont été faits ces dernières années (comme l’adoption de lois protectrices au Mali ou au Burkina Faso), « mais plus doit être fait ». « Et nous, consommateurs, devons exiger que les firmes prennent leurs responsabilités », insiste l’ONG, qui effectue ce travail de recensement depuis 2002.

Tout un arsenal

Le rapport, intitulé « À quel prix ? », retrace l’engagement du Colombien Hernan Bedoya, tué de 14 tirs par un groupe paramilitaire, pour s’être dressé contre la culture d’huile de palme et de banane sur les terres de sa communauté.

Aux Philippines, c’est le massacre par des militaires de huit villageois opposés à l’extension d’une plantation de café.

L’armée assure avoir répl;iqué à une attaque de la branche militaire du parti maoïste.

« Aucun de ses membres n’a été retrouvé parmi les morts », mais plutôt le leader des opposants aux champs de café et sa famille, objecte Global Witness, rappelant que le gouvernement Duterte a annoncé son intention d’allouer 1,6 million d’hectares de terre aux plantations industrielles.

Il n’y a pas que les meurtres, ajoute l’ONG, qui décrit tout l’arsenal pour bâillonner les opposants : menaces de mort, interpellations, poursuites, cyberattaques, violences sexuelles, disparitions…

Au Brésil, des fermiers armés de machettes et fusils ont blessé 22 indiens Gamela, dont ils convoitaient les terres. Certaines victimes ont eu la main tranchée.

Personne n’a été traduit en justice, « signe d’une culture d’impunité et d’inaction du gouvernement à l’égard des activistes environnementaux », dénonce Global Witness : « au contraire, le pouvoir s’active pour affaiblir les lois protégeant les droits sur les terres et les autochtones, tout en facilitant l’exploitation des écosystèmes par les corporations ».

Pour l’écrivaine canadienne Margaret Atwood, auteur du très noir roman d’anticipation « La servante écarlate », « ces histoires (…) sont choquantes individuellement. Collectivement, elles montrent une épidémie de violence contre les défenseurs de la Terre. » « Cette violation des droits de l’Homme appelle une protestation vigoureuse », a-t-elle réagi auprès de Global Witness.

http://www.lapresse.ca/